jacques Halbronn Théologie et Création: le grand débat sous jacent

Posté par nofim le 30 août 2021

Théologie et création: le grand débat sous-jacent

par  Jacques  Halbronn

 

Les  mots « Dieu »  et « création »   connaissent actuellement  un usage  qui semble délibérément , comme à plaisir, vicié, dévoyé   tant  on en reste sur des lieux communs au nom d’une culture judéo-chrétienne mal  assimilé. Nous nous proposons ici d’y apporter plus de clarté en distinguant plusieurs plans qui s’emboitent certes  les uns dans les autres  mais qu’il importe de ne pas confondre, de ne pas télescoper.

La thèse centrale que nous défendons est celle d’un dispositif à trois niveaux offrant une analogie structurelle mais que l’on ne saurait amalgamer. Les mots « Dieu » et « Création » sont intimement liés en  ce sens que tout créateur serait un « dieu » mais  ce  dieu est fonction de la création qu’on lui attribue. Il reste que tous les créateurs, du plus petit au plus grand, présentent certaines similitudes. On peut parler d’une guerre de religion  larvée de nos jours  et qui est une constante  qui ne s’avoue pas comme telle. Autrement dit, la plupart des controverses  toucheraient d’une façon ou d’une autre à la question du théologique.

La notion de Création  dans le Livre de la Genése

Dès le premier verset de  la Genése apparait un verbe que l’on traduit par  « créer », c’est l’hébreu  « Bara ». Au commencement « Dieu »  « créa » le Ciel (notre  Ciel?) et la Terre (notre Terre?).  Il semble que l’on veuille dans le judaisme en général tel qu’il est devenu nier que l’humain puisse être capable de « créer », le verbe  « bara » étant censé jouir d’un usage exclusif dont on ne saurait se saisir impunément. Un autre terme hébraique est toutefois utilisé, celui de Yetsira, notamment autour du Sefer Yetsira qu’on traduit par Livre de la Création, dans la littérature de la Kabbale, ouvrage qui traite notamment des 22 lettres de l’alphabet hébreu, en rapport avec les Eléments, les Signes du Zodiaque et les 7 planétes.  Mais, en hébreu moderne,  le Mot Yetsira peut s’appliquer à toute forme de création, à différents niveaux.

Quand on interroge des Juifs sur la notion de Dieu, ils renvoient à un dieu premier, primordial  « créateur de l’univers » du « Olam ». Or, nous pensons que le dieu de la Genése et de l’Exode  est un dieu qui s’occupe de notre humanité  et au sein de celle-ci de « son peuple ». Que comprendre quand « Dieu »  se référe à « mon peuple » ? Au niveau chrétien,  il est question  de l’invocation  « Notre père qui êtes aux cieux ».

On soulignera ici l’importance déterminante  de l’usage du « possessif ». Comment un dieu « universel » pourrait-il  être la propriété de qui que ce soit? Le possessif  est doté d’un caractère exclusif et  l’enfant  sait pertinemment  que « son  père » n’est le père de tout le monde tout comme il n’est pas un fils  ou une fille interchangeable.

Le débat autour de Science et de Religion  est en lui même assez obscur  dans la mesure où  comme dirait Spinoza, Deus sive Natura. Parler de la Nature, c’est implicitement se référer au « dieu de l’univers ». En réalité, l’oppostion  entre Science et Religion vise un autre type de Dieu, un dieu   issu, émanant de ce « premier » dieu et dont les attributions sont infiniment plus limitées maiss qui serait bien plus proche de notre Terre, de notre Humanité voire de notre Ciel, si l’on va notamment  dans le sens de l’Astrologie. Mais en même temps, ce dieu créateur de « notre » Humanité -Adam – ne saurait être placé sur le même plan que nos propres constructions humaines. Une cathédrale n’est pas du même ordre que notre systéme solaire. On devra  donc distinguer trois niveaux de création que l’on confond si souvent allégrement.

Le cas de Jésus est source de malentendu car il semble vouloir  entremêler ces trois niveaux pour n’en faire qu’un seul. et cela est fâcheux.

Selon nous, Jésus se situe à ce que l’on pourrait appeler le niveau 3, celui des « dieux » voués à guider l’Humanité, programmés en quelque sorte pour ce faire. C’est le niveau des prophétes, des génies tant sur le plan politique que scientifique ou artistique. Mais ce niveau ne saurait être comparé  au niveau des dieux qui ont agencé notre Humanité et tout ce qui vient la structurer et dont selon nous traite le Livre de la Genése avec son récit de la « Création » pas plus que ces dieux ne sauraient être mis sur le même pied, que le Dieu du premier mobile.

Ce que nous devons constater, c’est que c’est le niveau intermédiaire  qui semble faire le plus probléme, se trouvant comme pris en étau entre les deux autres idées de la Création alors même que le Livre de la Genése  traite justement de cette interface. Cette civilisation judéo-chrétienne semble ne pas avoir pris la mesure de la théologie appropriée, d’où un certain malaise lié notamment à une certaine verticalité. Le niveau 3 qui a été ainsi instauré aura mis en place des éléments structurants, représentés, incarnés, par une certaine « elite » elle même soumise à un certain ordre cosmique, à condition de ne pas adopter une acception trop extensive du mot « cosmos » car il s’agit ici de « notre » cosmos et no du Cosmos en général..

Autrement dit, entre l’homme créateur, organisateur de notre société  et le Dieu premier, il y aurait un point aveugle, une solution  de continuité. On peut parler d’une crise théologique qui ne dit pas son nom.  Dans le cas de Jésus,  il n’est créateur ni de premier ni de deuxiéme niveau mais bien de troisiéme niveau. En fait, il faudrait parler d’une création de quatrième niveau, qui serait celle de l’homme ordinaire, du vulgum pecus. Jésus  est avant tout concerné par le culte au dieu de deuxiéme niveau  est fait lui même l’objet d’un culte de troisiéme niveau de la part des populations de quatriéme niveau.

Ce qui est notamment à souligner, c’est ce que signifie un certain rejet de l’astrologie qui est en fait ni plus ni moins qu’un rejet, un déni  de la Création de deuxiéme niveau tant au nom des tenants  du premier niveau que de ceux de   troisiéme niveau.   Le procés que l’on intente à l’encontre de l’astrologie  est double : elle ne serait ni « naturelle », ni  l’oeuvre des humains. Elle serait d’un troisiéme type  et inclassable.  Il s’agit donc pour nous de rétablir un paradigme qui permettre de déterminer la place qui lui revient en soulignant que l’attaque contre

l’astrologie est celle menée contre le deuxiéme niveau théologique. Et c’est en cela que nous asssstons à une conflictuallité d’ordre théologique qui ne se déclare pas comme telle. Au lieu d’accepter de situer l’astrologie au sein d’un ensemble, on s’en prend à elle  de façon biaisée, comme aux victimes du lit de Procuste, soit en l’installant sur un lit trop  grand, soit sur un lit trop petit.

Mais les astrologues eux mêmes semblent bien incapables de situer correctement le domaine qui est le leur et préferent se référer à la « Nature » alors même que la « Science » qui en serait la gardienne s’y refuse. Est-elle une création « humaine »? Nous avons envisagé cette hypothèse (cf  La pensée astrologique, Paris, Artefact 1986, en préambule  à ‘lEtrange Histoire de l’Astrologie  de Serge Hutin) et il est possible qu’à un certain stade, les sociétés soient parvenues à instrumentaliser le « Ciel » mais il s’agit là d’une forme d’astrologie rudimentaire. (cf les travaux de Michel Gauquelin et notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel,  1992) Nous en sommes arrivés par la suite à la thèse d’une technologie avancée mettant en place, artificiellement, un ensemble reliant le minéral et l’animal, la planéte et l’homme. Ce qui renvoie au débat entre Science et Technique, entre Science et Art – on pense à la démarche du sculpteur qui choisit les matériaux qui serviront à son oeuvre sans être aucunement obligé d’employer tout ce qui existe dans son milieu. Or, les astrologues semblent encore victimes de l’idée selon laquelle tout ce qui  figure dans le systéme solaire devrait être intégré par l’astrologie, ce qui les conduit à produire un ensemble saturé d’informations et donc à la nécessité de vouloir tout expliquer de la sorte, et notamment la spécificité de chaque individu (cf l’ »Astrologie de la personnalité »  de D.  Rudhyar)

 

 

 

 

JHB

30 08 21

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jacques Halbronn Son site central depuis 2013 : NOFIM.unblog.fr

Posté par nofim le 28 août 2021

Le  site NOFIM  rassemble notre production écrite  et  est le complément de notre site  TELE DE LA SUBCONSCIENCE – YouTube « Teleprovidence ».

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jacques Halbronn Epigénétique et représentations théologiques

Posté par nofim le 18 août 2021

Epigénétique et  représentations  théologiques

 

 

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Les enjeux théologiques sous tendent  en vérité les débats actuels autour de la théorie du genre.  L’argument selon lequel   un phénoméne  généré par la Société n’aurait pas de valeur « scientifique » ne se conçoit selon nous que dans la perspective   anti-humaniste,  désireuse de  refuser ce qui serait le fait des hommes comme si ce qu’ils édifiaient  ne saurai  être que de piètre valeur et intérêt. On serait bien là en face d’une tentative de discréditer les « créations » sociales.

La seule « Création »  valable serait celle relevant de la « Nature » et tout ce que les humains auraient pu ajouter  serait de vil prix. Or, selon nous, il importe de distinguer  trois niveaux, stades de création, relevant respectivement de la Science, de la Technique et du Politique.

Le premier stade renverrait à une théologie universelle, dans le temps et dans l’espace, dont rendrait compte la « Science ». Les tenants d’une telle théologie sont voués à rejeter les autres stades lesquels viendraient, en quelque sorte, corrompre, altérer, le « premier moteur ». On serait donc ici en pleine guerre de religion !

Le  troisiéme stade est celui de l’Homo Faber qui  restructure le monde à sa guise et c’est l’œuvre de cet Homo Faber qui serait dénoncée par les théories du genre et les  études sur les races. Il suffirait de montrer que certaines pratiques n’auraient pas toujours existé pour les discréditer comme s’il était possible pour notre Humanité de défaire ce qu’elle avait établie en intervenant notamment au niveau juridique, comme lorsque change telle ou telle loi, telle ou telle constitution.

Mais il existe, de surcroit, un deuxiéme stade –ce qui vient encore complexifier le débat, c’est celui d’une théologie intermédiaire entre la première et la troisiéme. La notion de création est ici  autre : notre humanité serait le résultat d’une création qui ne serait ni celle du premier ni celle du troisiéme stade, ni celle d’un Dieu primordiale ni celle d’hommes de génie, capables de remodeler les sociétés, sous tel ou tel  angle, mais de dieux  correspondant à une humanité plus avancée, que l’on pourrait désigner comme « extra-terrestres » – ce qui rejoint tout un courant, dont la mouvance  « Raël ».

 

L’on comprend que l’idée de changer les représentations actuelles dans telle ou telle domaine, de défaire ce qui aura été formaté, programmé,  dépend de plusieurs « couches » de création.  D’aucuns voudraient tout réduire à une première impulsion dont tout reléverait, dépendrait et arguent de ce que « Dieu » -omniscient, omniprésent,-apte à tout contrôler- n’aurait pu vouloir qu’il en fût ainsi, de la façon dont les choses sont devenues et de toute façon,  ce qui aurait été « créé » sans l’assentiment « divin » n’aurait aucune légitimité à exister et en tout cas à perdurer.

En hébreu, d’ailleurs,  il existe un verbe « bara » (Bria) qui serait réservé à la Création du premier stade (Genése, I,      1) alors qu’en français, le terme « création » peut être entendu à plusieurs niveaux. Et nous pensons que le mot « dieu » peut aussi être entendu diversement et que chaque « dieu » doit être jugé à l’aune de sa création. Il est clair que la construction d’une maison n’exige pas de référer au premier stade de Création ou que ce qui touche à l’agencement de notre systéme solaire n’est pas à la portée de notre Humanité actuelle. Nous savons réparer une machine, nous sommes souvent impuissants face à la mort d’un homme car cela exige un savoir qui nous dépasse, d’où le « miracle » lié à la résurrection. La notion de miracle est en effet à rapprocher de celle de création. Quel miracle, quelle création ? Même entre les hommes, l’on ne saurait nier que certains seraient dotés de facultés particulières et nous les désignons couramment comme des « génies ».Encore faudrait-il s’entendre sur la notion d’homme, comme de dieu, de création et il est agaçant d’entendre des formules  « univoques » comme « Dieu »/

On parle actuellement d’épigénétique, ce qui implique que l’on puisse ajouter à la nature première une « seconde » nature. Il est certes intéressant de rappeler comment  certains changements ont pu se produire, comment une nouvelle « réalité »  aura pu se mettre en place mais est-ce que le fait d’expliquer, de rendre compte de telle évolution autorise à nier un nouvel état de choses, aussi « arbitraire » soit-il ? On peut voir là une influence de la psychanalyse : il suffirait de retracer  comment un processus a pu s’enclencher pour annihiler celui-ci ! Il est bon de prendre conscience des arrières pensées théologiques  derrière certains débats de société, et ce d’autant que nous n’avons pas nécessairement toutes les données pour comprendre comment  l’on en est arrivé là. Doit -on accepter une  instrumentalisation « scientiste » de la Science pour saper tout ce qui a été créé en aval aux deuxiéme et troisiéme stades tels que nous les avons décrits ?  On serait bien là face à une guerre de religion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18 08 21

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jacques Halbronn : Gauquelin: une astrologie faite par les hommes et non par les dieux

Posté par nofim le 26 juillet 2021

 

 

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

 

Gauquelin, une astrologie faite par les hommes et non par les dieux

Jacques  Halbronn

 

L’astrologie mise en évidence par les recherches statistiques de Gauquelin correspond à une astronomie primitive, n’exigeant pas la connaissance des cycles planétaires et dépendant de l’heure de naissance, donnée également assez basique liée au passage sur l’horizon et non sur les axes équinoxiaux/solsticiaux. Nous avons largement commenté ce type d’astrologie en 1986 (« La pensée astrologique » in l’Etrange Histoire de l’astrologie  avec Serge Hutin, Ed Artefact)  et exposé de quelle façon les sociétés humaines avaient pu instrumentaliser certaines planétes, notamment  Mars, jupiter et Saturne (voir aussi notre postface aux Personnalités planétaires, Ed La Grande Conjonction-Guy Trédaniel, 1992)

Une telle astrologie ne saurait en aucune façon être confondue avec une astrologie axée sur les cycles planétaires appréhendés sur l’écliptique et qui, elle, reléve de ce qu’on appelle l’astrologie « mondiale » (Mundane Astrology). Nous avons présenté nos travaux, notamment en 1994 dans l’Astrologie selon Saturne. Ed La Grande Conjonction et en 1993 dans la nouvelle édition de Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers.

L’astrologie de Gauquelin s’articule sur une typologie, ce qui exige de distribuer les planétes connues de l’Antiquité entre un certain nombre de castes (cf Dumézil et la triade). On dira que c’est une astrologie spatiale, horizontale (c’est le cas de le dire) alors que l’autre astrologie serait plus dans la verticalité et le Temps. Ce qui n’exige pas le même nombre de facteurs planétaires. Selon nous, cette astrologie n’aurait besoin que de Saturne dont le cycle peut être divisé en 4 phases de 7 ans, en rapport avec les axes équinoxiaux et solsticiaux et sur un autre plan de Jupiter, avec un cycle de 12 ans, depuis la naissance de la personne alors que le cycle de Saturne serait universel et impacterait les populations de façon synchronique. Cela correspond donc à trois registres bien différents : outre la répartition typologique, à caractère socio-professionnel, nous avons  avec Jupiter une astrologie des chefs et avec Saturne une astrologie du peuple, la première étant bien plus individuelle que la seconde. Cette astrologie là serait l’œuvre des dieux et non pas des hommes et exigerait une bio-technologie supérieure, hors de portée de notre Humanité. Ces dieux correspondent à un autre type de divinité, qui n’est pas assimilable à la Nature (Deus sive Natura de Spinoza) mais qui n’est pas  non plus à la portée de notre humanité laquelle est censée être conduite par les »jupitériens » dotés de pouvoirs supérieurs, qui sont les gardiens de notre Humanité, devant la protéger contre le « Mal » c’est-à-dire la sclérose, la routine. D’où des rapports complexes entre l’élite jupitérienne et le « peuple »/

Rappelons que pour nous, le peuple passe alternativement par un état équinoxial  et un état solsticial, ce qui correspond à une désactivation et  à une réactivation des aires mémorielles du cerveau.

En ce qui concerne l’astrologie de Gauquelin, il est clair qu’elle est l’œuvre de guides jupitériens étant parvenus à imposer un certain mode de fonctionnement à certaines sociétés antiques. Mais il semble bien que ce fonctionnement ait perduré et que l’on ne soit pas parvenu à le déconstruire jusqu’à présent bien qu’il ait existé toutes sortes de régimes politiques ayant proposé d’autres modes d’organisation sociale.    Il semble donc que cette astrologie de Gauquelin  correspond à un troisiéme stade; qui est celui du religieux sachant que l’organisation sociale est souvent articulée sur une dimension religieuse. On pense aux ères précessionnelles (cf notre ouvrage collectif  Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros-Autre Monde, 1979)

 

 

 

 

JHB

26 07 21

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jacques halbronn La question des tentatives de désenclavement de l’astrologie, du XVIIe siècle à nos jours

Posté par nofim le 21 juillet 2021

La question des tentatives de  désenclavement de l’astrologie du XVIIe siècle à nos jours.

Le  titre de l’ouvrage posthume de Jean Baptiste Morin, paru en 1661 à La Haye est assez remarquable :  Astrologia Gallica, principiis & rationibus propriis stabilita, atque in XXVI libros distributa, non solum astrologiae judiciariae studiosis, sed etiam philosophis, medicis & theologis omnibus per-necessaria… opera & studio Joannis Baptistae Morini.

En effet, l’auteur entend ne pas se laisser enfermer dans le créneau astrologique d’où le « non solum sed etiam » qui référe à la philosophie, à la médecine, à la théologie.  Un peu plus de trente ans plus tard, en 1694, Eustache Lenoble fait  paraitre une Uranie ou les Tableaux des Philosophes (cf article  de P. Guinard, site du CURA) qui s’efforce également de sortir d’un certain  ghetto en faisant étalage d’intérêts plus amples d’où le sous –titre « Tableaux des philosophes ».

Or, les historiens de l’astrologie désignent volontiers les dernières décennies du XVIIe siècle comme celle d’un déclin de l’astrologie comme si une telle volonté d’intégration des tenants de l’astrologie au sein d’un ensemble de disciplines se serait finalement révélé fatal, voire cause de rejet, comme si l’on craignait quelque contamination de la part d’un savoir qu’il valait mieux laisser à l’écart. Nous avons déjà signalé le cas de Graindorge,  reçu à l’Académie Royale des Sciences pour un exposé sur l’astrologie alors que la dite Académie ne tardera pas à exclure ce sujet de ses travaux.(cf notre article ‘Astrologie »  dans l’Encyclopaedia  Universalis  et notre  étude  , “L’Empire déchu ou l’Astrologie au XVIIe siècle”, Paris, Politica Hermetica, 1997)

Quelque part, les tentatives des astrologues de se rapprocher de l’astronomie semblent également avoir été contreproductives. On pense à l’entrée d’Uranus, Neptune et Pluton dans le dispositif  astrologique, au XIXe siècle et au delà..

Cela dit, l’on notera des questionnements de la part d’un juriste comme Jean Bodin quant  à l’intérêt qu’il y aurait pour l’historien de recourir aux services de l’astrologie, à la théorie de grandes conjonctions, ce qui annonce quelque part le propos de la Nouvelle Histoire envisageant de faire appel à certaines disciplines telles que la météorologie ou la démographie (cf notre étude sur Auger Ferrier, 1981 et  https://www.cairn.info/jean-bodin-et-le-droit-de-la-republique–9782130423560-page-181.html)

Il nous apparait que tout processus transdisciplinaire n’a de chance d’opérer que si l’on maitrise pleinement les différents domaines en cause. Autrement dit, pour qu’un rapprochement soit possible, il importe que chacune des parties  fournisse un certain effort et de préférence que celui qui sous tient le projet  fasse évoluer parallélement et conjointement  les dossiers concernés, bref qu’il jouisse d’une expertise pluridisciplinaire, réunissant en sa seule personne  une double ou triple compétence tel un Pic de la Mirandole. Si l’on prend le cas d’un André Barbault dont on peut dire qu’il aura été tenté par certains rapprochements  entre Astrologie et Histoire, Astrologie et Psychanalyse, entre autres Mais a-t-il été reconnu par le milieu des historiens ou/et des analystes par delà sa compétence d’ordre astrologique ? Toute la question est là : parvenir à se faire respecter au sein de plusieurs mouvances et non pas, ici, comme l’astrologue de service. Morin  s’est-il imposé comme théologien,  Lenoble comme philosophe,  Barbault comme historien par delà une casquette d’astrologue ?

Encore faudrait-il se demander si ces auteurs ont vraiment réussi  faire avancer l’astrologie ? Nous avons le cas d’un Kepler lequel envisageait de concilier astronomie et astrologie et qui proposa de repenser cette dernière. Autrement dit,   l’astrologie ne devrait-elle pas se repenser tout comme contribuer à repenser tel ou tel domaine ? Selon nous,  il doit être possible de relier au sein d’un seul et même ensemble l’astrologie et la théologie  comme le voulait un Morin de Villefranche mais il aurait fallu qu’il fit de l’astrologie le pivot d’une création divine au sens biblique du terme (Livre de la Genése), ce qui eût exigé de repenser jusqu’à l’idée de  Dieu mais aussi de centrer l’astrologie sur une forme de monothéisme, c’est-à-dire sur un cycle central n’englobant pas nécessairement toutes les planétes du systéme solaire, ce qui se rapprochait par trop d’une forme de polythéisme.

 

JHB

21. 07 21

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jacques Halbronn Théologie et textologie; ce qui est en amont et ce qui est en aval. De Jésus à Nostradamus

Posté par nofim le 20 juillet 2021

 

 

Théologie et textologie : ce qui est en amont et ce qui est en aval. De  Jésus  à Nostradamus.

Par  Jacques  Halbronn

 

Un certain sens du discernement s’avère une qualité fort précieuse dès qu’il s’agit de mettre en évidence des stades successifs au lieu de tout considérer comme se situant sur un seul et même plan.

C’est ainsi que nous nous sommes aperçus que le déni d’une intervention ultérieure/postérieure  impacte aussi bien la recherche théologique que textologique.

Il est important d’être en mesure de déterminer  où se situe un document, un phénoméne et de ne pas confondre ce qui est en haut et ce qui est en bas.

Le cas de Jésus est intéressant car toute la question le concernant est celle de sa position dans la hiérarchie des divinités. Pour nous, Jésus reléve du niveau 3 alors que l’on aura tenté de le faire passer pour relevant du niveau 2  voire du niveau 1.  De la même manière, il convenait de replacer à sa juste place le phénoméne des Centuries en montrant qu’il ne s’agissait que d’un avatar de la production de Michel de Nostredame alors que nombreux étaient ceux qui tenaient absolument à ce qu’il soit reconnu comme l’auteur des dites Centuries.

On est ainsi confronté avec toutes sortes de tentatives de contrefaçon hiérarchique-verticale

Pour en revenir à Jésus, on lui attribue des propos tout comme d’ailleurs à Nostradamus qui sont probablement contrefaits.  Ne pas admettre de tels procédés vise non pas à trahir  tel ou tel personnage mais à ne pas lui imputer ce qu’il n’aura pas vraiment déclarer en se laissant berner par ceux qui tentent de l’instrumentaliser. Selon nous, un Messie appartient au niveau 3, il n’est ni le Créateur de l’Univers ni même celui qui aura façonné notre monde mais simplement un Jupitérien venant délivrer une certaine société de certains coutumes altérées.

 

JHB

20 07 21.

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jacques Halbronn Théologie. « Crées à l’image de Dieu »: une structure duelle.

Posté par nofim le 19 juillet 2021

Théologie.  « Crées à l’image de Dieu » :  une structure duelle.

Jacques  Halbronn

On connait cette formule du chapitre premier du Livre de la Genése -dont nous avons montré qu ’il commençait réllement au chapitre V  avec le « Sefer Toldoth » , le livre des  générations,  Toldoth ayant été rendu par Genése.  D’ailleurs, le chapitre V  comporte des éléments figurant déjà dans les chapitres précédents. Il y a bien là un probléme de chronologie.

La Genèse – Chapitre 5 – בְּרֵאשִׁית

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations (toldoth) de l’humanité.(Adam) Lorsque Dieu créa l’être humain (Adam), il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, (Zakhar  Neqéva) les bénit et les appela l’homme ‘Adam), le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth.
ד וַיִּהְיוּ יְמֵי-אָדָם, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-שֵׁת, שְׁמֹנֶה מֵאֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 4 Après avoir engendré Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant des fils et des filles.

Il n’est d’ailleurs  pas ici question de la femme « sortie » de la cote d’Adam , ce qui prend le contre pied du chapitre II-

 

Selon nous,   en effet,  les 4 premiers chapitres auront été rajoutés en préambule et cela comporte notamment la création de la Femme aux chapitres II et III  En ce sens,  on ne saurait voir dans le chapitre I le récit de la création du couple homme – femme.

 

Genése  II

כא וַיַּפֵּל יְהוָה אֱלֹהִים תַּרְדֵּמָה עַל-הָאָדָם, וַיִּישָׁן; וַיִּקַּח, אַחַת מִצַּלְעֹתָיו, וַיִּסְגֹּר בָּשָׂר, תַּחְתֶּנָּה. 21 L’Éternel-Dieu fit peser une torpeur sur l’Homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et forma un tissu de chair à la place.
כב וַיִּבֶן יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הַצֵּלָע אֲשֶׁר-לָקַח מִן-הָאָדָם, לְאִשָּׁה; וַיְבִאֶהָ, אֶל-הָאָדָם. 22 L’Éternel-Dieu organisa en une femme la côte qu’il avait prise à l’homme, et il la présenta à l’homme.
כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme dit: « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. »
כד עַל-כֵּן, יַעֲזָב-אִישׁ, אֶת-אָבִיו, וְאֶת-אִמּוֹ; וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ, וְהָיוּ לְבָשָׂר אֶחָד. 24 C’est pourquoi l’homme abandonne son père et sa mère; il s’unit à sa femme, et ils deviennent une seule chair.
כה וַיִּהְיוּ שְׁנֵיהֶם עֲרוּמִּים, הָאָדָם וְאִשְׁתּוֹ; וְלֹא, יִתְבֹּשָׁשׁוּ. 25 Or ils étaient tous deux nus, l’homme et sa femme, et ils n’en éprouvaient point de honte.

 

 

Ce qui fait d’Adam  un être à l’image (Tselem,  Demouth) de « Dieu », c’est sa dualité décrite en  hébreu comme « Zakhar » et « Neqéva », souvent rendu en traduction par masculin  et féminin.

כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. »

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le (oto) créa. Mâle (Zakhar) et femelle (Neqéva) il les (otam) créa.

 

Or Zakhar est à  rapprocher du verbe « Zakhor », se souvenir dont le terme opposé est nécessairement « oublier » selon une dialectique du souvenir et du devenir/advenir que nous retrouvons en anthropocosmologie  avec la dialectique Equinoxialité Solsticialite, le Solstice correspondant à une hypermnésie  et l’équinoxe à une amnésie, nécessaire au commencement d’un nouveau cycle

. Cela signifierait une dualité cyclique, donc diachronique et non pas comme on l’entend la plupart du temps synchronique.

On a bien affaire à un singulier « oto » mais il est suivi du pluriel « otam « / Certaines traductions  préfèrent occulter ce décalage  de façon assez cavalière. On note aussi que nous avons ici un vav renversif « Yivra » alors que le premier verset du même chapitre premier n’y recourt pas : Beréchit bara Elohim etc », ce qui  trahit le caractère hétérogéne du dit chapitre. Bien pis, dans le même verset 27, on a à la  fois  Yivra et bara !

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa (Yivra) l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois. (bara otam)

Comparons les passages des chapitre I  et V quant à la manifestation de cette dualité : dans Genése I,  la dualité  est affirmée d’entrée de jeu alors que dans Genése V, ce point n’est précisé que dans un deuxième temps/

I, 27

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image (tselem) de Dieu qu’il le (oto) créa. Mâle (Zakhar) et femelle (Neqéva) il les (otam) créa.

V

 

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations (toldoth) de l’humanité.(Adam) Lorsque Dieu créa l’être humain (Adam), il le fit à sa propre ressemblance.(demouth)
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa (baram) mâle et femelle, (Zakhar  Neqéva) les bénit et les appela l’homme  (‘Adam), le jour de leur création.

 

 

 

JHB

19 07 21

Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn La restauration du projet de départ en linguistique, en théologie et dans le champ « ésotérique »

Posté par nofim le 16 juillet 2021

La  restauration du projet de départ en linguistique, en théologie et  dans le champ  « ésotérique ».

 

Par  Jacques  Halbronn

 

L’idée d’un plan initial  qui aurait  été corrompu par la suite semble déplaire à nombre de chercheurs lesquels considérent que ce « plan initial » ne peut que nous échapper et qu’il vaut mieux tabler sur le résultat final », avec les fruits qui en résultent. » Comme les hommes de son époque, explique Gilles Marmasse,  Hegel pense qu’il y a un sens à l’Histoire, mais en plus,  un sens progressif. Quelqu’un comme Rousseau pense qu’il y a un sens à l’Histoire, mais ce sens est une décadence ». 

Nous nous rapprocherions donc plus de Rousseau que de Hegel  Mais si l’Histoire est  vouée à la corruption, comment prétendre remonter à la source ?

 

Dans les divers domaines cités en notre titre, nous pensons avoir pu  parvenir à restituer le plan de départ selon une méthodologie permettant de repérer les éléments rajoutés ou au contraire supprimés, soit les deux causes de décadence. Une anecdote nous vient à l’esprit, celle de cet homme cherchant un objet non point là où il sait qu’il l’a perdu mais là où c’est éclairé. On ferait ainsi de nécessité  vertu en optant pour l’approche préconisée par Hegel car il est bien commode, nous semble-t-il, de se persuader  du « progrès », comme on le ferait d’un arbre qui aurait « poussé » et dont il s’agirait de recueillir la production au  final.

D’où l’importance que nous accordons aux  faux, aux imitations, aux contrefaçons qui viennent défigurer le « plan initial », étant entendu que pour les hégéliens  tout ce qui advient fait partie intégrante du dit plan. On trouve une telle attitude de façon caricaturale chez un Patrice Guinard, formé à la philosophie,  traitant de la chronologie des éditions centuriques lorsqu’il tente de nous démontrer que tous les aléas observables étaient dument prévus par Nostradamus, que ces aléas seraient ainsi partie intégrante du projet et non pas une déviance par rapport à celui-ci !

Dans le domaine religieux, l’on rencontre un même état d’esprit  à savoir que ce que telle doctrine est devenue correspondrait à son « aboutissement », à sa « finalité » et qu’il n’est donc pas utile de vouloir restituer un quelconque « plan » dans toutes sa « pureté » première.

Dans le domaine linguistique, on trouvera le même propos quant à la vanité  de tout retour en arrière et toute quéte d’un état « originel ». Pourtant,  comme nous l’avons montré dans divers « mémoires », il nous semble tout à fait possible de noter des aberrations et de les corriger tant une logique semble à l’œuvre dans l’élaboration des langues même si la dite logique peut avoir été mise à mal. C’est bien là tout le probléme : on nous affirme qu’il n’y a rien à comprendre d’un point de vue structurelle, à preuve justement les  incohérences que l’on peut y déceler ! Dialogue de sourds  entre rousseauistes et  hégéliens ! Probléme de la poule et de l’œuf, de la cause et de l’effet. Il est tellement plus simple de prendre l’effet pour la cause, ce qui dispense d’aller rechercher quelque  essence. On préférera s’en tenir à l’existence, au devenir qui serait l’expression même  du projet à déterminer !

Cela renvoie au structuralisme : selon nous, chaque fois qu’une dissymétrie, une invraisemblance peuvent s’observer, cela nous permet de retrouver une certaine diachronie derrière la synchronie.

Dans le champ théologique,  la notion de création nous apparait capitale : le « créateur », à tous les niveaux, pose un projet qui offre un équilibre, une symétrie. Toute création impliquerait un tel point de départ sans lequel elle ne ferait guère sens.

Le génie serait celui qui serait capable de restaurer cette impulsion première, de régénérer le projet premier du Créateur. Inversement, croire que la création ne ferait sens qu’in finé, qu’elle échapperait  au créateur nous apparait comme un contre sens caractérisé et subversif  et disons- le un blasphéme visant à dévaloriser le créateur, à en relativiser l’ impact en conférant au récepteur l’ascendant sur l’émetteur, au peuple sur le souverain. On serait ainsi en pleine lutte des classes et l’on sait que Marx  était le disciple de Hegel.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

16 07 21

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Déclin de l’astrologie et évolution de l’astronomie

Posté par nofim le 13 juillet 2021

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

Déclin de l’astrologie et  évolution de l’astronomie

Par  Jacques  Halbronn

Nous partirons d’un propos catégorique  d’une certaine   Marie Dormoy :

« Les progrès de l’astronomie vont faire perdre à l’astrologie tout  crédit dans les milieux  scientifiques qui l’associent  aux arts occultes » ( in L’Esotérisme. Kabbale, franc maçonnerie, astrologie, soufisme,Les textes fondamentaux commentés,  ouvrage dirigé par Catherine Golliau Ed. Tallandier, 2007, cf  notre compte-rendu : » Astrologie et prophétisme et leur présence au sein de l’ésotérisme » (NOFIM. Unblog.fr)

Cela nous incite à revenir sur la  lancinante question des relations entre Astrologie et Astronomie tout au long de son Histoire. On lit souvent que ces deux domaines étaient liés  autrefois  voire ne faisaient qu’un. Le raisonnement semble  avoir été le suivant : puisque l’astrologie se sert forcément peu ou prou de l’astronomie, le risque existe que l’on s’aperçoive qu’elle se sera appuyée sur un état dépassé de la dite astronomie. On pense notamment à l’argument dit  de la précession des équinoxes selon lequel  le Zodiaque aurait été « décalé » au cours des siècles, des millénaires. A cela nous répondrons que la découverte même du phénoméne  précessionnel  témoigne de l’importance que l’on accordait à l’identification des étoiles correspondant à l’équinoxe de printemps, dans l’hémisphère nord. Or, selon nous, c’est l’astrologie antique et non l’astronomie qui accordait quelque importance  à un tel repérage.

Une autre question  est celle des planètes nouvellement découvertes, processus qui se prolongea durant un siècle et demi de 1781 à 1930, depuis le « baptéme «  d’Uranus à celui de Pluton , le dit baptéme ayant été le fait non des astrologues mais des astronomes, soucieux de perpétuer un certain tissu mythologique  au niveau de leur métalangage traditionnel. Or, de fait, les astrologues empruntèrent toutes sortes de données au savoir astronomique, les unes correspondant réellement aux fondements du dit savoir alors que les autres relevaient du dit métalangage, nécessaire pour désigner ou/et situer les astres les uns par rapport aux autres.  Il était commode pour les astronomes  de baliser l’écliptique en recourant à  une symbolique saisonnière à base 12  telle qu’on la trouve dans les Livres d’Heures genre Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle) et autres almanachs.

Le tort des astrologues aura probablement été d’accorder trop d’importance à de tels procédés  comme si les astronomes étaient des sortes de « prophétes » dont les paroles devaient être religieusement commentés, ce qui fait que de nos jours, la très grande majorité des astrologues ne jure que par Uranus, Neptune et Pluton, bien que ce dernier ait été « déclassé » en 2006 en tant que planète à part entière du système solaire.

Mais que dire des « aspects » que les astrologues utilisent pour connecter les planétes entre elles  à commencer par les « conjonctions » ? Parler d’une conjonction Saturne- Neptune est une fiction commode mais pas plus aux yeux d’un astronome , d’une analogie avec le rapport planète-soleil.  Les aspects sont certes pu servir pour les besoins du repérage céleste mais peut-on sérieusement bâtir une astrologie sur une telle présentation des choses ? Ne parlons pas de la division de l’écliptique en 12 secteurs qui n’a évidemment aucun fondement astronomique même si l’on peut les calculer pour les besoins de la cause, tout comme il existe des éphémérides permettant  de savoir dans quel signe se trouve telle planète à tel moment.  Tout ce qui est « astronomique » n’a pas la même valeur scientifique, n’est pas or.

Ce n’est pas parce que l’astrologie peut avoir besoin d’une certaine information astronomique qu’elle doit obligatoirement  adopter, intégrer  la première donnée astronomique venue. Certes, nombreux sont les astrologues qui se sont mis en tête  de se servir, par principe, de la totalité de notre système solaire comme étant la garantie de ce qu’on appelait il y a encore un siècle  « astrologie scientifique » en faisant la part belle aux planètes les plus lointaines, inconnues de l’astrologie antique car invisibles à l’œil nu du fait même de leur éloignement. Mais l’astrologie avait-elle vraiment besoin de tous ces astres pour fonctionner, ne risquait-elle pas l’inflation, la saturation ? Est- ce que tout ne se réduisait pas  finalement à des variations autour d’une seule  et  même dialectique/dualité ?

Par ailleurs, que dire de la fin d’une représentation « géocentrique » de l’univers ? Pour notre part, nous pensons qu’un certain géocentrisme n’a pas dit son dernier mot d’un point de vue théologique. De fait,  l’argument anti-astrologique ne vaudrait – il pas  contre la théologie ? Comment comprendre le premier chapitre du Livre de la Genése, qui ouvre l’Ancien Testament, la « Bible » ? Ce dieu dont on nous parle est-il à l’origine de l’univers ou bien plutôt, plus modestement,  de « notre » monde « terrestre »  comme il est dit : Dieu créa le Ciel  ET  la Terre. Ajoutons que l’astrologie n’a pas besoin  d’admettre une influence « physique » de telle ou telle planéte pour exister.  Est-ce que le bloc de marbre a vocation à servir à sculpter une statue  ou à bâtir un palais ? Les représentations peuvent évoluer . L’on  pourrait se rendre compte de ce que ce n’est pas la Nature qui nous dirige mais que nous instrumentalisons  celle-ci comme nous l’entendons. Autrement dit, une certaine forme d’anti-astrologie ne serait-elle pas déterminée par des considérations idéologiques  et l’astrologie ne serait-elle pas le bouc émissaire d’un tel ressentiment  à l’encontre d’une Humanité qui se croirait le centre du monde ? Il est vrai que les astrologues actuels veulent absolument tout miser sur l’astronomie, sur le pouvoir des astres et ce faisant ils donnent des verges pour se faire fouetter.

Le monothéisme, selon nous, doit être repensé : son véritable enseignement est celui d’un déterminisme « cosmique » dépendant d’une seule et unique planète. (cf L’Astrologie selon Saturne, Ed La Grande Conjonction, 1994-95)  véritablement agissante. Ce n’est pas ici le lieu de développer davantage cette question.  L’astrologie n’a nullement besoin de tout le bagage astronomique pour fonctionner et par voie de conséquence, sa dépendance par rapport à l’astronomie est très relative. Aucun progrès de l’astronomie n’aura changé en quoi que ce soit la situation objective de l’astrologie car elle n’a nullement besoin des « nouvelles » planétes pour exister.  Dès lors que l’on admet qu’il y ait eu un ‘Dieu » venu s’occuper de l’organisation de notre planète,  le Ciel n’apparait plus comme  une ‘réalité » immuable mais comme un matériau pouvant être remodelé, restructuré  et dont il importe de décrypter le mode d’emploi.  La place de l’astronomie est en fait intimement liée à une problématique théologique, ce qui nous renvoie à la question du  véritable sens des premiers mots de la Bible.

 

 

 

 

JHB

13 07 21

 

 

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jacques Halbronn La révolution comme changement nécessaire de paradigme en milieu astrologique (XX-XXIe siècles)

Posté par nofim le 9 juillet 2021

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

 

 

La révolution comme changement nécessaire de paradigme en milieu  astrologique.(XXe-XXIe siècles)

Par  Jacques  Halbronn

 

Par- delà le bien et le mal (Nietzsche), le changement de paradigme sera toujours préférable à l’enfermement  perpétuel d’une société au sein d’un seul  et même paradigme. Il ne s’agit pas d’arguer de la qualité intrinséque de tel ou tel paradigme déjà en place  de longue date mais bien de son ancienneté qui par elle-même ferait problème. Dire que l’ancien paradigme est « bon » et le nouveau « mauvais » ne fait que manifester une certaine résistance au changement, au progrès, au sens premier du terme, c’est-à-dire celui d’avancer, de bouger.

Au prisme de l’anthropocosmologie, tout paradigme est lié à la dialectique Jupiter-Saturne, depuis son émergence, sa mise en place jusqu’à son abandon, son rejet. Dans le cas de l’astrologie actuelle, nous dirons qu’André Barbault, en jupitérien qu’il est- selon nos catégories – depuis les années 50  aura su faire adopter un nouveau paradigme autour d’un « tout planétaire » et au refus de ce qui  accorder quelque place à ce qui ne l’était pas.  Mais il vient un temps où il faut que la communauté astrologique doit passer à un nouveau « jeu » avec de nouvelles « régles » et il est probable que si Barbault était né cinquante ans plus tard, il n’aurait évidemment pas voulu entériner un ancien paradigme, c’est-à-dire  celui des années 50 ! C’est d’ailleurs dans la logique même de la démarche astrologique.

En ce sens, l’astrologie, au risque de choquer d’aucuns, se doit de  refuser toute diabolisation de nouveaux paradigmes, par -delà tout procés d’intention. Mieux vaut un « mauvais » paradigme qui évite la sclèrose que le maintien d’un « bon » paradigme qui implique une stagnation car un tel maintien rend ipso facto « mauvais » le dit paradigme à l’instar d’un aliment pourri, aussi délicieux serait-il en soi.

Autrement dit, le rôle de l’historien est d’étudier la succession des paradigmes, ce qui correspond à autant de « révolutions », terme d’ailleurs d’origine astronomique. Il serait paradoxal qu’un domaine qui traite du changement résiste au changement, ce serait le signe d’une certaine sclérose.

On peut évidemment  parler d’un changement de paradigme quand ce n’est pas le cas, en insistant sur quelques variantes insignifiantes et superficielles, des ravalements de façade. D’ailleurs,  ce qui signale l’émergence d’un « vrai » nouveau paradigme, c’est le fait qu’il va trouver un nouveau public que l’ancien paradigme avait  découragé, du seul fait qu’il était ancien, qu’il avait perdu de sa fraicheur. La question de la qualité  du recrutement est un test. C’est ainsi que lorsque nous sommes « entrés » dans la communauté astrologique parisienne, à la fin des années soixante,  il y avait une certaine effervescence  que l’on aurait du mal à retrouver aujourd’hui, si l’on excepte évidemment nos propres travaux. Lorsque le saturnisme l’emporte, le groupe tend à se refermer sur lui-même , sur ses « acquis », ce qui n’est guère excitant pour de nouveaux venus qui veulent  faire leur chemin  dans l’émulation de nouveaux talents.  Précisons aussitôt que la question des nouveaux paradigmes peut se poser à différents niveaux et pas seulement au niveau « technique » mais aussi dans les modes de sociabilité, de communication. C’est ainsi que la « mode » des congrès aura bel et bien constitué un nouveau paradigme pendant une bonne trentaine d’années  entre le Congrès de 1974  et celui de 2004, dont nous avons été la cheville ouvrière dans les deux cas. Et d’ailleurs en 2004, nous avions célébré en grande pompe ce trentième anniversaire des congrès parisiens, englobant  une centaine de rencontres en divers lieux de France, de Suisse, de Belgique. Quelque part, à partir de 2007-2008 va émerger un nouveau paradigme, celui de la télévision astrologique –Téléprovidence –dont nous avons été le principal architecte, laquelle comportait son lot d’archives audio et vidéo, rassemblant les morts comme les vivants.

Mais, à présent, en cette nouvelle décennie des années 20 du XXIe siècle, un nouveau défi se présente, celui de l’anthropocosmologie visant à se substituer à l’ancien paradigme multiplanétaire en faveur d’un nouveau paradigme, axé sur deux cycles seulement, celui de Saturne et de Jupiter.

Parmi les paradigmes marquants du XXe siècle, on n’oubliera pas de mentionner l’alliance entre astrologie et statistique  ( de Choisnard à Michel Gauquelin) car quelque part tout nouveau paradigme passe par un changement d’alliance, et donc par une forme d’interdisciplinarité. Dans le cas de l’anthropocosmologie,  l’alliance avec la théologie, avec la Bible,  est au cœur d’un nouveau positionnement stratégique visant à désenclaver  une certaine image de l’astrologie, par la constitution  de nouvelles passerelles.

 

 

 

JHB

08 07 21

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