L’astrologie de Morin de Villefranche

Posté par nofim le 9 juillet 2014

Nouveaux regards sur  la pensée astrologique de Morin de

Villefranche au prisme des pratiques actuelles.

par  Jacques Halbronn

Nortre premier livre publié, fin 1975 fut consacré aux

Remarques Astrologiques de Jean-Baptiste Morin (dit de

Villefranche parce que né à Villefranche en Beaujolais (sur

Saône). Nous avions rencontré à cette occasion en  1972

André Barbault qui habitait alors près de chez notre mère, dans

le quartier des Ternes (Paris XVII) et qui ne le connaissait

pas. D’ailleurs malgré l’intérêt que l’on portait à Morin depuis

la fin du XIXe siècle avec Selva puis Hiéroz, on nous présentait

toujours cet astrologue en traduction du latin, en extraits

de son énorme Astrologia Gallica parue (1661) après sa mort.

Nous avions découvert cet ouvrage à la Bibliothèque

Nationale dans sa seconde édition de 1657, la première ayant

été publiée par Morin lui-même en  1654, peu avant sa mort.

(on trouve notre édition sur Internet)

Prétons-nous à un exercice de relecture de cet ouvrage (en 1993

il y a donc 20 ans nous publiâmes chez Trédaniel l’ouvrage

commenté par Morin de Nicolas Bourdin, le traducteur de la

Tétrabible en français (1640) et qui était lui-même un

commentaire du Centiloque, dont l’attribution à Ptolémée

a notamment été contestée par Richard Lemay. Notons que les

deux hommes se connaissent de longue date (cf aphorisme

98): « Il y  a plus de quinze ans, où nous nous voyions

fréquemment  chez monsieur le comte de Pagan pour

discourir d’astrologie ». Cela renvoie au début des années

1640 et nous fait songer aux réunions et colloques

astrologiques qui se tiendraient 300 ans plus tard, à Paris

ou ailleurs. On pense à une sorte d’académie astrologique

à l’époque où se fondait l’Académie Française puis en 1666

celle des Sciences.

On s’intéressera tout particulièrement à la querelle autour

des aspects qui est au coeur de nos préoccupations actuelles.

Il y a 100  aphorismes ‘(d’où le nom de Centiloque) donnés

en latin (donc déjà traduits de l’original grec par Pontanus)

puis traduits et commentés en français par Bourdin., ce qui

est une double cause d’erreur, signale Morin (1583- 1656)

Morin met sur le compte du Diable les prévisions individuelles

qui se réalisent. »Par la science (l’astrologue) n’arrivera pas jusqu »à

prédire assrément les choses particulières et individuelles

avant leur réalisation.Il en prédira , par conjecture,  seulement

le genre et l’espèce »  Cela n’empêche pas Morin de se vanter

d’avoir prédit la mort de Gustave, roi de Suéde en en faisant

part à Richelieu. Morin  se référe fréquemment à son Astrologia

Gallica non encore parue. On note qu’il refuse de dresser

un thème horaire, pratique alors courante Outre Manche

(cf William Lilly  et sa Christian Astrology  toute d’astrologie

horaire). En parlant des Arabes, Morin  exprime quelque

doute sur l’attribution du Centiloque à Ptolémée (cf

Aphorisme XIV). On a cependant parfois l’impression

que lorsqu’il est d’accord avec le texte ce soit du Ptolémée

et quand il n’est pas d’accord cela n’en soit point!

Morin refuse l’idée selon laquelle l’astrologie aurait été

constituée par les hommes, il veut  y voir la main de Dieu.

(aphorisme XVIII) « C’est Dieu et la Nature  qui ont fait

ces divisions.Il est bien vrai que les hommes  les ont

reconnues en la Nature comme ce serait folie  de dire

que les hommes ont fait les sept planètes pour les avoir

reconnues »  Précisons que sur ce point , nous sommes du côté

du Marquis de Villennes (alias Nicolas Bourdin) quant à

la genése du savoir astrologique.  « C’est donc Dieu qui les

a faites   et qui en a donné la science  infuse  au premier

homme »

Morin se fait l’avocat de ce quinconce  et du semi-sextile (30°)

mis de côté par  Ptolémée et Ibn Ezra  »

Morin défend la primauté du Bélier qui correspond à la

tête.

Morin interrompt son commentaire par un Avertissement

consacré aux alarmes liées à l’éclipse de  1654  à laquelle

Elisabeth Labrousse  conscra en  1974  un ouvrage (l’Eclipse

de Saturne au Lion) Nous  avons traité de ce passage

ailleurs dans le cadre d’un collectif sur Gassendi.

 

Abordons à présent ce que Morin dit des étoiles fixes

auxquelles il ne semble pas vouloir renoncer, ce en quoi,

selon nous, il a bien raison à l’encontre de l’attitude de

la plupart des astrologues actuels:

« La grande difficulté écrit Morin (sur l’aphorisme XXVIII)

est de savoir choisir une étoile fixe qui soit mélangée  des

natures des deux planétes dont on a besoin »

On rappellera à cette occasion que les étoiles sont mises

en correspondance avec certaines planétes mais il s’agit là

d’un rapport purement virtuel qui ne correspond pas à la

réalité du ciel.

Une seconde fois Morin interrompt son exposé par un

Avertissement, cette fois consacré à un nouveau

systéme de domification, en avant première de la sortie de son

Astrologia Gallica  à laquelle il ne cesse de se référer bien

que non parue. Morin  divise le monde en deux : les  unes

ennemies et tout à fait ignorantes de l’astrologie et les

autres amateurs de l’astrologie mais attachées à  de

fausses méthodes de la division du Ciel en douze maisons »

Ibn Ezra aussi au XIIe siècle entendait  réformer le systéme des

maisons. En Italie, le moine Placide de Titis prépare  alors un

systéme dont la fortune sera considérable jusqu’à nos jours.

On note que Morin ne s’interroge pas sur l’ordre de

numérotation des maisons.  Il chicane Bourdin adepte

des maisons égales.(cf aphorisme 100  et conclusif)

Rappelons que le mode de domification affecte les pointes

des maisons et donc a des effets sur les prédictions à  base

de directions primaires. C’est en fait le principal enjeu

comme s’en explique Placidus que d’améliorer l’outil

prévisionnel de l’astrologue. Morin s’en prend notamment

à Cardan : « Qu’il (Bourdin) se souvienne donc de Cardan

lequel s’était opiniâtré  l’espace de trente ans sur la façon

égales  de domifier selon laquelle  il a jugé mal à propos

cent nativités qu’il a fait imprimer (et qui) fut enfin

contraint  de la quitter (…) pour se ranger à la rationnelle

selon laquelle il a jugé douze nativités  à la fin de son

Commentaire  sur le Quadripartit entre lesquelles  est la

sienne propre de laquelle il ne pouvait trouver

satisfaction par la voie égale » (‘Aphirisme 100)

Morin semble se passionner pour l’astrologie médicale et

l’on rappellera que ce fut sa première formation que la

médecine.

A l’occasion de l’aphorisme  LVIII Morin expose sa

conviction, pertinente au demeurant sur la paternité du

Centiloque « Ce qui  fait bien  voir  que l’auteur du

Centiloque n’est pas l’auteur du Quadripartit (c.a .d La

Tétrabible) » Morin conteste Kepler dont il semble donc

connaitre l’astrologie(cf notamment l’aphorisme  99)..

Morin  propose (LIV) sa propre méthode d’astrologie questionnaire:

« Il ne faut point faire de figure(cad le thème)pour le temps

de la  question mais résoudre la question proposée

par les figures de la nativité, et de la

révolution   du soleil et de la Lune »

Morin préfére la révolution solaire annuelle ou la révolution

lunaire mensuelle que le thème horaire vu que les révolutions

se référent ipso facto aux positions des luminaires à la

naissance, ce qui semble être le socle de tout le travail

astrologique selon Morin. Cette position va dans le sens

de la pratique astrologique actuelle qui tend à tout baser

sur le radix et sur le retour des planétes sur leur position

natale.

Morin (aphorisme 74) aborde la question des indicateurs

fournis par le thème natal  » Monsieur de Villennes dit

« avoir vu des personns qui avaient Mars en l’Ascendants

sans cicatrice ni autre marque » (…) Mais il devrait dire

qu’il les a vu mourir sans cicatrice car à moins de cela il ne

sera pas cru à nier l’aphorisme »

Autrement dit, on ne peut juger des promesses d’un thème

qu’à la fin de la vie, quand tout est terminé, pas avant.

A l’aphorisme 81, on revient sur les différences d’opinion

quant aux méthodes prédictives au sein du milieu

astrologique du milieu du XVIIe siècle:

« Monsieur de Villennes ne rejette pas les figures des

interrogations comme il rejette celles des révolutions qu’il

appelle sur l’aphorisme LVXXXVII par moquerie « le pain

quotidien des astrologues affamés ». Moi,tout au contraire,

précise Morin, je rejette  tout à fait celle des interrogations

et approuve tout à fait celles des révolutions » Ajoutons que

Morin est un adepte des directions bien plus que des

transits sur le thème, ce qui rejoint les positions acfuelles

d’un Roger Héquet (Astrochronobiologie, ed Dervy).

Morin s’en prend aux astrologues arabes qui « ‘ont abusé

(..)par avarice, jugeant des élections et interrogations sans

avoir le plus souvent  la figure natale. C’est à dire qu’ils

ne refusaient aucune pratique  ni occasion de gagner, soit

avec nativité soit sans nativité »,  Ailleurs (aphorisme   94),

Morin résume ainsi sa pensée: pas d’interrogation « sans

fondement radical » (du thème natal)

A propos des révolutions, notons ce principe posé par Morin

(et repris par Volguine dans sa Technique des révolutions

solaires) : « Les révolutions  doivent être dressées  pour le

lieu où la personne est quand la révolution commence »

Il y a débat entre Morin et Bourdin sur la signification de

tel aphorisme ( LXXXVIII) , Bourdin comprenant le mot

révolution  « pour   les révolutions générales  du Soleil au

début d’Aries » (cad Bélier)

Morin s’en prend aux maisons que l’on appelle de nos jours

« dérivées », en prenant pour point de départ telle ou telle

maison du thème natal pour constituer en quelque sorte le

thème d’autres personnes (aphorisme  LXXXIX) et il juge

que ce n’est pas du Ptolémée

Morin semble (ce que reprendra Rudhyar)  préconiser

(à travers Ptolémée) qu’on ne doive   »juger sans avoir vu la figure  de la

dernière nouvelle Lune  qui a précédé la maladie »

..Et Morin de conclure ses Remarques Astrologiques en

rappelant la prochaine sortie de son Astrologia Gallica si bien

que ses adversaires sont invités à en attendre la publication

avant de réagir à ses propos.  On sait que ce n’est qu »en 1661

que l’ouvrage paraitra-à La Haye- non pas en français comme

les Remarques mais en latin, ce qui aura fait de Morin

un auteur que l’on ne connnaitrait en français non traduit

qu’avec notre réédition de 1974.

JHB

09. 07  14

 

 

 

 

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Les critères visuels et l’organisation sociale

Posté par nofim le 8 juillet 2014

Pour une anthropologie sociale du visuel (appliquée au terrain du monde ésotérique.)

par  Jacques  Halbronn

 

Une société fonctionne autour de facteurs visuels et cela confère à l’âge, au sexe, à la race et éventuellement aux mesures (taille, poids) la base de   »préjugés » significatifs.  Le rôle de la parole est en comparaison relativement second.

En fait, il y a un conflit entre deux populations l’ »une qui investit dans le visuel et

l’autre dans le seul audio. C’est dans la seconde que l’on trouve évidemment toutes celles qui sont dans le déni de l’âge, du sexe, de la race et qui veulent donc imposer au monde leurs valeurs liées à leur héritage sensoriel, ce qui est au coeur du dimorphisme de l’Humanité.

C’est ainsi qu’un groupe humain constitué de femmes d’un certain âge émet un signal spécifique et ce quelles que soient les activités mises en avant. Comme on dit, ce qui se ressemble s’assemble. Ces critères visuels sont comme ignorés, relativisés par une population

marquée par l’ouie. Et  ce clivage  n’est nullement lié, on s’en doute, à nos conditions de vie actuelle ni même à celles qui auront

présidé dans les premières nnées des membres du groupe. Il s’agit d »un atavisme pluri-millénaire.

Nous voudrions aborder dans cet article le critèe de l’âge qui appartient à la série du « visuel ». On perçoit immédiatement, par delà tout « long discours » ce facteur et cela va influer quelque part. Nous portons notre âge sur notre visage, notre « figure » de façon plus ou moins accentuée par la fatigue ou la maladie ou le stress. Ronsard disait « quand vous serez bien vieille »" à une des femmes qui l’avaient repoussé.

Et il est vrai qu’à la différence du sexe ou de la race, l’âge est un facteur qui évolue, qui ne correspond pas à une constante

individuelle mais à un phénoméne générationnel.

On sait que l’un de nos terrains est le milieu astrologique mais ce n’est là qu’un exemple exemplaire. On étudiera la question depuis

les lendemains de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours.

L’interview que nous avons faite de Marc Lalvée autour de la vie et de l’oeuvre de Serge Hutin (cf You Tube) nous a fait prendre

conscience des chances qui furent accordées aux jeunes il y a un demi siècle et plus. Que l’on songe que Hutin (1929-1997) publia ses premiers  Que Sais-je sur l’ésotérisme au début des années Cinquante du siècle dernier et qu’il poursuivra sur sa lancée pendant une

vingtaine d’années, au vu de sa bibliographie.  Un autre « jeune loup » fut Michel Gauquelin qui fait paraitre en 1955, alors qu’il est né

à peu près au même moment de Serge Hutin, une oeuvre majeure, L’influence des astres (Ed Du Dauphin, à compte d’auteur semble-t-il)/ Mais avant Hutin, il y avait eu le précédent Robert Amadou, son ainé de cinq ans qui avait lui aussi fait ses preuves à un âge très précoce.

Quant à André Barbault, il lui faudra attendre ces mêmes années cinquante pour sortir du rang alors qu’il a déjà atteint la trentaine.

Il s’illustre non seulement dans les publications (Grasset publie en 1955 sa Défense et Illustration de l’Astrologie et le Seuil

accueille  son travail d’équipe sur le Zodiaque avec les membres du CIA (Centre Internationel d’Astrologie) dont il était devenu le

Vice-Président. En  1954, Barbault prend même  la tête d’une Fédération des Astrologues (avec notamment le Collége Astrologique

de France, à la mort de Néroman). Jean-Pierre Nicola  n’entre dans l’aréne de l’édition que dans les années soixante . Né en 1928, il

a 36 ans quand parait sa Condition Solaire. Il n’est donc plus tout jeune.

Une nouvelle vague de jeunes se manifestera dans les années soixante-dix dont les deux principales vedettes furent Patrice

Louaisel  et Jacques Halbronn, tous deux nés dans les années 40.. Début  1976, à 27 ans, le signataire de ces ligne  publie

Clefs pour l’Astrologie, aux éditions Seghers, qui ont à peu près le même statut que la Collection des Que sais-je aux PUF

Presses Universitaires de France. Mais parallélement, il crée le MAU (Mouvement Astrologique Universitaire) qui va jouer pendant

plusieurs années un rôle central notamment de par son aptitude à organiser et à animer des Colloques. On parlera alors d’un âge d’or de

l’astrologie française. Quant à Louaisel, il avait fondé un an plus tôt l’associatin GERAS  (Groupe de Recherche en Astrologie

Scientifique) et joue un rôle important dans la création de groupes locaux en province. On pourrait certes citer le cas d’Yves Lenoble, né

en janvier 1947 au Mans (cf la vidéo des Dimanche Liberté de Didier Geslain, sur You Tube) mais il n’atteindra à un certain  leadership

que dans sa quarantaine. Quant à Maurice Charvet, également né en 1947, il  prend en quelque sorte la succession de Louaisel, parti au

loin (Ile de la Réunion)  et fondera en 1986 à près de 40 ans le CEDRA (Centre d’Etude et  de Recherche en Astrologie, Lyon).On notera

d’ailleurs que ni Lenoble ni Charvet ne publient chez des éditeurs ayant pignon sur rue, ce qui les distingue d’un Hutin, d’un Gauquelin, d’un André Barbault ou d’un Halbronn.

Etant donné que notre étude est concernée par l’arrivée météorique  des jeunes dans le milieu astrologique, ce n’est pas l’année

de naissance qui  importe ici mais l’âge de l’ascension irrésistible. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. Un autre natif de 1947 est

Alain de Chivré qui ne sort du rang qu’au milieu des années 90- en fondant la FDAF (Fédération des Astrologues Francophinesà

donc vingt ans plus tard que Halbronn.

On peut dire que le phénoménne « jeunes », c’est à dire 20/30 ans chez les leaders du milieu astrologique ne concernera pas ceux

qui sont né  dans les années cinquante et suivantes et qui arrivent à la trentaine dans les années 80. Trois  cas retiennent toutefois notre attention, celui de Denis Labouré, celui de Patrice Guinard, et celui de Roger Héquet nés dans les années 50 et donc ayant dix ans de moins que Halbronn et consorts. Patrice guinard ne crée le CURA (Centre d’Etude et de Recherche en Astrologie) qu’en 1999, il est dans

sa quarantaine et s’est rapproché de Halbronn avec lequel il organise à la fin de 2000 un Colloque important.. Quant à Roger Héquet, il lui faut attendre 50 ans pour fonder TV Urania qui ne connaitra qu’une carrière éphémère du fait du lancement par Jacques Halbronn en mai 2008 de Teleprovidence, lequel avait travaillé avec Héquet.

. Grâce aux éditions Dervy, il entre dans le club des astrologues qui publient sur des supports reconnus, ce qui ne sera pas le cas ni d’Yves Lenoble, ni de Patrice Guinard(parailleurs docteur en philosophie en 1993, quand il n’a pas encore 40 ans, sur le sujet de l’astrologie). Enfin, Denis Labouré  retient notre attention par son importante production qui n’est pas sans faire songer au

cas de Serge Hutin par son ouverture vers les sociétés

secrétes. On mentionnera aussi les noms de Jean-Luc

Caradeau et surtout de Luc Bigé, qui est actuellement

mis en avant par le média vidéo Baglis TV de Frank Agier.

Nous n’avons pas abordé la question cruciale de l’apport des ces jeunes recrues à l’avancement de l’astrologie et plus largement

des études dans le domaine ésotérique. La question s’est d’ailleurs posée lors de notre entretien avec Marc Lalvée à propos de Hutin.

On retiendra de cette étude forcément incompléte l’aspect du visuel.

.  Incontestablement on sera passé entre les années soixante-dix et la seconde décennie du XXIe siècle d’un leadership  jeune et masculin à un leadership âgé et féminin. Le tournant a peut être été les années 80 quand les deux fédérations

qui se constituèrent alors furent présidées par des femmes, Daniele Rousseau et Denise

Daprey (qui avait alors une soixantaine d’années). Ce leadership de la femme d’un certain âge, on le retrouve de nos jours bien en place

avec  Josette Bétaiolle à  Bordeaux, Catherine Gestas à Paris, Anne-Marie Roussel à Antibes et  ce serait encore le cas à Lyon si

Yvette Mollier Giroud n’avait pas décédé. Ce qui correspond bien au profil du public.

 

 

Conclusion:  cette étude est consacré à l’afflux d’un sang jeune dans le milieu astrologique et au delà – car Hutin n’est relié que

très accessoirement au milieu astrologique bien qu’en 1975-76 il ait enseigné dans le cadre de la Faculté Libre d’astrologie de Paris

de Jacques Halbronn (qui rééditera chez Artefact  en 1986 son Histoire de l’Astrologie parue en 1968 chez Marabout). Force est

de constater qu’aujourd’hui l’hypothèse d’un apport « jeune » significatif semble quasiment inconcevable. On est dans une

gérontocratie avec d’anciens « jeunes » comme Jacques Halbronn.  On a beaucoup parlé ici des jeunes hommes. Peut-on parler

d’un apport des jeunes femmes de 20-30 ans comme d’une perspective réaliste? Un des cas les plus intéressants est probablement

celui de Lune Soleil  et  de Fabienne Forel, organisatrice pendant plusieurs annéess de journées astrologiques dans les Cévennes?

Il nous semble que le phénoméne étudié refléte davantage un certain état du milieu astrologique qu’un probléme propre à la société française en général.  La raréfaction du « jeune loup » dans ce milieu nous apparait comme un signe négatif  lié au passage d’un pouvoir

des chercheurs à uu pouvoir des enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Héquet, né dans cette même décennie est accueilli par les éditions Dervy et lance la télévision astrologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Kepler et la théorie des aspecs astrologiques

Posté par nofim le 7 juillet 2014

 

Résurgence du quinconce  comme aspect astrologique

Par  Jacques Halbronn

On sait que Kepler, il y a 400 ans avait entendu réformer l’astrologie – comme Luther avait réformé le

Christianisme- en s’attaquant à la théorie des aspects dont il voulait faire le cœur de sa nouvelle

Astrologie. Il proposa (aspects » mineurs ») notamment une division du cercle en 5, ce qui donna le quintile (72°). Il nous semble qu’il ne comprit pas ce qui était le fondement de la théorie  des Aspects astrologiques, qui-comme on l’a déjà exposé ailleurs- s’articule sur les signes masculins et féminins et non sur les triplicités (4 Eléments) et quadruplicités  ( 3 modes).

La lecture de la Tétrabible nous a révélé que les 4 Eléments n’y étaient nullement présentés comme  les base des trigones/ Notons d’ailleurs à ce propos que l’idée de  trigone ne semble pas alors concerner les relations entre planétes mais bien entre signes et donc sans accorder d’importance aux degrés. Or, la notion d’aspect nous semble bien fonction de l’écart entre deux astres et selon nous une planéte et une étoile.

Mais restons-en pour l’heure à l’enseignement de la « somme » de Claude Ptolémée. Un trigone y est dit relier des signes de même sexe (et non de même élément). A contrario, il nous apparait que le carré, pour sa part, relie des signes de sexe différent. Il y a déjà bien longtemps (cf Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976), nous avions posé comme principe que si une planéte est domicilée dans un signe masculin, elle devait être exaltée dans un signe féminin et vice versa. Cela nous avait conduit notamment à la permutation des deux luminaires en exaltation de façon à obtenir Lune exaltée en bélier et domiciliée en cancer, Soleil exalté en taureau et domicilié en Lion.

On comprend mieux dès lors ce qu’il y a de plus aisé à gérer des relations entre deux astres de même sexe qu’entre deux astres de sexe différent. Psychologiquement, cela semble même aller de soi.

Pour notre part, nous mettons en évidence 4 aspects dont l’un le quinconce (150°) semble avoir été occulté puisque, encore de nos jours, son statut n’est pas des plus clairement établis. Or, la parenté ente le carré et le quinconce est assez évidente. Tout comme le carré, le quinconce relie deux signes de sexe/genre différent. On a ainsi un quinconce entre le bélier et la vierge ou entre le bélier et le scorpion et ainsi de suite.  Le domicile de Vénus en taureau est au quinconce de son autre domicile en balance et idem pour Mars avec le bélier et le scorpion.

Le sextile est au trigone ce qu’est le quinconce au carré.  L’écart dans les deux cas est de 60° :

Sextile = trigone -60°

Quinconce = carré + 60°

On se demandera donc en quel honneur le quinconce est-il passé sous silence dans la littérature astrologique antique alors que très vraisemblablement cet aspect a du avoir la place qui lui revenait dans le dispositif originel des aspects tel que nous pensons l’avoir reconstitué (cf notre série vidéos sur la reconstitution du passé et ses méthodes)

On notera aussi que l’opposition relie deux signes de même genre et donc ne devrait pas être classé, comme c’est le cas comme si c’était un carré. La conjonction, bien entendu n’implique pas non plus de tension puisque l’on ne change pas de signe du tout. D’ailleurs André Barbault dans son graphique de l’indice de concentration planétaire considère de facto que l’opposition entre planétes est un signal de détente puisque les planétes ne sont plus concentrées  sur un seul pan du zodiaque, créant ce  faisant un déséquilibre.

Nous avons donc la série suivante :  60-90-120-150. On voit donc que le quinconce  s’inscrit dans le prolongement d’une progression de 30 en 30.  On notera aussi que le semi-sextile devrait être un « mauvais » aspect puisqu’il relie deux signes de genre différents à l’instar du carré et du quinconce. Or il ne nous semble pas que les astrologues actuels considérent l’écart de 30° comme dissonant ! Il  y  a là un hic ! Il ne nous semble pas que ni Barbault, ni Lenoble n’aient accordé la place qu’il eut convenu pour leurs travaux  sur les cycles  au quinconce, comme un point délicat entre le bon aspect de 120° et le bon aspect (eh oui !) d’opposition.

Il nous semble très logique que les aspects alternent de 30° entre bons et mauvais aspects. En ne procédant pas ainsi, les aspects découpent le cycle de façon inégale. Entre le bon aspect de 120°   et le bon aspect suivant de 60°, il y a 120° puisque l’opposition n’y est pas signalée comme favorable. (on parle ici du cycle planétaire et non du cas particulier de l’indice cyclique qui est un systéme de synthèse).

En fait, selon nous,  Kepler avait raison  en conférant aux aspects un rôle crucial. Il avait compris, nous semble-t-il, que les aspects faisaient double emploi avec le zodiaque (dont il se déleste, cf

Gérard Simon. Kepler, astrologue  astronome Ed Gallimard, 1979). Selon nous le cycle commence avec la conjonction entre deux facteurs et cela constitue en soi un “zodiaque” dont c’est le point de départ et il n’est donc pas utile de faire intervenir le zodiaque comme une structure à part ni de s’intéresser à la précession des équinoxes.

L’élimination du quinconce s’explique assez aisément:

on aura  cru bon d’introduire  un critère géométrique lié

aux polygones réguliers -  Kepler est lui-même très marqué

par eux- et on aura divisé le cercle en trois, en quatre et en

six. Kepler ajoutera le quintile qui n’est pas un multiple de

30. Or cette référence à 30 est cruciale ici et le quinconce

est bien un multiple de 30. Etrangement,  Kepler remplace

le quinconce par le quintile, c’est à dire 5 x 30 par 360/5.

On aura compris que cette éviction du quinconce est

antérieure à la Tétrabible et s’explique par le fait, comm on

a dit, que le quinconce n’est pas une division du cercle. Nous

avons là un exemple de perturbations qu’aura subies le

savoir astrologique du fait que l’on y aura plaqué, en

plusieurs endroits, des critères inadéquats.

Au Livre I de la Tétrabible, nous avons confirmation de

cette idée (ch 14  trad. Bourdin,  1640, réédition 1974)

« Entre les parties du Zodiaque, celles qui  ont  d’abord

entre elles quelque familiarité sont celles qui sont en

aspect. Ce sont premièrement celles qui sont en  aspect

diamétral,  contenant  deux  angles , droits, six  signes et

180°. Deuxiémement  celles qui sont  en aspect  trigone

contenant  un angle droit et un tiers, quatre signes et 12

degrés (sic! pour 120°). Troisiémement  celles qui sont en aspect

quadrat, contenant un angle droit , trois signes et 90 degrés.

Enfin , celles qui constituent  un sextile  contenant deux

tiers  d’un angle droit, deux signes et  60 degrés »

Et de demander « :Pourquoi ces intervalles sont seuls  admis? »

On y donn une explication musicale.  On retiendra ici

ce passage:  » Parmi ces aspects,  les trines et sextiles sont

appelés  harmonieux parce qu’ils sont  composés de signes

de même nature, soit entièrement  féminins soit  entièrement

masculins ;  au contraire  les quartiles  et oppositions ne

conviennent pas ensemble parce qu’ils sonr  constitués de

signes opposés ».  La démonstration est bancale:  d’un côté

on nous dit que sont des aspects harmonieux ceux qui

relient des signes de même sexe et de l’autre, on s’attendrait

à ce qe l’on nous fise que sont en désaccord les aspects qui

relient des signes de sexe différent. Au lieu de cela – et on voit

bien que le texte est corrompu- on nous explique  que les

signes reliés par le carrré sont des « signes opposés ». C’est

vrai pour l’opposition  qui néanmoins relie des signes de

même sexe comme le trigone et le sextile. On introduit ici

un autre critère qui est celui du diamétre, qui prévaudrait

sur le fait que ce sont des signes de même genre qui sont

ainsi reliés. Mais en quoi le carré obéit-il à ce principe???? Cela

ne tient pas debout!

Ainsi, on nous présente un dispositif bancal  avec

60° bénéfique

90°  maléfique

120° bénéfique

180° maléfique

L’opposition se substitue ici au quinconce et ce faisant

le dispositif est de guingois car on ne respecte plus la

progression de 30 en 30°. Rappelons que les signes impairs

sont masculins et les signes pairs féminins et que donc

ils alternent.

 

JHB

07. 07 14

 

 

 

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Mythe et Histoire

Posté par nofim le 6 juillet 2014

Vers une épistémologie du mythe historique

par  Jacques  Halbronn

 

A la suite d’un café philo  qui avait traité, à notre suggestion,

du thème: « Peut-on connaitre le passé? » nous présenterons

certaines réflexions qui nous ont été inspirées par cette séance

du 5 juillet  2014 au Bistro Saint Antoine, près de la Bastille.

La thèse que nous développerons ici est la suivante:  le mythe

serait une représentation spéculative du passé à partir du

présent.  Il n’est pas un calque du présent mais il entend

exposer les éléments  dont le présent serait comme le reflet

lointain et  tardif à la façon de ces étoiles dont la lumière

nous parvient avec retard et qui parfois sont mortes quand

leur éclat nous est encore perceptible, en raison de la

distance.

Le mythe ne prétend pas s’appuyer sur des faits avérés mais

sur des probabilités au vu de ce que nous comprenons de

notre présent. C’est ainsi que certaines de nos propres

reconstitutions s’apparentent à la constitution de mythes, à

savoir un passé imaginé sinon imaginaire.

On aura compris que le passé pour nous n’est connaissable

que par le biais du présent. Le présent offre une totalité

de l’instant qui ne peut se trouver ni dans le passé ni bien

évidemment dans le futur. Certes, ce présent est foisonnant

mais il a le mérite d’être là, d’exister dans sa globalité en

comparaison d’un passé et d’un futur terriblement incomplets/

Un passé ne s’observe pas, et ce que l’on nous en dit n’est

que peu fiable au regard de ce que nous pouvons capter et

observer du présent, tel qu’il se déroule sous nos yeux. Rien

ne vaut le regard porté sur un monde en train de se

déployer. Bien entendu, certains sont plus doués que d’autres

pour pratiquer un tel exercice.

Les sciences « dures » ne disent pas autre chose: l’étude du

présent  nous renvoie au passé quand bien même nous n’en

aurions  pas la moindre trace d’époque: les traces du passé

sont dans le présent.  Rien ne se perd, rien ne se crée.

On proposera donc tout simplement d’aligner la recherche

historique sur la recherche scientifique dans le champ de

la physique notamment ou de considérer la démarche

scientifique comme relevant d’une dynamique historique.

On en arrive au paradoxe suivant, à savoir que toute

projection d’un savoir sur le passé  reléverait peu ou prou

du mythe,  y compris donc pour les sciences dures  qui

nous permettent d’explorer le passé.

Autrement dit, l’avenir de la science historique passerait

par l »élaboration de mythes dès lors que les historiens

assument une dimension spéculative de leur travail. La

spéculation  débouche sur le mythe. On ira jusqu’à dire

que c’est en connaissance de cause que l’on a élaboré tout au

long des siècles des « récits » myhiques. Le mythe ne prétend

pas expliquer le présent mais c’est le présent qui donnerait

naissance au mythe par extrapolation. Il y a là de notre part

une révolution copernicienne. C’est le mythe qui tourne

autour d’un certain présent et non l’inverse.

Dire que le passé nous apparait plus clairement que le

présent est inacceptable car le passé nous est étranger. Seul

le présent nous parle, nous touche en « live ».

Nous avons déjà eu l’occasion de dénoncer la fascination

exercée par le passé et qui nous déphase par rapport au

présent. On prise la musique du XIXe siècle et l’on ignore

la musique qui se crée devant nos  yeux.

Il importe de réhabiliter le mythe, notamment chez Platon.

Le mythe est une forme d’utopie/d’uchronie  qui est non

pas un point de départ mais un aboutisssement d’une

réflexion historique  menée à partir de notre présent, c’est

le passage du connu, ce qui est ici et maintenant, vers

l’inconnu, le passé qui ne nous est connu que par bribes plus

ou moins hors contexte. Le déni du présent conduit à opposer le

passé au présent alors que le passé est parmi nous, ce qui

est le fondement épistémologique des sciences dures qui

selon nous vaut aussi pour le champ des sciences du vivant

et de l’Homme.

 

 

 

JHB

06 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, HISTOIRE, prophétisme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Diététique et cycle saisonnier

Posté par nofim le 4 juillet 2014

Diététique  et  cyclicité

Par  Jacques  Halbronn

 

Comment inscrire la dialectique  Végétaux-Animaux dans une démarche cyclique ? Nous avons de nouvelles réflexions à développer. Dans notre travail  sur le symbolisme, nous avons récemment développé une analogie entre la consommation de viande et l’arrivée de la mauvaise saison mais aussi associé  l’automne avec le début du cycle et non le printemps.

La théorie est la suivante : l’animal est en quelque sorte  un réfrigérateur. Pendant la « bonne saison », la nature fournit des fruits frais. Le mot « verger » se dit en persan Pardés qui a donné

« paradis » et donc l’absence de fruits serait en quelque sorte l’Enfer. On pourrait interpréter la sortie du paradis comme le passage de l’Eté à l’Automne. Le problème, c’est que selon notre théorie, la nuit précède le jour.  Il y a donc un hic.

Si l’on en revient au Paradis Terrestre, il ne pourrait donc s’agir d’un point de départ  si ce n’est en fin  de cycle et tout cycle est voué à se renouveler et donc, à l’instar de Sisyphe, tout recommencer. On peut donc imaginer qu’avant d’arriver au Paradis, Adam et Eve venaient de l’Enfer, c’est-à-dire du monde « inférieur », de la Caverne (cf. Platon). Dieu donc les aurait renvoyé d’où ils venaient.

Mais, ce point étant réglé, revenons à nos questions diététiques. Manger de la viande serait un pis-aller, faute de fruits.  Mais est-ce à dire qu’en début de vie, nous devons manger de la viande et passer par la suite au régime fructivore ?

Nous pensons en effet que l’humanité a dû vivre dans des conditions très difficiles et qu’elle se nourrissait de carcasses d’animaux abandonnés par d’autres animaux redoutables. Ce n’est que par la suite que l’humanité put « sortir » des cavernes pour goûter des dons des arbres fruitiers (on connait le rôle de l’arbre dans l’histoire d’Adam et Eve, avec le serpent)

Autrement dit,  en début de cycle,  l’enfant est dépendant de sa mère (dont il tête le sein)  mais aussi des animaux dont il boit le lait (au biberon). Le taureau que nous associons désormais à l’automne – et non au printemps que nous associons à  l’aigle (cf. le tétramorphe), c’est aussi la vache  dont nous consommons le lait et ce qui en dérive. (fromages etc.). Ce n’est qu’ensuite, qu’on lui donnera des fruits  à manger mais cela ne se fera que durant la bonne saison (printemps-Eté). Il pourra ensuite

Manger des confitures, l’automne venu mais aussi de la viande séchée, de la charcuterie qui se conservent bien sans parler des animaux que l’on peut abattre le moment venu au cours de l’hiver. On y ajoutera les céréales (que l’on stocke) et tout ce qui en dérive, notamment par la farine qui est en obtenue quand on  met les épis  à moudre. On pense au Songe de Pharaon avec les vaches maigres qui dévorent les vaches grasses.

Autrement dit, au printemps et en Eté, il est conseillé de se nourrir essentiellement de fruits et de passer à la viande l’automne étant venu (La Fontaine). Quel décalage entre le temps où l’on se nourrit des animaux tués, abattus (selon tel ou tel rituel, kasher, hallal) et celui où l’on peut détacher les fruits des arbres sans blesser les arbres, tout comme l’on peut traire un animal sans le tuer !. On aura donc compris que la diététique doit s’inscrire dans une cyclicité. Il est probable que la chaleur du soleil est en elle-même nourrissante et que lorsque le temps se refroidit, la consommation de viande, cuite de préférence (le feu remplaçant ici le soleil) compenserait un tel manque.

On dira que l’on mange des fruits rafraichissants quand

il fait chaud et que l’on mange de la viande chaude quand

il fait froid. Ces deux aliments produisent leur propres jus et

ce sont  les aliments phare..

 

 

 

JHB

  1. 07. 14

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le pré-structurel, le structurel et le post-structurel

Posté par nofim le 3 juillet 2014

 

La reconstitution du passé : les méthodologies

Par  Jacques  Halbronn

 

L’historien est conscient de ce que le passé  ne lui parvient que très incomplètement et imparfaitement et  notamment du fait qu’il ne peut en prendre connaissance qu’indirectement et partiellement.  Cela pose d’emblée la question de l’épistémologie de la science historique pour le XXIe siècle.

Nous sommes pour notre part en faveur d’une synthèse entre approche synchronique et approche

Diachronique. Nous avons  remarqué, à maintes reprises, que certaines anomalies structurelles nous mettaient sur la voie de certains décalages dans la genèse d’un texte, ce qui nous conduit à dire que le présent nous permet d’accéder au passé plus encore qu’au futur. D’aucuns s’imaginent que le passé est une « donnée », est un « fait » alors qu’en réalité,  la carte n’est pas le territoire et que cette carte doit être décryptée si l’on veut appréhender plus avant le « territoire »

Un principe que nous posons d’entrée de jeu est que notre objectif doit être de faire apparaitre dans le domaine des sciences sociales, de la textologie, des langues,  un ensemble fortement structuré. On ne dira pas qu’un tel ensemble est premier car il est structurant de ce qui le précède mais c’est  sur ce plan qu’il nous semble qu’il faut nous situer. Telle est la leçon que l’on peut tirer du structuralisme, c’est que depuis fort longtemps, les humains ont eu le sens de la structure et ont voulu structurer le monde, donner une forme à la matière. Et c’est cette forme qui souvent est atteinte et troublée et qu’il faut en quelque sorte « soigner » quand il y a pathologie de l’épistémè

(cf. nos travaux sur le site hommes-et-faits.com), dysfonctionnement.

Contrairement à ce que l’on croit volontiers, le structuralisme critique  nous permet de détecter certaines aberrations et donc de remonte, diachroniquement, dans le passé, comme en psychanalyse.

Certes, on ne dira pas qu’il est inutile de collecter des vestiges du passé, de les placer dans des musées, dans des bibliothèques mais nous pensons que  ce qui reste à portée est nécessairement porteur du passé. On peut ainsi reconstituer la genèse d’une langue à partir de son état présent en explorant son aspect actuel et en tirant des enseignements sur ses états successifs. Et cela vaut tout autant pour aborder la genèse d’un texte. Même une œuvre musicale contemporaine porte en elle-même les étapes qui l’ont précédée. Le passé est tapi dans le présent bien plus que ne l’est le futur.

En effet,  toute genèse est  vouée à subir toutes sortes de contingences et celles-ci sont par définition

Imprévisibles, sauf justement s’il apparait que ce ne sont pas des contingences, évidemment !  L’historien ne saurait faire abstraction des contingences qui ont fait du présent ce qu’il est. En revanche, il ne saurait annoncer un futur qui est à la merci, peu ou prou, des dites contingences. Nous en parlons,  en connaissance de cause, du fait de nos travaux en cyclologie. Aucun modèle ne peut prévoir toutes les perturbations qui l’affecteront. En revanche, ces perturbations pourront être détectées de par les effets qu’elles auront générés.  Nous nous situons donc aux confins de la diachronie et de la synchronie.

A propos de cyclicité,  nous sommes ici obligés d’exposer notre modèle. La phase structurante correspond,  pour ainsi dire, au lever du jour, au début du printemps. Elle est donc précédée par une phase « nocturne », « hivernale » avec très peu de visibilité. Notre propos est ici d’accéder au passage de la phase de non visibilité à la phase  de visibilité. Et  ce passage se caractérise par un effort de structuration que nous pouvons restituer si l’on accepte pour postulat que les humains – ou en tout cas certains d’entre eux- ont un penchant inné pour les agencements symétriques, géométriques.

Or, bien des historiens ne semblent  guère ambitionner  d’accéder à cet « état » et se contenter des

« données » disponibles aussi confuses et désordonnées soient-elles en ce qu’ils cherchent à accéder à un état pré-structurel, « nocturne ». En réalité, c’est à un état post-structurel qu’ils parviennent.  Il y aurait donc une conflictualité entre historiens au regard du statut de la structure dans son rapport avec les objectifs de la science  historique.

Si l’on prend le cas de certains dossiers que nous avons longuement étudiés comme celui du Zodiaque et de tout ce qui vient s’y greffer ou comme celui des Centuries ou de l’Anglais, nous assistons à des joutes assez remarquables entre historiens.

I Le corpus  astrologique

La littérature astrologique telle qu’elle nous est parvenue, telle qu’elle s’est conservée nous fournit un certain corpus  sous une forme qui se voudrait synchronique. La recherche est pénalisée par le fait que l’on ne remonte pas assez loin dans le temps, faute de documents. Or, tout laisse à penser que les perturbations –post-structurelles – majeures que le dit corpus a eu à subir sont antérieures à l’ère chrétienne.

Mais, comme nous l’avons expliqué, la mise en évidence de certaines incohérences nous permet de remonter dans le passé tant d’un point de vue structurel qu’accidentel. Il est en effet bien difficile d’occulter totalement le passé, d’en éliminer toutes les traces et l’historien nous apparait comme une sorte de détective. D’ailleurs, le charme du roman policier ou de la série policière, à la télé, ne résiderait-il pas avant tout, de Sherlock Holmes à Hercule Poirot, dans la capacité prétendue de reconstituer le passé à partir du présent alors même que les « criminels » parient sur une impunité liée à une forme d’impuissance à ce faire ?

Le corpus astrologique dont une des pièces maîtresses est la Tétrabible de Claude Ptolémée d’Alexandrie (IIe siècle de notre ère) nous fournit une série de dispositifs, d’agencements (planètes, dieux, signes, maisons, éléments, aspects) qui constituent le cœur du système astrologique et les dits dispositifs comportent des anomalies, des glissements (shift) qui nous renseignent sur certaines perturbations, liées notamment à la tentative de la part de certains auteurs de l’Antiquité, à connecter astrologie et astronomie en vue de quelque « renaissance », d’un ressourcement qui ramène l’astrologie à un stade « pré-structurel ». En effet, le piège du recours aux « sources », c’est de remonter trop  haut dans le temps. Tout le processus de structuration matricielle de l’astrologie aura consisté en une instrumentalisation de l’astrologie, du cycles des saisons mais non à un alignement sur ces données brutes.

Le probléme, c’est que cet état structurel de l’astrologie ne serait pas « attesté » par les textes et que nombre d’historiens croient se montrer rigoureux en  s’en tenant aux « faits ».  Le chercheur devrait se donner comme limite, à les entendre, de retrouver le document d’époque venant valider la reconstitution.

 

II   Le corpus nostradamique

On reprendra nos conclusions déjà exposées largement ailleurs (cf. notre article in Revue Française d’Histoire du Livre, 2011 et ensuite Halbronn’s researches, sur le site propheties.it). Bien que l’on soit là en face d’un corpus infiniment plus récent dans ses origines que celui de l’astrologie (cf. supra), les historiens sont loin d’être d’accord sur la genèse du dit corpus. Cela tient notamment à l’existence de contrefaçons antidatées.

Ce procédé conduit à des discontinuités assez frappantes mais dont certains chercheurs tentent de minimiser la signification  et la portée diachronique en ce que certains documents  ne sont pas conservés. Ce qui a été conservé  primerait sur ce qui ne l’a pas été. Or, ce qui l’a été est porteur du passé, y compris du passé perdu.

Ces contrefaçons, qui, elles, ont été retrouvées, prennent notamment la place des pièces manquantes. Le dit corpus comporte pour les pièces datées du XVIe siècle un nombre assez limité d’éléments situés entre les années 1550 et les années 1600 et au-delà. Deux thèses sont en présence, l’une qui voudrait que du vivant même de Nostradamus, soient parus les Centuries – ou à la rigueur pour les dernières, deux ans après sa mort, donc en 1568 et qu’ensuite, des éditions défectueuses soient parues pour que l’on ne retrouve l’état « initial » qu’à la fin du siècle.  L’autre thèse, en revanche, qui est nôtre, déclare que  ces premières éditions sont des faux et que les premières éditions se sont formées selon un processus progressif.

On retrouve ici le débat autour de la dialectique du pré-structurel et du post-structurel, ces deux stades n’étant point sans présenter certaines similitudes.  Pour nous, les premières éditions relèvent d’un stade pré-structurel précédant le stade structurel de mise en place des Centuries sous une forme achevée et non d’un stade post-structurel de déperdition faisant suite au stade structurel.

 

 

 

III Le corpus  francophonique

Ce corpus s’inscrit chronologiquement entre les deux autres puisqu’il traite de l’expansion de la langue française aux dépens d’autres langues du nord de l’Europe (germanique et slave en particulier). Cf. notre étude in Revue Française d’Histoire du Livre 2011)

Ce qui nous a spécialement intéressé ce sont les emprunts de l’anglais au français, processus qui a radicalement changé  l’état antérieur de l’anglais que l’on peut qualifier de pré-structurel par rapport à l’anglais « moderne » – la conquête normande de l’Angleterre au XIe siècle constituant un repère historique qui n’épuise nullement la problématique traitée.

Mais ce qui nous aura le  plus intéressé tient au fait que le cas de l’anglais nous renvoie à celui du français dans la mesure où le français actuel est « post-structurel », c’est-à-dire qu’il ne saurait prétendre tel qu’il se présente ici et maintenant, comme étant conforme à son projet initial, non pas pré-structurel (ce qui renverrait au latin) mais bien structurel.  C’est en fait à partir d’une confrontation entre le français moderne et l’anglais moderne que l’on pourra, selon nous, remonter vers l’état structurel et vers une systématique parfaitement explicite.

Là encore, les avis sont partagés.  Nombre de linguistes tendent à refuser toute idée de retour à un état originel structurel et veulent croire que les langues sont prises dans un processus évolutif que l’on ne saurait présenter comme post-structurel puisque pour eux il n’y a pas d’état intermédiaire qui serait structurel entre le pré-structurel et le post-structurel mais une sorte de flux. Cette position est d’autant plus étonnante, à nos yeux, que tout indique le souci structurel des langues. Les linguistes des siècles passés n’ont-ils pas déduit qu’il devait exister une langue indo-européenne (Aryenne) qui serait à l’origine des langues connues ?

En fait, on continue à buter sur la question des documents. Faute de « preuves », notre thèse devrait être rejetée. Si l’on ne trouve pas une description d’époque du dit état structurel, c’est qu’il n’a pas existé ! Idem pour le corpus astrologique ou pour le corpus nostradamique.(cf supra)

Ce dont a besoin la science historique, c’est d’une dose plus importante de structure, de logique et pas seulement comme le pensait un Marc Bloch, dans les années Trente du siècle dernier (Nouvelle Histoire, Ecole des Annales) d’un apport des sciences sociales et autres.  Mais précisément, les historiens, s’ils veulent bien prendre en compte les résultats de certaines disciplines, n’entendent pas pour autant en adopter les méthodes.

En conclusion, nous évoquerons d’autres formes de recherche historique : d’aucuns nous annoncent que l’on pourra un jour voyager dans le temps (cf. Wells et sa « machine »), d’autres –et nous nous intéressons de près à ce type d’investigation- n’excluent pas de consulter, par l’intermédiaire de  médiums des « annales akashiques » où l’histoire de l’Humanité serait enregistrée.

Nous pensons, en tout cas, que l’intelligence humaine est capable sinon de reconstituer le passé dans son foisonnement pré-structurel comme post-structurel mais de se situer au niveau « structurel » qui correspond à un point d’équilibre certes fragile, éphémère mais déterminant.

JHB

03. 07  14

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Un Zodiaque à rétablir dans le bon sens

Posté par nofim le 2 juillet 2014

Le  Zodiaque restauré. Le taureau et la chenille, l’aigle et le papillon

Par  Jacques  Halbronn

 

Il convient de retrouver les clefs du Zodiaque  (cf. l’ouvrage d’A. Négre) et  de restituer son message

devenu illisible. Pour cela, nous avons jugé bon de revenir sur le tétramorphe (cf Père Vincent Rose,

Etudes sur les Evangiles,  Paris H. Welter,  1905, autour des travaux de Harnack)  dont les rapports avec le Zodiaque ne sont pas des plus clairs. Il comporte quatre « créatures » (Hayoth) : le taureau, le lion, l’aigle et l’Homme, ce qui aboutit au sphinx.(cf. A. Volguine, Le symbolisme de l’Aigle  1960). On sait qu’à la place de l’aigle,  on trouve en astrologie, étrangement, le scorpion ! Quant à l’Homme, il semble qu’il s’agirait plutôt d’un ange doté comme il se doit d’ailes, à l’instar de l’aigle.

On sait aussi que l’énigme du sphinx (Œdipe) parle d’une évolution, depuis l’enfant  à quatre pattes jusqu’au vieillard s’appuyant sur sa canne. Et de fait  nous pensons que ces 4 « êtres »  correspondent à un certain ordre évolutif ?

On notera que les deux premiers « personnages » – taureau et lion- ne « volent » pas. Ils sont en quelque sorte « collés » au sol alors que les deux suivants-l’aigle et l’ange- peuvent s’élever et  se déplacer très vite.

Le passage du premier groupe au second n’est pas sans nous faire songer à celui de la chenille qui

se métamorphose en papillon, le taureau qui se change en aigle. Or, toute cette dynamique cyclique

est devenue étrangère à la littérature astrologique, notamment du fait de la disparition de l’aigle  du cercle zodiacal. C’est ainsi une clef cruciale qui s’est ainsi perdue et cette absence pénalise la  pensée astrologique. C’est une dualité majeure qui se voit ainsi  exclue

Le passage du taureau au lion  correspond à celui des sabots aux griffes. Quant à l’aigle, il a aussi des griffes mais, on le sait, il vole. Et l’on peut enfin penser le passage de l’aigle à l’ange de par la

spiritualisation de ce dernier –(le sexe des anges). Rappelons aussi la formule : qui fait l’ange  fait la bête et de fait après le temps de l’ange, on retrouve celui du taureau (ouroboros) Signalons en outre que pour nous le taureau est sacrificiel, il est élevé par l’homme mais aussi abattu par lui (corrida). En ce sens, le taureau est à rapprocher de l’agneau –bélier voué à être immolé (cf. le sacrifice d’Isaac/Ismaël)

Cette dualité fondamentale on la trouve aussi en astrologie avec les signes masculins et les signes féminins. On dit qu’il y a « bon aspect » quand deux signes de même genre sont connectés. Rappelons aussi que les quatre éléments n’étaient pas encore  associés aux signes dans la Tétrabible.

Selon nous, le message qui est véhiculé par le « tétramorphe » concerne la dialectique des hommes et des femmes./ Nous assimilons les femmes aux cavernes, à la nuit, à l’Hiver, au langage oral et les hommes au Printemps, au « plein air », à la vue, aux signes gravés et qui restent ?

La phase Taureau serait donc automnale. C’est le temps des sacrifices qui se conclura par celui du

Mouton.

Selon nous, les femmes sont emblématiquement en analogie avec le taureau et le lion. Elles ne prennent pas leur envol. Ce n’est qu’avec la phase aigle-ange que les hommes marquent leur différence et différentiel d’avec les femmes comme si on avait coupé les ailes des femmes.

C’est à mi-parcours que les hommes prennent l’avantage sur les femmes (dans le cycle de 7 ans, au bout de trois ans et demi). Ils se voient pousser des ailes. Avec le jour qui se lève, les hommes vont être en pleine possession de leurs moyens, de leurs potentialités.  La nuit les avait pénalisés. Un peu comme lorsque l’aviation ne peut être déployée en raison de la météorologie qui nuit à la visibilité. L’aigle est connu pour sa vision aigue. Rappelons que le mot « avion » vient du latin avis, oiseau (aviculture, aviaire),  par opposition en quelque sorte avec l’ovin (le mouton)/ L’aigle est souvent associé à l’idée d’empire, soit le dépassement des entités trop petites.(cf. l’aigle dans l’arcane de l’Empereur, au Tarot). Rappelons aussi que les 4 étoiles fixes royales sont associées à quatre constellations dont le taureau et le lion. (cf Volguine, op. cit. pp 46 et seq qui ne donne pas de clef cyclique. Il note toutefois :   « on ne parle jamais du regard du taureau ». Aurait-il oublié Carmen de Bizet : « toréador, mon œil noir te regarde » ?)

Nous pensons par ailleurs que le taureau et le lion ne doivent pas être associés au printemps et à l’Eté mais à l’automne et à l’hiver car c’est alors que les animaux d’élevage sont abattus pour remplacer les fruits de l’Eté. Cela ne fait guère sens de placer, comme on le fait en astrologie, le taureau au printemps qui est la saison des oiseaux.  Avec le taureau, on sort de la nature pour atterrir chez le boucher. Les almanachs (dont le symbolisme se retrouve sur les cathédrales (comme à Notre Dame) nous présentent pour les mois d’automne des animaux dépecés, à commencer par le porc (ce qui n’est pas sans un lien avec la crucifixion).

Il y aurait donc eu une permutation entre le taureau et l’aigle- si l’on s’en tient à ces deux animaux. On retrouve d’ailleurs cette même inversion pour les maisons astrologiques avec les six premières maisons au-dessus de l’horizon alors qu’elles devraient être au-dessous de l’horizon, si l’on respecte le sens de progression des planètes dans le ciel, ce qui fait dans la présentation actuelle, les planètes vont de la maison XII à la maison XI, de la maison XI à la maison X et ainsi de suite ! (cf. Dorsan) La nuit correspond au début d’un cycle et non à sa fin. Contrairement à ce qu’affirment les astrologues, le printemps n’est pas le début du cycle saisonnier mais son milieu et le taureau et encore moins le bélier (cf. nos travaux sur la précession des équinoxes) ne débutent le cycle zodiacal. On rappellera que la tradition juive fait commencer le septième  jour à la tombée de la nuit, la veille et l’année au début de l’automne. On aura donc plaqué la grille du tétramorphe (à rapprocher du tétragramme) à l’envers car celle-ci est bien antérieure à son installation au firmament.

Il est important d’avoir à l’esprit que le symbolisme dont il s’agit ne nous décrit pas tant le cycle des saisons que la façon dont ce cycle est vécu par les hommes. C’est ainsi que le lion évoque la flamme des feux que les hommes allument pour se chauffer en hiver (- cf. les manuscrits enluminés des Très

Riches Heures du Duc de Berry).  L’ange, ici, incarne l’Eté, c’est-à-dire l’apothéose, l’élévation non plus des plantes comme au printemps mais des âmes se préparant au jugement- (balance)

JHB

02/ 07 14

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le dimorphisme au prisme des Mille et Une Nuits

Posté par nofim le 30 juin 2014

Schéhérazade  et la question dimorphique  des vampires

par  Jacques  Halbronn

Nous avons récemment  découvert  des traces de

dimorphisme dans les « Contes arabes » des Mille et Une

Nuits. Rappelons que pour nous, il s’agit de monter la

dimension dimorphique d’une Humanité  dont on sait

désormais qu’elle est la combinaison de deux évolutions

distinctes, celle de l’Homo Sapiens et celle de l’homme de

Néanderthal.

Or, que nous apprend la lecture des Mille et une  nuits,

dont la traduction française de 1711 par Antoine  Galland

fut la première en Europe? On s’intéressera au « cadre »

récurrent et non au contenu des ces « contes arabes » comme

on les appelle alors et ce cadre est probablement plus ancien

que son contenu lequel a pu varier au cours des siècles, dans

son parcours oriental (Inde, Perse, Turquie etc).

Le fil d’Ariane qui est censé relier ces centaines d’histoires

entre elles-ces 1001 nuits-est généralement perçu comme

étant  la ruse d’une jeune femme pour échapper à une mort

annoncée, punition que le sultan entend infliger à toutes les

femmes de son royaume, en les  faisant tuer au lendemain

de leur mariage avec le dit Sultan, puisque c’est du fait du

comportement de son épouse que le verdict a été prononcé!.

On nous dit donc que Shéhérazade, secondée par sa jeune

soeur, Dinarzade, qui l’accompagne au palais, trouve toujours un

prétexte pour interrompre une histoire commencée de façon

à ce que le Sultan sursoie à la régle qu’il s’est imposée.

Mais ce que l’on néglige de signaler et qui pour nous est

hautement significatif est le mode d’interruption qui va

s’appliquer.Et c’est celui-ci qui est reprise encore et encore

avec d’infimes variantes d’une fois sur l’autre : en voici

quelques échantillons édifiants:

-Sire, dit en cet endroit Scheherazade, le jour  que je vois

m’empêche  de passer à l’histoire du second calender(sic)

mais, si  Votre Majesté veut l’entendre demain, elle n’en

sera pas moins satisfaite que de celle du premier. Le

sultan y consentit  et se leva pour  aller  tenir son conseil »

autre occurence:

- Scheherazade  allait continuer  mais,  s’apercevant  qu’il

était jour, elle mit fin à son  discours. Elle le reprit , la nuit

suivante…. »

-Scheherazade, en cet  endroit , s’interrompit  pour

avertir  le sultan des  Indes que le  jour  paraissait  et elle

demeura dans le silence. La nuit  suivante, elle reprit  ainsi

son discours’

-La sultane Scherazade qui s’aperçut  à ces derniers mots

que le jour paraissait,  cessa de parler et garda le silence.

Elle reprit la suite de l’histoire  la nuit suivante etc

Galland dans un Avertissement va interrompre le

procédé;

« Les lecteurs des deux premiers volumes  de ces volumes ont

été fatigués de l’interruption  que  Dinarzade  apportait à

leur lecture. (..) On trouve de ces contes en  arabe où il

n’est parlé  ni de Scherazade (…) ni de distinction par nuit.

Cela fait voir  que  tous les Arabes  n’ont pas approuvé la

forme que cet  auteur leur a donnée et qu’une infinité se

sont  ennuyés de ces répétitions qui sont à la vérité très

inutiles. On avait voulu s’y conformer  dans cette

traduction mais (…)on y a trouvé des difficultés  si grandes

qu’on a été obligé de ne s’y plus  arrêter. On est bien aise

cependant  d’avertir  encore les lecteurs  que Scheherazade

parle  toujours sans  être interrompue »

Selon nous, les Mille et Une nuits véhiculent ainsi  un module  qui

nous renvoie à une très ancienne tradition  dimorphique,  du fait de ce qui n’est peut être qu’un

emprunt de  circonstance, ce qui semble avoir échappé aux chercheurs. (cf  Rima  Labban, Les figures mythiques dans les Mille et Une nuits,  Ed  L’Harmattan 2013,   Les mille et une nuits dans les imaginaires croisés, in Cahiers d’Etudes Maghrébines; n°6-7, Cologne, 1994, présentation Lucette  Heller-Goldenberg))

Le fait en effet que le récit se suspende avec l’arrivée du jour n’a rien d’insignifiant et semble avoir été occulté par l’idée de la ruse

de Shéhérazade. Or, cette ruse ne fait sens que selon un certain contexte très particulier, qui relie selon nous les femmes au  monde

de la nuit, ce qui n’est pas sans évoquer pour nous la question des vampires. Il ne semble pas que les historiens des vampires aient

intégré dans leur corpus les Mille et Une Nuits.

Or,  qu’est-ce qui oblige Schéhérazade à suspendre son histoire de façon abrupte au lever du soleil, argument que le sultan

entérine sans la moindre difficulté comme s’il s’agissait d’une évidence? Selon nous, cette pratique renvoie à la condition des femmes,

population qui  est très présente au tout début du dit « recueil » et qui a un mode de vie séparé. Les vampires aussi  voient arriver

le jour comme instaurant une sorte de barrière infranchissable.  On note d’ailleurs que l’ouvrage de Dom Augustin Calmet,  Dissertation sur les Vampires  . ( Présenté  par Roland Villeneuve,   Ed.  Jérome Millon  1998) est contemporain de la mode des Mille et

Une Nuits en France. étant paru en 1751. (cf  Colloque de Cerisy,  Les Vampires, Ed  Albin Michel, 1993. Un  autre indice de cette

mode de l’immortalité en ce premier XVIIIe siècle   concerne le Comte de Saint Germain , personnage qui semble voué à l’immortalité (cf Serge Hutin, L’ésotérisme de l’Histoue. De l’atlantide aux Etats Unis, de Cagliostro à Mary Poppins, Diffusion Rosicrucienne  2002, pp. 109  et seq, qui en dépit de

sa large culture ne semble pas avoir abordé la problématique  Schéhérazadienne)

Si nous nous référons à la thèse des deux humanités qui cohabitent, on dira que l’une avait un mode de vie diurne et l’autre un

mode de vie nocturne, plus lié à la parole puisque dans l’obscurité on ne peut communiquer et faire acte de présence que par le biais

du son. A quoi tenait  cette vie circonscrite dans les « cavernes » et  s’interdisant d’aller au grand jour?  Peu importe!  On peut

supposer par exemple qu’elle s’y trouvait réfugiée, reléguée du fait de périls qu’elle ne pouvait affronter alors que l’autre humanité

n’avait pas ou plus  eu à subir ce modus vivendi. On retrouve d’ailleurs les réminiscences d’un tel comportement dans l’inclination

des femme à communiquer de façon persistante; attachant d’ailleurs moins d’importance à ce qui est dit qu’à la marque d’un vivre

ensemble.

Les  histoires de vampires  dont les Mille et Une Nuits seraient une expression remarquable véhiculent cette idée  d’un

dimorphisme, d’une humanité paralléle. On peut aussi trouver des allusions à cette dualité dans le récit de la Création. On nous objectera probablement que ces deux humanités comportaient à l’origine une population mixte. Pour en arriver à la symbiose actuelle qui fait cohabiter les deux ensembles, il aura fallu des aménagements (cf les ouvrages de Zecharia Sitchin et précédemment de Jean Sendy, à partir de Gilgamesh et de la Bible). En effet, pour nous, l’intérêt de l’histoire de Shéhérazade tient à l’accent mis sur

le comportement féminin. C’est la femme qui se régle selon l’avénement du jour et qui reprend son propos la nuit venue. On a là

un maillon manquant qui permet d’associer les femmes avec les vampires en dépit de l’image d’un Dracula. Ajoutons que la mort est

un vecteur récurrent qui traverse  tout le corpus des Mille et Une Nuits. Schéhérazade, d’une certaine façon, est immortelle, en

ce qu’elle ne cesse d’échapper à une fin pourtant annoncée. (cf  S. Hutin,   L’esotérisme de l’Histoire, op. cit. pp 381 et seq « La mort

vaincue »)

Rappelons  cette définition du vampire (cf F. Lacassin, Intr. Vampires. Une anthologie, Ed Barthillat 2008, p. 8): « C’est au siècle des

Lumières que les vampires sont sortis des ténébres (..) « Le vampire (…) est simplement un humain qui s’affranchit de la loi commune. Placé devant les portes de la mort, il  retarde pendant des siècles l’obligation de les franchir, en sortant chaque nuit de sa tombe pour sucer le sang des vivants »  Or; l’histoire de Schéhérazade est bien celle  de quelqu’un qui parvient à « retarder » indéfiniment une

échéance  fatale.

 

 

 

 

 

JHB

30 06  14

Publié dans FEMMES, Médecine, PSYCHOLOGIE, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Dimorphisme de l’espéce humaine

Posté par nofim le 28 juin 2014

La  véritable dimension du dimorphisme de l’Humanité

par  Jacques Halbronn

 

En 2003,  il a été établi que l’Humanité était constituée de

deux espéces bien distinctes,  l’homo sapiens et l’homme de

Neanderthal.Commennt ces deux espéces ont fusionné reste

un mystère mais les faits sont là. Ce qui nous intéresse tient

à ce que cela vienne recouper ce que nous avons pu

signaler précédemment  et qui  recoupe d’ailleurs la théorie du

genre. L’astrologie, sous un tout nouveau « design »

vient donner une dimension singulière à ce dimorphisme

propre à l’Humanité. Les deux axes de notre approche du

dimorphisme sont d’une part le rapport au langage (sous

sa forme visuelle ou sous sa forme orale)  et de

l’autre le rapport aux signaux (célestes), par delà le critère

anatomique qui n’est aucunement spécifique à l’Humanité,

quant à lui. Car pour nous le dimorphisme de l’Humanité

n’est pas réductible à celui d’autres espéces animales.

 

I  Le dimorphisme au prisme de la sensorialité

Notre travail sur la psychosociologie sensorielle

(cf l’Astrologie Sensorielle, in Cosmopolitan, janvier 1977) est

le socle sur lequel nous avons constitué notre propos sur

le dimorphisme d’une humanité hybride et fonction d’une

ancienne symbiose.

Nous suggérons donc d »engager  au plus vite des recherches

dans ce sens car il s’agit là d’un enjeu majeur pour

l’Humanité au niveau d’une exigence conscientielle qui

devrait caractériser le XXIe siècle.

Ce qui est à établir et à valider concerne la thèse suivante:

les femmes se comportent comme si nous vivions dans

l’obscurité, ce qui est devenu encore plus absurde depuis

l »expansion des systémes d’éclairage.  Or, ce trait ne s’observe

pas chez les hommes dans la même mesure, ce qui s’expliquerait

par un atavisme qui ne s’inscrit pas dans une culture des

ténébres. Vieux débat d’ailleurs que cette dualité lumière-

ténébres (chez Zoroastre/Zarathoustra par exemple, dans les

Manuscrits esséniens  de la Mer Morte mais aussi chez

Platon avec le mythe de la caverne).

.Notre réflexion s’interroge sur le rôle de l’oralité en termes

de communication. Pourquoi parlons-nous,  utilisons-nous

notre bouche pour  dire des choses sans passer nécessairement

par le visuel, la gestuelle? En bon ockamien que nous

sommes, nous pensons que le plus souvent l’on parle pour

ne rien dire, que la parole orale n’est pas « nécessaire ». Or, entre

femmes, la parole est perçue comme un marqueur essentiel de

la présence à l’autre. Parler, c’est indiquer, signifier que l’on

est là.  Mais quand les gens se voient, ont-ils besoin d’en

passer par là? Seule l’obscurité qui anéantit le visuel peut

justifier le passage par la parole car celle-ci est une énorme

dépense d’énergie et en ce sens n’est pas du tout écologique

tant pour l’émetteur que pour le récepteur. La parole est

en fait une nuisance sociale.

Nous avons pu en efffet remarquer que la parole empéchait

les personnes qui la subissaient de se concentrer mentalement.

Quand autour de nous « ça » parle, notre capacité de réflexion

s’en trouve atteinte et notre attention à ce que nous faisons

en devient plus superficielle. En ce sens, la cohabitation

entre hommes et femmes, dans un même espace,

fait bel et bien probléme. Mais surtout, le rapport des femmes

à la parole est anachronique et décalé par rapport à la

réalité technologique la nuit et encore plus absurde en plein

jour.

D’ailleurs, nous ne sommes pas anatomiquement

équipés pour nous protéger  du bruit, ne pouvant « fermer »

nos oreilles comme on peut le faire pour nos yeux, grâce

à nos paupières  à moins de nous servir de nos mains et donc

de nous empêcher de nous en servir par ailleurs. On peut

fermer sa bouche mais pas son nez, sauf encore une fois en

recourant aux mains.

La seule chose qui puisse justifier, par conséquent, le fait

de parler de façon incessante ou récurrente, c’est le fait de

ne pas voir, soit parce qu’il ne fait pas clair, soit parce que

l’on n’a pas une bonne vue. C’est un certain modus vivendi

qu’instinctivement les femmes assument sans que cela

soit le plus souvent justifié. C’est un savoir vivre d’un autre

temps: on « fait la conversation ».  Celui qui ne parle pas

se cache, inquiéte, ne se signale pas, quand il n’y a pas de

visibilité. Dis mois comment tu te comportes et je te dirai

d’où tu (pro)viens! En ce sens, hommes et femmes ne

viennent  pas, comme dirait John Gray, de la même

« planéte ».(sans référence ici à l’astrologie)

Nous dirons donc que les femmes descendent de l’espéce

humaine qui vivait sans lumière. Nous n’aborderons pas

ici les conditions de la symbiose qui s’est produite et qui

a abouti à ce que les garçons, en régle générale, descendent

d’une autre humanité que les filles. C’est toute la théorie

du genre qui est à repenser et il est notamment intéressant

d’étudier le rapport des enfants à l’obscurité et à la parole.

 

 

II  Le dimorphisme au prisme de la cyclicité.

L’autre volet de notre dossier  concerne la question des

phases que nous avons qualifiées  de « vénusienne » et de

‘martienne ».

La phase vénusienne est plus  favorable aux activités qui

correspondent aux compétences des femmes et la

phase martienne mettrait plus en valeur les hommes.

Rappelons- en ici les grandes lignes: la phase Vénus

est le début, l’amorce  d’un cycle et la phase Mars son

aboutissement,  sa finalité. Donc là encore, le dimorphisme est

flagrant.

On trouve là encore un critère d’habitat. Les femmes sont

plus faites pour des espaces restreints et les hommes pour

des espaces plus vastes, ce qui  recoupe la question de l’ouie

(sens de proximité et passant par un langage spécifique

propre à un groupe bien défini, notamment dans des

régions de relief difficile où les populations communiquent

peu entre elles) et de la vue (panoramique)

Selon notre théorie cyclique, le temps aurait été ainsi

réparti entre un temps  féminin et un temps masculin.

Le temps féminin est symbolisé par le taureau et par les

gémeaux (iconographie d’un couple) , deux « signes »

qui évoquent la fécondité, le couple alors que le temps masculin

l’est par l’archer (scorpion, sagittaire) mais aussi par la mise

à mort du cochon/porc (iconographie automnale qui n’est

pas sans évoquer  une scéne de crucifixion). Le symbole

du porc a disparu de la symbolique zodiacale  mais on la

retrouve dans le zodiaque chinois (sanglier). Les animaux

domestiques finissent par être abattus à la mauvaise saison.

Ces deux phases sont des occasions de confrontation entre

les deux sexes, les hommes voulant unifier un monde

vénusien très compartimenté et les femmes revendiquant

des relations de proximité, une décentralisation, ce qui tend

à la multiplicité..

Comment, face à un tel ensemble de données  croire encore

que l’on puisse nier un tel dimorphisme qui correspond à une

forme de complémentarité instaurée comme il est dit dans le

Livre de La Genése (cf les travaux de Jean Sendy et de

Zachariah Sichtin)?

JHB

28. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, HISTOIRE, machine, Médecine, RELIGION, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

Astrologie et mythologie: le cas Uranus

Posté par nofim le 23 juin 2014

Uranus  et les valeurs vénusiennes, en Astrologie

par  Jacques  Halbronn

 

Le cas d’Uranus en Astrologie contemporaine nous a toujour semblé assez étonnant, ce qui ne serait pas pour surprendre au regard de

ce que l’on a coutume d’écrire dans les modernes manuels d’astrologie. On en fait la planéte du changement mais aussi de la technologie,

de l’individualisme mais aussi de la dictature. Tout cela semble tenir à l’époque de sa découverte mais surtout de celle de ses premiers

interprétes qui eurent ligne de mire la Révolution et Bonaparte/Napoleon. (cf La vie astrologique il y a cent ans, Ed Trédaniel 1992)

Si le contexte qui combine révolutions politiques et industrielles peut rendre compte d’une telle mosaïque, il n’en reste pas moins

que psychologiquement, ce qui est du domaine de la technologie est peu compatible avec l’affirmation de la liberté et de l’individualité. (cf

les Temps Modernes de Charlie Chaplin et le taylorisme). Ajoutons que cet astre est généralement associé au signe du verseau, qui est un

signe d’Hiver (parce que Saturne qui le précéde est domicilié en capricorne et qu’il est exalté en scorpion parce que Saturne l’est en

balance). De fait, il n’est pas exclu que l’on ait connu Uranus dans l’Antiquité puisqu’il est (difficilement) visible à l’oeil nu. (cf Clefs

pour l’Astrologie, Ed Seghers 1976). Du fait du lien ainsi posé entre Uranus et le Verseau, ce signe s’en est trouvé singulièrement

« uranisé alors même que sa dimension hivernale fait songer à une forme d’hibernation peu compatible avec la force d’excitation

associée par nos modernes astrologues avec Uranus!

Au vrai, il y a une dimension « solaire » dans ce qu’on dit d’Uranus et Napoléon était un personnage solaire qui peut géner vu

qu’Uranus est placé en verseau  à l’opposé du soleil en lion.

Mais le plus génant n’est pas là. Comment peut-on affirmer que les anciens astrologues étaient incapables de formuler dans le langage

astrologique qui était le leur des siècles durant et ce bien avant 1781, date de la découverte ou redécouverte d’Herschell (d’où le H de son

glyphhe) alias Uranus, père de Saturne.? Si l’on prend la théorie des Grandes Conjonctions (Albumasar IXe  siècle), il est clair que

la succession des rencontres de Jupiter avec Saturne était un marqueur de changement. On parle ici non pas d’une planéte mais d’une

combinatoire de planétes comme il est des sons qui combinent plusieurs touches sur un piano mais qui ne correspondent pas à une touche

en particulier. Bien plus, nous pensons que tout changement de phase, de cycle a une dimension uranienne et n’exige donc pas

la présence d’Uranus. Or de nombreux astrologues actuels s’efforcent par tous les moyens de trouver un lien avec Uranus dès lors qu’il s’est produit quelque chose de surprenant, d’inattend alors même que toute cyclicité împlique du changement, quels que soient les astres

concernés.

Mais allons plus loin, au vu de nos propres travaux sur l’Astrocyclon. On peut se demander si certains traits propres à certaines planétes

n’ont pas été réaffectés à Uranus tout comme certains signes , puisqu’il fallait bien  redistribuer, redécouper le gâteau astronomique entre un plus grand nombre de convives /planétes.

Dans notre systéme cyclique, nous opposons le temps de Mars à celui de Vénus. Mars est la force du collectif – on meur pour la patrie- alors que pour nous  Vénus est  un facteur d’individuation, de multiplication des cas particuliers, des idiosyncrasies. Vénus, en effet,

selon nous, favorise  la floraison de petites entités, qui vont se juxtaposer sans fusionner entre elles. Il reviendra à Mars, le moment

vénu, de brasser, de fusionner  (comme dans une forge) autant de subdivisions.

Ainsi, nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher ce qu’on nous dit d’Uranus à ce que nous pensons, quant à nous, de Vénus, dans son

rapport dialectique avec Mars. Et l’on voit que l’on n’aura pas attendu la découverte tardive d’Uranus pour gérer une telle alternance que

l’on retrouve peu ou prou avec Soleil-Lune comme avec Pluton-Proserpine.

Ajoutons que s’il était logique d’appeler  Uranus la planéte au delà de Saturne, en revanche, on voit mal pourquoi au delà d’Uranus, devrait se trouver Neptune qui est un des fils de Saturne. Pour ne pas parler de Pluton, un autre frère de Jupiter.  Probablement, ne s’attendait-on

plus à trouver de planéte au delà d’Uranus; Ce n’est qu’en 1846 que Neptune fut baptisé. Toute cette affaire des planétes

trannsaturnienens est assez fâcheuse (malgré les tentatives de Jean-Pierre Nicola pour constituer un groupe de trois

transsaturniennes, au sein de son « RET »). La mise sur la touche de Pluton (après celle de Vulcain, un siècle plus tôt, montre bien dans quelle galère les astrologues se sont embarqués.

En bref, quand nous entedons « décrire » Uranus, nous ne pouvons désormais de songer à Vénus qui incarne une certaine forme

de résistance à la loi « martienne » et revendique vivement le droit de chacun à être différent, ce qui nous semble une revendication

typiquement féminine et qui se prête mal à l’établissement de lois générales qui forcent la réaliré à rentrere dans le moule au forceps.

D’ailleurs, dans la mythologie, il y a bien  un lien entre Vénus et Uranus. » Quant au sexe d’Uranus, rejeté à la mer, il aurait donné naissance à la déesse Vénus. » (Wikipedia), nous dit-on. (cf Naissance de Vénus par Botticelli).

Insistons sur ce point: il n’y a pas de planéte du changement, il y a des aspects de changement, de tension (cf nos derniers textes à ce

sujet) et le changement c’est précisément le passage du Yin au Yang ou du Yang au Yin. L’idée d’une planéte du changement est

une totale incongruité.

 

 

JHB

23. 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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