Les femmes et le viol

Posté par nofim le 17 mai 2013

Que nous apprend la question du viol sur le psychisme féminin ?  On entend que  la personne n’arrive pas à gérer  le souvenir de cet événement. On nous parle aussi d’un secret « trop lourd à porter ». Ce qui justifie des peines très sévères. Mais est-ce que le viol est vécu de la même façon pour une femme que pour un homme (par exemple en prison) dans une relation  à caractère homosexuel, si l’on, admet que le viol implique une pénétration ou du moins une tentative ?
Le phénomène du viol nous incite à réfléchir à la façon dont fonctionne le psychisme féminin. Pourquoi les femmes sont-elles si  perturbées par  un tel événement  si  mal vécu   et qui va hanter leur esprit ?
A la lumière des travaux que nous avons consacrés à l’organisation du monde intérieur et du monde extérieur et ce que cela représente pour chaque sexe, nous dirons que ce qui bouleverse la femme,  qu’elle soit plus ou moins jeune, c’est  qu’elle se trouve en face d’un environnement extérieur  hostile, et dans lequel  elle ne saurait avoir confiance. Désormais,  le rapport au monde extérieur se voit hypothéqué car comment  contrôlerait-il  parfaitement  ce qui se passe autour d’elle. Cela peut conduire à un e hypervigilance dans ses fréquentations, à un degré zéro de tolérance de tout ce qui  est perçu comme intrusif.  Mais cela  dénote aussi  une certaine difficulté à  contrôler ce qui se passe dans sa propre tête, l’émergence d’une conflictualité interne que la femme ne parvient pas à juguler. Et c’est probablement cette agression de l’intérieur qui l’emporte sur le spectre d’une agression de l’extérieur.
En effet,  les femmes parviennent assez bien  à organiser le monde dans lequel elles vivent, à se protéger des personnes qui lui font problème. Il leur suffit de ne pas/plus les fréquenter. Mais comment vivre avec  un monde intérieur agité ? C’est cela la vraie torture que quelque part l’on impose à soi-même car comment divorcer d’avec  soi-même ? On en arrive à se détester et en même temps l’on n’arrive pas à garder ses pensées, ses impressions pour soi-même. D’où le besoin, tôt ou tard, de faire quelque déclaration, de dénoncer, de « confesser » ce qu’on a eu à subir. Cela produit une certaine caisse de résonance.
Selon nous,  les hommes ne vivent pas les choses de la même façon  parce que leur relationnel, comme nous l’avons expliqué ailleurs,  n’est pas comparable.  Nous dirons que les hommes sont moins agités de regrets, de remords que les femmes. Ils ont un meilleur contrôle de leur vie « intérieure », ce qui leur permet de neutraliser  leurs pensées.  Ils parviendront assez vite à calmer l’agitation de leur psychisme, à digérer les choses et de plus ils  n’idéalisent pas  les gens autour d’eux et n’éprouvent pas le besoin de communiquer sur ce qu’ils éprouvent, ce qui évite d’autant  tout e amplification du vécu.  Tout événement de ce type sera donc singulièrement minoré chez  un homme « normal ».
Nous avons insisté sur le fait que les hommes n’entretiennent pas une relation  vitale avec les autres, du fait de leur égocentrisme. Toute déconvenue au  niveau relationnel sera donc relative et relativisée. A partir du moment où l’autre est vécu très tôt comme une rencontre passagère, précaire, conditionnelle,  il ne peut  porter atteinte en profondeur. L’investissement relationnel de l’homme est  faible non pas sur le plan quantitatif mais sur le  plan qualitatif  En ce sens, l’homme se liera facilement mais aussi se déliera tout aussi vite. Pour l’homme,  la facilité à renouveler ses relations est  un gage d’immunisation face à ce qui peut venir d’autrui. Certes, il risque fort de se retrouver seul  mais il est, lui-même,  son meilleur ami, avec  des tensions intestins qui se résorbent assez vite alors même qu’il peut supporter un climat d’hostilité ou d’indifférence autour de lui, n’appréciant d’ailleurs que peu les familiarités surtout entre hommes, le style « copain ». A contrario, les femmes ont des « copines » triées sur le volet, et elles restent  souvent très attachées à leur mère car, en fait,  leur entourage fait partie intégrante d’elles-mêmes ; elles vivent en symbiose avec leurs « proches  au point de dire les aimer autant qu’elles-mêmes…En fréquentant autrui, elles évitent de se retrouver seules en face d’elles-mêmes, avec une « conscience » hostile, qui les travaille, qui revient indéfiniment sur  ce qu’il aurait fallu faire ou ne pas faire.
La question du viol   mettrait ainsi en évidence la différence entre hommes et femmes sur le plan du relationnel  interne et externe en ce qu’elle se  situe à l’articulation précisément entre ces deux plans.  Quand on  a un rapport compliqué avec soi-même, est ce que l’on va se lancer dans une dialectique intérieure, dans une réflexion critique sur ses propres opinions ?  Les femmes sont plus ouvertes à la discussion externe qu’à la confrontation interne.  L’inconvénient, c’est que cette dépendance d’autrui pour avancer dans la réflexion accorde trop de place à la rencontre, est trop aléatoire en comparaison avec la puissance, l’excitation du cerveau quand il n’est pas victime d’inhibitions comme c’est bien souvent  le cas chez les femmes. Nous dirons que les femmes  sont capables d’obtenir plus de leur entourage que d’elles-mêmes,  ce qui correspond à une ergonomie moins performante. C’est dire qu’il n’y a rien d’extraordinaire à trouver des femmes en position de direction.,  de Margaret Thatcher à telle souveraine (Catherine II de Russie par exemple)  Ce qui est beaucoup plus rare, ce sont les femmes qui sont capables de fournir des modéles, des structures pouvant se décliner, se valider  sous les formes les plus diverses.
 
JHB
08.05. 13

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Quel Etat Juif ?

Posté par nofim le 17 mai 2013

Nouveaux regards sur la question  de l’Etat,  les exemples  Juif  et français.
Par  Jacques Halbronn
 
En 1897,  Theodore Herzl publiait  Der Judenstaat que d’aucuns préfèrent traduire par l’Etat des Juifs alors que la première édition française, supervisée par  l’auteur,  était bien l’Etat Juif (cf. notre ouvrage, Ed. Ramkat, 2002, « le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle »)  Mais que faut-il entendre par cette expression ? Il semble que ce point n’ait jamais été vraiment éclairci.
Nous avons introduit dans de précédents textes, l’idée d’une revalorisation du rôle des Etats, notamment dans le domaine des rapports entre Economie et Culture. Nous pensons que chaque Etat  a pour tâche de gérer tout ce qui appartient à l’histoire d’une certaine culture se reliant, d’une façon ou d’une autre, au dit Etat.  C’est ainsi que l’Etat hébreu a reçu les « réparations » allemandes au titre des spoliations subies par les Juifs en Allemagne. On a là un rapport intéressant entre deux Etats représentant chacun une certaine population et une certaine Histoire.
Autrement dit, l’Etat Juif  ne se définit pas nécessairement, comme on semble le penser en Israël, comme  un Etat où les Juifs seraient majoritaires, démographiquement parlant mais une instance qui veille à la conservation et à la survivance de tout ce qui est en rapport avec le « judaïsme » au sens très large du terme. Peut-on dire qu’il satisfait pleinement à de telles exigences ?   
A son actif, la perpétuation  de la langue hébraïque  en tant que langue à la fois ancienne (« morte ») et vivante, y compris en ce qui concerne son alphabet, ce qui n’était pas absolument indispensable, selon nous, pour un pays ayant vocation à accueillir des migrations avec les questions d’intégration que cela pose. Le recours aux caractères latins aurait été plus approprié.
Certes, cet Etat « juif »,  a-t-il instauré  une domination juive, quitte  à renoncer à certaines parties du mandat palestinien de départ. Cela commença  dès les années 1920 avec la Transjordanie, c’est-à-dire la « Palestine » au-delà du  Jourdain puis à partir de 1948 avec la Cisjordanie, suite à une nouvelle partition. Mais  du fait du régime démocratique, Israël est préoccupé de l’évolution démographique  arabe  et plus spécialement  s’il devait annexer pleinement la Cisjordanie.  L’on voit que le principe démocratique actuellement en vigueur en Occident  n’est pas forcément approprié pour Israël et confère un caractère assez ambivalent à la politique de l’Etat par rapport à ses voisins. ; Il devrait en tout cas être aménagé  mais est-ce bien le propre d’un Etat Juif que de revendiquer une majorité juive en son sein ? Nous pensons que cet Etat Juif du moment qu’il assure un certain cahier de charges, n’a pas une telle obligation.
En revanche,  nous trouvons que l’Etat Hébreu  ne joue pas pleinement son rôle face à certaines formes d’antisémitisme. Certes, sur le plan quantitatif,  Israël a  accueilli diverses populations juives, avant et après la création de l’Etat en 1947/48. Mais il existe des formes d’antisémitisme plus  sournoises. On pense à un numerus clausus dans les universités, au fait que l’on ne laisse pas des Juifs accéder aux plus hautes fonctions dans certaines institutions. Cela concerne une certaine élite qui se trouve ainsi brimée et qui ne trouve pas  de conditions d’accueil intéressantes en Israël. Or, il serait souhaitable  que les Juifs dotés d’un certain talent soient pris en charge par l’Etat Juif et  n’en soient pas réduits au sort commun des Olim. On devrait pouvoir trouver des fonds dans ce sens.
Cette philosophie de l’Etat et de son rôle, nous  entendons l’appliquer  ainsi à la France avec les enjeux qui sont les siens du fait de son Histoire et nous avons là une bonne illustration de la dimension économique du problème. Nous avons déjà expliqué que la France  doit gérer le dossier de la langue française tout comme l’Etat Hébreu est concerné par celui de la langue du même nom. Pour nous, l’Etat français est habilité à  collecter  des sommes liées à l’usage du français dans le monde de la même façon que tel Etat profite de la richesse de son sous-sol et de son littoral. Ce droit est d’autant plus légitime qu’une langue est le produit d’une histoire, d’une société bien plus que ne l’est un sous-sol pétrolier.
Le problème de la richesse culturelle et  plus spécialement linguistique, c’est que l’on peut emprunter impunément, ce qui n’est pas le cas des ressources minières dont on peut en tout cas bloquer l’accès quand l’Etat le décide. A contrario,  l’emprunt linguistique se perpétue sur le long terme et l’on ne peut du jour au lendemain changer de fournisseur  et mettre fin au commerce engagé.  Or, notre approche de la linguistique  ne consiste pas à considérer une langue comme un tout. On peut très bien ne pas parler français mais employer du français au sein d’une autre langue. En ce  sens,  on pourrait parler d’une diaspora des mots français dans le monde, comme l’ont montré différents linguistes comme Henriette Walter.
Notre point de vue est que l’Etat français serait en droit de percevoir des « royalties «  sur la circulation des mots français dans le monde, à commencer par ceux qui sont véhiculés par l’anglais, par milliers. Il est possible  informatiquement  de suivre le flux des mots français dans le monde, ne serait-ce que sur Internet et de procéder à une forme de taxation qui permettrait à la France d’équilibrer sa balance commerciale car pourquoi certains biens devraient être réglés rubis sur l’ongle et d’autres  ne faire l’objet d’aucune rémunération alors même qu’ils sont  le résultat de la production de cet Etat au cours des siècles. Nous n’entrerons pas ici dans le débat entre linguistes sur la façon de procéder en développant des logiciels appropriés. Cela devra faire l’objet de négociations notamment  au sein de l’espace de la Francophonie. Mais il est clair, pour nous, que le français a «  colonisé » un certain nombre de langues  en Europe depuis l’anglais et l’allemand  jusqu’au russe et au turc (cf. L. J. Calvet, Linguistique et Colonialisme). On dira que le français a fécondé diverses langues, qu’il a joué un rôle de pollinisateur et d’unificateur, de nombreux mots français se retrouvant en plusieurs langues.
 Sur un autre plan, il est clair que l’Etat français a vocation à collecter toute la littérature de langue française  à commencer par les imprimés. Tel devrait être un des objectifs de la Bibliothèque Nationale de France (BNF). Or, il ne semble pas qu’elle dispose du  budget nécessaire pour ce faire. Du moins, devrait-elle posséder des reproductions numérisées (sur le site  Gallica) de la dite production. A notre connaissance, notamment en ce qui concerne Nostradamus,  un tel travail n’est pas conduit de façon systématique. Ce travail passe aussi par la  délicat mise en évidence de textes disparus nécessaires à une chronologie rationnelle.(cf nos articles dans la Revue Française d’histoire du Livre, 2011, 2012, 2013)
Nous sommes donc, on l’aura compris, pour la mise en place dans le cadre de l’UNESCO d’une conférence consacrée au rôle des Etats dans le champ culturel et à ses implications commerciales. C’est là une carte importante à jouer pour l’Europe qui a tant apporté au reste du monde, que cela ait été par le biais de conquétes et d’occupations territoriales comme en Afrique ou en Amérique –(Nord et Sud) ou du fait d’une certaine fascination de tel ou tel modèle européen, ce qui nous renvoie notamment aux effets de la Révolution Française et du Premier Empire en Europe.  Face aux pétro-dollars des uns, nous pensons tout à fait équitable de placer des redevances liées à une certaine imprégnation culturelle.
 
 
 
JHB
08. 05.13

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Les femmes et la musique‏

Posté par nofim le 17 mai 2013

La musique  est une affaire mystérieuse  qui concerne beaucoup de monde en tant que récepteurs mais  une « élite » en tant que producteur, comme le remarquait Claude Lévi Strauss, sans donner d’explication.  On touche du doigt en effet  avec la musique plus qu’avec toute autre activité l’existence d’un certain clivage qui trouve une de ses manifestations les plus flagrantes dans le fait que les compositeurs de musique, du moins ceux retenus par la postérité, sont quasiment tous des hommes.
De nos jours, les concerts publics ont comme programme des œuvres de compositeurs décédés pour la très grande majorité, même s’il existe des espaces voués à la musique contemporaine. Rarement, les deux groupes se combinent. Il serait bon qu’au moins une pièce contemporaine soit jouée à chaque concert et de préférence, pendant qu’on y est, improvisée, ce qui apporte un contrepoint à la musique fossilisée de Bach, Beethoven ou Debussy.  Il y a là une situation étrange que ce rapport  à la musique du passé comme si les compositeurs actuels n’étaient pas à la hauteur de leur ainés. Tout se passe comme si la créativité musicale appartenait à un temps révolu, ce qui irait dans le sens d’une ère décadente, égalitaire. Au fond, la revendication égalitaire des femmes se nourrirait de la déchéance masculine telle qu’elle se manifeste dans le champ musical. Même le jazz serait fondamentalement  une affaire  du passé en ce qui concerne ses « standards » On pourrait aussi imaginer des formules hybrides avec un orchestre jouant une œuvre bien déterminée et un soliste improvisant, ce qui existait peu ou prou avec la pratique dite de la « cadence ». Cela a évolué vers  une partition écrite pour le soliste, ce qui enlève de son intérêt et de son enjeu  à ce dualisme.
Il est clair que pour les œuvres anciennes,  le compositeur est éclipsé par l’interprété qui n’est pourtant qu’un interprètes parmi d’autres. C’est le privilège de la musique contemporaine de permettre la présence du compositeur. Or, une telle absence n’est certainement pas innocente, elle entretient, plus ou moins sciemment, consciemment, une certaine confusion.  L’interprété s’arroge ainsi un  mérite de façon quelque peu indue, son mérite étant en l’occurrence d’avoir fidèlement restitué l’œuvre concernée, ce qui n’est pas en soi un acte hautement créatif et personnel, même si chaque interprété y met du sien, par la force des choses, parfois à son corps défendant. Le traducteur est, comme on dit en italien, un traitre (tradutore-traditore), non pas tant parce qu’il ne rendrait pas la « pensée » de l’auteur mais parce qu’il se substitue à lui.
Mais revenons à ce mystère de la musique qui explique d’ailleurs certains stratagèmes, ce qui fait penser quelque peu à  une problématique alchimique et à ceux qui font vraiment de l’or face aux  charlatans.
A l’origine, selon nous, la musique était émise par la bouche, elle s’articulait sur ce que nous appelons le « toucher interne », qui ne passe pas par les mains. Les mains sont initialement étrangères à la production musicale et font  basculer d’une dynamique intérieure, invisible,  organique à une dynamique extérieure, visible, instrumentale.
Ce toucher interne est d’ailleurs ce qui permet à l’être humain de parler, de pratiquer une langue en reproduisant tel ou te son à volonté,  ce qui ne vas pas sans un certain tâtonnement, donc une tactilité interne qui ne fait aucune place à la main. Que dire de cette formule discutable : l’homme pense parce qu’il a une main ? Or, la main n’est pas le seul vecteur tactile que nous ayons et il serait faux de décider qu’à l’intérieur de notre corps, il n’y a pas de toucher. L’acte de siffler, par exemple, implique un tel toucher « intérieur » que l’on peut tenter de résumer  par une projection de souffle sur certaines parois, sur les « cordes vocales ». Mais cette tactilité interne vaut probablement aussi pour le fonctionnement du cerveau, sur les connexions qui y opèrent et qui peuvent impliquer une forme de « toucher » au niveau du rapport émetteur/récepteur, au sein même de l’organisme et non dans un rapport intérieur/extérieur. Il y aurait en ce sens une dialectique interne yin yang. En ce sens, l’homme autonome disposerait de cette dualité que l’on retrouve au niveau chromosomique. La femme, dans ce cas, se caractériserait par une fonction en moins et non par une fonction complémentaire et d’ailleurs nous sommes très sceptiques sur la notion de complémentarité entre hommes et femmes. Selon nous, il n’y a pas  de complémentarité systémique externe mais seulement interne. Cela dit, de facto,  les femmes prolongent l’impulsion masculine si ce n’est qu’une partie de la population masculine peut tout aussi bien jouer ce rôle, en ne développant pas une certaine polarité interne.
Selon nous, l’acte de création musicale sous-entend une activation interne du toucher, ce qui devrait tôt ou tard être mis en évidence par les neurosciences. Même lorsque le compositeur ne chante pas, ne siffle pas,  il est probable qu’une certaine forme de toucher  interne s’exerce néanmoins dans sa tête  et c’est cette dimension tactile interne qui ne s’éveillerait pas chez les femmes, même si tous les humains sont, à quelques exceptions près, dotés du pouvoir de la parole, ce qui exige une certaine maitrise « tactile ».. Pourquoi donc la parole et non pas la musique ? Nous  répondrons que la parole n’est pas originale dès lors qu’elle passe par l’apprentissage d’une certaine langue codifiée. Ce qui distinguerait précisément la parole de la musique, c’est que  l’une est commune à une population, dans le temps et dans l’espace alors que l’autre est une affaire personnelle qui peut communiquer sans qu’il y ait eu accord préalable. La musique est un langage sans paroles, donc foncièrement libre. La musique est à la source du langage mais le langage échappe à la musique  en  se cristallisant. Autrement dit, tous les humains seraient capables de reproduire des sons mais non de les produire. On n’insiste pas suffisamment sur ce distinguo sémantique entre production et reproduction et souvent une production n’est qu’une reproduction, ce qui est source de confusion. Les femmes reproduisent bien plus qu’elles ne produisent et  elles se sentent surtout capables d’ajouter  quelque chose à la production du fait même de la reproduction, ce qui confère à leur reproduction des apparences de production. On peut l’observer même au niveau externe : si l’on prend le cas de la préparation des « plats » face au produit initial, le souci des femmes est ce qu’elles vont pouvoir ajouter et non pas tant l’amélioration du produit. Là encore, l’on peut jouer sur le mot « améliorer ». Pour un homme, améliorer, c’est  donner un produit de meilleure qualité. Pour une femme, améliorer, c’est  ajouter au produit des éléments qui le rendront plus attractif. C’est tout un programme même ou surtout  si on est peu ou prou dans le non-dit. Selon nous, les femmes se situent dans le monde extérieur, « profane » (hors du temple), elles ne sont pas censées entrer dans la « Cité interdite » mais inversement, les hommes sont censés passer par les femmes, non pas dans le cadre du couple monogamique mais bien sur une base polygamique.
Le grand problème posé par nos sociétés dites démocratiques tient au fait que le nombre est déterminant. Or nous avons vu que l’humanité fonctionne sur le rapport de l’un au multiple. On ne peut mettre sur le même plan les producteurs et les reproducteurs  tout comme on ne peut mettre les producteurs à la merci des reproducteurs sous prétexte que ceux-ci, fort logiquement, sont les plus nombreux.  Le système démocratique tend d’ailleurs à créer une minorité, celle de ses représentants (Parlement), qui est constituée d’une infime partie de la population, ce qui est encore plus flagrant au niveau du gouvernement, de l’exécutif. Mais cette minorité, d’aucuns se plaignent qu’elle ne représente pas la population, d’où des revendications de paritarisme, ce qui est en fait une subversion du système qui longtemps n’a pas inclus  les femmes (y compris à Athènes). C’est dire que la pensée constitutionnelle a du pain sur la planche pour élaborer un système qui tienne compte d’une certaine dualité producteurs/reproducteurs mais aussi, ce qui est un autre sujet que nous avons abordé dans d’autres travaux  d’une certaine cyclicité, au lieu de fixer arbitrairement les échéances.  Nous sommes en faveur d’un constitutionalisme plus scientifique et moins abstrait.
JHB
08. 05. 13

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Le travail et ses déviances

Posté par nofim le 17 mai 2013

En ce début du  XXIe siècle, marqué par la «crise » quelle idée du travail tend à prédominer ? Il semble que  le travail « normal » est celui que quelqu’un exécute à la demande d’une autre personne. Le travailleur se louerait comme on loue un appartement ou un véhicule pour en faire, durant  le temps prévu, ce que bon nous en semble, sur la base d’un contrat s’apparentant à un bail.
Gagner honnêtement sa vie se résumerait au fait que l’on a accepté de se soumettre à la volonté d’autrui en contrepartie d’argent ou de quelque autre bien. Il s’agirait de respecter, de s’en tenir aux accords concernant la volonté de l’employeur ; cela vaut aussi pour les professions dites libérales ainsi que pour les fournisseurs, les « vendeurs » face au client, au patient.
Autrement dit,  on peut faire faire n’importe quoi à n’importe qui du moment  qu’il y a accord sur les conditions.  L’argent sublime le travail, vient conférer à toute tâche une certaine auréole. C’est un adjuvant qui fait passer la pilule de l’ennui, du désintérêt éventuel de ce qui doit être effectué. L’argent n’a pas d’odeur ou plutôt évacue l’odeur de la tâche demandée tout comme tel ingrédient permet de consommer un produit insipide qui ne se suffirait pas à lui-même.
Mais paradoxalement, un travail qui n’est pas effectué à la demande d’autrui  ne donne droit, en principe, à aucune « indemnité » et n’entre pas dans la formule « tout travail mérite salaire ». Si je passe un an à écrire un livre, une musique,  dès lors que l’on ne me l’a pas demandé, commandé, explicitement, cela ne me donne  aucun droit  à une quelconque contrepartie puisque l’argent est  perçu comme une compensation à l’ inanité de la tâche  même si par la suite, il s’étend à des activités qui seraient gratifiantes par elles-mêmes et non par ce qu’elles rapportent.  Ce distinguo est d’ailleurs assez difficile à effectuer tant le travail semble être devenu indissociable du « revenu » qu’il dégage. Par ailleurs, seul  ce « revenu » est imposable, ce qui complété la panoplie du travailleur «honorable », à savoir qu’il paie des impôts, ce qui en fait, ipso facto, un bon citoyen.
Nous dirons, pour faire écho à nos précédentes études, que celui qui exerce une activité dont il serait lui-même le commanditaire n’entrerait pas dans une certaine logique  socio-économique. Au mieux, il faudrait alors qu’il mette en vente son « produit » et qu’il attende que des gens veuillent bien se le procurer alors qu’il n’a pas été commandé.  Mais le problème se complique du fait que l’on peut fort bien imaginer que quelqu’un produise quelque chose qui correspond à une demande du « marché », ce qui est assimilable à ce que nous disions du travail.
L’idée de travail semble donc indissociable de celle du rapport de la personne à la société dont il doit accepter l’interférence et l’interdépendance s’il veut être rémunéré.  Or, nous avons dit, ailleurs, qu’il convenait de distinguer  entre  l’intérieur et l’extérieur au sens où certaines populations seraient motivées de l’intérieur et d’autres de l’’extérieur, ce que nous tendons à rapprocher respectivement des  comportements masculins et féminins étant entendu qu’au cours des siècles, et notamment au XIXe siècle,  les hommes ont été conduits à adopter une posture « féminine », notamment avec la révolution industrielle, ce qui a complétement faussé l’analyse de ce qui distingue les sexes. Quand par la suite, des femmes ont pu remplacer les hommes dans les usines, notamment durant la Première Guerre Mondiale, on a parlé d’une avancée les concernant alors qu’en réalité elles ne faisaient que se réapproprier des taches intrinsèquement féminines, comme ce qui va se produire au théâtre quand les rôles féminins tenus par des hommes seront  dévolus, logiquement, aux femmes.
Nous pensons qu’il importe de créer des conditions de vie décentes à des personnes qui ne travaillent pas à la commande et qui  se contentent d’exercer une activité créatrice, originale, même si cela  peut sembler archaïque au vu de la philosophie économique actuelle. Il s’agirait de consacrer de l’argent, de la part de la société, à ceux qui témoignent de la faculté des hommes à créer sans passer par quelque compensation ambiguë. Le plaisir de créer doit être authentique et non pas frelaté par l’argent. Si quelqu’un produit de la musique, une musique nouvelle, originale, cela doit donner droit à une rémunération en ce que cela perpétue une activité vitale pour l’homme, tout comme le fait de procréer qui n’a pas non plus à être lié à une « commande ». Cela exigerait un recensement des activités créatrices dans la société en dehors de toute instrumentalisation économique immédiate tout comme l’on se demande pas quand on fait des enfants s’il y a une demande ou une contrepartie, encore que le système des allocations familials puisse être un incitateur. Il faudrait sur cette même base considérer qu’un créateur  peut être bénéficiaire d’allocations  dès lors qu’il produit quelque ouvragée, quand bien même celui-ci ne serait pas commercialisé en quelque façon que  ce soit. C’est là une revendication qui ne semble pas actuellement être mise en avant et qui selon nous est de grande portée en ce qu’elle rappelle que tout travail rémunéré dérive de ce modèle créatif.
Il est assez paradoxal –comme nous l’avons remarqué à plusieurs reprises, de devoir noter que l’exception tend à devenir la réglé, que l’expédient  passe pour la norme, comme lorsque nous observons que la cuisine trafiquée est plus valorisée que le seul fait de goûter un produit tel quel, sans aucun ingrédient, comme lorsque l’on préféré un spectacle bien rodé à l’improvisation, l’acquisition de techniques d’appoint jouant par ailleurs le rôle d’un lien social alors que celui qui n’a pas besoin d’y recourir est plus dans la solitude du coureur de fond..
Nous militons pour l’importance à accorder à l’improvisation où l’auteur est bien celui qui est devant nous, comme dans l’accouchement, on sait qui est la mère. Cette improvisation où la bouche joue le rôle d’un utérus est le seul garant de l’origine et de l’originalité,  du génie et donc de l’engendrement. Le sport est un des lieux qui tente, à l’opposé du théâtre, du cinéma, du « show », où cette improvisation peut être appréhendée.  Il faudrait aussi  inclure dans cette dimension le rapport sexuel, par de là tout enjeu de procréation.  Les tournois d’échec  font partie de ce type d’expérience « vraie » mais il faudrait davantage exiger l’expression directe que l’on retrouve dans les débats. Encore faudrait-il distinguer entre ceux qui ne font que broder sur des schèmes établis par d’autres et ceux qui  produisent réellement quelque chose de personnel susceptible de féconder un grand nombre de récepteurs ‘(auditeurs par exemple). Nous rappellerons cette règle fondamentale de la création, à savoir que celle-ci a vocation à inspirer un grand nombre de personnes  qui l’intégreront dans leur propre mode de production. Ce que nous appelons la vertu polygamique, polyvalente de la création. Il y a là matière à réflexion autour de la dialectique création/procréation par opposition à  la dialectique travail/argent. Le créateur est celui qui alimente le groupe qui se constitue de facto autour de son œuvre, ce qui nous ramène peu ou prou à la dialectique du masculin et du féminin.
JHB
08. 05.13

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L’altérite des hommes et des femmes

Posté par nofim le 17 mai 2013

Selon nos travaux, les hommes et les femmes n’ont pas le même relationnel. Cela tient au fait que les hommes n’ont pas le même mode de fonctionnement mental. .
Nous avons fortement insisté dans de précédents textes sur le fait qu’il convenait de distinguer  activité « interne » et activité « externe », notamment en ce qui concerne le sens du toucher qui ne saurait se limiter à l’usage de la main, loin  s’en faut.
Le principal interlocuteur de l’homme (par opposition à la femme), c’est lui-même. C’est avec lui-même qu’il établit des relations de plus grande proximité et aussi de tolérance. On pourrait parler de sociabilité interne. En ce sens, la notion de solitude doit être repensée dans la mesure  où il y a une solitude interne et une solitude externe.
Inversement, les femmes seraient marquées par une sociabilité externe, ce qui implique une plus grande cordialité dans les relations avec autrui alors que la relation avec soi-même est plus pauvre  que chez les hommes. Et c’est cette pauvreté intérieure compensée par une certaine richesse extérieure qui fait toute la différence entre les sexes.
On notera d’ailleurs que chez les homosexuels,  il en est autrement. Les hommes homosexuels ont une plus grande sociabilité externe, communiquent davantage, ménagent  plus leurs relations en ce qu’ils en dépendent davantage pour bien fonctionner. Ils ont un sens plus développé de l’amitié. Pour un homme « normal », l’amitié  est d’abord celle que l’on développe avec soi-même. L’homme vise à créer un travail d’équipe en lui-même, la femme le fait autour d’elle-même.
On a là des ergonomies fort différentes et  l’on peut dire que celle des femmes est inférieure en efficience à celle des hommes du fait  des composantes qui interviennent.  L’homme doit gérer son monde intérieur avec une grande économie de moyens tandis que la femme dépend de son monde extérieur, avec tout ce que cela suppose de complications au niveau des relations entre personnes distinctes, d’où un réseau moins fiable et une plus faible autonomie/.
Si l’on se sert du modèle « polygamique » ou « pollinique »,  on comprend qu’il en soit ainsi : l’homme en effet est censé nourrir un certain nombre de femmes lesquelles constituent un ensemble dont le point commun est l’homme qu’elles se partagent. Chaque femme du groupe diffère par la façon de vivre la relation avec l’homme. Cela doit se transposer sur le rapport  de la théorie une aux pratiques et applications  multiples et variées et plus généralement  dans la dialectique de l’un et du multiple, la femme se situant dans le champ de l’interprétation, de la traduction, de l’arrangement, de l’ajustement,
La priorité pour un homme est son bon fonctionnement interne, tant psychique que physique. D’où son égocentrisme et  son refus des attaches exclusives puisqu’il est voué à  diffuser au maximum ce qu’il produit. Mais il ne s’agit pas de relations d’égal à égal.   L’homme attend surtout de lui-même, de ses propres performances bien plus que d’autrui. En cela, il pardonne plus facilement à autrui qu’à lui-même puisqu’il ne compte guère sur l’autre.
Quelque part, le fantasme de la femme consiste à se dire que l’union fait la force, qu’à plusieurs, l’on peut vaincre l’homme en constituant à l’extérieur comme une réplique de son intérieur à lui, de son organisme. D’où l’importance que les femmes accordent  à la cohérence du groupe, qui doit marcher « comme un seul homme ». Le problème, c’est que cette exigence de cohérence sociale  ne garantit pas une grande mobilité, l’espace ici  primant sur le temps alors que chez l’homme, la progression de la pensée dans le temps est primordiale, c’est ce qu’on appelle la réflexion, le cogito.  Quand l’homme doit  quelque chose à  quelqu’un, il le ressent quelque part comme un échec de son fonctionnement interne. Il se dit qu’il aurait du y penser par lui-même. Il s’efforce de corriger tout dysfonctionnement interne. Il a parfois l’esprit de l’escalier, c’est-à-dire qu’il lui faut un certain temps pour faire le tour d’une question, sans cependant avoir à recourir à une aide extérieure.
Dans la confrontation entre les individualités fortes et les groupes bien soudés,  ce sont le plus souvent les premières qui l’emportent. Les groupes n’ont d’ailleurs souvent comme  atout que de résister collectivement aux propositions, aux formulations masculines, sans oublier la force de l’inertie. C’est  là une forme de nuisance dont les femmes souvent abusent.  D’où l’importance pour les hommes de ne pas s’attacher à tel ou tel groupe et de pouvoir en constituer d’autres à frais nouveaux. La sociabilité externe de l’homme se limite à trouver des personnes qui se laisseront féconder par lui,  tant physiquement que psychiquement. Chez la femme, la sociabilité  permet de constituer une entité viable qui est non pas la personne mais le groupe, l’équipe…
Il faut ajouter que les femmes accordent une grande importance à ce qui vient de l’extérieur. Elles empruntent volontiers, ont une forte faculté é d’appropriation, d’identification. Elles dépendent énormément de leur entourage dont elles surveillent  avec la plus grande vigilance la composition, en évacuant tout élément perturbateur. Si l’homme accorde la plus grande valeur à l’authenticité personnelle, la femme  assume pleinement  de récupérer des données externes qui viendront compléter, compenser  son état. Ces données font partie intégrante de son environnement.  Les machines de toutes sortes sont les bienvenues chez les femmes. (Notamment tout ce qui concerne l’informatique, les média). La femme ne s’imagine pas toute seule, dans la « nudité » de l’être. Elle ne veut pas se priver de l’avoir qui vient compléter, prolonger un être qu’elle n’arrive pas à appréhender. Ce qui compte, ce n’est pas tant ce qu’elle est intrinsèquement que ce qu’elle peut acquérir, annexer, recruter. En ce sens, les femmes tendent à considérer la technique, sous toutes ses formes, comme son alliée pour faire pièce au pouvoir masculin.  La fragilité  du pouvoir masculin, c’est qu’il se limite souvent à un  très petit nombre de personnes qu’il suffit  de supprimer alors que la masse féminine  a conscience d’une certaine invincibilité, du fait de l’interchangeabilité de ses membres. La tentation chez les femmes conduit à vouloir profiter de l’énergie masculine, sous toutes ses formes, pour ensuite se débarrasser de l’émetteur, d’une façon ou d’une autre. Les héros du passé  sont préférables à ceux du présent ou du futur. La hantise des femmes au XXIe siècle c’est qu’un siècle de plus ne passe sans remettre en question la suprématie du génie masculin. Elles savent qu’il y a un compte à rebours. Si dans les trente prochaines années, elles ne prouvent pas qu’elles aient un « cerveau » comparable à celui des hommes, elles savent qu’elles risquent fort de devoir définitivement fermer la parenthèse d’un certain prophétisme féministe. Il ne s’agit nullement ici de faire ce que font les hommes car  il y a bien des activités masculines qui sont à leur portée mais qui sont d’un degré inférieur. Il s’agit d’atteindre les sommets de l’intelligence  et de la créativité et de parvenir ainsi à devenir elles-mêmes des éléments centraux, fécondants. Force est de constater que les revendications féministes actuelles ont mis la barre trop bas de façon à pouvoir crier victoire. Les sociétés qui ne laissent pas aux hommes la domination sont vouées à la décadence.  Les femmes douées peuvent prolonger très heureusement l’élan masculin. En se prétendant l’égal des hommes,  elles manquent  là où l’on a besoin d’elles. Mais le problème, c’est que les femmes actuelles  sont moins performantes que par le passé dans ce rôle de mise en pratique, de diversification. Cela conduit à un androgynat  croissant  de gens qui ne sont ni vraiment des hommes, ni vraiment des femmes, ce qui condamne à une médiocrité certaine.
JHB
07. 05.13

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Procréation et Parité : le dilemme

Posté par nofim le 20 avril 2013

La France est la championne européenne de la croissance démographique.  Qu’est ce que cela nous enseigne sur la société française et ses contradictions ?
Force est de constater que le moins que l’on puisse dire, c’est que cela implique la reconnaissance de la complémentarité entre hommes et femmes et est-ce que complémentarité et égalité vont de pair, on peut en douter. Donc il y a aurait un décalage entre discours et réalité, comme si certains discours restaient purement virtuels. On n’épiloguera pas ici sur le « mariage pour tous » mais à l’arrière plan  la femme apparait plus que jamais comme étant définie par son activité procréatrice.
Mais il faut aller plus loin dans le diagnostic, à savoir que cette activité, qu’on le veuille ou non,  s’apparente à une sorte de mécanisme, d’automatisme. On presse sur un bouton, ou mieux l’on insère une carte dans un orifice et le système se met en marche et suit son cours jusqu’à son terme, sauf à décider un avortement, c’est-à-dire une interruption.
Entendons par là que le processus ne dépend aucunement de l’intelligence de telle ou telle femme. Elle n’a pas prise dessus si ce n’est, comme on l’a dit, en cas d’IVG.  Ce n’est donc pas très flatteur pour les femmes pas plus qu’un pays au riche sous sol énergétique n’a de mérite à cela.
Les femmes sont, à plus d’un titre, confrontées à la question de l’automatisme. Par exemple, quelqu’un qui lit un texte, qui interprète une partition reléve d’une forme d’automatisme, même si son mérite est plus grand que pour la gestation. Mais on ne peut pas dire que la lecture d’un texte exige une grande créativité, même si l’on veut se montrer complaisant. On est dans une certaine forme d’irresponsabilité, comme si les choses avaient été décidées ailleurs, en « haut lieu » et que l’on se contentait d’obéir aux ordres du maître.
Une série de la télévision danoise passe actuellement en France. Elle met en scène des robots humains et l’on ne peut s’empêcher de penser à la place des femmes dans la société.  Nous pensons que la conception des robots s’inspire des femmes, que les femmes sont beaucoup plus à la portée des robots que les hommes (cf. notre article « tselem » sur le site hommes-et-faits.com).
Plus généralement, tous ces couples qui « font » -on allait dire qui fabriquent- des enfants relèvent d’une forme de robotisation, de clonage. Dès lors, on peut penser que ce sont les hommes qui sont utilisés par les femmes et non l’inverse, ce qui nous renvoie à un scénario à la matrix, qui comporterait des banques de sperme. Mais là encore, on ne saurait parler d’égalité, quel que soit l’angle choisi. 
Comment est-il donc possible de parler de parité dans un tel contexte ? C’est là une incohérence dont nous trouvons la manifestation dans nos habitudes alimentaires . Nous ne cessons de tromper, de leurrer notre corps sur ce que nous mangeons réellement.  Ce qui fait que notre cerveau est déboussolé, détraqué. Si  je donne du pain à mon corps en lui faisant croire que c’est de la viande parce qu’il y a une odeur de viande et quelques morceaux de viande de second choix. Si  je bois de l’eau avec un goût de légumes, comme dans un potage, quelle information reçoit mon corps ? Je ne cesse ainsi de le maltraiter, de l’induire en erreur, de fausser ses perceptions par des tours de passe-passe. Il ne faut donc plus s’étonner de rien face à de tels décalages.
Quant aux vraies valeurs masculines de créativité ne se réduisant pas à interpréter des textes écrits par d’autres ou à suivre un processus strictement planifié et programmé, elles ne sont plus appréciées à leur juste valeur, les femmes se refusant, en dehors de la procréation, à reconnnaitre la supériorité masculine contemporaine. Elles veulent bien reconnaitre le génie des hommes des siècles passés quand les femmes étaient hors jeu mais pour ce qui se passe depuis un demi siècle, cela leur est beaucoup plus pénible car elles ne peuvent plus recourir à l’argument d’une société fermée aux femmes. D’où une grande réticence chez les femmes à reconnaitre le génie des hommes actuels,  préférant les réduire au statut de géniteurs.
Le couple monogamique, nous l’avons dit à plusieurs reprises, est en soi une aberration qui sous tend les revendications féminines. L’homme se voit ainsi interdire de démontrer qu’en terme de procréation, il peut déclencher un grand nombre de naissances dans une quasi-simultanéité. Il nous semble que ce qui insupporte les femmes dans le fait que leurs maris les trompent, c’est que cela  peut apparaitre comme un retout à un polygamisme détesté. Rien d’étonnnant à ce que  l’Islam permette la polygamie tout en maitenant les femmes dans un statut subalterne. 
Nous pensons que les hommes doivent constituer une minorité, ce qui fait probléme dans le cadre du suffrage universel car si c’était le cas, les femmes auraient le pouvoir, dès lors qu’elles ont le droit de  vote. Nous pensons que la notion de minorité  est battue en bréche par les régimes démocratiques et cela conduit à une surproduction d’hommes.(comme en Chine), ce qui n’est pas une bonne chose. Selon nous, l’idée d’une société dominée par une minorité  devrait s’imposer car  tout le processus scientifique et juridique est fondé sur un petit nombre de lois s’appliquant à un grand nombre de cas, ce qui s’apparente à une polygamie structurelle. La monogamie est en décalage par rapport à toutes les valeurs scientifiques, religieuses, juridiques et artistiques. Nous pensons qu’autour de la question du mariage pour tous devra, à terme, se greffer la question de la polygamie mais aussi celle d’une minorité au pouvoir, ce qui est au demeurant le cas si l’on considère l’existence des assemblées, des sénats, à cela près qu’ils sont tributaires actuellement du suffrage universel, sur la base d’une voix-un vote.
Le mot clef pour désigner les femmes est celui d’imprégnation, de prégnance (en anglais, une femme enceinte est « pregnant »). Elle a vocation à démultiplier l’énergie masculine, à s’en imprégner. C’est là que l’on peut vraiment parler de complémentarité. Mais on aura compris que celle-ci ne saurait en aucune façon se limiter à la procréation stricto sensu. Comme on l’a dit plus haut, la femme est par excellence une lectrice et notamment lorsqu’elle lit à voix haute, comme si elle s’appropriait le texte, qu’elle le faisait sien.  Cette fonction de « lectrice » n’est pas sans nous évoquer les machines ainsi appelées « lecteurs ». La  bouche de la femme fait pendant à son utérus.  Et force est de constater que si les femmes font de nombreux enfants, elles sont également des grandes productrices de paroles dictées par des textes dont l’origine  est masculine.

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L’objet de l’astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

L’astrologie et les grands hommes.
Par Jacques  Halbronn
Comment situer l’astrologie dans l’Histoire de l’Humanité ? Que nous apportent les signes cosmiques ? Probablement un surcroit de puissance, d’énergie qui  peuvent  générer une ubris, un délire de grandeur. On sait que toute addition est,  à nos yeux, suspecte, inquiétante, risque de fausser nos perceptions.
Selon nous, les aventures les plus folles de l’Humanité relévent du dispositif astrologique qui a été institué dans un passé fort ancien, une sorte de Tour de Babel.
Inversement, lorsque cet apport, périodiquement, fait défaut, quand la signalisation cosmique perd de sa lisibilité, l’Humanité tend à se dégager d’un tel système et fait machine arrière par rapport à des objectifs surdimensionnés.
L’affaire Cahuzac est emblématique,  à nos yeux, d’une telle rétractation mais cela vaut aussi pour l’affaire DSK, il y a près de deux ans.  Cette « phase 2 » est en contrepoint. Elle correspond à une impuissance à assumer le passé, son propre passé. L’énergie puisée dans la sémiologie cosmique se tarit. Il faut opérer un repli stratégique, se décharger d’un certain poids, parce que l’on n’a plus la force, le courage, l’envie de gérer certaines situations, de mentir et de se mentir à soi-même.
En 1989, quand la Russie a laissé se démembrer son empire, on était en phase 2, ce qui est  souvent fatal à un certain gigantisme survitaminé. Trente ans plus tôt, c’est l’empire français et l’Algérie française qui avaient fait les frais de la dite phase 2 (qui revient tous les sept ans, en rapport avec le cycle de Saturne, divisé en quatre).
Inversement, il faut s’attendre avec chaque retour de la phase 1 à une résurgence des entreprises titanesques, démesurées, « folles ». Les affaires européennes, on s’en doute, dépendent d’un tel cycle saturnien. On pense notamment à la question de l’euro, cette monnaie «unique » ne pouvant manquer d’être affectée par la phase 2.
En ce qui concerne Cahuzac, ce qui frappe les esprits, c’est l’aveu qui fait suite au mensonge. Pourquoi n’a-t-il pas continué à nier les faits, à laisser planer un doute, en tout cas, à la charge des enquêteurs. Tout se passe comme si Cahuzac ne supportait plus cette pression qu’il s’imposait ou qui s’imposait à lui, ce qui trahit une certaine conflictualité intérieure. D’où un certain soulagement du fait de l’aveu mais qui va lui couter cher car on ne lui en demandait pas tant puisqu’il avait déjà démissionné de son poste de ministre du Budget. Apparemment, cela ne suffisait pas.
On dira qu’il y a une baisse de tension en phase 2, ce qui fait que l’on supporte moins bien la pression. Cela a pour effet de ne plus pouvoir assumer les conditions propres à la phase 1. On réduit la voilure, l’envergure, on passe de majeur à mineur, en termes musicaux. Le monde se rapetisse, les géants ne tiennent plus le rythme, ils doivent mettre de l’eau dans leur vin.
En fait, faut-il jeter la pierre à ceux qui prenaient des risques, ce qui est toujours un signe de sang froid et de nerfs solides ? On dirait que c’est la revanche des petits  que permet la phase 2, dénonçant les excès, les abus de ceux qui sont en place. Il est à craindre que l’on mette au pilori les éléments les plus doués. La phase 1  devrait leur permettre de se racheter ou en tout cas de s’imposer en dépit de leur condamnation, morale ou judiciaire.
La phase 2 est en tout cas une excellente opportunité pour qu’il y ait une reléve, qu’une génération succède à la précédente en profitant d’un passage à vide qui n’est cependant, il faut le souligner, que passager. Même si la roche tarpéienne est proche du Capitole.
Il est clair que le profil de carrière tend à décoller en phase 2, lorsque l’on profite des faiblesses de ceux qui sont en position dominante et dont on a pu être dans un premier temps un satellite, en phase 1.  Par la suite, la situation peut évidemment s’inverser et ceux qui étaient les jeunes loups se retrouvent, tôt ou tard,  sur la défensive,  d’autant que la phase 1 est l’occasion d’abus de toutes sortes surtout si en phase 2, on n’a plus la solidité nécessaire pour tenir bon face aux mises en cause et aux révélations.
Le rôle de l’astrologue dont on a compris qu’il devra s’intéresser en priorité aux gens de pouvoir ou à ceux qui ambitionnent d’y parvenir ou qui entendent s’en prendre à eux, ce qui  touche notamment à des populations à revendication comme les femmes, comme les jeunes.
Ces personnages concernés au plus haut point par notre astrologie ont une grande capacité d’autonomie, au meilleur de leur forme mais c’est aussi pour cette raison qu’ils sont très fragilisés et vulnérables  en phase 2, du fait de la baisse de régime que cela suscite et qui ne leur permet plus d’affirmer leur supériorité, du moins pour un temps (éclipse).
Le thème astral est selon nous un objet qui décrit assez bien le microcosme de ces personnages remarquables qui constituent un monde à eux tous seuls, un monde qui est précisément menacé dans son intégrité en phase 2. Comme on le dit souvent, le thème natal était  réservé aux Grands. Sa démocratisation ne fait guère sens car la plupart des gens ne disposent pas  d’une  telle capacité d’autonomie et sont des êtres qui n’existent que collectivement, en tant que membres d’un ensemble. La phase 2 est précisément favorable à l’émergence de telles équipes qui vivent en interdépendance, en grégarité, et qui sont contraintes d’adopter une certaine discipline, à l’instar d’un orchestre  et son chef par opposition au soliste et au compositeur. Mais la fonctionnalité d’un ensemble ne peut rivaliser en phase 1 avec la dynamique unitaire du héros, dont le processus intérieur est bien plus efficace que la communication entre les membres, qui passe par la mise en place de langages plus ou moins efficients alors qu la communication « interne », au sein d’une seule et même personne, est d’un autre ordre, plus subtil, relevant plus de la musique que du langage stricto sensu..

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Contourner le problème du thème natal

Posté par nofim le 20 avril 2013

Dans le cas de l’affaire Cahuzac, certains nous demandent comment nous pouvons relier ce personnage à notre astrologie conjonctionnelle sans faire son thème.  Or, notre foi à l’égard du thème natal est très relative même si l’on sait que cela constitue une « culture partagée » entre de très nombreux astrologues à l’instar de la culture du foot pour d’autres populations, ce qui permet de s’intégrer dans un groupe  par delà tout enjeu « scientifique » à proprement parler.(cf nos enregistrements de conférences astrologiques sur teleprovidence, par exemple autour de Didier Geslain et de Stéphane Rieux)
Nous répondons à ce type d’interrogation qui nous est adressé que nous préférons juger sur pièces. Certains astrologues nous répondront évidemment que cela implique justement de se baser sur le thème. On a le droit d’en douter car selon nous le thème est un ensemble bien embrouillé où  une poule ne retrouverait pas ses petits, donc autant contourner l’obstacle, si faire se peut.
Dans le cas de Jérôme Cahuzac, il nous semble en effet assez vain de se référer à son thème pour comprendre ce qu’a été sa vie. Le personnage nous semble en effet tout à fait typique du genre de personnes que l’astrologie peut aider à comprendre, à savoir un mélange d’excès de risques et de contrition, de démission. Il a le profil, tout comme DSK voire comme le grand rabbin de France Gilles Bernheim  dont certains titres (agrégation) seraient usurpés. Ce sont des gens à risques, dans tous les sens du terme. Peu nous importe que cela corresponde à  une configuration particulière dans le thème et nous ne sommes pas de tout persuadés que ces gens aient le même type de thème. La dialectique de ces personnages les désigne à l’application de notre modèle, par delà leur thème. Pourquoi l’astrologie devrait-elle s’encombrer d’une donnée aussi opaque qu’un thème quand on peut s’en passer.
Nous sommes en faveur d’un certain pragmatisme. Si quelqu’un a le SIDA, il a le SIDA et cela nous suffit pour le traiter. On ajoutera que ce qui arrive à Cahuzac ou à DSK était prévisible, au regard de l’astrologie conjonctionnelle. C’est une question de profil de personnalité.
Certes, le thème natal peut sembler utile pour des gens dont on ne sait rien ou qui viennent de naitre. Mais le plus souvent, les astrologues s’intéressent à des personnes assez remarquables, faute de quoi d’ailleurs, ils reconnaissent que l’étude du thème serait assez vaine et vide.
Or, force est de noter que la date de naissance n’est pas la seule date intéressante en astrologie et qu’il est même probablement plus utile de disposer d’une série de dates, comme le faisaient nos prédécesseurs quand ils cherchaient à « rectifier » une date de naissance par les événements majeurs de la vie. C’est dire que le thème est validé par d’autres dates au point que l’on tend à lire un thème à partir de telles dates. Ce qui d’ailleurs montre à quel point le thème est une donnée accessoire.
Il ne fait guère de doute que de nos jours les astrologues, pour la plupart, sont plus à l’aise face à un thème natal que face à des événements  pouvant s’inscrire au sein d’un modèle cyclique. On l’observe fréquemment dans les études astrologico-biographiques. On peut certes s’amuser à montrer que tel thème est « bipolaire » et explique de tels revirements mais c’est un peu facile. En fait, dès lors qu’une personne est marquée par une certaine forme de cyclicité, elle passera par des états successifs contrastés, que ce soit ou non indiqué dans son thème puisque c’est une donnée existentielle propre à la condition humaine.
Qui ne voit, donc, que l’astrologie a tout à gagner à mettre en avant les facteurs cycliques qui sont intelligibles par tous plutôt que de mettre tous œufs dans le même panier « horoscopique » ?
Nous pensons d’ailleurs qu’il faut démystifier le moment de naissance. Même dans le cas de Gauquelin, l’importance accordée au moment de naissance n’a qu’une signification assez contingente. Pour des raisons méthodologiques, Gauquelin devait s’en tenir à un certain protocole et surtout se servir de données bien répertoriées  et du même ordre. Cela ne signifie nullement que le moment de naissance soit privilégié dans la réalité, en dehors de la commodité d’accès à une telle information. Nous pensons, bien au contraire, que les hommes sont en permanence marqués, d’une façon ou d’une autre, par certains signes célestes. Il est absurde, en fait, de se polariser sur le seul moment de naissance et cela cause le plus grand tort à l’astrologie que de le prétendre.
A une époque où les astrologues n’avaient pas accès aisément aux données astronomiques en cours, le thème natal a pu apparaître comme une solution mais c’est désormais devenu le problème. Il fut un temps où tout le canevas prévisionnel de l’astrologue dérivait du thème natal, d’où notamment les directions qui correspondent à une astronomie fictive. C’était encore largement le cas au XVIIe siècle notamment chez Morin de Villefranche. Cette technique a depuis fait long feu mais l’on continue, à tort, à privilégier, de façon archaïque, la matrice du thème natal. C’est bien fâcheux. Il va falloir former une nouvelle génération d’astrologues qui ne soit pas prisonnière d’un savoir faire obsolète et mettre dans des réserves ceux qui sont encore embourbés dans un tel référentiel.

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Identité de l’astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

Quelle identité pour l’astrologie ?
Par Jacques  Halbronn
 
Qu’est ce qu’un astrologue ?  Il semble que la réponse en vigueur dans le milieu astrologique soit celui qui dresse des thèmes pour un oui ou pour un non. Un addict de l’heure. Un culte de l’heure, dans une démarche qui assimile l’être humain à une sorte d’horloge. Est-on obligé d’entrer dans une telle « secte » pour se dire astrologue ? Jusqu’où va l’impudence des praticiens du thème natal qui sont prêts à traîner devant l’inquisition ceux qui ne partagent pas leur credo quia absurdum ? La phase 2 de Saturne n’est guère favorable à de tels délires d’omniscience et de panacée universelle. Va—t-on basculer dans une guerre de religions entre protestants et catholiques, entre réformateurs et  amoureux du baroque ?
 Pourtant tout astrologue sérieux sait pertinemment que la partie la plus solide de l’astrologie n’est pas l’individuelle mais la mondiale qui n’a que faire du thème natal. Donc priorité à  l’astrologie qui traite du fonctionnement des sociétés, de leur organisation même si cela rejoint la formation  en sciences politiques. Car c’est bien là le problème : nos astrologues veulent être dépositaires d’un savoir ignoré des autres corporations et procéder avec des outils complètement différents. Sinon l’on trahit la cause de l’astrologie en frayant avec l’ennemi. On frise la paranoïa!
Il suffit de dire que l’on peut essayer de ne pas se servir du thème natal pour faire de l’astrologie pour qu’il y ait une levée de boucliers. Celui qui ne pratique pas le thème natal ne saurait se dire astrologue. Un point c’est tout. L’astrologie est une et indivisible. C’est à prendre ou à laisser. Pas de sécession ! Une seule astrologie pour un seul peuple astrologique. On connait la chanson allemande.
Notre propos vise à fournir à tous ceux qui cherchent à comprendre le fonctionnement des sociétés des outils fiables et intelligibles. C’est avec ces gens là que le dialogue, le débat fait sens.
Apparemment, nos astrologues préfèrent avoir affaire à des gens qui ne s’intéressent pas à l’astrologie (cf. notre entretien avec Daniel  Kunth, sur teleprovidence). Faut-il rappeler que Kepler avait voulu délester le savoir astrologique d’une grande partie de sa tradition pour ne garder que les aspects (ce qui n’est pas notre point de vue, soit dit en passant) ? Or, à part la question des nouvelles planétes, on en est resté au stade prékeplerien. Il y a quelques jours, dans une conférence réunissant une centaine de personnes on n’a cessé de nous parler de l’exaltation de Jupiter en cancer, ce qui est une absurdité structurelle. Mais il est vrai que –mot magique- ‘ »ça marche ». Placer Jupiter exalté en cancer, c’est ne pas comprendre que les planétes supérieures (Mars, Jupiter et Saturne) ne peuvent se trouver à proximité des luminaires et encore moins dans les domiciles des luminaires. Les maitrises sont organisées de façon duelle avec un axe équinoxial pour les exaltations  et un axe solsticial pour les domiciles. Mais nos astrologues ne veulent surtout rien toucher, quelle décadence par rapport aux années Soixante-soixante-dix et comment s’étonnera-t-on que l’astrologie attire aussi bien de gens de qualité, qu’elle est un repoussoir  constituée de 90% de femmes d’un certain âge?
On nous dit que n’importe quel journaliste était capable d’annoncer ce qui est arrivé à Cahuzac. Mais là n’est pas la question car l’on sait à quel point l’affaire dépasse le cas en question et c’est l’intensité même du scandale qui concernait l’astrologie.  Nous avons sauvé l’honneur de l’astrologie en annonçant à quoi ressemblerait la période actuelle et à notre connaissance, l’on n’enseigne pas le cycle que nous étudions en astrologie conjonctionnelle à Sciences Po ou dans les écoles de journalisme. Quelle tête ferait nos astrologues si notre système pénétrait dans ces milieux ? Ils seraient prêts à démolir nos résultats et nos méthodes pour préserver leur savoir si chèrement acquis en crachant dans la soupe. Au lieu de nous féliciter pour nos résultats, ils ne  trouvent rien de mieux que de clamer que les raisins sont trop verts/..
Faut-il rappeler que ce n’est pas l’astrologie individuelle qui a fait le prestige de l’astrologie pendant des siècles mais la théorie des grandes conjonctions Jupiter Saturne dont la formulation simple, la périodicité régulière, intéressait les juristes comme Jean Bodin,  à la fin du XVIe siècle. Quant à la théorie des ères précessionnelles qui a intéressé les historiens des religions, quel rapport avec le sacrosaint thème natal ? Et quant à la division de la population en 12 Signes, quel rapport avec le thème natal ? En fait, le seul intérêt du thème natal est qu’il donne matière à écrire des dizaines de pages et à occuper le temps de la consultation en lisant le thème. Sans l’aide du thème, nos astrologues sont condamnés au mutisme, c’est leur prothèse.  C’est ce qu’on appelle un « mauvais animus »,  au sens où  l’entendait Jung à propos de certains comportements féminins qu’il considérait commme une mauvaise imitation du comportement masculin. L’astrologue n’est pas censé  monologuer et  dire les choses en détail – on est alors dans la voyance- mais évoquer avec des formules forcément abstraites et générales  des notions qu’il revient au client de développer… Le client de l’astrologue doit sortir du cabinet en maitrisans l’outil astrologique.  Ce qui ne saurait évidemment pas être le cas de cette caisse à outils et de cette usine à gaz qu’est devenue une certaine astrologie. L’astrologie doit se démocratiser en tant que savoir, ce qui exige qu’elle se déleste de 80% de ses préceptes. Or, combien d’astrologues ont reconnu qu’ils ne cherchaient aucunement à exposer l’astrologie mais se contentaient de la traduire en langage de tous les jours. Ce qui est un comble pour des gens qui prétendent  revendiquer l’originalité du regard de l’astrologie sur le monde. Mais l’on n’est pas  à une contradiction près.
 
JHB
06. 04. 13

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La question de l’heure‏

Posté par nofim le 20 avril 2013

La question de l’ascendant en astrologie
Par  Jacques Halbronn
Les égyptiens attachaient une grande importance au lever héliaque de Sirius, en rapport avec les crues du Nil. Qu’est-ce à dire ? Que lorsque Sirius se levait en même temps que le soleil, on devait s’attendre  à une telle échéance.  Mais ils auraient aussi bien pu  s’intéresser à la conjonction Soleil-Sirius selon d’autres angles de vue.
De même en ce qui concerne, en astrologie conjonctionnelle, la conjonction  Saturne-Aldébaran ou Saturne Regulus. L’on pouvait la percevoir lors du « lever » de Saturne à l’horizon. Peu importe d’ailleurs à partir de quel endroit. En effet, cette conjonction ne correspond pas astrologiquement à un événement ponctuel comme c’est le cas astronomiquement.
On se doute que si une telle conjonction couvre une période de sept ans, on ne soit pas à un jour près ! Or, il y  a là un malentendu chez ceux des astrologues qui accordent de l’importance à ce qui se passe juste au moment de la configuration concernée.
On notera donc que la notion d’ascendant n’est nullement réservée au seul  thème natal. L’étude de ce qui se passe à l’horizon n’est en fait qu’une commodité pour étudier les conjonctions qui se succèdent  à divers intervalles, tous les ans pour le rapport Sirius –soleil mais tous les sept ans pour le rapport Saturne- Etoiles fixes royales.
L’ascendant, pour nous, n’est pas au départ lié à un signe ou à une constellation. Ce n’est là qu’une commodité pour se repérer. L’ascendant concerne une étoile fixe donc visible, d’où son autre nom « horoscope » (scopos, en grec, voir)
Comme il y a beaucoup plus d’étoiles que de planétes,  on pouvait espérer trouver à proximité de l’horizon tel ou telle étoile fixe.
De même nous avons, à plus d’une reprise, insistée sur le fait que le choix de l’heure de naissance est arbitraire dans la recherche astrologique (Gauquelin).  Si l’on disposait d’autres données que celle de la naissance, on pourrait les utiliser aussi bien. Mais ce n’est pas le cas car c’est le seul événement existant inévitablement dans la vie de chacun, hormis la conception qui est connue avec moins de précision.
L’importance accordée à l’ascendant aura conduit à concevoir les maisons astrologiques (dites maisons de l’horoscope, d’où le mot « horoscope » servant à désigner l’ensemble du thème).calculées à partir de ce point.
Il y a donc des cas où le fait d’accorder quelque importance à telle approche du cosmos ne devrait pas porter  à conséquence. Les astrologues, bien à tort, ont cru que ces facteurs – comme l’ascendant – avaient une valeur en soi alors qu’il ne s’agissait que d’une façon de procéder.
Selon nous, nous sommes en permanence connectés avec le cosmos et pas spécialement au moment de  la naissance. On ne peut donc dire que l’astrologie accorde de l’importance à l’heure de naissance ou au passage d’une configuration à l’horizon d’un lieu spécifique.  Ce n’est là qu’une certaine façon de travailler. Il est plus sage d’admettre que nous soyons en permanence à l’écoute- si l’on peut dire- des astres,  ce qui évite d’autant à avoir à s’expliquer sur le moment de naissance qui s’il est utile pour la recherche astrologique ne l’est guère pour son application. Il n’est nul besoin, par voie de conséquence, des « transits », ce qui consiste à relier les positions de telle  période à certaines données du thème natal.
Il n’y  a pas non plus de raison pour  associer notre personne à un « ciel de naissance ». L’astrologie nous fournit simplement une certaine donnée cyclique, tous les sept ans mais ces sept ans ne sont pas à calculer à partir de la date de naissance mais bien par rapport aux rencontres Saturne- étoiles fixes royales. L’astrologie est avant tout l’étude des sociétés et elle ne s’intéresse aux personnes que si elles se situent au cœur des dites sociétés en tant que leaders voués à une certaine cyclicité assez contrastée. A quoi bon étudier quelqu’un dont la vie n’est pas animée d’un certain mouvement. Il est clair que l’astrologie doit en priorité se concentrer sur des gens dont la vie passe par des variations, des changements et ce de façon assez spectaculaire.

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