jacques Halbronn Réflexions tarologiques sur l’ouvrage d’Yréne Ellkevel Les Sciences Occultes ed de Vecchi

Posté par nofim le 6 mars 2024

jacques  Halbronn Réflexions tarologiques  sur l’ouvrage d’Yréne Ellkevel  Les Sciences Occultes/ Les mots secteys  de  A à Z ed de Vecchi (1990) 

 

Nous avons souhaité commenter  ce « dictionnaire » fort bien nourri,  en ce qu’il  traitait abondamment des arcanes  du Tarot , ce qui était l’occasion de revenir sur nos Mathématiques Divinatoires (1983 Ed Trédaniel)  et sur nos recherches parues en 1993 (Ed Trédaniel) avec L’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla et enfin sur nos publications dans la Revue Française d’Histoire du Livre (2015) consacrées aux Livres d’Heures.  Mais déjà en 1978 dans le « tarot séphirotique (in Revue L’Autre Monde), nous avions proposé de nous centrer sur dix arcanes opératives d’où le nom de « sephirotique ».

En 2022, Michael S. Howard  commenta certains de nos chapitres de nos Mathématiques Divinatoires This essay is a reflection on a Tarot History Forum post by « Huck » at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=873#p12778. It also is an attempt to raise to a more general level discussion some issues initiated by Marcos (mmfilesi) about tarot, chess, and geomancy. I will give links at the proper points.

This essay is a reflection on a Tarot History Forum post by « Huck » at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=873#p12778. It also is an attempt to raise to a more general level discussion some issues initiated by Marcos (mmfilesi) about tarot, chess, and geomancy. I will give links at the proper points. My immediate impetus, besides « Huck’s » post just mentioned, is some thing else. I have been looking at Jacques Halbronn’s 1983 book Les Mathematiques divinatoires. Its first three chapters are about tarot, geomancy, and the I Ching, looking at the structure of each. He sees each of them as binary, and the first two even as « manichean », in that there are fundamental divisions between « good » elements and « bad » ones. »

 

L’Astrologie du Livre de Thot. Recherches sur l’histoire de l’astrologie et du tarot  (1993)

« Etteilla, disciple de Court de Gébelin, était surtout un maître du tarot, dont il a conçu une nouvelle mouture. L’étude de J. Halbronn constitue une contribution déterminante à la mise en évidence des rapports avec l’astrologie, par le biais de l’iconographie. ©Electre 2024″    Nous  avons connu dans nos recherches tarologiques deux moments iconographiques forts. Le premier, au début des années 90 quand nous avons pu montrer que les arcanes majeurs du tarot  correspondaient à  la thématique des maisons astrologiques, dont l’iconographie avait depuis longtemps disparu de la littérature astrologique, l’autre losrque, au début des années 2010, nous avons compris que certaines arcanes du Tarot  reprenaient  l’iconographie de l’Enfer, telle qu’elle figurait dans le Kalendrier et Compost des Bergiers, paru à la fin du XVe siècle, comme la Roue de Fortune, à rapprocher de la Roue des Damnés. Par ailleurs, l’étude de l’iconographie des almanachs apportait un éclairage à l’arcane du Bateleur, laquelle se retrouvait pour le mois de janvier (cf nos recherches ptolémaiques parues avec le Centilogue de Nicolas Bourdin, ed Trédaniel 1993 Comme le note l’article Histoire du Tarot sur Wikipedia:

 » D’après le philosophe et historien Michael Dummett le tarot aurait été rapporté en France par les soldats des invasions en Italie de Charles VIII en 1494 et Louis XII en 1499. Cependant une référence à l’existence des tarots en Avignon dès 1505 publiée par le chercheur Thierry Depaulis pourrait indiquer qu’à l’inverse ce soit l’ordre français qui ait été importé dans la région de Milan à ces mêmes occasions. (Mais Thierry Depaulis a, depuis lors, abandonné cette hypothèse.) »   Pour notre part, comme nous nous en sommes expliqués dans la Revue Française d’Histoire du Livre (2015), c’est à l’occasion des Guerres d’Italie que le Tarot serait entré dans la péninsule (.cf  Thierry Depaulis Le jeu des tarots et son histoire

Yréne Ellkevel n’a pas suivi une telle piste, ce qui lui aurait permis de connecter, par exemple, l’Arcane L’Amoureux avec la maison VII. Le substrat astrologique des Arcanes supérieurs est assez flagrant! En ce  qui concerne le nombre 22 pour ces Arcanes, le rapprochement semble devoir s’imposer avec les 22 consonnes de l’alphabet hébraique (cf le Sefer Yetsira) se décomposant en 12 lettres simples, quatre lettres mères et six lettres doubles; encore que l’on ait voulu par la suite constituer 7 lettres doubles au lieu de 6 pour correspondre au septénaire planétaire.  Au bout du compte, il nous apparait que l’on sera parti de ce schéma à base 22 et que l’on aura  cherché autant d’images en conséquence, comme il en aura été pour remplir en vrac les centuries nostradamiques. Cela dit,  revenons sur notre Tarot sephirotique  à base 10  (repris dans nos Mathématiques Divinatoires), avec 5 couples d’arcanes totalisant  chacun 22. L’auteur signale à juste titre que l’arcane « Le Monde » emprunte au tétramorphe biblique (Livre d’Ezékiel) avec Adam, l’Aigle, le Lion et le Boeuf (cf aussi la symbolique du sphinx), ce qui n’est pas sans évoquer la cohabitation d’Adam et de Noé  (dans l’Arche)  avec les animaux.  L’aigle pour les « oiseaux du ciel », le boeuf pour le bétail. (verset 26).  Le lion du tétramorphe  ne figure pas cependant dans le texte de ce chapitre et quant aux poissons (un des signes zodiacaux), ils sont absents du tétramorphe. 

כה וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים אֶת-חַיַּת הָאָרֶץ לְמִינָהּ, וְאֶת-הַבְּהֵמָה לְמִינָהּ, וְאֵת כָּל-רֶמֶשׂ הָאֲדָמָה, לְמִינֵהוּ; וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב.  25 Dieu forma les bêtes sauvages selon leurs espèces, de même les animaux qui paissent, de même ceux qui rampent sur le sol. Et Dieu considéra que c’était bien.
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ.  26 Dieu dit: « Faisons Adam (l’Homme) à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel (aigle), sur le bétail (boeuf); enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. »

 

Cela dit, On notera qu’Adam signifie « rouge » et  « roux », ce qui est la couleur du Feu. Il reste donc la question de l’Eau, un des 4 Eléments,  non représentée dans le tétramorphe alors même que l’Eau joue un rôle important dans la Genése avec notamment le Déluge et l’Arche de Noé.

 

 

JHB 07 03 24

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Thierry Depaulis Le jeu des tarots et son histoire

Posté par nofim le 6 mars 2024

Thierry Depaulis: le jeu des tarots et son histoire.

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Thierry Depaulis

Collectionneur, chercheur et historien de la carte à jouer et des tarots, également Membre Honoraire et Chairman de l’International Playing-Card Society et président de l’association « Le Vieux Papier », Thierry Depaulis a participé à divers reportages et a rédigé maints articles et ouvrages sur la carte à jouer et les tarots faisant autorité en la matière.

Pour le propos qui nous occupe ici, vous pouvez également lire sur Academia (après une inscription rapide et gratuite) divers articles de sa plume, dont « The Tarot de Marseille – Facts and Fallacies Part I » et « The Tarot de Marseille – Facts and Fallacies Part II ».

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« Tarot, jeu et magie », à lire sur Gallica, ici!

Catalogue « Tarot, jeu et magie » publié en 1984 à l’occasion de l’exposition éponyme.

Alain Jacobs :

Sur quoi s’appuie-t-on pour retracer l’histoire des Tarots?

Comme tout sujet d’histoire, sur des documents d’époque, « de première main » si possible, dûment examinés, lus (pour les textes), relus…, regardés (pour les cartes), re-regardés, confrontés, critiqués. Les ouvrages qui donnent des reproductions sont les bienvenus (merci Kaplan !), ceux qui publient des transcriptions d’archives ou de textes anciens sont aussi appréciés. (On ne peut parcourir le monde entier pour aller voir deux cartes à Toronto et vérifier une archive à Milan…).

Bref, l’histoire du tarot n’est pas différente de l’histoire tout court. Elle se construit avec méthode – la méthode historique, qu’on apprend à l’université ou qu’on peut retrouver par soi-même. Cette méthode a souvent été comparée, à juste titre, avec… l’enquête policière.

Pour le tarot, les documents ne manquent pas ! Cartes – du XVe au XXe siècle (beaucoup pour le XVe : les fameux tarots « enluminés ») –, archives, textes littéraires.

Si je voulais personnellement m’amuser à la reconstituer, comment pourrais-je m’y prendre?

Outre l’acquisition de quelques bases de méthode historique (voir plus haut), je mettrais le nez d’abord dans les « classiques », à commencer par le livre de Michael Dummett, The Game of Tarot (Londres, 1980), le catalogue Tarot, jeu et magie (Paris, 1984), les Kaplan I et II, etc. Puis j’irais vérifier sur « le terrain » certains faits : ne pas hésiter à aller fouiller dans les bibliothèques les plus « gardées » (en fait, ces bibliothèques, qui ont l’air d’autant de citadelles, sont toujours ravies d’accueillir des chercheurs d’où qu’ils viennent) ; dans les archives les plus complexes (oui, les archives, c’est compliqué – problèmes d’orientation, car il n’y a jamais de catalogue détaillé, et de… lecture des documents : on n’écrivait pas au XVe ou au XVIe s. comme aujourd’hui, etc.). Mais si on ne fait pas ça, on dépend entièrement des autres, et on n’apporte rien à la recherche.

La connaissance de plusieurs langues – italien au premier rang, français, anglais, allemand sans oublier… le latin – est indispensable.

Aujourd’hui encore, comme vous le soulevez fort justement (notamment dans le reportage: « Tarot, le dessous des cartes »), on ne voudrait voir que le Tarot dit (ou franchement) de Marseille.

Quelles sont les autres Traditions des Tarots à ne pas négliger?

Oui, il y a une focalisation aveugle sur le Tarot « de Marseille », au point que ceux qui ne veulent voir que lui (« tarotistes » et « tarologues ») ont « colonisé » l’entrée ‘Tarot’ de Wikipédia (français) pour l’intituler ‘Tarot de Marseille’ ! Comme si le Tarot « de Marseille » était tout le tarot ! (Laissant croire que c’est là l’archétype.)

Michael Dummett a montré qu’en Italie, berceau du tarot, dès les premières années de la diffusion du jeu à partir d’un foyer unique, trois « branches » ou « écoles » s’étaient formées, caractérisées par des ordres des atouts légèrement différents. L’une de ces « écoles » peut être localisée à Florence (et Bologne), l’autre à Ferrare, la troisième à Milan. Dummett les a nommées « ordres » A, B et C. L’ordre A se retrouve à Florence (le minchiate) et à Bologne (où l’on joue encore aujourd’hui), puis s’est diffusé vers le Sud, jusqu’en Sicile (le tarot sicilien en porte encore la trace). L’ordre B semble s’être limité au Nord, à partir de Ferrare : on le trouve à Venise et à Trente. L’ordre C paraît centré sur Milan et le Milanais. C’est à lui que se rattache le Tarot « de Marseille ». Ce dernier n’est donc qu’une branche parmi les trois (voire quatre : il y a une branche « savoisienne », hybride A et C, qui a survécu longtemps en Savoie et Piémont, unis en un seul pays jusqu’en 1860).

Et même en France, on ne peut négliger la tradition du Tarot « belge » (dite aussi « Rouen/Bruxelles »), disparue au XVIIIe siècle sans laisser beaucoup de trace. Iconographiquement, elle est très différente de celle du Tarot de Marseille. Sa circulation reste mystérieuse.

Pour moi, la branche la plus importante, c’est la branche A. D’abord parce qu’elle s’est largement diffusée en Italie. Ensuite parce qu’elle a donné naissance à des variétés très spéciales : le minchiate florentin, très répandu au XVIIIe siècle (c’est LE tarot le plus joué en Italie alors, au point que les dictionnaires italiens expliquent ‘Tarocchi’ comme « une sorte de minchiate » !), le tarocchino bolonais et le tarot sicilien, encore (sur)vivants tous les deux. L’ordre A nous apparaît aussi comme le plus logique, car non seulement il met le Jugement (appelé l’Angelo en italien) au sommet (au-dessus du Monde), mais il groupe les vertus ensemble vers le bas de la série des atouts. L’ordre C (« Marseille ») est moins évident (et n’est pas attesté avant 1540 environ), l’ordre B (Ferrare) paraît encore moins cohérent.

La plupart des historiens s’accommodent mal d’un Tarot divinatoire et la majorité des adeptes de ce dernier semblent peu soucieux des faits historiques.

Ces deux aspects sont-ils réellement inconciliables?

Je pense que la première proposition est tout simplement fausse. Aucun historien du tarot ne néglige le volet divinatoire. Nous savons bien que celui-ci est tardif et arbitraire, mais il est un intéressant objet d’histoire. C’est pourquoi Michael Dummett, Ron Decker et moi-même avons publié le livre A Wicked Pack of Cards (Londres, 1996), suivi de A History of the Occult Tarot (Londres, 2002). Personnellement, je me suis toujours intéressé à… Etteilla.

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Quelques cartes du Tarot d’Etteilla

Dans « Tarot, jeu et magie », on apprend que la carte de « La Maison Dieu » était à l’origine « La Maison de Feu » ou « La Maison du Diable »…

D’où vient cette affirmation?

Avec le tarot, il faut toujours en revenir à l’italien. Avant d’être francisés (à Lyon ?), les atouts ont été nommés en italien. Parfois, le français est le calque de l’italien, parfois, il s’en éloigne. (Ne pas oublier que, sur les tarots italiens, il n’y pas de cartouches avec les noms des atouts. C’est une innovation des Français.) Ainsi, la carte appelée en français, dans le Tarot de Marseille, « La Maison Dieu » porte en italien plusieurs noms (selon les « branches », les auteurs et les variétés locales de l’italien), signe de ce qu’on ne comprenait pas bien ce qu’elle représentait. On la trouve nommée « la Casa del Diavolo » dans deux textes plutôt littéraires, mais aussi « la Casa del dannato ». Cependant, son nom le plus courant est « La Saetta » (la foudre) : certains tarots français (non « Marseille ») l’appellent ainsi (Viéville, le Tarot « belge »…). On trouve aussi « Fuoco » (le feu – du ciel). Son sens n’est pas clair. C’est une lueur dans le ciel frappant un édifice en forme de porte ou de tour. Mais l’appellation française « La Maison Dieu » est clairement une erreur !

Puis-je dire que si les cartiers ont nommés cette carte de la sorte (La Maison Dieu), ce n’est pas par erreur ou par hasard, mais bien à dessein?

Je viens de répondre à cette question.

Je soupçonne une mauvaise lecture de « maison de feu », traduction littérale de « casa del fuoco »…

Je voudrais croire que les Tarots des Maîtres Cartiers des XVII et XVIII siècles (Jean Dodal, Jean Noblet, Jacques Viéville, Pierre Madenié,…) comportent quelque chose de particulier, de différent des autres Tarots; est-ce une croyance légitime et fondée?

Pour affirmer que certains de ces tarots ont « quelque chose de particulier », il faudrait disposer d’un corpus bien plus vaste. Or vous mentionnez, un peu en vrac, des tarots du XVIIe siècle (deux parisiens : Noblet, un TdM, et Viéville, un hybride) et du XVIIIe (Dodal, Lyon, TdM type I, Madenié, Dijon, TdM type II)… Je ne vois pas ce qui les unirait en « quelque chose de particulier » ! C’est donc, pour reprendre vos termes, une pure croyance, illégitime et totalement infondée. Sabre de bois !

Vous auriez opposé les couleurs des tarots du XVIIe siècle à celles du XVIIIe, vous auriez été mieux noté… ;-)

Ou encore, vous auriez souligné les différences entre Noblet, Dodal et Madenié, tous TdM, mais deux types distincts, vous auriez eu une meilleure note. :-) )

Les systèmes de taxes et de contrôle fiscal n’ont-ils pas en leur temps nuit peu ou prou à la production et donc à la connaissance des Tarots?

J’ai d’abord pensé que la fiscalité n’avait rien à voir. Puis je me suis ravisé : à la réflexion, ce n’est pas complètement impossible. Dans plusieurs pays, les tarots sont plus imposés que les jeux de cartes ordinaires. Cela a-t-il pu influencer les acheteurs ? J’avoue ne pas avoir cherché dans cette direction, mais comment savoir ? (Il n’y a bien sûr aucunes statistiques avant l’extrême fin du XVIIIe siècle…)

Tous les Tarots font-ils partie de l’histoire des Tarots?

Euh, oui. A partir du moment où il y a des atouts (les « arcanes majeurs » des occultistes), quatre figures par couleur, l’ensemble est un tarot. Quel que soit son usage, ludique ou divinatoire. Se méfier des imitations ! Mlle Lenormand n’a jamais composé, publié ou même inspiré un tarot. Les jeux qu’on lui prête – le « Grand » et le « Petit » – sont entièrement apocryphes. Aucun ne peut être qualifié de tarot.

J’ai lu ailleurs que les Tarots à enseignes françaises ont été produits pour se dissocier des Tarots à enseignes italiennes (trop associés au tarot ésotérique)… est-ce le cas?

Non. Ce n’est pas pour se « dissocier des Tarots à enseignes italiennes (trop associés au tarot ésotérique) » que les tarots à enseignes françaises ont été inventés, pour la raison très simple que ces derniers apparaissent vers 1740 (à Strasbourg ?), alors que la lecture ésotérique du tarot ne se répand pas avant 1770 au plus tôt !

Cependant, il semble que les joueurs allemands, qui découvraient le tarot (venus d’Alsace) vers 1715/20, et en appréciaient les qualités ludiques, aient été gênés 1) par la complexité et la faible « lisibilité » des enseignes italiennes (épées et bâtons se confondent facilement), 2) par l’aspect un peu effrayant des atouts les plus « chargés » – Diable, Maison-Dieu, Mort, Pendu… – alors même que de simples numéros, éventuellement illustrés (animaux, costumes, paysages, etc.) faisaient parfaitement l’affaire. Dès que les tarots à enseignes françaises ont été disponibles, le succès du jeu a été considérable dans les pays de langue allemande. Sans que les règles changent !

Des jeux ou des documents pourraient-ils être découverts, refaire surface et que pourraient-ils changer de la perception que l’on a des Tarots?

Ah oui, sans doute ! La preuve : du temps de Dummett, l’ordre A n’était représenté, pour le XVe siècle, que par Bologne. Florence « n’existait pas » (aucun document avant 1500). Depuis 2005 environ, le dossier florentin a fait surface : c’est une avalanche de nouveaux documents d’archives (exhumés récemment par Franco Pratesi et… votre serviteur), entre 1440 et 1470 ! En outre, une historienne de l’art italienne a montré que les tarots Rothschild (au Louvre) avaient sûrement été peints à Florence (on les croyait ferrarais…), et j’ai découvert il y a peu la plus ancienne référence au tarot, 1440, dans le « journal » personnel d’un notaire florentin ! Tout cela nous oblige à reconsidérer les premiers pas du jeu et à replacer Florence au centre du débat.

D’autres découvertes, je l’espère, restent à faire !

Dans votre dernier livre « Le Tarot révélé », on peut prendre étonnamment conscience qu’au-delà de la divination (tarologie, taromancie,…) c’est bien à travers le jeu que le Tarot est toujours pratiqué et bien vivant de par le monde.

Je pensais l’avoir aussi dit de façon insistante dans le catalogue Tarot, jeu et magie… C’était aussi le message de Dummett, qui consacrait l’essentiel de son livre à l’histoire du jeu. Son dernier livre, en 2004, porte entièrement sur l’évolution des règles du jeu.

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« Le Tarot révélé », (2013) de Thierry Depaulis pour l’exposition éponyme, en Suisse

Le jeu est-il gage de pérennité du Tarot ou pourrait-il évoluer autrement?

Aujourd’hui, ne nous voilons pas la face, si le tarot est connu dans le monde entier, de Surabaya (Indonésie) à Archangelsk (Russie), et de Houston (Texas) à Maputo (Mozambique), c’est dans sa version ésotérique. Quand on explique à un Américain ou à un Japonais lambda (ou même à un universitaire français…) que ces cartes servent aussi à un jeu, ils tombent des nues. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Je ne sais.

Le jeu ne se porte pas si mal. Il se réveille sérieusement en Europe centrale. On voit même des toqués japonais ou américains former des cercles de tarot pour jouer… Ils mélangent parfois les troccas (tarot des Grisons en Suisse) avec le tarot français moderne ou le Tarock autrichien, ajoutent quelques variations à eux, et ça peut donner quelque chose d’étonnant. Pour le jeu, c’est, en effet, un espoir de survie. Pour la divination, je n’ai pas d’inquiétude : elle prospère.

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REGLES DV IEV DES TAROTS:

(BnF, Mss., Dupuy 777, f° 94-97)

Attribuées par Thierry Depaulis à Michel de Marolles, abbé de Villeloin, inspirées par la princesse Louise-Marie de Gonzague-Nevers, rédigées à l’été 1637, aussitôt imprimées à Nevers par Jean Fourré et conservées au département des Manuscrits de la BnF.

Voir « Quand l’abbé de Marolles jouait au tarot » de Thierry Depaulis sur Academia.

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Ce jeu qui est composé de soixante & dix-huict Cartes, se peut distribuer en cinq

bandes (35), la première & la plus noble de toutes appellée triomphes (36) qui sont au

nombre de vingt-deux : & les quatre autres couleurs sont nommées d’espées, bastons,

couppes & deniers, chacune desquelles a quatorze cartes : Sçauoir le Roy, la

Royne, le Cheualier, & le Faon (37), qui s’appellent aussi les quatre honneurs & le reste

depuis le dix iusques à laz, n’ayant pas peu de rapport à ces petites gens de la lie du

peuple, qui sont beaucoup plus à charge qu’à plaisir, principallement quand il s’en

rencontre de toutes les liurées auec peu de triomphes : Car alors les Roys mesmes auec

leurs Amazones ny tout leur empire ne peuuent empescher vne ruine entiere au joüeur,

qui n’auroit peu flechir les autres à refaire.

La beauté de ce jeu est d’auoir force triomphes & principallement les hautes auec

le Monde, le Math, & le Bagat (38), & quelques Roys : par ce qu’auec les triomphes on

surmonte tous les efforts des quatres [sic] peintures (39), quand on y fait des renonces

(40).

Et par le moyen du Monde, Math, & Bagat, & les Roys, on se fait payer autant de

marques de chacun que lon en peut leuer en joüant, à cause de quoy on les nomme

Tarots par excellence. Et toutes les fois qu’ils paroissent dans le jeu, il leur faut payer le

tribut ou eux mesmes sont contraints de payer la rençon s’ils tombent entre les mains

de leurs ennemis, c’est à dire que celuy qui les perd donne vne marque à chacun.

Mais auant que d’entrer plus auant dans le destail de ce jeu, il me semble a propos

de dire qu’il n’y faut estre que trois personnes au plus, & qu’il n’est pas fort agreable a

deux, estant mesme encore necessaire d’y en supposer vn troisiesme que l’on appelle le

Mort, duquel l’on tire selon le hazard autant de cartes que les autres font de mains (41)

pour estre emportées par celuy qui est le plus fort. Neantmoins ceux qui l’ayment

extresmement s’y peuuent quelquefois diuertir de la sorte.

Mais afin de le trouuer plus agreable il est bon d’oster douze cartes inutiles des

quatre peintures, c’est a dire trois de chacunes, sçauoir les dix, neuf, & huict des

couppes & deniers, & les trois, deux & az d’espées & bastons qui sont les moindres de

chacun de ces points, par ce que les hautes de couppes & deniers ne sont pas de plus

grande valeur que les basses des Espées & bastons (42).

Et ainsi comm’il faut distribuer toutes les cartes entre les joüeurs, il en demeurera

vingt-quatre a celuy qui faict, & vingt & vne a chacun des autres. Cette vne, & ses

quatre de plus que les vingt estant pour faire les escarts, sans toutesfois qu’il soit

loysible d’escarter aucun des sept Tarots, ou des triomphes sur peine de deux marques

a chacun.

Que si l’on escarte mal ou que l’on n’escarte point du tout, il faut donner vne

marque a chacun, & ne plus rien compter.

Si l’on donne mal tout de mesme, on perd le coup, & les cartes ne se peuuent donner

que trois a trois ou cinq a cinq. Et n’est pas permis de les regarder sinon celle de

dessous sur peine d’vne marque a chacun.

Que s’il se trouue vn Tarot sous la main de celuy qui donne, il luy vaudra vne

marque de chacun.

Au reste il n’est non plus permis de renoncer a ce ieu qu’à tous les autres ieux de

carte [sic] sur peine d’vne marque a chacun & de ne plus rien compter, si toutesfois

l’on ne recognoist sa faute en leuant la seconde main d’apres : Mais si par mégarde ou

autrement l’on iette sur la table vne carte qui ne soit point de renonce on ne la doit plus

retirer.

Celuy qui à [sic] laz de deniers appellé la carte de la belle gaigne vne marque de

chacun en la joüant soit qu’on la perde ou qu’on ne la perde pas.

Trois Roys valent vne marque de chacun.

Quatre Roys valent quatre marques de chacun a cause de l’Imperiale & des quatre

Tarots, autrement si l’on vouloit compter cinq ou six Tarots, lesdicts quatre Roys ne

valent que trois marques.

Deux Roys & le Math gaignent vne marque de chacun.

Trois Roys & le Math deux.

Quatre Roys & le Math six.

Le Monde, le Math & le Bagat, trois.

Quatre Tarots, vn.

Cinq Tarots, deux.

Six Tarots, trois.

Sept Tarots, quatre.

Les sept Tarots & la belle, cinq.

Si quelqu’vn n’a l’vn des trois Tarots, Monde, Math, & Bagat, il paye vne marque a

celuy qui en a deux, & cela s’appelle qui n’a le sien.

Dix triomphes valent vne marque de chacun.

Quinze triomphes, deux.

Vingts triomphes, trois.

Qui a les quatre honneurs de chaque point ce qui s’apelle Imperiale gaigne vne

marque de chacun.

Qui a les quatre Roynes les quatre Cheualiers, ou les quatre Faons, qui s’appellent

aussi Imperiale, gaigne pareillement vne marque de chacun.

Si quelqu’vn a les quatre hautes ou les quatre basses de triomphes, ce qui s’appelle

Brizigole (43) gaigne vne marque de chacun.

Si quelqu’vn a les cinq hautes ou les cinq basses, il en gaigne deux.

S’il a les six hautes ou les six basses il en gaigne trois.

S’il fait le Bagat, ou vn Roy le dernier il en gaigne six.

Celuy qui ne s’est point excusé en joüant en paye deux à chacun & cette excuse se faict

auec la carte du Math, qui est vn des sept Tarots, qui ne prent point & ne peut estre pris,

mais se presente sur la main des autres ioüeurs, & se remet dans les cartes qui sont

leuées.

Si quelqu’vn ne montre point ses dix, quinze ou vingts triomphes il ne les compte

point.

Et tout de mesme si quelqu’vn oublie aucune de ses Imperialles, Brizigoles, trois

Roys, deux Roys & le Math, ou qui n’a le sien n’est plus receu à s’en souuenir.

Et d’autant que la valeur des cartes est aussi considerée lors qu’il faut desconter a

la fin du coup, il est necessaire de sçauoir que chacun des sept Tarots vaut cinq points,

s’il est joinct auec deux autres cartes de nulle valeur. Les Roynes valent quatre : les

Cheualiers trois, & les Faons deux, se trouuans pareillement chacuns accompagnez de

deux cartes sans prix. Et vne main toute simple vaut vn point.

Or afin de ne perdre aucune de ces cartes à la fin du coup, il est requis que chacun

des trois pesonnes qui joüent aye vingt-cing [sic] de ces points dans son jeu : car s’il en

perd cinq il payera vne marque à celuy qui les gaignera : S’il en perd dix, il payera deux

marques, & s’il en perd quinze, il payera trois marques : mais s’il n’en perd que trois ou

quatre il ne payera rien : & tout de mesme s’il n’en perd que sept, huict, ou neuf, il ne

payera qu’vne marque : & dans ce descompte les triomphes, excepté le Monde, le Math,

& Bagat, sont de nulle valeur pour les points que i’ay dits.

Que si couppant pour voir qui fera il se rencontre quelque triomphe elle sera plus

estimée qu’aucune des cartes du point, sinon le Math qui ne vaut rien du tout en ce

rencontre.

Et si quelqu’vn à [sic] mauuais jeu il luy sera permis de prendre patience, & se

desennuyer à donner du plaisir aux autres, si on ne luy faict la grace de recommancer le

coup en payant force marques.

(35) Bande « troupe, groupe (armé) » est un emprunt à l’italien (XIVe s.).

(36) Atouts. Le mot « atout » n’est guère courant avant le milieu du XVIIIe siècle ;

« triomphe » est ici le terme classique.

(37) Nous disons aujourd’hui dame, cavalier, valet. Faon est un italianisme évident

(c’est l’italien fante « valet »), qu’il aurait été sans doute préférable d’écrire fant, de

même prononciation.

(38) Ce sont les trois « bouts » du tarot qui sont énumérés ici : le Monde, c’est le 21 ; le

Math ou Mat, c’est l’excuse (italien matto, « fou ») ; le Bagat est notre « petit » ou 1

d’atout (italien bagatto). Mat et bagat sont bien attestés en français dès le XVIe siècle.

(39) Couleurs.

(40) C’est-à-dire quand on n’a pas de la couleur demandée.

(41) Mains = levées, plis.

(42) Autrement dit, à coupes et deniers, l’ordre des cartes numérales est inversé : de

l’as, qui vient au-dessous du valet, au dix qui est la plus basse. Cette disposition est

traditionnelle au tarot, mais n’a pas subsisté dans le jeu français

actuel.

(43) Ce curieux terme est inconnu en français : il est, lui aussi, emprunté à l’italien. Au

sens de « séquence d’atouts », il semble en effet lié au tarot dans la péninsule :

brezigola dans un livre imprimé en Piémont en 1565, bergigole (au pluriel) dans un

manuscrit peut-être vénitien de la fin du XVIe siècle, et surtout verzigole, terme du jeu

de minchiate, forme de tarot florentin qui se jouait avec 97 cartes.

Addition manuscrite de la main d’Augustin Dupuy.

il n’est pas permis d’escarter un Tarot ou une triomphe sur peine de deux marques a chacun.

Qui escarte mal ou n’escarte point du tout, donne une marque a chacun, & ne peut rien compter.

Qui donne mal pert le coup, & paie une marque a chacun.

S’il se trouve un Tarot a la premiere main de celui qui donne il lui vaudra une marque de chacun.

Qui renonce paie une marque a chacun & ne peut rien compter.

Celuy qui a laz de deniers dit la belle gangne une marque de chacun en le iouant, soit qu’on

le perde ou non.

Trois Rois valent une marque de chacun.

Quatre Rois valent quatre marques de chacun.

Deux Rois & le mat valent une marque de chacun.

Trois Rois & le mat, deux marques.

Quatre Rois & le mat six.

Le Monde, mat, & Bagat, trois marques chacun.

Quatre Tarots valent une marque de chacun.

Cinq Tarots deux.

Six Tarots trois.

Sept Tarots quatre.

Sept Tarots & la belle, cinq.

Si quelqu’un n’a le sien il paie une marque a celui qui en a deux.

Dix triomphes valent une marque de chacun.

Quinze triomphes, deux.

Vingt triomphes, trois.

Qui a une Imperiale gangne une marque de chacun.

Qui a les quatre Reines, les quatre Chevaliers, ou les 4. Faons qui s’appellent aussi

Imperiale, gangne une marque de chacun.

Qui a les 4 basses ou les 4 hautes de Triomphe ce qui s’appelle Brizigole gangne une marque

de chacun.

Qui a les cinq hautes, ou les 5 basses en gangne deux.

Qui a les six hautes ou six basses en gangne trois.

Qui fait le Bagat ou un Roi le dernier gangne six marques de chacun.

En recontant les cartes a la fin du ieu il faut avoir 25 points chacun pour ne rien perdre :

celui qui en pert cinq – il paie une marque à celui qui les gangne, s’il en pert dix il paiera

deux marques, s’il en pert 15, trois marques : mais s’il ne pert que trois ou quatre il ne paiera

rien : & s’il n’en pert que sept, huict, ou neuf, il ne paiera qu’une marque, s’il en pert 12, 13,

ou 14, il ne paiera que 2 marques.

En couppant pour voir qui fera s’il se rencontre quelque Triomphe elle sera plus estimee

qu’aucune des cartes du point : le mat ne vaut rien du tout en cet endroit.

Celui qui a le mat & ne s’est point excusé en iouant – & le garde a la derniere paie deux

marques a chacun.

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Commentaires « binaires » sur les Mathématiques Divinatoires (1983) de Jacques Halbronn (en anglais)

Posté par nofim le 6 mars 2024

 

Binary patterns in games and divination 

Posted 20th October 2012 by 

This thread is a continuation Huck’s post at viewtopic.php?f=11&t=873#p12778, into more general reflections that don’t quite fit the narrow focus of that thread-title. It is also an attempt to resume, on a more general level, a very interesting discussion from the « 5 x 14″ thread initiated by Marcos (mmfilesi) about tarot, chess, and geomancy, which then branched off into a « Collection Geomancy » thread. I will give links at the proper points.My immediate impetus, besides Huck’s post mentioned, is some thing else. I have been looking at Jacques Halbronn’s 1983 book Les Mathematiques divinatoires. Its first three chapters are about tarot, geomancy, and the I Ching, looking at the structure of each. He sees each of them as binary, and the first two even as « manichean », in that there are fundamental divisions between « good » elements and « bad » ones.TAROTHalbronn has five good vs. five bad in tarot (p. 46). In 4 cases the sum of the numbers of the Marseille cards is 22. In the fifth case, involving the unnumbered Fool, Halbronn assigns the number 11, as the average between two natural and frequent placements, 0 and 22; That number is also the average of all the numbers, with 10 below and 10 above.

Positive/Negative
6Lover/16Maison-Dieu
7Chariot/15Devil
9Hermit/13Death
10Fortune/12Hanged Man
11Strength/11Fool

The images are also complementary (pp. 48-49). The Lover card has a flash from above resulting in conjunction; the Maison-dieu has a flash from above resulting in rupture. The Hermit wears a heavy cloak, while Death is as nude as he can be. The Chariot shows victory; the Devil is a similar configuration showing enslavement of the losers. Strength shows a person confronting and mastering an animal; the Fool shows the person running away from an animal. The Wheel of Fortune signifies changes; the Hanged Man signifies immobility, a dead end.

Halbronn also identifies 7 other pairs that are complementary in the sense that each completes the other in adding up to 22; he doesn’t attach « positive » or « negative » labels to the members of the pair.

21World/1Bateleur
20Judgment/2Popess
19Sun/3Empress
18Moon/4Emperor
17Star/5Pope
14/Temperance/8Justice

But I find it tempting to go further than Halbronn. It seems to me that maybe even these seven consist of good/bad pairs, with a few assumptions.

First, you have to make all of Pope, Popess, Emperor, and Empress « bad » cards. I think that is a reasonable assumption, if you assume that the Popess = the Church. Humanists mostly endured these figures as evils that they had to endure, and small business people such card makers probably had no use for them at all. Sometimes they were already undifferentiated, although probably for a different reason: the « four papi ». Humanists regularly castigated all four (unless one of them happened to be the superior of the humanist’s patron). By Etteilla’s time, it was acceptable to simply replace all of them (except the Bateleur, who as Magus would have been too dear to his heart) with others that were quite different, which he did even before the Revolution.

And second, I think a case can be made for putting Justice, even though a virtue, in the « bad » camp. Justice is bad if taken to an extreme, either without enough mercy or with too much mercy. Temperance, i.e. Moderation, is better, as not only a virtue in itself but as that which guides all the other moral virtues (from Aristotle). Alternatively, if we see the mixing of water with wine as symbolic of the Eucharist, it becomes Mercy, which traditionally complements the severity of Justice.

So we get:

positive/negative
21World/1Bateleur
20Judgment/2Popess
19Sun/3Empress
18Moon/4Emperor
17Star/5Pope
14/Temperance/8Justice

To these one could add the four suits, of which two, coins and cups, are « good », and two, batons and swords, are « bad ». This sometimes shows up in the sequences, which are sometimes reversed, for trick-taking purposes, and it is certainly true for the interpretations, starting with Etteilla, the larger numbers being worse than the smaller ones for batons and swords. I think the same is true of the pictures on the Sola-Busca number cards.

Such a structure of the tarot would be in line with the prisca theologia (ancient theology) doctrine of the times (16th-18th centuries), of a pre-Greek, pre-Hebrew theology common to all civilized nations, which the « dualist » Zoroaster was one of the first to put in writing.

GEOMANCY

Halbronn’s second chapter is about geomancy. That system of divination seems to be an Arab invention. It borrows much of its terminology from astrology. Another source suggests that it may be a « poor man’s astrology », a way of casting a pseudo-horoscope without having to know anything about the stars at the time of the querent’s birth (see the « poor man’s astrology » quote at viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6957), You just need a way of randomly generating a few numbers, and some rudimentary mathematical ability: specifically, being able to add a few single-digit numbers and recognize whether they are are even or odd. After the first ones, moreover, all you’re adding is 1′s and 2′s.

I won’t go into the details, as you can read about them anywhere, but here is a digest. The sequence starts with four « mothers ».Then, going row by row, you get a « daughter » configuration by adding the dots in each row of two of the « mothers ». If the result is 1, you put one dot in the « daughter » row; if it’s 2, you put 2 dots. If it’s 3, you put 1 dot; if it’s 4, you put 2 dots. Then you get a « niece » (sometimes « nephew ») by adding dots again, and from them four final figures: two witnesses, a judge, a conciliator. There are exactly 16 possible « binary tetragrams » generated by such means:

Image

(Image from http://www.renaissanceastrology.com/ast … ncy.html#B)

Out of these 16, 8 pairs can be formed, in which the pattern of each is the reversal of the pattern of the other. (In the above, the reversal of the one in the lower right is the one in the lower left; otherwise, they are next to each other. And if you can’t make out the words, don’t worry; I’ll give them as we go.) Not only do the paired designs complement each other geometrically, but in most cases the words associated with the pairs are related and form binary oppositions between « internal » and « external », of which the internal are « good » and the external « bad ». Halbronn says (p. 59) « L’interioritie serait [i.e. were] benefique et l’exteriorite malefique ». (He cites Hadji Kamballah, La Geomancie tradionnelle, p. 16.) The « internal » are called « dakhila » in Arabic, and the « external » are « kharidjah ».

So we have Fortuna Major = nosrat ou-i-dakhilah = internal victory.
while Fortuna Minor = Al nosrat ou-i-kharidjah = external victory.

Well,right away there is a problem: it is not clear how « external victory » is bad. In fact, Halbronn or his source is oversimplifying. As presented by anthropologist Wim van Binsbergen (http://www.shikanda.net/ancient_models/ … 201996.pdf, found by Marcos), the Arabs actually had four conditions: good, good-neutral, bad-neutral, and bad. Fortuna Minor is actually « good-neutral », good but not as good as Fortuna Major. So we must reformulate Halbronn’s generalization: the two sides of the opposition are better and worse relative to each other.

Let us go on.

Caput Draconis (Head of the Dragon) = internal threshold
Cauda Draconis (Tail of the Dragon) = external threshold

One is internal expansion of consciousness; the other is outward expansion into illusion, as good vs. bad (I get this from http://www.shikanda.net/ancient_models/ … 201996.pdf, p. 15).

Next:

Aquisitio [Acquisition] = taken internally
Amissio [Loss] = taken externally

The other pairs (p. 57) are Puer [Boy]/Puella [Girl], Tristitia [Sadness]/Loetitia [Joy], Carcer [Prison]/Coniunctio [Union], Rubeus [Red]/Albus [White], and Via [Road]/Populus [People].

Rubeus and Albus are aggressive masculine and gentle feminine. Carcer means Prison, i.e. Separation, the opposite of Conjunction. Prison is negative, joining together usually positive. Tristitia is Sadness, Loetitia is Joy. For Via, i.e. Road, and Populus, i.e. People, one is the journey and the other a destination, i.e. a city (one meaning of the Arabic, as listed by van Binsbergen). For this last, it’s not clear from these words whether either one is positive or negative.

GEOMANCY AND TAROT

Halbronn does not propose that tarot originated from geomancy. One might wonder whether the divinatory tarot in Balogna of the mid-18th century, with its single-word card interpretations, might have been influenced by geomancy. But the words (DDD p. 49) are different, and there is not much bad/good dichotomizing.

I also wonder if there are any parallels between the structure of geomancy and that of lot books. Geomancy had a lot of prestige in the late Middle Ages and Renaissance. For example, three of the dozen or so small book collections enumerated by Susan Connell in her article, « Books and their owners in Venice » (Journal of the Warburg and Courtauld Institutes 35 (1972), pp. 163-186) contained a book listed as « geomantia ». Other systems might not have wanted to blatantly contradict this system. What do you say, Huck?

The influence of geomancy on the « books of destiny » of 18th-19th century France and England is more probable.Van Binsbergen cites a « Napoleon’s Book of Fate » that explicitly uses a five row 32 figure geomantic system. He explains that 32 figures is « sufficient to accomodate all lunar mansions » (p. 53). This book, which he knows from a 1925 English edition, « does not seem to be older than the nineteenth century. » Such a system also exists in « the standard commentaries on Dante », he adds, unfortunately without citing examples. Perhaps they are older.

In any case, Etteilla, although ignoring the « internal/external » distinction, manages to incorporate most of the words, or at least ideas, attached to the 16 traditional geomantic figures into his number-card keywords (for Etteilla’s list in various translations and versions, see my posts 15, 18, and 20 at http://www.tarotforum.net/showthread.ph … 963&page=2 and 21 at http://www.tarotforum.net/showthread.ph … 963&page=3).

Another system is in the « Spiel Der Hoffnung » of 1799. Its words are different from those of geomancy and Etteilla, but still has the good/bad dichotomy (viewtopic.php?f=11&t=844&start=10#p12089).

One way tarot might have arisen from geomancy is exemplified in the Michelino of 1420s Milan. This is where Marcos’s posts, starting at around viewtopic.php?f=11&t=365&hilit=binary&start=200#p6944, are very helpful. He says that Petrus Albanus wrote a major text of Geomancy at Pavia in the 14th century, probably the one listed in the Visconti Library inventory (http://trionfi.com/0/l/11/ ) as « Geomancia » (it is at http://books.google.es/books?id=fwY6AAA … &q&f=false. I get this from the « Geomancy » thread, short but very meaty.) Given Filippo Visconti’s superstitious nature, it is hard to imagine that he wouldn’t have known it. Petrus’s structure looked like this, in the excellent diagram that Marcos constructed:

Image

As you can see, it has a « relatively good/relatively bad » dichotomy for all the pairs except Via/Populus, for which both are « good-neutral ». (Marcos gives the specific passage in Albanus at viewtopic.php?f=11&t=365&p=6953&hilit=albanus.jpg#p6953.)

For another schema, I have already given the link to the Arabic-based one on p. 15 of http://www.shikanda.net/ancient_models/ … 201996.pdf. As far as I can tell, the results for our purposes are the same as in Petrus.

In another text, Bartholomew of Parma, 128-1300, Populus is positive and Via negative (Huck at viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6957). The journey is bad, the goal is good.

Image

It is easy to imagine the Michelino constructed with an eye to his sort of geomancy. For one thing, in each, 12 figures go together, the Olympian gods in one, the mothers-daughters-nieces in the other, with four of a nonconforming character.

Another similarity (not dealt with by Marcos) is that in both geomancy and the Michelino there are 8 « better » figures and 8 « not as good » figures. In the Michelino, 8 are in the « good » suits of « virtues » and « virginities », and 8 in the « not as good » suits of « riches » and « pleasures ».

I don’t see that the similarity extends any further than this. It might have, with individual cards corresponding to individual geomantic figures, but since we are not trying to do geomancy with the cards (we’re just playing a game), such a schema (although Marcos gives us one just as a possibility) is not necessary.

Then we come to an ur-Cary-Yale, if there was one (before 1440), with 16 trumps. Does it have a similar binary structure, in the sense of « better » and « worse »? Its cards, as Marcos observes, are mostly in the « good » category. But even here I think we can make a distinction between more or less good. The seven virtues and the Petrarchan Chastity (i.e. the lady on the Chariot) are very good. The other cards–Emperor, Empress, Love, Death, Fame, Time, and Judgment, to which I add Fortune–are good sometimes, bad sometimes.

CHESS

We also have, in both the Michelino and the CY, something else, the parallel with chess, which also has 16 figures and many other binary features. Unlike geomancy, chess isn’t a system of divination, and so while it has features that might make for dichotomies between « good » and « not so good », these, unlike in a divinatory system, can be ignored. if desired.

For chess there first of all is the black team and the white team; black is customarily associated with evil (even though in chess the white group is the aggressor). For each group, there is a good side–right–and bad side–left–for which there are two of the special pieces for each rank (royalty, bishops, knights, rooks).

There is also the division into two rows: special pieces and undifferentiated pawns.

Huck has compared the pairing of pieces between the two sides to a similar pairing of tarot cards in two early decks, the Cary-Yale and the Charles VI. The pairs are not the same as in geomancy, but there is no reason why they should be. It’s the structure that matters.

I myself have analyzed the 22 card early tarot in terms of Giotto’s binary opposition of 7 virtues to 7 vices (viewtopic.php?f=12&t=848#p12119), deriving not from any divinatory system but from the struggle between virtues and vices in Prudentius’s Psychomachia. In a sense, the other part of my analysis, Petrarch’s 6 Triumphs, also has its binary oppositions: Love with its good and bad aspects, followed by Chastity good, followed by Death, bad, and Fame, good, Time, bad, and Eternity, bad or good.

Halbronn does promote the idea that tarot originated from chess, based on the similarity of « Mat » to « Mate » (Arabic for « death ») and « Fil »–he says that’s a name for the Rook, or Elephant–to « Fol » (a rather tenuous connection, I think). Another consideration, which seems to me to apply to ordinary cards as well, is that three of the courts correspond to three of the special chess pieces. He says these ideas are not original with him, they are in a 1950 book by R. Ambelain, Les Tarots.

And of course chess as played in India, with four sets of royalty, parallels the four suits in cards.

THE I CHING

Halbronn’s third chapter is on the I Ching. I don’t know much about its binary structure except that its configurations are made up of open and closed lines and go in pairs, too. I don’t read French well enough to follow Halbronn’s analysis without a lot of work. Wikipedia notices similarities between geomancy and the I Ching, and also differences: the I Ching uses binary trigrams, as opposed to geomancy’s binary tetragrams. The eight trigrams form four complementary pairs, in comparison to geomancy’s sixteen tetragrams forming eight pairs (image from http://en.wikipedia.org/wiki/Geomancy).

Image

Considering that the I Ching is Chinese and the tarot is European, the Arabs’ geomancy might be the link between the other two, historically. The 8 trigrams are expanded one way in the I Ching, another way in geomancy. You can read more at Huck’s post viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6940).

KABBALAH

Although neither a divinatory system nor a game, there are binary oppositions similar to those of geomancy in Kabbalah. The Seferotic Tree.has two sides, one of severity and the other of mercy, again associated with the colors red and white (for aggression and gentleness, just as in geomancy), starting with Chochmah and Binah. This characterization is especially clear in the Portae Lucis, (Gates of Light), as translated into Latin by Ricci and published in 1516 (http://www.literature.at/viewer.alo?vie … 3463&page=). So we have Chesed/Gedullah, Love, with Gevurah, Severity; and Netzach, an agent of love/mercy, with Hod, an agent of severity/justice. The other four sefirot are mixed (for documentation, see my essay at http://latinsefiroth.blogspot.com/).

And the terminology of the Sefer Yetsira somewhat corresponds to that of geomancy. « Mother letters » which by this terminology suggest the generation of the rest, « single letters » and « double letters », like « daughters » and « nieces ». Also, the 32, the number of paths, is another power of 2.

Both the Sefirotic Tree and the Sefer Yetsira are probably in some form earlier than any form of geomancy. However the details I have mentioned may have been post-geomancy. In general, however, are independent example of binary thinking (including a third, the synthesis), derived from the interaction of Hebrew and Greek thought. The Greeks had their own binary oppositions: hot/cold and dry/wet generated the four elements and humors; Aristotle even attributed to the Pythagoreans a doctrine of 10 basic pairs: « finite and infinite, even and odd, one and many, right and left, male and female, rest and motion, straight and crooked, light and darkness, good and bad, square and oblong » (http://history.hanover.edu/texts/presoc … ommentary2).

CONCLUSION

Admittedly, binary divisions are a natural, liable to spring up anywhere, without the necessity of prior history, especially good/evil, yes/no, and male and female: in Romance languages, everything is one or the other. This polarity makes a similar structure, in games and divination, a natural way of extending life into imagination. All the same, the specific ways in which these dichotomies are expressed in those areas in the time of the historical tarot makes the notion of mutual influence and history a suggestive one.

Re: Binary patterns in games and divination tools

4

Alright.You have 64 hexagrams in I-Ching and 32 « ways of wisdom » in Sepher Yetzirah.
I assume, you know the hexagrams.Operation 1:If you unite the complementary hexagrams …

Example: 111111 unites with 000000
Example: 011111 unites with 100000
Example: 001111 unites with 110000
Example: 000111 unites with 111000
etc.

… you have now 32 I-Ching elements (double hexagrams) … as you have 32 ways of wisdom in Sepher Yetzirah.

Operation 2:

The Sepher Yetzirah now gives the information, that there are 22 letters and 10 Sephiroth and these are the 32 ways of wisdom.
Looking at the 32 I-Ching elements, one can observe, that the elements also are partable in 2 distinguished groups. 22 elements are « not balanced », 10 are « balanced ».

« Balanced » is defined in the manner, that all hexagram pairs which have 3 yang and 3 yin in their 2 single hexagrams
are now called « balanced ». These are 10 pairs, which naturally include 20 single hexagram. All other hexagram pairs are called « not-balanced ». Naturally these 22, cause 32 = 22 + 10.

Example: 111111 / 000000 is not balanced
Example: 111110 / 000001 is not balanced
Example: 111100 / 000011 is not balanced
Example: 111000 / 000111 <— is balanced
Example: 110000 / 001111 is not balanced
Example: 100000 / 011111 is not balanced

So there a structural similarity between the system of I-Ching and the system of the « 32 ways of wisdom ». Both deal with 22+10 = 32.

Operation 3:

That, what creates difficulties.

Sepher Yetzirah parts the 22 letters in 3 groups, and it parts the 10 Sephiroth in 3 groups.

Letters
12 single letters
7 double letters (one of the 7 designed as center, the other as 6 directions)
3 mothers

Sephiroth:
1 dominant
3 … more like elements
6 others
(Later Kabbala sorted the Sephiroth according a 3-6-1 structure and used them in the life-tree: 3 are Kether (1), Chochmah (2) and Binah (3), and the single dominant element became Malkuth (10))

Commentaires

This seems to have created the problems. The article speaks of a « rolling process » and a cycle. The I-Cing is usually presented as six lines, in which something is bottom and something else is top. The « rolling process » changes this form of vision into a cycle:

1 – 2- 3 – 4 – 5 – 6 – 7=1 – 8=2 – 9=3 – 10=4 – 11=5 – 12=6 – 13=1 …. etc.

… or …

000001
000010
000100
001000
010000
100000
000001
000010
000100
001000
010000
100000
000001 etc.

If I use this method on the 64 hexagrams of I-Ching, I get different groups (totally 14), but if I use it on the 32 pairs, I get only 9 groups, from which 4 are modified to 2 groups to form the 12-pairs-zodiac.

Well, this is a complication … when the article was written, it was considered as too complicated. There are some other minor complications, which once took about 10 years to be solved … :-) … so these further complications were left aside.

Maybe you detect them. Here’s a sort of improvement

i-ching-02 dans numérologie

Maybe, you need the help, that 100000 shall be read as hex. 24 and 011111 as hex. 44. And the other hexagrams are meant in the same reading direction. The first line stands (in the I-Ching appearing at the bottom) for the begin number (0 or 1) and the last number (0 or 1) for the 6th line (in the I-Ching at the top).

Re: Binary patterns in games and divination tools

5

Well, yes, that helped, once I read between the lines, so to speak.I get your rolling process. You put whatever was at the end of a six-digit number (or hexagram) at the beginning (bottom of the hexagon) and move everything over (or up) one space.One thing I didn’t get was how that principle applies to the group of 12 zodiac signs. But now I see that it applies in leapfrog fashion, the 1st to the 3rd to the 5th etc., and the 2nd to the 4th to the 6th, etc. Really it’s not one of 12, but two of 6. And that makes 12.Another thing I didn’t get was why you put « etc, cyclical » after each six digit number. But now I see. It’s at that point that the cycle repeats. And in the case of the « breath », there’s only room for one pair, because all the six-digit numbers obtainable by the rolling process are already used up in the first pair of the series.

So this is about the mathematical properties of the 32 pairs of six digit binary numbers, that when you group the pairs so that the rolling process fits each group, they divide up into 4 groups of 6, 2 groups of 3, and 2 groups of 1, using up all the hexagrams. That’s not the way either the I Ching or the Sefer Yetsira makes its divisions, but the Sefer Yetsira comes close, in that it can be seen as (1 + 6) + 3 + (6 + 6) + 1 + 3 + 6.

Is that what you mean?

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jacques halbronn Essai autobiographique 2023 version complétée

Posté par nofim le 8 septembre 2023

jacques  halbronn  Essai  autobiographique 2023 

  Né à Paris, le 01 12 1947, passionné par les emprunts linguistiques, les passerelles entre langues(gérmaniques, latines, semitiques, slaves), il acquiert une formation en science politique et en droit constitutionnel, à Paris et à Jérusalem avant de se consacrer  à toute une série de travaux universitaires (DEA, Doctorats (d’Etat, post -doctorat) dans le domaine de la linguistique, du Judaisme, du prophétisme . En paralléle, il joue un rôle important en matière  de Colloques, notamment internationaux  au sein de la communauté astrologique européenne  (MAU , Mouvement Astrologique  Universitaire) tout comme dans la communauté  juive. (CERIJ Cercle d’Etudes et de Recherche sur l’Identité Juive) Il réunira un ensemble d’enseignants en astrologie (FLAP Faculte Libre d’Astrologie de Paris) et  mettra en place une structure d’édition (la Grande Conjonction) ainsi qu’une Bibliothèque de recherche, (CATAF Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques français) installée rue de la Providence 75013 Paris.  Adepte d’audiovisuel, il  lance une chaine sur You Tube (Téléprovidence). Il  aura l ‘occasion de parler au nom de l’astrologie: Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers 1976  et  l’article Astrolofgie dans l’Encyclopaedia Universlis (depuis 1993)

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn La dimension saturnienne du Tarot : les 56 arcanes mineurs. Tarot Sefirotique.

Posté par nofim le 30 janvier 2023

jacques  halbronn La dimension saturnienne du Tarot : les 56 arcanes mineurs  . Tarot séfirotique.

 

  Les arcanes mineurs du Tarot sont en phase avec l’astrologie EXOLS. Le nombre de 56 ne correspond-il point à deux cycles de Saturne? La répartition en 4 groupes; épées, coupes,  deniers, bâtons (cf les 4 couleurs des jeux de carte) n’évoquen 12 maisons astrologiques -souvent ignorée des astrologues actuels- avait été reprise par les arcanes majeurs (cf notre ouvrage sur Etteilla et l’Astrologie du Livre de Toth, 1993  Ed La Grande conjonction-Trédaniel)

L’étude des arcanes majeurs nous avait conduit dès 1978 à la méthode du Tarot séfirotique (cf article dans la revue L’Autre Monde de  Roger Faloci , cf nos Mathématiques Divinatoires, 1983 ed La Grande Conjonction. Trédaniel) Cela revenait à isoler dix lames utiles sur les 22., d’où l’appellation séfirotique, ce qui signifiait par voie de conséquence que les 12 autres arcanes ne devaient pas servir à la consultation tarologique.  Cette approche avait quelque chose de révolutionnaire en ce qu’elle impliquait une certaine forme de différenciation au sein d’un corpus, au lieu de traiter celui- ci comme complétement homogéne, à prendre ou à laisser

On retrouve cette même approche dans notre traitement des domiciles planétaires où nous avons montré que seule la planéte Saturne devait servir à la prévision astrologique et qu’il existait un quatuor constitué de Mercure, vénus, mars et Jupiter, ne servant qu’à signaler l’importance du 4 comme les 4 couleurs dans les cartes. Selon nous, cela aura été une grave erreur de considérer ces planétes comme opératives  astrologiquement au premier degré.  Là encore, la dualité est de rigueur. De même pour ce qui est du zodiaque d’ailleurs où il importe de se focaliser sur le tétramorphe -taureau, lion, aigle, homme en évitant de se perdre dans un dédale à 12 facteurs. Comme nous l’avons noté dans notre précédente étude sur L’Astrologue face à son client, nous devons faire preuve de sobriété (le Surmoi) et non d’ubris (le ça) dans les propos que nous délivrons au monde

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn Epistémologie. Le principe de réduction et de sélection appliqué au Tarot et à l’Astrologie. Première Partie

Posté par nofim le 31 décembre 2022

jacques  Halbronn   Epistémologie.  Le principe de réduction et de sélection appliqué au Tarot et à l’Astrologie  Première Partie

 

Nous avons développé en  linguistique une problématique de réduction et de contraction que nous proposons de mettre au service de notre approche du Tarot et de l’Astrologie, cela consiste à extraire d’un ensemble la partie « utile », « opératoire », comme lorsque l’on enléve la peau d’une banane, sachant que la peau n’est pas à consommer, ne confondant pas le contenant et le contenu.

En vérité, dès 1978, nous avions développé ce principe à ce que nous avions appelé le « tarot sefirotique » (Article dans la revue L’Autre Monde); ce que nous avons exposé en 1983 dans nos « Mathématiques Diivinatoires » (Ed La Grande Conjonction Guy Trédaniel), pp. 47 et seq. Nous n’avions retenu que 5 paires d’arcanes majeurs sur les 22, chaque paire totalisant 22: Hermite et Mort, Amoureux et Maison Dieu, Roue de Fortune et ¨Pendu, Chariot et Diable, Force et Fou. Nous avons montré que la structure graphique de chaque paire comporte des similitudes qui ne sont probablement pas dues au hasard. Le Tarot emprunte à diverses sources(cf  notre étude « Histoire des  Livres d’Heures. La fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en  Italie autour de 1500,  in Revue Française d’Histoire du Livre, n° 156, 2015) , on y trouve les Vertus (Tempérance, Justice, Patience etc) mais aussi , pour les arcanes mineures,  des éléments issus des Evangiles: bâtons, coupes, deniers, épées. On pense à l’eucharistie avec la coupe (sang) et l’hostie (corps) que l’on retrouve avec le bâton -le pain étant souvent présenté sous cette forme à l’instar de notre « baguette »/Quant aux deniers, on pense aux 30 pièces que reçut Judas pour sa trahison (‘Évangile selon Matthieu 26:15). Pour ce qui est de l’épée :On peut lire sur Internet «  l’Évangile selon Jean (19, 33-35) précise que : « S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau ».

En 1994, nous avons publié « L’Astrologie selon Saturne »" (Ed La Grande Conjonction) où nous concluions qu’il convenait de ne retenir dans le systéme solaire, pour le bon usage de l’astrologie, que la seule planéte Saturne avec son passage  sur le signe des poissons, ce qui nous permettra d’annoncer les mouvements sociaux mémorables de la fin 1995 en France.  Au XXIe siècle, dans nos recherches en linguistique, nous décririons la langue française comme marquée  par un processus de contraction lors du passage du pluriel au singulier et du féminin au masculin.

D’aucuns vont nous reprocher de réduire terriblement l’arsenal de l’astrologie, la privant de 90° de ses ressources, puisque nous ne gardions que Saturne et nous privions notamment de la « manne » des  planétes transsaturniennes » (cf les attaques  sur  Actualité de l’Astrologie,  facebook)/ De même, nous réduisons le balisage de l’écliptique aux axes saisonniers, équinoxiaux et solsticiaux, abandonnant la division en 12 signes zodiacaux, qui en dérive et même nous assimilons la conjonction à l’opposition et les deux carrés  à une configuration analogue en ce qui concerne les aspects.

Nous pratiquons une politique d’économie de moyens, anti-inflationniste et ergonomique et dénonçons notamment les langues  atteintes de synonymite  aigue comme l’anglais, dont la  prétendue « richesse » est le fait d’emprunts au français, depuis 1000 ans,  se combinant avec  un fonds local et notamment germanique. 

 

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thierry Depaulis sur Etteilla .

Posté par nofim le 30 décembre 2022

ETTEILLA JEAN-BAPTISTE ALLIETTE LE JEUNE dit (1738-1791)

 

  •  : licencié ès lettres, ingénieur du Conservatoire national des arts et métiers, historien du jeu

 

 

Etteilla n’est vraiment connu que par le tarot divinatoire qui porte son nom et reste un des classiques de la cartomancie. On savait à peine que sous ce nom se cachait un homme nommé Alliette, auteur de plusieurs manuels de divination entre 1770 et 1791. Des recherches récentes ont permis de mieux cerner le personnage.

Jean-Baptiste Alliette est né à Paris en 1738, sans doute le 1er mars, second fils de Jean-Baptiste Alliette, maître rôtisseur. On ne sait pratiquement rien de l’enfance et de la jeunesse d’Alliette, si ce n’est qu’en 1763 il était marchand grainier et qu’il avait déjà épousé Jeanne Vattier, dont il eut au moins un enfant avant de se séparer d’elle en 1767. Il semble alors avoir changé de métier pour embrasser celui de marchand d’estampes. Depuis quand Alliette le Jeune pratiquait-il l’art de tirer les cartes ? En eut-il la révélation dès 1757, comme il le prétendra plus tard ? Pour autant, on ne peut lui dénier l’honneur d’avoir publié, avec Etteilla, ou manière de se récréer avec un jeu de cartes (Amsterdam et Paris, 1770), le plus ancien traité de cartomancie en Occident et, par là, d’apparaître, sous ce pseudonyme nouveau, comme le premier « tireur de cartes » professionnel connu. Suit en 1772 un recueil astrologique (Le Zodiaque mystérieux, ou les oracles d’Etteilla), traduisant le succès que confirment quelques libelles contemporains et la réédition du premier titre.

Pourtant, après 1773, Etteilla va rester étrangement silencieux pendant près de dix ans. On le suit de loin en loin dans ses activités de marchand d’estampes où il est associé avec son frère. Pour d’obscures raisons, il s’installe à Strasbourg en 1777, puis retourne vivre à Paris dès 1780. La publication, en 1781, du VIIIe volume du Monde primitif de Court de Gébelin, avec un important chapitre sur le tarot, agit comme une révélation sur Jean-Baptiste Alliette, qui venait de forger le mot « cartonomancie » – anticipant ainsi le plus récent « cartomancie ». Il y retrouvait ses théories divinatoires, jusque-là limitées au jeu ordinaire, mais greffées par un terrain plus noble et plus prestigieux, celui du tarot, que Court présentait comme le « livre de Thot ». Dès lors, Etteilla allait se partager entre la « cartonomancie française », qu’il avait toujours pratiquée, et la « cartonomancie égyptienne », à laquelle il consacra plusieurs ouvrages, dont la Collection des hautes sciences, qui parut de 1783 à 1786 sous divers titres tels que Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées tarots.

Devenu « professeur d’algèbre », Alliette s’entoure en 1788 de disciples réunis en une « Société des interprètes du Livre de Thot ». L’année suivante, il obtient un privilège pour un jeu de tarot spécial qu’il fait graver en taille-douce, puis fonde en 1790 une Nouvelle École de magie. Jean-Baptiste Alliette le Jeune n’est pas resté indifférent à la Révolution, qu’il disait avoir prédite dans son livre L’Homme à projets publié en 1783. L’année 1791 le voit lancer un bulletin hebdomadaire où il expose, semaine après semaine, divers projets sociaux, prémonitions d’institutions devenues réalité aujourd’hui – retraite universelle, assurances sociales, abolition de la peine de mort, etc. Etteilla n’eut pas le temps de les mettre en pratique ; il mourut le 12 décembre 1791 à Paris.

 

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Jacques Halbronn Le Tarot, clef de l’eucharistie.

Posté par nofim le 25 décembre 2022

Jacques Halbronn  Le Tarot, clef de l’eucharistie. 

 

Nous nous proposons de relier le  Tarot  à la bénédiction  judaique et à l’eucharistie qui en découle autour du pain et du vin. 

Ceci est mon corps, ceci est mon sang » ( Evangile selon Marc 14, 12-16.22-26)    

C’est ainsi que pour nous la coupe qui est  liée au sang (cf le Graal), se retrouve dans une des 4 « couleurs » des  arcanes mineurs du Tarot. cf    https://livrenigme.com/2(019/02/26/culture-esoterique-le-tarot-les-arcanes-mineurs) que l’on retrouve dans jeux de carte classiques (coeur, carreau, pique, tréfle). /Arcanes Mineurs dans le Tarot de Marseille - Tarot Ana

 

  Nous pensons que le récit de la Céne rapporté dans les Evangiles pourrait être lié au bâton et à la coupe des dits arcanes mineurs, si l’on admet le rapprochement entre le pain et le bâton, notamment en France avec la « baguette de pain ». Cette thèse se voit confirmée par la coupe qui est l’autre élément de l’eucharistie.

baguette de pain

 

10 questions et 10 réponses sur les hosties et la communion

 

L’on pourrait également relier les deniers du Tarot avec les 30  deniers de Juda et l’épée  à la scéne de la crudifixion. En matière de calques, rappelons les paralléles entre l’envoi de Moise vers les « fils d’Israel » (Exode III) et de Jésus vers les « brebis perdues de la maison d’Israel » tout comme Abraham  qui sacrifie son fils et Dieu  le sien, Jésus;

 

Bibliographie

Un évangile pour guérir, tome 1 par Jodorowsky

Résumé :
Les évangiles ont été à l’origine de nombreuses interprétations. Celle-ci est inattendue, surprenante. En réalité il s’agit d’un décryptage archétypiques spirituel, psychologique et moral du Nouveau Testament grâce à la lecture des cartes du Tarot dont Jodorowsky est un spécialiste reconnu. On trouve aussi dans ce livre tous les grands principes de la psyschogénéalogie dont il est l’un des pionniers.

 

JHB  25 12  22

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jacques Halbronn L’astrologie et son mode de sélection des éventualités, comparée aux mancies.

Posté par nofim le 31 août 2022

Jacques  Halbronn   L’astrologie et son mode de sélection des  éventualités, comparée au  Tarot   

 

La notion de « significateur »  implique l’existence d’une série de possibles et le rôle du « prometteur » est de déterminer  quel sera le possible pour une  certaine période. On peut ainsi présenter le Tarot  avec ses 22 arcanes majeurs comme une série de significateurs – les « signes » en astrologie »- et il conviendra de déterminer  lequel de ces significateurs est approprié pour un temps donné, lequel va « sortir » (sort) du lot, d’où la fonction du tirage qu’il soit opéré par le praticien ou par son client.

Mais toute la question sera de savoir si la liste  de significateurs, qualitativement et quantitativement,  ainsi présentée est ou non pertinente. C’est ainsi qu’en astrologie, la question se pose en amont: quel prometteur pour quels significateurs.   On se demandera si la liste des 12 signes zodiacaux fait sens et si l’astre devant servir de prometteur est le bon. Il est clair que toute erreur quant au nombre de secteurs ou quant au choix d’un prometteur de préférence à un autre  risque fort de compromettre toute l’opération de « tirage ».  Pour l’astrologie, il y a un surnombre de prometteurs comme de significateurs.  C’est pourquoi nous avons proposé de nous limiter à 4 significateurs- les « quartes » saisonnières (voire à 2 Equinoxes/Solstices) et à un seul prometteur, le soleil et la Lune ayant des cycles trop courts su on les divise par 4 à savoir 3 mois pour l’un et  une semaine pour l’autre. Dans le cas du Tarot (cf notre étude dans la revue L’Autre Monde « le tarot séphirotique »), nous avions proposé de nous limiter à dix lames sur les 22 arcanes supérieurs (cf nos Mathématiques Divinatoires, Paris, Trédaniel, 1983)   

Mais il est clair que le choix du prometteur dans le cas du Tarot  ne saurait nous convenir puisque cela passe par un tirage manuel  totalement aléatoire et se produisant généralement, au cours d’une consultation. En tout état de cause, pour nous, les significateurs correspondent aux 4  saisons qui découpent des périodes de 7 ans, chacune, et le prometteur est Saturne qui fixe astronomiquement le début de chaque période de 7 ans et ce sans  faire appel à quelque « main innocente » comme à la loterie.

 

 

JHB 31. 08 22

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jacques halbronn Astrologie Le quatuor Mercure, Vénus, Mars, Jupiter versus les luminaires et Saturne..

Posté par nofim le 8 juillet 2022

jacques  halbronn Astrologie  Le quatuor  Mercure,  Vénus, Mars, Jupiter  versus les luminaires et Saturne

 

 

Nous avons récemment insisté sur le rôle structurel du 4 en Astrologie (cf sur NOFIM.unblog.fr) mais nous ne sommes pas encore suffisamment arrêtés sur le statut des 4 astres médians, encadrés d’un côté par les luminaires et de l’autre par Saturne, lequel est d’ailleurs dédoublé dans le dispositif des domiciles (en capricorne et en verseau) selon la Tétrabible de Ptolémée. Il apparait en tout état de cause qu’il ne faut pas mettre les torchons avec les serviettes, selon l’adage, tout comme l’on ne mange pas un fruit avec sa peau ou son écorce, comme dans le cas d’une banane ou d’une noix. On se demandera notamment s’il ne convient pas de connecter ce quatuor planétaire avec les autres quatuors (les 4 éléments, les 4 saisons et le tétramorphe taureau, Lion, Aigle, Homme, que l’on retrouve dans le Livre du prophéte Ezékiel, à deux reprises, dans la partie centrale de l’Ancien Testament.(cf  Bibliorama. « Les Quatre Etres Vivants »)  On se demandera donc s’il n’existe pas de correspondances vraisemblables  au sein d’un tel corpus quaternaire dont l’astrologie actuelle semble bien avoir perdu la conscience et la substance. On  trouve ce quatuor au coeur des jours de la semaine: Mardi (Mars), Mercredi (Mercure), Jeudi (Jupiter) et Vendredi.(Vénus). Nous observerons que ces 4 planétes se suivent dans le dispositif des domiciles: Poissons (Jupiter) Bélier (Mars), Taureau (Vénus), Gémeaux (Mercure)    et  Vierge (Mercure), Balance (Vénus), Scorpion (Mars), Sagittaire (Jupiter), ce qui couvre donc 8 signes, les 4 autres (Cancer, Lion, Capricorne, Verseau) étant dévolus aux luminaires et à Saturne. Au niveau de  4 Eléments, on a, pour ce quatuor,  Eau, Feu, Terre, Air  et dans l’autre segment   Terre, Air, Eau et Feu. On relie généralement,  en ce qui concerne le tétramorphe, le Taureau à la Terre, le Lion au Feu, l’Aigle à l’Eau et l’Homme au Verseau.  On aura compris que nous avons d’une part un découpage de l’écliptique en 4 parties et de l’autre avec les luminaires et Saturne un trio de curseurs mobiles qui activent successivement un tel ensemble. De nos jours, le rôle de curseur est surtout dévolu au Soleil  qui détermine ainsi le « signe » de naissance, à la façon du processus d’une roulette de casino. Rappelons que Saturne est la facteur récurrent par excellence, en ce qu’il fixe le Shabbat, le « septiéme jour, lequel se siture au coeur des pratiques religieuses, liturgiques dans les religions dites monothéistes si ce n’est que le Dimanche est le jour du Soleil (cf dans les cultures germaniques: Sunday, Sontag). Quant au couple Soleil Lune, il détermine, dans le judaisme, le début de chaque mois (Rosh Hodesh) par le biais de la  « Nouvelle Lune ».=(en dialectique avec la « Pleine Lune ») On notera que Mars et Vénus forment un couple parmi les dieux et que Mercure y  est le messager de Jupiter.  Ces dieux auront été associés aix  planétes  par la suite de préférence à d’autres divinités qui devront attendre ll’époque moderne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 08 07 22

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