Jacques Halbronn Psychosociologie. Leadership L’archétype « Moïse » , la solitude du chef face au peuple.

Posté par nofim le 28 mai 2022

Jacques  Halbronn  Psychosociologie. Leadership  L’archétype « Moïse » , la solitude du chef face au peuple. 

 

 

La critique des textes – textologie- ne saurait se passer de schémes , de  grilles censés sous tendre une certaine anthropologie. Cela lui permet de corriger ou/et de compléter certaines lacunes ou de signaler certaines interpolations en établissant une norme de référence. Sans disposer de tels outils, le chercheur se trouvera bien démuni (on pense à la Fourmi de la Fable) et impuissant face à la corruption des textes, des corpus.   Nous nous intéresserons ici plus spécialement à dessiner le portrait type du chef, avec ses forces et ses faiblesses.   Il est clair que le leader, paradoxalement, peut sembler devoir souffrir d’une certaine fragilité, pour des raisons en quelque sorte numériques et quantitatives puisqu’il est condamné à être minoritaire face à la masse de ceux auxquels il aura affaire.. On pourrait en ce sens parler de mystère, de miracle du chef, Certes, la vie d’un leader n’est pas une partie de plaisir et la Roche Tarpéienne est proche du Capitole. Il est dépendant du processus de cycicité, d’alternance et il entre en rivalité avec d’autres prétendants au commandement, à l’exercice du pouvoir. 

C’est sous cet angle que nous entendons traiter de la question du Messie, dans la Bible (Ancien et Nouveau Testaments) et plus généralement du Juif autour de cette formule « Nul n’est prophéte en son pays » (Evangile). Une confusion fort répandue consiste à croire que le leader a vocation à guider « son » peuple alors qu’en réalité, le leader est envoyé, délégué, vers un peuple qui n’est pas le sien, comme dans le cas de Moïse, de Cyrus ou de  Jésus.. Le cas de Cyrus, le roi de Perse, est matriciel en ce qu’il génére moins de contre sens Il est présenté comme « messie » (oint) envoyé vers les Hébreux en vue de les ramener à leur terre d’origine dont ils ont été déportés ‘(c VIe siècle avant JC) Cyrus aura, selon nous, servi de modéle pour dessiner les profils de Moïse et de Jésus; Or, la plupart du temps, on nous asséne que Moïse était un Hébreu et que Jésus s’adressa à son peuple, les juifs. Certaines interpolations et ajouts  auront d’ailleurs créé, entretenu délibérément  le doute quant à leur appartenance et à leur mission. Comme nous l’exposions plus haut,  il est nécessaire de repérer de telles additions et distorsions en se servant d’une grille de lecture fiable et viable.  Dans Le monde juif et l’astrologie ( Ed Arché 1985), nous avons montré qu’il existait un scénario de naissance tant chez Moise que chez Jésus (le berceau, la créche.

D’ailleurs, Mahomet n’est-il point appelé ‘envoyé ( rassoul) d’Allah? 

 

Exode  III  Le verbe sholeah a donné « shaliah » en hébreu, l’envoyé.

 

י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.  10 Et maintenant va, je te délègue (Eshlakhkha) vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »

 

 En fait, les deux premiers chapitres du Livre de l’Exode ont été ajoutés et l’ouvrage devrait débuter au chapitre III tout comme celui de la Genése, au chapitre V d’où  ses premiers mots (Toldoth) qui rendent compte du nom du titre  grec (Septante) Genése. On notera les redondances avec le Ier Chapitre de ce Livre. « Lorsque Dieu créa Adam, il le fit à sa propre ressemblance. »(à son image)

 

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ.  1 Ceci est l’histoire des générations (Toldoth) d’Adam Lorsque Dieu créa  Adam, il le fit à sa propre ressemblance.

 

 Venons en à présent au personnage du Juif dont il est couramment rappelé la condition d’étranger.  Mais n’est ce pas justement le lot du chef d’être étranger au groupe auquel il a affaire,  à ses risques et périls ? Or,  le discours sioniste en vigueur ne semble pas avoir intégré une telle problématique et se lamente sur le sort des Juifs, à la merci des pogroms. Il n’arrive pas à penser valablement  la condition minoritaire du chef en appliquant aux Juifs un modéle inadéquat et inapproprié, ce qui est toujours facheux. La notion même de peuple  convient-elle en la circonstance? On peut en douter.  On pense au cas des femmes, vouées, du fait de l’exogamie à se trouver également « étrangères » au sein de la famille de leur époux.  En ce qui concerne Jésus, il est clair qu’il a été envoyé vers un une autre population que la sienne, selon le modéle que nous exposons ici.  Ceux qui usent de l’argument de la judéité de Jésus pour laisser entendre qu’il ne pouvait que s’adresser aux siens font fausse route, en jouant sur une prétendue synonymie entre maison d’Israel et maison de Juda, ce qui est une falsification caractérisée.

 

 

 

 

JHB  28 05 22

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jacques halbronn Eveil de la Conscience. Cognition et connexion.

Posté par nofim le 18 mai 2022

 

Jacques halbronn   Eveil de la   Conscience. Cognition et connexion. 

 

Selon nous, la faculté de connexion  varie considérablement selon le niveau d’étude et le développement de la conscience.  Prenons le cas de la conscience linguistique si peu développée chez certains, ce qui est censé développer une aptitude à opérer des rapprochements par delà la diversité des contextes car l’intelligence ne consiste pas à connecter ce qui est absolument et rigoureusement identique mais bien ce qui ne l’est pas tout à fait. Il suffira d’une légére, infime différence, variation entre deux données pour que l’on ne capte pas leur similarité.  Il y aura ainsi d’innombrables connexions qui ne viendront pas à la conscience.

Le domaine des langues est un excellent exercice pour tester (QI/IQ) l »intelligence d’un sujet, tant au sein d’une même langue que dans la comparaison du lexique propre à deux ou plusieurs langues. Le faible éveil de la conscience linguistique conduit à se représenter -bien à tort- les langues comme des ensembles radicalement différents et ce en dépit de recoupements assez évidents, au demeurant. Le cas des locuteurs bilingues ou trilingues (ou plus)est particulièrement édifiant en la circonstance.

Nous sommes tombés sur une publicité pour un parfum « Lancôme » appelé « La vie est  belle » et nous sommes demandés si ce parfum vendu sous ce nom dans les pays dits  anglo-saxons, était ou non associé dans l’esprit des populations des dits pays  avec l’adjectif « beautiful », par delà le simple processus de traduction. Au vrai, peut-on parler de « traduction » quand les mots impliqués sont « semblables », dérivent d’une même morphosémantique? Certains diront qu’il ne s’agit que d’une coincidence quand le mot servant à la traduction ressemble au mot traduit (cf notre DEA. Lille, 1981 sur la traduction anglaise d’un traité français d’Auger Ferrier, voir sur la plateforme   » SCRIBD)  et la plus petite différence entres les deux mots les en persuadera. Au vrai, il est  probablement plus aisé, plus commode, de distinguer que de rapprocher car on n’a pas à justifier une différence mais bien plutôt une ressemblance. Il nous semble que s’il y avait un meilleur éveil de la conscience linguistique, l’on pourrait considérablement réduire le nombre de racines en circulation dans le monde dans la mesure où chaque racine se verrait associée à l’ensemble de ses dérivés.

Cela dit, la réduction du nombre de radicaux allégerait certes grandement  le processus d’apprentissage de radicaux mais exigerait, en revanche, de mémoriser les multiples variations  se greffant sur les dits radicaux.

 

 

 

 cf  notre étude  sur le même support

 jacques Halbronn   Linguistique. Etymologie et/ou emprunt linguistique?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 18 05 22

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Jacques Halbronn Epistémologie. Le critère démonstratif du mouvement. La question juive.

Posté par nofim le 17 mai 2022

Jacques  Halbronn   Epistémologie.  Le critère démonstratif  du mouvement     

 

 

 

Une question récurrente  est celle de l’identification des catégories sociales, dans le temps et dans l’espace. Qui est qui?  Voilà qui pose le probléme du mouvement et de  ce qu’il nous enseigne. Cela reléve du visuel, de l’observable au regard du cinétique.  A un premier degré, l’on peut tenir compte de l’apparence, celle de l’âge, du sexe, de la race, de la « couleur » de la peau tout comme sur un tableau de bord,  on a affaire à différents signaux, éventuellement dotés de teintes différentes. On pense aux feux de signalisation. C’est là un critère objectif immédiatement identifiable et perceptible.

Mais il y a un second  degré qui exige du temps et donc une observation prolongée, « durable ». Nous entendons par là le repérage de personnes  se  distinguant, sortant du rang, se mettant en avant,  bref se faisant remarquer d’une façon ou d’une autre.  On ne contestera pas que le propre d’un leader c’est de savoir mobiliser, rassembler, à la façon d’un aimant agissant sur de la limaille de fer. A contrario, il n’y aura pas grand mérite si le groupe préexiste. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. (Corneille)  Il est important que certaines personnes soient capable de faire bouger les lignes. La Bible nous parle de « Justes » dans le dialogue du Livre de la Genése relatif au sort de la cité de Sodome. Sans une certaine proportion d’entre eux, la ville est condamnée à la destruction de la même façon qu’un organisme déficient en globules, par exemple, sera, à terme, voué à dépérir. 

Il nous semble que c’est un assez bon critère que celui du mouvement que tel ou tel acteur aura su générer. Et on reste bien dans le cadre du mouvement, du changement  perceptibles. Ce critère vient, en effet, heureusement compléter celui, évoqué plus haut,  de l’apparence. Dans les deux cas, on est bien dans le visuel. S’agit-il d’une complémentarité ou  d’une dialectique voire d’une opposition?. Pour nous, produite du mouvement au sein d’une société reléve du miracle, bien plus que ceux que l’on met en exergue dans la Bible autour d’un Moïse ou d’un Jésus. Nous leur préférerons un Cyrus en ce sens que le fait d’avoir ramené les Juifs dans leurs pays d’origine mérite d’être qualifié de miracle et selon nous le personnage de Moise a été inspiré par celui de Cyrus, par delà la chronologie  antidatée, fournie dans l’Ancien Testament.

Pour en venir à la question  juive contemporaine,  nous pensons que le critère du mouvement s’applique assez aisément  en ce sens que parmi les personnages qui ont su faire  bouger les choses, la proportion de  Juifs est impressionnante, notamment sur les cinq derniers siècles et cela vaut pour le présent siècle. Ce serait donc un signe distinctif, non visuel au niveau de l’apparences physique certes -come d’aucuns ont cru bon de le penser- mais de leur présence dans toutes sortes de processus  de mouvement observables. De la sorte, c’est une toute nouvelle définition, identification du Juif  qui se voit  ainsi proposée.  Le caractère minoritaire de la présence juive dans le monde confère à une telle aptitude une portée démonstrative d’autant plus marquante.

 

 

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JHB  17 05  22

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Jacques Halbronn Les pseudo miracles du Royaume d’Israel et des Evangiles

Posté par nofim le 15 mai 2022

Jacques  Halbronn  Les pseudo miracles du Royaume d’Israel et des Evangiles.

 

Qu’en peut-on et doit-on parler de « miracle »? Selon nous, le miracle est lié à la notion de création et n’a rien à voir avec une exception aux lois « naturelles ». Comment peut-on raisonnablement s’imaginer qu’un miracle remettrait en question le plan divin? Or, dans la bouche d’un grand nombre, le miracle ne respecterait pas le fonctionnement, le cours normal des choses comme dans le cas de la traversée de la Mer Rouge, la guérison des maladies, des infirmités voire la mort, d’où la célébration de la « résurrection », du temps de la  Pâques. Dans notre ouvrage Le monde Juif et l’astrologie, nous avions abordé l’idée de miracle quand on nous montre que l’on peut échapper à l’influence astrale -notamment si l’on respecte les commandements et autres mitzwoth- mais dans ce cas, encore faut-il croire à la dite influence pour être en position de la contrecarrer. Quant à Maimonide, il tendrait à penser que les miracles seraient prévus d’entrée de jeu dans le plan de la Création, ce qui montre que leur fonction n’est pas de remettre en question celui-ci.  Pour nous, le miracle reléve d’un acte créatif et non disruptif, il est nécessaire, il est une condition du  bon fonctionnement du monde et en l’absence de miracle, le monde  irait mal.

Maintenant, force est de constater que la Bible met en scéne, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testaments, ce que nous avons appelé le miracle disruptif, comme dans le cas de Moïse et de Jésus. Or, pour nous, le personnage de Moise, campé dans le Livre de l’Exode, est une invention israélite, ce qui ressort notamment de la référence constante à Israel, et notamment aux « Beney Israel » et ce, dès les premières lignes. Le personnage de Jésus nous semble d’ailleurs largement calqué sur celui de Moïse, ne serait-ce que par les conditions de sa naissance.

A partir de là, le personnage de Jésus serait le produit d’un certain mimétisme, d’une « préfiguration »  mais il y aurait erreur sur le modéle à suivre, ce qui est le pire qui puisse arriver à celui qui « copie » mal, comme nous l’avons montré pour les contrefaçons de l’oeuvre de Nostradamus

Selon nous, le miracle est consubstantiel à la dynamique de la Création, ce qui ressort déjà du début de la Genése..

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

 

 On est loin du miracle « mosaïque »:

 

 « Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. » (Exode 14, 21-27)  et ce commentaire sur Internet de s’interroger: . » Le miracle accompli par Moïse, premier personnage à être nommé « homme de Dieu » dans la Bible, est sans doute l’un des plus célèbres. Il permit à tout un peuple d’échapper à l’armée égyptienne. Mais un tel miracle est-il scientifiquement et physiquement possible ? » Quelle différence entre le Livre de la Genése et celui de l’Exode! La philosophie n’est pas la même! 

Il importe de comprendre que dans la théologie juive telle que nous l’appréhendons il convient de rendre grâce à Dieu du « miracle » de la Création et de ne pas mettre cela sur le compte de la « Nature ». On dit d’ailleurs qu’un « miracle n’a pas eu lieu », quand les choses n’ont pas pris la tournure souhaitée. On ne doit pas prier pour que les choses ne se fassent pas mais pour qu’elles se fassent et s’en féliciter quand le projet aboutit, s’accomplit en dépit des obstacles.  Au fond, nous ne sommes pas loin de penser qu’une certaine idée du miracle reléverait plutôt de Satan, de l’adversaire capable de mettre en échec le plan divin par des « miracles ».  Or, nous sommes obligés de devoir constater que le judaisme tel qu’il se présente actuellement est fortement imprégné de l’israélisme, ne serait-ce que par cette référence à Israel dans l’invocation la plus sacrée.

 Wikipedia:

 

« Le Chema Israël s’insère dans un long sermon prodigué par Moïse aux enfants d’Israël peu avant sa mort rapporté dans le livre du Deutéronome au chapitre 6. Énoncé après la seconde version du Décalogue, il constitue le fondement du message mosaïque »  En réalité, c’est dans le livre des Prophétes que cette injonction se trouve et le Pentateuque est en fait repris du dit Livre. Ne nous fions surtout pas à la chronologie biblique!

 

 

JHB  15 05 22

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Jacques Halbronn Recherches sur le personnage de Jésus : Israel et ICHTUS

Posté par nofim le 13 mai 2022

Jacques  Halbronn  Recherches sur le personnage de  Jésus  : Moïse, Cyrus,  Israel  et  ICHTUS 

 

 

 

Dans cette étude, nous entendons mieux cerner le personnage et la mission dévolue à Jésus autour des questions suivantes: quels fut sa mission, son statut, quelles étaient ses origines? 

 

 

I    Nous dirons que Jésus fut perçu comme « fils de Dieu », si l’on se base sur le sigle ICHTUS,lequel indique, en grec, cet état et non point qu’il était « Dieu

 

 

 Ichthys.svg

 

Ichthus ou Ichtys (du grec ancien ἰχθύς / ichthús, « poisson ») est l’un des symboles majeurs qu’utilisaient les premiers chrétiens en signe de reconnaissance. Il représente le Sauveur durant les débuts de l’église primitive. En grec IΧΘΥΣ, est un acronyme pour « Ἰησοῦς Χριστὸς Θεοῦ Υἱὸς Σωτήρ » / « Iêsoûs Khristòs Theoû Huiòs Sôtếr » soit « Jésus-Christ, Fils de Dieu, [notre] Sauveur ». Désormais, il reste un symbole stylisé en forme de poisson formé de deux arcs de cercle, ainsi qu’un acronyme (ou un acrostiche). »

On  proposera de parler d’une théologie « ichtienne » pour désigner  celle qui tient au « Fils de Dieu », expression à ne pas prendre à la lettre. Le Fils est celui qui crée à partir d’une matière première et il importe de ne pas confondre son oeuvre (intelligent design) avec celle de la Nature..

 

II   Bous dirons  que Jésus  n’a pas préché auprès des siens, qu’il était Juif mais ne s’adressait pas aux Juifs, mais aux Israélites, d’où ses miracles  en Galilée, autour du Lac de Tibériade..  

 

 Matthieu 15:24 
 
Louis Segond Bible
Il (Jésus) répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.

 

Évangile de Luc (4, 24) : « Mais, ajouta-t-il (Jésus) : je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie ».

 

 Dans le Livre de l’Exode, au chapitre III, Moise n’est pas signalé  par Dieu  comme Hébreu et selon nous, tout ce qui touche à la judéité de Moise aura été ajouté.

:

 Exode  Chapitre III  Le buisson ardent Dialogue de Dieu avec Moïse

 וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.  10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »
יא וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-הָאֱלֹהִים, מִי אָנֹכִי, כִּי אֵלֵךְ אֶל-פַּרְעֹה; וְכִי אוֹצִיא אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.  11 Moïse-dit au Seigneur: « Qui suis-je, pour aborder Pharaon et pour faire sortir les enfants d’Israël de l’Égypte? »
יב וַיֹּאמֶר, כִּי-אֶהְיֶה עִמָּךְ, וְזֶה-לְּךָ הָאוֹת, כִּי אָנֹכִי שְׁלַחְתִּיךָ:  בְּהוֹצִיאֲךָ אֶת-הָעָם, מִמִּצְרַיִם, תַּעַבְדוּן אֶת-הָאֱלֹהִים, עַל הָהָר הַזֶּה.  12 Il répondit: « C’est que je serai avec toi et ceci te servira à prouver que c’est moi qui t’envoie: quand tu auras fait sortir ce peuple de l’Égypte, vous adorerez le Seigneur sur cette montagne même. »
יג וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-הָאֱלֹהִים, הִנֵּה אָנֹכִי בָא אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָמַרְתִּי לָהֶם, אֱלֹהֵי אֲבוֹתֵיכֶם שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; וְאָמְרוּ-לִי מַה-שְּׁמוֹ, מָה אֹמַר אֲלֵהֶם.  13 Moïse dit à Dieu: « Or, je vais trouver les enfants d’Israël et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous… S’ils me disent: Quel est son nom? que leur dirai-je? »     

 

 Selon nous, en tout état de cause, le personnage de Moise aura été calqué, en amont, sur celui du Persan  Cyrus, appelé Messie (Isaie 45), chargé de ramener les Juifs en « Palestine ». Quant à Jésus, son personnage doit également à Cyrus, cette fois en aval.

 

 

JHB  13 04 22

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Théologie et « transhumanisme »: problématique de la Création

Posté par nofim le 10 mai 2022

Jacques  Halbronn  Théologie  et « transhumanisme »: problématique de la Création

 

 

Le débat actuel autour du transhumanisme doit, selon nous, être resitué par  rapport à l’astrologie.  Nous dirons que  nous vivons une époque qui nous permet de mieux comprendre le rôle des dieux dans l’histoire de notre Humanité car nous nous nous retrouvons peu ou prou dans une situation comparable à celle qui fut la leur, bien des millénaires en amont. 

On aura compris que ces dieux ne correspondent pas à l’idée d’un Dieu créateur de l’Univers, à l’origine de toutes choses mais bien plutôt à des »fils de Dieu », terminologie récupérée par le christianisme. Or, le christianisme était à mi chemin, en quelque sorte, entre deux temps « créatifs ». Il est venu trop tard  et trop tôt .

Il est venu trop tard parce que notre monde était déjà reformaté par ces « dieux » et trop tôt parce que le temps n’était pas encore venu d’instaurer une nouvelle Humanité, ce qui correspond davantage au transhumanisme dont il est question actuellement. (Intelligence Artificielle)

En tout état de cause,  notre Humanité est déjà « transformée » par rapport  à son animalité première et nous sommes déjà dans une forme de « transanimalité », ce dont témoigne l’astrologie en ce qu’elle n’est pas à la portée de notre Humanité et est donc l’oeuvre des dieux.

Par ailleurs,  si l’on se référe au Livre de Jérémie (ch. XXXI, 31), les alliances qui y sont mentionnées sont déjà en place de longue date et par conséquent le christianisme n’annonce rien de nouveau mais reprend des textes dont il n’a pas su capter le sens, ce qui fait imploser la thèse de la préfiguration. En effet, d’ores et déjà, les deux alliances sont en vigueur, ce qui correspond à deux formes d’astrologie, l’une axée sur des périodes de 7 ans, l’autre sur le mouvement diurne, l’une laissant à l’Humanité, conduite par ses chefs, une certaine marge de manoeuvre, l’autre imposant un déterminisme subconscient auquel il n’est point possible d’échapper, ce qui rend inutile toute législation « externe », ce qui fonde et valide  le libéralisme, voire l’anarchisme.

Le grand probléme du christianisme, pour l’historien des textes, est de ne pas avoir compris les textes qui sont censés l’annoncer et donc d’avoir inventé des narratifs sur des bases fausses tout comme les faussaires des Centuries, désireux de se conformer au passé ont choisi des textes controuvés, ce qui les déconsidére.

 

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Jacques Halbronn Réflexions critiques autour des notions de fils de dieu, fils de la Vierge, maison d’Israel

Posté par nofim le 8 mai 2022

Jacques  Halbronn  Réflexions critiques autour des  notions de « fils » de Dieu, « fils » de la Vierge, maison d’ « Israel »  

 

Il existe  divers malentendus  d’ordre théologie au sujet de l’emploi de ‘fils de »  dans la Bible. Si l’on demande à un Chrétien ce qu’il faut entendre par « fils de Dieu »,  il prend la formule à la lettre tout comme pour « fils d’une vierge ». Nous montrerons qu’en tout état de cause, Jésus ne saurait être qualifié de la sorte car pour nous les « fils de Dieu » (Elohim) sont ceux qui ont façonné notre Humanité et son écosystéme cosmique. Jésus est issu du monde  juif, et même si l’on accorde aux Juifs un rôle central dans la conduite de notre Humanité,  cela n’en fait point pour autant un fils de Dieu et encore moins Le  Fils de Dieu.  Pour nous, sont « fils de Dieu » des extra-terrestres intervenus dans l’histoire de notre Terre, en recourant à une  (bio) technologie très avancée. Quant aux « miracles » que l’on lui attribue, ceux-ci ne relévent pas de la mission des « fils de Dieu » qui est, comme on l’a dit, de façonner notre monde, structurellement, ce qui suppose un savoir très avancé bien au delà des aptitudes de quelque thaumaturge. Pour nous, le miracle n’est pas une infraction à la « normalité » mais concerne les structures instaurées par les dieux.  Quant à la question du « fils de la Vierge », cela signifie simplement issu du peuple qualifié de « Vierge »  dans les livres des Prophétes et là encore il ne faut pas prendre la formule dans un sens littéral. 

Dieu ne vient donc pas pour sauver toute l’Humanité mais bien pour protéger «     son      » peuple      avec lequel il s’est uni, marié, le dit peuple étant représenté par une «    vierge       », une Bétoula (cf Jérémie XXXI) ou une Alma     (Isaie VII)/ On notera que l’on trouve le mot «     Bétoula        »également      dans Isaie, au chapitre 47, verset 1    pour désigner Babylone, «      Vierge de Babel    » (Bétoulat Bavel), ce qui montre bien que l’expression est à prendre au figuré et non au propre comme ont pu le croire les rédacteurs des Evangiles, au sujet de la naissance de Jésus.. On trouve aussi employée la forme « Bat Tsion », fille de Sion, qui représente non point une femme mais      la cité même          de Jérusalem.    Le chapitre  47  suscite notre attention en ce qu’il appartient au « Deutéro Isaie » à l’instar du Chapire 45 que nous avons récemment mentionné concernant l’édit de Cyrus. Ces chapitres ajoutés sont à l’évidence l’oeuvre des ressortissants du Royaume d’Israel: on voit bien que la forme « vierge » s’adresse à un peuple et non à une personne en chair et en os.

 

Deutéro- Isaie   ch 47

 

א רְדִי וּשְׁבִי עַל-עָפָר, בְּתוּלַת בַּת-בָּבֶל–שְׁבִי-לָאָרֶץ אֵין-כִּסֵּא, בַּת-כַּשְׂדִּים:  כִּי לֹא תוֹסִיפִי יִקְרְאוּ-לָךְ, רַכָּה וַעֲנֻגָּה.  1 Descends et assieds-toi dans la poussière, vierge (bétoula), fille (bat) de Babel! Assieds-toi à terre, faute de trône, fille  (bat) de Chaldée! Car désormais on ne t’appellera plus la délicate, la voluptueuse.

 

 Quant  au verset  3  de Jérémie  XXXI, il  nous semble assez concluant quant au sens générique à accorder  au mot hébreu  » Bétoula », « Vierge:

 

 עוֹד אֶבְנֵךְ וְנִבְנֵית, בְּתוּלַת יִשְׂרָאֵל:  עוֹד תַּעְדִּי תֻפַּיִךְ, וְיָצָאת בִּמְחוֹל מְשַׂחֲקִים.  3 De nouveau je t’édifierai et tu seras bien édifiée, vierge (bétoula) d’Israël; de nouveau tu iras, parée de tes tambourins, te mêler aux danses joyeuses.

 

 

De telles erreurs d’interprétation hypothéquent  fatalement les récits du Nouveau Testament. Rien n’est pire pour un imitateur de commettre des contre-sens sur ce qu’ils imite. On voit là toutes les limites de la « préfiguration ».  Quant à la formule  « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel »,il importe d’en saisir la  véritable portée comme le souligne le verset suivantqui souligne l’ampleur du schisme  entre Ephraim  alias le Royaume d’Israel » et  Juda.

 

ISAIE  Chapirre VII

 

 

יז יָבִיא יְהוָה עָלֶיךָ, וְעַל-עַמְּךָ וְעַל-בֵּית אָבִיךָ, יָמִים אֲשֶׁר לֹא-בָאוּ, לְמִיּוֹם סוּר-אֶפְרַיִם מֵעַל יְהוּדָה:  אֵת, מֶלֶךְ אַשּׁוּר.  {פ} 17 le Seigneur suscitera contre toi, contre ton peuple et la maison de ton père des jours tels qu’il n’y en a pas eu depuis qu’Ephraïm s’est séparé (sour) de Juda et cela grâce au roi d’Assyrie.

 

 

 

 

JHB  10  05 22

 

 

 

 

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jacques halbronn Savoir, apprendre à distinguer les trois instances: Nature, Dieu, Cité

Posté par nofim le 6 mai 2022

jacques  halbronn Savoir, apprendre à distinguer les trois instances:  Nature, Dieu, Cité. 

 

 

Force est de constater que ces trois niveaux sont allégrement confondus dans l’esprit des « gens ». Tout se passe comme si l’on cherchait à confondre ces trois instances au profit d’une seule d’entre elles. D’aucuns  mettent sur le compte de la Cité ce qui reléve en réalité de Dieu et  d’autres assimilent Dieu à la Nature -(cf Spinoza) Peut-on enseigner à faire la part des choses, à rendre à César ce qui est à César?

  On commencera par traiter de la distinction entre  la Nature et Dieu. 

Si l’on prend le cas de notre Humanité, de notre planéte, la Terre et de notre systéme solaire, est-ce à mettre sur le compte de « Dieu » ou de la « Nature »?  Pour beaucoup,  cela serait à mettre sur le compte de la Nature ou d’un Dieu primordial, ce qui revient, somme toute, au même. Rares, de nos jours, ceux qui seraient disposés à attribuer à quelque « dieu » la « création » de notre petit monde et le premier verset du Livre de la Genése  » Et Dieu créa le Ciel et la Terre » est généralement interprété et compris à l’aune de la cosmologie la plus contemporaine, à savoir l’Univers tout entier et non pas seulement ce qui concerne notre Humanité et son écosystéme! Ce faisant, selon nous, on se met en porte à faux avec le Dieu de la Bible, lequel n’apprécie que l’on rende un culte à un autre « dieu » que lui même et cela vaut pour toute référence à la « Nature »,au ‘premier mobile ». En effet,une telle attitude reviendrait à nier l’apport de « notre » Dieu et on est quand même en droit de se demander ce qu’un Dieu « universel »  serait censé se préoccuper de notre petite planéte et de ses occupants.   Ce Dieu qui se serait attaché à notre Humanité et l’aurait façonnée, formatée en la reliant à une cyclicité planétaire, serait celui que les Juifs ont en tête quand ils parlent de ce « dieu » et de  » son » peuple. On pourrait le qualifier de « démiurge », de  créature en situation de créer, à son tour, générant ainsi une création dans la Création. On pourrait parler alors d’un ‘fils de dieu »,  thème  véhiculé par le christianisme mais sans attribuer à Jésus un tel travail de création d’ordre bio-technologique. Pour notre part,  nous ne voyons aucun obstacle à qualifier le Dieu de la Genése de « fils de Dieu ».

 

Abordons à présent la distinction entre le Fils  de  Dieu et la Cité.

 

Si l’on prend les Dix Commandements, par exemple, peut-on sérieusement les attribuer à ce Dieu et encore moins à un Dieu originel? Pour nous, ces préceptes relévent des lois de la Cité, des lois « civiles » par opposition aux lois naturelles ou aux lois « divines ». Ces lois civiles appartiennent au champ du « politique » et le Droit est une affaire d’assemblée, de sénat en situation de légiférer en vue de l’organisation de la dite Cité. Il y aurait donc abus à mettre sur le compte de Dieu ce qui émane d’un consensus social si ce n’est pour conférer plus de poids à une telle production!  On essaierait ainsi de nous faire croire que l’ordre de la Cité dépendrait de ce dont  la dite Cité aurait statue,  ce qui met carrément  Dieu sur la touche. Il y aurait là comme une sorte d’ubris où les humains s’imagineraient  pouvoir changer les lois de la Cité à volonté, puisque celles-ci émaneraient de la dite Cité, soit faire montre de bien peu d’humilité. Mais  de nos jours,  l’on aura appris à reconnaitre la part du Subconscient, le rôle  de l’Inconscient, ce que nous appelons la Subconscience, à la suite d’un Marx,d’un Durkheim,d’un Freud pour ne citer que des Juifs.(d’ascendance)

Dans un précédent texte sur NOFIM.unblog.fr, nous mettions l’accent sur la notion de miracle, c’est à dire de ce qui ne reléverait ni des lois de la Nature, ni de celles de la Cité et c’est dans cet entre-deux que devrait s’inscrite le message biblique et l’on sait à quel point cette position de l’entre deux est fragile (on pense à la Lotharingie prise en tenailles entre la Germanie et la Gaulle, à  la mort de Charlemagne, lors du partage de son empire). Pour nous, les Juifs ont vocation à investir ce « entre deux », à le protéger des incursions de la Nature et de la Cité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  JHB  06 05 22

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jacques Halbronn Réflexions autour du « miracle » de la Résurrection de Jésus

Posté par nofim le 26 avril 2022

jacques  Halbronn  Réflexions autour du « miracle » de la Résurrection de Jésus 

 

 

On est en droit de regretter que Jésus soit mort si tôt – à 33 ans, dit-on et ce pour plusieurs raisons. D’une part, parce qu’il n’aura pas eu le temps de faire ses preuves au cours d’une durée « normale » de vie. Ces preuves se situent sur un temps qui nous semble trop court, ne permettant pas de récurrence, c’est à dire de « retour », de « come back » après une période suspensive, une parenthèse comme dans le cas de De  Gaulle.  Or, la  crucifixion survenue alors interdisait, du fait de la mort -même si l’idée de résurrection réfutait celle de mort-une continuation du ministère de Jésus.

Il nous semble, en effet, que la condition humaine s’inscrit dans une certaine durée qui donne du temps au temps, c’est à dire, selon notre Astrologie EXOLS, un certain nombre d’alternances de périodes de 7 ans.(cf le Songe de Pharaon sur les vaches). On reste donc quelque peu sur sa faim face au récit des Evangiles car épistémologiquement, nous avons besoin que les choses se reproduisent à certains intervalles, ce qui est selon nous un des principes du Plan Divin.  Il est donc assez dérangeant de noter que cette mort inopinée détone par rapport à un certain ordre des choses.

 

 

 

 

 

JHB 26 04 22 

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jacques Halbronn Théologie et « intelligent design »

Posté par nofim le 26 avril 2022

jacques  Halbronn  Théologie  et « intelligent design »   

 

 

Selon nous, la moindre des choses est de considérer les entités que l’on appelle « Dieu » à l’instar des auteurs d’une Constitution, dans l’esprit de la fin du XVIIIe siècle mais aussi comme des architectes, des ingénieurs, respectant une certaine ergonomie.  On ne saurait confondre  cependant  les savoirs des pères des dites Constitutions  avec ceux de ces « dieux ». Dans un cas, il s’agit d’une oeuvre humaine et dans l’autre d’une oeuvre divine et  une oeuvre divine ne saurait dépendre  des humains. 

Il y a certes dans le Livre de Jérémie (XXXI, 31) l’idée selon laquelle les dieux pourraient modifier leurs plans en cours de route. C’est le fameux passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance, où l’on nous explique qu’une certaine désobéissance aux lois divines va contraindre à prendre des mesure plus rigoureuses de sorte que la désobéissance ne sera plus possible.

 

 

ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה.  30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,
לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם:  אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה.  31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur.
לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.  32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה:  כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד.  {ס} 33 Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés.

 

 

 Il  convient ici de souligner qu’il s’agit ici  exclusivement du « peuple élu » et non pas de l’Humanité toute entière. Certes, il est  question dans ce texte d’un temps à venir:

  »Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel ».  Jésus a pu penser que le temps était venu de l’avénement de cette « nouvelle alliance » annoncée par Jérémie (texte repris dans l’Epitre aux Hébreux, dans le Nouveau Testament) mais la « désobéissance » que mettent en avant les Chrétiens pour affirmer que les Juifs ne sont plus dans le cadre de l’Alliance prévue par « Dieu » reléve d’un contre sens. A aucun moment Jérémie n’envisage de changer d’interlocuteur. Par ailleurs,  la mise en oeuvre de cette « Nouvelle Alliance » n’est nullement à la portée des humains. Est-ce pour cela que l’on aura voulu que Jésus ait une dimension divine, ce qui lui aurait permis, d’instaurer la dite Nouvelle Alliance?

En fait,  il conviendrait de situer à quelle époque le texte véhiculé par le Livre de Jérémie se situer. Selon nous, l’existence même de l’astrologie serait la marque de cette Nouvelle Alliance, de par la dimension « mécanique » de l’astrologie. Autrement dit,  nous serions déjà depuis longtemps dans le temps de cette Nouvelle Alliance et le texte de Jérémie replacerait dans un futur plus ou moins lointain une échéance déjà atteinte. Ce cas de figure nous est assez familier (cf Le Texte prophétique en France. Formation et Fortune, Presses Universitaires du Septentrion, 1999)

 

 

 

 

 

 

JHB  26 04 22

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