jacques halbronn Histoire de l’astrologie : de l’instrumentalisation à la révélation

Posté par nofim le 27 janvier 2024

jacques  halbronn  Histoire de l’Astrologie : de l’instrumentalisation à la révélation

 

En  1986, nous avions profité de la réédition de l’Histoire de l’Astrologie de  notre ami Serge Hutin pour publier un texte assez ample sous le titre de  « La pensée astrologique » Dans cet essai, nous nous proposions d’expliciter les travaux statistiques de Michel Gauquelin, parus depuis une trentaine d’années, ce dont  celui-ci nous remercia et en 1992, parurent ses  Personnalités Planétaires  (ed Trédaniel) avec des postfaces du Belge Guy Le Clercq et de nous même, ce qui nous valut un procès avec la famille Gauquelin, l’auteur  étant  décédé entre temps.

Notre démarche consista à nous servir  de la notion d’instrumentalisation, ce qui évitait l’épineux probléme d’une influence des astres qui serait liée aux vertus intrinséques du Ciel. Nous soutinmes la thèse (non proposée par Gauquelin)  selon laquelle les humains  s’étaient servis des astres comme repéres, comme totems et avaient plaqué sur le Ciel  une structure en analogie avec celle de leurs sociétés de castes (cf  la triade de Georges Dumézil) On inversait ainsi l’analogie: c’étaient les astres qui s ‘alignaient sur les sociétés terrestres, le récepteur qui dictait sa loi  à   un émetteur qui n’en demandait pas tant. Cette position contrastait notamment avec l’astrologie conditionnaliste de Jean Pierre Nicola avec son RET, lequel entendait décoder notre  systéme solaire en montrant que le caractère attribué à une planéte dépendait de sa place au sein du dit systéme.   Mais cette astrologie  exhumée par Gauquelin  relevait de l’heure et du lieu de naissance et du passage de telle planéte à l’horizon ou au méridien du dit lieu à la dite heure. Cette astrologie venait conforter la pratique du thème natal et  n’exigeait qu’une connaissance rudimentaire du cours des astres puisque l’on s’en tenait au seul mouvement diurne. Gauquelin ne traitait pas du cycle des saisons et de ce qui en dérivait au niveau zodiacal Or, en 1976, dix ans plus tôt, dans Clefs pour l’Astrologie, nous avions  voulu prendre nos distances avec la carte du ciel de naissance, ce qui  prenait une toute autre voie;, plus axée sur l’astrologie mondiale/. En 1993, Seghers sortirait une nouvelle édition de nos Clefs (traduites en espagnol Madrid 1978), suivie l’année suivante d’une brochure intitulée L’Astrologie selon Saturne; axée  sur le passage de Saturne sur le point vernal de 1789 à  1995.  Il  nous restait à expliquer comment Saturne agissait sur notre Humanité et cette fois sans recourir à une quelconque forme d’instrumentalisation et certainement pas à toute une série de planétes, comme le proposait Gauquelin ( Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne). Pour nous, un seul vecteur suffisait  et au delà c’était le désordre garanti.

Petit à petit, l’idée  d’un « architecte »  venu coloniser notre « Terre » allait faire son chemin, ce qui allait, une fois de plus, nous permettre d’éviter la thèse la plus répandue chez les astrologues partisans des planétes au -delà de Saturne d’une influence  échappant à l’oeil nu. Nous entendions nous situer non pas directement du côté de la Nature et de la « Science » mais du côté de la Technique,laquelle certes instrumentait la Nature mais à sa façon, sans lui demander son avis.  Cette autre astrologie fondée sur des périodes articulées sur le cycle de Saturne et non sur le mouvement  diurne et les « maisons »  à la Gauquelin,  nous semble d’abord incompatible avec celle que nous avions décrite en 1986. Mais au bout d’un certain temps,  il nous apparut que l’on était en face de deux astrologies apparues à des moments distants, correspondant à des niveaux de connaissance extrémement différents. Cette autre astrologie nous l’inscrivions dans une certaine lecture de la Bible, du livre de la Genése quand il est dit qu’Elohim créa le Ciel et la Terre. Nous y voyions la marque d’une intervention venue d’ailleurs aboutissant à la création d’une nouvelle Humanité, dûment programmée et équipée pour se plier au dit cycle de Saturne quant à son fonctionnement d’ensemble par delà les considérations individuelles propres au modéle du thème natal. On retrouve ici le  gap entre astrologie de la personnalité (Rudhyar) et astrologie mondiale (André Barbault). Nous irions plus loin, dans la foulée en affirmant que le peuple juif était le premier concerné par ce cycle saturnien et qu’il était impacté par le passage de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux. Autrement dit, deux astrologies coexistaient, correspondant à deux Humanités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn Théologie. Pour une anthropolinguistique.

Posté par nofim le 15 novembre 2023

jacques Halbronn  Théologie.  Pour une anthropolinguistique.

 

Notre propos est de reconstituer les origines de la civilisation humaine par delà ce qui nous est connu par les vois habituelles. La linguistique nous semble ouvrir une voie royale de par son contenu anthropologique à condition que l’on oublie le message externe en se polarisant sur son message interne, celui qu’elle porte structurellement en elle.  Face à ce projet,  deux obstacles épistémologiques , celui de la corruption des langues, de la médiocre transmission des codes d’oralisation  laquelle n’aurait pas laissé de traces pour des raisons techniques évidentes.  Il s’agira donc de renoncer à la distinction de MacLuhan entre médium  et message, car pour nous le medium est porteur d’un message si l’on sait l’analyser, le décortiquer. 

Au niveau théologique, il convient là encore de s’intéresser plus à la langue elle même que ce dont elle est le véhicule exotérique. Selon nous, la langue est porteuse de la Loi, non pas comme le laisse croire le Livre de l’Exode du fait de « tables »  -à l’instar des Dix Commandements- mais au prisme de son mode de fonctionnement lequel nous renseigne sur l’ordre social à respecter selon le Plan divin.   La langue implique la mise en oeuvre d’une alchimie, d’une transmutation et donc d’une dualité comme lorsque l’on parle du passage du plomb  en or, au prisme de la « pierre philosophale ». Cela signifie qu’il existe deux niveaux à connecter successivement, en passant du bas vers le haut, du plomb vers l’or.   

Mais quand on parle des langues, il ne s’agit pas de les placer sur le même plan car certaines sont plus ou moins dégradées que d’autres. La recherche linguistique ne saurait éviter la spéculation et elle prétend pouvoir restituer un état plus ancien que les langues dans l’état où elles nous sont parvenues. On pense à ce qui touche à l’indo-européen, ce qui a conduit à la notion d’ »aryen instrumentalisée par le nazisme, les langues sémitiques étant considérées comme inférieures. 

 Pour notre part,  nous pensons que la langue française telle qu’elle se pratique encore de nos jours, aura su conserver la dualité de l’oral et de l’écrit, ce qui devrait être au coeur même de la recherche phonologique. Non seulement, le français aura su s’imposer sur le plan lexical en impactant un certain nombre de langues, à commencer par l’anglais, exerçant ainsi quelque sorte de fascination, mais nous avons découvert que sa véritable force résidait, à un autre niveau, à savoir celui d’une alchimie, d’une cyclicité, ce qui nous permet de connecter linguistique et astrologie.. Cela dit, l’hébreu gagnerait à revoir son processus défectueux d’oralisation, ce qui tient notamment au décrochage entre un écrit figé et une oralité  perturbée par les aléas de l’Histoire des Juifs dans le monde. On retrouve d’ailleurs cette problématique à propos de la prononciation du tétragramme (Yahwé, Jéhovah, Yahou) 

Pour l’anthropolinguistique, il s’agit de resituer, de rétablir un processus alchimique de transmutation permettant de passer du quantitatif au qualitatif, du féminin au masculin,  de la sphère privée à la sphère publique. En d’autres termes, les langues sont porteuses, à des titres divers, de l’ordre  prévu par le plan divin, non pas du fait des textes qui les instrumentalisent mais de par leur structure interne même.

 

 

 

 

 

 

JHB 16 11 23

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Jacques halbronn Théologie. Le christianisme n’a pas la même qualité de relation avec les Juifs que l’Islam Le double décalage temporel.

Posté par nofim le 13 novembre 2023

Jacques  halbronn théologie.  Le christianisme n’a pas la même qualité  de  relation avec les Juifs que l’Islam .

 

 

Il importe de revenir à l’origine de la démarche qui aura conduit au christianisme à savoir la conversion au judaisme au moyen d’un rite de passage, à savoir le baptéme. Cette conversion s’adressait non pas à la totalité du monde paien mais à la population vivant dans le même espace que les Juifs, sous le régne d’Hérode Ier le Grand  fils d’Antipater, (qui) fait partie de la dynastie des Hasmonéens,  né à Ascalon en 73 av. J.-C. et mort à Jéricho en av. J.-C.2 , roi de JudéeÉtat client de Rome, de 37 av. J.-C. à sa mort en av. J.-C. » (wikipedia)

 Or, nombre de Chrétiens ne prennent pas la mesure d’un tel processus de ralliement et d’intégration  au sein du  monde juif . Quant à l’Islam, il ne se présente pas ainsi en dépit de l’influence judaique qu’il subit au départ.   Le lien entre Juifs et Musulmans, de nos jours, semble circonscrit à la question de l’Etat d’Israel, assimilé à l’histoire des Croisades quand les Chrétiens controlèrent Jérusalem alors  que le lien entre Juifs  et ceux  qui se convertiront au christianisme pour être intégrés dans le monde juif, date d’un millénaire plus tôt.  Au regard des Amitiés judéo chrétiennes, il est hautement souhaitable qu’il y ait reconnaissance d’un tel tropisme, ce qui passe par une forme de psychanalyse du fait d’un refoulé qui rend illisible la situation. La France avec l’Emancipation des Juifs en 1791,à la fin du régne de Louis XVI  n’aura connu la présence musulmane en métropole  que plus d’un siècle plus tard et même lors de la Loi de 1905, les musulmans n’étaient pas  vraiment impliqués ni concernés. 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Anthropologie et Astrologie La solsticialité et les relations contre nature.

Posté par nofim le 4 novembre 2023

jacques  halbronn  Anthropologie et Astrologie   La solsticialité et les relations  artificielles. 

 

 Le cycle astrologique selon notre Astrologie EXOLS détermine indéfiniment une alternance entre des temps où l’on apprend à gérer les différences  et d’autres où l’on s’ingénie, s’évertue à les nier, où l’on s’imagine qu’il est possible  de créer des réalités nouvelles, ce qui correspond à ce que l’on nommera la « troisiéme création », celle de l’homme-dieu. Ainsi, nous voyons trois types de création en concurrence et en alternance. La première est celle qu’étudient les Sciences « dures », la deuxième s’intercale entre les deux autres, c’est celle de la Création au sens du Livre de la Genése (Chapitre Ier), celle du « Fils de Dieu » lequel a forgé notre monde ici bas, avec sa « terre » et son « ciel », selon la théologie restreinte, placée entre deux infinis, celui du big bang et celui  mise en évidence par Darwin, sous le nom d’Evolution. La  Deuxiéme Création est celle du « Dessein Intelligent », du Deus Faber alors que la troisiéme est celle de l’Homo Faber. Or, tout indique que le Deus Faber et l’Homo Faber se détestent mutuellement. 

Les Juifs incarnent  la Deuxième Création et ils se heurtent à la fois aux tenants de la Science Dure et à ceux de l’Humanisme triomphant. Or, l’astrologie est eu coeur de la Deuxiéme Création, elle  manifeste la présence (Shekhina) divine, le « plan divin » qui n’a nul besoin d’évoluer alors que l’évolution est le leit motiv de la Troisiéme Création, ce qui tend à à vouloir dépasser l’oeuvre de la Deuxiéme Création.

Le cycle astrologique  intégre dialectiquement la deuxiéme et la troisiéme Créations. En phase équinoxiale, on se recentre périodiquement sur la Deuxiéme Création mais l’on glisse vers la Troisiéme en phase solsticiale, selon une loi d’alternance que l’on retrouve dans les systémes démocratiques en vigueur de nos jours qui sont un mélange hybride  des deux Créations en question.   Une des manifestations les plus typiques de la Troisième Création  est l’Etat Nation.

Wikipédia  ‘Un État-nation est un type particulier d’État dans lequel les individus sont censés appartenir dans leur majorité à une même nation » Une nation dispose d’une langue, d’une terre avec ses frontières, ce qui n’est pas sans rapper l’épisode de la Tour de Babel; car chaque Nation se coupe des autres en s’en différenciant de toutes sortes de façons. L’apothéose des Nations  correspond au temps solsticiale (de 7 ans).. D’un côté la Nation se veut d’un seul tenant et de l’autre, elles affirme sa spécificité face aux autres Nations, ce qui fait qu’en phase solsticiale, on assiste à une balkanisation.
Wikipedia: ».Le terme de balkanisation est utilisé pour décrire le processus de fragmentation et de division d’une région ou d’un État en des États et régions plus petits et souvent hostiles les uns envers les autres »   
A contrario, en phase équinoxiale, la balkanisation sera combattue et ce sont les clivages propres à la Deuxiéme Création qui prendront temporairement le dessus comme ceux des sexes et des races; ce qui fera éclater les nations mais aussi les couples en ce qu’ils sont dans le déni des différences fondamentales en leur superposant des structures artificielles, superficielles, comme l’a bien signalé, décrit un Karl Marx. Comme on l’a dit plus haut, les deux modéles alternent de 7 ans en 7 ans, à la façon du rocher de Sisyphe.
Wkipedia
 » Pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné, dans le Tartare, à faire rouler éternellement jusqu’en haut d’une colline un rocher qui en redescendait »
L’on dira que les fédérations, les unions reconnaissent les différences en leur sein à la différence des nations lesquelles exigent l’adoption d’un modéle unique pour toues leurs « membres’.; Par ailleurs, l’entreprise  fonctionne autrement que la famille., elle  ne confère aux femmes le même rôle qu’aux homme, et érigent une hiérarchie, une verticalité alors que la famille  génére une promiscuité, une intimité. En ce sens, la famille et la nation  obéissent à une même idéologie d’où la devise  hybride  Travail Famille Patrie car le travail fixe un ordre bien différent de celui de la famille. Il est vrai que l’on passe fréquemment avec le temps de l’entreprise vers le couple et vice versa, on épouse sa secrétaire  ou bien la femme finit par s’inscrire dans l’entreprise de l’époux.
Astrologiquement, il est tout à fait possible de connaitre la succession des périodes, à quel moment il convient d’infléchir l’Etat Nation vers une structure plus ouverte et inversement tout comme  de faire alterner les conditions de la vie privée et de la vie professionnelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Théologie . Le syncrétisme christologique.

Posté par nofim le 1 novembre 2023

jacques  halbronn   Théologie . Le syncrétisme  christologique.

 

Comment ne pas  s’apercevoir que le positionnement de Jésus a évolué  au cours du temps  suivant une dynamique de surenchère? Cela conduit à un syncrétisme que nous nous efforcerons de déconstruire.

C ‘est ainsi que lorsque Jésus se fait baptiser, il s’adresse à « Jean le  Baptiste » alors que le baptéme était en principe destiné à ceux qui avaient péché- donc désobéi,  en raison de  leur adhésion à quelque hérésie. Un commentateur écrit à ce propos:  »

« Un jour, Jean-Baptiste baptisait des gens dans le Jourdain, et Jésus-Christ est venu à lui. Il a demandé à Jean de le baptiser. Jean savait que Jésus avait toujours obéi aux commandements de Dieu et qu’il n’avait pas besoin de se repentir. Il pensait que Jésus n’avait pas besoin d’être baptisé ».    Il convient de bien comprendre ce que l’on entend dans le Nouveau Testament sous le qualificatif de « païens » car Jésus ne s’adressera pas aux paiens en général mais à ces gens qui étaient mis en marge de la société judaique. On pense à la situation des Algériens avant 1962, non admis à une citoyenneté française  pleine et entière mais néanmoins intégrés dans un même ensemble géographique. C’est bien ce porte à faux qui était insupportable : être à la fois dedans et dehors, ce qui n »était évidemment pas le cas  des « paiens » en général!

 Epitre de Paul aux Ephésiens:

 

Latin;

propter quod memores estote quod aliquando vos gentes in carne qui dicimini praeputium ab ea quae dicitur circumcisio in carne manufacta
C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-vous »
Le terme latin « gentes » (ce qui a donné les Gentils) est traduit par « paiens » Or, il ne s’agit pas ici de n’importe quels Gentils mais bien de ceux qui sont rejetés par les Juifs, comme c’est le cas pour les Samaritains, lesquels vivent au voisinage des Juifs  et non de peuples qui ne sont pas en contact avec eux! De même, la référence aix Prophétes dans le Nouveau Testament suppose que le texte en soit connu de l’auditoire. Grâce au baptéme, il n’y aura plus de différence entre ces deux catégories, en s’appuyant notamment sur Jérémie XXXI  et son annonce d’une « Nouvelle Alliance »
et c’est cette prophétie que Jésus est venu « accomplir » (cf  François Tonon, “L’« Alliance nouvelle » dans l’épître aux Hébreux et son commentaire par Thomas d’Aquin”, Revue des sciences religieuses, 82/2 | 2008, 179-197.)
15 il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, 
Ce mot « paix » vise le conflit  surgi entre le Royaume de Judée et celui d’Israel depuis la mort de Salomon  et c’est ce mot que l’on utilise encore de nos jours à la fin de l’office catholique: « La paix du Christ ».  Là encore, ce ne sont évidemment pas tous les paiens de la terre qui sont ici visés! Notons que l’on retrouve la même problématique dans le traditionnel Ecoute Israel  qui traite des commandements gravés dans le coeur (Deutéronome). En bonne logique, cette Nouvelle Alliance empéche toute hérésie ou désobéissance puisqu’elle ne passe plus par quelque enseignement  édicté  de l’extérieur.
Autrement dit, Jésus venu d’abord pour les « brebis perdues de la maison d’Israel » instrumentalise l’idée de Nouvelle Alliance pour évacuer tout reproche de désobéissance à la Loi. Il reste que la fonction première du bapteme est de pardonner à ceux qui n’auront pas respecté la Loi au sens de l’Ancienne Alliance. Or, Jésus n’était pas concerné puisqu’il était parfaitement intégré au sein du monde juif à la différences des populations du Nord qu’il cotoyait d’ailleurs, étant fixé à Nazareth, en Galilée, bien que né en Judée à  Betlehém.
Mais une autre question se pose: si Jésus se voit qualifié du titre de Messie, de « Oint », de « Christ,  n’est ce pas en référence à Isaie 45-31, le Livre d’Isaie étant volontiers référé dans les Evangiles, lequel  traite de Cyrus en tant que Messie? Signalons, au demeurant, qu’il s’agit là d’une addition d’inspiration israélite au Livre d’Isaie, d’où la notion de « deutéro Isaie »
Isaie 45

01 Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée »

Quant à l’amalgame entre Jésus et « Dieu », ne reléve-t-il pas de quelque surenchère tout comme, d’ailleurs, le fait de faire de ce Dieu , le maitre de toute l’Univers, comme l’affirment de nos jours encore les Juifs – Melekh haOlam, « Roi du Monde » mais de quel Monde?-, alors que sur bien des points il est ici question d’un Dieu qui s’est restreint à notre monde. Jésus lui même adopte le profil de ‘Fils de Dieu » ce qui correspond selon nous à ce que nous appelons une « théologie restreinte », soit une Création au sein même de la Création au sens large. On voit à  quel point l’on se trouve en face d’un phénoméne qui évolue dans le temps, occupant un espace de plus ample! On a vu à quel point diverses thématiques ont pu s’agréger autour du discours christologique. Selon nous, Jésus est un Judéen s’étant mis en tête de « sauver »  une population jugée inférieure tout en faisant partie d’un même espace, ce qui était lié à une « fin des temps ». Dès lors, en menant à bien un tel projet, il avancerait ipso facto, celle-ci du fait d’un tel marqueur. En ce sens, Jésus est le Messie, ce qui ne fait sens que pour ceux  qui sont en quelque sorte des exilés de l’intérieur, ce qui nous renvoie à la Captivité de Babylone  mettant fin à cet exil et au personnage messianique de Cyrus auquel à l’évidence s’identifie un Jésus. Mais le probléme, c’est que Jésus n’a pas les moyens dont il prétend disposer pour « accomplir », pour faire s’accomplir la prophétie de Jérémie relative à la Nouvelle Alliance. (ch XXXI) et  laisser croire qu’il suffit de baptiser et de se faire baptiser pour réformater le plan divin reléve de l’escroquerie et de la pensée magique. D’ailleurs, les juifs eux mêmes, de par leur attachement au rituel de la circoncision se mettent en infraction avec les interdits concernant ce qui fait appel à la main de l’homme et la circoncision, plus encore que l’immersion,  fait appel à un instrument contandant avec la prétention inouie de reformater le corps humain. En ce sens, nous dirons que la circoncision ne peut être que d’inspiration israélite, dans la droite ligne  de l’hérésie du veau d’or. Décidément, on ne peut guère se fier au Livre de la Genése, sauf en son premier chapitre, à condition toutefois de ne pas le biaiser par des traductions douteuses comme de rendre ‘Adam » par l’Homme ou l’Humanité alors qu’Adam désigne spécifiquement une nouvelle Humanité, mis en place sur notre Terre par  des « fils de Dieu », ce qui renvoie à l’idée de Seconde Création, en lien avec celle de Nouvelle Alliance, laquelle avait été instaurée bien  avant le temps de Jésus ou celui de Jérémie.

 

 

JHB  02 11 23

 

 

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jacques halbronn Théologie. Le paradigme du Plan divin

Posté par nofim le 22 octobre 2023

jacques  halbronn   Théologie. Le  paradigme du plan divin

 

 

Entre le paradigme de l’évolution indéfinie  en direction de quelque fin du monde  et le paradigme constitutionnel élaborable et élaboré par les sociétés et dépendant de leur bon vouloir, se situe un autre paradigme, celui du Plan divin.  La question qui se pose est celle des modes d »accés à l’un ou l’autre de ces trois paradigmes. 

 

Premier Paradigme   

Il s’agit d’une vision évolutive et expansive de l’univers, laquelle sous tend, peu ou prou, un schéma de type darwinien.  Cela renvoie à une théologie d’un Dieu à l’origine de l’univers et la place de notre Humanité dans une telle représentation semble disproportionnée à l’instar d’une montagne accouchant d’une souris. Une telle épistémologie est appliquée dans les domaines les plus divers dès lors que l’on ne cherche pas  à mettre en évidence une structure matricielle et cyclique, immuable mais néanmoins corruptible et altérable. 

 

 

Deuxième Paradigme 

A l’opposé du premier paradigme, nous  n’avons plus affaire à un univers sur lequel nous n’aurions pas prise et que nous pourrions en quelque sorte reconfigurer à notre guise, autant qu’il nous plaira, ce qui lui confère paradoxalement  une forme d’indétermination puisque notre liberté  serait capable de modifier les structures que nous aurions instituées, instaurées, telles que les constitutions, les gouvernements, les lois, les langues, les frontières entre Etats. 

 

 

 

 

Troisième Paradigme 

Ce troisième paradigme est celui qui est exposé  au premier chapitre du livre de la Genése,  autour de la notion de Création. Il n’est en aucun façon réductible aux deux autres et correspond à une toute autre idée de Dieu  à savoir qu’il ne s’agit ni d’un dieu assimilable à la Nature (Deus sive Natura, Spinoza) ni à un dieu  auquel il serait loisible de s’adresser, par la prière et capable d’opérer des miracles remettant en question les lois propres au premier paradigme.  Ce qui est proposé ici sous ce terme renvoie à une théologie « restreinte » tant dans le temps que dans l’espace, aux antipodes de quelque idée d’Infini. Limitation dans le temps parce que remontant à une période beaucoup plus récente que celle du premier paradigme, même si l’on ne saurait s’essayer à la circonscrire mais  limitation dans l’espace car cette « Création » ne recouvre qu’une infime partie de l’Univers, à savoir notre Terre et le systéme « solaire » dont elle fait partie, sans oublier une humanité nouvelle venant s’ajouter à une humanité première. Théologie restreinte  d’émergence donc tardive. 

Ce troisième paradigme est cyclique, c’est à dire qu’il se manifeste par une récurrence en forme de mouvement perpétuel et immuable. L’évolution du premier paradigme devient « révolution », donc retour. Nous dirons que ce paradigme reléve d’un certain progrès technique et non de  la Nature « brute ». On est à cheval entre Science (premier paradigme) et Culture (2e paradigme)

SElon nous, la mention d’Adam ne saurait donc signifier l’Humanité toute entière mais bien une nouvelle Humanité réformatée,  au coeur de cette biotechnologie qui sous tend le troisième paradigme; Théologie restreinte, en effet, ici, en ce qu’elle se polarise sur une néo-humanité correspondant peu ou prou à l’idée de peuple élu’, capable de veiller sur le Plan Divin, de par sa programmation;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Les deux événements historiques matriciels de l’imaginaire biblique:mort de Salomon et décret de Cyrus

Posté par nofim le 22 octobre 2023

Jacques  Halbronn  Les deux événements historiques matriciels de l’imaginaire  biblique:  mort de Salomon et décret de Cyrus 

 

 

Selon nous, il n’est pas possible de comprendre les grands thèmes qui traversent le narratif  judaique sans avoir en tête deux moments majeurs à savoir les bouleversements qui surviennent à la mort de Salomon, à la fin du Xe siècle conduisant à la formation de deux entités « jumelles », le Royaume d’Israel  face au Royaume de Juda  et le rapatriementt à l’initiative de Cyrus des populations déportées de Jérusalem vers Babyline,  à 400 ans de distance.

 

 

 Salomon  «  succède à son père, le roi David, le fondateur de la lignée des rois de Juda. Sa mère est Bethsabée. Conventionnellement, son règne s’étend de 970 à 931 av. J.-C. ».

 

Cyrus II , dit Cyrus le Grand, est le fondateur de l’Empire perse, de la dynastie des Achéménides, régnant d’environ 559 à 530 av. J.-C. 

 

En   fait, ces deux événements vont fusionner syncrétiquement. Le Deutéro Isaie, qui est un rajout, comme son  nom l’indique, en son chapitre 45  campe  un  Cyrus décidant de ramener les « Fils d’Israel » à Jérusalem, pour rebâtir leur  Temple alors que ce sont les Judéens qui en -586 avaient été déportes, le Royaume d’Israel ayant été défait dès – 722. Le Livre d’Ezra nous fournit la version d’origine du décret de Cyrus transformée par des scribes à la solde de l’ex Royaume d’Israel, lequel va néanmoins  se perpétuer. On parle alors  de » zéra Israel »

כה בַּיהוָה יִצְדְּקוּ וְיִתְהַלְלוּ, כָּל-זֶרַע יִשְׂרָאֵל.  25 En l’Eternel seront justifiés et glorifiés tous les descendants d’Israël. »

 

tout comme ce qui se passera à la chute du Second Temple de Jérusalem en 70 après JC. En effet, l’Ancien Testament accorde une place considérable aux « enfants/fils d’Israel », à commencer par le Livre de l’Exode, lequel s’articule autour du personnage de Moise, selon nous calqué sur celui de Cyrus. Le chapitre III de l’Exode nous montre un Moise envoyé vers les Beney Israel pour les ramener vers leur terre d’origine.

 

 

 

א כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ–לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ.  1 Ainsi parle l’Eternel à son  « Messie », à Cyrus je l’ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées :
ב אֲנִי לְפָנֶיךָ אֵלֵךְ, וַהֲדוּרִים אושר (אֲיַשֵּׁר); דַּלְתוֹת נְחוּשָׁה אֲשַׁבֵּר, וּבְרִיחֵי בַרְזֶל אֲגַדֵּעַ.  2  »Je marcherai devant toi, j’aplanirai les hauteurs, je briserai les portes d’airain et abattrai les verrous de fer.
ג וְנָתַתִּי לְךָ אוֹצְרוֹת חֹשֶׁךְ, וּמַטְמֻנֵי מִסְתָּרִים:  לְמַעַן תֵּדַע, כִּי-אֲנִי יְהוָה הַקּוֹרֵא בְשִׁמְךָ–אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל.  3 Je te donnerai des trésors enfouis dans les ténèbres, des richesses cachées dans des lieux secrets, pour que tu saches que je suis l’Eternel, le Dieu d’Israël, qui t’appelle par ton nom.
ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי.  4 C’est en faveur de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, que je t’ai appelé par ton nom, que je t’ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas.

 Exode III

ט וְעַתָּה, הִנֵּה צַעֲקַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל בָּאָה אֵלָי; וְגַם-רָאִיתִי, אֶת-הַלַּחַץ, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, לֹחֲצִים אֹתָם.  9 Oui, la plainte des enfants d’Israël est venue jusqu’à moi; oui, j’ai vu la tyrannie dont les Égyptiens les accablent.
י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.  10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »

 

 Il faut comprendre que Moise  est Juif mais qu’il est envoyé vers les « enfants d’Israel » tout comme Jésus, le Judéen, envoyé vers les « brebis perdues de la Maison d’Israel »   

 

Ce retour  à Jérusalem est affirmé dans l’épisode Cyrus dans le Livre d’Esdras (Ezra) Chapitre I, lequel est complémentaire d’Isaie 45 :

 

ב כֹּה אָמַר, כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס–כֹּל מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ, נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמָיִם; וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה.  2  »Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est lui qui m’a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée.
ג מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהִי אֱלֹהָיו עִמּוֹ, וְיַעַל, לִירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה; וְיִבֶן, אֶת-בֵּית יְהוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל–הוּא הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם.  3 S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à son peuple, que son Dieu soit avec lui, pour qu’il monte à Jérusalem, qui est en Judée, et bâtisse le temple de l’Eternel, Dieu d’Israël, de ce Dieu qui réside à Jérusalem!

 

 

JHB 22. 10 23

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jacques halbronn Le judaisme au prisme du décalogue. le « lo »(négation)

Posté par nofim le 4 septembre 2023

jacques  halbronn   Le judaisme au prisme du décalogue. le « lo »(négation)

 

La thèse que nous formulons ici vise à montrer que le génie juif n’est pas dans l’addition mais dans l’élagage, le rejet de l’erreur, du surplus, l’examen du texte des Dix commandements  l’atteste, lequel consiste quasiment uniquement en négations successives, autour du marqueur négatif du « lo »; Une  seule exception :  « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel ton Dieu t’accordera »

 

 

L’Exode – Chapitre 20 - שְׁמוֹת

א וַיְדַבֵּר אֱלֹהִים, אֵת כָּל-הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה לֵאמֹר.  {ס} 1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles, savoir:
ב אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֲשֶׁר הוֹצֵאתִיךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם מִבֵּית עֲבָדִים:  לֹא-יִהְיֶה לְךָ אֱלֹהִים אֲחֵרִים, עַל-פָּנָי.  2 (1) « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage. (2)  » LO לֹא Tu n’auras point d’autre dieu que moi.
ג לֹא-תַעֲשֶׂה לְךָ פֶסֶל, וְכָל-תְּמוּנָה, אֲשֶׁר בַּשָּׁמַיִם מִמַּעַל, וַאֲשֶׁר בָּאָרֶץ מִתָּחַת–וַאֲשֶׁר בַּמַּיִם, מִתַּחַת לָאָרֶץ.  3 Tu (LO לֹא) ne te feras point d’idole, ni une image quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessous de la terre.
ד לֹא-תִשְׁתַּחֲוֶה לָהֶם, וְלֹא תָעָבְדֵם:  כִּי אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֵל קַנָּא–פֹּקֵד עֲוֺן אָבֹת עַל-בָּנִים עַל-שִׁלֵּשִׁים וְעַל-רִבֵּעִים, לְשֹׂנְאָי.  4 Tu(LO לֹא) ne te prosterneras point devant elles, tu (LO) ne les adoreras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui poursuis le crime des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième générations, pour ceux qui m’offensent;
ה וְעֹשֶׂה חֶסֶד, לַאֲלָפִים–לְאֹהֲבַי, וּלְשֹׁמְרֵי מִצְוֺתָי.  {ס} 5 et qui étends ma bienveillance à la millième, pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements.
ו לֹא תִשָּׂא אֶת-שֵׁם-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לַשָּׁוְא:  כִּי לֹא יְנַקֶּה יְהוָה, אֵת אֲשֶׁר-יִשָּׂא אֶת-שְׁמוֹ לַשָּׁוְא.  {פ} 6 (3) « Tu (LO) n’invoqueras point le nom de l’Éternel ton Dieu à l’appui du mensonge; car l’Éternel ne (LO) laisse pas impuni celui qui invoque son nom pour le mensonge.
ז זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת, לְקַדְּשׁוֹ.  7 (4) »Pense au jour du Sabbat pour le sanctifier.
ח שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ.  8 Durant six jours tu travailleras et t’occuperas de toutes tes affaires,
ט וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי–שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ:  לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ.  9 mais le septième jour est la trêve de l’Éternel ton Dieu: tu (LO) n’y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes murs.
י כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת–וַיְקַדְּשֵׁהוּ.  {ס} 10 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et il s’est reposé le septième jour; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Sabbat et l’a sanctifié.
יא כַּבֵּד אֶת-אָבִיךָ, וְאֶת-אִמֶּךָ–לְמַעַן, יַאֲרִכוּן יָמֶיךָ, עַל הָאֲדָמָה, אֲשֶׁר-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ.  {ס} 11 (5) »Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel ton Dieu t’accordera.
יב לֹא תִרְצָח,  {ס}  לֹא תִנְאָף;  {ס}  לֹא תִגְנֹב,  {ס}  לֹא-תַעֲנֶה בְרֵעֲךָ עֵד שָׁקֶר.  {ס} 12 (6) « Ne (LO) commets point d’homicide. (7) « Ne commets (LO) point d’adultère. (8) « Ne (LO) commets point de larcin. (9) « Ne (LO) rends point contre ton prochain un faux témoignage.
יג לֹא תַחְמֹד, בֵּית רֵעֶךָ;  {ס}  לֹא-תַחְמֹד אֵשֶׁת רֵעֶךָ, וְעַבְדּוֹ וַאֲמָתוֹ וְשׁוֹרוֹ וַחֲמֹרוֹ, וְכֹל, אֲשֶׁר לְרֵעֶךָ.  {פ} 13 (10) »Ne (LO) convoite pas la maison de ton prochain; Ne (LO) convoite pas la femme de ton prochain, son esclave ni sa servante, son bœuf ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. »

 

 Il convient de confronter ce texte avec celui du « Ecoute Israel » (Shema) au sein du chapitre VI du Deutéronome: on y trouve cette fois  des  formes positives et non négatives., surtout à partir du verset 4 qui correspond au début du texte qui donne son nom  à cette déclaration du Ecoute ».  Il y a donc un net changement de ton entre nos deux textes; et  le second nous semble marqué par une idéologie différente, celle du Royaume d’israel, nom  précisément invoqué dans le « Ecoute israel »

 

 

 

Le Deutéronome – Chapitre 6 - דְּבָרִים

א וְזֹאת הַמִּצְוָה, הַחֻקִּים וְהַמִּשְׁפָּטִים, אֲשֶׁר צִוָּה יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם, לְלַמֵּד אֶתְכֶם–לַעֲשׂוֹת בָּאָרֶץ, אֲשֶׁר אַתֶּם עֹבְרִים שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ.  1  »Or, voici la loi, les statuts et les règles que l’Éternel, votre Dieu, m’a ordonné de vous enseigner, et que vous avez à suivre dans le pays dont vous allez prendre possession;
ב לְמַעַן תִּירָא אֶת-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לִשְׁמֹר אֶת-כָּל-חֻקֹּתָיו וּמִצְוֺתָיו אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוֶּךָ, אַתָּה וּבִנְךָ וּבֶן-בִּנְךָ, כֹּל יְמֵי חַיֶּיךָ–וּלְמַעַן, יַאֲרִכֻן יָמֶיךָ.  2 afin que tu révères l’Éternel, ton Dieu, en observant tous ses statuts et ses préceptes que je te transmets, toi, et ton fils et ton petit-fils, tout le temps de votre vie, et afin que vos jours se prolongent.
ג וְשָׁמַעְתָּ יִשְׂרָאֵל, וְשָׁמַרְתָּ לַעֲשׂוֹת, אֲשֶׁר יִיטַב לְךָ, וַאֲשֶׁר תִּרְבּוּן מְאֹד:  כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתֶיךָ, לָךְ–אֶרֶץ זָבַת חָלָב, וּדְבָשׁ.  {פ} 3 Tu écouteras donc, Israël, et tu observeras avec soin, afin de prospérer et de multiplier sans mesure, ainsi que l’Éternel, Dieu de tes pères, te l’a promis, dans ce pays ruisselant de lait et de miel.
ד שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל:  יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד 4 Ecoute, Israël: l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est un!
ה וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשְׁךָ, וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.  5 Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir.
ו וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ.  6 Ces devoirs que je t’impose aujourd’hui seront gravés dans ton cœur.
ז וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ, וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ.  7 Tu les inculqueras à tes enfants et tu t’en entretiendras, soit dans ta maison, soit en voyage, en te couchant et en te levant.
ח וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת, עַל-יָדֶךָ; וְהָיוּ לְטֹטָפֹת, בֵּין עֵינֶיךָ.  8 Tu les attacheras, comme symbole, sur ton bras, et les porteras en fronteau entre tes yeux.
ט וּכְתַבְתָּם עַל-מְזֻזוֹת בֵּיתֶךָ, וּבִשְׁעָרֶיךָ.  {ס} 9 Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.

On  rapprochera le décalogue  de  Genése II

טז וַיְצַו יְהוָה אֱלֹהִים, עַל-הָאָדָם לֵאמֹר:  מִכֹּל עֵץ-הַגָּן, אָכֹל תֹּאכֵל.  16 L’Éternel-Dieu donna un ordre à l’homme, en disant: « Tous les arbres du jardin, tu peux t’en nourrir;
יז וּמֵעֵץ, הַדַּעַת טוֹב וָרָע–לֹא תֹאכַל, מִמֶּנּוּ:  כִּי, בְּיוֹם אֲכָלְךָ מִמֶּנּוּ–מוֹת תָּמוּת.  17 mais l’arbre de la science du bien et du mal, tu (LO לֹא ) n’en mangeras point: car du jour où tu en mangeras, tu dois mourir! »

 Le judaisme est dans la dénonciation du Mal, de l’erreur et c’est toute la raison d’être anthropologique de la forme négative en usage dans les diverses langues. La notion de propreté  se caractérise par ce qui est ôté et non par ce qui est ajouté on se débarbouille, se « décrasse », on se  nettoie et la mission des juifs sur cette terre est de revenir  à la clarté du plan originel, premier et non de se projeter vers un quelconque futur comme le pensait un Théodore  Herzl : 

« אם תרצו, אין זו אגדה » ou : « Si vous le voulez, ce n’est pas (Ein) un rêve ».  Or, le judaisme  est marqué  par le retour  vers  le plan divin de départ et non par  un quelconque dépassement, « progrès ». Méfiance donc envers ce qui vient après, le puiné (jacob-israel  est le puiné d’Esau) et donc envers toute nouveauté;

 

 

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jacques Halbronn Théologie. Exode III 12-13 Dieu à Moise L’allaince. « Je serai avec toi ».אֶהְיֶה ה עִמָּךְ et אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה, « Je suis celui qui est. » אֶהְיֶ

Posté par nofim le 10 août 2023

jacques  Halbronn  Théologie. Exode III  12-13 Dieu à Moise  « Je serai avec toi ».אֶהְיֶה ה עִמָּךְ  et   אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה, « Je suis celui qui est. »

 

 

Les  traductions sont parfois étranges. C’est le cas de celle des versets 12-13 du célébre chapitre III  du Livre de l’Exode où l’on trouve deux fois la même expression  אֶהְיֶה mais traduite différemment à quelques mots d’intervalle.   C’est ainsi qu’au verset 12, on trouve « Je serai » (avec toi) et au verset 13. »Je suis l’Être invariable! » (sic) 

Une  traduction:

« Je suis  avec toi 

 Réponses  de Dieu  à  Moise  verset 12 : Je suis avec toi  et  verset  13  Je suis qui je suis.

 

11 Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je pour aller trouver Pharaon, et pour faire sortir d’Égypte les fils d’Israël ? »

12 Dieu lui répondit : « Je suis avec toi. Et tel est le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : quand tu auras fait sortir d’Égypte mon peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. »

13 Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? »

14 Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. »

 

 

 Une  autre traduction ( judaique)

verset 12  « Je serai avec toi » au futur, ce qui est plus correct grammaticalement.   et verset 13, au présent avec une traduction fantaisiste.

יב וַיֹּאמֶר, כִּי-אֶהְיֶה עִמָּךְ, וְזֶה-לְּךָ הָאוֹת, כִּי אָנֹכִי שְׁלַחְתִּיךָ:  בְּהוֹצִיאֲךָ אֶת-הָעָם, מִמִּצְרַיִם, תַּעַבְדוּן אֶת-הָאֱלֹהִים, עַל הָהָר הַזֶּה.  12 Il répondit: « C’est que je serai avec toi (Ehié  imkha) et ceci te servira à prouver que c’est moi qui t’envoie: quand tu auras fait sortir ce peuple de l’Égypte, vous adorerez le Seigneur sur cette montagne même. »
יג וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-הָאֱלֹהִים, הִנֵּה אָנֹכִי בָא אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָמַרְתִּי לָהֶם, אֱלֹהֵי אֲבוֹתֵיכֶם שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; וְאָמְרוּ-לִי מַה-שְּׁמוֹ, מָה אֹמַר אֲלֵהֶם.  13 Moïse dit à Dieu: « Or, je vais trouver les enfants d’Israël et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous… S’ils me disent: Quel est son nom? que leur dirai-je? »
יד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה; וַיֹּאמֶר, כֹּה תֹאמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל, אֶהְיֶה, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם.  14 Dieu répondit à Moïse: « Je suis l’Être invariable! (Ehié) » Et il ajouta: « Ainsi parleras-tu aux enfants d’Israël: C’est l’Être invariable (Ehié) qui m’a délégué auprès de vous. »

 

 On notera qu’au verset 13  de la version bilingue  on emploie le futur : je serai »  alors qu’au verset 14, on est au présent « je suis » ‘sur le futur, voir notre précédente  et récente  étude  » Théologie  et linguistique.  Recherches autour du tétragramme, Elohim = tétragramme. » où nous montrons que la forme  tétragrammique  traditionnelle Youd Hé Vav Hé correspond à la troisiéme personne du pluriel au futur : Yahou du même verbe être. Mais Dieu ne se présente jamais sous cette forme plurielle (Yehou) mais bien au  futur singulier de la première personne (Eyé)  Il  y a là comme un subterfuge visant à occulter quelque difficulte. Et la formule finale du verset 14 est assez  surréalisate, puisque Eyé  passe de verbe à sujet, le verbe étant désormais Shalahnu, il m’a envoyé. avec cette traduction judaique: lEtre invariable censé rendre cette fois Eyé et ce à deux reprises  Au verset  14, dans  la première occurence  de la la formule « Etr invariable » l’hébreu donne: Je serai Eyé  ce que (Asher)  je serai Eyé  qui est assez obscur, il est vrai. /.  En tout état de cause, à aucun moment Dieu ne se présente comme le tétragramme Youd He Vav Hé et ce n’est le récit qui en fait mention, laquelle mention figurait déjà au chapitre II de la Genése.

 

 

 

 Quelle conclusion tirons-nous? Nous pensons que la forme « je serai avec toi  » du verset III 13  doit l’emporter et éclairer le verset 14 qui se sert de la forme  « je serai » mais sans le Imkha, avec toi.  La forme « avec toi »  évoque irrésistiblement la notion d’alliance. Si l’on examine le Livre de Jérémie  XXXI C’est la forme Et  et non Im  que l’on trouve    י, אֶ Ce sont des équivalents encore de nos jours en hébreu moderne Iti:  avec moi. Im mi?  Avec qui?

 

ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה.  30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec (Et) la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,
לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם:  אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה.  31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec (Et) leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur.
לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.  32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec (Et) la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai (Vahayiti) leur Dieu et ils seront (Yiyou) mon peuple

 

La forme possessive au verset 32 (leur Dieu , mon peuple)  correspond  tout à fait à  l’idée d’alliance וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי et l’on retrouve ici le futur du verbe être  comme  dans le tétragramme. avec l’usage du vav conversif (Vehayiti) Mais on  passe ensuite au futur sans conversion   יִהְיוּ, ils seront.

Autrement dit le verbe être renverrait selon nous, sous entendrait l’idée d’alliance.  Je  serai avec toi  Exode III, 12  et Jérémie XXXI, 32 « l’alliance que j’ai conclue avec (Et) leurs pères »

 En hébreu,  les formes « Im » (Ayin Mem) et « Et (Aleph Thav) » ont le même sens: avec (le cum latin)

Conjugaison ; Tu viens avec moi . אתה בא איתי 

Genèse 18 : 23   Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu aussi périr le juste avec (‘Im) le méchant ?

(au sujet de Sodome)  On dira donc que  le verbe être  n’est que le début d’une déclaration d’alliance entre  Elohim  et  les Juifs.

  כִּי-אֶהְיֶה עִמָּךְ  et cela devrait être la devise juive par excellence  laquelle englobe le tétragramme et lui donne tout son sens.

JHB 10 08 23

 

wikipedia

 

הוה est le Tétragramme (grec ancien : Τετραγράμματον / Tetragrámmaton, « mot composé de quatre lettres »), le théonyme du Dieu d’Israël, composé des lettres yōḏ (י),  (ה), wāw (ו),  (ה), et retranscrit YHWH en français.

Le Tétragramme est présenté dans la Bible hébraïque comme le « nom propre » de Dieu dans le judaïsme. Il semble dériver de la racine trilittère en hébreu : היה (HYH, « être »). Considéré d’une sainteté suprême, il est déclaré ineffable par certains exégètes en raison d’une interprétation du troisième commandement (« ne pas prononcer le nom divin en vain ») ; vers le iiie siècle, il est remplacé dans les prières ou la lecture de la Torah par Adonaï (hébreu : אדני « mon Seigneur ») par HaElohim (hébreu : אלוהים « le Dieu ») et par HaShem (hébreu : השם « le Nom ») dans un contexte profane.

Certaines traductions chrétiennes de la Bible l’ont parfois transcrit par « Yahvé », « Yahweh », « Jéhovah » ou « Jéhova ». Depuis la Bible d’Olivétan, parue en 1535, la plupart des traductions protestantes retiennent le terme « l’Éternel ». Certaines traductions catholiques de la Bible utilisent des vocalisations telles que « Yawheh » ou « Yahvé » ; depuis 2001, l’Église catholique préconise de ne plus utiliser de vocalisation mais d’employer dans les langues vernaculaires un mot équivalent à Dominus, soit en français « le Seigneur ».

 

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jacques halbronn Le « Mystère » de l’astrologie.

Posté par nofim le 8 février 2023

jacques  halbronn  Le « Mystère » de l’astrologie. 

 

Le Christianisme assume sa part de « mystère », pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’astrologie?

 

 Wikipedia

   »Le mystère dans le christianisme est un fait qui relève de l’histoire du salut. Le Nouveau Testament, et particulièrement saint Paul, emploie le terme « mystère de Dieu » (Col 2,2) pour parler de « toute l’histoire sainte, depuis la venue du Christ ici-bas jusqu’à sa parousie. »

Peut-on  aborder la question de l’astrologie sans invoquer une certaine part de mystère?Par mystère, nous entendons une forme de transcendance, qui dépasse le cadre de la Nature et nous avons proposé de parler de « Surnature », d’une valeur ajoutée à la simple Nature. Récemment, nous avons insisté sur la nécessité de réfléchir sur les conditions requises pour que le lien entre le monde des astres et celui des humains puisse s’etre établi et que ce lien ne va pas de soi, n’est pas en quelque sorte automatique, au postulat que tout se connecte à tout. C’est ainsi que pour nous, la seule planéte opérante, et l’on met les luminaires à part, est Saturne (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994-1995) pour l’excellente raison que notre Humanité n’a pas besoin pour se structurer de plus d’un  cycle articulé sur les rapports planéte/écliptique. Nous nous inscrivons dans ce qu’on appelle « intelligent design »

 Sur Internet

  »Le dessein intelligent (intelligent design en anglais) est une théorie pseudo-scientifique selon laquelle « certaines observations de l’Univers et du monde du vivant sont mieux expliquées par une cause « intelligente » que par des processus non dirigés tels que la sélection naturelle. »   

 Or ce n’est pas parce que l’on pense qu’il y a quelque plan « divin » sous tendant l’astrologie que l’on doit sacraliser le systéme solaire comme étant, dans sa globalité, la clef de toute l’astrologie, comme le pensent un Jean Pierre Nicola ou un Max Lejbowicz avec le RET (-cf la Condition solaire  Paris; 1964) et Introduction à l’Astrlogie Conditionnelle, 1977) Une chose est d’invoquer un mystère, une autre est de proner un processus faisant intervenir les astres de Mercure jusqu’à Pluton car la théologie implique, épistémologiquement, que l’on prête à Dieu  une certaine forme de cohérence et de rationalité comme ce serait le cas pour un architecte. Nous pronons le respect du rasoir d’Ockam en nous méfiant de toute surcharge, ce qui renvoie à la révolution copernicienne.

  »Le rasoir d’Ockham ou rasoir d’Occam est un principe de raisonnement philosophique entrant dans les concepts de rationalisme et de nominalisme. Le terme vient de « raser » qui, en philosophie, signifie « éliminer des explications improbables d’un phénomène » et du philosophe du XIVᵉ siècle Guillaume d’Ockham. Wikipédia« 

JHB  08 02 23

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