Astrologie individuelle et cycles planétaires

Posté par nofim le 16 juin 2014

  • Les cycles planétaires dans le thème personnel

par  Jacques Halbronn

Saluons le Manuel pratique d’Astrologie de Didier Colin (Ed.

Hachette,pp. 38  et seq)paru en 1998 et qui a le mérite de  ne pas tomber

dans certains excés: « Peut-on envisager d’ajouter une note de

musique aux sept notes existantes? -(..) Il fallut bien caser

(les transsaturniennes)quelque part dans le Zodiaque mais

cela fut fait  arbitrairement par des astrologues qui ne se

soucièrent absolument pas des sources  historiques et du

support mythique de l’astrologien( Les 7 planètes) suffisent

amplement à l’apprenti astrologue puis à l’astrologue

praticien pour comprendre et donner son interprétation du

thème astral d’une personnalité ou de la carte du ciel d’un

événement d’ordre collectif (Les transsaturniennes) ne

sauraient  être à la base d’éléments d’investigationn et de

réflexion essentiels à la bonne compréhension d’un thème

astral. Cette mise au point me semble absolument

nécessaire afin que l’apprenti astrologue(..) s’imprégne

bien des grands principes fondamentaux sur lesquels

repose l’astrologie et qu’il ne  se laisse pas séduire ou

égarer par certains astrologues modernes qui, en

ajoutant tels ou tels événements  à la structure du

Zodiaque  et à son fonctionnement  engendrent un

grand désordre et sément la confusion (..) Ni Uranus,

ni Neptune, ni Pluton  pris isolément  n’exercent une

influence dominante », Colin en parle comme d’un « tout

cohérent »

On notera qu’alors que l’astrologie est fortement marquée

par les combinatoires entre planétes, on a du mal à

comprendre en effet pourquoi il faudrait intégrer d’autres

planétes alors qu’il vaudrait mieux approfondir

l’interprétation des relations entre deux planétes ou plus

sans avoir à recourir à des astres supplémentaires inconnus

des anciens. Cela nous fait penser à cette tendance dans

certaines langues à emprunter des mots nouveaux au lieu

de se servir au mieux  des mots déjà existants.

C’est une autre voie qu’a suivi Yves Lenoble avec son usage

des ‘ «  révolutions synodiques », à savoir le temps mis pour

un « cycle planétaire » (de deux astres) d’une conjonction à

la suivante. Cela va de la conjoncion Lune-Soleil (29 jours)

à la  conjonction  Neptune-Pluton (492 ans). Il propose de

partir des conjonctions du thème natal et d’étudier les dates

de leur reformation (ce qui ne vaut que jusqu’à Saturne-

Uranus,  45 ans à l’échelle d’une vie humaine). Cette

méthode permet de fixer des échéances calculées à partir d’un

thème donné (naissance d’une personne, d’une République

etc) au lieu d’autres techniques comme les directions  et

progressions mais évidemment, cette méthode ne pouvait

guère s’appliquer avant que l’on ne découvrît les

transsaturniennes qui s’inscrivent dans plus de la moitié

des « révolutions synodiques » dont se sert Lenoble lequel

déclare qu’il applique l’astrologie mondiale à l’astrologie

individuelle.

Nous souscrivons, pour notre part, à certaines propositions

de ces deux chercheurs en astrologie mais nous pensons qu’ils

ne sont pas allés assez loin. Nous préconisons une astrologie

s’articulant sur une seule planéte. Contrairement à ce

qu’affirme  Yves Lenoble, il n’est nullement nécessaire de

disposer de deux planétes pour constituer un cycle. Il est

vrai que Lenoble fait l’impasse sur les étoiles fixes royales

tout en affirmant qu’il est utile de tenir compte des acquis

des siècles passés. Peut être pense-t-il que d’un point de vue

astronomique, les étoiles ne font pas partie de notre

systéme solaire mais pour nous le critère essentiel est la

visibilité à l’oeil nu, ce qui englobe les étoiles mais exclue

les planétes comme Neptune ou Pluton.

Par ailleurs,  si l’on accepte le programme d’une corrélation

entre astrologie mondiale et astrologie individuelle, nous

ne pensons pas qu’il soit absolument nécessaire de se servir

du thème astral personnel, auquel restent fortement

attachés nos deux auteurs, en dépit de leurs divergences. Il

y a là un obstacle épistémologique (Bachelard). La solution

que nous proposons est bien plus simple et on peut parler

d’une astrologie non ptoléméenne comme on parle d’une

géométrie  non euclidienne (Lobatchevsky, Riemann) qui

ne se sert ni de tout le septénaire, ni du thème astral, et

bien entendu ni des transsaturniennes. On débouche ainsi

sur une autre astrologie mais qui est en fait, selon nous

conforme  à l’astrologie des origines.

Ce que nous reprochons au modéle proposé par Lenoble, c’est

qu’il ne traite pas d’un vécu collectif. En effet, sa méthode

s’inscrit dans le cadre des « transits », si ce n’est qu’elle ne

retient- du moins en priorité- que les transits formés par deux

planétes et non par une seule. Or ces transits varient d’un

thème à l’autre et ne garantissent pas un événementialité

commune et partagée. On est donc loin d’une philosophie

de l’astrologie mondiale et l’on reste avec Lenoble axé sur

le thème personnel, ce qui correspond à une certaine

obnubilaton du client sur son petit égo, souvent frustré dans

l’enfance, d’où les tentations de l’astrologie karmique qui

soumet tout à des enjeux individuels.(cf notre interview

avec Dorothée Koechlin de Bizemont, sur You Tube)

Pour en revenir à l’ouvrage (p. 74) de Didier Colin, force est de

constater la perpétuation de lieux communs notamment

autour du signe du bélier (cf aussi la vidéo de Véronique

Agranier, sur You Tube): « L’effort  et l’élan nécessaires aux

jeunes pousses pour qu’elles apparaissent et que les

bourgeons soient enfin visibles, sont deux qualités

inhérentes au premier signe du zodiaque qui révélent en

effet l’effort  pour naître, pour apparaître et l’élan vers la

vie (…) C’est le signe pionnier du zodiaque etc ».

Nous avons amplement montré que le bélier n’est jamais

qu’un mouton voire un agneau et qu’il était voué au

sacrifice : il y a quelque chose de christique dans ce signe qui

serait plutôt le dernier que le premier signe, le signe de la

mort, de l’immolation tout comme la maison VIII était

initialement la dernière maison ou comme Saturne la

dernière planéte (représenté comme un vieillard).  C’est

le taureau solaire de Mithra qui est la marque du

commencement et les astrologues chatrent le taureau

pour en faire un boeuf alors qu’ils tentent déséspérément

de faire de l’agneau un taureau (corrida).

L’avantage des cycles de Lenoble, c’est qu’ils  n’accordent

guère, en principe, d’importance à la symbolique zodiacale puisque les

conjonctions se forment d’une fois sur l’autre dans des

signes différents ( ainsi Jupiter et Saturne se conjoignent

dans des signes qui sont en trigone, à 20 ans d’intervalle).

Autre point important, hérité du « cycle planétaire » des frères

Barbault, les cycles ne sont pas solidaires entre eux et peuvent

être appréhendés au regard de leur retour dans le temps et

non de leurs interactions .

 

 

 

 

 

le Bélier

 

 

 

 

 

 

.

 

 

.

 

 

 

 

 »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le nivellement par le bas, syndrome de décadence

Posté par nofim le 16 juin 2014

Les risques de nivellement par le bas

Panem  et Circenses ou la Culture populaire dominante

par   Jacques  Halbronn

 

La malbouffe et ce que nous avons appelé la mal-culture

sont les deux mamelles du nivellement par le  bas qui

consiste à empecher les plus doués des membres d’un

certain groupe à se faire reconnaitre comme tels. Ce

nivellement conduit à un certain sentiment d’égalité

entre hommes et femmes. La thèse que nous développons

est d’ordre cyclique. Il  y aurait des périodes marquées par

un tel phénomène et d’autres qui le voient refluer.

Un  exemple illustrera notre propos sur le nivellement, celui

de la multiplicationdes cranes rasés, mode  qui permet

aux cheveux les plus courts de ne pas se distinguer  des plus

longs.

La malculture perpétue des modes alimentaires, par  exemple,

qui devraient etre exclusivement réservées  aux couches

sociales les plus défavories mais qui  au nom de la « Culture »

font partie des habitudes et des références. En effet, ce qu’on

appelle le patrimoine gastronomique est presque toujours

un élément de la table du « pauvre », avec des produits qui ne

sont pas frais et qui se conservent longtemps. Il est étonnant

de devoir observer qu’en France, au printemps, tant de gens

continuent à manger selon un tel modéle de pénurie qui n’a

aucune justification, consomment notamment du pain, des

pattes, de la semoule, des pommes de terre (frites) au lieu

de viande, des gâteaux au lieu de fruits de saison. On est en

pleine schizophrénie. En fait, les gens ont une tendance à

se procurer ce qui coûte le moins cher et la mauvaise

alimentation chasse la bonne. Selon nous, les marchands

de produits finis (restaurants, boulangerie-patisserie)

perpétuent une tradition de nourriture de masse héritée

du « panem et circenses » romains, de soupe populaire. Mais même

à la maison la mabouffe   a  droit de cité et c’est le régne des

surgelés et des pizzas.

La Malculture est une culture au rabais dont la malbouffe

est un des fleurons, au nom d’une culture alimentaire

traditionnelle.  Mais si le pain des Romains est la malbouffe,

la télévision est le cirque.

Le public n’a plus droit qu’à une culture réchauffée et non pas

en live et là encore même ceux qui en auraient les moyens s’en

contentent. On ira ainsi entendre jouer des oeuvres des

siècles derniers plutôt que contemporaines.

Le nivellement par le bas passe aussi par des emplois peu

qualifiés où les gens sont interchangeables et pourraint être

attribués au hasard, par le moyen d’une sorte de loterie.

Au niveau mondial, la langue anglaise est le type même d’une

langue frelatée, hybride,  préférée au français qui est une langue

de bien meilleure qualité.

Tout est fait pour empêcher ceux qui ont des potentialités

supérieures de sortir du rang et la sélection s’opère selon

des critères qui ne sont pas pertinents.  La médiocrité est

triomphante.

Pourtant, comme nous le laissions entendre, il existe une

cyclicité qui périodiquement remet les pendules à l’heure. Il

s’agit d’un cycle astronomique de 7 ans divisé en

deux « mi-temps » de 3 ans et demi.(conjonction et disjonction)

La phase dite « disjonctionnelle »  tend à effacer tout ce qui a

pu se stratifier, se scléroser pour pouvoir reprendre un

nouveau cycle. Mais au bout de 3 ans et demi,  l’on retombe

dans une framentation, une segmentation du monde, un

rétrécissement des échelles, que l’on pourrait comparer avec

une multiplicité qui ne convergera qu’au bout d’un certain

temps. La « conjonction » est le stade d’une humanité enfant,

(Bachelard). La disjonction permet, en revanche, de se

sevrer  du passé et de construire

 

 

JHB

16 06 14

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Zodiaque et Société

Posté par nofim le 15 juin 2014

Zodiaque et anthropologie

par  Jacques  Halbronn

 

L’erreur commise par la plupart des commentateurs du

Zodiaque (cercle des animaux)  tient au fait qu’ils s’imaginent*

que le choix des animaux, notamment, serait d’ordre

allégorique.

On entend ainsi (cf Véronique  Agranier, sur You Tube,

15 06 14) dire que le bélier est l’expression du début du

printemps. En réalité, ce qui importe, c’est ce que font les

hommes de cet animal qui n’a d’ailleurs  nullement vocation

à  représnter cette saison. Le bélier, ou le mouton ou mieux

encore l’agneau (cf la   fable de La Fontaine « le loup et

l’agneau) est voué à l’immolation sur l’autel, à la mort, au

sacrifice. Evidemment de nos jours, nous sommes moins

familiarisés avec de telles pratiques mais  il est clair que

le bélier, l’ovin, appartient non pas au printemps mais bien

à l’hiver. Il n’est pas le premier signe du printemps mais bien

le dernier de l’hiver. Il n’est pas étonnant que deux signes

« armés », le scorpion (qui désigne à Babylone l’archer et non

l’animal) et le sagittaire soient des signes d’automne, saison des

mises à mort (cf les Travaux d’Hercule, comme le Sanglier

d’Erymanthe, les oiseaux du Lac de Stymphale etc). Les signes

humains dans le Zodiaque,  a contrario, ne sont jamais liés à

des mises à mort  si ce n’est du côté du bourreau. C’est ainsi

que le signe des Gémeaux ne décrit aucunement le cycle

saisonnier en soi mais le fait que ce soit en Mai que les

sociétés aient instauré  les rencontres entre jeunes gens. Mai,

le mois des amours, des amoureux. Les Gémeaux qui sont

souvent  représentés comme un couple enlacé sexuellement;

(cf les enfants des planétes, en l’occurrence de Vénus)

.Il est donc tout à fait vain de voir dans le Zodiaque une

représentation de la Nature en soi alors qu’il s’agit d’une

cyclicité des pratiques sociales, socio-économiques.

(cf aussi Didier Colin, Manuel Pratique d’astrologie, Ed

Hachette 1998). Les cathédrales  reprennent ces « travaux »

successifs dont les signes zodiacaux sont isssus.(cf.Christian

Fages sur Zodiaque et Chrétienté). L’animal

n’est pas là pour incarner une saison en soi mais ce qui

correspond dans les activités humains à une saison. Le

taureau (bovin, boeuf, vache, veau) n’est pas censé

représenter ce qui se passe dans la nature au printemps mais

l’usage que les hommes en fonest alors.

Rappelons que le fait que l’astrologie fasse appel à un tel

symbolisme n’implique pas nécessairement qu’elle soit dans

son mode de repérage à caractère tropicaliste. Il s’agit avant

tout d’un mode de signalisation cyclique parmi tant d’autres,

d’un « exemple » ni plus ni moins à  ne pas prendre à la

lettre..

Un autre exemple concerne le Feu que nombre d’astrologues

associent volontiers à l’Eté. Or les hommes n’ont pas besoin

de feu en cette période de l’année. Et l’iconographie des

mois place le feu en hiver avec notamment des cheminées.

Didier Colin a donc tort d’associer le Feu à l’Eté et non à

l’Hiver car toute l’iconographies des mois (cf Les Très Riches

Heures du Duc de Berry mais aussi le mois de janvier dans

le Kalendrier des Bergers) situe le feu en hiver car c’est en

hiver que les hommes en ont besoin et non en Eté, le feu n’est

pas le soleil mais un substitut au Soleil en exil.

En fait, il n’est guère conseillé aux astrologues (exercice

auquel se livre Véronique Agranier) de commenter le

Zodiaque. On peut penser d’ailleurs que le signe du Taureau

ou celui des Poissons ou de la Vierge sont, quant à eux, des

allégories des dieux , respectivement Apollon (avec le

culte de Mithra), de Neptune et de Cérés, deux divinités ne

correspondant à aucune planéte du Septénaire, connu dans

l’Antiquité (cf Manilius). De même, le syncrétisme du

Zodiaque est -il aggravé par la présence du  tétramorphe

dont fait d »ailleurs partie le taureau mais aussi le lion, l’aigle

(cf  le Symbolisme de l’Aigle, Volguine), remplacé par le

Scorpion (ce qui vient brouiller les pistes, cf supra)  et

l’Homme (le Verseur d’Eau mais aussi lié à la scéne du

banquer hivernal, que l’on retrouve dans l’arcane I du

Bateleur). En effet, le début de l’année ici n’est pas tant situé

à l’équinoxe de printemps qu’au solstice d’Hiver (Noël) qui

correspond à une reprise après cette nuit la plus longue.

Quant à la question des aspects, on a du mal à comprendre

comment les signes cardinaux pourraient-ils être en

conflit entre eux  (cf Colin, op. cit, p. 255)/ Dire que le sextile

et le trigone sont des « bons » aspects mériterait une

explication. Nous pensons qu’il s’agit là d’une théorie

tardive liée à la permutation de l’exaltation des luminaires due

à la précession des équinoxes. Croyant bien faire, certains

astrologues auront déplacé le soleil initialement exalté en

taureau dans le signe précédent du bélier et par voie de

conséquence, ils mirent la Lune en taureau, à la place, d’où

une permutation. Ils auraient du poursuive lorsque le point

vernal n’était plus dans la constellation du bélier mais

entre temps, la tradition s’était cristallisée et figée et on

en resta là.

Or, cette permutation aura eu des effets considérables

puisque l’aspect de carré qui séparait les deux positions du

soleil en taureau et en lion et les deux positions de la Lune

en bélier et en cancer, va aboutir à un aspect de trigone

(Bélier-Lion, 90 plus 30) et de sextile (Taureau-cancer,

90 moins 30). Ce nouveau état va contaminer par la suite

tout le systéme des aspects et se figer alors même que la

précession demanderait de nos jours un nouvel ajustement

et donc l’abandon du sextile et du trigone qui ne sont

que des déviances par rapport au carré. En ce sens, il y a

là une pathologie de l’épistémé, une dégénerescence du

savoir.

Un autre point nous frappe à savoir le hiatus entre le

discours sur la cyclicité saisonnière qui implique un vécu

partagé dans la synchronicité  et la théorie du thème natal

qui déconnecte de facto l’individu du collectif. L’astrologie

joue ainsi sur deux discours, sur deux tableaux. D’une part

une représentation du monde qui délivre un message de mise

en accord de l’homme avec la Nature et de l’autre la pratique

tardive du thème natal qui va « mixer » les signes, les planétes,

les maisons, qui sont à la base sous-tendus par des cyclicités

pour en faire un brouet immonde.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

15 06 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

15 06 14

 

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Le poids des savoirs passés et la création

Posté par nofim le 14 juin 2014

 

La culture comme obstacle au renouvellement

par  Jacques  Halbronn

 

La culture peut -elle nous empêcher de nous ouvrir au présent et au futur? Il est clair que ce que nous savons fait obstacle à notre

réceptivité au monde même si quelque part, cela nous permet de capter ce qui se passe autour de nous. Quel dilemme!

On peut être créatif  et créateur et préférer se distraire avec  des choses anciennes, ce qui ne va pas sans quelque tiraillement, quelque

écartélement. Il est vrai que la culture rapproche les gens alors que la créativité tend à les séparer. Nous avons déjà souligné dans de

précédents textes, que le handicap  générait du lien social car le handicap nous conduit à suivre des formations, à acquérir  des

techniques, ,donc à avoir des maîtres et des condisciples, Or, celui qui se débrouille tout seul, qui est auto-suffisant ne tisse pas ces mêmes relations mais sera lui même à terme un ciment social du fait de l’influence qu’il exercera s’il est véritablement un pionnier et

non un clone.

Il y a plaisir à jouer avec sa mémoire, à raviver des souvenirs, à se retrouver en terrain de connaissance mais c’est là un plaisir

que l’on s’accorde, sur le plan artistique ou sur le plan gastronomique, touristique, linguistique mais qui reléve de la distraction, du

divertissement ( Blaise Pascal). Or, selon nous tout plaisir que l’on s’accorde n’est qu’un palliatif à un probléme que l’on cherche à

oublier, ne serait-ce qu’un moment. Se faire plaisir, « du bien » ne résout pas  ce qui ne va pas par ailleurs, ce qui va « mal ». Bien plus, cela ne va dans bien des cas qu’aggraver les choses.

Force est de constater que la culture nous renvoie à un passé, à notre passé tout en étant  partagée. Encore une fois, le lien social

se nourrit de considératons suspectes et reléve d’une forme de complicité assez malsaine.

On ne saurait en effet oublier que l’essentiel est d’éviter la sclérose tant pour un individu que pour une société, tant physiquement que

psychiquement. Et la culture est marquée par une forme de sclérose. Nous avons indiqué ailleurs que le langage devait être constamment réactivé, re-connoté et donc que les liens entre les mots devaient être repensés en permanence. Communiquer avec

quelqu’un passe par la redéfinition des mots, c’est à dire par de nouvelles associatins synonymyques de signfiants. Mais il est clair

qu’il est plus commode de figer les langues et de fonctionner sur une sorte de consensus au lieu de s’échiner à mener à bien une mise

à jour souvent laborieuse.

Nous sommes pour notre part, on l’aura compris, pour une culture vivante dans l’ici et maintenant. Laissons l’exploration du passé aux historiens. Ce qui compte avant tout, c’est que chaque génération vive avec ses propres ressources créatives et non sur le dos des

générations précédentes. Si sur le plan technologique, les gens sont « dans le vent », en revanche, sur le plan culturel, le « rétro »

l’emporte sous couvert de « culture », d’où ces foules qui se serrent dans les musées pour admirer des oeuvres qu’ils pourraient

trouver reproduites dans des livres. Là encore, on est dans le lien social au nom d’un certain snobisme qui veut que l’on soit tout fier

d’avoir vu quelque secondes tel celébre tableau. On est dans une dynamique de pélérinage, d’anamnése, de « déjà vu ».

JHB

14/ 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Réflexions autour du transit en astrologie

Posté par nofim le 13 juin 2014

La dimension cyclique des aspects et des transits

par  Jacques  Halbronn

 

Les aspects sont largement utilisés de nos jours en

astrologie pour établir des connexions entre les différentes

composantes du thème natal. On notera cependant que

le dispositif des maitrises sert à  relier les maisons

astrologiques entre elles voire l’ascendant à une maison où

se trouve la planéte qui régit le signe concerné, se « levant »

à l’horizon de la naissance..Au vrai cette idée de signe

ascendant ne fait sens que pour une constellation, d’où le

mot « horoscope » -pour Ascendant- qui implique une

visualisation (scope).

Selon nous, un tel usage des aspects est dévoyé car il est assez

évident que les aspects (autrefois appelés « regards »)

sont d’abord utilisés pour les cycles (cf Yves Lenoble),

et permettent de fixer les stades par lesquels

un cycle passe successivement

Que dire alors des « transits » qui sont des « aspects » se

formant entre un ciel à un moment donné, comme celui

de la consultation, et le le ciel de naissance. Techniquement,

c’est tout à fait faisable puisque dans les deux cas, un astre

est situé à tel degré du zodiaque (tropique) mais cela exige

une mémorisation par la personne de « son » thème, à des

décennies de distance, supposant une certaine

mathématisation de la psyché (cf Rudhyar)

En réalité, il importe historiquement de se référer à ce que

nous avons récemment appelé (cf notre vidéo sur You Tube)

l’astrologie du paysage et du personnnage. Le mot « transit »

signifie en bon français « passage ».(Sic transit gloria, transition)

Mais passage sur quoi?

Les astrologues actuels répondront probablement « passage

d’une planéte actuellement, par exemple, sur une planéte du

« radix ». (radical, natal) mais l’importance ainsi accordée au

thème natal nous semble problématique tout comme les

« retours » d’une planéte sur sa position natale.

Nous pensons qu’au départ, le transit concernait le passage

d’une planéte sur une étoile fixe et notamment sur l’une des

quatre « royales » formant un quadrilatère fixe dans le Ciel. La

planéte qui passe ainsi est le « personnage » dans le paysage,

le voyageur, le passant. En effet, la planéte se situe à tel degré

tout comme l’étoile. On dira qu’à un certain moment il y a

conjonction. Les astrologues qui ont décidé de ne pas tenir

compte des étoiles fixes (comme Barbault, Lenoble etc) s’en

tiennent aux aspects entre deux planétes (« cycle planétaire »)

donc sans paysage (background) fixe. On ignore, on

néglige  ainsi la dualité du fixe et du mutable (qui est

mémorisée cependant dans les « modes » (cardinaux, fixes,

mutables) L’intérêt d’utiliser des fixes  est que l’on reste une

fois pour toutes dans la conjonction et non dans le trigone

(Jupiter-Saturne)ou le semi-sextile (Lune-Soleil) et tout à

l’avenant.

L’avantage des fixes sur les signes zodiacaux tropiques, c’est

qu’une étoile se situe à tel degré alors que le signe couvre 30°

ce qui ne correspond  pas à la pratique des aspects. Si bien

que les astrologues se reportent au thème natal pour appliquer

leurs « transits », faute de mieux.

L’on observe ainsi que le thème natal sert en quelque sorte

de substitut aux étoiles fixes!

En astrologie mondiale, les  astrologues ont trouvé la solution

consistant à recourir au maximum à des thèmes, y compris

de fondation d’Etats, de républiques . Faute de quoi, il leur

faut  se référer aux conjonctions entre planétes et ils ont

l’embarras du choix. Nous dirons que ce qu’on appelle

dans la tradition le « thema mundi » (origine de l’usage du

mot thème astral en français), correspondait en vérité au

« paysage » composé par les 4 étoiles fixes royales et c’est

cette structure oubliée que nous avons réintroduite en

Astrologie et qui manquait si cruellement à l’astrologie

cyclique obligée de louvoyer entre une myriade de facteurs

mobiles dont aucun n’est fixe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le père et le bébé :le jeu du regard

Posté par nofim le 13 juin 2014

L’enfant et le regard  du père

par Jacques  Halbronn

 

On entend souvent dire que la mère communique très tôt avec

son enfant que le père attendrait davantage. Nous nous portons

en faux contre un tel point de vue.

En effet, si l’on admet que les hommes sont plus marqués

par la vue que les femmes (cf nos exposés à ce sujet),force est

d’en conclure que la parole n’est nullement nécessaire pour eux

à la communication. On notera d’ailleurs cet étrange

positionnement de l’enfant dans sa poussette, tournant

presque toujours le dos à celle ou à celui qui « pousse », ce qui

ne permet guère de contact visuel!

Or, selon nous, les hommes établissent plus spontanément

le contact visuel que les femmes, ce qui leur permet de

communiquer sans passer par le recours à une langue, quelle

qu’elle soit. A l’inverse, selon nous, les femmes se hâtent

d’initier leurs enfants à la parole codifiée du langage et sont

toutes contentes de constater les progrés réalisés dans ce sens

par leur progéniture.

L’absence du père à un très jeune âge pourrait se révéler

plus préjudiciable qu’on ne le pense et ne semble pas avoir

été diagnostiquée comme nous sommes en train de le faire.

Communiquer par le regard est selon nous vital pour l’enfant et

ce n’est certainement pas en fixant son dos que l’on y parviendra

Cela montre bien à quel point la contact visuel n’est pas

privilégiés par les femmes.

Chez les hommes, le contact visuel est de la plus  haute

importance et la perte du contact visuel est un signe de

relation en crise. Chez les hommes, regarder dans les yeux signifie que l’on est

proche de la personne, ne pas le faire  que ‘l’on tend à s’en

éloigner. On notera d’ailleurs que dans certaines sociétés,

notamment en Afrique, les gens souvent se parlent sans se

regarder, en restant côte à côte. On pourrait y voir la marque

d’une société « féminine » (cf nos théses sur les deux humanités

en symbiose) vivant dans l’obscurité et pour laquelle la parole

est un signe de vie plus encpre que le regard que l’on ne capte

pas dans l’obscurité.

Pour notre part, nous avons pu remarquer à quel point

les  (très) jeunes enfants sont avides de contact visuel et

l’apprécient.  Le langage selon nous n’est pas vraiment une

priorité pour eux, en tout cas pas pour les enfants de

sexe masculin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

qu

 

 

 

 

 

 

 

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Purifier l’astrologie

Posté par nofim le 12 juin 2014

Déclin  de  l’Astrologie et Hygiéne Publique/

par  Jacques  Halbronn

 

Que l’astrologie actuelle est sale, comme ellle pue mais elle ne s’en rend même plus compte. Elle se trouve bien comme elle est! A quoi bon

lui expliquer que si elle se lavait et portait du linge propre, ce serait mieux pour tout le monde? La propreté n’est visiblement pas une valeur à ses yeux. On parle ici d’une propreté intellectuelle, on l’aura compris! Sans propreté , y a-t-il encore de la propriété comme lorsque l’on dit « au sens propre », « à proprement parler »?

Le déclin moderne  de l’astrologie pourrait avoir coincidé avec un progrès de l’hygiéne sociale, de la prophylaxie, de la prévention. Nos sociétés ont compris qu’il fallait assainir les milieux, ce qui reléve d’une forme d’écologie. On cesse alors de croire que l’on puisse tolérer plus longtemps la saleté. On se persuade que rien de bon ne peut venir d’un terrain pathogéne, du désordre où l’on finit par se perdre, du labyrinthe! Et le thème astral est assurément labyrinthique.

On n’a peut être pris toute la mesure au niveau du statut des sciences des progrès de la médecine sur le plan de la prévention en amont. Mais de fait, le dossier astrologique semble bel et bien lié à une affaire, une enquéte d’hygiéne publique.

On lit à l’article « Hygiéne » sur Wikipedia:

« C’est à partir de la Renaissance que la société de cour (puis toute la population) fuit l’eau, accusée de transmettre des maladies en ouvrant les pores de la peau et ainsi l’organisme, à l’action néfaste de toutes les maladies. En amollissant la peau, on croit rendre sa protection plus faible contre toutes les infections. Les parfums (jasmin, cannelle, jonquille, musc) camouflent les mauvaises odeurs et sont censés servir de désinfectants, les pastilles d’anis servent à parfumer l’haleine. Le développement des cosmétiques (notamment l’usage des fards rouges et blancs introduit par Catherine de Médicis ou le poudrage du corps et des cheveux par la pommade de Florence, la poudre de Chypre) souligne qu’à la cour, la vue s’impose face à l’odorat et au toucher. La toilette sèche se fait sur le corps par friction avec un linge propre ou un frottoir en peau, seul le visage et les mains se lavent à l’eau et au savon (ou l’herbe à fossé pour les moins nantis). Le corps est protégé sous la crasse, ainsi un habit blanc devenu noir est bien perçu. Seules les personnes aisées, qui peuvent changer souvent de vêtements, pratiquent une hygiène vestimentaire

« À partir du XVIIe siècle, la « toilette sèche » perdure mais l’usage de l’eau réapparaît progressivement[.  Les premiers cabinets de bain se développent chez les gens riches et raffinés dont la blancheur de linge est soulignée au col et au poignet. Le bain froid est jugé hygiénique non par son pouvoir nettoyant mais par son pouvoir tonifiant, le bain chaud ne reste qu’une pratique médicale. La bourgeoisie dénonce le caractère masquant des parfums et cosmétiques de la noblesse, leur usage de fards blanchissant la peau se fait plus léger[. À partir du XVIIIe siècle, l’hygiène concerne aussi la « propreté du dessous » puis la propreté de la peau qui se fait entièrement par le lavage. La réapparition des établissements de bain et la multiplication d’espaces spécialisés (cabinets de bain, bidet, latrines collectives plus simplement dans les châteaux ou abbayes mais aussi dans les maisons modestes) est liée avec le développement de la notion d’intimité. Les grandes villes se dotent d’égouts souterrains

« Au XIXe siècle, les sources thermales sont réputées pour la santé. Louis Pasteur développe une théorie des germes selon laquelle certaines maladies sont causées par des micro-organismes. Les scientifiques et médecins formulent des recommandations comme le lavage des mains et la toilette quotidienne à l’eau et au savon. La fin du siècle marque le début des salles de bain et des toilettes dans les logements.

C’est Ignace Philippe Semmelweis qui met en évidence le risque nosocomial. Il devine en 1846 les vrais mécanismes de la contagion de fièvres puerpérales dans une maternité. C’est l’observation des taux de mortalité qui le met sur la piste : les femmes meurent moins en accouchant à leur domicile, à la maternité des sages-femmes de Vienne ou même dans la rue qu’à l’hôpital. Un comble ! Il arrive à la conclusion que les fièvres puerpérales sont véhiculées par les médecins eux-mêmes lorsqu’ils passent des salles de dissection et d’autopsie aux salles d’accouchement sans se laver les mains ni changer de blouses. Il mourut fou de ne pas avoir convaincu les scientifiques de son époque. »

Or, la disgrâce de l’astrologie semble bien correspondre chronologiquement aux progrés de l’hygiéne. C’est au XVIIIe siècle que la situation de l’Astrologie se précarise et se marginalise mais il faudrait comparer son statut au sein de diverses sociétés et montrer que

l’astrologie résiste mieux quand les progrès de l’hygiéne sont moindres. Il serait notamment intéressant de comparer les mentalités et les comportements face aux mesures d’hygiéne des deux côtés de la Manche  mais aussi face à l’Astrologie. Il nous semble que le milieu

astrologique soit peu soucieux de l’hygiéne mentale et cela vaut notamment pour les cours d’astrologie qui constituent certainement

un terrain particulièrement  pathogène avec une forte résilience  face à toute étrangeté logique, une indifférence à l’anomalie, une anesthésie des anti-corps qui ne laisse de nous surprendre d’autant que la tendance n’aura fait que s’aggraver depuis les années 90 du siècle dernier. Dans les années cinquante-quatre-vingt, le milieu astrologique semble bien parti pour instaurer une hygiéne de plus en plus attentive/ Mais la fin du millénaire et depuis sont marquées par une régression, une rechute, en matière d’hygiéne dans le milieu astrologique. On pense à ces préjugés évoqués au temps de la Renaissance (cf supra) et où il est déconseillé de se « laver ». On traverse un âge « noir » de l’Astrologie alors qu’il  y a un demi-siècle, c’était l’heure du débarbouillage; du grand nettoyage de printemps, (avec Gauquelin, André Barbault,  Jean-Pierre Nicola etc), du ravalement. En fait, toute entreprise critique contribue à l’instauration d’une certaine hygiéne. Rappelons que le XVIIe siècle, s’il est celui de la naissance d’une certaine réforme de l’astrologie avec Kepler, l’est aussi pour la critique biblique (Spinoza, Richard Simon,  cf  notre post doctorat sur la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle autour du Dominicain Giffré de Réchac)/ On songe à Hercule  nettoyant les Ecuries d’Augias en détournant les eaux du fleuve Alphée.

Combien d’astrologues en ce  début de XXIe siècle déclarent ne guère se soucier du caractère vétuste de l’édifice actuel de l’astrologie alors qu’ils ne le toléreraient pas chez eux! Il est vrai que ce n’est pas la même saleté, la même crasse.  L’une est interne, l’autre externe

et les femmes sont plus sensibles à ce qui est externe donc moins sensibles à la puanteur interne que les hommes, d’où la défaveur

grandissante de l’astrologie auprès de la gens masculine au point que certaines réunions du public astrologique semblent réservées aux

femmes (cf l’association Source, à Paris, par exempe ou celles de l’Atelier Astrologique d’Aquitaine, sur Bordeaux)

 

 

 

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JHB

12. 06. 14

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le texte prophétique en France. Vers une chrono-Histoire.

Posté par nofim le 11 juin 2014

Formation et fortune du texte prophétique en France

par  Jacques  Halbronn

 

Dans cette étude, nous voudrions revenir sur notre thèse d’Etat soutenue en janvier 1999, il y a donc un peu plus de 15 ans (Ed du

Septentrion) et que nous avions commencé à élaborer à la fin des années 80, sous la direction de Jean Céard. Rappelons que ce travail sur le prophétisme s’est poursuivi jusqu’en 2007 par un post doctorat sur la critique nostradamique, terme calqué sur la critique biblique, sous la direction de Louis Châtelier.(cf  le site propheties.it pour les lire ainsi qu’au Warburg  Institute, Londres) Plusieurs publications en ont découlé:  le catalogue de l’expositiion « Merveilles sans images » (Ed BNF; 1994),  deux volumes parus en 2002  aux Ed Ramkat, dont un consacré aux Protocoles des Sages de Sion, puis Papes et prophéties. Interprétation  et décodage (Ed Axiome 20005) et deux articles parus dans la Revue  Française d’Histoire du Livre en 2011-2012, dont un consacré au Mirabilis Liber et à Lichtenberger. Nous dirons que notre travail s’inscrivait dans le champ de la textologie, dans une méthodologie de la datation, laquelle a trouvé en 2013 (in RFH) une expression assez exemplaire avec notre dossier sur le Splendor Solis (Salomon Trismosin)/ Depuis, nous avons orienté nos recherches dans un autre registre, à savoir la période antique en rappelant que nous avions commencé par le Moyen Age espagnol (cf Le monde juif  et l’astrologie, Ed Arché, Milan 1985, thèse soutenue en 1979 sous  la direction de Georges Vajda)

*Mais nous avons ces derniers temps éprouvé le besoin de revenir sur les plus de 1300 pages de la dite  thèse d’Etat: « Le texte prophétique en France. Formation et Fortune ».

Avec le recul, ce qui ressort, dans un premier temps, c’est l’idée de recueil, de compilation qui est au coeur de la production

prophétique moderne d’une part et celle de recyclage qui permet à un texte de traverser les siècles au prix d’interpolations et de

retouches, ce qui peut conduire à des contrefaçons. Comme dans notre thèse de 1979, l’exégése est un angle déterminant dans notre travail.

Nous dirons que nous avons systématiquement « problématiser » les textes que nous abordons, ce qui signifie que chaque fois nous

avons  signalé des points qui méritaient d’être  reconsidérés ne nous contentant jamais d’une description factuelle (cf aussi notre méthode

in  Mathématiques Divinatoires,  Ed Trédaniel, 1983). Pour nous en effet, la carte n’est pas le  territoire et ce qui nous est parvenu n’est

qu’une trace d’un ensemble qu’il convient de tenter de reconstituer. Le raisonnement, la logique vont donc jouer un rôle déterminant d’autant que nombre d’historiens ne sont pas formés pour mener à bien un tel exercice  voire tout simplement d’en comprendre les

péripéties. C’est pourquoi tant de désaccords persistent entre chercheurs selon qu’ils s’en « tiennent » à ce qui a été conservé ou selon qu’ils

ne s’en servent que comme d’une amorce à leur recherche.  Nous parlerons d’une approche archéologique du savoir; parfois inspirée du

travail d’un Cuvier en paléontologie. De toute évidence; nos différents jurys de thèse auront été quelque peu décontenancés par nos

procédés. Nous avons commis l’erreur de ne choisir dans les jurys que des spécialistes des questions que nous traitions et non des experts en reconstitution des textes. Les historiens sont rarement des bibliographes et s’en tiennent trop souvent aux données fournies par ces

derniers/ Cela fait penser à ce qui se produisit en ethnologie, quand  la profession prit conscience que l’on ne pouvait compartimenter le

travail.  Donc, nous dirons que notre thèse d’Etat vise à fusionner l’activité de l’historien et celle du bibliographe pour parvenir à ce que l’on  pourrait appeler la « chrono-histoire » qui met en avant la priorité de reconstituer une chronologie, une succesion d’états, une genése

à partir de facteurs épars.   Ainsi, nous écrivions dans « Le temps prophétique en France » que l’ordre de formation des textes ne

coincidait pas nécessairement avec le corpus d’éditions dont on disposait. Parfois, un état plus ancien d’un texte ne nous sera connu

que par sa réédition tardive, ce qui doit nous autoriser à le placer antérieurement à des éditions se présentant, au vu de la date mise en exergue. Il y a donc là une critique des chronologies qui se déploie de façon systématique, au nom d’une « mise en doute ».

Nous avons ainsi proposé d’appeler « chronéme » tout critère permettant de dater un document et « choréme » ce qui  conduisait à le situer

spatialement, dans tel ou tel camp en cas d’affrontement. La recherche des critères est évidemment cruciale. Nous avons l’habitude de dire que nous mettons la synchronie au service de la diachronie. En effet, nous partons du principe selon lequel ce qui est premier offre une

cohérence, une géométrie qui peuvent tout à fait se dissoudre, se  corrompre par la suite. Rappelons aussi, que nous sommes très marqués

par nos travaux en linguistique, sous la direction de Louis-Jean Calvet et qui ne parvinrent pas au stade de la soutenance (à Paris V), ce

qui montre bien que même dans des domaines qui semblent mieux se préter à des exigences structurales, on rencontre de sévéres résistances, tout autant que dans le domaine de la recherche historique et c’est d’ailleurs bien là que le bât blesse, à savoir la question

de la reconstitution du passé et non simplement le commentaire non critique  des éléments disponibles. Ajoutons que nous avons également rencontré des difficultés du côté des bibliographes, notamment autour du corpus Nostradamus (chez Chomarat, Benazra,  Guinard etc) qui avaient une approche trop frileuse des matériaux accessibles car les bibliographe sont trop enclins à s’en tenir aux dates

indiquées sur les imprimés sans considérer suffisamment l »éventualité de contrefaçons, notamment dans le champ du prophétisme.

Pour nous, toute recherche doit remettre peu ou prou en question la chronologie en vigueur. Si un groupe de chercheurs, au bout de

nombreuses années, n’y parvient pas , c’est qu’il aura échoué étant donné que la recherche chronologique ne saurait jamais parvenir à son terme, selon nous.  Il nous semble que dans le domaine des études ésotériques, l’approche critique se révéle insuffisante et on expliquera ainsi un tel verdict : étant donné que ces « études » (cf la Ve Section de l’EPHE) ne sont pas censées se référer à un domaine  ayant une véritable assise, les chercheurs dans ce domaine ne se sentent pas en mesure de développer une approche critique qui supposerait l’existence de repéres. Donc ils marchent sur des oeufs et ne veulent pas se mettre en danger, n’ayant pas la conscience tranquille d’autant que la vogue du structuralisme est quelque peu passée.

Notre thèse d’Etat (et notre post-doctorat), non seulement suppose que les textes originels sont marqués au coi, à l’aune  d’une certaine

systématique de la part de leurs auteurs, mais aussi implique que des faussaires ingéniéux  interviennent au niveau de la transmission et de l’ajustement des textes en des contextes successifs et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de notre travail que de suivre le travail ainsi entrepris

permettant à divers textes de continuer à exister d’un régne à un autre, à travers les siècles. C’est dire que nous ne sous-estimons ni

la créativité des auteurs initiaux ni  l’inventivité des  faussaires et là encore, nombreux ceuc qui n’entendent nous suivre  sur aucun de ces points. Il y a là, dirait Bachelard, bien des obstacles épistémologiques.

Actuellement, nous avons persévéré dans cette méthodologie en  abordant des périodes plus anciennes que le Moyen Age et la Renaissance et au delà – et des périodes récentes ne sont pas exemptes de nos interrogations car les chercheurs qui travaillent sur les impresions sont moins aguerris, moins formés  à l’opération de datation. Nous sommes notamment revenus vers l’Histoire de l’Astrologie que nous avions

quelque peu délaissée au profit de celle du prophétisme. S’il est vrai que depuis le Moyen Age, l’astrologie s’est cristallisée et qu’elle ne compile pas autant de matériaux et de données religieuses, historiques que le prophétisme moderne dont la dimension littéraire est

singulièrement plus attractive. La notion de recueil nous aura singulièrement passionnés au cours de notre période « prophétique ».(cf notre dossier sur le Mirabilis Liber in  RFHL)/ On essaie dans ce genre du recueil de montrer que les textes les plus divers convergent, vont dans le même sens et pointent vers les mêmes échéance.

En revanche,  si l’on remonte à  la Tétrabible de Claude Ptolémée (d’Alexandrie) au IIe siècle de notre ère, nous nous trouvons face à  à un corpus qui interpelle le chercheur ayant l’esprit critique. Ce faisant, nous renouons avec nos  recherches antérieures aux années 80 (qui nous plongèrent pour une bonne vingtaine d’années dans le chaudron du prophétisme). Un de nos créneaux les plus fascinants concerne l’ensemble très intriqué constitué des signes zodiacaux (et des étoiles fixes), des planétes (et des dieux), des maisons astrologiques, des aspects et qui constitue la base du « langage » astrologique encore en vigueur de nos jours. Autrement dit, nous abordons l’Astrologie à la façon dont nous entendions traiter de l’histoire des langues (et notamment du français et de l’anglais, mais rappelons que nous sommes passés par les Langues’O au département d’hébreu, dans les années 70)

En conclusion, il nous apparait qu’aucun document n’aura trouvé grâce auprès de nous. Tout document est a priori suspect par ce qu’on

essaie de lui faire dire.  Mais souvent une traduction est une excellente occasion de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas. Tradutore/traditore. La ruse consiste d’ailleurs, plus largement, à toucher au texte et donc à ne pas avoir à le commenter. Les premiers états d’un texte – on pense au corpus Nostradamus (qui occupait déjà un tiers de notre thèse d’Etat)  sont dépourvus de commentaires alors que par la suite, ceux-ci vont abonder. Cela s’explique par le fait que dans un premier temps, on retouche le texte et que ce n’est

que lorsque cela n’est plus possible car le texte est définitivement établi, que l’on bascule vers le commentaire. On a donc un premier stade

du commentaire intégré, du signifié s’iimposant au signifiant et le dégradant, le déflorant,  quant à sa « pureté » initiale,

Nous regrettons de ne pas avoir eu le loisir de former des étudiants au cours de notre périple de chercheur, ayant échoué notamment à obtenir la chaire des études ésotériques à l’EPHE en 2002. Nous avons été ainsi contraints d’être notre propre disciple et notre propre

succeseur.

 

JHB

11/ 06.  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les femmes et la question du Mal

Posté par nofim le 6 juin 2014

 

De la relativité du Mal.
par  Jacques  Halbronn
Dans un texte récent, nous avions souligné tout l’intérêt qu’il y avait à pointer ce qui n’allait pas
plutôt que ce qui allait.  C’était à l’occasion d’un débat intitulé
« Le plaisir peut-il nous guider? ». Cela dit nous nous surprenons parfois à nous énerver face à des personnes qui ne s’intéressent qu’à ce qui ne va pas, ne marche pas et qui semblent vouloir ignorer les réalisations positives.On disait autrefois  qu’il n’y avait pas de grand homme pour son valet de chambre.et cela reste probablement vrai au niveau du couple de nos jours. Ce sont souvent les femmes qui jouent ce rôle ingrat de proférer des remarques assez mesquines, c’est à dire « petites ». Est-ce que quelqu’un qui ne mange pas « proprement »  ou  qui s’habille mal  trahit ainsi quelque malaise inquiétant, par exemple.qui éclipse, annihile du coup tout le bien que l’on pourrait en dire ou en penser par ailleurs?On ne saurai certes  mépriser la vigilance.Mais il ne faudrait pas oublier la notion de norme. Ainsi, ce qui est anormal pour une femme serait-il acceptable de la part d’un homme et vice versa. Il faut,  pensons-nous, être jugé par ses pairs. Ce que l’on pardonne aux uns  on ne l’admet pas des autres, notamment  au regard de l’âge de la personne concernée.et cela va encore plus de soi pour un animal dont on attend pas les
mêmes comportements que chez un homme/
Autrement dit, le jugement que l’on porte sur ce qui va ou ne va pas chez quelqu’un, dans sa vie, doit rester spécifique à cette personne. C’est notamment le fait que quelqu’un ne se comporte comme à son habitude qui aurait de quoi nous alerter.  » cela m’étonne de lui ». Tout est  relatif!
Donc pour en revenir aux  réflexions parfois  désobligeantes des femmes – du fait de leur « franchise »-elles ne sont pas toujours formulées en connaissance de cause, ne tiennent pas compte de tous les paramétres,même si, dans l’absolu, elles pointent des « faits » observables. Mais ces observations n’ont pas
forcément la même portée.ni la même incidence.
Il mporte de comprendre que les « maux » sont à classer par degré de difficulté à
trouver des solutions. Plus le probléme est considérable, est à grande échelle, et plus les personnes capables d’en traiter se feront rares. Or, les maux signalés par les femmes sont relativement banals et ceux qui peuvent les traiter sont légion à moins d’en réduire artificiellement le nombre dans le cadre du couple, par exemple, ce que crée un effet artificiel de rareté. Autrement dit, les maux
désignés par les femmes sont bien réels mais se situent dans le domaine de
l’évidence sensorielle: bruit, odeur, saleté etc, et font appel au registre ancillaire: femme de ménage, femme de chambre et à l’électroménager (lave vaisselle etc). Comme nous l’avons souligné dans d’autres textes, les femmes se nuisent mutuellement en ce qu’elles sont en redondance  entre elles.
  La compétition entre hommes est d’une autre nature en ce qu’ils sont plus individués que les
femmes et ne sont pas formatés pareillement, moins prévisibles.  Les femmes
auraient tort de croire qu’ils se ressemblent et d’ »ignorer ce qui les distingue. C’est ce manque d’individuation chez les femmes qui les conduit par exemple vers l’astrologie laquelle apparait comme une caution de spécificité individuelle;
Le héros est celui  qui est en quelque sorte unique en son genre et qui est seul
capable de voir le Mal et de trouver la parade.C’est pourquoi on lui dresse une statue. L’unicité d’une femme est le plus souvent un artifice.   Pour reprendre une formue bien connue: ce qui est intéressant chez elles n’est pas nouveau et ce qui est original  n’est pas intéressant. C’est bien là leur drame! Ceux qui essaient de montrer que les oeuvres, les actions de certaines femmes ont été à tort négligées omettent généralement de dire que cela ne concerne pas une femme en particulier mais tout un groupe de femmes. Il y a là une ambiguité
dont on tend à abuser:  la femme, c’est en fait les femmes. Or, la postérité ne
s’intéresse pas à ce qui se présente en masse mais ce qui  est unique en son genre.
Le critère du « plaisir » n’est nullement une condition suffisante pour apprécier
la qualité d’un travail et c’est ce que nous avions voulu montrer sur le thème « Le plaisir peut-il nous guider? ». Celui qui n’a pas d’éléments de comparaison
(à comparer aux éléments de langage) n’est pas en mesure d’apprécier la qualité d’une action. Il prendra des vessies pour des lanternes. Moins les gens
sont cultivés et plus ils risquent de ne pas apprécier les objets et les sujets à leur juste valeur et c’est pourquoi les tenants d’une égalité entre hommes et femmes ont de graves lacunes en culture générale et maitrisent mal les questions de chronologie.  Le plaisir doit être conditionné par un sentiment
authentique de nouveauté  qui n’est pas inné mais s’acquiert par l’expérience. Les femmes ont pour pire ennmi le sentiment du déjà vu que l’on éprouve à leur égard. Non seulement, elles ont tendance à se repéter inlassablement mais en plus elles se répétent les unes les autres du fait qu’elles suivent le même pattern, généralement masculin.  Derrière les femmes, cherchez l’homme est bien plus vrai que l’inverse. S’il fallait se fier au seul plaisir « brut »,
l’on aurait l’embarras du choix et on serait tributaire de la contingence et du hasard. Par la force des choses, seule une élite est en mesure de pointer les vrais maux et les vraies solutions et de fixer les vrais repéres. Le féminisme reste selon nous, dans tous les sens du terme, une contre-culture, c’est à dire le fait de gens incultes, dont le bagage se réduit souvent au langage  dont ils n’ont pas été sevrés, d’où notamment  le cas classique de gens qui parlent du masculin et du féminin sans avoir pris la peine de le définir
autrement que parassociation de mots et d’idées comme si la science était intemporelle et que le
langage était porteur de vérité absolues.On est bien là dans une sous-culture qui est une mal-culture comme on dit une malbouffe.
JHB
06 06 14
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Suite

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De la malbouffe à la malculture

Posté par nofim le 6 juin 2014

Le double combat: malbouffe et malculture

par  Jacques  Halbronn

 

Cela faisait déjà un certain temps que nous cherchions un terme qui fasse pendant, sur le plan

intellectuel à celui de malbouffe. Désormais, nous proposons de désigner le phénoméne qui nous

intéresse sous celui de Malculture.

Le concept de culture n’a cessé de nous interpeller déjà en terminale, dans les annéess soixante,

en classe de philo, nous avions été attirés par la phénoménologie de la culture.

Une définition que nous avions fini par proposer au fil des années était la mise en place de repéres.

Ce qui signifiait a contrario que celui qui est en manque de repéres aurait un défaut de

culture, une déficience au niveau du quadrillage, du balisage du monde. La malculture, nous la

définirions comme une culture de mauvaise aloi, qui donne faussement une impression,

une illusion de satisfaction, d’assouvissement, qui remplit; à l’instar de la malbouffe, sur un

autre plan. Mais mieux vaut une tête bien faite que bien  pleine (Montaigne).

La malculture ne  nous permet pas d’apprécier les choses et les gens à leur juste valeur et

produit donc des erreurs de jugement et de perspective.Autrement dit, la malculture sous tend souvent

de mauvaises causes comme la parité hommes-femmes.

Celui qui manque de repéres – dont le systéme immunitaire est un tant soit peu perturbé et

faussé- risque fort d’être victime de quelque phénoméne sectaire qui enferme l’individu dans des

représentations erronées du réel. C’est un probléme d’hygiéne mentale qui fait pendant à

celui de l’hygiène physique, lié à la malbouffe.

Ne nous voilons pas la face: la malbouffe est le cas général tout comme la malculture et cela tient

à des données socio-économiques. Car derrière malbouffe et malculture se profile toujours une

affaire d’argent, même si cela n’est pas reconnu d’emblée. Parfois, cette question d’argent ne fait plus

sens pour la personne mais se perpétue au niveau de ses réflexes, de ses habitudes, hors de tout

contexte qui pourrait l’excuser.

Malbouffe et malculture  sont plus économiques à gérer et c’est d’ailleurs pour cela que cela

persiste. Cela passe souvent par des raccourcis, des panacées, des raccourcis. On peut parler de

pauvreté à l’arrière plan de ces procédés.

L’enfance est souvent atteinte par de tels maux. L’enfant prendra de mauvaises habitudes

alimentaires qui sont liées à un impératif de propreté édicté par la mère.  Car la vraie « bouffe »

salit plus que la malbouffe tant sur soi qu’autour de soi. Les gens préférent prévenir qu’intervenir

après coup pour réparer, pour « guérir ».  Ce refus de la dialectique salir/nettoyer conduit à la

malbouffe. Car la nourriture pauvre est plus séche que fraîche et ce qui est frais tâche plus que ce

qui est sec.

En ce qui concerne la malculture, celle-ci  a l’avantage sur la vraie culture d’être concentrée, localisée

alors que cette dernière est bien plus dispersée et difficile d’accés., donc plus couteuse. C’est ainsi que

l’un des traits de cette malculture est l’importance accordé au langage, à savoir un savoir en

commun, contenu dans les dictionnaires. Or, la carte n’est pas le territoire (cf sémantique

générale), elle n’en est qu’un simulacre.  Celui qui s’en contente est en plein dans la

malculture. Il faut un sevrage pour renoncer au confort sémantique du langage. On pense aussi

à la « carte du ciel », au « thème astral » qui reléve de cette même problématique réductrice et qui

donne l’impression d’un savoir compact et complet.

Selon nous, les femmes sont moins vouées à la culture générale, meilleur antidote contre

la malculture que les hommes car l’immensité du monde leur donne le vertige et les décourage, ce qui

les incite à trouver des solutions de remplacement qui confinent et entretiennent la malculture.

On aura compris que la malbouffe et la malculture se développent dans des espaces, des milieux

clos,  où l’on se contente de produits faciles à conserver, à stocker. Rien de frais, que du réchauffé.

La malculture, c’est préférer le CD au live,  tout comme la malbouffe c’est préférer le micro-ondes au

panier du marché en plein air.

 

 

 

 

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JHB

06  06 14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, DIETETIQUE, LINGUISTIQUE, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

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