jacques halbronnn Que signifie vraiment la formule  » fils d’Adam. »? Le Saint Esprit

Posté par nofim le 12 mars 2026

 

 Jacques  halbronnn Que signifie  vraiment la  formule   » fils d’Adam. »? Le Saint Esprit.

 

 

L’hébreu moderne diffuse une  gravissime erreur  en utilisant l’expression  au  singulier  comme au pluriel – ben Adam,  beney Adam, pour désigner n’importe quel étre  humain alors  qu’une telle  formule  devrait être strictement réservée à un certain lignage non pas subjectif mais objectif, donc  génétique et ne relevant pas de quelque bon  vouloir ou de   quelque  vocation! On note que  dans les évangiles,  sur le  web:

 

« Jésus est le seul à employer l’expression « Fils d’homme » ou « Fils de l’homme » pour se désigner. »

 

וַיֹּאמֶר, אֵלָי:  בֶּן-אָדָם עֲמֹד עַל-רַגְלֶיךָ, וַאֲדַבֵּר אֹתָךְ.  1 Elle me dit: « Fils d’Adam, dresse-toi sur tes pieds, que je te parle! »

Dans  Ezekiel, au chapitre II,  une des  Hayoth (êtres vivants, cf le Sphinx)  s’adressait  ainsi  à lui.  et il va  de soi  que ce serait une extréme banalité de le qualifier simplement d’homme  au  sens large du  terme! Adam est  à identifier, selon nous,  avec ceux qui sont en lien  avec le Saint Esprit.(Rouah  haKodesh) et qui constituent un lignage rappelé par  Luc (Ch III). Le Chapitre V  de la Genése s’intitule Sefer Toldoth Adam. Les  traductions  tantôt l’hébreu Adam par Adam (verset 2), tantôt par  Humanité.(verset 1)

Genése V

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ.  1 Ceci est l’histoire des générations d’Adam Lorsque Dieu Elohim) créa (bara) Adam, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם.  2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela Adam, le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת.  3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth.

 

Les  » générations  d’Adam »(même racine que  genése)  correspondent ici à une  série de personnages , ce qui  englobe notamment Abraham.  Le  terme  Genése  devrait être rendu par  Genése d’Adam car il ne renvoie pas à la Création du Monde si ce n’est  qu’Adam  en fait partie. Dans le Nouveau Testament, on trouve le passage suivant  qui qualifié le Christ  de « dernier Adam  en précisant que « :Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel. C’est pourquoi André Chouraqui  rend Adam par le Glébeux.  « Elohîm crée le glébeux à sa réplique, à la réplique d’Elohîm, il le crée, mâle et femelle, il les crée. »

 

1 Corinthiens 15
44il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. 45C’est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. 46Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite.…

 

5 L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.

 

46 Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel.

 

47 Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel.

 

48 Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel.

Selon nous, Adam désigne  la nouvelle Humanité. Mais Paul,  dans Corinthiens, entend parler d’une évolution à partir d »une  humanité pré-adamique. 

Dans notre  théologie de l’Election qui  caractérise un nouveau  judaïsme, seul un « Fils d’Adam » a un rapport  avec le tétramorphe  Ezékielien  qui incarne l’Esprit Saint (Spiritus Sanctus)  

 

ה וּמִתּוֹכָהּ–דְּמוּת, אַרְבַּע חַיּוֹת; וְזֶה, מַרְאֵיהֶן–דְּמוּת אָדָם, לָהֵנָּה.  5 Et au milieu l’image de quatre Haïot ; et voici leur aspect, elles avaient figure humaine.
ו וְאַרְבָּעָה פָנִים, לְאֶחָת; וְאַרְבַּע כְּנָפַיִם, לְאַחַת לָהֶם.  6 Chacune avait quatre visages et chacune quatre ailes.
ז וְרַגְלֵיהֶם, רֶגֶל יְשָׁרָה; וְכַף רַגְלֵיהֶם, כְּכַף רֶגֶל עֵגֶל, וְנֹצְצִים, כְּעֵין נְחֹשֶׁת קָלָל.  7 Leurs pieds étaient des pieds droits; la plante de leurs pieds était comme celle d’un veau et ils étincelaient comme de l’airain poli.
ח וידו (וִידֵי) אָדָם, מִתַּחַת כַּנְפֵיהֶם, עַל, אַרְבַּעַת רִבְעֵיהֶם; וּפְנֵיהֶם וְכַנְפֵיהֶם, לְאַרְבַּעְתָּם.  8 Et des mains d’hommes apparaissaient sous leurs ailes des quatre côtés; et les quatre avaient leurs visages et leurs ailes.
ט חֹבְרֹת אִשָּׁה אֶל-אֲחוֹתָהּ, כַּנְפֵיהֶם:  לֹא-יִסַּבּוּ בְלֶכְתָּן, אִישׁ אֶל-עֵבֶר פָּנָיו יֵלֵכוּ.  9 Joignant leurs ailes l’une à l’autre, elles ne se retournaient pas dans leur marche, chacune allait droit devant elle.
י וּדְמוּת פְּנֵיהֶם, פְּנֵי אָדָם, וּפְנֵי אַרְיֵה אֶל-הַיָּמִין לְאַרְבַּעְתָּם, וּפְנֵי-שׁוֹר מֵהַשְּׂמֹאול לְאַרְבַּעְתָּן; וּפְנֵי-נֶשֶׁר, לְאַרְבַּעְתָּן.  10 Quant à la forme de leurs visages, elles avaient toutes quatre une face d’homme et à droite une face de lion, toutes quatre une face de taureau à gauche et toutes quatre une face d’aigle.

 

jacques  halbronnn   Que signifie  vraiment la  formule

Christ Pantocrator entouré des symboles représentant chacun des évangélistes. Bury Bible, manuscrit 2III, folio 281v (Parker Library).

D’où viennent les symboles des évangélistes ? par Jean Emmanuel Konvolbo

QuestionPourquoi représente-t-on l’évangéliste saint Matthieu par un homme ou par un ange? 

RéponseLe fait que Marc soit désigné par un lion, Matthieu par un homme, Luc par un taureau et Jean par un aigle vient de l’imagerie d’une vision décrite dans le premier chapitre du livre d’Ézéchiel, repris par un passage du livre de l’Apocalypse.

Je regardai : c’était un vent de tempête soufflant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant, avec une lueur autour, et au centre comme l’éclat du vermeil au milieu du feu. Au centre, je discernai quelque chose qui ressemblait à quatre animaux dont voici l’aspect : ils avaient une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes. Leurs jambes étaient droites et leurs sabots étaient comme des sabots de bœuf, étincelants comme l’éclat de l’airain poli. Sous leurs ailes, il y avait des mains humaines tournées vers les quatre directions, de même que leurs faces et leurs ailes à eux quatre. Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre ; ils ne se tournaient pas en marchant : ils allaient chacun devant soi. Quant à la forme de leurs faces, ils avaient une face d’homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d’aigle (Ez 1,4-10).

Le récit de la vision d’Ézéchiel parle de quatre animaux ailés ayant quatre faces. Il parle des quatre directions et dit que chacun des quatre animaux se déplaçait, chacun devant soi, implicitement, selon les quatre points cardinaux. Dans l’ordre, les quatre faces de chacun des animaux avaient les formes suivantes : face d’homme, face de lion, face de taureau et face d’aigle. Suivant cet ordre, et suivant l’ordre des évangiles, l’évangéliste saint Matthieu est représenté par un homme ou un homme ailé qu’on identifie à un ange, parce que les animaux de la vision d’Ézéchiel avaient des ailes ; l’évangéliste saint Marc est représenté par un lion ou un lion ailé ; l’évangéliste saint Luc est représenté par un taureau ou un taureau ailé et l’évangéliste saint Jean est représenté par un aigle qui naturellement est ailé. Ces quatre formes ont été appliquées aux quatre évangélistes pour exprimer que la prédication et la propagation de l’évangile aux quatre directions du monde, car la vision parle des quatre directions et du déplacement de chaque animal selon une de ces directions.

Mais d’où est venue l’idée d’appliquer ces quatre formes aux quatre évangélistes? Très probablement d’une interprétation du passage de l’Apocalypse qui parle à la fois de vingt-quatre vieillards (Ap 4,6-8) et de quatre vivants autour du trône [1]. Les vingt-quatre vieillards ont été identifiés aux douze patriarches, représentant l’Ancien Testament, et aux douze Apôtres, représentant le Nouveau Testament. Quant aux quatre vivants, ils ont été identifiés aux quatre évangélistes, mais c’est l’ordre de la vision d’Ézéchiel qui a été retenu et non celui de la vision de l’Apocalypse.

[1] « Devant le trône, on dirait une mer, transparente autant que du cristal. Au milieu du trône et autour de lui, se tiennent quatre Vivants, constellés d’yeux par-devant et par-derrière. Le premier vivant est comme un lion ; le deuxième vivant est comme un jeune taureau ; le troisième vivant a comme un visage d’homme ; le quatrième vivant est comme un aigle en plein vol. Les quatre vivants, portant chacun six ailes, sont constellés d’yeux tout autour et en dedans. Ils ne cessent de répéter jour et nuit : Saint, Saint, Saint, Seigneur, Dieu Maître-de-tout, il était, il est et il vient » (Ap 4,6-8.) On  retrouve une telle image dans l’Arcane Le Monde du Tarot: Ici Adam  est représenté par un Ange et est associé au  signe du Verseau.(cf nos  textes à ce sujet)

 

La lame du Monde tarot de Marseille

Cette dimension quaternaire  est  au coeur  de  notre Astrologie « Septénale »,   sous-tendue  par un  systéme  saturnocentrique.(28/4=7) Mais ces 4  figures ne sont que les avatars d’une seule  et même Force, celle du Saint Esprit. Comme déclare Paul, dans ses Epitres, seul celui qui est inspiré par la grâce du Saint Esprit est habilité à décoder le plan divin, au travers  du  labyrinthe biblique. (Ariane)

JHB  13 03 26

 

 

 

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jacques Halbron Critique de l’ouvrage d’Isablle Nadolny, Histoire du Tarot. Origines, iconographie, Symbolisme; Ed Trajectoire , 2022

Posté par nofim le 16 février 2026

jacques Halbron Critique de l’ouvrage d’Isabelle Nadolny, Histoire du Tarot. Origines, iconographie, Symbolisme; Ed Trajectoire , 2022

 
 
En 1993 , donc 30 ans avant l’ouvrage d’Isabelle Novolny, nous avions publié des Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot (Ed Trédaniel, Coll. Bibliotheca Astrologia) que cet auteur mentionne de façon anecdotique (p. 149), note de bas de page n°163) alors qu’elle en a fait un usage assez conséquent. Ce n’est pas la première fois que nous dénoniçons un tel procédé (cf Hervé Drévillon, dans sa thèse de doctorat parue sous le  titre « Lire et écrire l’avenir : l’astrologie dans la France du Grand SiècleChamp Vallon)
Ainsi, dans notre chapitre sur l’Origine du Tarot (pp. 47 et seq) nous consacrions un développement important à la « Roue de 1515″ constituée d’un triple dispositif relatif aux planétes, aux signes et aux maisons en Astrologie. Nous  qualifions  alors ce document (p; 48) de « pierre de Rosette du Tarot’?  Comment l’auteur se référe-t-elle à ce document? « Les  représentatons  des maisons  astrologiques sont  aussi  éclairantes quand elles son figurées  (très rarement) par des images.  Ainsi, un kalendrier de la nativité de Leonard Keymann (sic) publié en 1515, montre une roue astrologique avec des  figurations  des planétes, des signes et des maisons ». Ecourchant le nom  Reymann  en Keymann,  l’autrice  cite le travail de Spurek (chez Grundig)  en sa  note 127, » L’Astrologie »,    sorti  en 1998, donc 5 ans après notre ouvrage. Elle  aurait donc obtenu l’information  par ce biais et non en lisant notre étude!  Ci  dessous un commentaire du document; On trouve  cette notice sur le web  sans  référence de date du commentaire: Il est  certain que le document était connu mais l’on n’avait pas su lui accorder l’importance qu’il méritait:
« The image illustrates a natal horoscope for Leonhard Reymann, 1515. The central image shows the World, surrounded by personifications of the seven planets known to pre-modern astrology. This is surrounded by the twelve signs/constellations of the zodiac, and the outer ring represents the twelve houses. The image was reproduced in Der astrologische Gedanke in der deutschen Vergangenheit (1926), by Heinz Artur Strauß. The woodcut was later discussed by Carl Gustav Jung, and various writers on Tarot have commented on the similarity between some of the figures used and those of the Tarot trump cards. Schoen was also a cardmaker. »
 cf aussi notre étude in ‎Revue française d’histoire du livre n° 136 – Histoire des livres d’heures, la fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en Italie autour de 1500 par Jacques Halbronn, où nous montrons les liiens entre le Kalendrier des Bergers et le Tarot, en soulignant l’importance des  » Guerre d’Italie » ées par la France. à la fin du Xve siècle Or, il ne semble pas que l’auteur se référe à aucun moment à la présence française en Italie..à l’époque en tant que paramètre significatif. (cf aussi notre catalogue d’exposition, Astrologie et prophétie. Merveilles sans images. L’appareil iconographique dans la littérature français au XVIe siècle. Ed Bibliothèque nationale, 1994 A la Réserve, 3 p. 10 sur les roues astrologiques) .Signalons que l’auteur est lié à cet établissement
Alors que nous présentions  en 1993 ce document comme une « pierre de Rosette » pour l’histoire de l’astrologie et du Tarot,  Mme Nadolny  cite l’ouvrage sous le nom de Leonard Keymann  au lieu de Reymann! (p. 127) en signalant la rareté d’un tel document présentant en trois niveaux, les iconographies de planétes, des signes et des maisons » et ce sans la moindre note en bas de page renvoyant à notre ouvrage  qu’elle avait cité à une autre occasion, ce qui impliquait qu’elle ait bien pris connaissance de notre découverte, tout en s’en appropriant le mérite! L’auteur cite (en note n°127) un ouvrage  de Milan Spurek. L’Astrologie. Ed Gründig, Paris, 1998. En fait, ce document  est plus important pour l’Histoire de l’Astrologie que pour celle du Tarot. Comme nous l’indiquions alors, comment se fait-il que l’iconographie des Maisons astrologiques  ne nous soit pas parvenue  de la même façon que celle des signes et des planétes, ce qui fait que les astrologues actuels n’en ont aucune connaissance. Ce document est l’interface méconnu entre Tarot  et Astrologie.
Dans  notre étude parue en 2015 dans la RFHL, nous  insistions sur l’influence du Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle), véritable encyclopédie de l’ Astrologie  sur les  auteurs du  Tarot,  qui  y seront allés puiser,  influence  iconographique également assez méconnue..Ne faut-il pas y  voir une influence française liée à la présence français à l’époque en Italie. L’autrice  consacre un chapitre « L’expansion du Tarot en France pp 87  et seq) mais elle se centre sur Milan. (p;95) : ‘les symboles du Tarot  de Marseille  viennent  sans  doute d’Italie ».« .
 Sur le  web
« Le premier (Roi de France) à mener une expédition italienne est Charles VIII. Le royaume de Naples a échappé en 1442 à la dynastie française des Angevins au profit des Aragonais. Charles VIII reprend le flambeau à la mort du dernier comte du Maine et en 1494, c’est une furieuse cavalcade à travers la péninsule italienne qui le mène à Naples où il est couronné roi. La suite est plus malaisée puisque les forces en présence, papauté comprise, le contraignent à rentrer précipitamment en France. N’importe. C’est une histoire passionnée qui vient de s’engager entre l’Italie, mosaïque d’États et de principautés, et la France, histoire qui ne connaîtra de répit qu’en 1559 avec le traité de Cateau-Cambrésis. Pour l’heure, Louis XII, à son tour, se jette dans l’aventure italienne. Il occupe Milan de 1499 à 1512, date à laquelle il est vaincu par une coalition comprenant le Saint Empire, l’Espagne, l’Angleterre, Venise et les Suisses, tous rassemblés par le pape.  »
Rappel  Wikipedia
  »Le Kalendrier des bergiers  est un almanach en français imprimé par le parisien Guy Marchant le 2 mai 1491, et dont l’édition princeps est conservée à la bibliothèque Mazarine de Paris. À la fin de l’année 1491, Marchant publie une première version augmentée appelée Compost  et kalendrier des bergiers, rééditée en 1493 dans une version définitive, et le Compost et kalendrier des bergeres, un autre complément imprimé en 1499, conservés à la Bibliothèque nationale de FranceDestiné à un public laïc et assez aisé pour acheter un livre illustré par des gravures sur bois, le Kalendrier est édité une quarantaine de fois en français jusqu’à la Révolution française. Son succès d’imprimerie est confirmé par de nombreuses traductions en langues étrangères, et l’ouvrage connaît plusieurs versions d’auteurs et d’imprimeurs différents. » Cet ouvrage est assimilable à un Livre d’Heures comme nous l’exposions dans notre étude de 2015.(cf les Très Riches  Heures du Duc de Berry)  Dans  nos Mathématiques Divinatoires  (1983  Ed Trédaniel) nous avions montré que l’on pouvait relier les  arcanes  majeurs en couples totalisant 22 par exemple 10+12, 8+14  etc. Nous avons également préfacé un ouvrage de Dominique Devie : Le Tarot provençal arlésien : étude d’un jeu de lames divinatoires ancien en langue provençale  1981. En ce qui concerne le nombre 22  utilisé pour les Arcanes  majeurs, voir le Sefer Yetsira Livre de la Formation. 22 est le  total de 12  signes + 7 planétes + 3 Eléments Lettres simples, doubles, mères. cf  auss  notre étude in Clefs pour l’Astrologie; Ed Seghers 1976)
JHB 17 02 26

 

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jacques halbronn La question juive au prisme de l’astrologie septénale, séfirotique

Posté par nofim le 10 juin 2025

jacques  halbronn La question  juive  au prisme de l’astrologie septénale, séfirotique  

 

En 1978, nous  avions proposé ( http://nofim.unblog.fr › 2024/03/06 › jacques-halbronn…) une clef séfirotique pour aborder le tarot. Récemment, nous avons mis en oeuvre les Sefiroth pour décrire l’alternance des phases en Astrologie Septénale. 

 Nous  entendons intervenir ici dans le débat autour du sionisme à la lumière de cette nouvelle forme d’astrologie  qui est en fait sa forme originelle (Ur-Astrologie).Selon nous,  il y a une polysémie du fait  juif, l’une tendant vers le sionisme, l’autre vers le diasporisme, alternativement, ce qui génére deux types de  crise, celle de la Solution Finale (1942) et celle de la Solution « moderne » (1897,  cf notre ouvage,  le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle  avec un fac simile de la première édition française de l’Etat Juif, Ed Ramkat, 2002), On notera que dans les deux cas, le mot allemand « Lösung » -solution  est utilisé, la solution finale étant la « Endlösung ».

 jacques  halbronn La question  juive  au prisme de l'astrologie septénale, séfirotique dans astrologie septennale 330px-DE_Herzl_Judenstaat_01

 

 

Nous dirons qu’en phase Hessed (dite de Grâce), les Juifs sont perçus comme entité  géographique, comme Etat (Israel) avec ses frontières et son armée alors qu’en phase Din (dite de Jugement), les Juifs sont immergés individuellement au sein des divers ensembles, difficilement repérables de par leur diversité,  ce qui conduira à leur imposer le port de l’étoile jaune, pendant la Seconde Guerre  Mondiale pour qu’on puisse, quand même, les identifier et les rassembler (Vel d’Hiv etc)

En octobre 2023, Saturne  entamait une phase Hessed en passant de la fin du signe du  verseau et en entrant dans celui des Poissons. On était donc dans une dynamique territoriale, étatique, avec notamment la question sensible des  tracés frontaliers;  Mais la mise en camp de concentration  relevait de la même logique du Hessed, du  regroupement. Dans les deux cas, d’ailleurs, 1942 et 2023, il s’agissait d’un  certain artifice, qui n »était pas fondé dans la longue durée historique mais sur une création ponctuelle.   Comme disait  Herzl, cela ne sera plus une Agada, une légende, un mythe. De même Auschwitz réalisait les  rêves les plus fous de Hitler dans son « Mein Kampf ». Il convient d’ailleurs d’opposera au rassemblement du Vel d’Hiv de 1942  les lois prises par Vichy, lors de la prise de pouvoir de Pétain

phase I  1940   (saturne en « Din ») On  est dans le qualitatif Saturne est en bélier puis passe dans  la première partie du signe du  taureau.

« Le statut du 3 octobre s’articule autour de deux points principaux : le premier définit qui est dorénavant juif ; le second vise à ôter « toute influence politique  » aux Juifs, en édictant des interdictions professionnelles. La cible principale est la fonction publique, dont certains postes sont frappés d’interdictions totales (art. 2), les autres d’interdictions partielles, l’accès à ces emplois – subalternes par définition – n’étant ouvert qu’aux anciens combattants (art. 3). Le secteur privé est visé en second lieu, suivant un même schéma d’interdictions totales et partielles : les emplois dans la presse, la radio et le cinéma sont interdits aux Juifs (art. 5) ; les professions libérales et les postes auxiliaires de la justice ne sont pas interdits dans l’immédiat, en attendant que « des règlements d’administration publique […] aient fixé pour eux une proportion déterminée » (art. 4), soit, en clair, l’annonce d’un numerus clausus. Mais les décrets d’application concernant le secteur privé ne verront pas le jour avant que le second statut ne soit promulgué en juin 1941. Dans cet intervalle, c’est essentiellement le premier volet des interdictions, touchant à la fonction publique, qui fait l’objet d’une application conduisant à l’exclusion de 2 900 personnes. »

 

phase II  1942 (Saturne en Hessed)  On  est dans le quantitatif. 

« Au cours de l’été 1942, le régime de Vichy négocie avec les responsables de la police allemande un accord pour leur livrer 10 000 Juifs de la zone non occupée et 20 000 Juifs de la zone occupée. Pour tenir ces engagements, le gouvernement français exécute les grandes rafles de l’été 1942. La France non occupée est alors la seule zone en Europe où les autorités compétentes livrent de leur propre initiative des Juifs aux nazis.

Au mois de juillet 1942, le gouvernement de Vichy demande aux Allemands l’autorisation de déporter les enfants de moins de seize ans, jusqu’alors exclus des convois de déportation. Les autorités allemandes acceptent cette demande et le 14 août 1942 le premier convoi incluant des enfants part de Drancy en direction d’Auschwitz. Les maisons d’enfants de la zone non occupée ne sont plus des refuges sûrs. » 

 Nous passons actuellement en mai- juin 2025  en phase Din de Saturne (entrée en bélier), cela signifie le recul d’une approche quantitative et donc  le déclin  de la dynamique sioniste et le regain d’une approche qualitative s’attaquant à l’élite juive et non plus au « peuple », au troupeau. Dans l’histoire  juive, ce sont souvent les élites qui furent visées et non le  vulgum pecus.

Sur le  web:

 » L’exil à Babylone (en hébreu : גלות בבל, Galuth Babel) est la déportation à Babylone de l’élite juive de Jérusalem et du royaume de Juda sous le règne de Nabuchodonosor II. Selon la Bible, cette déportation s’est faite en trois fois : après la défaite du royaume de Juda en 597 av. J.-C., après le siège de Jérusalem en 587/586 av. J.-C. et enfin en 582 av. J.-C. Elle s’est poursuivie jusqu’à la prise de Babylone par les Perses en 538 av. J.-C. »

 

 

 

JHB  10 06 25

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jacques halbronn Bibliographie de ses diptyques (1975-2015) dans le champ astro-prophétique, sur 40 ans

Posté par nofim le 27 décembre 2024

jacques  halbronn   Bibliographie  de ses  diptyques (1975-2015) dans le champ  astro-prophétique, sur 40 ans.

 

   En  observant notre production  » papier » sur plusieurs décennies, il  nous est apparu qu’à plusieurs reprises, nous avons procédé selon  sur le format du diptyque.

 

Cela débuta en 1975-77, dans la Collection Bibliotheca  Hermetica (Ed Retz)  dirigée par René Alleau: d’abord avec les Remarques  Astrologiques de Morin de Villefranche (XVIIe siècle), puis avec les deux  traités d’Abraham Ibn  Ezra.(XIIe siècle , ouvrage préfacé par Georges Vajda, notre directeur de thèse.(soutenue en 1979)

Dans les années 80; nous publierons  plusieurs textes de synthèse: 

La communication du  savoir  astrologique (in La magie et ses langages, P.UL, Lille, 1980)

Les Mathématique Divinatoires, Ed Trédaniel 1981 Préface  Jean Charles Pichon

La pensée  astrologique (in Histoire de l’Astrologie, Paris, Artefact 1986)

Créativité de l’erreur in Eloges de la souffrance, de l’erreur et du péché (avec Anne Rose, Alain Kieser), Paris, Ed Lierre et Coudrier, 1990

En 1992-95, nous  avons publié, chez Trédaniel, deux ouvrages intitulés La Vie Astrologique, l’un « il y a  cent ans »  se référant en son sous titre à Barlet, l’autre (Années  trente-cinquante (du XXe siècle) à Maurice Privat 

En 1993, autre diptyque, encore chez Trédaniel, avec un traité de Nicolas Bourdin, marquis de Vilennes , Le Centilogue (sic) (attribué à Ptolémée (dont Morin avait fait la critique dans ses Remarques de 1654 (cf supra) et un traité d’Eustache Lenoble (fin XVIIe siècle)) – l’Uranie-  réédité à la fin du XVIIIe siècle par l’occultiste Etteilla; - »Astrologie du Livre de Toth ». Déjà, en 1990, nous avions produit la postface de l’Introduction au jugement des astres de Claude Dariot (Ed Pardés,  avec Denis Labouré) 

Un autre diptyque de notre cru parut également avec la réédition de nos Clefs pour l’Astrologie (Seghers) et l’article Astrologie que nous avons fourni à l’Encyclopaedia Universalis  1993-1994 auquel on ajoutera notre brochure « maison »  L’Astrologie selon Saturne » (Ed La  Grande conjonction 1994-95  ainsi que notre catalogue d’exposition à la Bibliothèque Nationale (Ed BNF 1994) « Merveilles sans images »

 En 2002, nous avons publié  aux Ed Ramkat dirigées par Robert Benazra, un volume consacré à Nostradamus (fin XVIe siècle) et l’autre à Theodore  Herzl (« Etat Juif » paru à la toute fin du XIX e siècle)

Il  nous faut également  considérer comme  un diptyque notre thèse d’Etat de 1999 et notre post doctorat de 2007, tous deux consacrés au « texte prophétique », le second plus spécialement à la Critique nostradamique  autour de l’oeuvre du dominicain Jean Giffré de Réchac, Eclaircissement des  véritables quatrains (1656) Entre ces deux dates parut en 2005 nos Papes et Prophéties( Ed Axiome) ouvrage consacré à la Prophétie des Papes (St Malachie).

En 2011-2015, nous avons publié successivement  dans la Revue Française  d’Histoire du Livre  quatre études,  l’une sur sur la bibliographie  des  Centuries, l’autre sur le Mirabiilis  Liber  de Lichtenberger, une autre sur le Tarot et les Livres d’Heures, et une autre encore sur un texte alchimique célébre , le  Splendor Solis de Salomon Trismosin.

 

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jacques halbronn Réflexions autour du Crépuscule des Magiciens, 1965

Posté par nofim le 14 novembre 2024

jacques halbronn Réflexions autour du Crépuscule des Magiciens, Le réalisme fantastique contre la culture. Editions  Rationalistes  Yves Galifret (1919-2013)  1965 

On peut parler  ici d’un enseignement du mépris, pour reprendre la formule de jules isaac. Cela  annonce le Manifeste des 186 qui  paraitra dans la revue The humanist, dix ans plus tard  : nous avions organisé un colloque  à Paris, en décembre 1975 pour y répondre.

Parmi les auteurs de ce collectif de 1965: René Etiemble, R. Imbert Nergal, Ernest  Kahane, jean claude Pecker, Evry Schatzmann, A l’époque,  était paru en 1971 le Retour des Astrologues dir. Edgar Morin. (Cahiers Nouvel Obs). Bien entendu, le titre fait écho au « Matin des Magiciens ».(Gallimard, 1960)

 

Wikipedia:

« Le Matin des magiciens, introduction au réalisme fantastique est un livre de Louis Pauwels et Jacques Bergier publié en octobre 1960 aux éditions Gallimard dans la « collection blanche ». Le courant du « réalisme fantastique » annoncé par le titre secondaire fut aussi celui de la revue Planète, lancée l’année suivante par les mêmes auteurs. Grand succès de librairie à son époque, l’ouvrage connaît encore une influence majeure dans le domaine de la « pyramidologie », dans les courants contemporains de l’occultisme ou encore dans la vague d’interprétations sur le mysticisme nazi qui a suivi. »

Soixante ans après ce Crépuscule, qui s’en prenait notamment, à la revue Planète et à  son directeur, Louis Pauwels,, où  en sommes nous?

Selon nous, la dimension théologique ne saurait être mise de côté car se pose la question de ce que nous appelons la  » Surnature » (voir notre texte sur le Tsimtsoum  des kabbalistes) laquelle ne saurait être balisée, explorée de la même façons que la « Nature » car c’est un systéme fermé,cloisonné, relevant d’un « intelligent design », d’un travail d’architecte. Selon nous, l’astrologie reléve de cet « autre monde » créé « par dessus », d’un « méta ». les astrologues n’ont généralement pas compris que leur « science  » relevait de la Sur Nature et non de la Nature, qu’elle impliquait l’existence d’une « technique », d’une  biotechnologie »  (combinaison du minéral et de l’animal) très avancée. Notre XXIe siècle nous permettra de mieux en mieux de prendre la mesure  du monde tel qu’il aura été  (re) formaté par les dieux évoqués dans le premier chapitre de la Genése.

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jacques halbronn Introduction à l’Astrologie TETRA

Posté par nofim le 19 août 2024

 

En  décembre 1994  (autre édition  1995), il y a  donc 30 ans, nous avions édité un brochure d’une  vingtaine de pages intitulé L’Astrologie selon Saturne (Supplément au Bulletin  de la SAF.) Saturne se trouvait alors au début du signe des poissons, signe qu’il retraverse actuellement. Dans notre  avant propos ‘de la seconde édition, nous comparions les élections présidentielles à venir  de 1995 avec la montée de Lionel  Jospin  face à Chirac avec celles de 1965, 30 ans plus tôt , quand De Gaulle avait été mis en ballotage par Mitterrand.    Nous soulignions le  fait que l’impact de Saturne était  à  situer dans les 15 degrés précédant son entrée dans le signe cardinal du Bélier.   En fait, il convient de noter avant tout la sortie de Saturne de la croix des signes fixes, que l’on retrouve  avec ce qu’on appelle le tétramorphe »
Sur le  web:

 

jacques  halbronn  Introduction  à l'Astrologie  TETRA dans ASTROLOGIE POLITIQUE 220px-Tetramorph_meteora
Fresque tétramorphe dans l’un des monastères des Météores en Thessalie.

« Le tétramorphe, ou les « quatre vivants », ou encore les « quatre êtres vivants », est l’ensemble des quatre créatures ailées qui tirent le char de la vision d’Ézéchiel (Ez 1 ; 1-14). D’abord décrit dans le Livre d’Ézéchiel, il est repris dans l’Apocalypse (Ap 4:7-8). Plus tard, les Pères de l’Église y ont vu l’emblème des quatre évangélistes avec leurs attributs : le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l’homme-ange pour Matthieu et l’aigle pour Jean. Ils accompagnent souvent les représentations du Christ en majesté.

  • L’homme-ange est Matthieu : son évangile débute par la généalogie humaine de Jésus.
  • Le lion est Marc : dans les premières lignes de son évangile, Jean le Baptiste crie dans le désert (« un cri surgit dans le désert »).
  • Le taureau est Luc : aux premiers versets de son évangile, il fait allusion à Zacharie qui offre un sacrifice à Dieu, or dans le bestiaire traditionnel, le taureau est signe de sacrifice.
  • L’aigle est Jean : son évangile commence par le mystère céleste.

L’origine biblique du tétramorphe

 

La vision d’Ézéchiel

Dès les premières lignes de sa prophétie, Ézéchiel (Ez 1, 1-14) décrit une vision : « le ciel s’ouvrit et je fus témoin de visions divines » (Ez 1, 1). « Au centre, je discernais quelque chose qui ressemblait à quatre êtres vivants » (Ez 1, 5).

« Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes (…) leurs sabots étaient comme des sabots de bœuf » (Ez 1, 6-7). « Quant à la forme de leurs faces, ils avaient une face d’homme, et tous les quatre avaient une face de lion à droite, et tous les quatre avaient une face de taureau à gauche, et tous les quatre avaient une face d’aigle. » (Ez 1, 10).

Il s’agit de quatre créatures célestes identiques dotées chacune de quatre pattes de taureau, de quatre ailes d’aigle, de quatre mains humaines et de quatre faces différentes d’homme, de lion, de taureau et d’aigle. Ces quatre créatures ont leur place au pied du trône de la gloire de Dieu. Ezechiel reviendra sur la même vision au chapitre 10 en précisant cette fois « (…) et je connus que c’étaient des chérubins. » (Ez 10, 20).

L’Apocalypse

 

L’apôtre Jean a une vision qu’il relate dans le livre de l’Apocalypse (4, 7-8). La parenté avec celle d’Ézéchiel est évidente. Les Vivants sont au milieu du trône et autour de lui. Mais ils ne sont plus identiques et ils sont beaucoup moins hybrides : ce sont, dans l’ordre, un lion, un taureau, un homme et un aigle. Ils ont chacun six ailes et ils sont recouverts d’une multitude d’yeux.

Ils ne cessent de répéter jour et nuit : « Saint, Saint, Saint, Seigneur, Dieu Maître de Tout, qui était, qui est et qui vient ! »

Le tétramorphe dans l’Antiquité

 

Avant la Bible, on trouve ces quatre figures des quatre vivants en Égypte et à Babylone en Mésopotamie. Ce sont sans doute les légendes babyloniennes qui ont influencé les visions d’Ézéchiel dont s’est vraisemblablement inspiré l’auteur de l’Apocalypse. C’est saint Irénée de Lyon, au iie siècle, soit de nombreux siècles après leurs premières apparitions, qui le premier a identifié ces quatre vivants aux quatre évangélistes1. Irénée ouvre la veine d’interprétation des Pères Grecs : l’aigle c’est Jean; le lion c’est Marc; le taureau c’est Luc; le visage d’homme c’est Matthieu. Sous l’influence de saint Augustin (De Consensu Evangelistarum, I,6.9 ; IV 10, 11), saint Grégoire, pape, frappera ses lecteurs en faisant correspondre le début de chaque évangile par le signe d’un des quatre Vivants (cf. Ezechiel Homil. IV, lib. 1, cap. 6). D’autres correspondances peuvent être proposées: au lieu du premier génétique, le premier de perfection : Marc (avec la répétition d’euthus en grec : ‘aussitôt’ qui est utilisé 41 x) correspond à la rapidité du Lion ; Matthieu relève du passage des sacrifices anciens à l’unique Sacrifice nouveau; Luc exprime le visage permanent de la Miséricorde du Père (Cf. Lc 15, etc.); Jean, le Verbe, le Monogène du Père, illumine tout le mystère révélé sous le regard d’un aigle en plein vol.

 

Égypte

 

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Les quatre vents dans le temple de Kôm Ombo.

En Égypte, il existait à Edfou quatre hypostases du créateur, elles-mêmes démultipliées en quatre compagnies préposées à sa garde, à l’apparence, et à la mission bien différentes –– en particulier, elles ne sont pas dotées d’ailes. Voici ce qu’en dit Nadine Guilhou, égyptologue à l’université de Montpellier :

« De son côté, pressentant lui aussi des combats, le créateur résolut de créer à partir de lui-même quatre gardiens. L’un avait les apparences d’un rapace. Le visage encadré d’ailes, il portait un harpon. On le nomma Seigneur du harpon. Le deuxième était un lion puissant ; il portait un couteau. C’était le Seigneur du couteau. Le troisième, un serpent, brandissait un poignard. On le dénomma « celui dont la terreur est grande ». Le quatrième, enfin, portait aussi un couteau, c’était un taureau et son nom fut : celui dont le mugissement est puissant. Ces quatre gardiens se subdivisèrent en quatre compagnies, les lions au nord, les serpents à l’est, les faucons au sud, les taureaux à l’ouest. Munis de leurs armes, ces génies gardiens constituaient à Edfou, le rempart vivant du créateur. Ils se figèrent autour de lui, constituant la mer d’enceinte de son temple. Et c’est ainsi que fut créée la demeure de Rê, semblable à l’horizon du ciel, immense, où il pouvait séjourner pendant des millions de millions d’années2. »

Il ne s’agit pas là du tétramorphe mais de quatre hypostases du créateur qui vont constituer autour de lui un rempart vivant. On a pu évoquer aussi le tétramorphe à propos des représentations des vents dans l’Égypte ancienne, tels qu’ils apparaissent par exemple au temple de Komombo (illustration), mais il s’agit là uniquement de rapprochements iconographiques, les quatre animaux gardiens à Edfou et la personnification des vents étant sensiblement différents du tétramorphe — les quatre hypostases du créateur ne sont pas ailées, à la différence des quatre vents —[Passage contradictoire (les quatre vivants d’Ézéchiel sont ailés ainsi que ceux de l’Apocalypse de Jean)], même s’il existe indéniablement certains traits communs.

Babylone

 

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Un lammasu assyrien, 721 AEC. Palais de Sargon II, musée du Louvre.

À Babylone, ils représentaient quatre divinités secondaires. Ils figuraient les quatre points cardinaux (Lion-Nord, Serpent-Est, Aigle-Sud et Taureau-Ouest) et en astrologie, science inventée par les civilisations mésopotamiennes, ils symbolisent les quatre signes fixes du zodiaque. » 

 Selon  nous, il est question lors de cette  « sotie »  -thème que l’on retrouve dans le Livre de l’Exode avec la »Sortie d’Egypte »-d’une  forme  de libération d’un joug, ‘d’un poids, du déblocage par rapport  à un frein.

Notre  astrologie prône une temporalité brève, non plus de période de 7ans mais de 3 ans 1/2, soit un huitiéme du cycle de Saturne. La constitution américaine avec son mandat présidentiel de 4 ans ne s’en  rapproche-t-elle pas si ce ‘n’est que sa dimension cyclologique est parfaitement arbitraire? 

On aura compris que chaque  fois que Saturne revient dans un de 4 signes fixes, soit tous les 7 ans, s’opère un certain verrouillage assez oppressant. 

 

Jacques Halbronn L'astrologie Selon Saturne | PDF

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JHB 19 08 24

 

 

 

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jacques halbronn Réflexions autour de l’Archéométre de Saint Yves d’Alveydre.

Posté par nofim le 11 août 2024

jacques  halbronn  Réflexions autour de l’Archéométre de Saint Yves d’Alveydre. (1911)

 

L’auteur  de « Mission des Juifs » nous  parle dans son Avant Propos à l’Archéomère, des « guides »  dont il nous dit « Comme régis par une Astronomie  humaine, ces guides reparaissent d’âge en âge (…) Ils (..) débrouillent, pour un temps plus ou moins long, les  déformations enchevétrées (..)Ils viennent à leur heure, accomplir une des fonctions que nous avons décrites » (in Mission des Juifs)

sur le  web

Pour exposer la Mission du peuple hébreu, il ne fallait à l’auteur rien de moins que l’arrière-plan de l’histoire mondiale. En effet, par une démonstration rigoureuse et extrêmement érudite, c’est le rôle d’un peuple-pivot qu’il nous dévoile, du gardien de la tradition sacrée de l’organisation sociale divine manifestée sur la Terre : la Synarchie. Après la gigantesque chute de la fin du grand cycle, l’auteur remonte la courbe en expliquant pourquoi et sous quelles conditions la diaspora juive pourrait représenter les semailles fécondes d’une régénération du monde

 

 

 

 

 sur le  WEB

2La Mission des Juifs, véritable encyclopédie de l’antiquité, remonte l’Histoire jusqu’à environ quatre vingt six siècles en amont de l’ère chrétienne, et embrasse toute la période qui s’étend de la fondation de l’empire universel de Ram à la destruction de Jérusalem et à la dispersion de la Diaspora, d’où son titre ». l »auteur se réfère à Cuvier; » Quelques ossements ont suffi à Cuvier pour reconstituer la paléontologie antédiluvienneé »  et d’évoquer  » la préhistoire consignée dans les livres sacrés de tous les peuples »  Saint Yves  mentionne Dupuis  et son Origine de tous les cultes(p.81)  et Barlet (p: 122) On  nous  expose  un « Archéométre Cosmologique », l’Astronomie des temples initiatiques de l’Antiquité »  Qu’écrit l »auteur au sujet des planètes? (p. 178) L’auteur y mentionné Uranus et Neptune. (p; 185) 

  De  quelle astrologie  traite l’ouvrage?  D’une astrologie axée sur les 4  « triangles »  saisonniers en rapport  avec des entités  bibliques. L’auteur oppose l’astronomie, anatomique  à l’astrologie  psychologique.  Mais il reste  persuadé que chaque planéte du septénaire a un rôle à jouer, et il rajoute les Astéroides et les deux transaturniennes (Pluton n’ayant pas encore été localisé, à l’époque. Il nous rappelle les domiciles  traditionnels des planétes, selon la Tétrabible  On est donc assez loin de la décantation  qui s’impose lors du passage de l’astronomie à l’astrologie et qui aboutit, selon nous, à l’astrologie « selon, Saturne ».(parue il  y  a 30 ans,)

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Théologie du tétramorphe :son message pour notre présente humanité. La clef du Zodiaque

Posté par nofim le 5 juillet 2024

jacques  halbronn Théologie du tétramorphe :son message pour notre présente  humanité 

 

 Peut-on envisager que les 4 « Haioth », être vivants (Hayim, la vie), désignés généralement sous le terme « tétramorphe » constituent une clef pour décoder  la structure de notre Humanité?

On notera que le mot Zodiaque renvoie à la Vie  (Zoé) 

sur le web:

Le terme « zodiaque » vient du grec zōidiakos kyklos, qui signifie « cercle des animaux », car les constellations sont traditionnellement représentées par des animaux ou des créatures mythologiques »

Sur le web:

« Le tétramorphe, ou les « quatre vivants », ou encore les « quatre êtres vivants », est l’ensemble des quatre créatures ailées qui tirent le char de la vision d’Ézéchiel. D’abord décrit dans le Livre d’Ézéchiel, il est repris dans l’Apocalypse. Wikipédia« 

sur  le web

Représentation des quatre évangélistes sous leurs formes allégoriques, (l’homme pour Saint Matthieu, l’aigle pour saint Jean, le taureau pour saint Luc et le lion pour saint Marc).

Nous proposerons ici la grille de lecture suivante autour du taureau, de l’aigle, de l’homme et du Lion, que l’on retrouve dans l’arcane XXI Le Monde et dans certaines composantes du Sphinx (cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros-Autre Monde 1979) Nous dirons que le Lion correspond au Maitre du systéme et que l’Homme (Adam dans le Livre d’Ezékiel) correspond à la lignée hébraique gardienne du dit systéme. Quand à l’aigle, son aspect renverrait à l’ humanité blanche caucasienne, dont le nez aux narines bien découpées est à rapprocher du bec de l’aigle: on parle d’un nez aquilin par opposition à des traits « négroïdes » à rapprocher du bovin, du fait notamment du ‘nez épaté » Il n’y a là aucun jugement  esthétique mais le constat d’une différence visuelle flagrante et délibérée.

sur le web 

 négroïde:

 » Cela  ne se réfère même pas spécifiquement à la couleur de la peau mais plutôt à certains traits du visage (front haut, arcades sourcillères marquées, nez épaté, lèvres épaisses) qui se rencontrent principalement parmi des populations noires mais pas seulement

 

STATUETTE:

VISAGE HUMAIN, LE NEZ ÉPATÉ, LA BOUCHE BOUDEUSE,… – VENTE : LOT 147 – BARON RIBEYRE & ASSOCIES

Sur le web NEZ  AQUILIN

En parlant du nez] Fin et busqué en forme de bec d’aigle. Nez aquilin; plus rarement, courbe, forme aquiline du nez : 

sur le  web

1. Vignet était un grand jeune homme maigre, un peu voûté, penchant sur sa poitrine un front couvert de cheveux noirs. Son teint était pâle et un peu cuivré; son œil enfoncé se cachait sous de longs cils; son nez aquilin et effilé était sculpté avec une admirable finesse. Lamartine, Les Confidences,1849, p. 322.

 

2. Tête de femme, les cheveux rejetés en arrière et dégageant les bosses frontales. Le front droit, les sourcils remontés vers les temps. L’arcade sourcilière profonde; un œil fendu long avec la prunelle coulant aux coins. Le nez d’une courbure aquiline et fine; les pommettes bien marquées. La bouche serrée et tirée par une commissure à chaque bout; le menton maigre et carré. Type nerveux de l’énergie et de la volonté féminine. E. et J. de Goncourt, Journal,1856, p. 257.
L’étude des Travaux d’Hercule  (cf  Dupuis, L’origine de tous les cultes) nous met en contact avec un zodiaque primitif non encore corrompu. On y trouve notamment le Sanglier d’Erymane (le cochon a complétement disparu de la  symbolique zodiacale). mais aussi les Oiseaux  du Lac de Stymphale et là encore, l’oiseau n’est plus représenté dans le Zodiaque ce qui ne vient pas valider la théorie zodiacale des ères précessionnelles, articulé sur un zodiaque bien altéré.
Bibliographie 

A. Volguine. Le Symbolisme de l’aigle :  Illustrations de Jean Dospeux 1960

Yann Loranger: exemple de correspondances (sur le web)
Module 1 : le Sanglier d’Érymanthe et le signe du Bélier
Module 2 : le Taureau de l’Île de Crête et le signe du Taureau
Module 3 : les Chevaux de Diomède et le signe des Gémeaux
Module 4 : les Bovins du Géant Géryon et le signe du Cancer
Module 5 : le Lion de Némée et le signe du Lion
Module 6 : La Ceinture des Amazones et le signe de la Vierge
Module 7 : les Pommes d’or des Hespérides et le signe de la Balance
Module 8 : l’Hydre de Lerne et le signe du Scorpion
Module 9 : Les Oiseaux du Lac Stymphale et le signe du Sagittaire
Module 10 : La Biche aux pieds d’Airain et le signe du Capricorne
Module 11 : Les écuries d’Augias et le signe du Verseau
Module 12 : Cerbère et Thésée aux enfers et le signe du Poisson
JHB 05 07 24

 

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jacques halbronn guématrie de l’astrologie: numérotation des signes zodiacaux. Les valeurs « tétra »

Posté par nofim le 8 juin 2024

jacques  halbronn  Guématrie  de l’astrologie: numérotation des signes zodiacaux 

 

Pour désenclaver l’astrologie, il  faut lui trouver un langage commun avec d’autres domaines. Pour ce faire, nous proposons tout simplement de tenir compte de l’ordre traditionnel des signes, de 1 à 12.  Or, si nous « traduisons »  en chiffres (ce qui correspond à la technique de la « guématria » dans l’approche des textes bibliques et de l’hébreu) des 4 signes fixes, nous obtiendrons un total de 26 (22 pour les 4 signes cardinaux et 28 pour les 4  signes mutables). Les 4 signes fixes  se retrouvent dans  ce qu’on appelle le « tétramorphe », que l’on a , à deux reprises, dans le Livre d’Ezékiel sous le nom  de « hayoth »  (être vivants (Hayim, la vie, le mot Zodiaque renvoie également à la vie,  Zoon: animal, Zoé, la vie), même étymologie qu’Eve voir aussi l’arcane « Le Monde » dans le Tarot)

Or, ce nombre 26  est bien connu comme correspondant au tétragramme, composé de 4 lettres, le Yod, le Hé, le Vav et encore le Hé.   Le 4, c’est aussi les 4  voyelles  qui permettent de prononcer les consonnes:  I, O, U et A (le e n’est pas une voyelles, il a un statut à part, comme nous l’avons montré dans nos travaux en linguistique). Sans les voyelles, d’ailleurs, le tétragramme ne peut être prononcé, la forme « jéhovaj » est plus pertinente de Yahwé, puisqu’il se sert des 4 voyelles, sachant que le I  et  J  forment un binome tout comme le U et le V.

En ce qui concerne le nombre 26, on notera qu’il se rapproche du 28 du couple Lune-Saturne qui sont les acteurs majeurs, actifs, du Ciel, vu de la Terre. C’est ainsi que c’est Saturne qui active tour à tour les 4 signes fixes lesquels comportent  traditionnellent deux signes masculins, le Lion  et le Verseau, correspondant au stade supérieu.  et deux signes féminins, le taureau et le Scorpion, correspondant au stade inférieur.  La différence entre 26 et 28 pourrait être liée à une « évolution » de notre systéme solaire, ayant conduit à un ralentissement des révolutions planétaires à moins que cela ne soit la Terre qui ait vu ses données se modifier avec le temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 09 0624

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jacques Halbronn Réflexions tarologiques sur l’ouvrage d’Yréne Ellkevel Les Sciences Occultes ed de Vecchi

Posté par nofim le 6 mars 2024

jacques  Halbronn Réflexions tarologiques  sur l’ouvrage d’Yréne Ellkevel  Les Sciences Occultes/ Les mots secteys  de  A à Z ed de Vecchi (1990) 

 

Nous avons souhaité commenter  ce « dictionnaire » fort bien nourri,  en ce qu’il  traitait abondamment des arcanes  du Tarot , ce qui était l’occasion de revenir sur nos Mathématiques Divinatoires (1983 Ed Trédaniel)  et sur nos recherches parues en 1993 (Ed Trédaniel) avec L’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla et enfin sur nos publications dans la Revue Française d’Histoire du Livre (2015) consacrées aux Livres d’Heures.  Mais déjà en 1978 dans le « tarot séphirotique (in Revue L’Autre Monde), nous avions proposé de nous centrer sur dix arcanes opératives d’où le nom de « sephirotique ».

En 2022, Michael S. Howard  commenta certains de nos chapitres de nos Mathématiques Divinatoires This essay is a reflection on a Tarot History Forum post by « Huck » at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=873#p12778. It also is an attempt to raise to a more general level discussion some issues initiated by Marcos (mmfilesi) about tarot, chess, and geomancy. I will give links at the proper points.

This essay is a reflection on a Tarot History Forum post by « Huck » at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=873#p12778. It also is an attempt to raise to a more general level discussion some issues initiated by Marcos (mmfilesi) about tarot, chess, and geomancy. I will give links at the proper points. My immediate impetus, besides « Huck’s » post just mentioned, is some thing else. I have been looking at Jacques Halbronn’s 1983 book Les Mathematiques divinatoires. Its first three chapters are about tarot, geomancy, and the I Ching, looking at the structure of each. He sees each of them as binary, and the first two even as « manichean », in that there are fundamental divisions between « good » elements and « bad » ones. »

 

L’Astrologie du Livre de Thot. Recherches sur l’histoire de l’astrologie et du tarot  (1993)

« Etteilla, disciple de Court de Gébelin, était surtout un maître du tarot, dont il a conçu une nouvelle mouture. L’étude de J. Halbronn constitue une contribution déterminante à la mise en évidence des rapports avec l’astrologie, par le biais de l’iconographie. ©Electre 2024″    Nous  avons connu dans nos recherches tarologiques deux moments iconographiques forts. Le premier, au début des années 90 quand nous avons pu montrer que les arcanes majeurs du tarot  correspondaient à  la thématique des maisons astrologiques, dont l’iconographie avait depuis longtemps disparu de la littérature astrologique, l’autre losrque, au début des années 2010, nous avons compris que certaines arcanes du Tarot  reprenaient  l’iconographie de l’Enfer, telle qu’elle figurait dans le Kalendrier et Compost des Bergiers, paru à la fin du XVe siècle, comme la Roue de Fortune, à rapprocher de la Roue des Damnés. Par ailleurs, l’étude de l’iconographie des almanachs apportait un éclairage à l’arcane du Bateleur, laquelle se retrouvait pour le mois de janvier (cf nos recherches ptolémaiques parues avec le Centilogue de Nicolas Bourdin, ed Trédaniel 1993 Comme le note l’article Histoire du Tarot sur Wikipedia:

 » D’après le philosophe et historien Michael Dummett le tarot aurait été rapporté en France par les soldats des invasions en Italie de Charles VIII en 1494 et Louis XII en 1499. Cependant une référence à l’existence des tarots en Avignon dès 1505 publiée par le chercheur Thierry Depaulis pourrait indiquer qu’à l’inverse ce soit l’ordre français qui ait été importé dans la région de Milan à ces mêmes occasions. (Mais Thierry Depaulis a, depuis lors, abandonné cette hypothèse.) »   Pour notre part, comme nous nous en sommes expliqués dans la Revue Française d’Histoire du Livre (2015), c’est à l’occasion des Guerres d’Italie que le Tarot serait entré dans la péninsule (.cf  Thierry Depaulis Le jeu des tarots et son histoire

Yréne Ellkevel n’a pas suivi une telle piste, ce qui lui aurait permis de connecter, par exemple, l’Arcane L’Amoureux avec la maison VII. Le substrat astrologique des Arcanes supérieurs est assez flagrant! En ce  qui concerne le nombre 22 pour ces Arcanes, le rapprochement semble devoir s’imposer avec les 22 consonnes de l’alphabet hébraique (cf le Sefer Yetsira) se décomposant en 12 lettres simples, quatre lettres mères et six lettres doubles; encore que l’on ait voulu par la suite constituer 7 lettres doubles au lieu de 6 pour correspondre au septénaire planétaire.  Au bout du compte, il nous apparait que l’on sera parti de ce schéma à base 22 et que l’on aura  cherché autant d’images en conséquence, comme il en aura été pour remplir en vrac les centuries nostradamiques. Cela dit,  revenons sur notre Tarot sephirotique  à base 10  (repris dans nos Mathématiques Divinatoires), avec 5 couples d’arcanes totalisant  chacun 22. L’auteur signale à juste titre que l’arcane « Le Monde » emprunte au tétramorphe biblique (Livre d’Ezékiel) avec Adam, l’Aigle, le Lion et le Boeuf (cf aussi la symbolique du sphinx), ce qui n’est pas sans évoquer la cohabitation d’Adam et de Noé  (dans l’Arche)  avec les animaux.  L’aigle pour les « oiseaux du ciel », le boeuf pour le bétail. (verset 26).  Le lion du tétramorphe  ne figure pas cependant dans le texte de ce chapitre et quant aux poissons (un des signes zodiacaux), ils sont absents du tétramorphe. 

כה וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים אֶת-חַיַּת הָאָרֶץ לְמִינָהּ, וְאֶת-הַבְּהֵמָה לְמִינָהּ, וְאֵת כָּל-רֶמֶשׂ הָאֲדָמָה, לְמִינֵהוּ; וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב.  25 Dieu forma les bêtes sauvages selon leurs espèces, de même les animaux qui paissent, de même ceux qui rampent sur le sol. Et Dieu considéra que c’était bien.
כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ.  26 Dieu dit: « Faisons Adam (l’Homme) à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel (aigle), sur le bétail (boeuf); enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. »

 

Cela dit, On notera qu’Adam signifie « rouge » et  « roux », ce qui est la couleur du Feu. Il reste donc la question de l’Eau, un des 4 Eléments,  non représentée dans le tétramorphe alors même que l’Eau joue un rôle important dans la Genése avec notamment le Déluge et l’Arche de Noé.

 

 

JHB 07 03 24

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