jacques Halbronn Antoine Pluche et la méthode en histoire régénérative

Posté par nofim le 13 septembre 2021

jacques  Halbronn    Antoine Pluche  et la méthode en histoire régénérative

 

Par  histoire régénérative, nous entendons une méthode visant à restituer un document « dégénére »  dans son état premier, en remontant du complexe vers le simple/

 

 

En 1740,  Antoine  Pluche (1688-1761) publie  une Histoire du Ciel (cf reprint  BNF  1977)   qui sera complétée par le Spectacle  de  la Neture..  On y trouve de fort judicieuses réflexions à l’intention de l’historien  des traditions dont nous reproduirons ici quelques passages et don bien des chercheurs devraient prendre de la graine. Extrait de son chapitre  sur ‘l’origine de la semaine »

« On commence par le simple (.) Le simple se charge ensuite, se défigure (..) il s’altère par  des additions, par des broderie, par des commentaires »

« Tous les peuples (…)ont horriblement défigur » cette simplicité  majestueuse en chargeant sans fin la créance  d’opinions  fausses et le cérémonial de pratique superstitieuse.

« Nous suivons donc la nature  & l’expérience  quand  nous remontons du composé au simple

Ce ne fut que long temps après la naissance de ces nouveaux dieux qu’on s’avisa de leur assigner des places dans les planétes »

Pluche  rappelle que Moise avait instauré avec le Décalogue le Shabbat.  Mais  en cela, il ne tient pas compte de la critique biblique qui remet en question l’authenticité de certains textes et de certaines attributions;

 

JHB

13 09 21

 

Bibliographie  sur  la fortune de l’oeuvre de Pluche

Nadine Vanwelkenhuyzen  Langues des hommes, signes des dieux: Fréret et la mythologie · · Corpus: Revue de philosophie 29:63-73 (1995).

M. Davif. La notion de fétichisme chez Auguste Comte  www.persee.fr › doc › rhr_0035-1423_1967_num_171_2_8486

Brian  Juden, Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme français (1800-1855). Front Cover.  Slatkine, 1984 -

 

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L »astrologie et le pari de Pascal par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 10 septembre 2021

 

 

L’astrologie  au XVIIe siècle   et le pari de Pascal

 

par  Jacques  Halbronn

 

Mersenne, à la fin de ses Préludes à l’Harmonie Universelle  paru en 1634  (cf notre communication, Colloque Gassendi, Digne, 1992)

écrivait  (p. 106, exemplaire de la Bibliothèque de l’Arsenal, Paris)

 

  1. «    Je désire que tout le discours que j’ay fait de l’Astrologie s’entende seulement de celle que l’on nous a donnée iusques à présent (.)  car  je ne veux pas nier que l’on ne puisse  scavoir beaucoup de choses par la contemplation (…) lorsque Dieu en aura donné  la véritable connoissance à ceux qu’il  luy plaira Et peut être  qu’il ne se fait rien  (…) qui ne dépende  de la différente constitution  des  astres  ou qui ne soit signifié par leurs  rencontres & aspects (…) mais parce que ce n’est pas certain & que nous n’avons  nul moyen de le scavoir, c’est perdre le temps que faire des Horoscopes pour trouver  la  qualité du tempérament, de l’esprit ou des autres choses que l’on désire scavoir »

On mettra ce propos en paralléle avec le célébre « pari de Pascal »,  repris dans ses « Pensées », parues en 1670. En l’occurrence, le texte que nous avons reproduit  ne suit pas la même direction que celui de Blaise Pascal puisque son auteur (Mersenne/ Gassendi) conclut à l’inverse que dans le doute, il préfère s’abstenir. Il n »est pas ici question de Dieu mais de l’astrologie mais Dieu n’en est pas moins évoqué puisqu’il lui revient de décider, un beau  jour,  de fournir  les « clefs de l’astrologie »

Il reste que son auteur n’exclue nullement une telle éventualité mais n’en déclare pas moins  que puisque cela n’est pas « certain », il ne serait pas raisonnable de « parier » que l’astrologie puisse un jour, par quelque grâce, devenir une science vraiment fiable.

On observe donc ici qu’il  y a deux poids deux mesures dans l’interprétation du Pari de Pascal.  En tout état de cause, il nous semble qu’il convient au XXIe siècle de se demander si l’astrologie ne mérite pas que l’on parie sur elle. Rappelons cette formule de Malraux: Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. Il semble déterminant qu’au niveau européen, l’on investisse dans la recherche  et l’enseignement de l’astrologie (CNRS, Collége de France etc) et que l’Europe puisse prendre de l’avance dans ce domaine alors qu’elle a pris du  retard dans tant d’autres. On devra notamment envisager cette question dans le domaine non seulement des sciences religieuses mais aussi des sciences politiques et du Droit Constitutionnel.

 

 

JHB

 

09 09 21

 

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jacques Halbronn Le mauvais emprunt et la dialectique Ecrit-Oral

Posté par nofim le 8 septembre 2021

jacques  Halbronn

 

Le  « mauvais » emprunt et la dialectique  Ecrit-Oral

 

 

 

 

A ma grand mère, Claude Jonquière (1885-1957)

 

L’orthographe d’usage rendue facile ( manuscrit posthume)

 

 

 


En 1989, nous avons achevé un mémoire sur l’approche comparative  et la didactique contrastive

 sous la direction de Louis-Jean Calvet (sur SCRIBD). :  Linguistique de l’erreur et épistémologie populaire 1987 et. Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques 1989. cf aussi  DESS d’ethnométhodologie(  Paris VIII st Denis) sous la direction d’Yves Lecerf. Le milieu astrologique, ses structures et ses membres.

Il  y a donc une trentaine d’années- nous était apparue comme offrant une certaine valeur heuristique. Nous soulignions alors le respect de l’orthographe française par l’emprunteur anglophone comme dans le cas de « queue ». Mais l’orthographe est une chose et la prononciation phonique en est une autre et visiblement l’anglais n’était pas parvenu ou n’avait pas souhaité prendre connaissance des modalités de passage de l’écrit à l’oral propres au français. D’ aucuns, bien imprudemment, préconisent une réforme de l’orthographe du français, en raison, disent ils, du décalage entre l’écrit et l’oral en français qu’ils jugent inacceptable. Mais encore faudrait-il se demander si ce décalage observé ne tient pas à à une certaine ignorance quant au mode de prononciation du mot écrit en français/.Est-ce que l’enseignement du français ne serait pas déficient à ce propos ? Selon nous, le « vrai » français est celui qui est parlé par ceux dont c’est la langue maternelle et qui ne sont pas influencés, à un degré ou à un autre, par la familiarité avec une autre langue.

 

Qu’entend-on ici par  « mauvais emprunt »? Cela se produit lorsque le processus d’imitation  se trompe de cible  et ne prend pas la juste mesure de l’objectif ainsi poursuivi. Dans le cas de l’anglais qui fut notre champ d’observation, dès le début des années 80  (cf  notre DEA  en Etudes anglophones; Lille III sur une traduction anglaise d’un traité français du XVIe siècle (auteur Auger Ferrier) sous la direction d’André Joly. 1981), l’anglais aura emprunté au français certains éléments mais toute la question est de savoir s’il l’a fait à bon escient.

Car une chose est d’éprouver de la fascination pour un « objet », une autre de déterminer de quelle façon cela ira se concrétiser et de quels moyens l’on disposera. C’est bien là le « hic ». Ce que l’on empruntera ne sera pas nécessairement pertinent. On parlera alors d’un « mauvais emprunt », d’un emprunt « mal venu », « raté, qui aura manqué sa cible.Il est vrai que l’objet convoité risque fort d’être appréhendé comme un tout sans que l’on parvienne à le décrire correctement en ses différents aspects. C’est notamment le cas de la dialectique entre l’écrit et l’oral.

Il  y a là quelque paradoxe car une langue se capte d’abord à l’oral de par sa musicalité propre. On peut aimer le chinois sans savoir le lire. Mais dans le cas du français qui s’écrit en caractères latins à l’instar de l’anglais, l’écrit apparait comme plus accessible au regard de l’emprunt

Autrement dit, l’anglais aura emprunté des milliers de mots au français mais n’aura pas « capté », pour autant, sa musique. Cela tient au fait  que l’écrit  ne comporte pas un vrai « mode d’emploi » en dehors du nom des lettres de l’alphabet, ce qui est bien insuffisant. car cela ne nous dit pas, notamment dans le cas du français, quand telle lettre se prononce ou pas:  on pense au « s » du pluriel qui ne s’entend pas systématiquement mais seulement sous certaines conditions (cas des liaisons) En  bref, l’anglais n’aura pas eu accés aux « arcanes » de la langue française en dépit d’une importation massive de mots d’origine française.

Il  est vrai  que le français a ses secrets de fabrication, ce qui aura échappé à la plupart de ceux qui auront tenté de le décrire. Certes, le français aura su perpétuer sa tradition  mais il ne l’aura pas, pour autant, explicité dans sa pédagogie tant et si bien que les francophones parlent une langue et en enseignent en quelque sorte une autre qui en est comme une trahison, un dévoiement/L’anglais aura ainsi emprunté un ‘engin » sans son bon mode d’emploi!

On esquissera ici les grandes lignes d’une description digne de ce nom de la langue française en insistant sur la maitrise des codes de prononciation. Mais il y a 40 ans, nous n’avions pas encore pris conscience pleinement d’une telle problématique et nous étions limité à la question de l’écrit, passant largement  à côté de l’oralité  du français, ce qui relevait d’une forme de schizophrénie propre à la plupart des locuteurs francophones lesquels, tout au plus, iront se plaindre des aberrations de l’orthographe du français, ce qui aurait du leur mettre la puce à l’oreille. C’est dire que les torts sont partagés, les francophones étant de médiocres enseignants de leur langue.

On insistera ici  sur la double  sophistication du français tant pour ce qui est de la combinaison des consonnes que pour les votelles, ce qui produit des sonorités quasiment imprononçables pour les « non initiés » tout comme certaines postures corporelles acquises en Asie à un très jeune âge peuvent difficilement se transmettre à des gens qui n’ont pas été « formés » très tôt. C’est aussi vrai dans le domaine de la danse ou de l’instrumentation musicale.

En ce qui concerne les combinaisons de consonnes, le français  « naturel » – par opposition à un français « artificiel » exige la pratique d’une certaine gymnastique dont une première approche du mot écrit ne donne au mieux qu’une vague idée car dans quelques cas l’oral aura déteint sur l’écrit , ce qui ressort de l’usage de l’apostrophe ou de l’accent.En pratique, le français parvient très fréquemment à unir des consonnes entre elles dans la « langue parlée ».Par exemple : au lieu de « ce n’est que cela » on dire « c’n'estqu »ça » ce qui fait que les mots ne sont pas faciles à distinguer et à séparer car ils s’enchainent, notamment par la pratique des liaisons qui exige d’anticiper sur le mot suivant selon qu’il commence par une voyelle ou par une consonne. Une telle prise en compte exige une certaine vigilance à laquelle les locuteurs d’autres langues ne sont guère préparés, ce qui donne un français « heurté » et non »fluide ». D’ailleurs ne dit pas que l’on parle « couramment »?

A cela vient s’ajouter, la combinatoire des voyelles qui conduit à des sons étranges qui ne sont pas rendus par l’alphabet lequel ne nous enseigne pas la prononciation du « on », du « an », du « un qui sont autant de « voyelles » supplémentaires non recensées par  l’alphabet, lequel se révéle, décidément,  être d’un faible secours. L’anglais aura dans de rares cas capté ces sonorités dans « I can’t », « I don’t » où l’on reconnait l’influence du « an » et du « on » du français même lorsqu’il ne s’agit pas du lexique d’origine française. Mais l’anglais ne prononcera pas « table » comme le fait le français et rendra par   un « bel » comme dans possible devenant « possibel » à l’oreille, centre devenant  « center » etc. tout simplement parce que l’anglophone de base n’aura pas appris en temps utile  associer deux consonnes entre elles, sans le recours à une voyelle intermédiaire.

Les autres langues « latines » n’offrent pas une telle particularité ou si rarement. On notera qu’en espagnol, la double consonne « pl » dans pleurer devient « llorar (idem pour le sort de pleuvoir), avec la suppression du « p » et en italien,  le  » place » du français devient « piazza ». D’aucuns diront que c’est le français qui a ajouté une consonne mais nous penchons pour l’explication inverse car il est plus facile de supprimer quand  un facteur est génant que d’ajouter!

En conclusion, l’anglais, en dépit de ses emprunts massifs au français qui auront multiplié les cas de synonymes dans un même champ sémantique, aura échoué dans ses tentatives de s’approprier la « musique » du français, tout simplement parce qu’il était plus facile d’accéder à l’écrit qu’à l’oral. Il  y a une morale à tirer de cela: ce qui est le plus accessible n’est pas nécessairement le plus  vital. Dans le cas de l’hébreu, il est à craindre que cette langue ait perdu ses codes de lecture de l’écrit et la restitution de la prononciation qui ‘s’est imposée  est tout à fait sujette à caution. Le cas du tétragramme jugé imprononçable témoigne d’une certaine déconnexion alors que le français semble bien avoir su conserver et préserver une musique de la langue qui se sera largement perdue en route ailleurs. C’est probablement ce qui aura fait son succés des siècles durant et en ce sens,le français doit être considéré comme un véritable trésor pour l’Humanité.

 

JHB

08 09 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Théologie. Critique de la notion de création associée au Dieu universel »

Posté par nofim le 3 septembre 2021

Jacques  Halbronn   Critique de la notion de création associée au Dieu universel

 

 

 

Selon nous, le dieu « premier » n’est pas un « créateur ».  On le comparera à l’homme par rapport à la femme. Le créateur est celui qui travaille un matériau préexistant/ C’est le « sous dieu » qui peut être qualifié de « créateur » . Le sperme de l’homme n’est pas créateur, c’est la femme qui  conduit le processus à son aboutissement « créatif ».

Ainsi, le récit de la Genése sur la « création »  renverrait à un dieu  « féminin ».; à un deus faber qui fabrique un monde limité qui est le notre, celui de notre Humanité,  de notre Terre, de notre Ciel./

La création  serait donc  liée  à un deuxiéme stade comme il ressort d’ailleurs du récit de la Genése ainsi réinterprété.

La création  est liée à l’objet, à l’objectif, à l’objectivation, à un aboutissement alors que le « premier mobile »  est pur élan, impulsion, ensemencement.

Notre humanité  occupe un espace limité dans l’Univers et elle ne saurait être et avoir été l »oeuvre d’un Dieu « universel » et en ce sens notre humanité serait marquée par un amour, une élection, donc d’un horizon  restreint, réduit, ce qui est propre au féminin. D’ailleurs, dans la Genése, il est indiqué que Dieu  est dualité masculin  et féminin et c’est la partie féminine qui aura créé notre monde.

Jésus  est le produit du deuxiéme stade et en ce sens représente un troisiéme stade également créatif, mais à un niveau  subalterne, se situant non pas dans la fabrication du monde mais dans la façon de l’habiter et de le préserver de la sclérose et de l’altération. C’ »est le registre du politique.

C’est dire que les trois niveaux théologiques que nous avons décrits dans nos travaux depuis un certain temps sont souvent allégrement  fondus et confondus en un seul.

Ce deuxiéme stade est généralement mal compris et on veut à tout prix l’assimiler soit au premier, soit au troisiéme stade alors que notre monde reléve bel et bien du deuxiéme stade. Et nous disposons de tout un encadrement de repéres visuels: depuis la planéte Saturne se joignant successivement et alternativement  à quatre étoiles associées aux équinoxes  et aux solstices, étoiles  qui varient au rythme de la précession des équinoxes, dont les étoiles dites  « royales »  ont perpétué la marque mais bien évidemment, ces étoiles, on l’ a dit,  n’ont pu correspondre que pour un temps donné  à l’alignement sur les axes équinoxiaux et solsticiaux. A ces repéres de temps, viennent s’ajouter des repéres  qui structurent notre espace social comme la différence anatomique  entre hommes et femmes ou celle entre les couleurs de peau.

En effet, ces repéres nous montrent que le temps n’est pas uniforme et que notre Humanité comportent des degrés, des strates  qui apparaissent à l’observateur ou comme l’alternance des phases. Cette double approche, c’est l’anthropocosmologie.

Avec l’homme et la femme, l’on retrouve la dialectique des premier et deuxiéme stade et c’est en ce sens que notre humanité est à l’image, à la ressemblance de « Dieu ». L’homme est doté d’un génie qu’exploite la femme en  conférant une forme à ce qui n’est que matière..

 

 

 

JHB

03  09 21

 

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jacques Halbronn Théologie et Création: le grand débat sous jacent

Posté par nofim le 30 août 2021

Théologie et création: le grand débat sous-jacent

par  Jacques  Halbronn

 

Les  mots « Dieu »  et « création »   connaissent actuellement  un usage  qui semble délibérément , comme à plaisir, vicié, dévoyé   tant  on en reste sur des lieux communs au nom d’une culture judéo-chrétienne mal  assimilé. Nous nous proposons ici d’y apporter plus de clarté en distinguant plusieurs plans qui s’emboitent certes  les uns dans les autres  mais qu’il importe de ne pas confondre, de ne pas télescoper.

La thèse centrale que nous défendons est celle d’un dispositif à trois niveaux offrant une analogie structurelle mais que l’on ne saurait amalgamer. Les mots « Dieu » et « Création » sont intimement liés en  ce sens que tout créateur serait un « dieu » mais  ce  dieu est fonction de la création qu’on lui attribue. Il reste que tous les créateurs, du plus petit au plus grand, présentent certaines similitudes. On peut parler d’une guerre de religion  larvée de nos jours  et qui est une constante  qui ne s’avoue pas comme telle. Autrement dit, la plupart des controverses  toucheraient d’une façon ou d’une autre à la question du théologique.

La notion de Création  dans le Livre de la Genése

Dès le premier verset de  la Genése apparait un verbe que l’on traduit par  « créer », c’est l’hébreu  « Bara ». Au commencement « Dieu »  « créa » le Ciel (notre  Ciel?) et la Terre (notre Terre?).  Il semble que l’on veuille dans le judaisme en général tel qu’il est devenu nier que l’humain puisse être capable de « créer », le verbe  « bara » étant censé jouir d’un usage exclusif dont on ne saurait se saisir impunément. Un autre terme hébraique est toutefois utilisé, celui de Yetsira, notamment autour du Sefer Yetsira qu’on traduit par Livre de la Création, dans la littérature de la Kabbale, ouvrage qui traite notamment des 22 lettres de l’alphabet hébreu, en rapport avec les Eléments, les Signes du Zodiaque et les 7 planétes.  Mais, en hébreu moderne,  le Mot Yetsira peut s’appliquer à toute forme de création, à différents niveaux.

Quand on interroge des Juifs sur la notion de Dieu, ils renvoient à un dieu premier, primordial  « créateur de l’univers » du « Olam ». Or, nous pensons que le dieu de la Genése et de l’Exode  est un dieu qui s’occupe de notre humanité  et au sein de celle-ci de « son peuple ». Que comprendre quand « Dieu »  se référe à « mon peuple » ? Au niveau chrétien,  il est question  de l’invocation  « Notre père qui êtes aux cieux ».

On soulignera ici l’importance déterminante  de l’usage du « possessif ». Comment un dieu « universel » pourrait-il  être la propriété de qui que ce soit? Le possessif  est doté d’un caractère exclusif et  l’enfant  sait pertinemment  que « son  père » n’est le père de tout le monde tout comme il n’est pas un fils  ou une fille interchangeable.

Le débat autour de Science et de Religion  est en lui même assez obscur  dans la mesure où  comme dirait Spinoza, Deus sive Natura. Parler de la Nature, c’est implicitement se référer au « dieu de l’univers ». En réalité, l’oppostion  entre Science et Religion vise un autre type de Dieu, un dieu   issu, émanant de ce « premier » dieu et dont les attributions sont infiniment plus limitées maiss qui serait bien plus proche de notre Terre, de notre Humanité voire de notre Ciel, si l’on va notamment  dans le sens de l’Astrologie. Mais en même temps, ce dieu créateur de « notre » Humanité -Adam – ne saurait être placé sur le même plan que nos propres constructions humaines. Une cathédrale n’est pas du même ordre que notre systéme solaire. On devra  donc distinguer trois niveaux de création que l’on confond si souvent allégrement.

Le cas de Jésus est source de malentendu car il semble vouloir  entremêler ces trois niveaux pour n’en faire qu’un seul. et cela est fâcheux.

Selon nous, Jésus se situe à ce que l’on pourrait appeler le niveau 3, celui des « dieux » voués à guider l’Humanité, programmés en quelque sorte pour ce faire. C’est le niveau des prophétes, des génies tant sur le plan politique que scientifique ou artistique. Mais ce niveau ne saurait être comparé  au niveau des dieux qui ont agencé notre Humanité et tout ce qui vient la structurer et dont selon nous traite le Livre de la Genése avec son récit de la « Création » pas plus que ces dieux ne sauraient être mis sur le même pied, que le Dieu du premier mobile.

Ce que nous devons constater, c’est que c’est le niveau intermédiaire  qui semble faire le plus probléme, se trouvant comme pris en étau entre les deux autres idées de la Création alors même que le Livre de la Genése  traite justement de cette interface. Cette civilisation judéo-chrétienne semble ne pas avoir pris la mesure de la théologie appropriée, d’où un certain malaise lié notamment à une certaine verticalité. Le niveau 3 qui a été ainsi instauré aura mis en place des éléments structurants, représentés, incarnés, par une certaine « elite » elle même soumise à un certain ordre cosmique, à condition de ne pas adopter une acception trop extensive du mot « cosmos » car il s’agit ici de « notre » cosmos et no du Cosmos en général..

Autrement dit, entre l’homme créateur, organisateur de notre société  et le Dieu premier, il y aurait un point aveugle, une solution  de continuité. On peut parler d’une crise théologique qui ne dit pas son nom.  Dans le cas de Jésus,  il n’est créateur ni de premier ni de deuxiéme niveau mais bien de troisiéme niveau. En fait, il faudrait parler d’une création de quatrième niveau, qui serait celle de l’homme ordinaire, du vulgum pecus. Jésus  est avant tout concerné par le culte au dieu de deuxiéme niveau  est fait lui même l’objet d’un culte de troisiéme niveau de la part des populations de quatriéme niveau.

Ce qui est notamment à souligner, c’est ce que signifie un certain rejet de l’astrologie qui est en fait ni plus ni moins qu’un rejet, un déni  de la Création de deuxiéme niveau tant au nom des tenants  du premier niveau que de ceux de   troisiéme niveau.   Le procés que l’on intente à l’encontre de l’astrologie  est double : elle ne serait ni « naturelle », ni  l’oeuvre des humains. Elle serait d’un troisiéme type  et inclassable.  Il s’agit donc pour nous de rétablir un paradigme qui permettre de déterminer la place qui lui revient en soulignant que l’attaque contre

l’astrologie est celle menée contre le deuxiéme niveau théologique. Et c’est en cela que nous asssstons à une conflictuallité d’ordre théologique qui ne se déclare pas comme telle. Au lieu d’accepter de situer l’astrologie au sein d’un ensemble, on s’en prend à elle  de façon biaisée, comme aux victimes du lit de Procuste, soit en l’installant sur un lit trop  grand, soit sur un lit trop petit.

Mais les astrologues eux mêmes semblent bien incapables de situer correctement le domaine qui est le leur et préferent se référer à la « Nature » alors même que la « Science » qui en serait la gardienne s’y refuse. Est-elle une création « humaine »? Nous avons envisagé cette hypothèse (cf  La pensée astrologique, Paris, Artefact 1986, en préambule  à ‘lEtrange Histoire de l’Astrologie  de Serge Hutin) et il est possible qu’à un certain stade, les sociétés soient parvenues à instrumentaliser le « Ciel » mais il s’agit là d’une forme d’astrologie rudimentaire. (cf les travaux de Michel Gauquelin et notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel,  1992) Nous en sommes arrivés par la suite à la thèse d’une technologie avancée mettant en place, artificiellement, un ensemble reliant le minéral et l’animal, la planéte et l’homme. Ce qui renvoie au débat entre Science et Technique, entre Science et Art – on pense à la démarche du sculpteur qui choisit les matériaux qui serviront à son oeuvre sans être aucunement obligé d’employer tout ce qui existe dans son milieu. Or, les astrologues semblent encore victimes de l’idée selon laquelle tout ce qui  figure dans le systéme solaire devrait être intégré par l’astrologie, ce qui les conduit à produire un ensemble saturé d’informations et donc à la nécessité de vouloir tout expliquer de la sorte, et notamment la spécificité de chaque individu (cf l’ »Astrologie de la personnalité »  de D.  Rudhyar)

 

 

 

 

JHB

30 08 21

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jacques Halbronn Son site central depuis 2013 : NOFIM.unblog.fr

Posté par nofim le 28 août 2021

Le  site NOFIM  rassemble notre production écrite  et  est le complément de notre site  TELE DE LA SUBCONSCIENCE – YouTube « Teleprovidence ».

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jacques Halbronn Epigénétique et représentations théologiques

Posté par nofim le 18 août 2021

Epigénétique et  représentations  théologiques

 

 

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Les enjeux théologiques sous tendent  en vérité les débats actuels autour de la théorie du genre.  L’argument selon lequel   un phénoméne  généré par la Société n’aurait pas de valeur « scientifique » ne se conçoit selon nous que dans la perspective   anti-humaniste,  désireuse de  refuser ce qui serait le fait des hommes comme si ce qu’ils édifiaient  ne saurai  être que de piètre valeur et intérêt. On serait bien là en face d’une tentative de discréditer les « créations » sociales.

La seule « Création »  valable serait celle relevant de la « Nature » et tout ce que les humains auraient pu ajouter  serait de vil prix. Or, selon nous, il importe de distinguer  trois niveaux, stades de création, relevant respectivement de la Science, de la Technique et du Politique.

Le premier stade renverrait à une théologie universelle, dans le temps et dans l’espace, dont rendrait compte la « Science ». Les tenants d’une telle théologie sont voués à rejeter les autres stades lesquels viendraient, en quelque sorte, corrompre, altérer, le « premier moteur ». On serait donc ici en pleine guerre de religion !

Le  troisiéme stade est celui de l’Homo Faber qui  restructure le monde à sa guise et c’est l’œuvre de cet Homo Faber qui serait dénoncée par les théories du genre et les  études sur les races. Il suffirait de montrer que certaines pratiques n’auraient pas toujours existé pour les discréditer comme s’il était possible pour notre Humanité de défaire ce qu’elle avait établie en intervenant notamment au niveau juridique, comme lorsque change telle ou telle loi, telle ou telle constitution.

Mais il existe, de surcroit, un deuxiéme stade –ce qui vient encore complexifier le débat, c’est celui d’une théologie intermédiaire entre la première et la troisiéme. La notion de création est ici  autre : notre humanité serait le résultat d’une création qui ne serait ni celle du premier ni celle du troisiéme stade, ni celle d’un Dieu primordiale ni celle d’hommes de génie, capables de remodeler les sociétés, sous tel ou tel  angle, mais de dieux  correspondant à une humanité plus avancée, que l’on pourrait désigner comme « extra-terrestres » – ce qui rejoint tout un courant, dont la mouvance  « Raël ».

 

L’on comprend que l’idée de changer les représentations actuelles dans telle ou telle domaine, de défaire ce qui aura été formaté, programmé,  dépend de plusieurs « couches » de création.  D’aucuns voudraient tout réduire à une première impulsion dont tout reléverait, dépendrait et arguent de ce que « Dieu » -omniscient, omniprésent,-apte à tout contrôler- n’aurait pu vouloir qu’il en fût ainsi, de la façon dont les choses sont devenues et de toute façon,  ce qui aurait été « créé » sans l’assentiment « divin » n’aurait aucune légitimité à exister et en tout cas à perdurer.

En hébreu, d’ailleurs,  il existe un verbe « bara » (Bria) qui serait réservé à la Création du premier stade (Genése, I,      1) alors qu’en français, le terme « création » peut être entendu à plusieurs niveaux. Et nous pensons que le mot « dieu » peut aussi être entendu diversement et que chaque « dieu » doit être jugé à l’aune de sa création. Il est clair que la construction d’une maison n’exige pas de référer au premier stade de Création ou que ce qui touche à l’agencement de notre systéme solaire n’est pas à la portée de notre Humanité actuelle. Nous savons réparer une machine, nous sommes souvent impuissants face à la mort d’un homme car cela exige un savoir qui nous dépasse, d’où le « miracle » lié à la résurrection. La notion de miracle est en effet à rapprocher de celle de création. Quel miracle, quelle création ? Même entre les hommes, l’on ne saurait nier que certains seraient dotés de facultés particulières et nous les désignons couramment comme des « génies ».Encore faudrait-il s’entendre sur la notion d’homme, comme de dieu, de création et il est agaçant d’entendre des formules  « univoques » comme « Dieu »/

On parle actuellement d’épigénétique, ce qui implique que l’on puisse ajouter à la nature première une « seconde » nature. Il est certes intéressant de rappeler comment  certains changements ont pu se produire, comment une nouvelle « réalité »  aura pu se mettre en place mais est-ce que le fait d’expliquer, de rendre compte de telle évolution autorise à nier un nouvel état de choses, aussi « arbitraire » soit-il ? On peut voir là une influence de la psychanalyse : il suffirait de retracer  comment un processus a pu s’enclencher pour annihiler celui-ci ! Il est bon de prendre conscience des arrières pensées théologiques  derrière certains débats de société, et ce d’autant que nous n’avons pas nécessairement toutes les données pour comprendre comment  l’on en est arrivé là. Doit -on accepter une  instrumentalisation « scientiste » de la Science pour saper tout ce qui a été créé en aval aux deuxiéme et troisiéme stades tels que nous les avons décrits ?  On serait bien là face à une guerre de religion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18 08 21

Publié dans RELIGION, SOCIETE, théologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn : Gauquelin: une astrologie faite par les hommes et non par les dieux

Posté par nofim le 26 juillet 2021

Gauquelin, une astrologie faite par les hommes et non par les dieux

Jacques  Halbronn

 

L’astrologie mise en évidence par les recherches statistiques de Gauquelin correspond à une astronomie primitive, n’exigeant pas la connaissance des cycles planétaires et dépendant de l’heure de naissance, donnée également assez basique liée au passage sur l’horizon et non sur les axes équinoxiaux/solsticiaux. Nous avons largement commenté ce type d’astrologie en 1986 (« La pensée astrologique » in l’Etrange Histoire de l’astrologie  avec Serge Hutin, Ed Artefact)  et exposé de quelle façon les sociétés humaines avaient pu instrumentaliser certaines planétes, notamment  Mars, jupiter et Saturne (voir aussi notre postface aux Personnalités planétaires, Ed La Grande Conjonction-Guy Trédaniel, 1992)

Une telle astrologie ne saurait en aucune façon être confondue avec une astrologie axée sur les cycles planétaires appréhendés sur l’écliptique et qui, elle, reléve de ce qu’on appelle l’astrologie « mondiale » (Mundane Astrology). Nous avons présenté nos travaux, notamment en 1994 dans l’Astrologie selon Saturne. Ed La Grande Conjonction et en 1993 dans la nouvelle édition de Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers.

L’astrologie de Gauquelin s’articule sur une typologie, ce qui exige de distribuer les planétes connues de l’Antiquité entre un certain nombre de castes (cf Dumézil et la triade). On dira que c’est une astrologie spatiale, horizontale (c’est le cas de le dire) alors que l’autre astrologie serait plus dans la verticalité et le Temps. Ce qui n’exige pas le même nombre de facteurs planétaires. Selon nous, cette astrologie n’aurait besoin que de Saturne dont le cycle peut être divisé en 4 phases de 7 ans, en rapport avec les axes équinoxiaux et solsticiaux et sur un autre plan de Jupiter, avec un cycle de 12 ans, depuis la naissance de la personne alors que le cycle de Saturne serait universel et impacterait les populations de façon synchronique. Cela correspond donc à trois registres bien différents : outre la répartition typologique, à caractère socio-professionnel, nous avons  avec Jupiter une astrologie des chefs et avec Saturne une astrologie du peuple, la première étant bien plus individuelle que la seconde. Cette astrologie là serait l’œuvre des dieux et non pas des hommes et exigerait une bio-technologie supérieure, hors de portée de notre Humanité. Ces dieux correspondent à un autre type de divinité, qui n’est pas assimilable à la Nature (Deus sive Natura de Spinoza) mais qui n’est pas  non plus à la portée de notre humanité laquelle est censée être conduite par les »jupitériens » dotés de pouvoirs supérieurs, qui sont les gardiens de notre Humanité, devant la protéger contre le « Mal » c’est-à-dire la sclérose, la routine. D’où des rapports complexes entre l’élite jupitérienne et le « peuple »/

Rappelons que pour nous, le peuple passe alternativement par un état équinoxial  et un état solsticial, ce qui correspond à une désactivation et  à une réactivation des aires mémorielles du cerveau.

En ce qui concerne l’astrologie de Gauquelin, il est clair qu’elle est l’œuvre de guides jupitériens étant parvenus à imposer un certain mode de fonctionnement à certaines sociétés antiques. Mais il semble bien que ce fonctionnement ait perduré et que l’on ne soit pas parvenu à le déconstruire jusqu’à présent bien qu’il ait existé toutes sortes de régimes politiques ayant proposé d’autres modes d’organisation sociale.    Il semble donc que cette astrologie de Gauquelin  correspond à un troisiéme stade; qui est celui du religieux sachant que l’organisation sociale est souvent articulée sur une dimension religieuse. On pense aux ères précessionnelles (cf notre ouvrage collectif  Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros-Autre Monde, 1979)

 

 

 

 

JHB

26 07 21

Publié dans ASTROLOGIE, théologie | Pas de Commentaire »

jacques halbronn La question des tentatives de désenclavement de l’astrologie, du XVIIe siècle à nos jours

Posté par nofim le 21 juillet 2021

La question des tentatives de  désenclavement de l’astrologie du XVIIe siècle à nos jours.

Le  titre de l’ouvrage posthume de Jean Baptiste Morin, paru en 1661 à La Haye est assez remarquable :  Astrologia Gallica, principiis & rationibus propriis stabilita, atque in XXVI libros distributa, non solum astrologiae judiciariae studiosis, sed etiam philosophis, medicis & theologis omnibus per-necessaria… opera & studio Joannis Baptistae Morini.

En effet, l’auteur entend ne pas se laisser enfermer dans le créneau astrologique d’où le « non solum sed etiam » qui référe à la philosophie, à la médecine, à la théologie.  Un peu plus de trente ans plus tard, en 1694, Eustache Lenoble fait  paraitre une Uranie ou les Tableaux des Philosophes (cf article  de P. Guinard, site du CURA) qui s’efforce également de sortir d’un certain  ghetto en faisant étalage d’intérêts plus amples d’où le sous –titre « Tableaux des philosophes ».

Or, les historiens de l’astrologie désignent volontiers les dernières décennies du XVIIe siècle comme celle d’un déclin de l’astrologie comme si une telle volonté d’intégration des tenants de l’astrologie au sein d’un ensemble de disciplines se serait finalement révélé fatal, voire cause de rejet, comme si l’on craignait quelque contamination de la part d’un savoir qu’il valait mieux laisser à l’écart. Nous avons déjà signalé le cas de Graindorge,  reçu à l’Académie Royale des Sciences pour un exposé sur l’astrologie alors que la dite Académie ne tardera pas à exclure ce sujet de ses travaux.(cf notre article ‘Astrologie »  dans l’Encyclopaedia  Universalis  et notre  étude  , “L’Empire déchu ou l’Astrologie au XVIIe siècle”, Paris, Politica Hermetica, 1997)

Quelque part, les tentatives des astrologues de se rapprocher de l’astronomie semblent également avoir été contreproductives. On pense à l’entrée d’Uranus, Neptune et Pluton dans le dispositif  astrologique, au XIXe siècle et au delà..

Cela dit, l’on notera des questionnements de la part d’un juriste comme Jean Bodin quant  à l’intérêt qu’il y aurait pour l’historien de recourir aux services de l’astrologie, à la théorie de grandes conjonctions, ce qui annonce quelque part le propos de la Nouvelle Histoire envisageant de faire appel à certaines disciplines telles que la météorologie ou la démographie (cf notre étude sur Auger Ferrier, 1981 et  https://www.cairn.info/jean-bodin-et-le-droit-de-la-republique–9782130423560-page-181.html)

Il nous apparait que tout processus transdisciplinaire n’a de chance d’opérer que si l’on maitrise pleinement les différents domaines en cause. Autrement dit, pour qu’un rapprochement soit possible, il importe que chacune des parties  fournisse un certain effort et de préférence que celui qui sous tient le projet  fasse évoluer parallélement et conjointement  les dossiers concernés, bref qu’il jouisse d’une expertise pluridisciplinaire, réunissant en sa seule personne  une double ou triple compétence tel un Pic de la Mirandole. Si l’on prend le cas d’un André Barbault dont on peut dire qu’il aura été tenté par certains rapprochements  entre Astrologie et Histoire, Astrologie et Psychanalyse, entre autres Mais a-t-il été reconnu par le milieu des historiens ou/et des analystes par delà sa compétence d’ordre astrologique ? Toute la question est là : parvenir à se faire respecter au sein de plusieurs mouvances et non pas, ici, comme l’astrologue de service. Morin  s’est-il imposé comme théologien,  Lenoble comme philosophe,  Barbault comme historien par delà une casquette d’astrologue ?

Encore faudrait-il se demander si ces auteurs ont vraiment réussi  faire avancer l’astrologie ? Nous avons le cas d’un Kepler lequel envisageait de concilier astronomie et astrologie et qui proposa de repenser cette dernière. Autrement dit,   l’astrologie ne devrait-elle pas se repenser tout comme contribuer à repenser tel ou tel domaine ? Selon nous,  il doit être possible de relier au sein d’un seul et même ensemble l’astrologie et la théologie  comme le voulait un Morin de Villefranche mais il aurait fallu qu’il fit de l’astrologie le pivot d’une création divine au sens biblique du terme (Livre de la Genése), ce qui eût exigé de repenser jusqu’à l’idée de  Dieu mais aussi de centrer l’astrologie sur une forme de monothéisme, c’est-à-dire sur un cycle central n’englobant pas nécessairement toutes les planétes du systéme solaire, ce qui se rapprochait par trop d’une forme de polythéisme.

 

JHB

21. 07 21

Publié dans ASTROLOGIE, théologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Théologie et textologie; ce qui est en amont et ce qui est en aval. De Jésus à Nostradamus

Posté par nofim le 20 juillet 2021

 

 

Théologie et textologie : ce qui est en amont et ce qui est en aval. De  Jésus  à Nostradamus.

Par  Jacques  Halbronn

 

Un certain sens du discernement s’avère une qualité fort précieuse dès qu’il s’agit de mettre en évidence des stades successifs au lieu de tout considérer comme se situant sur un seul et même plan.

C’est ainsi que nous nous sommes aperçus que le déni d’une intervention ultérieure/postérieure  impacte aussi bien la recherche théologique que textologique.

Il est important d’être en mesure de déterminer  où se situe un document, un phénoméne et de ne pas confondre ce qui est en haut et ce qui est en bas.

Le cas de Jésus est intéressant car toute la question le concernant est celle de sa position dans la hiérarchie des divinités. Pour nous, Jésus reléve du niveau 3 alors que l’on aura tenté de le faire passer pour relevant du niveau 2  voire du niveau 1.  De la même manière, il convenait de replacer à sa juste place le phénoméne des Centuries en montrant qu’il ne s’agissait que d’un avatar de la production de Michel de Nostredame alors que nombreux étaient ceux qui tenaient absolument à ce qu’il soit reconnu comme l’auteur des dites Centuries.

On est ainsi confronté avec toutes sortes de tentatives de contrefaçon hiérarchique-verticale

Pour en revenir à Jésus, on lui attribue des propos tout comme d’ailleurs à Nostradamus qui sont probablement contrefaits.  Ne pas admettre de tels procédés vise non pas à trahir  tel ou tel personnage mais à ne pas lui imputer ce qu’il n’aura pas vraiment déclarer en se laissant berner par ceux qui tentent de l’instrumentaliser. Selon nous, un Messie appartient au niveau 3, il n’est ni le Créateur de l’Univers ni même celui qui aura façonné notre monde mais simplement un Jupitérien venant délivrer une certaine société de certains coutumes altérées.

 

JHB

20 07 21.

Publié dans ASTROLOGIE, NOSTRADAMUS, prophétisme, théologie | Pas de Commentaire »

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