jacques halbronn La tentation de faire de Jésus un être unique. L’arbre qui cache la forêt.

Posté par nofim le 28 février 2024

jacques  halbronn La tentation de faire de Jésus un être, un événement uniques. L’arbre qui cache la forêt. 

 

 

Le fait d’accepter quelque forme de domination, de  » chefferie » (leadership) a toujours fait probléme en sorte que les dominés, les colonisés, auront cherché à élaborer un narratif limitant au maximum l’impact d’un tel phénoméne  afin de « limiter les  dégâts, d’en circonscrire les effets ».. Il convenait notamment d’éviter  que tel peuple prenne le dessus sur les autres d’où la volonté d’exceptionnaliser une telle prise de pouvoir, en faire une expérience aussi ponctuelle que possible,  nécessairement limitée dans le temps et dans l’espace..Le cas de Jésus nous apparait particulièrement emblématique  d’un tel processus d’occultation. C’est ainsi qu’au lieu de reconnaitre la vocation des Hébreux à piloter les Fils d’Israel,et cela sur le long  terme, de génération en génération, l’on aura préféré  se focaliser sur une courte période autour d’un seul personnage, Jésus dit de Nazareth. C’est pourquoi nous avons mis cet adage en exergue. La meilleure solution n’était-elle pas d’un faire un être surhumain, un demi-dieu, un « fils de dieu ».? 

Dès lors, le phénoméne Jésus  relèverait bel  et bien de l’exception qui ne se renouvellerait pas sinon à la fin des temps, et certainement pas dans une quelconque continuité dynastique. Avec l’Islam, la question de la progéniture se poserait en revanche pour le chiisme.

  »Ali, cousin de Muhammad et son gendre, fait partie des Ahl al Bayt – les gens de la « demeure » – sous-entendu la famille du Prophète. Celle-ci tient une place de haut rang dans la tradition islamique. Ali a été le quatrième calife de l’islam (656-661) et il est considéré par les chiites comme leur premier imam. » Cela dit, est ce que le pape élu par un collége de cardinaux, chez les Catholiques, ne personnifie point une telle continuité? 

En tout état de cause,l’idée était bien de faire de ce « temps de Jésus » un événement tout à fait exceptionnel qui devrait rester dans les mémoires, par le biais des Evangiles de Jésus racontées par quatre  témoins « selon Mathieu, selon Marc, selon Luc, selon Jean », ce qui était une façon ingénieuse de contrer l’idée de « peuple élu » puisqu’avec Jésus tout était déjà joué. Alea jacta est A personnage exceptionnel,  époque exceptionnelle..

 

 

 

 

 

 

. JHB  28 02 24 

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Jacques Halbronn Ezékiel XV : La notion de « fils de Yahwé » et de « fils d’Adam »

Posté par nofim le 26 février 2024

 Jacques  Halbronn  Ezékiel  XV : La notion de  « fils de Yahwé » et de « fils d’Adam »

Au  chapitre  15 du Livre d’Ezékiel, on trouve deux mentions qui nous interpellent, celle de « Fils d’Adam », générallement traduite par  » Fils de l’Homme », ce qui n’aurait pas beaucoup de sens  alors que l’original hébreu est « Ben Adam) 

 

EZEKIEL   XV

יג וַיְהִי דְבַר-יְהוָה, אֵלַי לֵאמֹר.  13 La parole de l’Eternel me fut adressée en ces termes:
יד בֶּן-אָדָם–הִנָּבֵא וְאָמַרְתָּ, כֹּה אָמַר אֲדֹנָי:  אֱמֹר, חֶרֶב חֶרֶב הוּחַדָּה וְגַם-מְרוּטָה.  14  »Fils d’Adam, prophétise et dis: Ainsi parle le Seigneur: Dis qu’une épée, une épée a été aiguisée et polie.
טו לְמַעַן טְבֹחַ טֶבַח הוּחַדָּה, לְמַעַן-הֱיֵה-לָהּ בָּרָק מֹרָטָּה; אוֹ נָשִׂישׂ, שֵׁבֶט בְּנִי מֹאֶסֶת כָּל-עֵץ.  15 C’est pour procéder à la tuerie qu’elle a été aiguisée, c’est pour qu’elle jette des éclairs qu’elle a été polie. Ou se peut-il que nous connaissions encore la joie? La verge qui frappe mon fils (Beni) voit avec dédain tout instrument de bois.
טז וַיִּתֵּן אֹתָהּ לְמָרְטָה, לִתְפֹּשׂ בַּכָּף; הִיא-הוּחַדָּה חֶרֶב וְהִיא מֹרָטָּה, לָתֵת אוֹתָהּ בְּיַד-הוֹרֵג.  16 Il l’a donnée à polir pour qu’on la saisisse par la main; on l’a aiguisée, l’épée, et on l’a polie pour la mettre en la main du meurtrier.
יז זְעַק וְהֵילֵל, בֶּן-אָדָם–כִּי-הִיא הָיְתָה בְעַמִּי, הִיא בְּכָל-נְשִׂיאֵי יִשְׂרָאֵל; מְגוּרֵי אֶל-חֶרֶב הָיוּ אֶת-עַמִּי, לָכֵן סְפֹק אֶל-יָרֵךְ.  17 Crie et lamente-toi, fils d’ Adam), car cette épée a sévi sur mon peuple, elle a sévi sur tous les princes d’Israël; ils ont été livrés à l’épée avec mon peuple, c’est pourquoi frappe-toi la hanche.

 

On retrouve une telle formule dans le Nouveau Testament à propos de Jésus.  Mais une autre expression, dans ce même chapitre d’Ezékiel, ne saurait être ignorée  au verset 15,  où Yahwé parle de son fils (Beni: mon  fils) et l’on connait la fortune de celle-ci pour le Christianisme ( Theoû Uiós 

 

Sur  Internet : 

« En grec ἸΧΘΥΣ / ichtús est un acronyme pour « Ἰησοῦς Χριστὸς Θεοῦ Υἱός, Σωτήρ / Iēsoûs Khristòs Theoû Uiós Sōter », soit « Jésus-Christ, Fils de Dieu, [notre Sauveur] Que signifient donc dans le livre d’Ezékiel ces deux formules « Fils d’Adam »  et « Fils de Yahwé ».? Rappelons que dans l’Evangile de Luc, la généalogie de Jésus aboutit à ces celles-ci. Il est fils d’Adam  et Adam  est fils de Dieu. Selon nous, il s’agit là su déroulé  de la  dynastie  des Hébreux , à distinguer tout à fait de celle des Enfants d’Israel, cette dynastie qui dominera les  Beney Israel jusqu’au Schisme survenu à la mort du roi Salomon au Xe siècle avant JC..

. On trouve également  la formule « mon peuple » dans ce même chapitre XV mise dans le Livre de l’Exode dans la bouche de Moîse, ce qui ne signifie nullement que Moise avait pour peuple les Enfants d’Israel et lors de l’épisode du Veau d’Or,  Moise est assimilé à un personnage étranger dont on se méfie. « celui-ci, Moïse, l’homme (Ish) qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. »

 

Exode  32

 

א וַיַּרְא הָעָם, כִּי-בֹשֵׁשׁ מֹשֶׁה לָרֶדֶת מִן-הָהָר; וַיִּקָּהֵל הָעָם עַל-אַהֲרֹן, וַיֹּאמְרוּ אֵלָיו קוּם עֲשֵׂה-לָנוּ אֱלֹהִים אֲשֶׁר יֵלְכוּ לְפָנֵינוּ–כִּי-זֶה מֹשֶׁה הָאִישׁ אֲשֶׁר הֶעֱלָנוּ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם, לֹא יָדַעְנוּ מֶה-הָיָה לוֹ.  1 Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’attroupa autour d’Aaron et lui dit: « Allons! fais-nous un dieu qui marche à notre tête, puisque celui-ci, Moïse, l’homme (Ish) qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. »

JHV  26 02 24

 

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jacques halbronn Astrologie et théologie. Le modéle de l’Apocalypse de Jean selon Eric Denimal

Posté par nofim le 23 février 2024

jacques  halbronn Astrologie et théologie.  Le modéle de l’Apocalypse de Jean selon Eric Denimal, 

 

 

Dans son ouvrage La Bible pour les nuls (Ed First, 2006) l’auteur  formé à la théologie, use, selon nous, de formules heureuses (pp  344 et seq)

« L’aigle survol sa zone en faisant des cercles concentriques  envisageant ainsi  le sol de haut, de plus  en plus haut. Il élargit son champ de vision (;.) Il ne voit pas  le futur  de façon linéaire mais de  façon  circulaire et concentrique. L’Histoire n’est qu’une spirale, rien de nouveau sous le Soleil disait  déjà l’Ecclésiaste. »

« Les scénes prophétiques des chapitres 4-19   (…) reprennent  et soulignent plutôt les mêmes principes agissant tout au long de l’Histoire, les choses se répétant sans cesse » Cela recoupe assez bien notre représentation cyclique du monde. Pour nous, le plan divin est la détermination dès l’origine de sa mise en oeuvre d’un modéle immuable  mais  qui ne l’est que parce qu’il comporte une alternance de périodes de durée fixée une fois pour toutes, ce qui n’implique aucune intervention ultérieure de ce dieu qui n’est pas le dieu premier  mais une sorte de démiurge, donc de « fils de Dieu » se focalisant sur notre seule Terre et notre seul systéme solaire avec la Lune notre satellite dont la révolution autour de notre planéte s’inscrit dans la Loi de Bode, étant le tiers de la révolution de Mercure, la dite Lune ayant en outre les mêmes chiffres, astronomiquement, que Saturne, à savoir 28 jours/ans, ce qui divisé par 4 donne des périodes à base 7.

 

 

 

JHB 23 02 24

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Jacques Halbronn La dimension dynastique des Juifs versus la version d’un Jésus, « fils unique de Dieu »

Posté par nofim le 20 février 2024

 

 Jacques  Halbronn   La dimension dynastique des Juifs  versus la version  d’un  Jésus, « fils unique de Dieu »   

Selon nous, le « plan divin » à l’adresse de notre Humanité ne pouvait dépendre du sort d’un seul homme, ce qui le rendrait vraiment bien précaire. A contrario,  les juifs constituent un ensemble qui aura traversé les âges et les siècles n’étant pas à la merci de quelque accident de parcours, comme la crucifixion et même la Shoah (holocauste) qui impacta plusieurs millions de personnes, n’aura pas empêché de poursuivre le cours  de l’Histoire/  On ne doit pas mettre tous ses oeufs dans un même panier…

En. ce  sens, ne pourrait-on parler d’un phénoméne  généalogique et dynastique?  La notion de dynastie est garante d’une continuité par delà  la mort  On pense à Henri IV qui succéde au Valois Henri III, sans descendance mâle alors qu’il n’est son parent qu’au 22e degré:

Sur Internet

  »Tant que les fils d’Henri II – Charles IX, Henri III et François d’Alençon, duc d’Anjou – n’ont pas d’héritiers mâles légitimes, Henri de Navarre est le seul héritier du trône en vertu de la loi salique. Descendant direct du sixième fils de Saint Louis, Robert de Clermont, il est en effet le plus proche parent du roi par ordre de primogéniture, alors même qu’il n’est son parent qu’au vingt-deuxième degré. Certes, le cardinal Charles de Bourbon, frère d’Antoine de Bourbon, est plus proche du roi d’un degré, mais il n’est que cadet de famille et n’a donc pas la préséance sur le fils aîné de son frère aîné »

On pourrait aussi mentionner la succession  de la couronne anglaise qui conduira à faire venir un successeur du Hanovre au  XVIIIe siècle. Il nous apparait que la formule dynastique est la plus sûre et on a du mal à croire que Jésus n’ait pas constitué une lignée alors que lui même est présenté(dans Mathieu et Luc) comme issu d’une longue lignée remontant à Adam, « fils de Dieu ». Au principe dynastique va se substituer celui de l’Eglise,  ce qui ne passe plus par le sang, l’hérédité.

 Mathieu 16:18-19 « Jésus dit : moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai mon Eglise »     Passons  au cas du roi David lequel s’inscrit dans  une lignée, celle de Jessé. Davif n »était nullement « fils unique »!

1 Samuel 16, 10-13

« Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »
Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. »
Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.
Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »
Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. Quant à Samuel, il se mit en route et s’en revint à Rama ». En fait, selon nous,  le nom de Genése, conféré au premier Livre du Pentateuque ne fait sens que si l’on place le chapitre V en tête, renvoyant à la notion de « génération »  Ce chapitre V  commence ainsi: « Ceci est le livre des générations d’Adam » souvent traduit par « Histoire », alors qu’Adam est rendu par « Humanité »:  On y  trouve des éléments qui auront servi pour produire le premier chapitre:

 

 

זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ.  1 Ceci est le  livre(Sefer) des générations de l’humanité. Lorsque Dieu créa l’être humain, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם.  2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l’homme, le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת.  3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth.
ד וַיִּהְיוּ יְמֵי-אָדָם, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-שֵׁת, שְׁמֹנֶה מֵאֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת.  4 Après avoir engendré Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant des fils et des filles.
ה וַיִּהְיוּ כָּל-יְמֵי אָדָם, אֲשֶׁר-חַי, תְּשַׁע מֵאוֹת שָׁנָה, וּשְׁלֹשִׁים שָׁנָה; וַיָּמֹת.  {ס} 5 Tout le temps qu’Adam vécut fut donc de neuf cent trente ans; et il mourut.
ו וַיְחִי-שֵׁת, חָמֵשׁ שָׁנִים וּמְאַת שָׁנָה; וַיּוֹלֶד, אֶת-אֱנוֹשׁ.  6 Seth, ayant vécu cent cinq ans, engendra Énos.

 

 

 

 

JHB 20 02 24

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jacques halbronn Un paralléle entre Moïse et Jésus, hérauts des 2 testaments

Posté par nofim le 17 février 2024

jacques  halbronn  Un paralléle entre Moïse et Jésus,  hérauts des 2 testaments.   

 

Nul n’est prophéte en son pays. Moise n’appartient pas aux Beney Israel pas plus que Jésus aux « tribus perdues de la maison d’Israel ». Ils sont missionnes ou se croient tels pour guider  une certaine population. Dans EXode III, Dieu envoie Moise vers le « peuple » en question qui n’est pas le sien même si l’on a interpolé un passage qui  brouille quelque peu ce clivage. Mais le chapitre en question place clairement Moise face à un peuple qui lui est étranger. De la même façon, Jésus né en Judée, à Betlehem, va se diriger vers le nord, l’ancien Royaume d’Israel, constitué de populations distinctes de celle des Juifs, comme le montre l’épisode de la rencontre avec une Samaritaine toute étonnée de le voir s’adresser à elle, ce qui est réprouvé par la société juive.

Cela dit, n’aurait-on pas affaire à des récits fictifs, dans les deux cas, ceci concernant jésus se calquant sur Moîse, dont on nous relate la naissance dans une famille  « hébreue » et  se rendant  seul à la rencontre d’un peuple  désigné sous le nom  d’  ‘Enfants d’Israël ».

On pense à Cyrus, le Perse, reconduisant les Hébreux vers leur berceau dont la légende Moise a pu s’inspirer à propos du retour en « terre promise », histoire et théologie faisant bon ménage. Et Jésus à son tour a pu s’aligner sur ces deux  prédecesseurs « messianiques ». Dans Isaie 45, Cyrus n’est il pas qualifier de Messie, donc de Christ, de  Oint; Or, il s’agit là du Deutéro Isaie, pièce rajoutée au Livre d’Isaie, On trouve dans Ezra une autre version du rôle de Cyrus, consacrée aux Judéens alors que dans Isaie 45, Cyrus a affaire avec les Enfants d’Israel!

A plus d’un titre, ce qui est dit de Jésus ou mis dans la bouche de Jésus correspond au portrait du Juif, à commencer par cette appellation de ‘Fils de l’Homme »traduction biaisée de Fils d’Adam. Tous les Juifs sont les fils d’Adam, ce qui s’oppose aux « fils d’Israel » Rappelons qu Isaac a eu des jumeaux, Jacob  et Esau qui correspondent à une telle dualité , Jacob étant surnommé Israel et Esaû, le roux, à Adam ‘(couleur rouge)  

 

 

 

 

 

 

JHB 17 02 24

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Jacques Halbronn Théologie La réciprocité d’exclusivité de l’alliance (Brit)

Posté par nofim le 17 février 2024

jacques  halbronn  Théologie. La réciprocité d’exclusivité  de l’alliance (Brit)

 

Dans le Livre du Deutéronome, au chapitre  V,  il est clairement recommandé aux Juifs entrant en Terre promise et conquise  de ne pas adorer d’autre dieu. Or, il est bon de signaler une logique de réciprocité, à savoir que Dieu ne saurait protéger, faire alliance avec d’autres peuples » Or ce point ne semble pas avoir été mis  suffisamment en balance.  Cela suppose  que d’autres dieux font l’objet de culte, ce qui ne signifie pas qu’ils sont de même nature et stature et cela peut tout à fait indiquer que ce sont de « faux » dieux qui n’en existent pas moins, au regard de ceux qui s’adressent à eux, tout comme d’ailleurs, il peut se trouver de « faux » peuples prétendant constituer une alliance avec le « vrai » dieu..  Les Juifs sont ils  un peuple comme les autres.? La constitution  de l’Etat d’Israel  correspond plutôt à l’idée de Nation que de peuple puisque au sein de cet Etat, il y a d’autres « peuples » que le peuple juif lequel se répartit entre diverses nations, comme  chacun sait; ce qui est qualifié de « diaspora ».

Les Juifs ont vocation à  constituer, à encadrer les peuples   au sein  de  nations. La nation est une instance postérieure à celle de peuple, tout comme les Juifs appartiennent à une nouvelle Humanité et non pas, comme on le dit souvent, à une ancienne! Il suffit d’une élite, d’un état major pour  forger une nation  alors que les peuples  ont une histoire bien plus longue qui leur confère une autorité par la base, d’où le populisme et le gout des référendums de masse. Vox populi  vox Dei.

 

 

JHB  17 02  24

 

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Jacques Halbronn Théologie Jésus, fils d’Adam qui est fils de Dieu

Posté par nofim le 17 février 2024

א וַיֹּאמֶר אֵלַי–בֶּן-אָדָם, אֵת אֲשֶׁר-תִּמְצָא אֱכוֹל:  אֱכוֹל אֶת-הַמְּגִלָּה הַזֹּאת, וְלֵךְ דַּבֵּר אֶל-בֵּית יִשְׂרָאֵל. 1 Et il me dit: « Fils de l’homme, mange ce que tu trouves là, mange ce rouleau et va parler à la maison d’Israël. »
ב וָאֶפְתַּח, אֶת-פִּי; וַיַּאֲכִילֵנִי, אֵת הַמְּגִלָּה הַזֹּאת. 2 J’ouvris la bouche, et il me fit manger ce rouleau.

jacques halbronn  Théologie  Jésus fils d’Adam  qui est fils  de Dieu 

 

Au chapitre III de l’Evangile selon Luc, on trouve une généalogie qui remonte de Jésus à Dieu,  Adam étant présenté comme fils de Dieu et comme Jésus s’inscrit dans la généalogie d’Adam, il serait donc ipso facto descendant de Dieu, comme d’ailleurs le peuple adamite, connu sous le nom de Juifs, en raison d’une région où ils ont demeuré.

 

8
τοῦ Ἐνώς, τοῦ Σήθ, τοῦ Ἀδάμ, τοῦ θεοῦ.
 
fils d’Enos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

Autrement dit,  dire que Jesus est  « fils de Dieu » n’est nullement sa spécificité, il la partage une telle identité   avec l’ensemble des « Juifs » et notamment Ezzékiel, qchapitre IIII ) qualifié de « fils d’Adam » souvent mal traduit par « Fiis de l’homme ». même dans une version validée par une lecture  juive!

 א וַיֹּאמֶר אֵלַי–בֶּן-אָדָם, אֵת אֲשֶׁר-תִּמְצָא אֱכוֹל:  אֱכוֹל אֶת-הַמְּגִלָּה הַזֹּאת, וְלֵךְ דַּבֵּר אֶל-בֵּית יִשְׂרָאֵל.  1 Et il me dit: « Fils de l’homme (Ben Adam ) fils d’Adam), mange ce que tu trouves là, mange ce rouleau et va parler à la maison d’Israël. »

On  trouve cette formulation  pour Jésus  en raccourci   dit  « Fils de Dieu » dans  « Ichthus. « Monogramme du Christ, composé des premières lettres des mots grecs : Iêsous CHristos (pour KHristoat) THeou Uios Sôtêr (Jésus-Christ fils de Dieu, sauveur). [Les initiales réunies forment le mot ikhthus, poisson, d'où les représentations de poissons sur les murs des catacombes".] On doit ici se situer dans le cadre de la Trinité qui implique, selon nous, l’institution de trois étages, celui du Dieu premier, le Père, celui du Démiurge, le Fils , ce qui correspond aux « fils de Dieu », les Juifs  dont Jésus fait partie et du Saint Esprit, l’ordre anthropocosmologique instauré par le même démiiurge., lequel est diabolisé par le courant gnostique, ce qui est à l’origine de l’antijudaisme.

 

 

 

 

JHB 17 02 24

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jacques halbronn Eloge du di-théisme et théologie restreinte; Les contradictions du christianisme

Posté par nofim le 10 février 2024

Jacques  halbronn  Eloge du di-théisme et théologie restreinte   ; les contradictions du christianisme 

 

Quand nous avons  introduit la notion de théologie restreinte,  nous n’entendions point y voir une posture  de dénigrement à la façon des gnostiques et ce dieu là nous ne l’identifions nullement à une force du Mal telle que se la représente ce qu’on appelle le dithéisme: 

 

Wikipedia.

«  Le dithéisme est un système religieux dans lequel on reconnaît deux principes premiers : le principe du bien et celui du mal. Au IIème et IIIème siècle cela consistait la croyance en l’existence de 2 dieux, l’un bon et l’autre mauvais, certaines des sectes gnostiques considéraient que le monde était créé par le dieu des ténèbres et donc pour parvenir à l’union avec le dieu supérieur, le véritable dieu, les hommes devaient se libérer du monde et donc s’affranchir des règles du mariage et de la sexualité. Ces sectes estimaient que pour parvenir au salut, l’homme devait nécessairement pratiquer l’abstinence. »

   Cela dit, que cette théologie soit mal considérée ne saurait  surprendre et cela expliquerait, au fond, les véritables fondements de l’antijudaisme dont les juifs eux mêmes ne sont pas conscients car notre théologie restreinte qui suppose un démiurge n’est pas si répandue que cela dans ces milieux alors meme que le premier chapitre du livre de la  Genése en est, à nos yaux, l’exposé.   Il faut noter que l’astrologie est en quelque sorte la pierre de touche sur laquelle s’est constituée notre « théologie restreinte » en ce que l’astrologie ne saurait être le fruit  de quelque évolution sauvage et aveugle mais qu’elle est, au contraire, la preuve  d’un « dessein intelligent ». à l’oeuvre; autrement dit, notre « dithéisme »  n’est nullement une diabolisation d’un démiurge encore qu’à la limite, cela rendrai assez bien compte de l’hostilité du christianisme même si les Chrétiens tout comme les juifs  ne semblent pas avoir réellement saisi une telle dimension démiurgique dans la littérature  judaîque

D’ailleurs, nous avions souligné à maintes reprises  la manifestation d’une hostilité crétienne  et pré-chrétienne (propre au Royaume d’Israël) à l’égard du « plan divin », puisque c’est ainsi que nous qualifions l’oeuvre du « Démiurge », notamment dans sa prédilection pour les miracles, pied de nez au dit plan;(comme dans le livre de l’Exode)

Théologie restreinte, cela signifie une représentation d’un dieu s’occupant de notre humanité  et non de tout l’Univers. C’est ce dieu qui aurait ainsi façonné à la foi notre  systéme solaire   et notre humanité. S’en prendre à l’astrologie ou du moins à l’astrologie telle que nous l’avons restituée et restaurée  revient en effet à rejeter cette « théologie restreinte ». Il est donc urgent que le judaisme intègre notre « théologie restreinte », quitte à justifier  l’antijudaisme car il vaut mieux savoir  quels sont les vrais enjeux du débat, de la polémique larvée existante.

Le premier  chapitre du livre de la genése  est fortement géocentrique, il y est question  du soleil mais aussi de la lune(verset 16), et le Ciel dont il est question  est  « notre » Ciel  en rapport avec notre Terre, 

Ce dieu s’occupe de notre monde et ne saurait être assimilé à un « premier mobile ». Or, les religions monothéistes tendent à nier l »existence même de ce démiurge, de ce « petit » dieu; mais quelque part, le personnage de jésus  semble vouloir correspondre à ce dieu « mineur », ce « fils »  et donc on est bien  avec le christianisme  face à un dithéisme d’un autre type; on dira qu’au sein du monothéisme, judaisme et christianisme sont objectivement  dithéistes; tout se passe comme si le christianisme  était traversé par une certaine contradiction, sous l’emprise du gnosticisme  et de la doctrine de  Marcion.  Le dithéisme judaique passe par l’astrologie, c’est à dire un systéme planétaire  tandis que le dithéisme chrétien passe par la prière et une sorte de « Big Brother » (Aldoux Huxley, le meilleur des mondes) qui juge et surveille.

 

 

genése  i

יד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי מְאֹרֹת בִּרְקִיעַ הַשָּׁמַיִם, לְהַבְדִּיל, בֵּין הַיּוֹם וּבֵין הַלָּיְלָה; וְהָיוּ לְאֹתֹת וּלְמוֹעֲדִים, וּלְיָמִים וְשָׁנִים.  14 Dieu dit: « Que des corps lumineux apparaissent dans l’espace des cieux, pour distinguer entre le jour et la nuit; ils serviront de signes pour les saisons, pour les jours, pour les années;
טו וְהָיוּ לִמְאוֹרֹת בִּרְקִיעַ הַשָּׁמַיִם, לְהָאִיר עַל-הָאָרֶץ; וַיְהִי-כֵן.  15 et ils serviront de luminaires, dans l’espace céleste, pour éclairer la terre. » Et cela s’accomplit.
טז וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים, אֶת-שְׁנֵי הַמְּאֹרֹת הַגְּדֹלִים:  אֶת-הַמָּאוֹר הַגָּדֹל, לְמֶמְשֶׁלֶת הַיּוֹם, וְאֶת-הַמָּאוֹר הַקָּטֹן לְמֶמְשֶׁלֶת הַלַּיְלָה, וְאֵת הַכּוֹכָבִים.  16 Dieu fit les deux grands luminaires: le plus grand luminaire pour la royauté du jour, le plus petit luminaire pour la royauté de la nuit, et aussi les étoiles.
יז וַיִּתֵּן אֹתָם אֱלֹהִים, בִּרְקִיעַ הַשָּׁמָיִם, לְהָאִיר, עַל-הָאָרֶץ.  17 Et Dieu les plaça dans l’espace céleste pour rayonner sur la terre

 

 

JHB 12 02 24

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jacques halbronn Le rejet du judaisme par un christianisme impacté par le gnosticisme. Le dithéisme

Posté par nofim le 8 février 2024

jacques  halbronn  Le rejet du judaisme par un christianisme impacté par le gnosticisme

 

 

 Selon  Madeleine Scopello, «  la gnose se définit par un fort anti-cosmisme, . Le monde est vu comme une souillure, une prison créée par un créateur mauvais et régie par la chair. Dans cette prison, l’âme étouffe et oublie ses origines divines. Les gnostiques ont postulé l’existence d’un créateur mauvais pour tenter de donner une réponse au problème du mal. » Pour les gnostiques, il existe un Dieu parfait, mais absolument étranger au monde : il a créé non pas le corps mais l’esprit. Quant au créateur, le « démiurge », il est perçu comme inférieur, mauvais, voire ennemi de l’homme. »  Or, notre conception de la théologie  juive  s’articule précisément sur l’idée d’un dieu « créateur »  d’un démiurge, de notre monde et donc séparé même s’il est issu du Dieu « parfait’ originel. C’est ainsi que nous comprenons le premier chapitre du Livre de la Genése  « Elohim créa le Ciel et la Terre. »et dans la foulée Adam.

L’antijudaisme serait  donc à caractère gnostique et il semble bien que le christianisme  n’adopte pas l’idée d’une Création au sein de la Création et qui ne peut être qu’une remise en question d’une première Création. Jésus ne saurait donc être identifié avec un démiurge  alors même que la notion de « fils de dieu » pourrait s’y apparenter et c’est précisément  ce risque de confusion qui aura suscité l’hostilité chrétienne envers  le judaisme tel que nous l’appréhendons. Les  positions d’un Marcion  conduisent à un antijudaisme chrétien;

Wikipedi

  »Se fondant uniquement sur l’Écriture,  (Marcion) développe sa doctrine qui rompt avec la tradition juive : du contraste absolu qu’il décèle entre la Loi juive et l’Évangile, il conclut à l’existence de deux principes divins — Dieu de colère de la Bible hébraïque et Dieu d’amour de l’Évangile — dont celui des textes chrétiens est le Dieu suprême. Celui-ci est le père de Jésus-Christ qui est venu pour abroger la Bible hébraïque et le culte de son démiurge. » Le  dithéisme

Ugo Bianchi  écrit (« Marcion, théologien biblique ou docteur gnostique »)

 » I1 semble en effet que chez Marcion l’homme appartienne entierement au demiurge, en
sorte qu’il est <<achete>, non pas <rachete>> par Jesus, et que la distinc-
tion entre pneuma et psyche ne joue aucun rôle chez le docteur de Sinope.(..)  

Même le ditheisme, et l’attribution de tout ce qui est dans ce monde au

dieu inférieur, ne font que radicaliser la position gnostique: car, au
contraire de ce que dit Harnack, le dualisme gnostique n’implique pas
seulement le dieu <inconnu?, mais bien aussi le dieu <etranger> (qui
n’est donc pas specifique de Marcion). Le propre de Marcion – il est
vrai – consiste en ceci, que la ligne de separation passe surtout entre
les deux dieux?, plutôt qu’entre le monde de l’esprit et celui de la
psyche et du corps: mais il s’agit justement de voir jusqu’a quel point
l’opposition entre les deux dieux ne cache et, a sa façon, n’exprime l’op-
position pneumatique-somatique, en la transcrivant en termes theistes
et en la simplifiant (l’element intermediaire, psychique, etant supprime,
ou mieux incorpore dans le deuxieme, car le demiurge est a la fois pas-
sionnel [psychique] et conditionne par la matiere). » 

Pour nous, la théologie juive est intrinséquement, « dithéiste » et « démiurgique » et c’est le rejet de cette vision du monde qui constitue le fondement de l’antijudaisme  jusqu’à son aboutissement dans la Shoah.

 

 
(« 

 

JHB 08 02 24

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Jacques halbronn Théologie Sur les accusations de déicide et de génocide

Posté par nofim le 4 février 2024

jacques halbronn Théologie; Sur les accusations de déicide et  de génocide

 

 

   A partir de quel seuil peut-on recourir à des expressions comme déicide ou génocide qui interpellent de plein fouet notre réflexion théologique, Précisons que l’idée de dieu  et de peuple sont liées car le plan divin ne peut se déployer sans mettre en oeuvre un peuple qui l’incarne sur la très longue durée;; En ce sens,s’attaquer aux  juifs ne saurait en aucun cas être comparé à toute menace proférée contre telle ou telle population; A priori, il ne saurait être question de penser que Dieu puisse être éliminé pas plus  que « son » peuple car  une telle vulnérabilité ne serait être compatible avec   un plan divin digne de ce nom.

 

En ce sens, la mort de jésus ne saurait, en aucune façon, être qualifiée de déicide  car ce serait réduire la  théologie à des facteurs  conjecturaux  aléatoires; En ce qui concerne les Palestiniens, ce n’est ni le peuple élu, ni le monde arabe en son ensemble  mais un Etat, parmi tant d’autres y compris au sein du monde arabe  qui en compte de nombreux  (cf le printemps artabe) En revanche, le projet d’exterminer les juifs  dans leur ensemble  est d’une toute autre gravité  et peut être qualifié de diabolique

 

 

 

 

 

 

 

jHB 04 02 24

Publié dans Bible, Juifs, théologie | Pas de Commentaire »

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