Jacques Halbronn Le retour du Tertius Interveniens. Enjeux linguistiques, théologiques, politiques

Posté par nofim le 2 juin 2021

 

Le retour du Tertius Interveniens Enjeux linguistiques, théologiques, politiques.

 

Par Jacques Halbronn

 

Nous observons que le binaire occulte souvent un troisième facteur  et Kepler a publié en 1610 il y a 400 ans un texte en défense de l’astrologie intitulé Tertius Interveniens – le troisième intervenant, littéralement – que nous avions eu le projet, dans les années 80 de traduire de l’allemand. (beaucoup d’ouvrages allemands utilisaient des intitulés latins) cf notre étude Les historiens des sciences face à l’activité astrologique de Kepler, Congrès des Sociétés Savantes, Bordeaux, 1979 ) Kepler entendait par cette formule expliquer qu’entre les astrologues et leurs adversaires, il y avait place pour les réformateurs.  (cf Nicolas Roudet «  Le Tertius interveniens (1610) ,réponse de l’astrologue Kepler au médecin Feselius/in memoriam Gérard Simon (1931-2009) https://www.academia.edu/22295199/Le_Tertius_interveniens_1610_réponse_de_l_astrologue_Kepler_au_médecin_Feselius

Nous illustrerons notre propos sur trois plans, celui de la linguistique, de la théologie et de la politique

 

I Critique de la dualité signifiant-signifié

Nous revenons sur des thèses déjà formulées ailleurs. On prendra l’exemple de l’élection. Il faut pour cela trois facteurs : l’éligibilité, l’électeur et l’élu. Or, il nous apparait que ce même schéma s’applique à la dualité saussurienne ; au sifgnifiant et au signifié, il conviendrait d’ajouter le signifiable. On notera que cette structure ternaire est déjà attestée au niveau morphologique des suffixes en « ble » à commencer par possible, probable et leurs formes négatives : impossible, improbable etc

Comment se fait-il que Saussure et ses disciples n’aient pas, du moins à notre connaissance, introduit le dit « signifiable », comme condition nécessaire sinon suffisante. ? Or, une telle lacune tend à brouiller les définitions relatives au signifiant et au signifié. Il nous faudra donc redistribuer les termes utilisés Logiquement, le signifié – c’est à dire le participe passé- correspondrait au troisième et ultime stade. On n’accède pas au signifié si l’on n.’est pas passé par le signifiable et le signfiant ou significateur sur le modèle exposé plus haut d’éligible, d’électeur et d’élu. Autrement dit le terme signifiant devrait être reservé au processus lui même, ce qui fait advenir le signifiable en signifié. Le terme « signifiant » nous semble donc impropre à désigner le « mot » qui est le résultat final, le stade 3 et non le stade 2. Quant au signifié, il est utilisé, d’après ce que nous avons pu comprendre, pour indiquer le signifiable, ce qui est susceptible d’être signifié par le moyen du signifiant, c’est à dire du participe présent. (cf notre exposé « La dialectique de l’oral et de l’écrit, sur la plateforme SCRIBD) Il est étonnant que des linguistes aient pu ainsi recourir à des expressions grammaticales aussi impropres. Le signifiable reléve de ce qui est en puissance, potentiel et on retrouve la dialectique classique du passage de la puissance à l’acte et la question des conditions d’un tel processus.

 

 

 

 

II Critique de la dualité Nature-culture

 

Venons-en à notre deuxième point, également des plus « classiques », à savoir que ce qui ne serait pas du domaine de la Nature serait ipso facto de celui de la Culture, ce qui opposerait transcendance et immanence, en gros la Culture étant le fait des humains et la Nature de ce qu’ils ne controlent point.Or, selon nous, il existe un espace entre ces deux plans qui est celui de la Technique. Par exemple, quelqu’un qui ignore tout de la mécanique se trouvera incapable de réparer une machine et pourtant cette machine ne reléve pas pour autant de la Nature. Il y a là une question de degré de la compétence technologique. Celui qui est supérieur en ce sens, n’est-il pas une sorte de dieu pour celui qui n’atteint pas le même niveau?

Si l’on prend notre système solaire, comment savoir si son agencement est de l’ordre de la « Nature » ou de la « Culture »?Certes, au regard de notre avancement technologique actuel, en ce début du XXIe siècle, on peut dire que l’on n’en est pas encore au stade où nous pourrions réorganiser un ensemble de corps célestes mais ce que nous sommes capables de réaliser aujourd’hui aurait certainement paru « miraculeux », il y a encore un siècle, à savoir mettre des satellites, des « stations » en orbite autour de notre Terre. Il importe donc d’être prudent et de considérer le champ de la technique comme intermédiaire en n’excluant pas l’intervention d’une technologie « supérieure » dans la genése de notre environnement spatial proche. Ce qui a des implications au niveau technologique, de l’idée de Création (cf le chapitre Ier du Livre de la Genése)

 

 

 

 

 

 

 

III Critique de la dualité Individu-Etat

Dans un précédent texte, nous avons traité de l’Entre Soi. Or, il s’agit là d’une notion intermédiaire qui n’est réductible ni à l’individu ni à l’Etat et l’on sait l’attitude sous la Révolution Française à l’encontre des corporations et des « nations », au sens de communautés.

De fait, l’individu est toujours lié à un « Entre soi » sans que le dit Entre Soi puisse se présenter comme ayant un caractère universel.Un Etat est de fait composé de toute une série d’entre sois ayant des relations plus ou moins plaisantes entre eux. On dit

que la liberté est liée aux relations interindividuelles alors que l’on réalise de plus en plus cela vaut avant tout pour les relations intercommunautaires au sein d’un même Etat ou interétatique au sein d’une même Union ou Fédération. Il y a deux types de leaders, ceux qui représentent un certain Entre Soi et ceux qui supervisent, fédérent un ensemble plus ou moins vaste d’Entre sois. Il ne faudrait pas confondre ces deux catégories tout comme on ne doit pas confondre la notion de Dieu comme premier moteur de toute chose et celle de « demi-dieu » produisant une création au sein même de la Création. Toute la question étant de déterminer si le Dieu de la Genése appartient à l’une ou à l’autre de ces catégories.

 

 

 

 

 

 

JHB

02 06 21

 

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jacques Halbronn Le message biblique sur la problématique de la fratrie au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

Posté par nofim le 31 mai 2021

 

 

Le message biblique sur la problématique de la fratrie au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

par Jacques Halbronn

 

Dans un livre récent, Gérard Haddad que nous avons souvent croisé dans les milieux juifs, (A l’origine de la violence : d’Oedipe à Caïn, une erreur de Freud ? Ed. Salvator, 2021) , insiste sur la conflictualité au sein de la fratrie en remettant en question celle du fils au père, formalisée par Freud dans le « complexe d’Oedipe ». Ce psychanalyste, proche du lacanisme et du structuralisme, parle certes de Cain – d’où le titre de son livre- mais aussi de Joseph et de ses frères, dans le Pentateuque, sans oublier le Hamlet de Shakespeare. Nous n’avons pas eu son ouvrage entre les mains mais nous ne pensons pas que Gérard Haddad donne les mêmes interprétations que nous des enjeux majeurs liés à la fratrie, c’est à dire de la tension propre à toute élection, toute distinction, dans tous les sens du terme..

Commençons par rappeler ce qui nous est narré quant aux rapports entre Joseph et ses frères (cf le cours au Collége de France de Thomas Romer intitulé « L’Égypte et la Bible : Les songes de Joseph et sa descente en Égypte (Genèse 37), le 10 mars 2016.)

Joseph raconte à ses frères tous issus de Jacob qu’il les a vus, à deux reprises, dans ses rêves s’incliner devant lui. Leur réaction est connue et Joseph sera vendu comme esclave et les frères diront à leur père qu’il a été victime de quelque bête sauvage. Finalement, les frères seront contraints, par la famine, de se rendre en Egypte où Joseph exerce un pouvoir important, à la suite d’ailleurs de son interprétation d’un songe de Pharaon où des vaches maigres dévorent des vaches grasses. Joseph préfigure ainsi le destin d’un Juif « diasporique » ne vivant pas au sein de « sa » communauté d’origine. On connait la suite.

 

 

Nous avons un autre exemple d’un frère choisi parmi d’autres frères avec David

1 Samuel 16, 1-10 -

« Le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie … Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »

Finalement, David se manifeste qui avait été laissé de côté et c’est lui qui deviendra roi.

 

On apprend aussi dans l’Evangile selon Jean que Jésus n’était pas encensé par ses frères  qui ne comprenaient pas que ses actions se déroulassent en Galilée  et non en Judée :

Chapitre VII

1 Après cela, Jésus parcourut la Galilée ; il ne voulait pas aller et venir en Judée, car les autorités juives cherchaient à le faire mourir.

2 La fête juive des Huttes était proche

3 et les frères de Jésus lui dirent : « Pars d’ici et va en Judée, afin que tes disciples, eux aussi, voient les oeuvres que tu fais.

4 Personne n’agit en cachette s’il désire être connu. Puisque tu fais de telles oeuvres, agis en sorte que tout le monde te voie. »

5 En effet, ses frères eux-mêmes ne croyaient pas en lui.

6 Jésus leur dit : « Le moment n’est pas encore venu pour moi. Pour vous, tout moment est bon.

7 Le monde ne peut pas vous haïr, mais il a de la haine pour moi, parce que j’atteste que ses actions sont mauvaises.

8 Allez à la fête, vous. Moi, je ne vais pas à cette fête, parce que le moment n’est pas encore arrivé pour moi. »

 

 

 

Ces éléments étant posés, appliquons notre grille Saturne-Jupiter. Nous avons à plusieurs reprises sur la nécessité de repérer les quelques Jupitériens au sein de la masse des Saturniens. A partir des textes sus mentionnés, nous avons avec Joseph, la proportion d’un sur douze et avec David, de un sur huit  ce qui correspond bel et bien à une minorité manifeste..

Gérard Haddad ne prend pas la mesure de cette disproportion numérique quand il prend l’exemple de deux frères comme dans le cas de Cain et Abel car il ne s’agit pas d’un tête à tête mais d’une toute autre échelle de grandeur comme le montre le songe de Joseph et il aurait mieux valu dans l’ouvrage de Haddad référer à Joseph qu’à Cain. En effet, c’est dans la dialectique, dans le rapport de l’un au multiple ce qui renvoie à la centralité du soleil entouré des planétes, que se situe la spécificité jupitérienne. Les trop petite fratries illustrent mal cette dualité tout comme d’ailleurs la monogamie par rapport à la polygamie.

On notera qu’il n’existe pas de tribu de Joseph lequel est représenté par ses deux fils, sous la forme de deux « demi -tribus), Ephraim et Manassé. Cela signifie que Joseph n’est pas placé au même niveau que ses frères, il n’y aura pas de territoire en « terre promise » réservé aux descendants de Joseph..Et de fait, le Jupitérien n’entend pas être mis sur le même pied que les Saturniens.

Quelle est la leçon, la morale, de cette « histoire »?Cela met l’accent sur une similitude qu’il faut déconstruire en faisant émerger, « accoucher » le jupitérien en l’extrayant d’un environnement saturnien. Car le jupitérien passe au départ par le même canal que le saturnien si ce n’est qu’à un certain stade, les chemins se séparent, le jupitérien découvrant qu’il est différent.

Revenons à la mythologie gréco-romaine, Jupiter est le seul enfant de Saturne à se retrouver dans le ciel, associé à une planéte qui porte son nom. Ce n’est qu’à partir de la toute fin du XVIIIe siècle que Cérés, Junon, Vesta, Neptune, Pluton y figureront- mais avec quel décalage ! – dans le ciel à l’instar des héros de l’Antiquité qui se virent représentés par telle ou telle constellation (zodiacale ou extra-zodiacale) à l’instar d’un Heraklés. Jupiter est en effet le seul de la fratrie à échapper au sort que leur père leur destinait, il parviendra ensuite à les libérer comme Joseph le fera en Egypte pour ses frères.

On a à une illustration marquante de ce qui oppose les jupitériens et les saturniens. On nous objectera que Saturne est le nom du père et il ne pourrait donc désigner les frères. Mais les textes ne sont pas à l’abri d’altérations qu’il faut savoir corriger, ce qui exige une démarche structuraliste permettant une certaine déconstruction. En tout état de cause, nous le terme de saturnien uniquement en raison des appellations astronomiques à savoir qu’il y a une planéte baptisée Saturne qui joue un rôle important -cf notre Astrologie selon Saturne, Paris, 1994-1995, Ed de la Grande Conjonction) Il faut se méfier de la terminologie faute de quoi l’on glisse vers le syncrétisme, c’est à dire en accordant une trop grande importance aux termes employés.

On sait aussi qu’à la mort de Salomon, l’empire fut divisé en deux zones, le Royaume de Judée, au sud autour de Jérusalem, siége de la Royauté et du Temple, et le Royaume d’Israël, au nord. Or, un des noms que prendra le Royaume d’Israël est « Ephraïm », soit le nom d’un des fils de Joseph. Ajoutons qu’Israel est le s »urnom » de Jacob, le père de Joseph et de ses frères. Tout cela ne doit pas nous égarer. En tout état de cause, nous trouvons dans les données ici fournies la marque de la dialectique Jupiter-Saturne, d’une dualité fondamentale au sein des sociétés, ce qui rejoint quelque par l’idée marxiste de Lutte des Classes.

Le XXIe siècle devrait être celui de la reconnaissance d’une telle dualité structurelle de notre Humanité, peuple-chefs, avec les exemples emblématiques de Joseph et de David.. Ce n’est pas parce que les jupitériens sortent des rangs qu’ils doivent être confondus, assimilé avec les saturniens et le rôle prioritaire des astrologues est de les identifier et de les guider selon le principe A right man, at the right place, at the right time..

 

 

 

 

JHB

30 05 21

 

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Jacques Halbronn L’écueil de l’analogie astronomique en cyclologie: le phénomène mimétique

Posté par nofim le 29 mai 2021

L’écueil de l’analogie astronomique en cyclologie ; le phénoméne mimétique.

Par Jacques Halbronn

 

Le cas de la Lune est bien connu et depuis longtemps, l’on aura rapproché la « menstruation » de son cycle, sans parvenir, à notre connaissance, à établir une corrélation véritable sinon au niveau numérique. L’on pourrait se poser la même question pour d’autres cycles présentant quelque analogie avec la révolution de telle ou telle planète : sept ans, douze ans, notamment.

Plus généralement, cela pose la question d’une certaine forme de mimétisme qui peut se confondre avec une véritable influence. Il suffit en effet que tel facteur s’aligne sur tel autre pour que l’on soit tenté de conclure à une influence directe.

Dans le cadre d’une réflexion globale sur le mimétisme, il convient en effet de se garder de conclusions hâtives en termes de causalité. Le « récepteur » peut emprunter à un émetteur – ce qui reléve de l’instrumentalisation- à l’insu même du dit émetteur, ce qui tend à inverser les rapports de force.

L’intérêt d’un tel distingo est de ne pas chercher systématiquement la cause d’un certain phénoméne du fait d’une influence extérieure.Ce serait aller un peu vite en besogne. Le probléme, c’est qu’un tel processus de « calque », d’alignement exige de remettre en question une explication « naturelle » et d’ouvrir la voie à une vision plus technologique des choses. Il est clair que si une voiture est fabriquée avec tel métal, cela ne tient pas à l’impact du dit métal mais bien à son utilisation.

Sur le plan théologique, cela signifie l’intervention d’un « créateur », se servant d’un métalangage à sa convenance. Ainsi ce n’est pas parce que l’astronomie utilise une iconographie pouvant être associée, reliée au cycle des saisons qu’elle en dépendrait véritablement et on pourrait en dire autant pour le nom des planétes à partir de la mythologie. Croire que ces appellations auraient été conférées en « connaissance de cause » comme voudraient le faire croire bien des astrologues, serait pousser le bouchon un peu trop loin ! Il peut ne s’être agi qu’un d’un usage commode pour se repérer comme lorsque l’on distribue les prénoms au sein d’une fratrie ou le noms de personnages pour distinguer entre elles les rues d’un quartier.

Mais cela ne fait que déplacer le probléme : qui aura pu déterminer un cycle analogue à celui de la Lune à l’humanité féminine  au regard de la fécondation ? On est obligé, dès lors, de supposer alors l’intervention de quelque instance supérieurement équipée pour mettre en œuvre une telle programmation. Mais même les analogies entre le cycle de la Lune et celui de Saturne ne sauraient manquer de nous interpeller. 28 jours et 28 ans.Par quel moyen aura-t-on pu parvenir à une telle équivalence qui ne semble pas pouvoir s’expliquer « naturellement ». comme ce serait le cas de la gravitation? On glisse du naturel à l’artificiel, à la construction, à la « création ».

Et l’on pourrait aussi se demander si c’est une coincidence qui fait que la Lune rencontre le Soleil 12 fois en une année terrestre, alors que Jupiter a une révolution de 12 ans. On pourrait certes croire à quelque « harmonie préétablie ». voulu par quelque « premier mobile » dans le plan de la Création. Dans le Livre de la Genése, en son premier chapitre, on dit qu’Adam a été conçu « à l’image » (Tsélem) de Dieu et la forme « comme » apparaît dans certain cas pour indiquer une similitude, une ressemblance et non pas forcément une causalité « naturelle ». Les astrologues d’ailleurs sont familiers avec la notion d’analogie, de symbolique, sans pour autant qu’ils en tirent toutes les conséquences « théologiques », jouant ainsi sur plusieurs tableaux, mettant plusieurs fers au feu..

Même la théorie des âges, dans le sens où l’entend Jean-Pierre Nicola, pose probléme : est- ce que certaines analogies entre telle catégorie d’âge et telle planète sont « naturelles » ou sont-ce des indices nous montrant, nous révélant que notre humanité, notre système solaire reléveraient d’une construction « musicale » (harmonie des sphères) ?

 

 

Pour notre part, au regard de l’anthropocosmologie, à propos de la Table d’Emeraude avec cette formule : » ce qui est en bas est comme (sic) ce qui est en haut », nous pensons que le monde d’en bas a pu être « façonné » en prenant modèle sur le monde d’en haut, non pas au regard d’une interrelation « naturelle » entre les deux plans mais du fait d’une tierce intervention (cf le Tertius Interveniens de Kepler) tout comme celui qui est éligible ne devient élu que par l’opération d’un « électeur » et c’est pourquoi nous pensons qu’un rapprochement entre astrologie et théologie s’impose et qu’une approche purement « scientifique », « darwinienne » sans parler de l’argument de la coincidence- ne saurait suffire

 

JHB

29 05 21

 

 

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jacques Halbronn Anthropocosmologie II. Saturne et le Ciel (aigle) Jupiter et la Terre (taureau)

Posté par nofim le 25 mai 2021

 

 

Anthropocosmologie II

Saturne et le Ciel (aigle), Jupiter et la Terre (taureau)

 

Par Jacques Halbronn

 

La planète désignée sous le nom de Saturne se distingue de la planète désignée sous celui de Jupiter du fait de son plus grand éloignement par rapport à notre Terre. Cela indique qu’elle s’éloigne davantage de la réalité terrestre que ne le fait Jupiter. Nous suivrons en cela la démarche de Jean Pierre Nicola lequel tend à situer les planètes au prisme de leur position astronomique.

Sur cette base, nous pourrons dire que Saturne n’est pas aussi « pénétrant » que Jupiter, ce qui lui permet de faire abstraction de toutes sortes de « réalités », de différences qui apparaitront comme négligeables du point de vue de Saturne. En ce sens, Saturne serait en analogie avec l’axe équinoxial, dont le nom même implique une égalité entre le jour et la nuit.

Ce sera donc quand Saturne passera sur l’axe équinoxial à 0° bélier ou à 0° balance qu’il sera le plus impactant quant aux valeurs qui lui sont propres.

D’un point de vue systémique, nous avons cependant plusieurs options : soit de considérer le passage de Jupiter sur l’axe solsticial, soit de se contenter de dire que lorsque Saturne est faible lors de son passage en solsticial, c’est « bon » pour Jupiter en ne tenant pas compte du cycle astronomique de Jupiter, ce qui serait en effet économique mais ne tiendrait pas compte du cycle de Jupiter lequel serait dès lors fonction de celui de Saturne. Cela nous semble en effet une bonne chose que d’exposer une telle alternative plutôt que de l’éluder car nous pensons que l’astrologie reléve d’abord d’une démarche théorique et qu’il ne suffit pas de parler de « résultats », de « preuves » car une piètre théorie peut-elle être « sauvée » par telle ou telle corrélation ?

Il importe de peser le pour et le contre. Soit un seul cycle pour 2 tempéraments, le saturnien et le jupitérien, soit deux cycles qui multiplieront forcéments les cas de figure, les combinatoires. Que l’on nous comprenne bien, au niveau épistémologique, il ne s’agit pas ici de penser nécessairement le systéme solaire comme un processus « naturel » mais au contraire comme une construction sinon de notre humanité du moins d’une humanité autre, bien plus avancée et dès lors qu’il y a construction, l’important c’est l’ergonomie, selon le principe du rasoir d’Occam.

Celui qui fabrique un dispositif le fait en rapport avec ses besoins et non en vue d’intégrer toutes les données existantes, tous les moyens du bord ! C’est une tentation que de plaquer sur un « créateur » telle ou telle contrainte qui ne serait pas de mise comme si l’on voulait minimiser sa part de libre arbitre. C’est comme chez ceux qui veulent à tout prix que l’astrologie contemporaine se serve des planètes situées au-delà de Saturne et qui n’ont commencé à nous être connues que depuis la fin du XVIIIe siècle  comme si c’était là une obligation. C’est ignorer le processus de créativité des arts et des techniques voire du Droit (notamment constitutionnel) ou de la Linguistique. Certes, pour un astronome, les choses se présentent autrement mais pour un astrologue, on se place dans une démarche d’instrumentalisation qui confère au « créateur » une certaine liberté et donc une imprévisibilité. Il est donc regrettable que les astrologues ne pensent pas assez en termes de « dessein intelligent » en matière d’astrologie alors que dans leur vie pratique, il est probable qu’ils s’accordent cette faculté de conférer aux objets la fonction de leur choix.

C’est tout le problème du mode d’emploi comme dans le cas du dispositif des maitrises planétaires. D’aucuns s’en servent pour l’étude du thème natal alors que l’intention de ceux qui ont produit au départ le dit dispositif l’ont probablement pensé en tant qu’outil prévisionnel.

Comme nous l’indiquions dans notre titre, nous optons présentement pour une approche « nouvelle » du probléme -c’est à dire en réalité à un retour à un état premier dont on aura perdu la conscience. En disant que Jupiter est le taureau, nous soulignons la dimension « terrestre » de Jupiter face à Saturne -l’aigle qui symbolise sa dimension « céleste » (cf le tétramorphe que l’on trouve notamment dans le Livre du prophéte Ezékiel). Ce faisant, nous rejoignons ce que d’aucuns, notamment en Belgique francophone (Vanaise, Hoyoux, Zeevaert alias Laurent d’Alés etc qui sont des précurseurs), ont appelé l’Anthropocosmologie (cf la création de l’INAC à Liége vers 1978, Colloque de Lille).

Nous dirons que Saturne est la manifestation du déterminisme astral alors que Jupiter correspond à la « résistance » terrestre au dit déterminisme. Nous avons par le passé mis en garde contre les relations astronomie-mythologie (cf Manilius qui dans son Astronomicon, associé des dieux non planétaires à certains signes zodiacaux) Préférer le terme « anthropocosmologie » indique bien- du moins dans notre esprit- une dualité fondamentale entre la Terre et le Ciel, ce qui renvoie au premier chapitre de la Genése et même à son premier verset se référant à une création du Ciel et de la Terre, ce qui devrait, désormais, être compris comme un binome où chaque facteur a ses « fondements », ses articulations propres. Cela nous renvoie au Livre de Jérémie (Ch XXXI) sur le passage d’une alliance de type jupitérien à une alliance plus contraignante de type saturnien.

Résumons- nous, face au déterminisme collectif saturnien se dresse un libre arbitre jupitérien échappant aux cycles célestes et donc quelque par imprévisible, ce qui n’empêche pas que les jupitériens ne puissent être affectés par les phases de la planète Saturne-Kronos puisque Saturne est fort en phase équinoxiale (passage sur l’axé belier-balance) et faible en phase solsticiale (passage sur l’axe cancer- capricorne), chaque phase durant 7 ans (ce qui renvoie à l’alternance vaches grasses, vaches maigres, la vache étant la femelle du taureau). On dira que la phase équinoxiale de Saturne est liée à la Nouvelle Alliance et la phase solsticiale à l’Ancienne Alliance, laquelle laisse libre cours aux Jupitériens. Nous avons cependant pu ou cru observer que les Jupitériens étaient marqués par un cycle de 12 ans, durée de la révolution de la planète Jupiter mais cela ne signifie pas nécessairement un lien céleste, il pourrait fort bien s’agir d’une horloge,interne comme l’entend Jean Pierre Nicola avec sa « théorie des Ages »…Tous les 12 ans – ce qu’a bien compris l’astrologie chinoises- se produit un renouvellement énergétique chez les Jupitériens mais évidemment cela part de l’année de naissance des uns et des autres sans qu’il y ait synchronie.

Pour illustrer notre propos, prenons les événements liés à l’année 1989 dont il a largement été question dans le milieu astrologique. A ce moment là Saturne passait sur l’axe solsticial., plus précisément à 0° Capricorne, entamant ainsi une période de 7 ans car Saturne n’agit qu’au moment de son passage mais bien jusqu’au passage suivant. Saturne va donc se fragiliser et cela sera l’occasion pour les Jupitériens de le terrasser, du moins pour un temps, d’autant que le bloc communiste est l’expression par excellence des valeurs saturniennes, donc communistes, propres à la Nouvelle Alliance qui ne laisse plus de place à la liberté individuelle. En ce sens, Barbault- qui est d’une certaine façon un précurseur, à sa façon, avait raison d’associer Saturne-Neptune au communisme et Jupiter-Uranus au capitalisme si ce n’est que Jupiter ne dépend pas stricto sensu de la planète Jupiter, ce qui est assez logique car les valeurs saturniennes relévent d’une mécanique céleste, ce qui ne saurait être le cas des valeurs jupitériennes. Nous dirons donc en conclusion, que les jupitériens sont programmés, biologiquement, sur la base d’un cycle de 12 ans, qui ne reléve aucunement d’un déterminisme collectif puisque chaque année, une nouvelle « promotion » démarre un nouveau cycle, au fil des naissances, des générations successives..

 

 

 

JHB

25 05 21

 

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Jacques Halbronn L’accomplissement de la prophétie de Jérémie à partir du xVIe siècle

Posté par nofim le 23 mai 2021

L’accomplissement de la prophétie de Jérémie à partir du XVIe siècle

par Jacques Halbronn

 

Au chapitre XXXI ( versets 31 et seq) on trouve dans le Livre de Jérémie une prophétie qui aura fait couler beaucoup d’encre relative à la formation d’une Nouvelle Alliance, censée se manifester un beau jour et qui fonctionnera différemment de la Première. On retrouve d’ailleurs une telle terminologie avec les intitulés Ancien et Nouveau Testaments.

Or, il nous apparaît que cette prophétie aura commencé à s’accomplir – pour employer une formule des Evangiles – à la charnière du XVIe siècle et ce à double titre, ce qui crée une convergence assez remarquable. D’une part, le phénoméne de la Réforme, de l’autre, la mutation se produisant dans le monde juif vers une forme de laïcisation.

En ce qui concerne la Réforme, l’on relévera la question du mariage des prêtres, le refus de l’idée de papauté, la mise en cause du libre arbitre, la distance par rapport à la Vierge. Autant de facteurs qui correspondent à notre compréhension de la Nouvelle Alliance, donc quinze siècle après le sacerdoce de Jésus. C’est dire que l’annonce d’une Nouvelle Alliance aura été parfois fort prématuré.

Nous nous propsons de traiter ces questions au prisme du paradigme Jupiter-Saturne que nous avons eu maintes fois l’ccasion d’exposer. La Nouvelle Alliance serait liée à Saturne alors que la Première Alliance le serait à Jupiter. Saturne correspondant à un principe collectif dépassant la dimension individuelle alors que Jupiter s’intéresse à la personnalité propre à chaque protagoniste, ce qui complexifie singulièrement les choses. Jérémie annonce que le modèle jupitérien ne pourra plus s’appliquer et laissera la place au modèle saturnien plus rigoureux et laissant moins de place à l’initiative individuelle. Par ailleurs, Saturne est lié au deuxiéme chapitre de la Genése alors que Jupiter correspondait au premier. Saturne c’est le Ish doté de sa Isha, Adam accompagné par Eve alors que Jupiter est, à l’image du Créateur à la fois masculin et féminin, donc androgyne. Le catholicisme romain est jupitérien. Il met en avant le Pape, figure jupitérienne et le célibat.

 

De l’autre côté, nous avons le monde juif, à la même époque, avec l’apparition progressive de personnalités « d’origine juive » se distinguant dans toutes les branches de la création et ce en dehors du carcan religieux, d’où la prise en compte de Juifs s’étant convertis à telle ou telle religion. Ce qui correspond à une tendance jupitérienne qui va d’ailleurs cohabiter à terme avec un sionisme de tendance saturnienne, d’où la création de l’Etat d’Israel La Shoah est un phénoméne typiquement saturnien qui prend le monde juif comme un tout d’un seul tenant et donc méritant un même sort.

On voit que le judaisme tout comme le christianisme connaissent l’un et l’autre une mutation et nous offrent une certaine complémentarité…Les nouveaux juifs vont susciter un certain antisémitisme distinct de l’ancien antijudaisme (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du Xxe siècle. Ed Ramkat 2002) et cet antisémitisme ne croit pas à la valeur des conversions comme on le croyait encore à la fin du Xve siècle et l’expulsion des Juifs d’Espagne refusant la conversion. et le protestantisme saturnien marquera l’Allemagne nazie. Mais très vite, ces conversions seront mise en cause et cela donnera naissance au marranisme.

Le Juif jupitérien diffère singulièrement du Juif saturnien en ce qu’il s’affirme dans sa singularité, dans le cadre d’une laïcité et en cela le clivage est marqué avec le Juif saturnien, polarisé sur l’Etat d’Israel. Emerge ainsi une double dualité tant au sein du monde chrétien que du monde juif, avec d’un côté Catholiques et Juifs diasporiques et de l’autre Protestants et Juifs sionistes. Rappelons que le sionisme aura été largement porté par le mouvement évangéliste, notamment depuis le XIXe siècle.

 

 

JHB

23 05 21

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jacques halbronn La double dimension additionnelle du chapitre II de la Genése

Posté par nofim le 20 mai 2021

La double dimension additionnelle du chapitre II de la Genése . Saturne-Shabbat et la Femme.

 

Par Jacques Halbronn

 

Le chapitre II du Livre de la Genése témoigne d’un certain revirement dans le premier projet de la Création.

Cela commence par l’ajout d’un septième jour.(Yom haShevii) alors que la Création avait été accomplie en six jours.

Dernier verset (31) du chapitre I On voit bien que c’est un verset conclusif « Dieu examina tout (Kol) ce qu’il avait fait » jusque là

 

לא וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-כָּל-אֲשֶׁר עָשָׂה, וְהִנֵּה-טוֹב מְאֹד; וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם הַשִּׁשִּׁי. {פ}

 

31 Dieu examina tout ce qu’il avait fait c’était éminemment bien. Le soir se fit, puis le matin; ce fut le sixième jour.

 

 

 

Premiers versets du chapitre II :

 

 

 

א וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, וְכָל-צְבָאָם.

 

1 Ainsi furent terminés les cieux et la terre, avec tout ce qu’ils renferment.

 

ב וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה.

 

2 Dieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par lui; et il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.

 

ג וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי, וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ: כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת. {פ}

 

3 Dieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu’en ce jour il se reposa de l’œuvre entière qu’il avait produite et organisée.

 

ד אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם: בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים–אֶרֶץ וְשָׁמָיִם.

 

4 Telles sont les origines du ciel et de la terre, lorsqu’ils furent créés; à l’époque où l’Éternel-Dieu fit une terre et un ciel.

 

Passons à un autre aspect de ce même chapitre II non sans avoir faire remarquer que le commandement (l’un des « Dix Commandements ») sur le Shabbat (Exode XX) renvoie à ce même début du chapitre II et ce nom même de Shabbat est lié à Shabtai qui est le nom de la planète Saturne (dans le Livre de la Création, Sefer Yetsira). Autrement dit, le respect du Shabbat découle dans la mise en place dans un deuxième temps, d’un septiéme jour dont nous verrons qu’il est problématique.

 

ח שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ.

 

8 Durant six jours tu travailleras et t’occuperas de toutes tes affaires,

 

ט וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי–שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ: לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ.

 

9 mais le septième jour est la trêve de l’Éternel ton Dieu: tu n’y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes murs.

 

י כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת–וַיְקַדְּשֵׁהוּ. {ס}

 

10 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et il s’est reposé le septième jour; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Sabbat et l’a sanctifié.

 

 

 

Mais là n’est pas la seule addition véhiculée par ce même chapitre II du Livre de la Genése et nous y voyons quelque forme d’analogie : notons une discontinuité entre les 10 premiers versets et les suivanats dans le nom meme de Dieu : d’un côté Yahvé et de l’autre Yahvé Elohim, d’où deux formulations distinctes dans la traduction française : d’un côté L’Eternel, de l’autre l’Eternel-Dieu.

 

יח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ.

 

18 L’Éternel-Dieu dit: « Il n’est pas bon que l’homme soit isolé; je lui ferai une aide digne de lui. »

 

כא וַיַּפֵּל יְהוָה אֱלֹהִים תַּרְדֵּמָה עַל-הָאָדָם, וַיִּישָׁן; וַיִּקַּח, אַחַת מִצַּלְעֹתָיו, וַיִּסְגֹּר בָּשָׂר, תַּחְתֶּנָּה.

 

21 L’Éternel-Dieu fit peser une torpeur sur l’Homme, qui s’endormit il prit une de ses côtes, et forma un tissu de chair à la place.

 

כב וַיִּבֶן יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הַצֵּלָע אֲשֶׁר-לָקַח מִן-הָאָדָם, לְאִשָּׁה; וַיְבִאֶהָ, אֶל-הָאָדָם.

 

22 L’Éternel-Dieu organisa en une femme la côte qu’il avait prise à l’homme, et il la présenta à l’homme.

 

כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת.

 

23 Et l’homme dit: « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. »

 

כד עַל-כֵּן, יַעֲזָב-אִישׁ, אֶת-אָבִיו, וְאֶת-אִמּוֹ; וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ, וְהָיוּ לְבָשָׂר אֶחָד.

 

24 C’est pourquoi l’homme abandonne son père et sa mère; il s’unit à sa femme, et ils deviennent une seule chair.

 

כה וַיִּהְיוּ שְׁנֵיהֶם עֲרוּמִּים, הָאָדָם וְאִשְׁתּוֹ; וְלֹא, יִתְבֹּשָׁשׁוּ.

 

25 Or ils étaient tous deux nus, l’homme et sa femme, et ils n’en éprouvaient point de honte.

 

 

 

Ce même chapitre II non seulement introduit un septième jour,-ce qui va également affecter le nombre de jours de la semaine- mais annonce qu’il va apporter de l’aide (Ezer) à Adam, avec la création de la femme qui n’était pas prévue davantage dans le premier programme.

 

C’est dire que ce chapitre II est un moment clef dont on trouve l’écho dans la genése de la tradition astrologique avec le passage du 6 au 7.(cf notre étude de la Tétrabible de Ptolémée sur le chapitres des rapports planètes-signes) Saturne serait une planète additionnelle tout comme la Nouvelle Alliance (Jérémie XXXI) est évidemment additionnelle. Structurellement, l’ajout de Saturne vient perturber également l’agencement des lettres de l’alphabet hébraïque tel que présenté dans le Sefer Yetsira, où un groupe de six lettres « doubles » se voit adjoint une septiéme lettre, le Resh.

 

On perçoit le paralléle entre Genése II et Jérémie XXXI, cette « nouvelle alliance’ (Brith Hadasha), reprise dans le « Nouveau Testament » correspondant un virage quant à la constitution même d’une certaine humanité et dont on trouve un écho dans le Shéma Israel,(Ecoute Israel) actuellement considéré comme la manifestation par excellence de la foi juive alors même que la maison d’Israel ne saurait être confondue avec la maison de Juda (cf le verset 30)

 

ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה.

 

30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,

 

לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם: אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה.

 

31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur.

 

לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.

 

32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

 

Une telle problématique additionnelle concerne aussi le rapport du puiné-celui qui arrive après- à l’aîné, de Jacob- qui prendra le nom d’Israel à la suite de son combat avec l’Ange- par rapport à Esaü. Cela nous renvoie aux affrontements survenus à la suite de la mort du roi Salomon, ce qui conduira à la formation d’un Royaume d’Israel qui fera pendant au Royaume de Juda, ce qui constitue une donnée politique nouvelle. Rappelons que Jésus déclare qu’il est venu pour « les brebis perdues de la maison d’Israel » et c’est lui qui brandit l’idée de Nouvelle Alliance. N’oublions pas la distinction entre Ancien et Nouveau Testaments,ce qui va dans le même sens additionnel. Il n’est pas étonnant, dans ces circonstances, que la Bible chrétienne ait englobé l’Ancien Testament. Boyarin insiste sur certaines convergences en soulignant l’évolution du judaisme mais il semble oublier que cette évolution fait déjà problème en elle-même et que le christianisme n’est que la continuité, l’ »accomplissement », de ce qui s’est joué autour du Royaume d’Israel, bien des siècles avant le temps de Jésus !

 

Pour nous, il nous semble qu’il importe de prendra acte d’un tel revirement et de comprendre que l’Ancien Testament aura déjà fait l’objet de manipulations, ce dont le judaisme actuel ne semble pas avoir pris la mesure, véhiculant de facto une approche qui appartient au dit Royaume d’Israel. Pour nous, le scandale de la récitation du Shema Israel comme expression de la foi juive devra cesser tôt ou tard, mais cela vaut aussi pour la célébration du « septième jour » qui est une invention « israélite » en ce qu’elle constitue bel et bien une subversion. C’est bien là un « Cheval de Troie » !

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jacques Halbronn Relecture de la Nouvelle Alliance au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

Posté par nofim le 17 mai 2021

 

Relecture de la Nouvelle Alliance au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

par Jacques Halbronn

 

Pour commencer, il importe de comprendre que les Livres des principaux Prophétes s’adressent la maison d’Israel, l’interpellent, d’où la célébre formule, si mal comprise, du « Ecoute Israel » qui sonne comme un avertissement , formule étrangement devenue profession de foi pour les Juifs (Shma Israel) alors que cela s’adresse à leurs adversaires.

Selon nous, le texte de Jérémie XXX1, 31 (cf en annexe) oppose Jupiter et Saturne, à savoir deux conceptions du pouvoir, l’une qui passe par l’obéissance à un chef,(Jupiter) l’autre par une programmation collective.(Saturne)

« Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. (..) Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Autrement dit, Dieu renonce à passer par Moïse, par un chef et entend s’imposer directement. C’est repris dans le « Ecoute Israel » ; Que les commandements que je te prescris aujourd’hui soient gravés dans ton cœur’ »

On voit bien que le régime saturnien est bien plus rigide et contraignant que le régime jupitérien ; on penserait de nos jours à une dystopie où l’on grefferait des « puces » dans la tête des gens.

La « Nouvelle Alliance » dont se targuent les Chrétiens serait donc saturnienne puisque c’est l’ancienne alliance, plus souple, qui est réservée aux gens d’Israel mais cette nouvelle alliance a au moins le mérite de ne plus laisser place à la faute. alors que les Judéens – les Yehoudim, les Juifs (judaisme) – sont toujours sous le régime jupitérien de l’Ancienne Alliance lequel n’implique pas des commandements « gravés », « écrits » dans les cœur de chacun.Selon nous il est grand temps que les Juifs cessent de réciter le « Shéma Israel »

De même, les Juifs doivent se référer au premier chapitre de la Genése alors que les chapitres suivants concernent la maison d’Israel. On nous objectera qu’à l’époque, la maison d’Israël n’existait pas puisqu’elle n’apparaîtra qu’à la mort du roi Salomon. Nous répondrons que les narratifs sont marqués par l’époque où ils sont rédigés et non par celle qu’ils sont censés décrire. On ne saurait concilier un Adam androgyne et un Adam en couple (avec Eve) Par ailleurs, si la sécession eut lieu à la mort de Salomon, elle avait des causes très anciennes fondées sur une différence de statut des populations qui formeront le Royaume d’Israel lesquelles se sentaient colonisées par la maison de Juda.

Selon nous, ce conflit va se perpétuer du temps de Jésus, le Judéen, lequel entend reprendre le contrôle de la maison d’Israel:

Evangile de Mathieu XV, 24 Jésus répondit «  Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ».

Pour nous, l’on assiste à un conflit entre Jésus, le Jupitérien et le peuple de nature saturnienne et pour nous Jésus ne fait pas partie du peuple, pas plus que Moïse car les chefs sont extérieurs au peuple.Ils sont missionnés auprès de telle communauté qu’ils vont prendre en charge.

Rappelons que dans le Livre de l’Exode ( Ch III), Dieu dit à Moise d’aller parler à « ce peuple » , ce qui signifie que Dieu ne l’y inclut point. Les chefs sont toujours en butte aux attaques du peuple, au risque de se faire lyncher, comme on peut le voir dans le cas de Moise

Cette dualité, elle est mise en scène dans l’opposition entre les deux fils d’Isaac, Esau (associé à Edom que nous rapprochons d’Adam), l’ainé et Jacob (qui deviendra Israel et ce n’est pas un hasard. Ce sera le nom sous lequel le Royaume du Nord sera désigné. Il est vrai que le Pentateuque, tel qu’il nous a été conservé, est fortement marqué par la maison d’Israel, Moise ayant affaire aux « fils d’Israel » – Benei Israel », lors de la Sortie d’Egypte . Dans le Livre de la Genése, on nous montre le puiné l’emportant sur l’aîné, Jacob sur Esaü et même Moise sur Aaron.

Au sein du monde juif, nous distinguerons les personnes qui veulent former un peuple, ce qui les place en position saturnienne et celles qui sont vouées à s’occuper, dans le monde, de populations qui leur sont étrangères, puisque les Jupitériens ne sauraient se laisser embrigader. Ce qui règle la lancinante question des problèmes d’appartenance.

On voit que notre modèle astrologique éclaire de façon remarquable les Ecritures « Saintes »mais cela vaut aussi dans l’autre sens  quand on sait dans quel état de délabrement se trouve l’astrologie actuelle. Il est temps que l’on y fasse le ménage -comme Jésus dans le Temple de Jérusalem, et que l’on s’y limite aux deux planètes, Jupiter et Saturne., les plus lentes connues dans l’Antiquité. 12 et 28 années terrestres, de révolution totalisent 40 ou 4×10 mais ces chiffres ne font sens que par rapport aux données terrestres (un an : 365 jours), ce qui n’est pas un point négligeable et nous en dit long sur l’histoire et la conception de notre systéme solaire…

En ce qui concerne le commandement du Shabbat (un des X commandements exposés dans le Livre de l’Exose (Xxe chapitre), l’on est en droit de se poser des questions tout comme sut le Septiéme Jour de la Création, décrit non pas dans le premier chapitre du Livre de la Genése mais au début du deuxiéme chapitre auquel il est renvoyé pour justifier le Shabbat :.

1 Ainsi furent terminés les cieux et la terre, avec tout ce qu’ils renferment.

2 Dieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par lui; et il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.

 

Ce Septième jour nous apparaît comme une pièce rapportée. Le nom même de Shabbat renvoie à Saturne- Shabtaï selon le Sefer Yetsira, Livre de la Création- (en anglais, Samedi se dit Saturday) et c’est donc la planète du peuple face à l’élite jupitérienne.. L’esprit du Shabbat est celui d’une extrême passivité, ce qui correspond au régime saturnien. En ne faisant rien, on ne risque pas de commettre de fautes.

Exode XX :

ז זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת, לְקַדְּשׁוֹ.

7 (4) »Pense au jour du Sabbat pour le sanctifier.

ח שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ.

8 Durant six jours tu travailleras et t’occuperas de toutes tes affaires,

ט וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי–שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ:  לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ.

9 mais le septième jour est la trêve de l’Éternel ton Dieu: tu n’y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes murs.

י כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת–וַיְקַדְּשֵׁהוּ.  {ס}

10 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et il s’est reposé le septième jour; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Sabbat et l’a sanctifié.

 

Les Juifs ne sauraient donc honorer le Shabbat qui est le jour de la maison d’Israël à condition de préciser que le vendredi soir n’est pas le Shabbat lequel se déroule en plein jour. C’est d’ailleurs le samedi que l’on lit le Pentateuque. Le vendredi soir devrait être selon nous dévolu à la lecture des Livres des Prophètes Jérémie, Isaïe, Ézéchiel encore que même ces ouvrages aient été « trafiqués » comme dans le cas des additions à Isaïe dit (Deutéro Isaïe, à partir du chapitre 40)

 

Annexe :

 

 

ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה.

30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,

 

 

 

לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם:  אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה.

31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur.

לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.

32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה:  כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד.  {ס}

33 Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés.

 

 

Genése Chapitre II

א וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, וְכָל-צְבָאָם.

1 Ainsi furent terminés les cieux et la terre, avec tout ce qu’ils renferment.

ב וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה.

2 Dieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par lui; et il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.

ג וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי, וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ:  כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת.  {פ}

3 Dieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu’en ce jour il se reposa de l’œuvre entière qu’il avait produite et organisée.

ד אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם:  בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים–אֶרֶץ וְשָׁמָיִם.

4 Telles sont les origines du ciel et de la terre, lorsqu’ils furent créés; à l’époque où l’Éternel-Dieu fit une terre et un ciel

 

La Bible serait donc traversée par l’opposition entre Jupiter et Saturne, que l’on retrouve dans la mythologie. Les Judéens rejettent Saturne comme c’est le cas lorsque Saturne Kronos est exilé de l’Olympe par son fils Jupiter- Zeus. Saturne est à rapprocher de Satan, ce qui conduit à un certain manichéisme. Cette conflictualité est constamment présente comme si ces deux dieux s’étaient partagés le monde, à la façon de Pluton (Hadés) et de Cérés (Démeter) On trouve face à face deux pratiques du pouvoir, le jupitérien qui est celui d’un chef élu que l’on suit du fait de son charisme et le saturnien qui est celui d’une Société qui fonctionne selon un programme préétabli  comme annoncé dans la Prophétie de Jérémie, la dite prophétie (Ch XXXI)) portant selon nous la marque de la maison d’Israel, laquelle refuse toute idée d’élite au nom de la formule anglaise « bottom up », un pouvoir venant du bas. Cela donne deux formes d’astrologie, une jupitérienne et une autre saturnienne, la première laissant bien plus de liberté que la seconde mais aussi plus de possibilités de fauter et on a pu voir, avec la pandémie, à quel point Saturne est en mesure de prendre le dessus et d’imposer une uniformité de comportement..

 

JHB

17 05 21

 

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jacques Halbronn Théologie. Les Chrétiens « brebis perdues de la maison d’Israel ».

Posté par nofim le 2 mai 2021

 

Théologie. Les Chrétiens, « brebis perdues de la maison d’Israël »

par Jacques Halbronn

 

Rapport adressé à Elzbiéta Amsler, Directrice : Amitié judéo-chrétienne de France

 

 

 

Dans l’optique d’un dialogue entre Juifs et Chrétiens, nous proposons de reconnaître dans le Christianisme la continuation de la maison d’Israel à condition, bien entendu, de rappeler que la « maison d’Israel » n’est pas la « maison de Judah » (cf notre précédent texte à ce sujet) Selon nous, le projet initial de Jésus était la reconstitution, la restauration de la dite « maison d’Israel ».

Cela fait d’autant plus sens que les populations constituant, à la mort de Salomon, le royaume d’Israel n’étaient probablement pas « juives » mais vassalisées par la dynastie davidienne, pratique courante à l’époque. D’ailleurs, comment comprendre autrement cette révolte, cette revendication face à la dite dynastie ? Le clivage enre les deux royaumes avait certainement des racines profondes et d’ailleurs l’Epitre aux Hébreux souligne l’existence d’un tel décalage, dénote le ressentiment d’une population colonisée. L’on sait par ailleurs que l’action de Jésus fut largement centrée sur la Galilée, donc sur le Royaume du Nord, détruit par les Assyriens au VIIIe siècle. Les Prophétes n’auront eu de cesse d’interpeller les gens d’Israêl sur leurs mœurs, leur culte, d’où le fameux « Ecoute Israel » que l’on considère bien à tort comme un marqueur identitaire pour les Juifs ! Qu’en outre, le nouvel Etat Juif (  Judendestaat)

ait adopté le nom d’Israel ne fait qu’ajouter à la confusion puisque ses citoyens se nomment des « Israéliens »  sans parler du fait que les Juifs se firent longtemps appeler « Israélites », notamment au XIXe siècle.

Il serait donc souhaitable que l’on mit fin à des appellations trompeuses. Mais par ailleurs, nous ne voyons pas d’inconvénient à ce que les Chrétiens se référent à Israel:ils ont d’ailleurs employé l’expression « verus Israel ». pour se désigner.

Par ailleurs,le livre de l’Exode est marquée de bout en bout par la formule « fils d’Israel » (beney Israel). Cela tient au fait que ce Livre aura en fait été rédigé par des ressortissants, des tenants de la « maison d’Israel ».L’on comprend d’ailleurs ainsi pourquoi les Chrétiens ont intégré le Pentateuque dans leur «  Bible »

Jésus est l’interface entre les deux « maisons » d’Israel et de Juda, puisque lui-même était Judéen ,né à Betléhem, mais aurait vécu à Nazareth et préché près du Lac de Tibériade.

Parler du monde judéo-chrétien fait sens si l’on renvoie aux relations israélo-judéenne du temps de David et de Salomon.

Ajoutons que cette dualité, nous la trouvons mise en scène dans le Livre de la Genése avec les jumeaux Esau et Jacob., fils d’Isaac, petits fils d’Abraham. On sait que Jacob sera nommé Israel. Mais quant à Esau, il est absurde d’en faire le père d’une lignée étrangère, il est associé à Edom, qui est assimilable à Adam : ce sont les mêmes consonnes. Pour nous les Judéens sont des « fils d’Adam » et les Chrétiens les fils d’Israel. Il importe donc que les Juifs récupèrent le personnage d’Esaü-Edom et s’attribuent la lignée de Jacob-Israel. La notion même de « Fils de l’homme » est un contre-sens, il faut comprendre « fils d’Adam », donc Juif et c’est ainsi que les prophétes furent souvent interpellés par « Dieu ». : Ben Adam. Les traductions « fils de l’homme » prétent à confusion. Mais, répetons-le, le Livre de l’Exode est l’affaire des Israélites et il est étrange que les Juifs aient adopté un tel ouvrage. Ils sont les dindons de la farce. Selon nous, il devrait être exclus de la pratique juive synagogale hebdomadaire- au profit des Livres des Prophétes (Neviim), qui fait suite (dans le « tanakh », Torah, Neviim, Ketouvim) au Pentateuque, lequel est si fortement marqué par l’entre-soi des Israélites.. Rappelons aussi que la condamnation pat les Prophétes d’Israel ne vise aucunement les Judéens mais bien la maison d’Israel. Que par la suite, les Juifs aient adopté une telle appellation, notamment dans le Talmud, ne change strictement rien à l’affaire. Il faut absolument cesser de qualifier les Juifs d’Israel et accorder cette filiation, au moins sur le plan spirituel, aux Chrétiens. D’ailleurs, encore de nos jours, l’on voit bien ce qui distingue le culte chrétien du culte juif avec notamment la question des représentations, des images, des idoles ce qui était déjà une pomme de discorde à l’époque biblique.

Quant à la question proprement théologique,nous dirons que notre humanité a besoin de personnages qui soient l’interface entre Dieu et les hommes mais ces personnages qui sont des « Justes » et Jésus sera appelé Juste- doivent être présents en tout temps et en tous lieux, comme le montre le dialogue d’Abraham et de Dieu à propos du sort de Sodome. Combien de Justes, de Tsadikim ? Et l’on sait que le terme de Tsadiq aura été notamment développé en milieu hassidique.

 

 

 

 

 

JHB

02 05 21

 

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Jacque Halbronn Quelle est la ‘maison d’Israel »?

Posté par nofim le 20 avril 2021

Quelle est la « maison d’Israël » (Beyt Israel) et quelle est la « Nouvelle Alliance » (Brith Hadasha) dans la Bible. ? Par Jacques Halbronn

Ce serait un grave contre-sens de comprendre le texte de Matthieu 10:6 « mais allez plutot vers les brebis perdues de la maison d’Israel. » -( King James Bible «  But go rather to the lost sheep of the house of Israel » ; en grec avec le mot « Oikon  Israil», maison (qui a donné économie écologie) dans la version grecque du dit Evangile :.

πορεύεσθε δὲ μᾶλλον πρὸς τὰ πρόβατα τὰ ἀπολωλότα οἴκου Ἰσραήλ.

mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël

comme désignant le « peuple juif » dans son ensemble.

La forme « maison d’Israel » a généralement été mal comprise, délibérément ou non. En fait, cette expression doit être rapportée aux Livres des Prophétes et notamment à celui de Jérémie (XXXI, 30-32) : l’on y oppose les deux « maisons » au verset 30, si ce n’est qu’au verset 32, seule figure, est mentionnée la «  maison d’Israel ». Rappelons

que l’Ancien Testament tel que nous le connaissons aura été, selon nos travaux, considérablement le fait de la dite maison d’Israel et c’est d’ailleurs probablement pour cette raison qu’il aura été adjoint au Nouveau pour le désigner globalement sous le nom de ‘Bible » (terme qui en grec signifie simplement livre). Selon nous, Jésus s’était mis en tête de réunir les deux « maisons » (cf notre étude Le « Juste » et le « Témoin » dans la Bible. Genése XVIII)

Jérémie : XXXI

ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה.

30 Voici, des jours vont venir, dit Yahwé où je conclurai avec la maison d’Israël (Beyt Israel) et la maison de Juda (Beyt Yehouda) une alliance nouvelle, (Brith Hadasha)

לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם:  אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה.

31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit Yahwé.

לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.

32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, (Bayt Israel) au terme de cette époque, dit Yahwé: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai.

 

En ce qui concerne la formule «  Nouvelle Alliance » qui ne figure d’ailleurs que dans le Livre de Jérémie, pour ce qui est de l’Ancien

Testament. Cette alliance n’est nullement déclarée rompue mais va partir sur de nouvelles base lesquelles ne laisseront plus au Juifs la même latitude que par le passé. Cela sera désormais comme une science infuse, « gravée » au sens de « programmée «  au moyen de quelque logiciel voire comme une sorte de « puce » comme on dirait de nos jours. Mais comme nous le faisions remarquer dans Jérémie XXXI, 32, ce traitement serait réservé à la seule «  Maison d’Israel » pour qu’elle ne risque plus de fauter, de pécher,

comme par le passé. D’où le fait que cette formule du « gravage » est reprise, du moins dans les traductions car dans le texte hébraique, il est simplement écrit que Yahwé les »ordonne (Metsavékha -(Bar (Mitzwa) dans ton coeur », dans le « Shema Israël » récité aux Offices synagogaux.

Tu aimeras l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur,

de toute ton âme

et de tous tes moyens

Veahavta ett Ado-naï Elo-hekha, bekhol levavekha,

ouvkhol nafchekha,

ouvkhol meodekha

וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ

וּבְכָל-נַפְשְׁךָ,

וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.ּ

Que les commandements que je te prescris aujourd’hui

soient gravés dans ton cœur

Vehayou hadevarim ha’èlè

acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha

וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה,

אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶ

La traduction Segond est plus littérale : « Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. 6 Les commandements que je te donne aujourd’hui seront dans ton coeur » alors que les traductions judaiques de ce verset donnent « gravé », ce qui est la formule de Jérémie : le passage en question du Deutéronome est reprise de Jérémie mais le verbe pour écrire a disparu et a été remplacé par la notion de Mitzwa ( commandement) qui est une version édulcorée. On note que dans Deutéronome VI, au verset 3, qui précéde le Shema Israel du verset 4, c’est le nom d’Israel qui est mis en

avant mais ce verset 3 ne figure pas dans le texte du Shema qui commence au verset 4. Grammaticalement, d’ailleurs, les deux versets différent : au verset 3, note l’usage du Vav conversif « VeShamata Israel » alors qu’au verset 4, l’usage n’est pas maintenu, d’où la forme »Shema Israel » D’un verset à l’autre, dans le Deutéronome, on n’a pas le même type d’hébreu, ce qui trahit des interpolations, la forme la plus archaique étant la plus authentique.

Deutéronome VI

ג וְשָׁמַעְתָּ יִשְׂרָאֵל, וְשָׁמַרְתָּ לַעֲשׂוֹת, אֲשֶׁר יִיטַב לְךָ, וַאֲשֶׁר תִּרְבּוּן מְאֹד:  כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתֶיךָ, לָךְ–אֶרֶץ זָבַת חָלָב, וּדְבָשׁ.  {פ}

3 Tu écouteras (VeShamata)

donc, Israël, et tu observeras avec soin, afin de prospérer et de multiplier sans mesure, ainsi que l’Éternel, Dieu de tes pères, te l’a promis, dans ce pays ruisselant de lait et de miel.

ד שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל:  יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.

4 Ecoute (Shema), Israël: l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est un!

ה וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשְׁךָ, וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.

5 Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir.

ו וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ.

6 Ces devoirs que je t’impose aujourd’hui seront gravés dans ton cœur.

Jérémie XXXI

לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.

32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה:  כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד.  {ס}

33 Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés.

où l’on trouve le verbe signifiant « écrire », donc graver (racine kotev que l’on retrouve dans le Mektoub musulmna) Le Deutéronome VI 4-9) se serait donc calqué sur Jérémie XXXI qui serait la véritable source du « Shema Israel », ce qui n’aurait rien d’étonnant vu que cette interpellation se retrouve à plusieurs reprises dans les Livres des Prophétes non pas s’en prenant aux Judéens mais aux Israélites. En fait, le Deutéronome brouille les pistes. Or, il semble qu’il y ait eu une tradition orale qui serait restée fidéle au texte de Jérémie alors que la tradition écrite correspondrait au texte du Deutéronome.

Or, on retrouve le même mélange de mode de conjugaison, dans Deutéronome VI et dans Genése I Le premier verset ne pratique pas le Vav conversif alors que le troisième verset s’y conforme :

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.

1 Au commencement, Dieu créa (bara)le ciel et la terre.

ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.

2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.

ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.

3 Dieu dit: (Vayomer)

« Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

Pour en revenir à la « nouvelle alliance » telle qu’exposée dans le Livre de Jérémie, l’interprétation de cette formule pour indiquer un changement de partenaire vaudrait pour la maison d’Israel mais non pour des populations étrangères, paiennes, ce que n’est pas la maison d’Israel même si son culte difffère quelque peu de celui pratiqué par la maison de Juda. La formule dans Mathieu indiquant que Jésus est venu pour la maison d’Israel et ses « brebis perdues » est généralement entendue pour « sauver » les Juifs. Or, ce sont les ressortissants de la maison d’Israel qui doivent être sauvés et pardonnés, comme nous le confirme constamment la lecture des Livres des Prophétes !

Il est au demeurant remarquable que cette expression « maison d’Israel » ait été utilisée dans Mathieu car cela nous met sur la piste de la source prophétique. Malheureusement, pour une certaine exégèse, c’est bel et bien le mot maison d’Israel qui figure dans Mathieu (oikon dans la version grecque) et pour un habitué de la lecture des Prophétes, cette formule fait pendant à la « maison de Juda » et ne saurait donc, en aucune façon, l’englober !

 

20 04 21

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jacques Halbronn Le syncrétisme dans la littérature astrologique, biblique, centurique, anglaise

Posté par nofim le 8 avril 2021

 

Le syncrétisme dans la littérature astrologique, biblique, centurique,  anglaise

par Jacques Halbronn

 

Si le syncrétisme en politique peut faire sens – on pense à l’édit de Nantes (1598), on pense à la diversité au sein des empires, des fédérations – d’où l’adage diviser pour régner- qu’en est-il quand il s’agit de savoirs, de doctrines, de textes, de langues etc ? Le syncrétisme est-il une synthèse, un aboutissement, une tentative de concordance , de tout englober? Il est marqué par l’emprunt et le mimétisme.

Selon nous, le rôle de l’historien vise notamment à faire apparaître un processus syncrétique au sein de toutes sortes de corpus dont nous passerons ici certains en revue en vue de faire un état des lieux au regard du syncrétisme.

A L’astrologie malade du syncrétisme ?

Que dire par exemple de la combinaison bien connue du signe et de l’ascendant :( soleil en ) Lion Ascendant Scorpion et ainsi de suite.?Il faut savoir que l’ascendant reléve du mouvement diurne et d’une approche « rotationnelle » alors que le « mouvement » du Soleil est en quelque sorte annuel  et concerne le passage du Soleil à travers les 12 signes du Zodiaque. La temporalité est complétement différente et si la connaissance du lieu et de l’heure de naissance est capitale pour la détermination de l’Ascendant, en revanche, la détermination de la position du soleil n’exige pas une telle précision.

 

B La Bible

Nous dirons que le Pentateuque, lu semaine après semaine dans les lieux de culte juifs est déjà en soi tout à fait syncrétique en ce qu’il combine ce qui reléve du Royaume du Nord, Israel et ce qui tient au Royaume du Sud, soit la Judée et Jérusalem. C’est ainsi que le récit de la Sortie d’Egypte est complétement axé sur les « enfants d’Israël », les « Beney Israel » sans parler de la profession de foi « juive » du Ecoute Israel (Shéma). De même, nous dirons que le vendredi soir est lié aux Juifs et le samedi matin aux Israélites. On notera à ce propos que Juif et Israélite sont perçus comme des synonymes sans parler du nom de l’Etat d’Israel ! Dans le Talmud (de Babylone), au traité Shabbat, on trouve le « Ein Mazal leIsrael »- Israel n’a pas de « mazal »- à propos du rapport à l’astrologie

 

C Les Centuries

 

Nous nous sommes beaucoup intéressés aux contrefaçons des éditions des Centuries « nostradamiques »  , les faussaires ayant mélangé allégrement le faux et l’authentique. Les Centuries sont divisées en deux volets, le premier à 7 centuries précédé d’une Préface à César et le second à 3 centuries, précédé d’une Epitre à Henri II.. Le premier volet paraît sous la Ligue quelque temps avant le second. Mais on admet généralement qu’il aurait existé dès 1568 une édition « complète » à 10 centuries, le premier volet ayant connu une carrière à part sous la Ligue. Selon nous , le projet centurique daterait des années 1580 et aurait été une imitation des almanachs de Nostradamus, lesquels comportaient des quatrains dont le style et les vignettes auraient été imités dans les Centuries

 

D Le couple franco-anglais.

 

Terminons avec la question de la francophonie . Quand une langue comme l’anglais a pu être marquée aussi fortement par une autre langue appartenant qui plus est à une autre famille de langues, comme c’est le cas du français, sa pratique devient assez compliquée pour ses locuteurs, constamment, de façon récurrente, confrontés à des questions de synonymie au sein d’une même chaine sémantique. Par exemple pour Life (vital, survive) ou pour End. (final, finish).

Le syncrétisme brouille les pistes, les filiations, les généalogies et génére un phénoméne de bâtardise.

En fait , le syncrétisme est axé sur le futur et rend bien difficile le retour vers les origines., il correspond à un discours de « gauche ».

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JHB

08 04 21

 

 

 

 

 

JHB

08 03 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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