Nations et empires, une alternance majeure pour l’astrologie

Posté par nofim le 29 janvier 2014

 

 

La phase ascendante de l’Astrocyclon et la spirale impériale

Par Jacques  Halbronn

 

 

Ce qui effraie dans la phase impériale, c’est que rien ne semble arrêter son mouvement d’expansion et d’extension, rien ne peut échapper à son étreinte ou à son empreinte, comme si tous les obstacles à un pouvoir croissant étaient balayés. On peut parler d’une fièvre  impériale qui s’oppose au statut royal. Le roi et l’empereur sont deux personnages radicalement opposés, le roi est l’emblème d’un pays, d’une langue alors que l’empereur  est celui qui bafoue et abolit les distinctions, les frontières du temps et de l’espace. L’empire a vocation à l’universel. Cela ne signifie pas qu’il veuille supprimer les différences mais il tend à les relativiser. Généralement, l’empire est plus tolérant envers les minorités, les communautés pace qu’il ne les prend pas trop au sérieux. Au sein d’un empire cohabitent les entités les plus diverses mais elles n’exercent qu’un poivrer limité par les instances  fédérales, comme on peut le voir avec les USA et le FBI, (Fédéral Bureau of Investigation) lequel peut intervenir, « investiguer » par-delà les frontières des Etats de l’Union.

En pratique, sur le terrain, il n’Ets pas si aisé de distinguer entre la dynamique royale, nationale et la dynamique impériale, supranationale. On essaiera donc ici d’apporter quelques lumières pour permettre de ne pas les confondre. Car que vaudrait une astrologie qui s’exprimerait dans des termes ambigus, à double entente que chacun comprendrait à sa guise ? En effet, quand on reste en surface, tout se ressemble, tous les chats sont gris. Il faut du temps pour que le véritable relief apparaisse, et notamment poire s’apercevoir que le sens de l’Histoire est orienté dans un sens ou dans l’autre. Si on ne donne pas du temps au temps,  on peut allégrement dire une chose et son contraire, ce qui explique en grande partie pourquoi il est difficile sur le moment de montrer que tel astrologue a tort en ce qu’il énonce. Il vaut mieux, pour éviter tout désaveu « le dire vite » ! Seul le temps confère la distance nécessaire, permet de prendre de la hauteur. Voilà pourquoi les astrologues sont des gens pressés. Emporté c’est pesé !

Nous pensons donc que l’astrologie doit s’exprimer en se servant de « plus » et de « moins », plus qu’hier et bien moins que demain. On attend avant-toit, selon nous, de l’astrologue qu’il veille bien  donne la « orientation, la direction qui est prise à plus ou moins long terme et bien entendu les changements de perspective qui ne manquent pas de se présenter tôt ou tard. Ce qu’on attend de l’astrologue, ce n’est pas qu’il  fasse d entelles annonces quand c’est trop tard et trop gros car dans ce cas quel mérite aurait-il ?

Malheureusement c’est un travers observable chez beaucoup d’astrologues  que d’arriver après la bataille de prendre le chemin en marche. L’astrologie doit prendre des risques et le plus étrange c’est qu’elle en prend souvent quand elle croit ne pas en prendre quand elle se contente de reprendre à son compte les représentations en vigueur. C’est évidemment une tentation bien compréhensible  que de vouloir expliquer astrologiquement ce que tout le monde sait déjà ou plutôt croit savoir. Plus d’un astrologue se sera mordu les doigts en  suivant le mouvement. On pense à Barbault annonçant un peu vite au début des années soixante, du temps du spoutnik, que l’URSS allait bientôt faire jeu égal avec les USA en termes de richesse nationale.

On dira que la phase montante de l’Astrocyclon se caractérise par un fluidité  croissante, cela signifie que mentalement, l’on capte mieux qu’avant les dénominateurs communs, on  est capable de « laver » le monde pour qu’il  se montre plus uni, une fois débarrassé  d’une saleté, d’une écume qui  différencie artificiellement les choses, comme on pourrait le dire d’assiettes sales. Cela conduit à faire fi de certaines évolutions  ici et là pour ne retenir que l’essentiel. L’unité est à ce prix.

Il ne faut pas pour autant caricaturer et s’attendre à l’expansion universelle à partir d’un seul centre. Car le temps est compté et il vaut mieux raisonner  à une échelle  continentale voire régionale. La phase croissante met en évidence plusieurs centres qui occupent chacun un maximum de terrain mais qui finissent tôt ou tard par se rencontrer et se confronter. C’est le choc des impérialismes. C’est ainsi que les deux guerres mondiales mirent face à face des empires qu’ils se dénomment ou non ainsi. Empire ottoman, face à empire britannique, par exemple en 1917 (cf. Lawrence d’Arabie), Empire japonais (nippon) face à Empire américain  (Pearl Harbour).  Les nations ne sont pas alors des entités pertinentes, elles s’inscrivent inexorablement dans une dynamique unificatrice.

Ce qui complique les choses, c’est que ce que l’on appelle des nations sont elles-mêmes nées d’un processus impérial, ce sont des empires qui ont été vassalisés. Et c’est pourquoi en phase descendante de l’Astrocyclon,  les « nations » relèvent la tête, secouent le joug face à la puissance impériale dominante.

On aime cette image des portes qui s’ouvrent ou qui se ferment. La phase montante  ouvre les portes, la phase descendante les clôt, ce qui multiplie les entités séparées. Les portes sont bien huilées en phase montante, elles grincent en phase descendante, se rouillent.

Ce que l’on demande à l’astrologue est très simple et probables trop simples pour une astrologie pléthorique. Où va-t-on et pour combien de temps ? Beaucoup d’astrologues sont parfaitement incapables de répondre à cette question ou si l’on préfère ils ne sont capables que de parler du très court terme car comme on l’a dit plus haut, moins on laisse le temps passer et moins l’on risque d’être démenti puisque seul le temps fait la différence. C’est comme au départ d’une course, dans les premières  secondes, tout le monde peut croire qu’il va gagner et ce n’est que petit à petit que les écarts de creusent. Ces astrologues « gagne petit » ne sont que des bouffons !

Autrement dit,  la réalité brute est indifférenciée. Dans un premier temps, tout discours peut paraitre plausible car il y a toujours quelques indices contradictoires et el vaut aussi pour le portrait psychologique. Rien n’est complétement faux ponctuellement, sur le moment. Il y a toujours une certaine apparence de vérité à tout propos.  Mais l’astrologie ne se situe pas dans l’instant, dans l’immédiat mais bien dans  une certaine continuité qui permet de capter les vraies lignes de force et les vrais « hommes forts ». Sinon l’on se berce d’illusions tant au sujet de son astrologie que de ce qui se passe et se présente C’est la spirale de l’erreur qui se nourrit d’elle-même.

Cela dit, un empire est aussi une nation, un empereur peut aussi être un roi, selon les phases de l’Astrocyclon.  Hitler a surfé sur le nationalisme et le pangermanisme avant de passer à la vitesse supérieure. De Gaulle aura oscillé entre une focalisation sur la France en tant que nation et sur la France en tant qu’empire  (cf. la question algérienne). Lorsqu’advient la phase descendante, la dynamique impériale reflue et  la division en petites unités  devient la note (comme en 1989, Mur de Berlin) avec la réunification de l’Allemagne qui est en dialectique avec la formation de l’Union Européenne. Il y a  toujours deux options, une alternative et une alternance.

Il y a donc des expressions qui sont vides de sens tant elles correspondent à des enjeux permanents. Si par exemple, on parle de revanche, il y a toujours une forme de revanche  à prendre, de tout temps, celle des  « nations »  par rapport  aux empires, des empires par rapport aux nations.  La précision en astrologie n’est pas de l’ordre du détail pittoresque et ponctuel  mais exige désormais la maitrise des concepts et  de leur dynamique dans le temps. Un astrologue doit exposer les concepts dont il se sert, les approfondir plutôt que de recourir au langage commun avec tous ses ambiguïtés sémantiques. Le temps n’est plus à traduire en langage de tous les jours la pensée astrologique mais à traduire le langage de tous les  jours   en une formulation astrologique. L’astrologue doit prendre le temps d’initier son client à un certain modèle dont celui-ci pourra se servir par lui-même. Car ce que nous avons dit sur les empires fonctionne à tous les niveaux, dans le « macro » comme dans le « ‘micro » mais il est clair que c’est le macro qui nous renseigne sur le « micro » de par sa visibilité et sa dimension publique et accessible à tous. Ces astrologues qui se targuent de succès dans le « micro » savent pertinemment que c’est incontrôlable.  Que l’astrologie s’établisse dans le « macro » et elle sera ipso facto fiable à une plus petité échelle mais ce n’est pas à partir du « micro » que l’astrologie parviendra à se réformer et à affirmer son empire.

 

 

JHB

29. 01  14

 

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L’astrologie et l’idée d’empire. Un passage obligé

Posté par nofim le 29 janvier 2014

 

 

L’astrocyclon  et les événements de 1989  et de 2014*

Par Jacques  Halbronn

 

 

Il ne faut pas tout mélanger sinon l’astrologie ne veut plus rien dire. Ce qui se passe actuellement en Ukraine est bien différent de ce qui s’est passé en 1989 à Berlin et ailleurs et qui secoua le joug de l’empire russo-soviétique. Au regard de l’astrocyclon, en 89 on était en phase descendante alors qu’en ce moment on est en phase ascendante.

Actuellement, on n’assiste nullement à la chute d’un empire mais au contraire au choc entre deux empires insatiables l’un comme l’autre bien que dans des styles radicalement différents. Encore faut-il pour analyser correctement les choses avoir une représentation large du terme « empire » et l’on sait que des définitions trop restrictives de certains termes constituent un obstacle majeur pour la recherche scientifique. Si l’on nous objecte ainsi que l’Union Européenne n’est  pas un « empire » sous prétexte qu’elle n’en porte pas le nom ou qu’elle ne s’est pas construite par le moyen des armes, on aurait là un bel exemple  d’une impuissance conceptuelle, par trop restrictive et c’est ainsi qu’on échoue à capter la dualité intrinsèque et inhérente au monde.

On nous permettra donc de présenter l’Ukraine comme un enjeu impérial tant pour l’Union Européenne que pour  la Russie (au cœur de ce qui s’appelait l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et dont faisait partie jusqu’au début des années 90 la dite Ukraine mais aussi la Biélorussie, la Géorgie etc. On sait aussi que l’Union Européenne a déjà récupéré la plupart des Etats « satellites » de la dite URSS. (Allemagne de l’Est, Pologne, Hongrie etc.) De son côté, la Russie de Poutine ne reste pas spectatrice de cette situation et prend le contrepied d’un Gorbatchev. Ce sont donc bel et bien deux « blocs » qui s’affrontent et cela correspond tout à fait à la phase montante « unitaire » de l’Astrocyclon qui ne met pas en scène des affrontements entre nattons mais entre empires. On ajoutera qu’en Afrique, un autre empire tend à refaire parler de lui, celui que la France avait instauré et qui a légitimé récemment  ses interventions tant dans l’Ancienne Afrique Occidentale Française, au Mali que dans l’Ancienne Afrique Equatoriale Française en Centre Afrique et l’on peut s’attendre à d’autres réveils impériaux en Turquie (avec la nostalgie de l’empire ottoman) et on pourrait citer bien d’autres cas de démangeaison impériale à commencer par les attitudes actuelles de la Chine, également marquée par un puissant passé impérial.. L’Histoire ne se conçoit pas sans prendre la dimension des empires et croire que tout se joue au niveau des nations serait un graben contre-sens.  C’est ce modèle historique que nous préconisons pour la recherche astrologique et il est évident que celui-ci n’a pas besoin de l’astrologie pour exister et qu’il se défend très bien tout seul au sein même de la communauté des historiens.  Bien évidemment, cette poussée impériale fonctionne en alternance avec  des replis d’une telle dynamique comme ce fut le cas  à l’évidence  en 1989 ou en 1960 voire en 1967(du fait de la Guerre des Six jours qui ébranla le monde arabe.

Ce ne sont pas les empires qui manquent, on peut même dire qu’ils pullulent. Ils ont d’ailleurs pour raison d’être de mette au pas les nations qui sont la cause de tous les cloisonnements et les particularismes et autres protectionnismes. A Tite d’exemple, les religions dites du Livre relèvent d’un empire qui a pour nom monothéisme et qui contestera que l’Eglise romaine  n’est pas un empire supranational, Rome étant capitale impériale tout autant que Moscou.

Dans le cas des Juifs, sujet délicat s’il en est, on est dans une posture que l’on pourrait qualifier de dénégation. Le phénomène juif ne saurait en effet se réduire à la question d’un Etat nation « juif »  ni à celle d’une pratique religieuse bien définie et qui ne se veut pas prosélyte. Qu’on le veuille ou non, quitte  à donner raison aux « antisémites », il y a une autre dimension de la présence juive au monde et qui ne se conçoit que selon une grille impérialiste. C’est dire que toute réalité politique a deux visages contradictoires à l’instar de cette France qui tantôt a des visées impérialistes et tantôt s’inquiété de l’immigration qui est directement le corollaire des dites visées.

Mais revenons à la « question juive «  – et rappelons que nous avons fondé en 1978 le Cerce d’étude et de recherche sur l’identité juive (CERIJ). La diaspora juive nous apparait correspondre à certains critères du modèle impérial. Vouloir rassembler tous les Juifs en un seul et même Etat serait une aberration que d’ailleurs Herzl n’a jamais prônée dans son Etat Juif.(Judenstaat, 1897) sans parler du fait que le dit Herzl avant sa mort avait sérieusement envisagé, au vu du blocage persistant de l’option palaisienne par les Turcs,  l’option ougandienne (en Afrique) proposée par l’Angleterre ( 1905).

Cet impérialisme juif d’ailleurs nous le percevons d’abord sur le plan intellectuel.. Et le marxisme n’est-il pas une forme d’empire idéologique tout comme le freudisme ? On dira que le monde juif produit un grand nombre de personnages capables de créer des empires dans les domaines les plus divers. Or derrière tout empire, il y a de tels personnages charismatiques (pour le pire comme pour le meilleur) qui exercent leur génie dans les domaines les plus divers, y compris dans le champ de l’astrologie.  Que ce rôle des Juifs ait pu être signalé par certains chercheurs s’inscrit et contribue à l’étude du phénomène impérial. Que divers personnages, dans les domaines les plus divers, aient en commun –statistiquement- d’être Juifs (d’ascendance sinon de religion) n’aura pas été ignoré. Que pendant la Seconde Guerre Mondiale – et il suffit de lire la littérature dans ce domaine- d’aucuns aient pu voir un combat entre un empire juif  et le Reich allemand ne saurait étonner outre mesure. Bataille de titans qui générera la terrible Shoah mais qui ne s’est nullement terminé, en tout état de cause,  par l’anéantissement des Juifs. Rappelons qu’une des causes du déclenchement de la Shoah aura été l’entrée en guerre des Etats Unis à la fin de 1941 qu’Hitler mettra sur le compte de l’influence des juifs américains.

Pour en revenir à l’astrologie mondiale, on voit que la prévision astrologique est désormais dans l’obligation de nous dire si le monde à un moment donné se dirige vers une croissance de l’impérialisme ou vers une revanche des nationalismes. C’est même la seule chose qu’on demande à l’astrologie que  d’indiquer  un tel mouvement dialectique  en précisant la durée des phases, il va de soi. C’est autour de cette question que se joue la renaissance et la reconnaissance de l’Astrologie.

 

 

 

JHB  29 01  14

 

 

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L’astrologie et l’idée d’empire: un passage obligé.

Posté par nofim le 29 janvier 2014

 

 

L’astrocyclon  et les événements de 1989  et de 2014*

Par Jacques  Halbronn

 

 

Il ne faut pas tout mélanger sinon l’astrologie ne veut plus rien dire. Ce qui se passe actuellement en Ukraine est bien différent de ce qui s’est passé en 1989 à Berlin et ailleurs et qui secoua le joug de l’empire russo-soviétique. Au regard de l’astrocyclon, en 89 on était en phase descendante alors qu’en ce moment on est en phase ascendante.

Actuellement, on n’assiste nullement à la chute d’un empire mais au contraire au choc entre deux empires insatiables l’un comme l’autre bien que dans des styles radicalement différents. Encore faut-il pour analyser correctement les choses avoir une représentation large du terme « empire » et l’on sait que des définitions trop restrictives de certains termes constituent un obstacle majeur pour la recherche scientifique. Si l’on nous objecte ainsi que l’Union Européenne n’est  pas un « empire » sous prétexte qu’elle n’en porte pas le nom ou qu’elle ne s’est pas construite par le moyen des armes, on aurait là un bel exemple  d’une impuissance conceptuelle, par trop restrictive et c’est ainsi qu’on échoue à capter la dualité intrinsèque et inhérente au monde.

On nous permettra donc de présenter l’Ukraine comme un enjeu impérial tant pour l’Union Européenne que pour  la Russie (au cœur de ce qui s’appelait l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et dont faisait partie jusqu’au début des années 90 la dite Ukraine mais aussi la Biélorussie, la Géorgie etc. On sait aussi que l’Union Européenne a déjà récupéré la plupart des Etats « satellites » de la dite URSS. (Allemagne de l’Est, Pologne, Hongrie etc.) De son côté, la Russie de Poutine ne reste pas spectatrice de cette situation et prend le contrepied d’un Gorbatchev. Ce sont donc bel et bien deux « blocs » qui s’affrontent et cela correspond tout à fait à la phase montante « unitaire » de l’Astrocyclon qui ne met pas en scène des affrontements entre nattons mais entre empires. On ajoutera qu’en Afrique, un autre empire tend à refaire parler de lui, celui que la France avait instauré et qui a légitimé récemment  ses interventions tant dans l’Ancienne Afrique Occidentale Française, au Mali que dans l’Ancienne Afrique Equatoriale Française en Centre Afrique et l’on peut s’attendre à d’autres réveils impériaux en Turquie (avec la nostalgie de l’empire ottoman) et on pourrait citer bien d’autres cas de démangeaison impériale à commencer par les attitudes actuelles de la Chine, également marquée par un puissant passé impérial.. L’Histoire ne se conçoit pas sans prendre la dimension des empires et croire que tout se joue au niveau des nations serait un graben contre-sens.  C’est ce modèle historique que nous préconisons pour la recherche astrologique et il est évident que celui-ci n’a pas besoin de l’astrologie pour exister et qu’il se défend très bien tout seul au sein même de la communauté des historiens.  Bien évidemment, cette poussée impériale fonctionne en alternance avec  des replis d’une telle dynamique comme ce fut le cas  à l’évidence  en 1989 ou en 1960 voire en 1967(du fait de la Guerre des Six jours qui ébranla le monde arabe.

Ce ne sont pas les empires qui manquent, on peut même dire qu’ils pullulent. Ils ont d’ailleurs pour raison d’être de mette au pas les nations qui sont la cause de tous les cloisonnements et les particularismes et autres protectionnismes. A Tite d’exemple, les religions dites du Livre relèvent d’un empire qui a pour nom monothéisme et qui contestera que l’Eglise romaine  n’est pas un empire supranational, Rome étant capitale impériale tout autant que Moscou.

Dans le cas des Juifs, sujet délicat s’il en est, on est dans une posture que l’on pourrait qualifier de dénégation. Le phénomène juif ne saurait en effet se réduire à la question d’un Etat nation « juif »  ni à celle d’une pratique religieuse bien définie et qui ne se veut pas prosélyte. Qu’on le veuille ou non, quitte  à donner raison aux « antisémites », il y a une autre dimension de la présence juive au monde et qui ne se conçoit que selon une grille impérialiste. C’est dire que toute réalité politique a deux visages contradictoires à l’instar de cette France qui tantôt a des visées impérialistes et tantôt s’inquiété de l’immigration qui est directement le corollaire des dites visées.

Mais revenons à la « question juive «  – et rappelons que nous avons fondé en 1978 le Cerce d’étude et de recherche sur l’identité juive (CERIJ). La diaspora juive nous apparait correspondre à certains critères du modèle impérial. Vouloir rassembler tous les Juifs en un seul et même Etat serait une aberration que d’ailleurs Herzl n’a jamais prônée dans son Etat Juif.(Judenstaat, 1897) sans parler du fait que le dit Herzl avant sa mort avait sérieusement envisagé, au vu du blocage persistant de l’option palaisienne par les Turcs,  l’option ougandienne (en Afrique) proposée par l’Angleterre ( 1905).

Cet impérialisme juif d’ailleurs nous le percevons d’abord sur le plan intellectuel.. Et le marxisme n’est-il pas une forme d’empire idéologique tout comme le freudisme ? On dira que le monde juif produit un grand nombre de personnages capables de créer des empires dans les domaines les plus divers. Or derrière tout empire, il y a de tels personnages charismatiques (pour le pire comme pour le meilleur) qui exercent leur génie dans les domaines les plus divers, y compris dans le champ de l’astrologie.  Que ce rôle des Juifs ait pu être signalé par certains chercheurs s’inscrit et contribue à l’étude du phénomène impérial. Que divers personnages, dans les domaines les plus divers, aient en commun –statistiquement- d’être Juifs (d’ascendance sinon de religion) n’aura pas été ignoré. Que pendant la Seconde Guerre Mondiale – et il suffit de lire la littérature dans ce domaine- d’aucuns aient pu voir un combat entre un empire juif  et le Reich allemand ne saurait étonner outre mesure. Bataille de titans qui générera la terrible Shoah mais qui ne s’est nullement terminé, en tout état de cause,  par l’anéantissement des Juifs. Rappelons qu’une des causes du déclenchement de la Shoah aura été l’entrée en guerre des Etats Unis à la fin de 1941 qu’Hitler mettra sur le compte de l’influence des juifs américains.

Pour en revenir à l’astrologie mondiale, on voit que la prévision astrologique est désormais dans l’obligation de nous dire si le monde à un moment donné se dirige vers une croissance de l’impérialisme ou vers une revanche des nationalismes. C’est même la seule chose qu’on demande à l’astrologie que  d’indiquer  un tel mouvement dialectique  en précisant la durée des phases, il va de soi. C’est autour de cette question que se joue la renaissance et la reconnaissance de l’Astrologie.

 

 

 

JHB  29 01  14

 

 

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L’astrologie victime du retard des sciences de l’Homme

Posté par nofim le 28 janvier 2014

 

 

Apologie pour l’idée d’empire  au prisme de l’astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

 

L’astrologie est victime des retards pris par diverses sciences humaines qui lui servent, bien à tort, de repères. Autrement dit, si certaines de ces « sciences » n’avaient  emprunté des voies de garage, l’astrologie n’en serait pas là où elle en est actuellement, exception faite évidemment  de nos propres travaux relatifs à l’Astrocyclon. Si la question des genres avait été mieux traitée, il est plus que probable que bien des typologies et autres caractérologies (y compris l’astrologique) n’auraient prospéré comme elles le firent.  Mais nous traiterons ici d’une autre grave lacune, celle qui concerne l’idée d’empire. En réalité, les deux questions sont liées si l’on admet que les hommes sont par essence porteurs de ladite idée, car toute idée doit être  sous-tendue par des êtres en chair et en os. La notion d’empire incarne, en effet, plus que toute autre, le génie masculin alors même que celle d’Etat nation (dans nation, il y a naissance), serait marquée par l’esprit féminin.

Le XXe siècle aurait été écartelé entre ces deux  « valeurs » de l’empire et de la nation mais il semble qu’en dehors de la formation de l’Union Européenne, le siècle fut marqué par la victoire du nationalisme et une diabolisation de l’empire, d’où le terme impérialiste doté d’une connotation nettement négative. En sera-t-il de même pour ce XXe siècle qui nait avec l’euro, réussite que l’on est en droit de qualifier d’impériale, si on accorde à ce terme une signification  que nous allons mettre en peine de préciser ci-après.

Par empire, nous entendons le dépassement des cadres nationaux mais plus largement de tous les clivages, les lignes, les frontières. Ce  n’est nullement une idée nouvelle comme voudraient le faire croire ceux qui qualifie l’Union Européenne, par exemple, de postmoderniste et les nations elles-mêmes ne sont-elles pas marquées dans leur formation par une dynamique impériale et ne parle-t-on pas au XIXe siècle de l’Unité allemande ou de l’Unité italienne ? Mais on n’oubliera pas non plus la formation des Etats Unis d’Amérique ; avec ce mot « Uni » qui a selon nous une connotation impériale. Or le mot Unité est synonyme d’empire, nous apparait-il. La Révolution elle-même ne sera-t-elle pas marquée par l’abolition de toutes sortes de structures, d’entités intermédiaires comme les corporations, par la volonté d’unifier les poids, les mesures, les monnaies avant même que l’on en arrive à l’empire napoléonien. La notion d’empire aura été le fer de lance du XIXe siècle en ses divers avatars, ce qui correspond à une simplification du point de vue de la géographie politique ?  Cette idée d’empire au XXe siècle sera puissamment combattue –au lendemain de 14-18 l’on célébra la fin de l’empire ottoman et de l’empire austro-hongrois  et 1989 est à ce propos emblématique de la défaite des empires, y compris de l’empire colonial français, en 1960. Pour nous 1989  n’est pas tant la fin du communisme (et de l’idéologie qui le sous-tendait) qu’un coup fatal porté à l’idée d’empire qui s’exprima aussi au travers de la décolonisation,

Mais la notion d’empire n’est nullement cantonnée aux questions géopolitiques. Il  y a des empires dans tous les domaines. Le monde de la science  ne saurait ainsi échapper à cette emprise impériale dès lors que l’on s’occupe de ne pas entériner des clivages au nom de la raison. Et comme on le disait plus hait, à l’origine des empires, dans toutes les acceptions que nous  proposons,  il y a des hommes plus encore peut être qu’à l’origine des nations.

En vérité, l’empire passe par des crises et comme il existe partout des empires (presse, industrie etc.), déterminer le cycle des empires nous apparait bel et bien, comme d’un puissant intérêt sociohistorique. Et c’est là que l’on ne peut que souligner et signaler des lacunes  au niveau de la recherche.

Et comme nous le disions plus haut, ces lacunes rejaillissent sur la recherche astrologique en  ne lui fournissant pas les outils adéquats, ce qui la condamne à s’égarer. Les astrologues en effet dès lors qu’ils s’efforcent de valider leurs modèles sont bien obligés de se référer à des données psychologiques, sociologiques, historiques et ils sont tributaires de l’avancement de ces divers domaines. Du fait d’un certain complexe d’infériorité qui affecte  tant d’astrologues, il semble aller de soi que l’astrologie se  doive de recouper ce que disent par ailleurs les psychologues, les sociologues, les historiens.

Or, pour notre part, nous pensons que ce n’est pas du tout la démarche à suivre. Est-ce à dire que nous devrions nous contenter de plaquer la tradition astrologique sur le monde ?  Certainement pas !

Il y a une troisième voie : elle consiste à  faire avancer les sciences en question. Quand on construit une maison, il faut s’assurer que les fondations sont solides et l’on ne se contente pas de ce qu’elles sont si cela ne suffit point. On les consolide. Nous pensons donc qu’il importe de faire progresser certaines disciplines avant de vouloir  mettre en place l’astrologie, ce qui revient d’ailleurs à constituer un empire astrologique qui inclurait et intégrerait les dites « sciences ». On ne doit donc pas cloisonner le champ de la recherche astrologique au seul domaine de l’astrologie.

Ce dont doit traiter l’astrologie, c’est justement du cycle des empires et en fait toute prévision astrologique ne saurait avoir d’autre objet  que de suivre l’évolution du processus impérial. à travers les âges.  C’est en tout cas un domaine offrant une certaine visibilité qui n’a rien à voir avec l’opacité de l’astropsychologie. Mieux vaut étudier les tensions du monde que celles de la psyché. Sortons l’astrologie des ténèbres pour la conduire vers la Lumière ! Et cette dimension visuelle, elle se trouve dans le masculin et le féminin mais aussi  dans les astres que l’on peut voir à l’œil nu et non dans les planètes invisibles à l’œil nu.  Cette dimension visuelle, elle  se trouve dans les statistiques, le nombre de cas qui se manifeste simultanément et non dans le cas par cas qui ne correspond à aucun phénoméne d’une certaine ampleur sociale..

 

JHB

28. 01  14

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Portrait du garçon manqué

Posté par nofim le 27 janvier 2014

 

Les  inversions sexuelles au regard du modèle Animus-Anima

Par Jacques  Halbronn

 

 

Pour faire simple, nous proposons de donner un nom au modèle que nous avons élaboré concernant les hommes et les femmes, nous le désignerons désormais sous le nom « Animus-Anima » qui est celui de deux groupes que nous avons constitué, il  y a déjà un certain temps sur Facebook.

Dans le présent article, nous montrerons tout l »intérêt qu’il peut y avoir à mettre en évidence une norme. On sait en effet   la pauvreté conceptuelle de nos contemporains dès qu’il s’agit de traiter de la question du masculin et du féminin et les tentatives pathétiques pour dissimuler dans ce domaine une insondable ignorance dans laquelle on les maintient depuis des décennies ; L’inanité des propos entendus est à la mesure du manque de repères que fournit notre société, qui laisse chacun se débrouiller. Il est vrai que d’aucuns diront que c’est aussi bien ainsi et que mieux vaut faire table rase et réinventer les « genres » sur une base égalitaire, par-delà bien entendu quelques limites anatomiques qui se manifestent  notamment sinon exclusivement dans le domaine des rapports sexuels. Crêts, chacun est capable de distinguer un homme d’une femme sur le plan visuel tout comme on sait distinguer le soleil et la lune (sans y voir ici d’analogie, précisons-le) ou le jour et la nuit ou telle ou telle couleur à moins d’être daltonien. Mais cette perception visuelle n’est en fait que le sommet de l’iceberg, c’est le signifiant brut auquel doit être raccordé quelque signifié ancestral et c’est là que le flou apparait, une sorte d’anamnèse qui fait que l’on ne se souvient plus des conventions de genre étables par nos ancêtres et qui, bon an mal an, se sont perpétuées jusqu’à nos jours.

On a aussi  signalé à quel point l’insuffisance d’analyse concernant ce socle du masculin et du féminin hypothèque toit le champ psychologique et le discrédite dans son ensemble, de la psychanalyse à l’astrologie, de la caractérologie à  toute forme de modèle psychologique. La dualité est une donnée première et incontournable, indispensable.

Le problème est d’autant plus délicat que les cas d’hommes se comportant comme de femmes et vice versa est assez courant mais en disant cela, on présuppose justement que l’on ait défini ce qu’est le comportement masculine et le comportement féminin, ce qui ne se réduit pas à une sémantique ou à quelques associations de mots ; à un jeu de synonymes. O, sait à quel  point  les gens croient naïvement  que le langage constitue un savoir qu’il suffit d’interroger et qui a l’avantage d’ère partagé par tous.

Nous tracerions donc ici le portrait du « garçon manqué »  et nous donnerons des éléments permettant de l’identifier étant entendu qu’en apparence, il se présente comme une femme dont il a toute l’anatomie. En abordant ce portrait, il est clair que cela nous conduira à exploiter pleinement la grille « Animus-Anima » (en hommage à Jung)

Parmi les signes de la  femme masculine, le goût d’allait rendre visite, d’être accueillie, qui est un trait typiquement masculin. En effet, la dimension nomade de l’homme le conduit à passer d’un lieu à un autre. Il n’est donc pas as celui qui reçoit mais bien celui qui est reçu. La femme qui est frustrée de devoir revoir à demeure est-elle encore une femme ?

Un autre trait caractéristique du « garçon manqué », c’est la propension à  mener une double voire d’une triple vie, ce qui implique une certaine tendance au secret, à l’insoupçonné qui est la marque d’une liberté de type masculin.  L’homme en effet ne se donne que dans l’ici et maintenant et se réserve de manifester d’autres facettes ailleurs, en d’autres circonstances. En passant d’un lieu à un autre, il est vrai qu’on a du mal à le suivre et que personne ne saurait prétendre   le connaitre à 100 %. A contrario, les femmes offrent d’emblée dans un même espace leurs contradictions  alors que chez les hommes, celle-ci se  répartissent dans le temps, sans s’intriquer mutuellement. La complexité masculine est existentielle, la complexité féminine, elle,  est structurelle.

Quand un homme fait la connaissance de ce type de « garçon manqué » que se passe-t-il ? On peut penser qu’il sera amené à se féminiser de son côté, en une sorte de permutation des rôles mais il faudra des contingences particulières pour que cela « marche ». Même dans le comportement sexuel, le « garçon manqué » aura tendance à prendre les devants,  à s’approprier le phallus de l’autre en le manipulant (fellation par exemple) jusqu’à pouvoir l’introduire d’elle-même dans son vagin. %ais l’homme se sentira privé de cette pulsion qui lui est propre et qui doit venir du plus profond de lui-même et qui est le signe d’un ressenti amoureux (^par-delà le « faire l’amour »)

Quel avenir donc pour la vie amoureuse de ce « garçon manqué » si ce n’est que par les temps qui courent on sait à quel point il y a un manque de repères. ? Dans la confusion régnante où  la seule anomalie reconnue est celle de l’homosexualité – une donnée bien visible- le garçon manqué risque fort de passer inaperçu aux yeux de la plupart s’il vit en couple avec un homme/ Mais somme toute, ne serait-il pas préférable qu’il assumât justement une certaine forme d’homosexualité en compagnie d’une autre femme ? D’ailleurs, il est bien possible que ce garçon manqué vive parallélement avec un homme et avec une femme, passant de l’un à l’autre. Il nous semble en tout cas que ce personnage se référe à son partenaire masculin comme si c’était une femme, le félicitant pour sa douceur, pour sa beauté.

Existe-t-il un pendant du garçon manqué chez les hommes, à savoir un homme efféminé ? On peut même dire que ce cas est mieux connu, mieux représenté. Ce serait, selon, le modèle animus-anima  une personne casanière, très attachée à son intérieur et n’ayant de secret de et pour personne…On dit parfois que les femmes peuvent faire  plusieurs choses à la fois mais les hommes sont plusieurs personnages successivement et chaque fois de façon pleine et entière et non comme chez les femmes en une sorte de synthèse assez artificielle. Cet homme efféminé aura tendance à figer les choses, c’est-à-dire à ne pas laisser le temps au temps, il aime bien être fixé très vite et que ce soit entendu une fois pour toutes, ce qui n’était pas requis par notre « garçon manqué ». on ne saurait lui conseiller de s’unir avec une « vraie «  femme avec laquelle il aura évidemment bien des affinités mais guère de complémentarité.

 

 

 

JHB

27. 01  14

 

Publié dans FEMMES, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Etre ce qu’on devient ou devenir ce qu’on est. Hommes et femmes.

Posté par nofim le 27 janvier 2014

Gender Studies

Les hommes en quête de surprises.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons que les hommes attendent des femmes qu’elles les surprennent. Mais plus précisément, qu’elles les surprennent à leurs propres yeux, à eux-mêmes. Le vrai dépaysement pour un homme est celui qui les conduit à changer de comportement, à devenir un autre ou plutôt de s’enrichir d’un autre soi-même, d’un « alter ego », en quelque sorte si ce n’est –soulignons-le, que cet autre est en eux-mêmes, parfois insoupçonné. En ce sens, on dira que les hommes ne se connaissent pas, qu’ils ne peuvent se connaitre, qu’ils  peuvent toujours sinon doivent toujours se surprendre. Ce n’est pas tant la femme en elle-même qui les intéresse mais ce qu’elle provoque – sans d’ailleurs le vouloir  nécessairement- en eux. En bien comme en mal. On est là par-delà, comme dirait Nietzsche, par-delà le bien et le mal, c’est-à-dire dans la vie.

Dès lors, comment l’homme se plaindrait-il de ce qu’une femme ne le comprenne pas tel qu’il est, ou du moins tel qu’il était jusque-là/ Tel n’est pas en vérité l’enjeu. L’homme doit être capable de ne pas se reconnaitre, de se perdre quant à ses repères habituels.  Ce qui sortira de telle rencontre avec telle femme génère une alchimie nouvelle, révèle une nouvelle facette de sa personnalité. On est là dans le domaine des potentialités qui sont en principe infinies. On ne peut donc dire qu’elles devaient nécessairement se manifester. C’est l’occasion qui fait le larron. L’homme peut aimer ou détester ce que telle femme a fait de lui, a fait naitre en lui mais l’essentiel est qu’il ait été surpris de ce qu’il est ainsi devenu, qu’il ait changé non pas tant en évacuant le passé mais en ajoutant quelque chose à ce qui était déjà là, ce qui vient instaurer un nouvel ordre des choses, un réaménagement de tout l’espace.

Voilà pourquoi  certains hommes se découvrent sur le tard quand les expériences en début de vie étaient pauvres. Ils n’avaient pas pris conscience de leurs facultés parce que cela ne s’était pas présenté.

En comparaison, les femmes sont plus figées dans ce qu’elles sont et ne sont pas. La formule existentialiste est plus faite pour les hommes que pour les femmes : l’homme est bel et bien dans le devenir, il est ce qu’il devient alors que la femme tendrait à croire qu’elle devient ce qu’elle est.

D’une certaine façon, une femme qui ne comprend pas un homme, ce qu’il est, lui permet d’autant mieux de se renouveler et il lui en sera reconnaissant. Ce n’est pas son monde à elle qui l’intéresse mais l’effet que cela peut avoir sur lui, ce qui ne va pas sans un certain narcissisme de sa part.

En vérité, les hommes ont une certaine horreur de la routine. Il ne faut pas leur demander de refaire indéfiniment les mêmes gestes, tenir les mêmes propos comme c’est si souvent le cas dans la vie professionnelle subalterne. Il n’aime pas radoter et il n’apprécie que  modérément que d’autres rabâchent en sa présence.

On peut demander à une femme de répéter dix fois, cent fois, la même phrase, cela ne lui posera pas problème, surtout si le texte  du propos est écrit noir sur blanc. Par-delà le charme de la relation,  si l’on passe au domaine du travail, l’homme n’attend pas de surprise d’une femme. IL préfète qu’elle soit toit à fait prévisible, qu’elle fasse et dise exactement ce qui a été prévu et mis sur le papier. Disons que c’est un peu machinal et dans machinal, il y a machine.

En ce sens, les femmes préfèrent les instructions écrites à celles qui sont orales. Une femme peut aisément s’approprier de l’écrit et elle y apportera la vivacité et le ton qu’il faut pour que cela semble de l’oral. Cette transmutation de l’écrit à l’oral, c’est un peu la vocation de la femme, une façon de changer le plomb en or. Mais elle ne changera pas pour autant. Elle se contentera d’entrer dans la peau du rôle, juste ce qu’il faut en suivant le script. Le lendemain, on lui confiera un autre texte qu’elle rendra avec la même animation. On peut même penser que cela amusera la femme de changer de rôle d’une fois sur l’autre, de faire semblant chaque fois de n’avoir jamais rien fait d’autre dans sa vie, comme si le temps était aboli. Quelque part, les femmes ne prennent pas le temps au sérieux. C’est comme un lecteur de CD qui passe allégrement d’une musique à une autre puisque de toute façon cela ne vient pas de ses tripes.  On reste à la surface des choses. Grace à l’écrit, la femme s’empare du temps, en fait l’économie.  En revanche, sans l’écrit, c’est tout autre chose !

Or, c’est l’homme qui est seul capable de produire de l’écrit, ce qui est la clef de la transmission (et de l’émission). Un homme qui ne sait pas écrire ne peut maitriser une femme, ne peut la prendre à son service pour qu’elle le remplace.  Une femme a besoin de grain à moudre et ce grain est celui du papier ou de son équivalent.  Ce qui est génial avec l’écrit, c’est que tout le monde peut s’en emparer  et le faire sien sans que nul n’en sache rien. A contrario, l’oral ne se laisse pas ainsi capturer. Demandez à quelqu’un de répéter ce que vous avez dit, il le fera plus ou moins bien (on connait les aléas de la transmission orale). Mettre un propos par écrit, c’est  l’offrir à autrui et lui permettre de se substituer à vous. Et on se doute que ce processus ne date pas d’hier mais remonte des millénaires en arrière et de ce point de vue rien n’a changé d’essentiel depuis. La domination passe toujours par l’écrit, par le scribe. Mais l’écrit également libère son auteur puisqu’il n’aura pas ainsi à se répéter, ce que –comme nous l’avons dit- les hommes dignes de ce nom détestent. C’est gagnant-gagnant. On aura compris que nous distinguons complétement l’acte d’écrire et l’acte de lire alors que l’on tend généralement à les considérer comme deux temps intimement liés. Mais quel intérêt pour celui qui a écrit à se relire à voix haute ? Si j’écris ou si je dicte – ce qui a été souvent le cas – ce n’est pas pour me livrer à l’exercice de la lecture qui doit être réservé à quelqu’un d’autre qui sera une sorte de clone Le  théâtre, qui n’est pas d’hier, est l’illustration de cette ancienneté de la dialectique de l’écrit et de l’oral.. N’oublions pas qu’un seul texte peut servir à beaucoup de monde. A un autre niveau, écrire un texte est assimilable à une éjaculation, cela exige un récepteur capable de « lire » le message, d’en reconnaitre l’alphabet, tel un scanner.

Reste alors la question de la page blanche. Comment l’homme parvient-il à écrire ? Nous avons déjà abordé ce point dans de précédentes études. Il y a là un processus de réduction, de décantation donc de transformation à partir d’un réel  absolument pas formalisé. L’homme transmue le désordre en ordre et la femme l’ordre en désordre, en y apportant une certaine idiosyncrasie, de la fantaisie qui fera que l’on ne reconnaitre pas si aisément un même texte quand il sera rendu par plusieurs interprètes.  Parfois même, les textes lus par une même personne se ressembleront entre eux, du fait d’une certaine empreinte tout comme des produits différents auront le même goût du fait d’un seul et même assaisonnement.  Pour ne pas se laisser prendre  à un tel mirage, il faudra « nettoyer » le propos oral de façon à montrer que derrière les apparences, il s’agit bien au départ du même texte. En conclusion, nous dirons que l’homme sont dans le centripète et les femmes dans le centrifuge. Le nombre de textes écrits est infiniment plus restreint que leurs manifestations orales et le meilleur exemple en est la langue qui, tout en étant une,  permet à chacun d’affirmer sa différence. En cela, nous disons  et répétons ce que nous avons souligné ailleurs à maintes reprises, il  faut peu d’hommes et  beaucoup de femme pour faire tourner le monde. On décimerait la population masculine que cela ne compromettrait en rien le cours des choses. L’homme est dans la qualité et la femme dans la quantité.

JHB

26. 01  14

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

Hommes et femmes face à la cyclicité. L’alternance

Posté par nofim le 27 janvier 2014

 

 

L’astrologie relationnelle au prisme de l’Astrocyclon. Les types A et B.

Par Jacques  Halbronn

 

Quel sera le rôle de l’astrologue de base dans les prochaines années ? On attendra de lui qu’il puisse indiquer à son client s’il est de type A ou B, ce qui est une information déterminante pour utiliser l’Astrocyclon qui lui-même fonctionne sur deux phases plus deux phases intermédiaires. Le principe est simple, si l’on est de type A, on est porté par la phase A et si l’on est de type B par la phase B.

Le problème, c’est que ce n’est pas en dressant le thème qu’on saura qui est de type A et qui est de type B. Il y a plusieurs indices à considérer : le sexe d’abord en ce que les femmes sont prédisposées à être de type A et les hommes à être de type B mais cela ne marche pas à 100%.

Autres indices  la carrière, la fonction, le caractère, et bien évidemment la façon dont la personne a vécu les dites phases jusqu’ici. Tout cela implique un certain travail qui  ne correspond pas tout à fait à celui fourni par l’astrologue ordinaire mais qui rappelle sur certains points la rectification de l’heure de naissance pratiquée largement avant-guerre et  en Inde, à partir de données extérieures à ‘astrologie stricto sensu.

Rappelons dans les grandes lignes ce qui caractérise les deux  grandes phases et les phases de transition intercalaires.

L’entrée dans une phase A se remarque par la volonté des gens de type A  de reprendre les choses en main, à des fins de révision, de renouvellement. Il n’est donc plus question de s’en tenir à la routine de collaborateurs plus ou moins zélés, pris dans leurs habitudes et leurs automatismes. On sera donc tenté de mettre le petit personnel sur la touche, de lui donner son congé. Le « patron »  veut dxésormais avoir l’œil sur tout, tout contrôler et maîtriser pour pouvoir procéder à tout remaniement qu’il jugera nécessaire.

A contrario, l’entrée en phase B correspond à un épuisement de la dynamique de la phase A. Ce qui pouvait être fait pour rénover, renouveler  a été fait. Il faut passer du stade expérimental au stade « industriel », à  la production de masse et pour cela, on n’a plus besoin que le concepteur vienne mettre son nez, qu’il laisse les « employés » faire leur boulot et donc le dit concepteur sera, cette fois, mis sur la touche/

C’est le rôle des phases intermédiaires que de permettre une cohabitation des types A  et B, car ce sont des phase mixtes offrant un certain équilibre qui sera à terme rompu par l’arrivée de la phase A ou de la phase B, avec toutes les conséquences qui en découleroont quant aux rapports de force qui se forment entre ces deux « humanités » en symbiose et en synergie.

Si on prend le cas de François Hollande et de l’évolution de sa relation avec Valérie Trierweiler,  nous observons que le « gratuit » Metro News (27 janvier) titre  « Seul à l’Elysée » et souligne « Sans première dame ». (p..4). C’est on ne peut plus typique d’un début de phase A,  à la sortie d’une période de promiscuité assez indécise. Cela montre, si c’était encore nécessaire, que la phase A n’est pas favorable au sexe féminin en général qui constitue le gros des troupes du groupe B.  Il y a là comme un délestage. Cyniquement on peut dire que cette présence féminine présentait certain avantages en début de mandat, en 2012 et que maintenant c’est plus une gêne qu’autre chose, que l’on peut se passer de conférer le statut de « première dame » à qui que ce soit. On conçoit que cette  évolution n’ait guère été du goût des femmes qi se retrouvent remises à leur place. Mais le retour de la phase B, qui ne manquera évidemment pas de se produire, en temps voulu,  sera l’occasion d’une revanche quand les petits prendront le relais de grands et  n’auront plus besson d’eux pour guider leurs pas, tant la transmission aura été réussie. Il y a là une sorte de fatalité dont on n’a pas fini de percevoir les aspects pervers, et qui nous fait penser à ces femmes qui tombées enceintes ne désirent plus vivre avec l’homme qui en est responsable et grâce auquel elles portent un enfant.

L’Astrocyclon met ainsi en évidence et en équation une certaine cruauté des rapports humains et l’instrumentation par un sexe de l’autre, à tour de rôle.

En bref,  la phase actuelle « A » est favorable à une concentration des pouvoirs. On parle de réduire le nombre des ministres, ce qui implique de nommer des personnes à fort potentiel, ce qui n’est pas le cas quand les ministères sont nombreux. Il faut donc faire appel à des personnages particulièrement  doués et ayant  une expérience très large des affaires. On est ainsi dans une logique « impériale » qui transcende les cloisonnements, qui fait tomber les barrières, les clivages socioprofessionnels, les compartimentages.

Inversement, quand la phase B prendra progressivement le relais (après la phase intercalaire), l’on répartira le pouvoir entre un bien plus grand nombre de personnes qui seront formatées et invitées à suivre à la lettre le segment qui leur est affecté sans  qu’elles aient une vision globale, on bascule alors dans une certaine forme de taylorisme…

Au niveau politique, l’on comprendra que les engagements qui peuvent être pris lors d’une élection ne sauraient être tenus au risque d’être complétement décalés par rapport à l’évolution cyclique. Sans faire de la science-fiction, on peut supposer qu’à terme la prise en compte de la cyclicité du monde  ira de soi avec tous les aménagements que cela implique en cours de route, ce qui de toute façon ne manque pas de se produire. Il serait bon donc qu’à l’avenir la classe politique, si elle ne veut pas se déconsidérer  se servît d’outils cycliques pour baliser l’avenir.

 

 

JHB

26  01  14

 

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, MUSIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Hommes et femmes : le lien de l’écriture

Posté par nofim le 26 janvier 2014

 

Gender Studies

Les hommes en quête de surprises.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons que les hommes attendent des femmes qu’elles les surprennent. Mais plus précisément, qu’elles les surprennent à leurs propres yeux, à eux-mêmes. Le vrai dépaysement pour un homme est celui qui les conduit à changer de comportement, à devenir un autre ou plutôt de s’enrichir d’un autre soi-même, d’un « alter ego », en quelque sorte si ce n’est –soulignons-le, que cet autre est en eux-mêmes, parfois insoupçonné. En ce sens, on dira que les hommes ne se connaissent pas, qu’ils ne peuvent se connaitre, qu’ils  peuvent toujours sinon doivent toujours se surprendre. Ce n’est pas tant la femme en elle-même qui les intéresse mais ce qu’elle provoque – sans d’ailleurs le vouloir  nécessairement- en eux. En bien comme en mal. On est là par-delà, comme dirait Nietzsche, par-delà le bien et le mal, c’est-à-dire dans la vie.

Dès lors, comment l’homme se plaindrait-il de ce qu’une femme ne le comprenne pas tel qu’il est, ou du moins tel qu’il était jusque-là/ Tel n’est pas en vérité l’enjeu. L’homme doit être capable de ne pas se reconnaitre, de se perdre quant à ses repères habituels.  Ce qui sortira de telle rencontre avec telle femme génère une alchimie nouvelle, révèle une nouvelle facette de sa personnalité. On est là dans le domaine des potentialités qui sont en principe infinies. On ne peut donc dire qu’elles devaient nécessairement se manifester. C’est l’occasion qui fait le larron. L’homme peut aimer ou détester ce que telle femme a fait de lui, a fait naitre en lui mais l’essentiel est qu’il ait été surpris de ce qu’il est ainsi devenu, qu’il ait changé non pas tant en évacuant le passé mais en ajoutant quelque chose à ce qui était déjà là, ce qui vient instaurer un nouvel ordre des choses, un réaménagement de tout l’espace.

Voilà pourquoi  certains hommes se découvrent sur le tard quand les expériences en début de vie étaient pauvres. Ils n’avaient pas pris conscience de leurs facultés parce que cela ne s’était pas présenté.

En comparaison, les femmes sont plus figées dans ce qu’elles sont et ne sont pas. La formule existentialiste est plus faite pour les hommes que pour les femmes : l’homme est bel et bien dans le devenir, il est ce qu’il devient alors que la femme tendrait à croire qu’elle devient ce qu’elle est.

D’une certaine façon, une femme qui ne comprend pas un homme, ce qu’il est, lui permet d’autant mieux de se renouveler et il lui en sera reconnaissant. Ce n’est pas son monde à elle qui l’intéresse mais l’effet que cela peut avoir sur lui, ce qui ne va pas sans un certain narcissisme de sa part.

En vérité, les hommes ont une certaine horreur de la routine. Il ne faut pas leur demander de refaire indéfiniment les mêmes gestes, tenir les mêmes propos comme c’est si souvent le cas dans la vie professionnelle subalterne. Il n’aime pas radoter et il n’apprécie que  modérément que d’autres rabâchent en sa présence.

On peut demander à une femme de répéter dix fois, cent fois, la même phrase, cela ne lui posera pas problème, surtout si le texte  du propos est écrit noir sur blanc. Par-delà le charme de la relation,  si l’on passe au domaine du travail, l’homme n’attend pas de surprise d’une femme. IL préfète qu’elle soit toit à fait prévisible, qu’elle fasse et dise exactement ce qui a été prévu et mis sur le papier. Disons que c’est un peu machinal et dans machinal, il y a machine.

En ce sens, les femmes préfèrent les instructions écrites à celles qui sont orales. Une femme peut aisément s’approprier de l’écrit et elle y apportera la vivacité et le ton qu’il faut pour que cela semble de l’oral. Cette transmutation de l’écrit à l’oral, c’est un peu la vocation de la femme, une façon de changer le plomb en or. Mais elle ne changera pas pour autant. Elle se contentera d’entrer dans la peau du rôle, juste ce qu’il faut en suivant le script. Le lendemain, on lui confiera un autre texte qu’elle rendra avec la même animation. On peut même penser que cela amusera la femme de changer de rôle d’une fois sur l’autre, de faire semblant chaque fois de n’avoir jamais rien fait d’autre dans sa vie, comme si le temps était aboli. Quelque part, les femmes ne prennent pas le temps au sérieux. C’est comme un lecteur de CD qui passe allégrement d’une musique à une autre puisque de toute façon cela ne vient pas de ses tripes.  On reste à la surface des choses. Grace à l’écrit, la femme s’empare du temps, en fait l’économie.  En revanche, sans l’écrit, c’est tout autre chose !

Or, c’est l’homme qui est seul capable de produire de l’écrit, ce qui est la clef de la transmission (et de l’émission). Un homme qui ne sait pas écrire ne peut maitriser une femme, ne peut la prendre à son service pour qu’elle le remplace.  Une femme a besoin de grain à moudre et ce grain est celui du papier ou de son équivalent.  Ce qui est génial avec l’écrit, c’est que tout le monde peut s’en emparer  et le faire sien sans que nul n’en sache rien. A contrario, l’oral ne se laisse pas ainsi capturer. Demandez à quelqu’un de répéter ce que vous avez dit, il le fera plus ou moins bien (on connait les aléas de la transmission orale). Mettre un propos par écrit, c’est  l’offrir à autrui et lui permettre de se substituer à vous. Et on se doute que ce processus ne date pas d’hier mais remonte des millénaires en arrière et de ce point de vue rien n’a changé d’essentiel depuis. La domination passe toujours par l’écrit, par le scribe. Mais l’écrit également libère son auteur puisqu’il n’aura pas ainsi à se répéter, ce que –comme nous l’avons dit- les hommes dignes de ce nom détestent. C’est gagnant-gagnant. On aura compris que nous distinguons complétement l’acte d’écrire et l’acte de lire alors que l’on tend généralement à les considérer comme deux temps intimement liés. Mais quel intérêt pour celui qui a écrit à se relire à voix haute ? Si j’écris ou si je dicte – ce qui a été souvent le cas – ce n’est pas pour me livrer à l’exercice de la lecture qui doit être réservé à quelqu’un d’autre qui sera une sorte de clone Le  théâtre, qui n’est pas d’hier, est l’illustration de cette ancienneté de la dialectique de l’écrit et de l’oral.. N’oublions pas qu’un seul texte peut servir à beaucoup de monde. A un autre niveau, écrire un texte est assimilable à une éjaculation, cela exige un récepteur capable de « lire » le message, d’en reconnaitre l’alphabet, tel un scanner.

Reste alors la question de la page blanche. Comment l’homme parvient-il à écrire ? Nous avons déjà abordé ce point dans de précédentes études. Il y a là un processus de réduction, de décantation donc de transformation à partir d’un réel  absolument pas formalisé. L’homme transmue le désordre en ordre et la femme l’ordre en désordre, en y apportant une certaine idiosyncrasie, de la fantaisie qui fera que l’on ne reconnaitre pas si aisément un même texte quand il sera rendu par plusieurs interprètes.  Parfois même, les textes lus par une même personne se ressembleront entre eux, du fait d’une certaine empreinte tout comme des produits différents auront le même goût du fait d’un seul et même assaisonnement.  Pour ne pas se laisser prendre  à un tel mirage, il faudra « nettoyer » le propos oral de façon à montrer que derrière les apparences, il s’agit bien au départ du même texte. En conclusion, nous dirons que l’homme sont dans le centripète et les femmes dans le centrifuge. Le nombre de textes écrits est infiniment plus restreint que leurs manifestations orales et le meilleur exemple en est la langue qui, tout en étant une,  permet à chacun d’affirmer sa différence. En cela, nous disons  et répétons ce que nous avons souligné ailleurs à maintes reprises, il  faut peu d’hommes et  beaucoup de femme pour faire tourner le monde. On décimerait la population masculine que cela ne compromettrait en rien le cours des choses. L’homme est dans la qualité et la femme dans la quantité.

JHB

26. 01  14

 

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improvisation et pseudo-improvisation: une culture de l’imposture

Posté par nofim le 26 janvier 2014

 

 

De l’improvisation à l’imposture comme pratique sociale

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Le discours sur le statut de l’improvisation dans nos sociétés est des plus ambigus.  La plupart des gens ne veulent pas improviser mais ils veulent  bien faire semblant de le faire. Il y a donc là une culture de l’imposture qui est sous-jacente et qui se présente comme un allant de soi, un non-dit.

Face  à un texte que l’on lit, l’idéal n’est-il pas de faire oublier qu’on le lit, et l’illusion est à son comble dans le « par cœur »  où toutes les apparences de l’improvisation sont  délibérément réunies. La fausse improvisation c’est l’hommage du vice à la vertu. On est dans le faux semblant mais ce qui est rassurant, c’est que cela montre que l’on n’a pas perdu conscience de la référence, du modèle puisque l’on s’y référé implicitement de par le mimétisme même. N’est-ce point là un signe de décadence ?

Il   y a d’ailleurs une sorte de discours assez sournois contre l’improvisation dont on nous explique qu’elle ne saurait offrir ce caractère achevé du texte retravaillé, repensé, accéder à une certaine forme de perfection. On notera ainsi que l’on interrompt plus facilement quelqu’un qui improvise que quelqu’un qui lit un texte ou interprète une œuvre déjà achevée et qu’il lui faut donc mener à son terme. Tout se passe comme si on pouvait improviser par la parole mais point en passant par un instrument et de fait jouer d’un instrument est distinct de celui qui ne se sert que de ses organes sans aucun apport d’objet extérieur.

Selon nous,  tout refus d’improviser  relève d’un manque de confiance en soi et  de là on  est prêt à  se contenter de faire semblant pour donner le change, ce qui est une forme de tricherie. On fait comme si. Mais au lieu de reconnaitre là une faiblesse, on essaie de présenter ce comportement comme une preuve de sérieux, de perfectionnisme en minimisant sournoisement la qualité de l’œuvre improvisée. En fait l’improvisation fait scandale car elle souligne à quel point sont nombreux ceux qui n’en sont pas capables. Si encore personne n’improvisait, ce serait supportable mais il suffit que l’un y parvienne pour que cela démasque tous les autres/ C’est comme si soudain un homme se mettait à voler. On se dirait « et pourquoi lui et pas moi ? » Les enfants ne raisonnent pas autrement quand ils pensent que ce que fait autrui, ils peuvent eux –mêmes le faire. Par exemple, si je siffle devant un enfant, celui-ci voit que je ne me sers d’aucun instrument et donc il considère que lui aussi doit être en mesure de siffler, quitte à se demander pourquoi on ne le lui a pas encore appris.

On est là dans une dynamique qui est celle de la culture du handicap. Le texte qui est un pense-bête devient un must et celui qui ne sait pas se servir du texte  est un « ignare ». La prothèse qu’est l’écrit devient la norme.

Nous pensons que  l’homme se caractérise –un peu à la façon de Vulcain (Héphaïstos) comme celui qui forge des outils, donc des prothèses. Si j’écris un texte et le distribue et que celui-ci est lu à haute voix, ce texte devient ipso facto une prothèse. Le compositeur qui met sa musique par écrit ne fait pas autre chose. Il fournit en prothèses des générations d’interprètes qui pourront s’approprier son travail à obi compote. Non  pas que les gens oublient que l’interprète d’une œuvre  (musicale théâtrale etc.) n’est pas l’auteur mais ils applaudissent l’illusion, le trompe l’œil comme on applaudit un prestidigitateur, un magicien. On s’ croirait.  Il y a supercherie mais c’est fait si habilement. Bravo l’artiste, c’est-à-dire l’artifice ! et puis si lui parvient à tromper son monde, pourquoi pas moi ?  Tous les espoirs sont permis.

Un des rares domaines qui semblent encore échapper à cette mascarade, à cette farce (où l’on fourre une chose avec une autre de moindre qualité) est le sexe et le sport mais l’on sait aussi que l’on peut feindre (du moins la femme) le plaisir voire l’orgasme comme on peut truquer un match. Que l’on pense au catch !

De plus en plus d’enfants  risquent d’avoir le sentiment d’entrée de jeu que la spontanéité n’apporte rien de bon, qu’il faut  tout préparer, répéter, et de fait  à la télévision, un grand nombre d’émissions sont truquées en termes de spontanéité. Quelqu’un qui ne sait pas lire n’est pas fiable, est incontrôlable.  La lecture c’est le lien social indispensable. Or, lire, c’est tout le contraire d’improviser ;  même quand on ne fait que déchiffrer pour la première fois, cela ne saurait être assimilé à de l’improvisation.

Les anti-improvisations nous expliquent doctement que de toute façon, on est influencé, on emprunte. Quand bien même en serait-il ainsi, il faudrait montrer que ces apports ne sont pas des épiphénomènes par rapport à la création proprement dite. Ce serait comme réduire tel roman de Balzac à une certaine époque, à un certain contexte, à une certaine langue. Nier l’originalité ou plutôt la situer au seul niveau du signifié, c’est-à-dire de l’interprétation du signifiant.

Il  y aurait comme une sacralisation du signifiant et en quelque sorte l’écrit serait le fait des dieux, d’où l’importance des Ecritures dans les religions dites du Livre. (Monothéisme) comme avec les tables de la Loi (au Mont Sinaï). Les dieux transmettraient l’écrit et les hommes apprendraient à lire pour  recevoir la parole d’en haut. Le signifiant ne saurait varier – comme on dit- d’un iota. En revanche, ce que l’on lui fait signifier pourrait singulièrement évoluer, se diversifier.

Le scandale de celui qui improvise et qui ne se réfère à aucun texte préalable – même pas  un texte de son propre cru- qui n’est pas de facto un plagiaire- se prendrait il pour Dieu. ? C’est cette révérence pour le signifiant qui explique, par exemple, pourquoi des milliers de mos français sont passés tels quels en anglais et se sont perpétués sans subir le moindre changement orthographique. Il y a là la manifestation d’un complexe d’infériorité de la part d’une culture qui se juge, à tort ou à raison, comme subalterne.

Celui qui improvise est littéralement celui qui ne sait pas ce qu’il va dire ou jouer et cette improvisation, qui pis est, n’est pas reproductible puisqu’elle ne passe pas par l’écrit. Personne ne peut se substituer à lui. Si tous les compositeurs refusaient de « transcrire » leur œuvre, non d’ailleurs sans l’appauvrir car on ne peut pas tout rendre par l’écrit, ils ne partageraient pas leur « pouvoir » et se placeraient en position dominante, de « mâle dominant » dont on serait obligé de reconnaitre la supériorité.

On pourrait presque dire de nos jours qu’il  y aurait dans l’improvisation quelque chose de l’ordre du monstrueux, de l’extraordinaire et même on peut penser que de bonnes âmes n’hésiteront pas à dire que cette improvisation est truquée surtout quand celles-ci font semblant d’improviser. Mais une chose est de faire semblant alors que personne n’est dupe puisque l’œuvre écrite est connue, que c’est vérifiable et une autre de prétende réellement improviser, donc de disposer d’un pouvoir aussi révolu que celui du prophète. Il va donc falloir, à l’avenir, prouver que l’on a vraiment improvisé et l’on n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. D’où une suspicion générale. Car comment prouver que telle personne qui dit qu’elle improvise ne joue pas quelque chose qu’elle  avait préparé dans le plus grand secret ? Existe-t-il des moyens technologiques, radiographiques, de distinguer le fonctionnement d’un cerveau qui improvise de  celui d’un cerveau qui se remémore ? On pense aux tests de Blade Runner dans le roman de Philip Dick pour démasquer des androïdes. Est-ce que la qualité « nutritive »- pour le cerveau- de ce qui est émis de façon improvisée est du même ordre qu’une pâle imitation tout comme certaines nourritures matérielles qui sont qualifiées de malbouffe ? Au bout du compte, on se retrouve dans une logique de pénurie qui fait primer le produit de bas de  gamme sur le produit de haut de gamme, qui présente le succédané, l’ersatz comme un plus,  comme ceux qui défendent sans sourire que le végétarisme est préférable à la consommation de viande alors que chacun sait qu’il ne s’agit là que de produits de substitution et que notre corps ne s’y trompe pas.  Nous avons déjà dénoncé dans d’autres textes,  le risque d’affaiblir nos anticorps à force de chercher à les berner, à les leurrer. Celui qui ne cesse de se mentir à lui-même creuse sa propre tombe.

 

 

 

 

JHB

25 01 14

 

 

 

 

 

Publié dans FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les Juifs entre nationalisme et supranationalisme: le dilemme

Posté par nofim le 26 janvier 2014

 

 

Les Juifs et le modèle impérial : bilan et perspectives

Par  Jacques  Halbronn (CERIJ)

 

En 1978, nous avions fondé une association qui s’intitulait Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive (CERIJ) dont l’objet était  ainsi indiqué : «  favoriser une réflexion de groupe sur les modèles historiques et psychosociologiques qui servent de référence à la conscience et à l’identité juive, (.) promouvoir des recherches concernant l’évolution de ces modèles ». C’était il y a 35 ans environ. Nous ne ferons pas ici l’historique de cette association qui organisa un certain nombre de colloques et publia une série de « Cahiers » que l’on trouve au Dépôt légal de la BNF et à la Bibliothèque de l’alliance Israélite Universelle ». Dix ans après sa fondation, le CERIJ fit partie d’un collectif d’associations juives laïques, jusqu’à la fin du siècle dernier, et anima pendant un certain temps  un site. Il  est peut-être temps de relancer la dynamique de cette association au regard d’une certaine percée conceptuelle que nous pensons être désormais en mesure d’engager, à l’issue d’une longue quête interdisciplinaire.  En vérité, tout est affaire de modèle et tant que l’on n’a pas trouvé le bon concept, on tourne en rond/

Dès 78, en effet, nous avions invité les Juifs à  échapper à deux modèles « dominants », tournant autour de deux lieux : la synagogue et l’Etat d’Israël. Nous avions pour notre part investi pas mal dans le projet israélien pendant une dizaine d’années et en étions revenus, dans tous les sens du terme.

Dix ans plus tard,  le modèle laïc, on l’a dit, apparaissait comme une formule viable et on pouvait dire que le CERIJ avait été un pionnier dans ce sens. Mais que sous-tendait la mouvance laïque pour les Juifs ? Nous pensons pouvoir répondre enfin qu’il importe d’articuler cette laïcité sur la question de l’empire à condition de préciser ce que l’on entendra par là.

Dans d’autres travaux, sans rapport avec la question juive, nous avons développé ce que nous entendions par un processus impérial par opposition au processus national et souligné qu’il y avait alternance et cyclicité. Cette notion d’empire nous occupait déjà en  78 mais nous ne la relions pas encore à l’époque avec le domaine judaïque. Il y avait là un obstacle épistémologique. Mais logiquement et dialectiquement, nation et empire ne sont jamais éloignés l’un de l’autre. La notion même de diaspora n’était-elle pas au demeurant assimilable à celle d’empire et le sionisme n’était-il pas le passage de l’empire à la nation ? Nous avons publié (Ed Ramkat) en 2002 (déjà en partie en 1999 dans notre thèse d’Etat) un travail sur les Protocoles des Sages de Sion et l’Etat Juif de Theodore Herzl, ce qui correspondait bel et bien à ces deux approches antagonistes de la question juive. Les Juifs étaient-ils une « nation » ou bien une sorte de réseau voué à la domination mondiale ?

Lors d’un colloque organisé au FIAP (en janvier 2014) par Shmuel Trigano et la revue Pardés (enregistré sur le site Akadem),  il est apparu qu’il y avait une très forte méfiance et défiance par rapport à la notion d’empire et l’Union Européenne était d’ailleurs assimilée, à juste titre, à un empire, c’est à dire à un espace supranational, désireux de dépasser le cadre de l’Etat Nation. Dans ce colloque, tous étaient apparemment unanimes, pour déclarer que les Juifs n’avaient rien à gagner à s’inscrire dans un cadre « impérial » puisqu’listaient en quelque sorte les pionniers d’une spécificité tant religieuse que nationale, dans vocation au prosélytisme. Mais en même temps, on s’interrogeait, à cette occasion, sur l’accusation portée contre l’Etat Hébreu dans son rapport à la population arabo-musulmane de  Palestine, mais ne pouvait-on considérer justement que l’Etat d’Israël, à une échelle certes modeste, s’était constitué depuis 1967 et la Guerre des Six Jours un petit empire dont il n’assumait pas nécessairement toute la portée du fait même qu’il se voulait d’abord fidèle à sa mission d’Etat Juif, ce qui n’allait pas sans quelques contradictions ?

On voit donc ce qu’il y a de problématique pour les Juifs, tant en diaspora qu’en Israël, à ne pas être à l’aise avec le concept d’empire et on pourrait en dire autant au niveau du religieux, les religions du Livre que sont le christianisme et l’Islam appartenant à un empire dont la Bible juive serait le centre.

On ne pourra donc que regretter  ce plaidoyer repris par tous les intervenants du Colloque  face au rouleau compresseur que serait l’Union Européenne. Les Juifs apparaissaient comme un obstacle à la transcendance et au dépassement des entités nationales, culturelles, religieuse qui  étaient les mots d’ordre de toute fédération, tout assemblage de nations, de régions comme si  les Etats Nations n’étaient pas eux-mêmes le plus souvent des empires à une petite échelle, à commencer par la France/ Les empires ne seraient-ils pas eux-mêmes des empilements d’empires  et les empires eux-mêmes voués à s’inscrire dans un super empire continental voire mondial?

Certes, la disparition d’une entité nationale est-elle une « perte » mais ne peut-on en dire autant du démantèlement d’un empire ? La chute d’un empire ne remet-elle pas en question toute forme de  regroupement à tous les niveaux ? On pense à la chute de l’empire colonial français ou à celle du bloc communiste en Europe, ou encore à celle de l’Empire Ottoman ou à l’empire austro-hongrois et bien entendu la dislocation éventuelle de la zone euro qui relève aussi de la notion d’empire.

Les juifs sont-ils donc les ennemis par excellence de toute idée d’empire, sont-ils les porte-parole de tous les nationalismes  comme on voudrait nous le faire croire?

En conclusion, nous dirons que les Juifs dits laïcs sont plus en phase avec la notion d’empire avec ce que cela peut avoir de cosmopolite et que les Juifs religieux ou/et sionistes sont plus marqués par celle de nation, de communauté se réunissant autour de pratiques de toutes sortes (prières, langues, lieux etc).  Combien d’Etats ne sont-ils pas dans la même situation, alternant repli sur soi et tentions d’expansion à commence on l’a dit par Israël lui-même ! Les grands peuples sont marqués par un tel dualisme et offrent des facettes fortes différentes, tour à tour.

Dans la logique  d’autres travaux consacrés au masculin et au féminin, nous dirons que le masculin est plus ‘ »impérial » avec ce que peut avoir d’expansion hors des frontières, de mobilité  et le féminin  plus « national », avec ce que cela peut avoir de figé et de conservateur. Deux tempéraments bien différents !

Pour notre part,  beaucoup de problèmes actuels  sont liés à une crise de l’idée d’empire qui ne parvient plus à être pensée, notamment avec l’idéologie anti-impérialiste, qui est l’intellectuellement correcte. Le problème de l’immigration est fortement lié à celle d’empire et en est souvent la conséquence (cf. l’immigration maghrébine en France). On ne peut pas être en position impériale et se comporter en « nation ». La Laïcité est étroitement fonction de l’idée d’empire mais on lui reproche de laminer les différences, ce qui est bel bien sa raison d’être. Mais en quoi cela devrait-il faire scandale ?

Lots du dit Colloque, on a ironisé sur l’idée que les humains en seraient réduits à leur condition humaine, sans les oripeaux culturels qui en cachetaient la nudité.  Or ; pour notre part la condition humaine est par elle-même très riche, elle n’est pas quelque vacuité, comme on voudrait nous le faire croire. Le fait d’être un homme ou une femme ne saurait être balayé par l’idée d’empire et cette condition masculine ou féminine ; ce n’est pas irien si ce n’est que là encore on se heurte à une crise identitaire.  C’est l’addition de ces diverses crises qui explique le malaise actuel. Quand on ne dispose pas des modèles nous permettant de comprendre ce qu’est un empire, ce que c’est qu’être homme ou femme,  on est mal parti ! Inversement, quand on dispose d’analyses plus poussées sur ces notions,  les monde fait sens sans avoir à se parer de toutes sortes d’ornements.

Remettons les choses à l’endroit au prix d’une révolution copernicienne. L’Homme existe d’abord sur un plan universel et nous sommes identique physiologiquement. Le découpage  en nations est un pis-aller, c’est la destruction de la Tour de Babel par ceux qui ont peur de l’Unité. (cf. la Genèse). L’empire ne peut fonctionner que par le biais de la nouveauté car la nouveauté a une grande force d’unification, elle réduit les avantages acquis par le passé et mettant tout le monde d’accord. Le monde de la technoscience est parfaitement compatible avec la supranationalité. Mais cela vaut tout autant pour l’innovation artistique, musicale. Et de fait, c’est l’homme plus que la femme qui est le garant de cette progression. D’ailleurs, tout grand penseur génère son propre empire, et contribue à unifier le monde.  Dès lors, nous trouvons assez pathétique ces Juifs qui souvent ne sont ni pratiquants ni résidant en Israël se  lamenter de misères que l’on fait aux Juifs quand on s’en prend à l’abattage rituel, à la circoncision, à la politique de l’Etat d’Israël.

Est-ce à dire que nous devrions cesser de nous dire Juifs ? Non, si l’on admet que nous sommes dotés d’une certaine vertu « impériale » de pollinisation. Car pour qu’il  y ait empire, il faut qu’il y ait des empereurs, des gens capables de rassembler, de dépasser les clivages et cela ne se fait pas  si facilement que cela. Nous Juifs, sommes des bâtisseurs d’empires, nous sommes définis par nos potentialités et non pas par notre passé, lequel ne fait que témoigner de notre parcours. Est-ce qu’un architecte expose son œuvre pour la reproduire à l’identique ? Non, il ne Fai que donner un échantillon de son génie. Il n’a aucunement l’intention de se répéter !  Nous ne sommes pas des « has been » !

Selon nous,  affirmer que les Juifs ont autre chose à faire qu’à revendiquer le passé devrait calmer le jeu. Ce que nous avons fait ne nous appartient plus mais témoigne de ce que nous sommes capables de faire et donc le monde à intérêt  à nous laisser vivre pour produire. Si nous ne sommes que ce que nous avons été, on peut se passer de nous et on sait où cela peut mener. On ne peut malheureusement exclure que la création du Foyer Juif en Palestine autour de 1920 donc bien avant la Shoah (car l’Etat d’Israël de  47-48 n’en est que la continuité)  n’a pas bouleversé un certain écosystème du judaïsme européen.

Le XXIe siècle sera celui des empires et ce à tous les niveaux et il est temps que les Juifs s’inscrivent pleinement dans cette dynamique au lieu de diaboliser tout ce qui est supranational alors qu’eux-mêmes ont depuis longtemps montré l’exemple du dépassement des frontières. La Shoah peut être lue comme une volonté du nationalisme allemand d’abatte l’impérialisme juif en  rassemblant les Juifs dispersés. Il est temps de donner tout son sens à cette catastrophe et d’en tirer un enseignement utile.

JHB

26  01 14

 

 

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