jacques halbronn Réflexions sur « Astrologie, science, art ou imposture? de Frederic Lequèvre,1991

Posté par nofim le 6 avril 2024

jacques halbronn  Réflexions sur « Astrologie, science, art ou imposture? » de Fréderic  Lequèvre Ed horizon chimérique, 1991

 

 

  On étudiera la « Conclusion » de l’ouvrage qui reprend son titre.(179-186) Ce qui fait probléme, c’est cette façon de figer l’Astrologie comme si elle n’avait aucun avenir ou que celui-ci était parfaitement prévisible par ceux qui prétendent la juger, l’estimer…. Tout se passe, dans l’esprit de l’auteur  comme si l’astrologie ne changeait pas mais que le monde autour d’elle évoluait. Donc, le passé de l’astrologie la fixerait, la figerait une fois pour toutes et il est vrai que ceux qui entendent repenser l’astrologie, de Choisnard à  Jean Pierre Nicola restent très largement prisonniers d’anciennes formules./ L’usage du pluriel – ‘les astrologues » montre bien que l’on a affaire à des « ethnologues » ou à  des linguistes qui étudient des savoirs une fois pour toutes établi!

Il y a la paille et la poutre, est ce ce que l’auteur prend au sérieux la façon dont on organise les élections, dont on traces les frontières?  Lequèvre porte l’astronomie  aux nues mais ce faisant il jette un regard méprisant sur notre humanité. Pour lui, l’idée d’une astrologie en tant que création au sens technologique du terme n’est pas une option.  il est vrai que beaucoup d’astrologues affirment que l’astrologie  est « naturelle »  alors que nous pensons qu’elle est « artificielle », ce qui ne la condamne aucunement puisque la technique reléve de ce registre.  Pourtant, le XXIe siècle sera de plus en plus impactée par la technologie au point que l’astrologie n’apparaitra bientôt plus que comme une manifestation sophistiquée du pouvoir de l’intelligence humaine – pas forcément limitée à notre planéte Terre.  La technique a ses propres  valeurs qui instrumentalisent la Science et la transcendent. 

Lequevre  revient sur la question de la précession des équinoxes.  A-t-il fait l’effort de comprendre de quoi il s’agit  véritablement? Car un critique de l’astrologie  ne doit pas jeter le bébé avec l’eau du bain mais apporter sa contribution à la connaissance de l’objet étudie. Mais comme dira un Serge Bret Morel, par la suite, ce n’est pas aux anti-astrologues  qu’il incombe de  repenser l’astrologie  à nouveaux frais.  Tout se passe donc comme si des adversaire de l’influence des astres sur notre Humanité s’en prenaient à l’astrologie pour étayer leur démarche. C’est comme un athée se contentait de décrire telle ou telle religion pour montrer que Dieu n’existe pas au lieu de passer du temps à réflechir sur le sujet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  06 04 24

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jacques halbronn Pour une anthropologie « centrique », néo-copernicienne, néo monothéiste.

Posté par nofim le 2 avril 2024

jacques halbronn   Pour une anthropologie  « centrique », néo-copernicienne, néo monothéiste.

 

 Il apparait que nos travaux se caractériseraient par une recherche systématique de centralité, d’unité, ce qui va à l’encontre de tendances pluralistes, égalisatrices, polythéistes. Or la diversité  s’origine dans l’unité et dans la gravitation autour d’un centre. Cette diversité est tributaire du mimétisme, d’emprunts ratés, mal conduits, d’épigones;  Dans trois domaines, nous avons fait émerger une centralité malmenée et malvenue et la comparaison entre eux, nous permet d’élaborer une épistémologie  » centrique ».

Cela vaut pour l’astrologie dont nous avons montré que son vecteur central était Saturne et non l’ensemble du systéme solaire, ce qui aura  été un boulet sur la longue durée.

Cela vaut pour la linguistique dont nous avons montré que la seule langue qui soit parvenue à préserver sa cohérence structurelle était le français, dont on sait par ailleurs l’impact qu’il a exercé sur d’autres langues.

Et enfin, last but not least, en ce qui concerne les peuples qui ont traversé les siècles, les Juifs – « peuple élu » -se  situent  bien au centre de ce qu’on appelle le monothéisme, dont le nom même indique, signifie une idée d’unicité.

En fait, ces trois champs constituent une forme de Trinité avec  au centre l’humanité  hébraique et aux deux autres pôles du triangle, la dimension cosmique de Saturne et la dimension terrestre  du Français. On peut y voir en Saturne le Père, dans le peuple juig, le Fils  et dans la langue française, le Saint Esprit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  02 04 24

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jacques halbronn La fausse opposition ou comparaison Juifs Chrétiens

Posté par nofim le 27 mars 2024

jacques  halbronn  La fausse opposition  ou comparaison  Juifs Chrétiens 
On reçoit ce commentaire de la part  de Jeremy Pinna à propos de l’une de nos vidéos sur You Tube (Téle de la Subconscience)  : « Est-ce que les « juifs” ont tous les mêmes intentions de réalisation spirituelle, de rencontre avec le divin? Est-ce que tous les chrétiens, n’ont pas cette intention? »    Ce message est révélateur d’une certaine confusion. Se dire, se déclarer  comme « Chrétien »  est- ce comparable  avec l’Etre Juif? 
On répondra  que d’un point de vue ergonomique,  le nombre d’émetteurs devrait être inférieur à celui des récepteurs. Si l’on admet qu’il y ait des chefs, des rois, pourquoi ne pas reconnaitre la nécessité qu’il existe des lignées, des dynasties, des généalogies, ce que d’ailleurs Jésus lui même revendique (cf Evangiles selon Mathieu et selon Luc)?   On nous parle d’intention….. Mais ce qui compte c’est l’aptitude, la compétence, la mission, la vocation et cela est imparti aux Juifs par le « systéme » instauré lors de la « Création », puisque ces Juifs descendent d’Adam, qu’il ne faut surtout pas traduire par « Homme » ou « Humanité », comme on le voit trop fréquemment. 
Cela dit, la question est de déterminer qui est  Juif? Il ne suffit certainement pas de se convertir au judaisme (Teshouva) comme on se convertit au christianisme! En quelque sorte, cela se prouve par une certaine excellence, un certain génie et cela n’englobe pas les femmes : on sait que les enfants de Jacob sont nés en partie d’esclaves non juives.
Les Chrétiens sont ceux qui reconnaissent précisément le rôle central de Jésus mais Jésus appartient à une lignée et donc il convient de suivre celle-ci au fil des âges. Jésus descend d’Adam, fils de Dieu et en ce sens il peut se dire « fils de Dieu » comme tous les ‘adamites », c’est à dire les Hébreux.  Mais les Fils d’Israel ne sont pas des hébreux, ils seront guidés par l’Hébreu Moïse (cf les premiers chapitres du Livre de l’Exode) tout comme les Galiléens et les paiens le seront par le Judéen Jésus. En tout état de cause, un vrai Juif ne saurait avoir le culte de Jésus  tel que le vivent les Chrétiens car ce serait renoncer à sa propre responsabilité existentielle à assumer ici et maintenant. 
JHB 27 03 24

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jacques halbronn théologie et anthropoliguistique; Adam l’image, la ressemblance d’Elohim

Posté par nofim le 17 mars 2024

Jacques  halbronn théologie  et   anthropolinguistique; Adam à l’image, la ressemblance d’Elohim 

 

Nos recherches linguistiques nous ont conduit à la description d’une langue  idéale – dont se rapproche singulièrement le français- où le  genre masculin reformate la féminin notamment en l’abrégeant, ce qui va radicalement à l’encontre de l’idée que le féminin  se formerait à partir du masculin ce qui est un contre-sens. Or, ce rôle imparti au masculin  rejoint la stature d’Elohim dans le premier  chapitre du Livre de la Genése. On y présente Elohim comme celui qui distingue (mavdil) entre (Ben)/

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement,  Elohim créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Elohim  dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ.  4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.
ה וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לָאוֹר יוֹם, וְלַחֹשֶׁךְ קָרָא לָיְלָה; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם אֶחָד.  {פ} 5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour.

 

Dans le Livre de la Formation (Sefet Yetsira), on associe l’oeuvre  de la Création à  l’alphabet, donc à la  langue: 

Wikipedia

 

 » Le Sefer Yetsirah (hébreu : ספר יצירה « Livre de la Création » ou « de la Formation » ou « de l’Émanation ») est un livre de cosmogonie juive rédigé entre le iiie et le vie siècle, apparemment en terre d’Israël1. Attribué au patriarche Abraham, il relate la formation du monde au moyen des lettres de l’alphabet hébraïque et de leurs combinaisons. Unique par sa langue et son caractère, il a donné lieu à une littérature entière de commentaires, rationalistes ou mystiques, et est actuellement considéré comme relevant davantage de la Kabbale. Le Sefer Yetsirah est à l’origine de la doctrine des Sephiroth« . »   De même que l’on traduit à tort Adam par « homme », « humanité », de même, traduire Elohim par « Dieu » est source de confusion plus ou moins délibérée dans laquelle beaucoup aiment à  se complaire.

Or, Adam est présenté comme étant à l’image d’Elohim et l’on emploie les termes grammaticaux de masculin  et de féminin:.

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם.  27 Elohim créa Adam à son image; c’est à l’image d’Elohim qu’il le créa. Masculin (Zakhar) et féminin (Neqéva) furent créés à la fois.

Le  Sefer Yetsira casse es 22 lettres de  l’alphabet  hébraiqe en trois groupes:: 

 » vingt deux lettres de fondement, dont trois « mères », sept « redoublées » et douze simples.  » Ce classement connecte les lettres avec une structure  astrologique sept planétes et 12 signes  mais nous avons montré, dès 1976 Clefs pour l’astrologie,  qu’à l’origine, on devait avoir 6 + 4+ 12  et non 7+  3 +12, le 4 correspondant aux 4 éléments et au tétramorphe Ezékiel)  On aura voulu  englober le Soleil, d’où le passage du 6 au 7. Le  six englobe Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et la Lune, Saturne étant ici l’astre le plus lent (28 ans)  et la Lune l’astre le plus  rapide 28 jours

  Il apparait  que ce groupe des 6 lettres doubles serait à rapprocher du dispositif des « doubles domiciles » présenté dans la Tétrabible de Ptolémée (Ier livre) où chaque planéte est liée à deux signes, comme Mercure à la Vierge et aux Gémeaux si ce n’est que cela a probablement été Vénus tant ce deux signes ont une dimension vénusienne bien plus que mercurienne. Quant à l’ajout du Soleil, cela vient casser un tel dispositif, chaque luminaire n’étant dès lors plus doté d’un double domicile!

JHB  18 3 24

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jacques halbronn Astrologie, le cycle, l’alternance des tentations.

Posté par nofim le 10 mars 2024

jacques  halbronn  Astrologie, le cycle, l’alternance des tentations.

 

Sur Internet:

 » Dans la nouvelle traduction du « Notre Père », validée par le Vatican, la supplique « ne nous soumets pas à la tentation« , datant de 1966 et donnant à penser que Dieu tentait le fidèle pour l’éprouver, deviendra « ne nous laisse pas entrer en tentation« .

et

  »L’Evangile selon Marc  (…) mentionne la tentation de Jésus au désert d’une simple phrase : « Durant quarante jours, au désert, il fut tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient ». 

 Nous rapprocherons ces textes du  » errare humanum est. Persverare diabolicum » et de « il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer » 

On proposera ici une nouvelle lecture de la cyclicité telle que définie en Astrologie EXOLS,, ce qui présentera l’alternance sous un tout nouveau jour sur le plan théologique et théocratique.  L’astrologie, désormais, nous apparait comme le cycle des échecs et des défis auxquels nous sommes confrontés et cela sous deux formes/tentations  contraires.

En phase solsticiale, le risque est d’abandonner une action, un projet , une entreprise qui aurait pu et dû se poursuivre, par découragement, par peur de l’avenir.

En phase équinoxiale, le risque inverse sera de persévérer, de s’acharner contre toute évidence,  dans une direction  aventureuse, hasardeuse au lieu d’y renoncer au moment opportune.

Dans le cas de De Gaulle, par exemple, on peut parler d’un double fourvoiement entre 1961  et 1969: gestion malheureuse de l’indépendance de l’Algérie et bradage de l’empire colonial africain (AOF etc) suivie 7 ans plus tard d’un référendum  problématique qui le conduira  en 1969 à démissionner. Dans un cas, tentation « solsticiale », dans l’autre tentation « équinoxiale ». Et l’on comprend mieux l’injonction du Notre Père.

Qu’en penser sur le plan théologique? Est ce la par du diable auquel Dieu permettrait de nous tenter, de nous mettre en tout cas à l’épreuve ou bien est ce là une sorte de chemin initiatique, de purification, de catharsis par lequel nos existences devraient passer, l’épreuve du feu? 

Toujours est-il que l’on cerne mieux ce qui pourrait être la fonction de l’astrologie, à savoir de nous accompagner dans ce parcours du combattant lequel fait alterner  des enjeux opposés, de sept ans en sept ans.

La consultation/coaching astrologique, notamment à l’intention des chefs, consistera donc à leur éviter certains écueils, de les prévenir, dans tous les sens du terme, à savoir éviter et être averti (« un homme averti en vaut deux »)

 

 

 

  .  De Gaulle (46  et 69),  Chirac (76 et 97) et François Hollande (2016) Etude de cinq   revers

 

Quand on fait le compte des démissions ou des renoncement entre 1946  et 2016,  trois renoncements viennent  immédiatement en mémoire, celui de De Gaulle en 1946,  de Chirac en 1976  et celui de Hollande en 2016. Du côté des  entreprises hasardeuses, l’on pense au référendum  de 1969, voulu par de Gaulle  et à la dissolution de l’Assemblée Nationale, conduisant à de nouvelles élections législatives en 1997, à 28  ans d’intervalles, donc avec des positions de Saturne identiques, en phase équinoxiale.

 

Cela fait longtemps que nous  avons émis l’hypothèse que la fin d’un conflit tenait à une forme de démotivation chez les protagonistes. Au prisme de notre nouvelle interprétation des phases  de l’Astrologie EXOLS  nous dirons que la phase solsticiale est marquée par une forme de dégonflement, de repli face à des perspectives jugées par trop ambitieuses. On pense  à un mariage qui au dernier moment ne se fera pas, du fait d’une certaine angoisse de ce que peut réserver le futur. D’où une reculade devant l’obstacle, une renonciation, une déclaration de forfait qui sera ressentie comme décevante.  Sur  Internet   »Élu président de la République en mai 2012 (voir L’élection de François Hollande à la présidence de la République en 2012), François Hollande annonce le 1er décembre 2016 qu’il renonce à briguer un second mandat. « J’ai décidé de ne pas être candidat à la présidentielle, au renouvellement de mon mandat », déclare-t-il en direct à la télévision au terme d’une allocution télévisée d’une dizaine de minutes prononcée depuis le palais de l’Élysée. Malgré une impopularité record, la décision de François Hollande surprend. Ce retrait est en effet sans précédent sous la Ve République: jamais, depuis 1958, un président de la République n’avait renoncé à se représenter après un seul mandat. Hormis Georges Pompidou, décédé pendant son septennat en 1974, tous les prédécesseurs de François Hollande s’étaient représentés à l’issue de leur premier mandat: le général de Gaulle en 1965, Valéry Giscard d’Estaing en 1981, François Mitterrand en 1988, Jacques Chirac en 2002 et Nicolas Sarkozy en 2007. Parmi tous les présidents ayant cherché à se faire réélire, seuls Valéry Giscard d’Estaing et Nicolas Sarkozy avaient été battus. » Saturne est passé en Sagittaire, donc sur l’axe solsticial qui, selon notre nouvelle grille de lecture, risque de conduire à une mise en retrait non justifiée, ce qui ouvrira la voie à Emmanuel Macron. Dans le cas de De Gaulle, ce qui se produisit en 1969, reléve d’une phase équinoxiale et non solsticiale. Le général se sera acharné à proposer un référendum dont le résultats se révélait incertain.    Sur Internet; Le 25 avril, le premier président de la Ve République souligne dans une ultime allocution radio-télévisée l’enjeu de la consultation s’agissant de son propre avenir : « Votre réponse va engager le destin de la France, parce que si je suis désavoué par une majorité d’entre vous, solennellement, sur un sujet capital, et quels que puissent être le nombre, l’ardeur et le dévouement de l’armée de ceux qui me soutiennent, et qui, de toute façon, détiennent l’avenir de la patrie, ma tâche actuelle de chef de l’Etat deviendra évidemment impossible« .   Fortement ébranlé par la révolte étudiante et les grèves de mai-juin 68, malgré la victoire gaulliste écrasante aux législatives de la fin juin, de Gaulle, qui a alors 78 ans, ne réussira pas à rassembler son camp dans cet ultime combat politique. Quinze jours avant le referendum, il pressentait l’échec, selon son entourage. »  Contraste entre ces deux moments: Hollande renonce à ce qui pouvait à sa portée, en phase solsticiale tandis que de Gaulle  va dans le mur, par défi. En 69 on est en phase équinoxiale, en 2012 en phase solsticiale  Abordons à présent le cas de Jacques Chirac, sous Giscard.

  Sur  Internet  »Le 25 août 1976, au prétexte de ne pas disposer des moyens nécessaires à sa politique, il donne donc sa démission. Il est le premier Premier ministre à démissionner sous la Cinquième République. Raymond Barre, ministre du Commerce extérieur depuis le 12 janvier 1976, lui succède à Matignon. » On note que la démission  de Chirac suivit de 7 ans celle de De Gaulle, et elle correspond à des contextes opposés. En revanche, elle est du même type que celle de Hollande, à 40 ans de distance, en phase solsticiale..

 
 

Sur  Internet

En octobre 1945 ont lieu les premières élections législatives de l’après-guerre. Le Parti communiste (PCF) en sort vainqueur, suivi du Mouvement républicain populaire (chrétiens-démocrates, MRP) et de la Section française de l’Internationale ouvrière (socialistes, SFIO). La nouvelle assemblée penche donc largement à gauche, mais de Gaulle est reconduit à la tête du gouvernement. Il n’y reste pas longtemps, car ses rapports avec la chambre des députés se brouillent vite. De Gaulle pense que sa démission le 20 janvier 1946 agira comme un électrochoc qui amènera le MRP à le rappeler. Or, il n’en est rien, car le MRP s’accommode de son départ et s’entend avec le PCF et la SFIO pour gouverner et mettre en place de nouvelles institutions »

  Ce départ du général en janvier 46  eut lieu avec Saturne en Cancer, donc en phase solsticiale tout comme  pour Chirac et Hollande  En fait 30 ans avant celui de Chirac en 76. De Gaulle n’était pas obligé de partir, cela tient à un processus intérieure, un probléme de conscience..

  A son tour Chirac va jouer le tout pour le tout, en 1997, en phase équinoxiale (Saturne en bélier)

Sur  Internet

 

‘Le 21 avril 1997, à l’étonnement général, le président de la République annonce la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue d’élections générales les 25 mai et 1er juin suivants. Jacques Chirac ne dispose-t-il pas d’une énorme majorité à l’Assemblée ?

Pour Jean-Jacques Becker, le décalage entre le discrédit dans lequel, en si peu de temps, l’exécutif était tombé et l’impossibilité pour l’opinion de trouver un porte-parole dans la représentation parlementaire, où l’opposition était réduite à une portion extrêmement congrue, avait été probablement aussi une des causes profondes de la crise de 1995. La rue seule permettait de se faire entendre. 

Pourquoi ne pas attendre les élections législatives, qui devaient avoir lieu en 1998 ? »

Chirac va perdre, comme on sait, son pari comme cela avait été le cas en 1969 pour de Gaulle.

 

JHB  11 03 24

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Théologie. Réappropriation des champs astrologiques et linguistiques.

Posté par nofim le 7 mars 2024

jacques  halbronn   Théologie. Réappropriation des champs astrologiques et linguistiques   

 

Il y a actuellement deux points aveugles dans l’appréhension théologique de notre monde, à savoir la question de la langue et celle du Mazal (cf le Talmud,  traité Shabbat), c’est à dire de l’impact  céleste sur l’Histoire. Sur ces deux points, tout se passe comme si l’homme était parfaitement libre de ses actions, étant en mesure de faire évoluer telle ou telle langue tout comme instaurer telle ou telle constitution/institution, comme si cela ne relevait pas du « plan divin », comme si cela n’était pas au coeur des  vrais  « commandements ».  Or, selon nous, tels sont bien les préceptes (Mitswoth) à respecter en priorité, autrement plus importants  et significatifs  que les « X Commandements »  à part peut être l’observation du Shabbat.  En ce sens, notre Humanité  serait doublement  à la dérive. 

On nous dit que les langues évoluent, ce qui est une façon de les soustraire au plan divin car cette évolution serait le fait des humains, ce qui sous entend qu’il n’y a pas à rechercher une langue  révélée par delà la question des textes révélés. Or, peut on dissocier la langue et le texte en termes de sacralité? Autrement dit,  il faudrait passer plus de temps à étudier la langue dans laquelle le texte  a été rédigé, ce qui implique d’avoir accés à la mouture première du texte. Comment faire « parler » une langue, qu’a -t-ele à nous dire, quel est son message? Question qui pourra semble étrange tant on ne voit  généralement dans la langue qu’un support du texte!

En ce qui concerne le second point, on s’expose à des discours assez semblables, à savoir que les sociétés évoluent de par les initiatives humaines dont elles dépendent. Il n’y aurait pas ici à rechercher quelque forme de transcendance dans la vie de la Cité, laquelle serait soumise aux caprices  des divers protagonistes. Dès lors,  il serait bien vain de rechercher dans le Ciel, un quelconque modéle de gouvernance, une forme de cyclicité qui structurerait notre Histoire. Exit l’Astrologie, sous tous ses aspects. Là encore, les humains auraient le dernier mot et  libres de leurs actions..

On aura compris que pour nous, l’heure de la réappropriation de ces deux champs a sonné et qu’en les situant hors du champ théologique, on viderait celui-ci de sa substance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

. JHB  07 03 24

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Juan Ascensio sur la condition messianique dans la Saga « Dune » de Frank Herbert

Posté par nofim le 5 mars 2024

 

Juan Ascensio sur  la condition messianique dans la Saga « Dune »  de Frank Herbert

dune : STALKER – Dissection du cadavre de la  littérature

Juan Ascensio sur  la condition messianique dans la Saga
Juan Asensio

https://www.juanasensio.com › tag › dune 

 

 

« Ce n’est qu’à l’occasion de deux courts articles, ci-dessus rappelés, que j’ai directement évoqué le livre de science-fiction qui est très probablement le plus connu au monde. Un troisième texte, beaucoup plus récent puisque je l’ai mis en ligne voici quelques jours, rappelle quelle est l’origine de la grande révolte future que les humains conduisent contre les machines pensantes. Voici les premières lignes de ma contribution, elle-même modeste, au récent ouvrage collectif dirigé par Lloyd Chéry, Tout sur Dune, publié chez L’Atalante. Il s’agit de la version augmentée d’un mook qui, victime de son succès, a été réimprimé.

Dune RC.JPGJe rappelle aussi que j’ai été l’invité de Rémi Soulié le 18 octobre pour évoquer, dans l’émission qu’il anime sur les ondes de Radio Courtoisie, le roman de Frank Herbert.
Enfin, les illustrations sont celles, évidemment, de Chris Foss.

Après tout, Dune (1) pourrait être lu comme la tentative de cerner l’expérience mystique de Paul Atréides s’ouvrant au flot des possibles temporels, dépassant le seul stade du Kwisatz Haderach pour se transformer en… quoi ? Nous ne le savons pas précisément, et Frank Herbert, en romancier rusé, ne nous donne que des indices dispersés non seulement dans Dune mais dans ses suites, tout en répétant que son héros possède la claire conscience de ce qu’il ne cesse d’appeler un «but terrible», qui n’est pourtant pas le fait de devenir un Mentat (cf. p. 60), ni même autre chose que le Kwisatz Haderach. Peut-être, alors, une espèce de «gom jabbar humain» (cf. p. 15) chargé, en conduisant la guerre sainte, de brasser les possibilités de croisements génétiques quasiment infinies, de «mêler les lignées en un immense et nouveau bouillon de gènes» (p. 258) ? Ou bien, en s’insérant dans le plan multi-millénaire de sélection génétique rigoureuse et d’ensememencement prophétique auquel s’est livré le Bene Gesserit sur plusieurs mondes, dont Arrakis, s’agit-il de montrer que le Messie lui-même n’est que l’outil dont se sert quelque puissance inconnue, qu’Herbert désigne à demi-mots dans le dernier volume de son cycle, à moins que la parabole conclusive de ce même texte ne redonne, ironiquement, son pouvoir de démiurge à l’écrivain lui-même, et réduise son personnage à ce qu’il est : une créature de papier ?
Dune-Foss.JPGPartons de quelques évidences, qui soulèveront de multiples interrogations. C’est une banalité que d’affirmer qu’Herbert, pour bâtir le monde désertique d’Arrakis, a puisé à plusieurs sources, dont la plus importante semble être celle de la symbolique musulmane. Il est tout aussi clair que le peuple indomptable des Fremens doit sont archétype à la geste héroïque des tribus arabes menées à la révolte par Lawrence d’Arabie, ainsi qu’à l’action révolutionnaire terroriste des factions palestiniennes, très actives au moment où le romancier imagina Dune. Si, dans l’univers romanesque de Frank Herbert, la question de la sphère religieuse, du moins celle de son utilisation par des instruments politiques séculiers à des fins qui, justement, nous semblent être métapolitiques (comme la fabrication d’un dieu !), a elle aussi bien des fois été commentée, beaucoup plus rares me paraissent les études relatives au messianisme, ou même à l’appréciation de la condition existentielle du prophète : dans Dune, Paul Atréides se retrouve systématiquement enchaîné à telle voie que son don de prescience discerne plus ou moins clairement. Le Jihad est une de ces voies, la plus atroce assurément, tracée avec le sang des morts innombrables que Paul, devenu Muad’Dib, tentera de toutes ses forces, mais en vain, d’éviter. »

Note
(1) Nous citons le texte dans la dernière édition, paraît-il revue et corrigée mais point dépourvue de fautes (traduction de Michel Demuth, préfaces de Denis Villeneuve et Pierre Bordage, postface de Gérard Klein, Robert Laffont, 2020).

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jacques halbronn Théologie. Dieu et les juifs, une « erreur biblique » selon Roger Benedetti

Posté par nofim le 5 mars 2024

jacques  halbronn  Théologie.  Dieu et les  juifs, une « erreur biblique » selon Roger Benedetti 

 

Beaucoup de Chrétiens, dès leur plus jeune âge  impacté par le catéchisme, n’ont pas trouvé « juste » de la part de « Dieu » de ne s’être soucié que des Juifs et il leur aura été souvent répondu que ce statut privilégié avait été perdu quand ils n’ont pas eu la bonne attitude envers Jésus. Dans son ouvrage « L’erreur es bibliuqe.Essai sur la religion » (Autoédition, 1993), Roger Benedtti consacre tout un chapitre (15) à cette « question ».(pp. 327 et seq)  » Dans l’A. T.  Dieu /Yahvé s’est uniquement occupé des Juifs » L’auteur campe ainsi le probléme : «   Dans l’Ancien Testament,, Yahvé s’est  principalement  révélé au peuple  Elu (les  Juifs) (..) tout  tourne autour  des gens et de la religion d’Israel. Dieu le Père  n’a pas tellement  tenu à répandre ses idées, ses Commandements dans le monde (..) Si  J. C.  (ou plus tard Mahomet) n’étaient  pas venus, su ses  rénovations  (sic) n’avaient point  été  acceptée et fait boule de neige comme elles l’ont été , Yahvé, Jehovah, Dieu  ne serait reconnu, adoré que par  une minorité’

L’auteur conclut son exposé ainsi (p.332):  » Le NT   nous rabâche   que Dieu est ineffablement miséricordieux (..) Oui, le dieu des Juifs (..) était initialement un dieu de  vengeance, de colère, de dureté et où perce son omniprésence de surveillance sur tous les terrains. Bien  joué Jésus d’avoir remplacé les désivoltes punitions de son Papa par le pardon, la bonté et l’évangélisation universelle »

Notre commentaire:

Ce  Jésus,-semble oublier l’auteur-  est Juif – nous dirons plutôt qu’il est Hébreu -  et il s’en est allé porter la « Bonne Nouvelle/Parole » aux populations du Nord du pays, (Galilée) qui  avaient renié  la dynastie davidienne, à la mort de Salomon, – ces « brebis perdues de la Maison d’Israel »- instaurant un culte hérétique (les statues de veaux aux frontières nord et sud  du Royaume d’Israel – voir la conditions de sa naissance-et refusant de se rendre au Temple de Jérusalem et instaurant une dynastie paralléle, de substitution.  De même, l’Hébreu Moise tel que campé dans le Livre de l’Exode vient il, à la demande de leur dieu, guider les Beney Israel dont il ne fait point partie. Dans les deux cas, ces deux  hommes sont allés vers un monde séparé.-cf le dialogue de Jésus avec la Samaritaine.

En tout état de cause, ces populations ont beaucoup à se faire pardonner et il est donc logique qu’elles mettent le pardon au coeur de leurs attentes tout comme les populations immigrées insisteront au cours des âges, sur la question de l’intégration, ce qui n’a évidemment pas la même portée pour les populations qui se situent de l’autre côté de la barrière. 

On n’oubliera donc surtout pas que Jésus reléve d’une dynastie qui remonte, de proche en proche, jusqu’à Adam « fils de Dieu », selon la formule de Luc dans son descriptif généalogique, c’est dire que le référentiel  génétique avec la répétition  de la forme  « fils de’ – importe, ce qui n’est pas annulé par la conversion qui n’est jamais qu’une reconnaissance  de la centralité  de la  dite dynastie. On ne mélange pas les torchons et les serviettes.

La condition dynastique  semble être une notion qui échappe totalement à notre auteur alors que, bien évidemment, cela vise une toute petite minorité; si l’on comptabilise tous ceux qui ont régné de tous temps. En ce sens, les observations ironiques et désabusées  de Benedetti sont assez mal venues et sont dues à un contre-sens théologique à savoir que Dieu  doit pouvoir s’appuyer sur une lignée, une descendance objective à laquelle on ne s’agrége pas comme bon nous semble,  où l’on n’entre pas comme dans un moulin! Benedetti serait-il un Républicain demandant la mort du Roi? Mais dans ce cas, il serait solidaire de ceux qui condamnèrent Jésus, qualifié  de  « Roi des Juifs (INRI)! L’auteur se retrouve en pleine contradiction!:

 

 

 

 

 

 

JHB  05 03 24

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Dossier Ere du Verseau (Digitoworld)

Posté par nofim le 1 mars 2024

  L’Ère du Verseau

L’Ère du Verseau correspondrait à une étape de l’histoire de l’humanité selon certains enseignements théosophiques et astrologiques, qui invoquent la position du point vernal par rapport aux constellations du zodiaque. Il existe plusieurs chronologies précessionnelles concurrentes et contradictoires quant au début et à la fin de cette Ère du Verseau. Citons notamment et chronologiquement celle de Rudolf Steiner, celle de Max Heindel et celle de Paul Le Cour.

ÉLABORATION

C’est à la fin du XVIIIe siècle, en France, que fut d’abord développée cette théorie, chez Delaulnaye, Volney, Dupuis, dans l’Origine de tous les Cultes.

ÈRE DU VERSEAU SELON RUDOLF STEINER

Selon Rudolf Steiner, l’Ère du Verseau, faisant suite à l’Ère des Poissons, ne commencerait qu’en l’an 3573. Pour lui, le début d’une ère ne débuterait pas quand le point vernal entre dans la constellation correspondante, mais quand il arrive à peu près en son milieu. Pour plus de détails, on peut se reporter à la page sur les ères astrologiques. Rudolf Steiner établit une correspondance entre les différentes Églises de l’Apocalypse de Jean et les différentes ères. À l’Ère du Verseau, il fait correspondre l’Église de Philadelphie, et prétend que la civilisation dominante sera la civilisation slave. Après l’accomplissement du processus d’individuation au cours de l’Ère des Poissons, l’Ère du Verseau serait une ère durant laquelle de nombreux individus percevraient les mondes suprasensibles de manière objective et consciente. Ils pourraient alors former des communautés spirituelles fraternelles sur cette base. Cette ère durerait 2160 années jusqu’en 5733.

Alice Bailey, pour qui l’Ère du Verseau était imminente, affirmait que cette ère serait inaugurée par le retour du Christ qui instaurerait une religion mondiale et même un gouvernement mondial. D’après Steiner, un retour du Christ, le Logos solaire, dans un corps physique serait impossible, car il s’agirait d’un fait cosmique unique dans l’évolution de notre Terre et de l’humanité. Certains anthroposophes prétendent dès lors que, le retour du Christ étant impossible dans un corps physique, il s’agirait d’une toute autre entité, à savoir Ahriman, qui serait appelée à s’incarner et à se faire passer pour le Christ comme cela est romancé dans le Court récit sur l’Antéchrist de Vladimir Soloviev. Cela correspondrait en outre à l’affirmation de Steiner qu’une incarnation d’Ahriman aurait lieu au début du troisième millénaire.

ÈRE DU VERSEAU SELON LE COUR

Dans l’ouvrage ésotérique de Paul Le Cour, L’Ère du Verseau, Paul Le Cour, l’ère du Bélier a commencé en 2160 av. J.-C., elle est suivie de celle des Poissons avec la naissance du Christ, tandis que l’ère du Verseau serait censée débuter en 2160[3]. Selon les calculs « astronomiques » de Le Cour, les grandes périodes de notre histoire seraient déterminées par l’alignement du Soleil avec une des constellations du zodiaque au début du printemps astronomique (point vernal). Le déplacement relatif du Soleil par rapport aux constellations permet ainsi de parler des « ères » du Bélier, des Poissons etc., chaque « ère » durant environ 2160 ans. Toujours selon Le Cour, nous serions sur le point de quitter l’ère des Poissons, période à dominance religieuse et belliqueuse pour entrer dans l’ère du Verseau, qui sera, selon ses prévisions, une époque d’harmonie retrouvée.

Absence de définition en astronomie

Dossier Ere du Verseau  (Digitoworld) dans ASTROLOGIE 350px-Aquarius_constellation_map-fr

 

Limites modernes de la constellation du Verseau.

En quelle année le point vernal sortira-t-il de la constellation des Poissons pour entrer dans la constellation du Verseau? Ce calcul est relativement simple. Dans les années 2000, le Soleil passe dans la constellation du Verseau entre le 16 février et le 11 mars, il en sort donc 8 à 9 jours avant l’équinoxe de printemps du 21 mars, et comme il parcourt un degré par jour il y a un intervalle de 8 à 9 degrés à franchir. Le point vernal glisse de 1° en 72 ans à cause de la précession des équinoxes. Il entrera donc dans la constellation du Verseau dans 8.5 x 72 soit à peu près 600 ans, dans les années 2600.

Dans l’autre sens, y a-t-il une étoile brillante actuellement à proximité de la limite Verseau-Poisson, qui justifierait par son passage à la limite du secteur angulaire du verseau (soit 0° du Poisson, ou 330°) qu’on proclame l’entrée dans l’ère correspondante? Les étoiles les plus brillantes du secteur sont dans le Capricorne (constellation), Deneb Algedi (δ Cap), dont l’ascension droite (époque 2000) est de 21h47’02″, ou un peu plus loin Sadalmeilk (α Aqr), RA=22h05’47″. Un décalage d’une minute en ascension droite correspond à un quart de degré sur l’écliptique, donc pour Deneb Algedi l’ère du Verseau commence vers 2060, alors que pour Sadalmeilk l’ère est entamée dans les années 1900. Cependant, ces étoiles n’ont rien de particulier (il faut un spécialiste pour les repérer), et rien ne justifie qu’on les retienne pour une limite aussi importante.

L’ère du Verseau ne correspond à aucun phénomène astronomique remarquable.

PROBLÈME DE LA LIMITE

350px-Aquarius dans symbolisme

 

Constellation du Verseau.

En pratique, quand on parle de l’ère du Verseau, ce n’est pas par rapport à la constellation que le calcul est fait : les limites des constellations sont très arbitraires (elles n’ont été fixées qu’en 1930), et découpent des segments très inégaux sur l’écliptique.

Les « ères » dont on parle dans le new age sont au contraire des intervalles de temps relativement égaux. La conséquence est qu’elle ne peuvent pas avoir de limite très précise : tout ce que l’on peut dire est que la position du point vernal est « en gros » dans telle ou telle constellation; et qu’il est actuellement entre Poissons et Verseau.

La plupart des constellations zodiacales avaient la même forme dans l’antiquité, et les plus brillantes ont été identifiées en tant que telles avant la naissance de l’astronomie/astrologie. Mais à l’époque antique, les constellations étaient des collections d’étoiles, non des zones contenant des étoiles comme de nos jours, et la « limite » d’une constellation était une limite ensembliste, non géographique.

L’image ci-contre est ce qu’on voit de la constellation du Verseau une belle nuit étoilée: on voit clairement que l’on ne distingue pas grand chose. Un spécialiste peut en reconnaître la forme dans le ciel, et dire qu’une planète ou la Lune est dans la constellation (quand elle est comprise dans l’enveloppe connexe du groupe d’étoiles), mais la limite avec le Capricorne ou les Poissons n’est pas visible. C’est cette vision qu’avaient les anciens.

De ce fait, il y avait des secteurs « vides » entre les constellations, et le temps de transit d’un astre ou du point vernal dans une constellation n’avait pas de sens. C’est essentiellement pour cette raison que l’écliptique a été découpée en douze secteurs angulaires que sont les signes du zodiaque, afin de pouvoir repérer les déplacements des astres. Ce n’est que la vision « moderne » qui comprend des frontières: les étoiles passent au second plan.

ÈRE DU VERSEAU ET NEW AGE

Le concept d’ère du Verseau a ensuite été intégré aux croyances New Age , notamment dans le mouvement hippie (ainsi la comédie musicale Hair s’ouvre-t-elle sur un hymne à la venue de « the age of Aquarius »). De nombreux mouvements ésotériques et plusieurs sectes prophétisent encore aujourd’hui l’imminence de cette « période bénie ».

Un déplacement de 30° du point vernal (soit la largeur d’un signe) correspond bien à des ères de ~2200 ans, mais il n’y a pas de limite tranchée et objective entre ces ères. La limite ne peut être que conventionnelle et arbitraire. Dans ce cas, si l’ère du Poisson correspond symboliquement à l’émergence du christianisme, elle date du début de l’ère chrétienne, et la suivante commencera donc vers l’an 2200 (à un ou deux siècle près), indépendamment de toute considération de limite astronomique.

RÉFÉRENCES

 

sergej O. Prokofieff, Die Lehre von Alice Bailey aus der Sicht der christichen Esoterik, Verlag am Goetheanum, Dornach 1997

Alice Bailey, Le retour du Christ, Éditions Lucis, Genève 1974

L’Ère du Verseau, Paul Le Cour Dervy-Livres – Paris 1986 – (ISBN 2-85076-033-1) publié en 1937.

a et b (fr)Ère du Verseau et New Age : commencera donc vers l’an 2200 (à un ou deux siècle près) sur ynchronicite.blog4ever.com. Consulté le 9 mai 2010

BIBLIOGRAPHIE

Vivons-nous les commencements de l’Ére des Poissons ?, Christian Lazaridès, Ed. anthroposophiques romandes, 1989.

  • L’ère du Verseau de Jean Sendy a été publié pour la première fois en 1970 aux Éditions Robert Laffont et réédité en 1980 chez « J’ai Lu » dans la collection « L’Aventure Mystérieuse ». (ISBN 9782277513766)

  • L’ère du Verseau – ou le retour de Ganymède de Paul le Cour, publié en 1937.

  • Les Enfants Du Verseau. Pour Un Nouveau Paradigme, Marilyn Ferguson, Ed. Calmann- Lévy, 1981.

  • La théorie de l’ère du Verseau, depuis les origines jusqu’à Paul Le Cour et ses successeurs (1780 – XXIe siècle), thèse d’ Eveline Latour sous la direction d’ Antoine Faivre, 1995.

  • Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, collectif dir. Jacques Halbronn, Paris, Ed. Albatros- L’Autre Monde, 1979.

  • La vie astrologique. Années trente-cinquante, Jacques Halbronn, Paris, Ed. La Grande Conjonction-Trédaniel, 1995.

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jacques halbronn Réflexions sur l’oeuvre de Jean Sendy.

Posté par nofim le 1 mars 2024

Jacques  halbronn   Réflexions sur l’oeuvre de Jean Sendy.

Ils’agira ici de déterminer l’influence qu’a exercé sur nous la pensée de Sendy, (Saint-Pétersbourg, 16 novembre 1910 – Coulommiers, 24 avril 1978 ,) que nous avions rencontré juste avant sa mort, lors de la préparation du Colloque sur l’Ere du Verseau (cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau Ed Albatros, 1979) Nous étudierons successivement une série de ses ouvrages. 

I Les Cahiers de cours de Moïse. 

 

 L’auteur, marqué par la théorie des ères précessionelles,  s’y réfère à sa lecture de la Prophétie des Papes à laquelle nous consacrerons  en 2005 une étude Papes et prophéties Ed Axiome  ainsi qu’à Nostradamus auquel nous avons consacré beaucoup de temps/ En fait ces deux auteurs  connaitront un revival au même moment, à la fin du XVIe siècle et au delà. Sendy aborde le cas de Moïse, puisque c’est le titre de son livre  et ne distingue pas, bien à tort, ( l’Hébreu Moise des Enfants d’Israél. (pp. 124  et seq ‘Ed  J’au Lu 1963) Sendy  ne signale pas que  Jésus est un Hébreu comme Moise qui se charge de guider  un autre peuple que le sien et nous retiendrons qu’il s’agit là d’archétypes assumés. Nous rejoignons Sendy quand il affirme que les Elohim – il les appelle des théosites – étaient des extra-terrestres, dont l’oeuvre est décrite au premier chapitre du Livre de la Genése,   Nous ne partageons pas avec Sendy son intérêt pour la symbolique zodiacale et  si les symboles ont pu évoluer cela ne tient pas à une quelconque action céleste mais à une instrumentalisation de la dite symbolique par  certaines sociétés. 

 

II  La Lune clé de la Bible   

Nouq suiveons Sendy quand il envisage que les « cosmonautes » appelés  Elohim  ont pu  donner aux Humains ou du moins à certains d’entre eux, une certaine langue « sacrée » , plus perfectionnée que celle dont les dits Humains se servaient jusqu’alors.  Comme l’auteur,  existait  une humanité avant l’intervention « céleste »,. Sendy écrit à la veille de l’arrivée des hommes sur la Lune (Eté 1969). et il pense qu’on y trouvera trace de la présence de ces « dieux ». La Lune est certainement un élément important en ce qu’il pointe la centralité de  notre Terre dont c’est le satellité et cela est certainement l’oeuvre d’une technologie très avancée. Mais nous pensons que c’est sur Saturne, dont les données numériques sont en analogie- que devrait se trouver un jour les traces d’une sorte de tableau de bord servant à programmer notre Humanité. 

 

III Les dieux nous sont nés   

La thèse de Sendy qui nous aura le plus marqué est celle selon laquelle les dieux seraient intervenus dans l’Histoire de notre Humanité’(p. IX) Ces dieux que nous qualifions de « démiurge » ne sont donc nullement assimilables au « Deus sive Natura » d’un Spinoza mais arrivent bien plus tard; au sein d’une Création préexistante. Sendy est persuadé que les voyages dans l’espace envisagés par les humains coincident avec l’avénement de l’Ere du Verseau. De fait, nous comprenons mieux ce que nous narre le Livre de la Genése depuis que nous  avons maitrisé une certaine technologie spatiale.Sendy  n’accorde pas toute l’importance qu’elle mérite à l’astrologie à part sa fixation sur les ères. Il reste prisonnier du temps long  alors que le systéme établi par les dieux se situe à une toute autre échelle, de sept ans en sept ans (selon le songe de Pharaon interprété par l’Hébreu Joseph), en rapport avec le point vernal transité par la planéte Saurne, tous les 28 ans. Sendy se trompe donc  d’astrologie. Ce n’est point le rapport du point vernal avec les constellations zodiacales  qui importe mais celui de Saturne avec le point vernal!   

L’Ere du Verseau

Il ne semble pas que Sendy ait proposé un reformatage, un remodelage  de notre Humanité comme il l’exprime pour notre systéme solaire, lequel aura justement permis de la connecter avec le cycle  de Saturne. Il ne semble pas non plus qu’il accorde une mission particulière au monde juif, au peuple élu,  au sein du « plan divin » Que retenir  de  ses « Temps messianiques »? Il est clair, pour nous,  que dans la Bible, il est bien question d’une réalité et non pas de quelque mythe.Pour nous, « fils de Dieu », désigne  le peuple élu et Adam, fils de Dieu (cf Evangile de luc) est le premier Hébreu  et l’expression « fils de l’homme » est une fausse traduction car il faut lire dans le texte hébreu « fils d’Adam » et il y a donc bien une humanité « pré-adamite » qui cotoie encore de nos jours une nouvelle humanité, guisée par le systéme saturnien. Cette astrologie n’exige nullement une surveillance « divine », elle correspond à ce que  le prophéte Jérémie qualifie de « nouvelle alliance » (ch XXXI Ed Laffont 1970), cette nouvelle humanité étant quelque peu « robotisée », du fait même de sa dépendance des phases du cycle saturnien. D’où la tension existant entre l’humanité d’avant la « Création » et celle d’après, laquelle se limite aux Hébreux, ce qui aura conduit à la Shoah, tentative d’éliminer cette autre humanité.

 

Les temps messianiques

Sendy y aborde le dossier de l’astrologie (pp. 150 et seq Ed Laffont  1975)Il se référe aux statistiques de Michel Gauquelin dont il a pris connaissance avec attention. Cela le conduit à se polariser sur le thème natal qui pour lui est l’alpha et l’oméga de l’astrologie alors que la précession des équinoxes se situerait à une toute autre échelle. Sendy semble tout ignorer de l’Astrologie Mondiale,telle qu’illustrée à ‘l’époque par André Barbault (Les astres et l’Histoire. ed  Pauvert, 1967) Or, l’astrologie exhumée par Gauquelin  est selon nous « préadamique », et doit être distincte d’une astrologie « saturnienne (cf notre Astrologie selon Saturne 1994). Sendy ne semble pas avoir pris connaissance de nos « Clefs pour l’Astrologie » (Ed Seghers 1976) qui mettent en garde contre le thème natal, une astrologie de l’accouchement féminin par opposition à une astrologie masculine des cycles planétaires. En fait Sendy fait le grand écart entre les ères de 2160 ans  et le thème qui se joue dans les 24h du mouvement diurne, alors que la vérité de l’astrologie « biblique » se situe sur la base de périodes de 7 ans (cf le Livre de Daniel) Sendy n’a pas compris à quel point les Hébreux étaient la clef de tout le systéme mis en place par les Elohim. C’est là son point aveugle.  Il songe à une relation directe entre les Elohim et l’Humanité existante alors qu’il faut s’intéresser d’abord aux Adamites, aux Hébreux, dont notamment un Moise et un Jésus appartenant à une dynastie , vouée à guider l’Ancienne Humanité comme le montre le Livre de l’Exode où l’on voit Moise envoyé par Yahwé pour guider les Enfants d’Israel,  tout comme Jésus qui se missionne  pour les « brebis perdues de la maison d’Israel »qui sont les Chrétiens  à venir, descendants de ce Royaume sécessionniste (à lamort de Salomon) qui a beaucoup à se faire pardonner (d’où le thème du péché originel, du  Veau d’Or) qui s’est rebellé contre la dynastie davidienne de Judée.

 

 

 

 

JHB  01 03 24

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