L’astrologie, de la cyclicité à la typologie

Posté par nofim le 3 décembre 2013

 

L’astrologie en quête,  en perte  d’elle-même.

Par  Jacques  Halbronn

 

On connait ces « démonstrations » d’astrologues qui vous explique, thème à l’appui, que la maison V  est liée à la maison X parce que Mars est « maître » de la dite maison V du fait que la pointe (cuspide) de la V est  en bélier et tout à l’avenant ; Cela veut nous expliquer que le domaine de la Ve maison est intimement lié à celui de la Xe. Or, un tel procédé dépend en amont de la théorie des « Dignités » planétaires (domiciles, exaltations) qui associe les planètes et les signes. On a donc là un triptyque maisons-planètes-signes qui se passe d’ailleurs tout  à fait des aspects. C’est en quelque sorte un système parallèle de connexion des facteurs du thème entre eux. Il va de soi que ce qui valide toute cette imbrication, c’est, nous dit-on, que « ça marche », sans que l’on sache très bien ce qu’une telle formule peut vouloir signifier. Comme si le thème marchait comme marchent, fonctionnent,  un appareil, une machine, étant entendu qu’on est dans le domaine  du psychologique, de l’humain, ce qui n’est pas forcément le cas de la technique même si elle dépend de l’ingéniosité des hommes. Mais ce qui émane des hommes est-il nécessairement « humain » ?  Quelque part, la technique remplace l’humain, s’y substitue, est  déshumanisée.

On sait que le thème brasse un grand nombre de données et il est donc bien aléatoire de pouvoir les isoler les unes des autres, d’autant qu’il y a divers doubles emplois. Mais comme on se l’est demandé, quelle est la fonctionnalité du thème ?  Que nous répondent les astrologues quand on leur pose une telle question ? Certains disent, du côté des « humanistes » (Ruperti) que le thème est notre « dharma » ce que nous devons accomplir au cours de notre vie. Nous avons déjà, à maintes reprises, mis en garde contre toute forme d’astrologie rétrospective qui  dépasserait certaines bornes et qui serait totalement décalée par rapport à une astrologie prospective où l’astrologue devient soudainement beaucoup plus humble.

Tout se passe d’ailleurs comme si les outils de l’astrologie explicative n’étaient pas les mêmes que ceux de l’astrologie « prédictive » (‘au sens anglo-saxon de predict). On dirait que l’astrologie quand elle étudie le passé cherche à compenser l’austérité qui lui est imposée en matière prévisionnelle. On pense à un monsieur qui devrait faire très attention à son régime et qui compenserait de temps à autre par une « grande bouffe ». Les réunions astrologiques se distinguent en cela carrément de l’ambiance des consultations astrologiques ‘ »à l’aveugle ». La consultation offre une facette beaucoup plus raisonnable que la conférence laquelle encourage tous les débordements. On croit souvent que c’est l’inverse, bien à tort. C’est en conférence publique, en congrès, que les astrologues montrent d’eux une image caricaturale. Très peu de conférenciers échappent à un tel travers explicatif et démonstratif, ce qui confine à de  la publicité mensongère puisque ces mêmes conférenciers seraient bien incapables d’en faire autant pour traiter du futur, sauf à recourir à des techniques  extra-astrologiques (voyance avec ou sans support). L’astrologie prédictive est « sans filet ».

Cette astrologie rétrospective s’apparente à de la peinture. L’astrologue dispose d’une palette en laquelle il puise. Il « traduit » certaines données qui lui sont fournies par la partie de lui-même qui n’est pas astrologique  dans un jargon  astrologique. D’une certaine façon l’astrologie lui aura été greffée pour pallier certaines déficiences cognitives.

Paradoxalement, ces astrologues dès lors qu’ils ne sont pas dotés d’un certain esprit d’abstraction  risquent fort d’être de médiocres prévisionnistes. Car prévoir, c’est rester dans les généralités et montrer que la diversité des choses est un leurre. Or, bien des astrologues nous sont apparus comme faiblement dotés du côté de l’abstraction, sauf s’ils sont aidés de l’astrologie qui leur « mâche » le travail. Ces astrologues sont à leur aise tant qu’il s’agit d’un cas mais dès qu’il y en a plusieurs, ils ont du mal à en extraire le point commun sauf à s’en tenir à certaines étiquettes. Par exemple, on étudie une série de « criminels », de « musiciens », de « peintres », le travail de « définition » est déjà fait. D’ailleurs, le statisticien Michel Gauquelin n’a pas procédé autrement, en recourant à des catégories professionnelles. Barbault dans les années cinquante état un grand adepte des collectons de thèmes par profession. (cf. son recueil sur la profession musicale, Ed CIA) pour l’avancement de la recherche astrologique. En mondiale, Barbault appréciait aussi la possibilité de disposer de séries d’événements ayant été qualifiés par les mêmes termes, comme « guerre mondiale ». Il était alors tentant de montrer qu’à une même qualification de personne ou d’événement correspondait un même type de configuration.

Le défaut de cette méthode tient au fait  que ces qualifications n’ont pas de pertinence astrologique. Or, une science doit déterminer ses propres critères et non emprunter des repérages profanes.

Le problème, c’est que cela fait belle lurette que l’astrologie est à la dérive et est bien incapable de préciser son champ d’investigation et les problématiques qui relèvent véritablement de sa compétence. Bien plus, l’astrologie elle-même, du fait qu’elle s’est décentrée, a intégré en son propre sein des éléments qui lui sont étrangers. C’est un cercle vicieux ! Autrement dit, en science,  on se méfiera du prêt à porter et préférera du sur-mesure. Attention au socio-morphisme : La société est-elle censée délivrer à l’astrologie les catégories et les classements qui lui conviennent. ? On peut en douter.

Pour notre part, nous préférons, avec l’Astrocyclon,  définir nos propres règles du jeu et les fournir à la société que l’inverse. Il vaut mieux être le préteur que l’emprunteur. Et pour en revenir aux maisons astrologiques, il nous semble assez clair (voir nos récentes études à ce sujet, blog nofim, sur teleprovidence) qu’il s’agit là d’un emprunt à une représentation du cycle de vie, avec ce qui attend une personne au cours de son existence sociale tout comme le Zodiaque est constitué  ç la base  à partir du cycle annuel des activités d’une société rurale,  dont le temps est structuré par la météorologie. Ce type d’emprunt   n’est que d’un médiocre intérêt pour l’astrologie et on pourrait en dire autant pour les divinités mythologiques qui expriment aussi, tout comme les Quatre Eléments, une forme ou une autre de cyclicité. La dernière en date des cyclicités auxquelles l’astrologie ait  fait appel est celle du calendrier électoral dont les dates, fixées bien à l’avance, sont devenues la base même de l’astrologie mondiale actuelle, tout simplement parce que désormais l’astrologie est incapable de disposer de son propre calendrier. C’est une astrologie coucou, qui n’a pas son propre nid.  Ce diagnostic est amplement confirmé par le fait que de plus en plus les astrologues dans leur conférence et dans leurs consultations  se servent de plus en plus de données extra-astrologiques pour étoffer un discours exsangue. Par exemple, lors d’une récente conférence sur astrologie et criminalité, dont déjà le propos pouvait faire problème, du fait du mode de qualification social du corpus, le conférencier a longuement parlé de criminologie au point d’oublier d’étudier les périodes où  les crimes ont été commis. Il a déclaré qu’il n’avait pas eu le temps ! De qui se moque-t-on ?

Ce qui aggrave les choses, si c »était encore possible, tient au fait que ces différents cycles perdent largement leur vertu cyclique en cours de route et qu’à force de vouloir distinguer une étape d’une autre, on finit par générer de la discontinuité et des contrastes tout à fait excessifs entre un signe et le signe suivant, entre une maison et la maison suivante (cf. Robert Dax. Psychologie zodiacale. Ed Arista). Au nom d’un souci de « précision », notamment pour déterminer le signe ascendant,  voire pour rectifier l’heure de naissance à partir de « faits » de vie-  et pour recouper tel ou tel point, l’on en arrive à désarticuler les cycles, ce qui aboutit à une typologie spatiale (genre les douze signes)  du fait que la cyclicité sous-jacente a perdu de sa lisibilité. Il est  plus facile en effet  d’énumérer une série de types qu’une série de phases. Ce qui explique que l’astrologie  ait reconverti ses emprunts cycliques en classements typologiques dans le genre Caractères de La Bruyère..

 

 

Jhb

03  12 13

 

 

 

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Le masculin et le féminin face à la cyclicité

Posté par nofim le 3 décembre 2013

 

 

Les  notions de rejet  et de projet  au regard de l’Astrocyclon

Par  Jacques  HAlbronn

 

Ne pas vouloir comprendre et assumer la dialectique du masculin et du féminin, c’est se condamner à ne pas saisir la dynamique de la cyclicité. Bien plus, l’existence même visible d’hommes et de femmes, parfaitement détectable tant sur le plan physique que vestimentaire – dans la très grande majorité des cas –ne saurait être considérée comme une donnée négligeable ou qui pourrait  être remplacée avantageusement par d’autres critères assez alambiqués.  Le milieu astrologique avec sa très forte majorité féminine est-il en mesure de penser correctement la dualité, la cyclicité ? Là encore, on observe que ce qui est simple est remplacé par du compliqué au point de devenir de l’indéchiffrable.

On nous dit que nos propos sont « misogynes » mais la cyclicité l’est par elle-même puisque toute cyclicité est mue par un processus de rejet périodique, comme le jour est le rejet de la nuit, l’Eté, le rejet de l’Hiver, l’âge adulte, le rejet de l’enfance et ainsi de suite. En ce sens, nous dirons que la cyclicité est marquée par une certaine violence, par une vengeance par rapport à  ce que l’on a pu subir durant un certain temps.D’ailleurs, la vengeance projette le passé dans le futur. Il y a un lien entre le rejet et le projet.

Il importe donc de comprendre ce qui est rejeté, refusé, quand on quitte un cycle de 7 ans pour un nouveau cycle de 7 ans. Nous pensons que c’est le rejet d’une certaine forme d’irresponsabilité.

Qu’est-ce que l’irresponsabilité ? Quelqu’un que l’on qualifiera d’irresponsable, c’est étymologiquement une personne qui ne peut pas « répondre » de ce qu’elle dit, de ce qu’elle fait ou a dit ou a fait qui renvoie à une instance supérieure ou à une décision prise dans un autre temps dont on dépend mais dont on ne peut répondre de façon intelligible, rationnelle, c’est-à-dire en remontant aux causes, aux raisons (ratio).

Celui qui conduit une voiture sans savoir comment elle marche, comment la réparer, l’entretenir, est en situation d’irresponsabilité. Ne pouvant revenir plus en amont, il ne peut que se tourner vers l’aval, c’est-à-dire vers l’avenant, le contingent, qu’à prier pour que le résultat ne soit pas trop mauvais « quand même »

Lors de la reprise d’un nouveau cycle de 7ans, il y a un besoin de reprendre les choses en main qui tend à se manifester avec toujours plus de force. L’incurie et  la négligence de certaines personnes saute de plus en plus aux yeux, notamment de la part de ceux dont on pensait qu’elles étaient ‘ « responsables » et qui refusent d’assumer leurs responsabilités pleinement. Ces personnes tentent de se disculper (« responsable mais non coupable »). Elles ont en fait cru que tout était réglé en « haut lieu «, dans un temps antérieur sur lequel on n’aurait plus à revenir. Elles se sont contentées de partir de ce qui était déjà en place sans trop se poser de questions et puis tout d’un coup, on leur demande des comptes du fait que ce qui était « acquis » ne l’était pas tant que ça et qu’il aurait fallu mieux- mieux valu- étayer, consolider les « bases ».

Et à partir de ce constat, il apparait de plus en plus clairement qu’il est temps de passer le relais à ceux qui ont accès à ces « bases », qui les contrôlent, qui les maitrisent, quitte à reconnaitre leur pouvoir, leur supériorité, ne serait-ce qu’ au sens topographique de ce qui est « au-dessus » et qui se place « avant », « devant » – par opposition à après, derrière-  tant dans le temps que dans l’espace..

Il y a donc rejet, mise à l’écart d’une population – largement féminine ou féminisée (homosexuels mâles)- qui ne fait plus le poids et qui fait « faux bond » du fait de ses carences, de son incompétence au niveau de l’ingénierie du monde.

Le temps est donc venu, advenu  de rendre à César ce qui est à César et de ne pas se contenter de sous-fifres, d’épigones : on préférera l’original à la copie. On remonte à la source.

Mais en fait, cette prise de conscience  peut avoir deux causes : soit la situation exige de plus grandes compétences dans la connaissance des mécanismes de façon à trouver des alternatives, à reconsidérer certains choix antérieurs,  soit les personnes capables de le faire se manifestent et créent ce besoin d’élucidation. C’est un peu la poule et l’œuf.

En fait, les deux options se recoupent largement. Avec le temps, les solutions qui ont pu se mettre en place révèlent leurs insuffisances et exigent une « maintenance », il y a usure. Avec le temps qui passe, la probabilité d’accidents va croissant. C’est mathématique. Mais, d’un autre côté, nous pensons que le « signal »  déclencheur (la nouvelle conjonction saturno-stellaire) en ligne de mire, à l’horizon, réveille les facultés des éléments « mâles » de la société et ceux-ci apparaissent comme étant la solution, l’espérance d’un progrès. Il n’y a donc pas nécessairement crise du seul fait que les choses ne vont plus mais de nouvelles perspectives qui génèrent une autre forme de crise à savoir que les choses pourraient aller mieux. C’est probablement la conjugaison de ces deux paramètres qui caractérise la phase ascendante de l’Astrocyclon.

Selon nous, dans une société consciente d’une telle cyclicité, l’attitude la plus raisonnable est celle du retrait, de la retraite, du départ en vacance, en congé, de la population féminine qui serait en position de responsabilité et sa mise sous tutelle. Le temps n’est plus en effet à supporter des personnes qui ne savent pas pourquoi elles font ce qu’elles font, disent ce qu’elles disent et qui sont à l’évidence irresponsables, au sens propre du terme. On veut mettre la barre plus haute. On devient plus exigeant. Il y a donc un retour aux affaires de ceux qui avaient instauré un certain état de choses puis avaient laissé la place à des « techniciens » aux compétences réduites (taylorisme). La phase ascendante correspond à un revival de l’artisanat, de la personne qui maitrise les tenants et les aboutissants dans son domaine, avec le moins de cloisonnements possibles.On recherche des esprits universels permettant de désenclaver les choses, ce qui conduit à un recentrage autour d’un nombre limité d’acteurs de premier plan, à la restauration d’un certain ordre hiérarchique.  On ne décrira pas ici le processus inverse lors du passage au bout de 3 ans et demi environ  à une phase descendant. Il est clair qu’aucune phase ne se prolonge indéfiniment et intemporellement. La fin d’une phase ne signifie pas qu’il y a eu échec mais qu’il faut passer à autre chose- passer la main- quitte  à revenir par la suite, inévitablement,- éternel retour- à la phase qui s’achève, dans un temps prédéterminé au regard de l’astrocyclon. Grâce à l’astrocyclon, le passage d’une phase à l’autre devrait pouvoir s’effectuer dans la sérénité.

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Jhb

03. 12 13

 

 

 

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Recherches structurelles sur les domiciles et les exaltations.

Posté par nofim le 3 décembre 2013

 

 

La remise en cause des doubles domiciles planétaires

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons déjà récemment signalé certains problèmes concernant l’intégration des nouvelles planètes au sein du dispositif des domiciles, des exaltations mais aussi au sien du thème astral (voir sur le blog nofim en passant par teleprovidence.com) mais nous allons aborder ici le problème sous un autre angle. Notre objectif est de montrer que des erreurs de transmission peuvent se produire sans qu’elles soient nécessairement détectées dans la pratique astrologique, ce qui nous renvoie au débat suivant : est-ce l’astrologie qui nous offre une certaine vision du monde ou bien  est –ce le monde qui nous aide à mieux cerner l’astrologie, à la valider ?

 

Nous prendrons le cas des domiciles et exaltations des nouvelles planètes et notamment le cas d’Uranus, dont la « tradition » – une bien récente tradition au demeurant ! -  nous enseigne que son « trône » est en verseau et son exaltation en scorpion et celui de Neptune, domicilié en poissons et exalté, nous dit-on dans le signe du lion. Si l’on demande aux astrologues les raisons de ces attributions récentes, ils ont souvent quelque mal à répondre alors on se demande ce qu’il en est d’attributions bien plus anciennes, pour lesquelles on dispose de bien peu de documentation….

Cela devient compliqué quand nos astrologues tiennent à nous préciser que Saturne reste quand même domicilié en verseau et Jupiter en poissons. Est-ce que telle était la démarche qui présida à ces attributions qui ne furent pas d’ailleurs sans déstabiliser l’ancienne disposition des doubles domiciles, visant à concilier le 7 avec le 12 ?

Nous allons montrer ci-après que l’on peut sérieusement suspecter un quiproquo dans la transmission. En effet, si l’on prend le cas des exaltations des deux transsaturrniennes, Uranus et Neptune (laissons ici de côté le cas de Pluton qui n’est toujours pas résolu : tout le dispositif est resté en chantier depuis plus de 80 ans. (Découverte de Pluton en 1930)

Il n’est pas trop difficile de reconstituer le raisonnement qui a été suivi par les astrologues anglo-saxons du XIXe siècle.  Uranus est au-delà de Saturne, donc on va placer le domicile d’Uranus à côté de celui de Saturne, ce qui donne Uranus en verseau, faisant suite à Saturne en capricorne. On a de très bonnes raisons de refuser que Saturne conserve son domicile en verseau. Passons en effet à Uranus en scorpion. Même raisonnement.  Saturne est exalté en balance donc on mettra l’exaltation d’Uranus dans le signe suivant, le scorpion. Mais est- ce à dire que Saturne aurait aussi une position d’exaltation dans ce même signe du scorpion puisque l’on nous dit que ces deux astres partagent tout ? Quand on sait à quel point la balance et le scorpion, sont des signes radicalement différents au dire des astrologues, on voit mal placer Saturne en Scorpion mais dans ce cas, que dire du capricorne et du verseau, deux signes également terriblement différenciés par la littérature astrologique.

En d’autres termes,  psychologiquement, on ne peut pas associer une planéte à deux signes qui se suivent  tant l’astrologie s’ingénie à les opposer, ce qui est d’ailleurs probablement une erreur car tout cycle s’inscrit dans un continuum et notamment celui des saisons que l’on dit sous tendre la symbolique zodiacale. Et puis, ce qui ne vient pas arranger les choses, il y a le contraste marquant que cette même littérature astrologique contemporaine instaure entre Saturne et Uranus ! Pourquoi, tant qu’à faire, ne pas plutôt les placer en opposition ou en carré plutôt que côte à côte ?

Passons au cas e Neptune. Le processus semble bien avoir été parallèle si ce n’est que les deux doubles domiciles de Jupiter ne sont pas conjoints mais en quadrature, à savoir le sagittaire et les poissons. Mais c’est le  même raisonnement, Neptune vient après Uranus, et les poissons viennent après le verseau donc on donnera les poissons à Neptune. Et pour les exaltations, c’est du même tonneau : Jupiter est dit exalté en cancer, quel est le signe qui suit le cancer ? Le Lion. On attribuera le lion à Neptune pour son exaltation. Mais ne faudrait-il pas lui attribuer le cancer aussi  et pendant qu’on y est le lion à Jupiter ? Ou bien on renonce définitivement, ce qui est plus sage, à continuer à présenter Jupiter comme en domicile en poissons, tout comme on recommandera de cesser d’associer Saturne au verseau.

Ajoutons que l’exaltation de Jupiter en cancer est très contestable structurellement. Nous avons déjà exposé (cf. textes sur nofim par teleprovidence) que les exaltations se situent sur l’axe équinoxial et les domiciles sur l’axe solsticial, à commencer par les luminaires et Saturne. Si Saturne est exalté en balance,  pourquoi  placer  Jupiter en cancer, carrément sur l’autre axe ? Cela ne tient pas debout et donc par voie de conséquence, Neptune n’a pas non plus à être exalté en Lion si Jupiter n’est plus exalté en cancer. La même objection vaut d’ailleurs pour l’exaltation de Mars en capricorne, sur le solstice d’hiver. Il vaudrait mieux placer Mars et  Jupiter à proximité de l’axe équinoxial. On voit bien Jupiter exalté en vierge, à proximité de Saturne en balance. On nous objectera que Mercure est dit exalté en vierge. Certes, mais il y a un  hic. Nous avons remarqué (dans de précédentes études) que les planètes intérieures devaient se trouver du côté des luminaires  et les planètes extérieurs à l’opposé. Donc on boit mieux Mercure à proximité du bélier et du taureau, en exaltation soit en poissons, soit en gémeaux.  Certes Mercure est domicile en gémeaux mais il l’est aussi en vierge et  le principe des doubles domiciles est en question. On laissera Vénus exaltée en poissons. Dans ce cas, si l’on considère domiciles t exaltions comme formant système, on ne peut laisser le domicile de Mercure en gémeaux mais l’associer à la vierge. (quitte à contrarier ceux qi voudraient attribuer  la verge à l’astéroïde Cérès :).

Si l’on admet que les doubles domiciles sont apparus tardivement dans la tradition astrologique, la preuve en étant que les exaltations ne sont point elles dédoublées, il ne reste plus qu’à supprimer un des deux domiciles de Vénus, soit le  taureau, soit la balance. Mais en réalité, nous pensons qu’en vue de mettre en place les doubles domiciles, on aura décalé le domicile de Vénus, qui initialement devait être en Gémeaux (rappelons la tonalité très vénusienne de l’iconographie des Gémeaux avec deux personnages enlacés)

On aurait eu ainsi au commencement deux fois la série  Vénus-luminaires- Mercure tant pour les domiciles que pour les exaltations. Dans un cas, des gémeaux à la vierge, de l’autre des poissons aux gémeaux. A l’autre bout, on aurait eu  Jupiter en poissons opposé à Mercure en vierge, ce qui annule l’attribution des poissons à Neptune mais pour notre part le fait de caser ces nouvelles planètes sans le zodiaque est  une entreprise assez vaine.

Reste une dernière question épineuse (cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers, 1976) Il semble qu’il faille inverser les exaltations des luminaires et placer la Lune en exaltation en bélier et le Soleil en exaltation en taureau, pour que l’ordre de succession soit le même. On aurait ainsi le soleil domicile et exalté dans des signes fixes ; de  même que sa chute et son exil, ce qui place le soleil bien plus au centre du système, au cœur des quatre animaux  que l’on retrouve dans l’arcane Le Monde du Tarot ou avec les  quatre évangélistes.

Si nous refusons les doubles domiciles, tout comme l’intégration des nouvelles planètes, est-ce à dire que nous laissons les deux dispositifs avec des « trous » ? Non, si l’on combine les domiciles et les exaltations, qui, on le voit,  s’emboitent l’un dans l’autre du fait précisément qu’ils sont associés respectivement aux axes équinoxe et solsticiaux.

 

Cela donne, selon nos calculs,  l’ensemble suivant :

Planètes intérieures des poissons  à la vierge

 

Poissons Vénus exaltée Jupiter domicilié

Bélier  Lune Exaltée

Taureau  Soleil Exalté

Gémeaux Vénus domicilié et Mercure exalté

Cancer  Lune domicilié

Lion  Soleil  domicilié

 

Planètes extérieures de la Balance au Verseau

Vierge Mars exalté  Mercure  domicilié

Balance  Saturne exalté

Scorpion   Uranus exalté

Sagittaire  Jupiter Exalté   Mars domicilié

Capricorne Saturne domicilié

Verseau    Uranus domicilié

——————————

Nous pensons que le scorpion et le verseau  correspondent structurellement à un 8e facteur que l’on peut appeler Uranus, père de Saturne, qui a été attribué à un astre  découvert en  1781. Il reste dix signes pour 7 planètes, et donc certains signes ont une planéte en domicile  et une autre en exaltation, à savoir les poissons, les gémeaux, la vierge et le sagittaire soit les 4 signes mutables qui sont à la frontière entre les exaltations et les domiciles./ On notera les couples planétaires récurrents : Mercure-Jupiter  et Mars- Vénus

 

 

Bibliographie : « la communication du savoir astrologique » in La Magie et ses langages »,  textes réunis  par M. Jones –Davies,  Université Lille III, 1980, pp. 127  et se)

« Comparaison du Tétrabiblos attribué à Ptolémée et de la Mathesis de Firmicus Maternus »,  Colloque Homo Mathematicus.  Historia de los astrologos griegos y romanos,  Malaga, 2001

 

 

 

 

 

 

jHb

02 12 13

 

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Un nouveau look pour l’astrologie populaire: l’astrocyclon

Posté par nofim le 2 décembre 2013

 

 

L’astrologie et le public

De l’Astrologie Sensorielle à l’Astrocyclon (1976-2013)

Par  Jacques Halbronn

 

 

Il est tout à fait légitime de prendre le public à témoin en matière d’astrologie car de quoi nous parle l’astrologie sinon des gens, du monde, des sociétés  et elle n’a pas à être confisquée ou prise en otage par les « praticiens », qui entendent appliquer des modèles dont ils ne sont pas les auteurs.  D’où une alliance apparemment paradoxale entre les chercheurs et le public. Il est clair, en effet, qu’il est plus facile de suivre l’exposé de quelqu’un qui est maitre de son propos que celui de quelqu’un qui transmet un savoir qui lui reste peu ou prou étranger et dont il n’est aucunement l’auteur.

Il y a eu au cours des siècles et notamment au cours du XXe siècle diverses tentatives de vulgarisation de l’astrologie, depuis le Kalendrier et Compost des Bergers-(à partir de la fin du XVe siècle) en passant par les calendriers qui paraissent sous la Révolution et accordent le zodiaque avec les nouveaux mois. On a là affaire à des formes d’astrologie « populaire » relativement simples sinon simplifiées, généralement méprisées par les tenants d’une astrologie « savante ». C’est là une ligne de clivage qui se maintiendra jusqu’à nos jours, notamment à partir des années Trente avec l’introduction assez systématique des « horoscopes » dans la presse féminine.

Beaucoup d’astrologues « sérieux » se sont demandés comment faciliter l’accès à l’astrologie sans la dénaturer. Dans le domaine prévisionnel,  les âges de la vie auront constitué une assise assez tentante, de Néroman dans les années Trente à Jean-Pierre Nicola. (La condition Solaire).dans les années soixante jusqu’à Pierre Lassalle dans les années 90. Néroman écrit (Les Présages à la lumière des lois de l’évolution  1937) : « Ce livre ne s’adresse pas spécialement aux Astrologues. Il expose, pour un large public, la condition humaine telle que l’astrologie la révèle   ceux qui la pratiquent ». C’est là un vieux rêve que de penser que l’astrologie parvenue à son aboutissement sera nécessairement des plus accessibles. Mais d’autres astrologues croient, tout au contraire, que cela demandera toujours plus de technicité de la part des praticiens. Il est clair qu’une astrologie complexe ne peut toucher le public que par le biais de traductions, qui privent le dit public de mettre la main à la pâte.

Les manuels qui proposent l’astrologie « pour tous » ne  visent pas réellement de toucher « tout le monde » (cf. La série d’Alan Léo, Reed Trédaniel, 1987). On joue sur les mots car la véritable « Astrology for all » (vers 1900), n’entend nullement que tout le monde connaisse  l’astrologie mais que l’on  trouve des astrologues un peu partout. Il reste que les gens auront fini, tous,  par connaitre leurs signes (solaires) sur la base non plus du jour de naissance mais du « mois » de naissance, qui ne coïncide  pas avec le mois du calendrier mais en est décalé d’une semaine environ  depuis la réforme grégorienne du calendrier au XVI e siècle, d’ailleurs diversement suivie ;  chez les non- Catholiques.

En  1968, c’est le moment Ordinastral –(Astroflash) qui reprend peu ou prou la pratique des textes (ronéotés) déjà prêts envoyés au client. Les textes sont tout à fait compréhensibles mais ne permettent pas aux lecteurs  de disposer d’un mode d’emploi, bref de devenir lui-même astrologue/. Avec l’interprétation par ordinateur, on ne renonce pas à la complexité du thème et depuis un demi-siècle, le public en général n’en connaît pas plus en matière d’astrologie mais le fait est que l’astrologue disparait en tant qu’interface entre le client et l’astrologie. Ne reste plus que le « super astrologue » qui programme le tout et substitue son discours à celui de ses confrères (André Barbault, Jean-Pierre Nicola en France, Liz Greene en Angleterre etc.)

Huit ans après le démarrage d’Astroflash, nous avons publié dans la revue Cosmopolitan un fascicule intitulée ‘L’astrologie sensorielle » (numéro de fin d’année 76, janvier 77) qui préconisait une astrologie simplifiée, ce qui n’était pas le cas d’Astroflash. On en arrivait à une astrologie à 4 possibilités, du fait que nous mettions en avant 4 planètes, Mars, Jupiter, Saturne et Uranus, dont les vitesses s’échelonnaient en gros entre 2 et 84 ans, le cycle étant découpé par le passage de la planéte à l’équinoxe et au solstice, ou par l’angle formé avec le soleil (soit deux courbes pat planéte). Il s’agissait d’une tentative de remplacer la typologie zodiacale par une typologie » planétaire, ce qui permettait de se brancher sur une dynamique cyclique puisque la planéte se meut et pas le signe. Mais pour y parvenir, nous ne passions pas par le thème mais par un test « sensoriel ». Chacune des 4 planètes correspondit à un type sensoriel  (vue, goût, odorat, ouïe).  On  ne peut pas dire que ce texte fit école mais cela montre qu’une nouvelle forme d’astrologie peur se répandre assez vite en passant par une revue à fort tirage.  Rappelons la typologie élaborée par Dane Rudhyar, dans les années trente-quarante, autour de huit types, déjà pour ne pas être enfermé dans le dispositif des douze signes. Rudhyar proposait d’étudier l’écart angulaire entre la Lune et le Soleil à la naissance en divisant le cercle en huit secteurs de 45°. Il avait compris que la cyclicité pouvait se passer du douze et que la division en 8 était en quelque sorte plus naturelle, ce qui signifiait en effet que la division en 12 était le fait d’un syncrétisme entre l’astrologie et le calendrier soli-lunaire (les  12 lunaisons). Un tel système est resté confiné dans les milieux astrologiques dits « humanistes ».

En 2012- 2013, nous avons commencé à lancer un nouveau concept qui a finalement pris le nom d’Astrocyclon et qui, en quelque sorte, fait pendant à Astroflash.

La « solution » proposée consiste à prôner un modèle unique, sans passer par aucune typologie zodiacale ou planétaire, ou encore « sensorielle ». La seule information utile est le sexe : homme ou femme, ce qui exige peu de recherche, on l’avouera mais on peut remplacer ce clivage par des critères socio-culturels (ce qui exige une forme de test comme en astrologie sensorielle).

A la différence des théories des âges, on ne tient pas compte de l’âge de la personne mais on ne s’en intéresse pas moins à un cycle de 7 ans si   ce n’est que ce cycle est déterminé par le parcours de Saturne de 28 ans  divisé en 4 secteurs de 7 ans, chacun de ces secteurs étant divisé en 2, ce qui retrouve comme chez Rudhyar une division en 8, en notant d’ailleurs que les « chiffres » de la Lune recoupent ceux de Saturne (28 jours et 7 jours, un jour pour un an).

Or, avec l’Astrocyclon, il ne s’agit nullement d’apprendre à distinguer 8 types selon on l’a vu un certain écart angulaire (aspect de semi-carré). On se contente de se focaliser sur un cycle de 7 ans qui se répète à l’infini. Ce qui change, cette fois, c’est que ce que l’on essaie de communiquer au public n’est pas une « sagesse »  liée à une typologie spatiale mais une sagesse liée à une typologie temporelle ; ce qui rejoint peu ou prou l’esprit de la théorie des âges si ce n’est que l’on vit plusieurs cycles de 7 ans en une seule vie. On vit plusieurs vies et l’Astrocyclon nous dit quand commence chaque cycle de 7 ans. Le public est donc invité à remplacer l’information «zodiacale » par une information « cyclique » avec deux temps assimilables à Yin et Yang. (comme en astrologie cyclique chinoise). Autrement dit, on fournit au public un calendrier et à partir de là les gens sont invités et incités à se débrouiller par eux-mêmes sans l’intervention d’un praticien, tant pour suivre leur propre parcours individuel que celui d’un pays ou d’une entreprise. On contribue ainsi à doter le public d’un nouveau savoir commun, à partager, ce qui ne peut que resserrer une certaine conscience de l’être ensemble ; On met fin à un certain cloisonnement typologique et prévisionnel, chaque signe dans les médias étant doté de prévisions qui lui sont propres…Là encore,  comme pour Astroflash, on a un « super-astrologue » qui passe par-dessus la tête des praticiens.

Tout le débat tourne en fait sur la nécessité de mettre les outils à la disposition des intéressés – cela vaut aussi pour certaines thérapies ‘(cf le site Acutouch de Tran Nghia). L’astrologie s’est égarée à partir du moment où elle est tombée dans les mains des praticiens – et cela ne date pas d’hier !. En cherchant à se subtituer aux personnes, l’astrologue se mettait dans l’obligation de « deviner » des informations que seules connaissaient les gens. Inversement, en restituant au public un certain outillage astrologique, l’on dispensait l’astrologie d’une telle « corvée », ce qui permettait ipso facto à l’astrologie d’alléger considérablement son modèle, au prix d’un gros travail de décantation. Entendons par là – et cela nous raméne à la Maya des Hindous- que la complexité du monde n’est que le fruit d’une illusion (cf la parabole des aveugles et de l’éléphant). Nous aimons, pour notre part, l’image des assiettes sales qui retrouvent leur unité quand on les nettoie. Si l’astrologue est persuadé que le monde est compliqué, il justifiera le choix d’une astrologie qui l’est pareillement. On pourrait d’ailleurs dire que ce débat sur la complexité du monde est au cœur de la dualité de l’Astrocyclon. Il y a un temps pour voir le monde dans son unité et un autre pour le voir dans sa multiplicité.

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JHB

02  12 13

 

 

 

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Pour une culture de proximité

Posté par nofim le 2 décembre 2013

La culture et la présélection

Par  Jacques  Halbronn

L’essor d’Internet aurait dû permettre  de passer par-dessus la tête de certains intermédiaires notamment dans le domaine culturel. Mais force est de constater que dans la plupart des cas, le public  n’exerce son choix qu’au travers de pré-sélections, ce qui correspond à des choix de seconde main (second hand). à une culture, à des loisirs   sous tutelle.

Qu’est-  ce au vrai que cette « civilisation des loisirs » ?

Au lieu donc de faire son choix parmi des projets non encore présélectionnés par les éditeurs, les médias « reconnus » les organisateurs de concerts,  le public a l’illusion de « choisir » en se limitant à ce qui est déjà mis en place, donc présélectionné alors même qu’il a largement accès à un ensemble de possibilités bien plus vaste. Cela explique pourquoi les anciennes structures culturelles auront perduré depuis des décennies en dépit d’un accès infiniment plus vaste à toutes sortes de productions. On évoquera certes l’infinité même de ces choix comme excuse. Il faudrait donc laisser à quelques responsables la responsabilité d’éliminer ce qui n’a pas à être montré, écouté, apprécié en un temps où les gens revendiquent une « égalité », refusent prétendument  toute hiérarchie. Le choix qu’on leur laisse fait illusion.

Voilà pourquoi, il nous semble important que toute personne qui se pique de culture en tant que «consommateur », « spectateur », prenne la peine de découvrir des œuvres qui n’ont pas encore été « sanctionnées » par tel ou tel intermédiaire et qu’ils puissent peser davantage sur les choix, sans que l’aspect financier et « professionnel »  ne pèse de tout son poids et vienne fausser le jeu. C’est ainsi, il y a une quinzaine d’années que nous pensions que les choses allaient évoluer et nous avons été déçus par ce qui s’est passé dans les faits, ce qui correspond à une médiocrité du niveau du public qui se contente de valider et d’entériner les choix de la « profession », même s’il opéré un choix parmi ces choix prédéterminés .

Il serait bon notamment pour répliquer à l’argument de l’infinité des choix de s’intéresser tout simplement aux personnes que l’on côtoie, celles de notre voisinage, en multipliant les « scènes ouvertes », comme cela se pratique dans les « squats ». On peut parler d’une culture de voisinage, de vicinité, de quartier avec des concours permettant de faire remonter l’information, un « prix » du public et pas seulement des « critiques » ou des « agents »..

Il y a une médiocrité dans la médiocrité. Qu’au moins ceux qui ne sont pas des créateurs au sens premier du terme, se révèlent capables de faire connaitre ceux qui le sont, même s’ils les copient ou les plagient, ce qui est encore préférable à une certaine passivité liée à cette présélection que nous réprouvons.  De même que nous regrettons, dans le domaine musical, que les interprètes ne puissent jouer que des œuvres qui ont été retranscrites au lieu de les reproduire, même imparfaitement, par eux-mêmes. Entre le compositeur et l’interprète de partition, il y a certainement place pour des personnes qui sont capables de transcrire une œuvre, de l’arranger, de la perfectionner, dans un travail collectif. Il y aurait là une toute autre dignité  pour les non-créateurs. Tout interprète qui se respecte devrait avoir appris  à transcrire ou tout simplement à reproduire à l’oreille, sans se réfugier derrière l’obligation de respecter exactement ce qu’a voulu le créateur. Un tel fossé n’a pas de raison d’être et l’interprète qui se cantonne dans des partitions déjà existantes se rabaisse. Mais a –t-il même  été formé à faire ce que nous préconisons ? Ne l’a-t-on pas formaté pour être une machine à lire des partitions puis à les mémoriser (le « par cœur ») pour faire illusion ?

D’ailleurs, on voit bien que ce faisant,  celui qui se rapproche ainsi des créateurs peut plus facilement en devenir un du fait qu’il n’y a pas cet écran médiatique qui place ce qui a été présélectionné sur un piédestal ? Nous avons toujours dit que toute culture devait déboucher sur une forme de création ou en tout cas de recréation (récréation ?)

Nous avons condamné cette muflerie chez les femmes qui  confine à l’infidélité et qui se manifeste dans une indifférence à ce qui se passe dans leur entourage, dans leur proximité. Cela tient à cette illusion selon laquelle les femmes n’ont pas à être à l’écoute de leurs proches, ce qui serait mauvais pour leur rapport de forces. Dès lors, elles préfèrent  s’intéresser à des œuvres lointaines dans le temps et dans l’espace, ce qui ne compromet pas leur position personnelle. Selon nous, toute femme devrait s’intéresser à ce qui se passe dans sa famille, être à l’affut de talents, ce qui est une approche plus féconde de la vie culturelle et qui détermine une véritable convivialité. S’il est assez naturel qu’un créateur soit  focalisé sur son propre travail, il serait sain que ceux qui n’ont pas cette faculté  la reconnaissent autour d’eux, quand bien même auraient –ils l’impression d’une qualité moindre. au « fait maison » (home made). Ce qui permet un rapport plus humain à la création et ne peut avoir que des effets bénéfiques pour les enfants qui assistent au processus de création de l’intérieur. Il devrait y avoir ainsi une sorte de parallèle entre création et procréation. Dans le domaine de la procréation, cette proximité est respectée, elle ne l’est guère –ou elle est niée sous quelque prétexte- dabs celui de la création. Or, un créateur aussi est « porteur » d’une œuvre et  voué à un certain accouchement. C’est donc bien, en dernier instance, la vie du couple, de la famille, de l’immeuble, du quartier qui est en jeu, qui est concernée par notre façon de traiter, de maltraiter souvent, le fait culturel, sans oublier certaines considérations d’ordre social, en ce qui concerne notamment la prise en charge matériel. On pourrait ainsi envisager des « maisons de la culture » qui comporteraient une partie habitation pour les « artistes » en résidence. Et on ne peut que constater qu’en ces temps de chômage, y compris sous la forme de « retraites » (qui sont un chômage déguisé), on ne joue pas mieux la carte de la contrepartie culturelle, notamment en province, ce qui implique de prendre quelque distance par rapport aux médias. Nous prônons une culture de proximité, locale, et non une culture distanciée qui vienne d’un ailleurs et d’un autrefois.

 

 

 

JHB

02  12 13

 

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Dieu comme sublimation du masculin

Posté par nofim le 2 décembre 2013

 

Dieu et le principe masculin

Par  Jacques Halbronn

 

Il y a selon nous dans l’idée de Dieu, l’expression du principe masculin, d’où une représentation masculine de Dieu, du « Père » et du « Fils ». Quand on  y réfléchit,  traiter de Dieu, c’est traiter du masculin, de l’Homme, par opposition à la Femme.

Dieu est supérieur, il est « au-dessus », en amont. C’est Lui qui décide, qui est la Providence et le Plan divin.  Il a le pouvoir de créer. Il est un modèle archétypal  pour l’Homme.  Les relations des femmes avec Dieu  convergent avec celles qui doivent être les leurs avec les hommes, au niveau du Surmoi. (Superego). Dieu est un idéal masculin. Tout homme qui se réalise pleinement se rapproche de l’image de Dieu, non pas dans une dynamique de jonction mais de fusion. Etre créateur c’est faire partie de Dieu.

Dire que Dieu est mort, c’est quelque part  annoncer la mort de l’Homme en tant que principe distinct de la Femme.  Mais les femmes reconnaissent plus facilement le principe masculin en Dieu qu’en les hommes. C’est l’Homme qui est « mort », pas Dieu. Mais les deux sont indissociables et on ne peut tuer l’un sans tuer l’autre. C’est pour la femme le meurtre du père.

D’ailleurs, le culte de la personnalité peut difficilement concerner un personnage féminin, de Staline à Mao Tsé Toung, de Napoléon à Hitler sans parler du Pape (Papa). On ne peut accéder à Dieu qu’en passant par l’Homme et on ne peut accéder à l’Homme sans passer par Dieu. Les deux principes n’en font qu’un, sont indissociables. Refuser la supériorité de l’Homme est une forme d’athéisme puisque l’Homme est à l’image de Dieu (et non la femme). Il n’y a donc aucune contradiction chez la femme à aimer Dieu à travers l’Homme et l’Homme  à travers Dieu.

Le récit de la Création, qui ouvre le Livre de la Genése met en scéne un Dieu qui crée le monde et ce verbe créer incarne pleinement ce qu’est l’Homme. La femme ne peut qu’habiter un monde créé par l’Homme. Elle ne peut que procréer comme on dit que l’on fait les choses par procuration, au nom de quelqu’un d’autre qui est absent, que  l’on remplace…

Le XXIe siècle  replacera l’Homme au centre, au cœur du religieux. L’Homme doit être sacralisé alors que le XXe siècle l’aura désacralisé, désanctifié, galvaudé.  Les hommes qui ne sont pas à la hauteur de leur mission d’Homme rabaissent l’idée d’Homme au point que les femmes finissent par se considérer comme les égaux des hommes. Il ne faut pas baisser la barre. D’ailleurs, les hommes sont trop nombreux, ils devraient n’être qu’une minorité – d’autant que pour nous la polygamie fait sens à plus d’un titre – et il serait bon que l’on ne gardât pas trop longtemps les hommes qui n’en sont pas ou plus vraiment. Il y a de la marge. Le problème de la longévité accrue nous invitera tôt ou tard à penser  la mort comme une décision et non comme quelque chose que l’on subit comme on le ferait du mauvais temps. Euthanasie.

Sans les « vrais »  hommes, que deviendrait l’Humanité ?  Déjà la plupart d’entre nous se comportent comme des héritiers qui n’ont plus  qu’à profiter de ce qui leur a été légué.  Bien des femmes ne respectent plus les hommes que morts. Elles idolâtreront tel compositeur classique mais ignoreront tout ce qui se crée en musique de nos jours. Elles préfèrent ne plus regarder que les hommes médiocres, ce qui les rassure sur l’avenir de leur idéologie paritaire.

On vit dans une attitude malthusienne. On ne pense plus que les hommes puissent créer de nouvelles énergies, de nouvelles richesses, on ne raisonne plus qu’en  termes de partage de ce qui existe. C’est déjà en soi une position décadente. On ferait beaucoup mieux d’encourager la créativité en focalisant l’attention sur le potentiel créatif des hommes plutôt que de miser sur le mauvais cheval, à fonds perdus. Bien des femmes ainsi prennent indument la place d’hommes en donnant le change, par quelque simulacre, quelque mimétisme. Demain, le monde sera divisé en deux « camps », celui des sociétés qui placeront à égalité hommes et femmes et celui des sociétés qui placeront les femmes comme prolongement des hommes, comme c’est le cas dans la procréation.  Par prolongement, on l’aura compris, on n’entend pas que la femme est « l’avenir de l’Homme » mais  on se place dans une perspective de cycle court et non de cycle long. L’Homme a besoin des femmes pour essaimer dans la diversité  et les femmes doivent être capables de choisir les hommes les plus prometteurs. C’est pourquoi nous pensons que dans les nouvelles démocraties, les hommes seront seuls candidats et les femmes seules électrices. Il faut absolument éviter une mondialisation autour d’un seul et même modèle. L’Humanité doit expérimenter différents types de sociétés quitte à reconnaitre que tel modèle a échoué. Mais le pire échec serait de renoncer à constituer plusieurs civilisations et de mettre tous ses œufs dans le même panier. Or, certaines personnes  rêvent d’une Humanité de type Panurge qui jouerait  à quitte ou double de façon irréversible. Il faut maintenir une alternative et l’on a vu encore récemment avec la crise financière à quel point il pouvait être dangereux de ne pas disposer de pare-feux et de garde-fous. Notre propos n’est donc pas d’unifier l’ Humanité mais au contraire de restaurer une certaine dualité des régimes politiques.

 

 

 

 

 

Dieu et le principe masculin

Par  Jacques Halbronn

 

Il y a selon nous dans l’idée de Dieu, l’expression du principe masculin, d’où une représentation masculine de Dieu, du « Père » et du « Fils ». Quand on  y réfléchit,  traiter de Dieu, c’est traiter du masculin, de l’Homme, par opposition à la Femme.

Dieu est supérieur, il est « au-dessus », en amont. C’est Lui qui décide, qui est la Providence et le Plan divin.  Il a le pouvoir de créer. Il est un modèle archétypal  pour l’Homme.  Les relations des femmes avec Dieu  convergent avec celles qui doivent être les leurs avec les hommes, au niveau du Surmoi. (Superego). Dieu est un idéal masculin. Tout homme qui se réalise pleinement se rapproche de l’image de Dieu, non pas dans une dynamique de jonction mais de fusion. Etre créateur c’est faire partie de Dieu.

Dire que Dieu est mort, c’est quelque part  annoncer la mort de l’Homme en tant que principe distinct de la Femme.  Mais les femmes reconnaissent plus facilement le principe masculin en Dieu qu’en les hommes. C’est l’Homme qui est « mort », pas Dieu. Mais les deux sont indissociables et on ne peut tuer l’un sans tuer l’autre. C’est pour la femme le meurtre du père.

D’ailleurs, le culte de la personnalité peut difficilement concerner un personnage féminin, de Staline à Mao Tsé Toung, de Napoléon à Hitler sans parler du Pape (Papa). On ne peut accéder à Dieu qu’en passant par l’Homme et on ne peut accéder à l’Homme sans passer par Dieu. Les deux principes n’en font qu’un, sont indissociables. Refuser la supériorité de l’Homme est une forme d’athéisme puisque l’Homme est à l’image de Dieu (et non la femme). Il n’y a donc aucune contradiction chez la femme à aimer Dieu à travers l’Homme et l’Homme  à travers Dieu.

Le récit de la Création, qui ouvre le Livre de la Genése met en scéne un Dieu qui crée le monde et ce verbe créer incarne pleinement ce qu’est l’Homme. La femme ne peut qu’habiter un monde créé par l’Homme. Elle ne peut que procréer comme on dit que l’on fait les choses par procuration, au nom de quelqu’un d’autre qui est absent, que  l’on remplace…

Le XXIe siècle  replacera l’Homme au centre, au cœur du religieux. L’Homme doit être sacralisé alors que le XXe siècle l’aura désacralisé, désanctifié, galvaudé.  Les hommes qui ne sont pas à la hauteur de leur mission d’Homme rabaissent l’idée d’Homme au point que les femmes finissent par se considérer comme les égaux des hommes. Il ne faut pas baisser la barre. D’ailleurs, les hommes sont trop nombreux, ils devraient n’être qu’une minorité – d’autant que pour nous la polygamie fait sens à plus d’un titre – et il serait bon que l’on ne gardât pas trop longtemps les hommes qui n’en sont pas ou plus vraiment. Il y a de la marge. Le problème de la longévité accrue nous invitera tôt ou tard à penser  la mort comme une décision et non comme quelque chose que l’on subit comme on le ferait du mauvais temps. Euthanasie.

Sans les « vrais »  hommes, que deviendrait l’Humanité ?  Déjà la plupart d’entre nous se comportent comme des héritiers qui n’ont plus  qu’à profiter de ce qui leur a été légué.  Bien des femmes ne respectent plus les hommes que morts. Elles idolâtreront tel compositeur classique mais ignoreront tout ce qui se crée en musique de nos jours. Elles préfèrent ne plus regarder que les hommes médiocres, ce qui les rassure sur l’avenir de leur idéologie paritaire.

On vit dans une attitude malthusienne. On ne pense plus que les hommes puissent créer de nouvelles énergies, de nouvelles richesses, on ne raisonne plus qu’en  termes de partage de ce qui existe. C’est déjà en soi une position décadente. On ferait beaucoup mieux d’encourager la créativité en focalisant l’attention sur le potentiel créatif des hommes plutôt que de miser sur le mauvais cheval, à fonds perdus. Bien des femmes ainsi prennent indument la place d’hommes en donnant le change, par quelque simulacre, quelque mimétisme. Demain, le monde sera divisé en deux « camps », celui des sociétés qui placeront à égalité hommes et femmes et celui des sociétés qui placeront les femmes comme prolongement des hommes, comme c’est le cas dans la procréation.  Par prolongement, on l’aura compris, on n’entend pas que la femme est « l’avenir de l’Homme » mais  on se place dans une perspective de cycle court et non de cycle long. L’Homme a besoin des femmes pour essaimer dans la diversité  et les femmes doivent être capables de choisir les hommes les plus prometteurs. C’est pourquoi nous pensons que dans les nouvelles démocraties, les hommes seront seuls candidats et les femmes seules électrices. Il faut absolument éviter une mondialisation autour d’un seul et même modèle. L’Humanité doit expérimenter différents types de sociétés quitte à reconnaitre que tel modèle a échoué. Mais le pire échec serait de renoncer à constituer plusieurs civilisations et de mettre tous ses œufs dans le même panier. Or, certaines personnes  rêvent d’une Humanité de type Panurge qui jouerait  à quitte ou double de façon irréversible. Il faut maintenir une alternative et l’on a vu encore récemment avec la crise financière à quel point il pouvait être dangereux de ne pas disposer de pare-feux et de garde-fous. Notre propos n’est donc pas d’unifier l’ Humanité mais au contraire de restaurer une certaine dualité des régimes politiques.

 

JHB

01  12 13

 

 

 

 

 

 

 

JHB

01  12 13

 

 

 

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La crise de la prévision astrologique au prisme de l’astrobiographie

Posté par nofim le 1 décembre 2013

 

La fin des transits et des directions en astrologie

Par Jacques Halbronn

 

De plus en plus, nous sommes contraints de devoir constater que les astrologues n’ont plus envie de recourir aux méthodes prévisionnelles articulées sur le thème natal. Un grand nombre d’exposés, d’articles, se contentent de signaler les configurations « natales ». sans autre forme de procès (cf. nos enregistrements sur teléprovidence des interventions de Didier Geslain et de Stéphane Rieux). Même dans le cas de criminels, on se dispense ainsi d’examiner les dates marquantes.  C’est le règne du thème natal  dont l’interprétation semble pouvoir dispenser de toute autre recherche de date. Tout se passe comme si à force de mettre l’accent sur l’exactitude de l’heure de naissance on en récoltait désormais les effets pervers au point qu’aucune autre donnée n’aurait plus à être prise en  compte !

On n’en est même plus au stade des directions qui permettaient de fixer des dates en faisant « progresser » artificiellement le thème (d’où l’expression de thème progressé). Même cela n’en vaut plus la peine. On s’en passe ! Les astrologues semblent avoir bien assez à faire à démêler l’écheveau du thème natal  et le temps leur manque pour se référer à d’autres dates de la vie des gens. Il semble que le pli ait été pris, en dépit des facilités offertes par l’informatique. Peut-être justement parce qu’avec l’informatique,  les données tendent à se multiplier. D’ailleurs, les praticiens programment volontiers leurs logiciels pour qu’ils ne leur fournissent pas trop de données. Cela tient probablement à ce que les gens qui viennent à l’astrologie n’ont pas le même profil que leurs prédécesseurs. Roger Héquet a eu beau plaider (-cf. ses livres chez Dervy) en faveur des directions (selon son système ACB),  le découragement semble de mise et l’on bascule irrésistiblement vers la facilité, en se contentant d’indiquer ce qui dans le thème correspond à ce qui s’est manifesté chez la personne.  Et c’est bien assez. On a baissé la barre et les astrologues sont moins stressés. Du moment que le public ne s’en plaint pas, que demande le peuple ?  Une telle médiocrité, un tel laxisme correspondent assez bien à ce que nous appelons  avec l’Astrocyclon, une phase descendante. Cela rend l’astrologie de plus en plus accessible, on s’en doute.

Nous ne saurions au vrai déplorer un tel état de choses, pour notre part car nous n’avons jamais pensé qu’il fallait accorder le moindre crédit aux directions et aux transits ! Il nous semblerait même encourageant  que tant d’astrologues aient pris leurs distances par rapport à de tels procédés qui fournissent des infirmations tellement  touffues et contradictoires. Il y a bien là une crise de la prévision astrologique au niveau individuel.

Pour notre part, nous pensons que la prévision ne doit pas être individuelle mais collective ? C’est pourquoi nous conseillons aux astrologues de passer à l’astrocyclon qui est un dispositif très simple qui fournit une trame prévisionnelle simple et fiable sans aucun lien structurel avec le thème natal. On imagine assez bien une synergie, une symbiose entre thème natal individuel et astrocyclon collectif.

Car il est peut-être temps de cesser de penser que nous avons un destin individuel tout tracé et qui n’est pas identique  à celui de notre entourage, de nos proches, de nos contemporains.  En fait c’est bien là que le bât blesse. Ce qui a tué la prévision individuelle  c’est sa déconnexion avec le milieu extérieur, le contexte, l’environnement.

Les gens sentent confusément que leur vie est solidaire et tributaire d’une cyclicité collective, interdépendante et interactive et c’est exactement ce que propose et fournit l’astrocyclon. (cf. nos études sur le blog nofim, par teleprovidence).

Ajoutons que souvent les gens ne se souviennent pas précisément de  « la » date (et encore moins de l’heure) qui permettrait d’articuler, de greffer, un « évènement » sur le thème. Ils se souviennent de « périodes ». Or, c’est justement sur les « périodes » que fonctionne notre astrocyclon ! On n’exige plus des gens une recherche pointilleuse des dates/ On est avec nos astrologues dans le tout ou rien. Vu qu’ils n’ont plus envie de se casser la tête à collecter des dates, ils ont décidé de s’en passer totalement ! L’astrocyclon évite de tomber dans de pareils excès et à l’astrologue de ne pas déchoir de son devoir prévisionnel.

Certes, quand on est dans le rétrospectif,  il importe peu que l’on tienne compte des dates, puisque l’on « sait » comment cela s’est terminé. Mais dans le prospectif, c’est une toute autre paire de manches et on ne peut pas se contenter de lancer qu’il y a dans le thème telle « probabilité » qui pourrait un jour ou l’autre se manifester, s’actualiser, se concrétiser. On met sur le client une épée de Damoclès ou au contraire on lui fait miroiter un avenir mirobolant mais absolument pas daté ni même balisé un tant soit peu. On peut attendre aussi pendant des décennies que cela se produise, en bien comme en mal ! Ce n’est pas sérieux et c’est même fâcheux déontologiquement.  Un astrologue a –t-il le droit de faire des prévisions non situées dans le temps ? Il y a là un hic ! Cela montre le caractère assez factice de la biographie astrologique (exercice cher  à un Jacques Berthon, en son temps) car les facteurs contextuels  sont recherchés dans le thème alors qu’ils n’ont pas à s’y trouver. C’est là un dilemme ; ou bien rechercher dans le thème ce qui n’en dépend pas et qui est de l’ordre sinon de la contingence du moins d’un concours de facteurs qui relèvent de la prévision générale de l’astrologie mondiale ou bien adopter l’astrocyclon et délester l’astrologie de tout un arsenal révolu de directions et de transits qui introduisent dans le psychisme humain une mathématique surréaliste. Résumons-nous, le contexte accessible à l’astrologie est fourni sommairement par l’astrocyclon. Il n’ pas à être recherché dans le thème dans une démarche que l’on ne peut guère qualifier  autrement que divinatoire. Les maisons astrologiques qui sont la partie la plus divinatoire de l’astrologie n’ont pas disparu de la pratique astrologique de ce début de XXIe siècle. Or, le cycle de vie que constituent les maisons (cf. nos textes à ce sujet sur nofim) n’a au départ qu’une valeur indicative d’un processus cyclique et voilà nos astrologues « modernes’ en être encore au stade de prendre les significations des maisons  astrologiques au pied de la lettre, en recourant de surcroit à la partie la plus ringarde de la tradition astrologique qui est celle des Dignités et des Débilités  planétaires, qui sous-tend toute la gymnastique des « ‘maîtrises », (maître de la maison V en VIII, maitre de la maison XII en III est toit à l’avenant). Là aussi l’astrologie est en pleine dérive. Et pourquoi ne pas en revenir aux « maisons dérivées », tant qu’on y est ? Tout ce dont un Jean-Pierre Nicola a voulu débarrasser l’astrologie, depuis cinquante ans, revient de plus belle dans la boite à outils de l’astrologue. Pourquoi ? Parce que cela fait partie de la « tradition » nous dit-on. Le ver est déjà dans le fruit. Le cheval de la divination est déjà installé au milieu de la Troie astrologique. C’est là un des aspects pervers du goût  des astrologues pour l’histoire de ‘l’astrologie dans laquelle ils cherchent une légitimité à leur pratique actuelle en oubliant que  les déviances en astrologie ne datent pas d’hier.  Si le portrait astropsychologique peut être admis sous réserve que l’on n’aille pas chercher le contexte dans le thème mais dans le vécu de la personne  étudiée astrologiquement, en revanche, toute forme de prévision individuelle est selon nous ipso facto divinatoire. On nous objectera qu’il y a une attente des clients à entendre que ce qui  leur arrive et surtout leur est arrivé – et dont ils continuent à subir peu ou prou les conséquences  était inscrit dans leur thème. En fait, il semble bien difficile de dissocier la personnalité du contexte, les deux ne sont-ils pas intimement liés ? Ne serait-il pas plus sage d’en revenir à des fondamentaux comme le sexe (genre) qui s’ils sont correctement décrits et définis  constituent une clef déterminante de l’investigation psychologique ? Mais là on se heurte à de nouveaux tabous qui interdisent de « généraliser » sur les appartenances sexuelles. Et c’est d’ailleurs de tels tabous qui amènent les gens à l’astropsychologie qui propose d’autres critères (-types planétaires zodiacaux) qui sont de bien piètres succédanés. Cela fait penser aux personnes qui ne supportent pas certains aliments et qu’il faut nourrir avec des denrées de substitution. Pour nous, le thème natal ne sera jamais qu’un pis-aller !  L’astrocyclon s’articule idéalement avec des notions aussi simples que le masculin et le féminin et il ne faut pas de longs calculs pour connaitre le sexe de quelqu’un.

 

 

 

JHB   01 12  13

 

 

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Les annuaires d’astrologues, une dynamique de rassemblement

Posté par nofim le 30 novembre 2013

 

Histoire du Mouvement Astrologique Français

Les «bottins » astrologiques (1941-2008)

Par  Jacques Halbronn

 

Quand on fait des recherches comparatives, il faut éviter de trop cloisonner les concepts.  La problématique du rassemblement peut certes passer par la création d’une association, d’une revue, l’organisation de congrès, mais cela peut aussi revêtir d’autres formes comme la préparation de « bottins » astrologiques pour reprendre une formule que nous avions utilisé en 1981 quand nous avions publié (aux Ed de la Grande Conjonction) un ouvrage sous ce nom.

Le cas des années 1939-41 nous avait interpellés du fait que selon l’astrocyclon, elles auraient dû correspondre à un processus de rassemblement (du fait de la phase ascendante de l’astrocyclon) alors que nous n’avions rien trouvé de ce type, du moins dans le monde de l’astrologie francophone. Mais nous avions  oublié de nous intéresser à l’entreprise du Vicomte Charles Herbais de Thun, à savoir l’Encyclopédie du Mouvement Astrologique de langue française au XXe siècle, parue en avril 1944, à Bruxelles (Ed de la revue Demain). Nous avons mis en garde contre les dates de parution qui, par définition – (à l’époque où il n’y avait pas Internet) peuvent être sensiblement postérieures à la date de composition. Et dans le cas de l’Encyclopédie, ce qui nous intéresse avant tout c’est la période au cours de laquelle le Vicomte français mena à bien son entreprise.

Nous disposons d’une lettre en date du 6 décembre 1941 d’Herbais de  Thun adressée à André Boudineau et qui nous semble assez révélatrice.

« Je vous remercie, y lit-on,  pour votre envoi de renseignements et pour votre aimable appréciation quant à mon livre dont la rédaction avance peu à peu. J’ai environ 100 notices terminées sur les 150 à 200 que contiendra le livre. Quant au texte même, je m’efforce d’apprécier le Mouvement Astrologique aussi objectivement que possible en me rapportant surtout à des avis publiés dans les livres et revues. En ce qui concerne votre fiche, vous avez biffé les indications biographiques qui cependant   ne me paraissaient pas dénuées  d’intérêt mais je n’insiste pas  sur ce point. Vous avez également supprimé  ce qui concernait les incidents du Congrès de  1937 ; je n’en parlerai pas dans votre notice même mais il  me parait nécessaire  de les rappeler aux rubriques relatives  au Congrès et aux renseignements anecdotiques. (…) Puis-je me permettre  de vous demander si vous  avez des nouvelles de Kerneiz   et de Magi Aurelius ; je leur ai  écrit mais n’ai pas reçu de réponse » »

Par ailleurs, le vicomte réfléchit sur la dynamique associative : «  reconstituer  convenablement  la Société Astrologique (de France, SAF)

Le 4 janvier 1942, Herbais de Thun répond à Boudineau : « J’ai bien reçu votre lettre y 24/12/41. J’ai pris note de vos indications biographiques dont je tiendrai compte. Je suis heureux que vous appréciez l’utilité de songer, après la guerre, à la reconstitution d’une Association digne de Paris, de la France et de notre Science (.) Il me semble qu’on peut dégager par des conversations et des correspondances, amorcer des échanges de vues sur le programme qui pourrait être suivi ultérieurement (.) Votre pratique de l’ancienne Société (SAF) vous met à même d’apprécier plus que tout autre ce qu’il sera possible de faire plus tard »

A partir de cette seule lettre et du résultat final publie en 44 (454 pages in quarto), on peut se faire une certaine idée de l’envergure du travail engagé et accompli, probablement depuis 1940. Grâce au vicomte,  tout un réseau astrologique se constituait à partir de Bruxelles.

Nous sommes d’autant mieux placés pour prendre la mesure qu’en 1993-94, nous nous étions attelés à une tâche assez similaire, au nom du Mouvement Astrologique Unifié (MAU) dont le titre même faisait écho au titre de la dite Encyclopédie. Certes nous avions publié en 1984, un GVA, Guide de la Vie astrologique (Ed Trédaniel- Grande Conjonction) mais sans un véritable échange d’informations avec les astrologues, c’était un travail que nous avions mené sur la seule base de notre propre documentation ; En revanche, en 94, le « Nouveau Guide de la Vie Astrologique » suivit la même méthode que l’Encyclopédie et nos notices avaient le plus souvent été corrigées par les personnes concernées (dans bien des cas par fax, pas encore par mail). Plusieurs éditions se succédèrent, d’abord artisanales (sous forme spiralée) puis aux Ed. O. Laurens en  1997. Par ailleurs, ce travail fit partie d’un DESS soutenu en 1995 à Paris VIII, sous la direction d’Yves Lecerf ‘Le milieu astrologique, ses membres et ses structures «

Or, en 1993-94 alors que le nouveau GVA prenait forme, les configurations de l’astrocyclon étaient identiques à celles de 1940-41, à savoir en pleine phase ascendante. La diffusion de cette « banque de données » connut un impact d’autant plus grand du fait du Salon de l’Astrologue, qui se tenait annuellement en même temps que les Congrès de l’ARRC d’Yves Lenoble, Salon qui réunissait un grand nombre de stands d’associations astrologiques. En 1940, Saturne était en taureau et en 93, il était en verseau, ce qui est équivalent pour l’Astrocyclon

On aura compris que la détermination de l’étalement du travail sur plusieurs mois est plus significative pour l’astrologie cyclique que de se focaliser sur la seule date de parution. Mais les astrologues étant assez paresseux – on connait la plaisanterie sur cet homme qui cherche sa montre non pas où il l’a perdue mais où c’est éclairé- ils ne se donnent pas les moyens de s’informer de la période de gestation. Est-ce qu’une naissance se limite au jour de l’accouchement ou n’est-elle pas bien plutôt un processus qui se prolonge sur neuf mois et qui peut d’ailleurs être interrompu (IVG) et qui peut même avoir commencé avant la conception par la formation du couple et par les premières tentatives dans ce sens ? Il est temps que les astrologues travaillent  dans le continuum et non plus dans le ponctuel. Souvent l’aboutissement peut correspondre à une phase descendante profitant de la dynamique de la phase ascendante qui a précédé.

 

 

 

 

Jhb

30. 11 13

 

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La guerre des astrologues dans les années 48-58.

Posté par nofim le 30 novembre 2013

Histoire du mouvement astrologique français au XXe siècle

Les relations entre entités astrologiques (1948-1958)

Par Jacques  Halbronn

Cette période est marquée par la coexistence pas toujours pacifique entre plusieurs « entités » astrologiques, certaines nouvellement apparues et d’autres plus anciennement établies (comme pour les planètes).Cette période a rarement été décrite dans toute sa complexité ‘(cf. La vie astrologique, années trente-cinquante, Ed Trédaniel, La Grande Conjonction 1995 et cela tient notamment à une certaine tendance à occulter les décennies précédentes qui n’aura cessé de sévir par la suite et ce jusqu’à nos jours, au sein du milieu astrologique, comme quoi être astrologue n’est pas forcément compatible avec une certaine rigueur historique, sociologique et ethnologique. Il suffirait d’interroger les personnes qui arrivent aujourd’hui dans la «société » astrologique pour noter que la perception  du mouvement astrologique au XXe siècle leur est quasiment inconnue sinon méconnue alors que la leçon de l’astrologie est l’idée d’une cyclicité qui veut que le futur ressemble sensiblement au passé et que les choses tendent à se répéter peu ou prou.

Le cœur de notre étude se situera dans les années 53-54 qui servira d’abcès de fixation. On ne se privera pas d’appliquer à cette période notre procédé de l’astrocyclon qui nous apparait plus que jamais comme un outil d’investigation de plus en plus fiable à mesure que nous le perfectionnons. En janvier 53, on entrait en phase ascendante avec Saturne sortant de la balance et s’apprêtant à pénétrer en scorpion. Comme par hasard, c’est la même configuration que nous vivons présentement bien que le parallèle ne nous frappe pas dans l’immédiat, sur le terrain mais qui vivra verra et cela peut donner des idées !

L’astrologie française est réveillée par la proposition de la Comtesse Wassilko Serecki d’organiser le premier congrès international depuis 1937, elle qui était une habituées des congrès internationaux allemand sous Hitler (Düsseldorf  1936, année des Jeux Olympiques de Berlin et avant Wiesbaden 1934.

Le colonel Maillaud nous décrit ainsi cette succession de congrès internationaux (La Renaissance astrologique  in Almanach astrologique et de la vie mystérieuse pour 1948)

« Une nouvelle revue (après Stern und Mensch) parait alors dirigée par le Dr juriste  Korsch. Elle (Zénith) prit le pas sur toutes les publications comme organe de la  Centrale astrologique allemande. A en juger  par la tenue de  ses éditions, elle disposait de moyens financiers assez importants  et quoique l’astrologie  ne fut pas reconnue « officiellement » en Allemagne, Zénith était un organe officieux du parti nazi En fait, l’ensemble des articles qui y parurent marquent parfaitement l’esprit  qui l’avait fait créer, l’unification  astrologique allemande dans un but de direction politique étendue dans la mesure du possible au monde entier ». Mais  après la guerre, si la série se poursuit pour deux nouveaux congrès, au lieu que cela soit le Ve Congrès, on est convenu que ce sera, à Paris, le VIIe parce que l’on veut intégrer celui de New York (1939) et l’autre Congrès de 1937, organisé  concurremment par le Collège Astrologique de France face à celui de la Société Astrologique de France.  En effet, le Centre International d’Astrologie (CIA) est en train de se rapprocher du CAF et il faut faire un geste diplomatique, enterrer la hache de guerre. Et de fait, avec cette phase ascendante, l’idée de fédérer les associations astrologiques française prend tournure et cela a pour nom la Fédération Française d’Astrologie(FFA).Pour éviter le tête à tête avec le CAF, on fait appel à la Société astrologique de France toujours présidée depuis sa création dans les années vingt par le Lieutenant-colonel Firmin Maillaud.(cf. nos études dans cette même série historique sur « nofim » sur teleprovidence.com)C’est d’ailleurs, un ancien vice-président de la SAF, André Boudineau qui est pressenti pour assurer la Présidence de la FFA mais il ne donne pas suite (selon le témoignage de sa fille, Marie-Christine) et c’est finalement le jeune Barbault, vice-président du CIA (né en 1921), le cadet d’Armand Barbault( alias Rumélius) qui assumera cette charge, entouré de deux membres du CAF,  Jean du Sourel, président du CAF   et Al Saas (alias Albert Slosman), rédacteur en chef de la revue Astrodicée qui accueille « Sous le Ciel » le bulletin du CAF. La mort de Néroman (alias Maurice Rougié), le fondateur du CAF en 1936, favorise un tel rapprochement….Mais que représente cette FFA ? A la rigueur, on peut considérer que les Cahiers Astrologiques d’A. Volguine ne constituent pas une association même si de nombreux astrologues gravitent autour de cette revue. Notons que les CA, comme le CAF et la SAF ont déjà connu des activités avant la guerre, dans les années Trente. Et puis il y a un cas plus épineux, autour de la personne de Louis-Marie Raclet, fondateur en 1948 de la revue Astres, qui se présente comme « Officiel du centre national d’astrologie scientifique et des Amis de l’astrologie ». On aura perçu la similitude des titres : d’un côté le Centre International d’Astrologie Scientifique (CIAS) fondé en 1946 et qui renoncera très vite au S de Scientifique et de l’autre, fondé peu après, le CNAS du dit Raclet qui n’est pas invité à faire partie de la FFA pour des raisons qu’il convient d’élucider. Or, selon l’astrocyclon, en phase ascendante, il est des personnes que l’on néglige, que l’on sous-estime et qui ont une forte capacité de nuisance. Visiblement, Raclet est porté par cette dynamique et peut être plus que ne le fut Barbault. Raclet détient de fait un certain pouvoir avec une revue qui sort à plus de  cent mille exemplaires, ce qui est beaucoup en comparaison des tirages des Cahiers, d’Astrodicée et d’Astrologie Moderne, le bulletin du CIA. Il aura des collaborateurs prestigieux comme le belge Georges Antarès et comme le propre frère d’André Barbault, Rumélius.

La tenue de deux congrès internationaux, coup sur coup (fin 53 et juillet 54, à Strasbourg) ne pourra qu’exacerber les tensions.  Raclet va tirer à boulets rouges contre ces congrès et il contribuera à saboter le second congrès en s’en prenant à l’un des membres de la troïka de la FAF, Al Saas, dont il dénonce certains agissements, en jouant sur l’image compliquée de l’astrologie, toujours suspecte de dérapages avec le spectre du Fakir Birman.(dont le nom rime avec Albert Slosman alias Al Saas).

Mais d’un autre côté,  Raclet a une certaine légitimité à figurer  dans cette FFA.  Comment se fait-il qu’on l’ait ainsi oublié, lui qui occupe pourtant le terrain de façon évidente. ? Erreur à ne pas commettre en phase ascendante que de procéder à des exclusives et à des omissions car ensuite va se poser la question de la représentativité de la dite Fédération (ce type d’erreur sera commis dans les années 80 et 90, cf. le Guide Astrologique, Ed O. Laurens,  1997) lors de la création d’autres fédérations.

Lors de ces phases ascendantes qui suscitent un processus de rassemblement, il peut y avoir des dynamiques concurrentes quand on ne parvient pas à les concilier. Raclet décide de créer un Ordre des Astrologues et il en a les moyens. Chacun se présente avec son projet organisationnel. Pour Raclet, « Ce n’est pas une Fédération qu’il faut créer  immédiatement mais un Ordre des Astrologues car Fédération indique une idée de syndicat coopératif d’adhésions et de cotisations sans contrôle tandis qu’un Ordre des astrologues à l’instar de tous les Ordres implique l’idée d’une sélection.  Au nom de cette sélection, un Ordre des Astrologues aura le droit d’être reconnu officiellement par les pouvoirs publics (…) Au nom de cette sélection, à l’instar du corps médical, l’Ordre des astrologues aura le droit de se constituer partie civile contre les charlatans et contre l’exploitation éhontée de la science astrologique, de la crédulité humaine »

Dans le numéro 76 d’Astres 54, du mois d’août, on pouvait lire :

Un ordre des astrologues est crée

« Rappelons qu’à la demande de très nombreux amateurs, chercheurs ou professionnels astrologues tant français qu’étrangers un Ordre des Astrologues a  été légalement constitué le 2 juin dernier »

D’où un milieu astrologique écartelé au point que Volguine appartiendra simultanément aux deux mouvances. Il y a aura notamment des procès en diffamation par voie de presse, contre Raclet et Astres (ce qui augure d’un autre procès en diffamation, cette fois contre Barbault et la revue L’Astrologue en 1976-78) Les esprits finiront par se calmer avec la phase descendante de l’Astrocyclon. En 1958, le CIA conclura un partenariat avec les Cahiers Astrologiques qui durera jusqu’à l’affaire Astroflash (cf. notre étude dans la même série) laquelle placera Barbault dans la situation même de ceux qu’il dénonce (cf. sa Défense et Illustration de l’astrologie, Ed  Grasset  1955, pp. 269  et seq)

Barbault avait l’intention de poursuivre sur le front des congrès : « Dans Astrologie moderne n° 12, nous avons fait état d’un projet de Congrès National qui se tiendrait à Paris, congrès spécial consacré exclusivement aux statistiques et probabilités, à la Cosmobiologie, ainsi qu’aux rapports entre la Cosmobiologie et l’Astrologie. Nous pensions qu’un tel congrès aurait pu se réaliser dans le courant de 1955 » (Uranie, n°1, premier trimestre 56, qui succède à Astrologie Moderne, p.35  mais on n’en connait qu’un seul numéro). Un tel congrès n’eut lieu qu’en 1978  sous l’égide du MAU, plus de 20 ans plus tard. Force est de constater que par la suite, on n’aura pas connaissance d’une relance de la dynamique des années 53-54 du côté de la FFA ou de l’une de ses composantes. En revanche, Raclet développera son concept de « congrès international permanent » qui le conduira à interviewer et à enregistrer l’élite des astrologues européens. (On se demande ce que sont devenues toutes ces bandes magnétiques du plus haut intérêt !). En fait, Raclet était en mesure d’apporter une dynamique au mouvement astrologique français et fut entravé par un certain cénacle astrologique qui l’ostracisait mais qui ne faisait pas grand-chose. On sait que dans le domaine statistique, l’astrologie française brilla grâce  à Gauquelin et non grâce  à André Barbault  Raclet fut invité à de nombreux congrès étrangers, tant à Aalen (chez Ebertin) qu’à Vienne, en Autriche, notamment par la Comtesse Wassilko Serecki qui avait initié le congrès de Paris de 1953, auquel Raclet n’avait pas été convié.  Nul n’est prophète en son pays. En ce sens, avec ses interviews au magnétophone, Raclet était le précurseur de la télévision astrologique du MAU, à cinquante ans de distance. Les « bureaux » régionaux qu’il institua et auxquels participèrent, entre autres, Minerve,Dupeyron (futur vice-président du MAU), Christiaen (futur président du RAO), annoncent les cercles locaux du GERASH (dans les années 70 et suivantes) et du RAO (dans les années 90 et suivantes) et la politique de balisage systématique menée par le MAU par le biais de ses congrès de province (depuis s création en 1975). Pour la petite histoire, signalons que nous avons été formés à l’astrologie par Myriam Dussy dans le cadre de coirs donnés sous l’égide de la revue Astres, dans les années soixante, au Musée Social, lieu où se déroulaient également les sessions du CIA., lequel CIA, quand il renouera sous le nom de SFA avec la pratique des congrès optera pour la Salle des Centraux, rue Jean Goujon qui accueillait les conférences de Raclet dans les années cinquante. Le monde est petit. Quant au CAF, nous l’avons connu dans les années soixante –dix par certains membres des Amis de Dom Néroman, regroupés autour de Danièle Claude (ils se réunissaient dans une librairie, rue des Quatre Vents, près de l’Odéon, à Paris) comme Jacques Moine et Max Duval (mais aussi Kervella (alias Armor), cf. plus tard l’association Regulus (avec Arthur Le Bau et Duval) qui annonçait ses réunions dans l’Astrologue de Barbault). Ils étaient porteurs d’un esprit réformateur que Néroman avait ainsi résumé en se distinguant des autres astrologues.

« Leur guide comme le nôtre est la Tradition ; sacro-sainte pour ceux qui n’imaginent  pas qu’elle ait pu s’altérer au cours des millénaires ou qu’elle doive évoluer lentement  avec la lente  révolution du pont vernal dans les étoiles ;  révisible (sic)  pour ceux qui ont compris que, en l’abordant, nous n’entrons pas dans un temple merveilleusement entretenu et conservé intact mais dans un lacis de ruines et de ronces à partir duquel nous devons retrouvé le plan de l’édifice démantelé ».

De fait, chacun avait ses remèdes pour « sauver «  l’astrologie.  Bientôt Barbault  se ferait plus réformateur dans les années soixante.   Il aurait alors compris que le débat ne se situait pas tant en aval qu’en amont, pas tant au niveau déontologique qu’à celui des modèles, ce qui déplace singulièrement le débat. Il ne suffit plus d’apprendre l’astrologie mais de la rebâtir, ce qui concerne plus une certaine élite que des praticiens aussi chevronnés soient-ils.(cela n’est toujours pas compris à la FDAF et les codes de déontologie passent largement à côté des vrais enjeux immédiats qui exigeraient un moratoire sur l’astrologie le temps qu’un nouvel outil soit entériné) .Le principal reproche que l’on peut faire à Louis-Marie Raclet, c’est  d’avoir pris l’astrologie dont il avait connaissance pour argent comptant et ce faisant d’avoir brûlé les étapes. Raclet avait réagi avec horreur au congrès de Paris de 53 :   « Des années d’effort anéanties ». Il était trop porté à vouloir donner une image parfaitement  maîtrisée de l’astrologie au public  et ne supportait pas que Barbault reconnaisse que l’astrologie devait plus à l’analogie qu’à la logique et exprime des doutes sur le caractère scientifique de l’astrologie, ce qui le déconsidérait, à entendre Raclet, comme porte-parole des astrologues. Mais n’était-il pas  préférable de laisser les astrologues débattre entre eux comme ce fut le cas à Strasbourg en 1954 quand le public n’était pas au rendez-vous (cf. le compte rendu de Bray, dans Astrologie Moderne n° 12, décembre 54).  ?  Il eut fallu concilier ces différents talents en les conjuguant. Que l’astrologie ait à considérer à terme le public comme cible semble assez juste mais prématuré à moins comme le proposait Néroman de lui offrir une astrologie dégagée de ses scories (Les Présages à la lumière des lois de l’évolution  1937) : « Ce livre ne s’adresse pas spécialement aux Astrologues. Il expose, pour un large public, la condition humaine telle que l’astrologie la révèle   ceux qui la pratiquent.  Force est de constater que la presse avait accordé au Congrès de Paris de la fin d’année 53 une attention extraordinaire qui retombera par la suite. Certains astrologues dont Barbault firent aux média des déclarations téméraires notamment sur la prochaine fin du capitalisme. Un tel congrès (dont les actes parurent en  novembre 55 mais pas  ceux du Congrès de Strasbourg)  avait eu lieu trop tôt.  Encore beaucoup d’eau devait couler  sous les ponts et un demi-siècle plus tard, l’astrologie n’est pas encore tout à fait mûre d’autant qu’entre temps, elle aura largement régressé et la qualité de ses chercheurs aura décliné, à de rares exceptions près : on est loin d’avoir atteint un nouveau consensus et le consensus actuel est largement un retour à une tradition qui ignore les apports obtenus depuis les années trente. On en est resté au lendemain de la découverte de Pluton et depuis l’astrologie n’a rien appris ni rien oublié… La quadrature du cercle en astrologie consiste selon nous à prôner une astrologie populaire mais fondée sur un modèle obéissant à un nouveau design, débarrassé d’un symbolisme abscons.

 

 

 

 

 

Jhb

30  11   13

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Mode d’emploi de l’astrocyclon, le nouveau concept astrologique

Posté par nofim le 29 novembre 2013

 

L’astrologie et la prévision de la surprise

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Ce qui manque aux astrologues depuis un bout de temps, c’est de précéder l’actualité ; ils se contentent le plus souvent de la commenter et ce faisant, ils ne sont pas très utiles à la société. Ce que l’on attend en fait des astrologues, c’est qu’ils nous orientent sur notre destin collectif, sur ceux qui nous dirigent et sur ce qui peut changer dans les sphères du  pouvoir, dans l’entreprise, au sein d’un parti, d’un organisme et ce, par-delà les échéances déjà fixées hors de l’astrologie, comme les élections. .Ce que l’on attend également de l’astrologie, c’est que pour illustrer son propos, elle fournisse des exemples analogues déjà survenus dans le passé.  Il revient à l’astrologue de nourrir son propos de précédents, tout en précisant que les choses ne se répètent jamais à l’identique partout dans le monde et de tout temps. Si c’était le cas, cela se saurait !

L’astrocyclon, qui est le nouveau concept en astrologie, s’articule sur des cycles de 7 ans, c’est dire que les exemples ne manquent pas de configurations comparables même sur un siècle, voire sur un demi-siècle surtout si l’on ajoute que cela vaut pour n’importe quelle région du monde. Ce qui fait la principale différence, c’est l’amplitude  qui est fonction de la personnalité des protagonistes. Mais hâtons-nous de rappeler que nous n’avons ici rien à faire des thèmes de naissance et autres « cartes du ciel » et que seul Saturne nous intéresse..

La surprise peut être de deux sortes : soit le redressement de quelqu’un qui semblait  un peu passif, soit au contraire, l’affaissement de quelqu’un que l’on pensait maître de la situation. Ce sont deux temps opposés et qui correspondent en gros à des intervalles de 45°, soit trois ans et demi ou 42 mois (un degré par mois en pratique).

On prendra quelques exemples du même tonneau :

Les années 38-39 du XXe siècle.

Il y a les accords de Munich où la France et l’Angleterre « se couchent ». On est en septembre 38. En décembre, est signé le pacte franco-allemand entre Ribbentrop et Georges Bonnet de non-agression. Saturne est encore en phase descendante. Et puis vient l’Eté 39 et tout bascule. En août,    c’est le pacte germano-soviétique entre deux régimes radicalement opposés, du moins en principe. L’Allemagne envahit la Pologne. Elle  n’a aucune visée à ce moment-là vers l’Ouest. Mais, ô surprise, le 3 septembre 39, la France et l’Angleterre lui déclarent la guerre ! Saturne est passé à 1° taureau, on est en phase ascendante de l’astrocyclon.  C’est la surprise pour Hitler qui ne s’attendait pas de sitôt à un tel sursaut!

Si les astrologues de l’époque avaient connu l’astrocyclon, que ce serait-il passé ? Ils auraient compris que Munich n’aurait qu’un temps car en astrologie, tout n’a qu’un temps. Rien n’est définitivement acquis ni dans un sens ni dans l’autre. La vie est faite de rebondissements. De là à annoncer une guerre mondiale, il  ne faudrait pas exagérer  Certes, le clash était prévisible et Hitler a eu bien tort de croire qu’il aurait indéfiniment les mains libres à l’Est.

Récemment, nous étions revenus sur un autre « clash », survenu en 1976  entre Jacques Chirac et VGE-(à l’occasion du téléfilm « La rupture » qui met bien en scène l’évolution des rapports de force). Or, pour l’astrocyclon, le scénario est le même si ce n’est que l’on ne passe pas du bélier au taureau mais du cancer au lion puisque c’est là la « frontière » entre phase descendante et phase ascendante, à savoir d’un signe cardinal à un signe fixe (du fait de la précession des équinoxes, Ayanamsa)

Un autre exemple, plus récent concerne le « clash » entre François Fillon et J. F. Coppé autour de la présidence de l’UMP. Cette fois, c’est le passage de Saturne de la balance au scorpion. Fillon ne se laisse pas faire contrairement à ce que l’on aurait pu croire. Il rue dans les brancards .On est en novembre  2012. Saturne est entré depuis peu en scorpion mais il va devenir assez vite rétrograde de février  jusqu’en juillet  2013, ce qui freine la nouvelle dynamique.

Mais encore une fois, tout dépend du potentiel des acteurs. Cela peut prendre des proportions plus ou moins considérables et le processus ensuite va suivre son cours et s’étendre avec plus ou moins de force/

Nous pourrions prendre notre propre cas que nous avons déjà signalé, à la même époque que le clash Chirac- Giscard, il y eut aussi des perturbations remarquables dans le petit monde des astrologues, toutes proportions gardées et un certain effet de surprise qui allait durablement changer la donne. Il vient un moment où ce qui était toléré, supporté ne l’est plus.

En sens inverse,  on a évidemment le cas de 1989.  Cette fois, la surprise vient du fait que la puissance dominante ne réagit plus, se laisse faire sans réagir. Cela aussi était prévisible sur la base de l’astrocyclon- qui n’existait pas encore ! ! Saturne est entré en capricorne, il est donc en phase descendante depuis en fait pas mal de temps puisque la frontière est autour de 15° Sagittaire (à la moitié de chaque signe mutable). Il faudrait  chercher des signes avant-coureurs dès la fin 87.et suivre le redressement lorsque Saturne passe en verseau. –

Voyons le  cas de Mai 68. Saturne est à la mi bélier. Là encore, il est en phase descendante depuis quelque temps mais il est sur le point de terminer son cycle de  7 ans. Il y a un compte à rebours qui est déclenché.  La passivité du pouvoir gaulliste en place a ses limites. Les astrologues auraient pu prévoir que la dynamique allait s’épuiser. s’essouffler car elle avait pris du retard, ce qui est fonction, soulignons-le, des leaders qui  se déclenchent plus ou moins vite sur un terrain plus ou moins favorable ; Bientôt, le pouvoir va se ressaisir, ses partisans vont défiler et la dissolution de l’Assemblée Nationale conforter son assise. Le départ de De Gaulle ne changera rien au rapport de force avec l’élection de Pompidou en mai  69 Saturne passe alors en taureau. Là encore, la rétrogradation de Saturne ramène l’astrocyclon en bélier et cela correspond au désaveu du général  du fait du référendum.

On aura compris qu’il faut suivre le fil de l’actualité avec une grande précision. Rien à voir avec le « survol » de plusieurs décennies ! Pour cela, il importe de disposer d’un maximum d’informations ; Quant aux protagonistes, il y a ceux que l’on connait et ceux que l’on n’a pas encore identifiés et qui vont sortir de l’ombre.  Il y a deux types de leaders ou si l’on préfère tout leader a deux visages. On peut être leader de phase ascendante qui va abolir les clivages et on peut être leader de phase descendante qui va les conforter, voire les creuser. Car c’est  bien là le distinguo et l’enjeu : en phase ascendante, on franchit les barrières notamment à l’international (comme son nom l’indique ) alors qu’en phase descendante, comme on a pu l’observer en 1989, ce sont les clivages qui se multiplient et reprennent le dessus, ce qui conduit au démantèlement des structures supranationales, tels les « empires ». On notera à ce propos que 1989  est la réédition de 1960, mais dans une autre région du monde. En 60, ce fut l’Afrique, en 89, l’Europe Orientale avec un Saturne placé au même endroit. Ce qui nous conduit à souligner le fait que toute tentative pour circonscrire astrologiquement l’impact d’une configuration astrale est vaine et contre-productive, ce qui n’empêche nullement de spéculer sur les points d’compact privilégiés de tel ou tel cycle de 7 ans, au vu des contextes du moment. Il est clair que si un empire s’est écroulé, il ne va pas s’écrouler à nouveau sauf s’il a été rebâti entre temps. Ce qui est fait n’est plus à faire.

 

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Jhb

29 11  13

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