Jacques Halbronn L’importance cruciale du 4 en Astrologie. La dialectique Lune-Saturne autour du 7. Le tétramorphe.

Posté par nofim le 22 juin 2022

Jacques  Halbronn  L’importance  cruciale du 4  en Astrologie. La dialectique Lune-Saturne autour du 7. Le tétramorphe.

 

  La plupart des astrologues ont du mal à accepter la primauté de la planéte Saturne  comme cela ressort de l’Astrologie EXOLS. Nous voudrions  montrer ici à quel point  Saturne est voué à y  occuper une place tout à fait, absolument centrale. De fait, avec la découverte d’Uranus et Neptune, entre autres, Saturne n’apparait plus comme l’astre ultime coiffant les autres cycles.

 

On fera remarquer que Saturne a les mêmes chiffres que notre satellite, la Lune: 28 ans pour 28 jours, les années et les journées étant déterminées géocentriquement puisque la révolution de Saturne est présentée sur la base des années terrestres. Selon notre approche « théologique », il ne saurait s’agir d’un hasard mais correspondrait à ce que nous appelons le « plan divin » car l’astrologie ne peut être validée qu’en passant par une épistémologie théologique, réductible ni aux lois de  la « Science », ni aux conventions du Droit. (cf Jean Sendy, La Lune, clef de la Bible).

 

Force est de constater, en tout cas, que si l’on divise 28 par 4, le nombre de nos saisons terrestres (équinoxes/solstices), l’on aboutit au  chiffre 7, dont nous avons déjà eu l’occasion de traiter ( sur NOFIM. unblog.fr) – à commencer par les jours de la semaine-  et qui est la base de notre cyclicité fondée sur des périodes de 7 ans.  Par ailleurs, l’on retrouve le 4  avec le « tétramorphe » (cf le livre d’Ezékiel,  le Sphinx, l’arcane « Le Monde »  du Tarot etc, cf  Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979)

Or, ce tétramorphe – Homme, Aigle, lion, Boeuf- se retrouve dans le Zodiaque et les signes « fixes » (cf aussi les étoiles fixes dites « royales » Aldébaran  Régulus, Antarés, Fomalhaut). Or, dans la symbolique des mois de l’année, il n’est question ni de l’Aigle, ni du Lion, ce qui confirme le caractère fortement hybride de l’iconographie zodiacale.Notons que le porc est également absent du Zodiaque, alors qu’il est bien représenté dans les Livres d’Heures (par exemple: les Très Riches Heures du Duc de Berry) pour les mois d’automne. On y tue le cochon. En face, l’on trouve les Amoureux du mois de Mai, que l’on aura fini par qualifier de « Gémeaux » (cf notre article Astrologie dans l’Encyclopaedia Universalis) 

  Autrement dit, 4 x 7 = 28. CQFD. Si l’on divise les cycles de la Lune et de Saturne, on trouve le 7 qui est l’unité de référence de l’astrologie, le diapason, le « la ». La notation musicale passe d’ailleurs par les 7 notes. Dans le Pentateuque, les Six Jours de la Création  sont complétés par le Septiéme Jour, le Shabbat.(au chapitre II du Livre de la Genése) et ce n’est pas par hasard, que les religions dites monothéistes, articulent leurs offices sur le 7. De la sorte, l’astrologie renoue avec le religieux. Quid du Septiéme Sceau (cf le film d’Ingmar Bergman)?

Ouverture du septième sceau (Apocalypse 8.1-5)

8 « Quand l’Agneau ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure.
2 Puis je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu; sept trompettes leur furent données. 3 Un autre ange vint. Il se plaça vers l’autel, tenant un encensoir d’or. On lui donna beaucoup de parfums afin qu’il les offre, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône.
4 La fumée des parfums monta de la main de l’ange devant Dieu avec les prières des saints. 5 L’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel et le jeta sur la terre. Il y eut alors des coups de tonnerre, des voix, des éclairs et un tremblement de terre. »

 

On notera que le dieu Saturne (Kronos) ne fait pas partie de l’Olympe dominée par son fils Jupiter (Zeus). A ce propos, bien des astrologues justifient leur usage des diverses planétes du systéme solaire du fait que celles-ci portent le nom de divinités. Or,selon nous, ces différentes dénominations ne sont que des attributs successifs, au sein d’une cyclicité entière.  Grammaticalement, ce sont des adjectifs amovibles et non des noms, des radicaux. Les dispositifs des décans et des termes attestent de ce rôle qualificatif des noms de dieux associés  d’ailleurs aux signes zodiacaux, comme cela est exposé dans la tétrabible de Ptolémée (Dignités: domiciles, exaltations)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 JHB 22. 06 22

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jacques halbronn Astrologie. Quid de la symbolique zodiacale en astrologie?

Posté par nofim le 21 mai 2022

jacques  halbronn  Astrologie.    Quid de la symbolique zodiacale en astrologie?

 

.   Dans son ouvrage sur l’ère du Verseau (à la fin des années trente), Paul Le Cour associe ce signe à Ganyméde, l’échanson des dieux de l’Olympe. Mais Le Cour fait-il le lien avec l’imagerie du Livre des Très Riches Heures du Duc de Berry, lequel met en scène les 12 mois de l’année (cf l’image ci-dessous) où l’on voit toute une société festoyer – réveillonner- au mois de janvier.? Dans le tableau en question, il y  a évidemment des récipients pour les boissons et un personnel pour servir et c’est de là que vient le « verse-eau », l’Aquarius, l’échanson, celui qui verse. En fait il ne s’agit là que d’un motif de l’ensemble, la partie pour le tout. Pourquoi cette scéne figure-t-elle pour illustrer le mois de janvier? Parce qu’en janvier, on ne se répand pas dans la Nature, on reste chez soi, au coin du feu (foyer). Les scénes d’un tel Livre d’Heures représentent non pas un simple cycle météorologique mais la vie quotidienne, de mois en mois. Il serait donc vain de chercher un lien structurel entre la symbolique du mois et celle des saisons, stricto sensu. C’est bien dans la description des activités saisonnières qu’il faut chercher.  (cf notre article « Astrologie » de l’Encyclopaedia  Universalis (1994) et le volume « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979).

Un autre exemple concerne un autre signe d’air, les  Gémeaux. l’iconographie de ce signe représente traditionnellement un couple enlacé, ce qui correspond à une tonalité non pas mercurienne (comme le voudrait une certaine lecture de la Tétrabible de Ptolémée, relative aux domiciles des planétes) mais bien vénusienne et ce d’autant plus que le mois  de mai était réputés être celui des fiançailles, du flirt (fleurette) On voit donc que les relations planétes-signes ne respectaient pas  la symbolique des 12  mois de l’année et qu’il ne s’agissait que d’une grille planétaire plaquée sur les 12 mois dans le cadre d’un méta-langage astronomique récupéré par des astrologues, friands de tout ce qui émanait de l’astronomie et ayant adopté  les 12 mois et leurs symboles aux fins de bien désigner le parcours des planètes. En réalité, la série des 12 signes/constellations telle qu’elle nous est transmise par l’astronomie n’a ni queue ni tête parce que cela n’avait aucune importance aux yeux des astronomes, pas plus que le nom des rues d’un quartier de Paris alors même que les astrologues prenaient tout cela pour argent comptant tout comme le nom des planétes! D’ailleurs, le zodiaque ne suit peu ou prou la symbolique des mois, depuis le mois de janvier (Janus, biface)  que jusqu’à la Balance et au Scorpion et au delà. C’est ainsi que tout ce qui traite du porc dans les activités  saisonnières d’automne est bel et bien absent du Zodiaque. Autrement dit, la symbolique zodiacale nous apparait comme un cul de sac et l’on doit résister à une tentation purement iconographique comme c’est la régle pour ce type de littérature.(cf la série du Seuil, celle de Tchou ou de Solar. Nous avons participé aux deux dernières au début des années 80) En pratique, les astrologues se contentent  de se référer au cycle des saisons sans trop s’embarrasser de la série zodiacale.(cf  Albert  Négre, La clef du Zodiaque, préface de A. Volguine) mais ils tiennent tout de même à s’y référer puisque cela donne un caché astronomique à l’astrologie, par le biais des constellations. 

Parmi les tentatives diverses de corrélation, on trouve les 12  Travaux d’Hercule où cette fois figure bien le sanglier (Erymanthe) dont on a vu qu’il était absent de la série zodiacale ou encore l’aigle (de Stymphale), également inconnu au bataillon zodiacale. Signalons encore une symbolique proprement astrologique, bien oubliée de nos jours, celle des maisons astrologiques (cf notre ouvrage   Recherches sur l’histoire de l’astrologie et du Tarot, avec Etteilla, L’Astrologie du Livre de Toth (1785), Paris, Trédaniel, 1993) On y trouve l’Amoureux,  la Roue de Fortune, l’Empereur etc en rapport avec les attributions des maisons)

Nous dirons que la symbolique zodiacale n’est certainement pas matricielle mais terriblement composite et syncrétique. On abordera le traitement de la symbolique zodiacale autour du signe du Sagittaire   dans la série des livrets parus aux Ed du Seuil,  autour  d’André Barbaut, en 1958  et  dans celle des « grands livres » parus chez Sand Tchou, en 1980, sous la signature de Jacques Halbronn et de Solange Dessagne. soit plus de  vingt ans plus tard.   La référence à l’archer (en latin sagitarius)  et au centaure est un passage obligé et en ce qui nous concerne, nous avons largement brodé sur ces thématique à l’instar de l’équipe d’André Barbault, comme en témoigne l’illustration de nombre de pages.  Reconnaissons que cet attachement à une telle iconographie  nous apparait comme assez dérisoire et sans le moindre rapport avec le cycle des saisons. On a dit plus haut que la véritable iconographie saisonnière renvoyait au porc, lequel était  transforme, en vue de l’Hiver, en charcuterie. On peut toutefois considérer l’arc comme renvoyant au boucher dépeçant de son couteau l’animal. Rappelons qu’en astrologie chinoise, l’on trouve le signe du cochon ou du sanglier.(cf supra sur les Travaux d’Hercule) Signalons aussi, comme l’a montré Volguine (Symbolisme de l’aigle), que le signe du Scorpion  est également un archer, l’homme au dard . A noter aussi que la constellation d’Ophiucus (Serpentaire)  recouvre une partie du Sagittaire et notamment celle de notre propre naissance, au premier décembre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry Janvier.jpg — Wikipédia

 

 

bibliographie:  Rupert  Gleadow  Les origines du Zodiaque. Ed Stock,  (trad. de l’anglais)

JHB  22  05 22

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Jacques Halbronn L’usage de l’emprunt pour l’approche critique des corpus

Posté par nofim le 27 mars 2022

Jacques  Halbronn   L’usage de l’emprunt pour l’approche critique des corpus. 

 

 

L’emprunt permet de restituer des textes perdus en ce qu’il en conserve la trace par le biais de la traduction, du calque. C’est pourquoi le chercheur ne saurait négliger ce qui a pu être récupéré, approprié, par un courant différent de celui qu’il aborde. L’anglais aura ainsi conservé des tournures empruntées au français mais disparue en français moderne. De même, le christianisme, selon nous, aura perpétué des enseignements qui appartiennent pleinement au judaisme et qu’il ne saurait ignorer sous prétexte qu’ils auront été adoptés par le christianisme. On pense à l’Epitre aux Corinthiens, Ch. IV

01 Que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu.

02 Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance.

En fait, ce sont les Juifs qui sont les auxiliaires de leur Dieu et le Christ correspond à la vérité de la théologie juive qui est celle du Fils, celle d’un dieu qui n’est ni celui du premier mobile, ni fabrication humaine (cf Osée).

En ce qui concerne l’Epitre aux  Hébreux  Ch. IX, nous trouvons un écho aux péchés du Royaume d’Israel et rappelons la phrase de Jésus 

 » Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël  » – Mat 15:24
 » N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.  » – Mat 10:5-6

 

D’où les notions « chrétiennes » de pardon, de péché, de rachat, de reconciliation (Parabole de l’Enfant prodigue): les transgressions sont celles des Israélites (cf I  Rois  Ch XI-XII)

15 Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.

16 Or, quand il y a testament, il est nécessaire que soit constatée la mort de son auteur.

 

Inversement,  les Juifs  auront emprunté le ‘ »Ecoute Israel » et se le seront, à tort, appliqués à eux mêmes, alors que l’injonction  ne les concernait pas mais qui s’adressait aux Israélites.  Il est souhaitable de remettre les choses à leur place et d’en rétablir le sens premier car l’on nage en plein syncrétisme!.    Il faut insister sur le fait que le terme » Israel » ne désigne pas les Juifs  mais les tribus qui firent sécession avec la maison de David, de Judée. Il s’agissait de recoudre ce qui avait été rompu, cela ne pouvait donc concerner les Paîens.

 

 

JHB  27 03 22

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jacques Halbronn Les procédés visant à masquer les disparités des corpus.

Posté par nofim le 9 mars 2022

jacques  Halbronn   Le commentaire  vise à masquer les disparités des corpus 

 

 Nous avons été  fréquemment sinon constamment confrontés au processus  du commentaire, de l’interprétation, de la traduction  lequel a pour vocation, plus ou moins avouée, de démontrer l’unité intrinséque de  tel ou tel corpus. 

 

 

I  C’est ainsi que la traduction permet de conférer un même style à des éléments extrémemement divers, c’est le cas des traductions de la Bible. Un meme traducteur servira à unifier un ensemble hétérogéne.   On passera en revue un certain nombre de cas de figure emblématiques. Un même interpréte -on pense au tarot-  mettra en évidence l’interdépendance des arcanes, notamment les 22  dites supérieures formant une série assez dépareillée

 

II Le Janus François  et  Nostradamus

 

En 1594 parait à Lyon un commentaire de quatrains censés être l’oeuvre de Michel de Nostredame. Ce commentaire emprunte en fait à trois documents;  les « présages prosaïques » issus des almanachs annuels (rassemblés dans un Recueil), le premier volet des Centuries, ce qui correspond à des éditions datées de 1557 -centuries I  à  VII , le second volet des centuries – VIII, IX et X, dont on n’a pas conservé la première édition (probablement 1589). Notons qu’une édition antidatée à 1568  regroupe les dix centuries.   

Le commentaire de Jean Aimé de Chavigny  utilise indifféremment les divers quatrains pour couvrir plusieurs décennies du XVIe siècle, ce qui contribue à enteriner la thèse d’un auteur unique. Par la suite, au début du siècle suivant, l’on ajoutera des sixains, au nombre de 58, soit les 42 articles manquant à la Centurie VII (cf notre postdoctorat Le dominicain Jean de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE, 2007)

 

III Le thème natal  et l’Astrologie 

 

Lorsque l’astrologue  interpréte un thème natal, il combine ipso facto diverses techniques astrologiques: les signes, les maisons, les planétes, les aspects et ce faisant il démontre par son travail de synthèse -herméneutique- que les dites techniques sont solidaires, forment un tout indivisible, indissociable 

 

 

IV La Bible et les deux Testaments 

 

Sous le terme de « Bible », on englobe des matériaux fort divers sous tendus par un certain syncrétisme, ce qui tient au fait d’une compilation tardive réalisée par des « éditeurs » peu avertis de l’histoire et de la portée des textes ainsi réunis; ce qui fait cohabiter des textes d’inspiration « israélite »  et d’autres d’inspiration  » judaique » (cf le Schisme à la mort de Salomon)

 

 

 

 

 

V Le livre et la langue 

 

 On peut penser qu’un texte  comporte des éléments  convergents. Si l’on prend le cas d’un ouvrage rédigé en anglais, la cohabitation d’éléments germaniques et d’emprunts au français  sera consolidée par leur présence en un seul et même discours. 

 

VI Les  frontières  et les Etats

 

Le paradoxe de la frontière tient au fait que celle-ci joue double rôle, pouvant aussi bien souligner l’existence d’une différence que d’énglober  des éléments différents à l’intérieur d’une même frontière. On aura noté à propos de la crise ukrainienne, que pour beaucoup de commentateurs, les frontières sont sanctuarisées, qu’elles garantissent un certain statu quo alors même que  celles-ci peuvent apparaitre comme arbitraires.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  09 03 22

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