La thèse de l’instrumentalisation du ciel en Astrologie

Posté par nofim le 22 août 2013

Une des principales thèses que nous ayons développées voilà un quart de siècle (L’étrange histoire de l’Astrologie, avec Serge Hutin, Ed. Artefact, 1986) est celle de l’instrumentalisation du ciel par les sociétés humaines qui est à l’origine de ce qu’on appelle l’Astrologie. Cela signifie que les hommes ont pris dans le Ciel ce qui leur convenait et en ont fait l’usage qu’ils entendaient en faire. Toute la question est de savoir de quelle façon les hommes se sont servis et c’est certainement un des défis majeurs de la recherche historique actuelle et cela pose des problèmes de méthodologie qui concernant divers domaines et notamment celui des sciences religieuses.
On ne saurait en effet  aborder cette question avec de gros sabots en affirmant que c’est la totalité du Ciel que nous connaissons qui constitue les fondements de la science astrologique. Nous avons déjà dénoncé vertement ce dérapage épistémologique commis par bien des astrologues modernes de Jean-Pierre Nicola à Claude Thébault et tutti quanti qui affirment que l’astrologie est une tentative de décryptage du cosmos et singulièrement du système solaire. Cela dit, il est vrai que pour les chercheurs actuels, il s’agit bien de restituer le ciel astrologique des Anciens en observant le monde tel qu’il fonctionne, ici-bas, dans la mesure où l’astrologie d’hier a pu laisser des traces dans notre modus vivendi présent. en s’ incrustant dans l’Inconscient Collectif de l’Humanité.
Un de nos derniers textes a été ainsi commenté par Guy Taillade :
JHB
« Il faut avoir l’humilité de reconnaitre que nous comprenons mieux le monde d’en bas que le monde d’en haut et qu’il vaut donc mieux partir du monde d’en bas. »
Taillade :
« Je me demande si cette humilité n’est pas plutôt une prétention de l’homme moderne. Les anciens au contraire ne comprenaient pas le monde d’ici-bas et cherchaient son sens dans le monde d’en-haut (mais on va voir ensuite de quel monde il s’agit, quand on dit d’en-haut). Si nous comprenons mieux le monde d’en-cas, pourquoi aller chercher celui d’en-haut, c’est justement à quoi le monde moderne a renoncé. C’est pourquoi le monde d’en haut est devenu pour lui un labyrinthe »
Pourtant, il est assez clair que le monde d’en bas nous interpelle davantage que celui d’en haut. Cela ne signifie pas que nous ne cherchions dans les astres les lois qui le régissent et que les hommes ont eux-mêmes instaurées, ce dont ils ne se souviennent pas ou mal. Mais  ce monde d’en haut, nous ne pouvons le décrypter que si nous avons déjà commencé à structurer le monde d’en bas. Il ne faut pas se voiler la face, le ciel n’a pas grand-chose à nous dire, il n’est qu’un matériau assez neutre que les hommes ont su accommoder et « cuisiner ».
On ne pourra donc faire l’économie d’une description préalable du monde d’en bas, ce qui est assez logique puisque s’il y a des lois, elles doivent être peu ou prou manifestes. Seules des représentations simples de ce qui se passe sur terre sont en mesure de permettre de remonter vers les configurations célestes opérationnelles.  Autrement dit, si nous percevons des lois générales, l’accès au ciel nous est interdit. C’est le monde d’en bas qui est la clef du monde d’en haut et  ce n’est qu’ensuite, par un processus de feed back, que le monde d’en haut peut nous aider à mieux comprendre ce qui anime, motive le monde d’en bas. C’est ce va et vient qui conditionne la recherche astrologique.
Il est donc évident que la recherche astrologique ne peut pas se consacrer à des cas uniques car ce qui est unique ou du moins semble l’être est étranger à la problématique astrologique laquelle fonctionne essentiellement sur la base de répétitions, de scénarios récurrents. L’astrologie est ainsi indissociable de la statistique. Le critère de visibilité du monde d’en haut est le corollaire de la visibilité et de la lisibilité du monde d’en bas.  Et cette lisibilité du monde d’en bas exige une récurrence marquée de ce qui s’y passe, laquelle  récurrence relève de la visibilité des choses qui nous entourent, sur cette Terre. C’est l’éternel retour.  On aura compris que ce faisant, l’Astrologie laisse le champ libre aux approches plus spécifiques, plus contingentes et  est invitée à s’en retirer, quitte à fournir aux siennes de l’Homme un cadre général qui leur fait douloureusement défaut. Echange de bons procédés.
Abordons à présent  la détermination du « ciel utile », c’est-à-dire celui qui a été instrumentalisé, c’est-à-dire sans s’intéresser à la vertu intrinsèque de l’astre, mais sur ce qu’on a projeté ou si l’on préféré ce qu’on lui a ajouté.
Laissons la parole une fois de plus à Guy Taillade :
« Par ailleurs, loin d’être établi semble aussi que le facteur principal de cette instrumentalisation serait ce cycle du rapport entre Saturne et les 4 étoiles, car il paraît plus évident si instrumentalisation il y a eu et si celle-ci est à l’origine de l’existence réelle d’une relative corrélation astrologique entre le cours des astres et la vie de l’humanité, que d’autres cycles aient été plus primordiaux, comme le cycle soli-lunaire, ou même les cycles des levers héliaques des principales étoiles. Ce qui d’ailleurs n’empêcherait pas qu’il y ait eu instrumentalisation du cycle qui vous tient à cœur, comme d’autres d’ailleurs celui de Jupiter et Saturne par exemple ».
Nous lui répondrons que le cycle soli-lunaire est à la base des 12 mois de l’année et des diverses divisions en 12 de l’astrologie (signes, maisons). Il est connu bien avant que l’on ne découvre que les planètes se distinguaient des étoiles fixes et  c’est justement la prise de conscience de cette dualité du mobile (le mot planéte a cette signification)  et du fixe qui fonde l’astrologie.  Mais ce cycle a une valeur symbolique, il illustre un processus évolutif mais il n’est pas à prendre tel quel au niveau astronomique. Bien plus, si l’astrologie s’est constituée, ce n’est pas par rapport  à un cycle aussi court mais au contraire pour  donner aux sociétés un rythme de plus grande ampleur, ce que  permettent seulement les planétes « extérieures » et surtout les deux plus distantes, Jupiter et Saturne mais Saturne a un avantage numérologique de par son analogie avec le cycle lunaire..
 Vous nous parlez du lever des étoiles. Il a certainement été important avant même encore une fois que l’on distingue planètes et étoiles. On est là dans une proto-astrologie.
Reste la question des planètes ayant un circuit supérieur à l’année à savoir Mars, Jupiter et Saturne. Vous ne mentionnez pas étrangement les couples étoiles planètes qui sont autrement plus importants que le couple soleil-étoiles. On peut aussi éliminer les configurations ne concernant que des planètes comme les conjonctions  Jupiter-Saturne si populaires entre le Xe et les XVIIe siècles. En effet, le critère planéte-étoile nous apparait comme majeur. Quelles planètes, quelles étoiles, demandera-t-on. That is the question !
Comme on l’a dit plus haut, la méthodologie à suivre consiste à partir de récurrences observées dans notre monde sublunaire et de voir à quelles configurations planétaro-stellaires cela correspond. Mars-étoile, Jupiter-étoile ou Saturne-étoile. Mais comme il y a  beaucoup d’étoiles, cela ne suffit pas. Si l’on admet que ces récurrences ont lieu tous les 7 ans, alors on va vers  une planéte qui rencontre 4 étoiles au cours d’un cycle de 28 ans. Et l’on peut faire l’hypothèse qu’il s’agit bien de ce que l’on désigne dans la Tradition comme les  4 étoiles fixes « royales ». qui forment un « carré » naturel qui n’est pas le fait d’une projection du cycle des saisons mais qui a une certaine réalité objective.
Mais pour mener ce type de recherche, encore faut-il s’entendre sur les récurrences terrestres et c’est là que la recherche astrologique est  mal partie.  Nous avons proposé le modèle A/B qui nous semble pouvoir faire l’objet d’un certain consensus. Nous renvoyons à nos multiples textes sur ce sujet.  On a bien compris qu’avant de relier ce modèle à une quelconque configuration céleste, il importe de le cerner au niveau socio-historique. Ce modèle peut être tout à fait  accepté par des gens qui n’ont que faire de l’astrologie et rassembler des chercheurs au niveau interdisciplinaire ou transdisciplinaire.
En conclusion, nous dirons que tant que l’on ne s’entendra pas sur un modèle « visible », repérable, ici-bas, hors Astrologie, la recherche astrologique n’avancera pas.  On ne met pas la charrue avant les bœufs.
JHB
06.08. 13

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Astrologie et visibilité subconsciente

Posté par nofim le 22 août 2013

Quand nous parlons de visibilité, nous n’entendons pas que de nos jours les hommes regardent le ciel et y décryptent certaines configurations. Cela était vrai pour nos ancêtres, cela ne l’est plus de nos jours. Le débat que nous avons initié autour de la visibilité se situe sur un autre plan/
 Nous raisonnons selon une démarche généalogique, génétique. Nous entendons reconstituer notre héritage astrologique à partir de ce dont nos ancêtres connaissaient et disposaient. On ne peut hériter de ce que nos aïeux ne possédaient pas. C’est élémentaire !
On sait très bien que si de nos jours, certaines configurations astrales font écho en nous, cela ne tient pas au fait que nous les « voyons » mais au fait que nos ancêtres les voyaient. Autrement dit, notre « vision » serait subconsciente. Mais cela n’autorise pas pour autant la thèse selon laquelle nous serions sensibles à la présence d’astres « invisibles », à l’instar des transsaturniennes ou en tout cas inconnus des Anciens (dans le cas d’Uranus qui peut se voir)
En fait, il faut comprendre que le phénomène astrologique doit être sous tendu par une théorie de la transmission subconsciente. Notre corps « verrait » à notre insu.
Revenons sur Pavlov. Certains se demandent, comme Claude Thébault, pourquoi nous nous intéressons à ce chercheur russe. On rappellera que Jean-Pierre Nicola lui avait accordé une certaine importance, d’où d’ailleurs le mot « condition » accolé à son école conditionaliste. La notion de réflexe conditionné nous parait en effet tout à fait appropriée pour rendre l’approche astrologique plus intelligible. Nous avons retenu le fait que le « chien de Pavlov » commençait à s’exciter quand le « signal » auquel il avait été accoutumé était en train de reprendre forme visuellement. Bien entendu,  le seuil de reconnaissance est assez complexe à cerner, il introduit une certaine forme d’anticipation qui relativise, comme on l’a dit, le moment où le signal accède à sa forme « idéale », « parfaite ». On a là un continuum et c’est ce qui explique que nous ne prenons pas très au sérieux les leçons de Thébault relative au moment exact où telle configuration a lieu. Mais il est vrai que nous ne nous trouvons pas dans les mêmes conditions de surpopulation astrale que lui. Quand on doit « caser » une multitude d’astres, de configurations, il faut rationner l’espace de chacun et donc on en arrive à des calculs d’apothicaire où un sou est un sou. A contrario, quand on travaille sur un seul cycle, on est beaucoup plus détendu.
On ne doit pas, en effet, oublier que nos astrologues, même s’ils ne l’avouent pas d’emblée, sont victimes d’une crise du logement. Il faut se débrouiller pour trouver une place pour tout le monde, leur attribuer une fonction, un espace propre et il arrive toujours des nouveaux venus qui demandent asile. Il y a là un non-dit chez nos astrologues qui permet de mieux comprendre leur mentalité un peu tatillonne dont nous donnerons un énième exemple en citant la dernière diatribe du dit Thébault :.
« On aura compris que selon ce principe de visibilité, de lisibilité et donc d’intelligibilité,  on ne peut retenir que des facteurs visibles l’un comme l’autre
JHB ne se démonte jamais face aux objections, quelles qu’elles soient, déployant un talent consommé à justifier l’injustifiable, tout et son contraire, il a réponse à tout.
Ainsi il professe un « principe » de visibilité à l’œil nu. Sans préciser QUOI voir, ni comment, ni OU. Ni dans quelle direction d’ailleurs. On s’en fout. Est-ce vraiment encore utile au XXIe siècle du Nouvel Age? Regardez où vous voulez. Avec ou sans verres correcteurs ?
Tout ce qui se faisait avant relève de la ringardise, et les demandes de précision sont avec lui dépassées. Autrement dit, « avec tes chiffres tu dates coco, fais pas chier ».
Ainsi il assaisonne à sa sauce ses arguments : pavlovien , que vient faire ici le savant russe de la théorie du conditionnement ?
Astrocyclogie ? Certainement à pédales sans dérailleur pour Shadocks, puisqu’il n’existe que des périodes, et des périodicités et aucun cycle, même à deux roues pour les planètes. Peu importe JHB décrète l’astrocyclogie du Soleil repensée de fond en comble, par ses soins. Sans oublier celle sa planète fétiche Saturne. Faudra s’inscrire avec cette nouvelle petite reine « astrocyclogie » au départ du Tour de France 2014. Sans pot belge bien entendu.
C’est le chantre de l’approximatif, à double visibilité panoramique, sans rétroviseur, ni marche arrière.
le fait de regarder le ciel de temps en temps, c’est bien suffisant dit-il.
DE TEMPS EN TEMPS, mais JHB est-ce bien nécessaire ? avec votre principe d’approximation datant d’il y a 5000 ans. Remontez aux cavernes serait bien plus indiqué, vous ne croyez pas ? »
Comme on l’a dit plus haut, la plupart d’entre nous, y compris chez les astrologues, connaissent très mal le ciel et seraient bien en peine de nous situer une conjonction approchante ou séparante de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, ce qui se produit environ tous les 7 ans.  Mais il ne faut pas non plus trop en demander à notre perception subconsciente des signaux « pavloviens » qui ont été mis en place par et   pour nos ancêtres. On devra donc s’en tenir à des notions extrêmement simples et n’exigeant évidemment aucun calcul, sinon cela serait au-delà de nos dites facultés subconscientes héréditaires. Ajoutons que l’intervalle de 7 ans qui sépare deux conjonctions consécutives peut jusqu’à un certain point suppléer la nécessité de visibilité et l’on peut se demander si nous n’avons pas en nous une certaine forme d’horloge biologique qui se serait instituée avec le temps.
JHB
05. 08. 13

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La recherche astrologique : le plan A et le plan B.

Posté par nofim le 22 août 2013

Nous recevons un mail qui évoque l’idée d’une astrologie disparue que nous tenterions de réactiver.
« Guy Taillade :
« On ne doit pas  (.)  Confondre « restaurer » et « conserver ». Soit on conserve quelque chose qui est entier ou du moins qui peut encore servir, soit on ne conserve que des vestiges. On peut conserver l’astrologie de l’Inde. Elle s’est conservée jusqu’à aujourd’hui. On ne peut conserver l’astrologie occidentale, on peut la restaurer, la rénover, mais vous vous prétendez la restaurer à partir d’un pan qui a disparu, en en faisant le seul élément opératif ».
Est-ce que l’astrologie que nous préconisons avait « disparu » ? Nous répondrons pour commencer que le modèle que nous proposons  fonctionne et qu’il n’a vraisemblablement jamais cessé de le faire. Notre recherche aurait une toute autre dimension si nous ne pouvions l’appuyer sur des observations et des corrélations. Rappelons que notre méthodologie implique  de rechercher une explication astronomique pour des phénomènes  dont on a pu remarquer la récurrence.  Par l’absurde, on aurait du mal à imaginer une recherche qui s’appuierait sur des données qui ne présenteraient entre elles aucun rapport pour l’excellente raison que l’on ne voit pas ce qui pourrait nous conduire à nous y intéresser au départ. La réglé du jeu est donc bien de rechercher un point commun astronomique à des choses qui se ressemblent et qui se présentent au  fil du temps. L’astrologue qui ne perçoit pas les ressemblances se met d’emblée hors-jeu. Et il est clair qu’il faut une certaine culture historique, sociologique pour se lancer dans une telle opération.
Evidemment, il y a le plan B : cela consiste à partir des astres pour voir si les mêmes astralités donnent des effets comparables. Ce plan B est conseillé à ceux qui ne connaissent pas grand-chose en dehors de l’astrologie mais comme tout plan B il a ses limites et ne peut donner que des  résultats de second ordre, assez spécieux. Il est vrai que la mise en œuvre du  plan A  comporte bien des pièges. Il ne suffit pas qu’il y ait des guerres pour que cela implique que toutes les guerres soient marquées par le même processus cosmique. On connait aussi les travaux de Gauquelin sur les catégories professionnelles qu’il met en rapport avec une dominante planétaire
L’application du plan A doit se brancher sur des phénomènes  cycliques et donc s’appuyer sur une théorie intelligente du cycle que tout le monde puisse accepter, que l’on soit ou non astrologue puisque comme on l’a dit c’est ce qui distingue le plan A du plan B, le plan B étant réservé aux seuls astrologues qui partiraient de quelque point commun planétaire ou zodiacal alors que pour le plan B,  l’astrologie ne se situe pas au début  mais à la fin de l’entreprise. Et c’est là qu’éventuellement, on en arrive à exhumer une astrologie « disparue » ou « inconnue ». On pense à l’astrologie « uranienne », « transneptunienne », de Hambourg, il y a un siècle, celle d’un Witte (cf notre entretien avec Gabriel Ruis sur teleprovidence). A l’inverse, dans le plan B, on part de l’astrologie que l’on connait.
Le cas des étoiles fixes est emblématique. Seul  le plan A est en mesure de s’intéresser aux étoiles puisque c’est un plan ouvert à toutes les éventualités astronomiques. En revanche, les  astrologues du plan B ne risquent guère de leur accorder de l’importance, vu qu’elles ne font pas partie de leur modèle de départ.
Une variante du plan B consiste à partir du système solaire et de dresser des thèmes se limitant à celui-ci. Là encore, on ne risque pas de faire des découvertes relatives aux étoiles fixes. En revanche, si  l’on suit le plan A, c’est tout à fait possible puisque l’on commence par découper le monde autour de nous sans aucun a priori astronomique quel qu’il soit et ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à établir des corrélations. C’est d’ailleurs ainsi que nous avons procédé et que cela nous a amené aux étoiles fixes.
Il faut avoir l’humilité de reconnaitre que nous comprenons mieux le monde d’en bas que le monde d’en haut et qu’il vaut donc mieux partir du monde d’en bas. C’est là l’orientation de la recherche astrologique de type A. A contrario, que peut signifier une recherche qui partirait de constats astronomiques ????? On peut certes rapprocher entre eux des événements d’ordre astronomique mais c’est terriblement abstrait au regard du monde d’en bas, celui des sociétés humaines. On peut rassembler des données astronomiques pour un instant T mais est-ce que cela constitue un événement astronomique ? Le cosmos est un labyrinthe. C’est ce qui condamne en pratique le plan B si ce n’est que certains sont plus à leur aise dans les chiffres que dans l’observation du monde et que l’on fait volontiers  de nécessité vertu ;
Taillade,  à l’évidence, se fait l’avocat d’une recherche astrologique B, qui parte du corpus astrologique connu et reconnu pour voir si des astralités semblables donnent des comportements ou des événements semblables, analogues. Mais le hic, c’est quand on se sert comme outil du thème astral et que l’on prétend étudier par l’astrologie une certaine complexité. Les similitudes ainsi dégagées par la voie B  n’apparaissent aucunement si l’on suit la voie A. Elles sont, dirons-nous, trop subtiles. Et c’est bien là que le bât blesse : l’astrologue B est trop subtil, introduit des distinctions trop fines, et qui passent par-dessus la tête de ses clients. A contrario, la voie A  met en avant des observations beaucoup moins subtiles que tout le monde peut saisir.  C’ est pourquoi les astrologues B nous reprochent une démarche « réductrice ». Et comment ne le serait-elle pas face à cette astrologie XL  du plan B ?
On nous reproche étrangement de ne pas nous intéresser à la pratique de l’astrologie mais c’est là jouer sur les mots. La vraie « pratique «  de l’astrologie, dans le plan A, elle se situe au début du processus alors que dans le plan B, elle se situe à la fin du processus.
D’ailleurs, chacun voit à quel point ces distinctions entre A et B sont commodes et de fait quand on part d’une astrologie B, on ne risque pas de découvrir la dialectique A et B. En effet, d’entrée de jeu, le chercheur B  se condamne à percevoir la complexité du monde et passera donc  à coté de A et de B pour conclure que  le monde est terriblement compliqué. Il cherchera un monde conforme à son modèle astrologique alambiqué.  Mais là encore, il sera perdu dans un labyrinthe. Comme dans les sables mouvants, il faut impérativement avoir un appui/levier extérieur pour décrypter les méandres de l’astronomie contemporaine et de l’astrologie traditionnelle. Et de fait, avec la méthode A, l’on peut aboutir  à la restauration d’une astrologie « disparue » et c’est tant mieux :!
JHB
05.08.13

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La fin de l’astrologie ponctuelle

Posté par nofim le 15 août 2013

La culture, la mentalité, les valeurs des astrologues, en ce début de XXIe siècle, restent fortement marquées par l’idée d’un temps ponctuel, celle du cliché pris en un instant T.

Des générations d’astrologues ont été formées autour d’une certaine idée de la précision. Quelques minutes d’approximation  compromettraient tout le travail de l’astrologue, qu’il s’agisse des planètes maisons ou de la fixation d’une date. On en est resté au temps de Placidus de Titis, à la fin du XVIIe siècle (réédité par la FDAF, il y a quelques années) qui proposait son nouveau système de domification comme étant plus « précis » sans parler bien entendu de la fixation de l’ascendant qui peut dépendre de si peu de choses pour que l’on passe d’un signe à un autre. Des astrologues ont consacré leur carrière à la collection de données de naissances aussi fiables que possible. Il fallait donc s’attendre à ce que certains astrologues s’interrogent sur la précision apportée par les mesures astronomiques. C’est le cas d’un Claude Thébault qui a tout misé sur une amélioration de la qualité des « observations ». Nous recevons de lui ce mail qui est très révélateur de cette astrologie un peu vieillotte mais l’on a scrupule à s’en prendre à des entreprises qui ont absorbé, probablement assez en vain, autant d’énergie ! Cela dit, force est de constater que tout groupe social doit partager certains valeurs. Mais il est grand temps d’en changer.

Claude Thébault (directeur d’Astroemail) :

LA VISIBILITE DANS LA SATURNOLOGIE DE JHB

(saturnologie expression de Guy Taillade)

Dans un de ses billets début août JHB évoquait de doubler la visibilité, sans doute aussi simplement parce que tout individu possède un appareil visuel constitué de deux globes oculaires.

On notera le caractère SOMMAIRE de sa contribution dans la mesure où il ne précise nulle part Où cette double visibilité doit s’effectuer. Est-ce sur Terre, géocentrisme, ou dans l’espace Héliocentrisme ?

Dans ses textes, visibilité est non seulement un mot vague, mais aussi on ne peut plus flou.

Cela provient certainement du fait qu’il y a un malentendu fondamental sur cette notion dans son esprit, comme dans celui des lecteurs de son billet.

En effet, visibilité possède un sens précis, très précis même, puisque ce terme émane de l’astronomie. Ce qui étonne de le voir repris tel quel à son compte par JHB.

Un événement n’est complet que lorsque sa LUMIERE est parvenue à l’observateur. Pour cette raison on évoque la mesure de la visibilité. En effet, le fait de savoir qu’une conjonction se forme quelque part dans l’espace constitue une donnée insuffisante. Encore faut-il que la lumière émise, à cette occasion parcourt l’espace et atteigne l’observateur, afin que la mesure soit faite de sa date, de sa puissance, ainsi que du temps écoulé.

La visibilité comporte donc un volet mesurable, non par l’œil, mais à l’unité de lumière : la candela. Ou intensité lumineuse dans une direction donnée d’une source qui émet un rayonnement monochromatique de fréquence 540×10 puissance 12 hertz et dont l’intensité énergétique dans cette direction est de 1/683 watt par stéradian.

« L’année lumière est une unité auxiliaire, trajet parcouru par la lumière pendant une année julienne dans un espace-temps vide de matière. La vitesse de la lumière est 299 792 458 m/s soit presque 300 000 kms/s. Grossièrement il faut une peu plus d’une seconde à la lumière reflétée par la Lune pour parvenir sur la Terre.

Ces quelques données pour dire que la visibilité d’un événement de Saturne, avec l’une des 4 étoiles préférées de JHB, ne pourrait avoir de consistance que dans la mesure où JHB est en état d’en apporter la PREUVE à un moment donné. Celle-ci ne peut résulter d’une simple mention d’éphémérides, car la mesure de la lumière émise, prouve la matérialité de la conjonction.

Ce qui revient à dire que la saturnologie nécessite la mise en œuvre de moyens sur lesquels JHB est particulièrement taiseux, puisqu’il est incapable de prouver la matérialité.

« Pour terminer, il existe une autre réalité sous-estimée par JHB, à propos de la visibilité, celle de la diffraction, résultant des interférences des 7 anneaux de saturne et de ses 18 satellites.

Que saturne passe sur un fond de ciel où se trouve 4 étoiles cela se calcule. Uniquement dans un rapport d’exactitude à 0°. Que l’on puisse en déduire quoi que ce soit nécessite une mesure de visibilité, pour attester que l’événement bien réel s’est produit, à la réserve près de l’absence de toute interférence dans le trajet de la lumière.

JHB a encore beaucoup de travail à fournir pour établir la consistance de sa théorie ».

Notre commentaire ;

Face à la multiplication et la démultiplication des facteurs,  les astrologues nous expliquent que pour les départager il faut  faire jouer la précision mathématique la plus draconienne (cf. l’ACB de Roger Héquet). A contrario,  quand on ne dispose que d’un modèle extrêmement dépouillé, ce critère de précision ne fait plus beaucoup sens et on est, en quelque sorte, sur une autre « planéte ». Alors que penser de ces donneurs de leçons qui récitent un discours totalement décalé par rapport à notre méthodologie ?

En effet, la précision, en astrocyclologie est une notion extrêmement relative et un enjeu à repenser de fond en comble. On est bien entré dans l’astrologie du XXIe siècle qui ringardise les pratiques d’un autre âge. Cette révolution épistémologique n’est pas due à quelque apport de l’astronomie contemporaine et elle aurait pu avoir lieu il y a de nombreux siècles mais encore eut-il valu que l’astrologie parvint à se dégager du carcan du « thème »/ et renouât avec la problématique qui est fondamentalement la sienne, à savoir le cycle et sa double visibilité.

On  nous excusera d’employer ce terme à notre façon, mais il nous semble que tous les gens de bonne foi auront compris de quoi il retourne et c’est bien là l’essentiel.  Quand il s’agit de combiner deux facteurs distincts, la moindre des choses n’est-elle pas que l’on puisse les « voir » dans le ciel. ? Mais, attention, pour nous, une configuration – et là encore on nous pardonnera d’user de ce terme comme nous l’entendons-  est un processus évolutif, qui n’est donc pas à la merci d’une approximation ponctuelle. On n’est pas, ici, faut-il le rappeler, une fois de plus, dans le cadre d’un « thème » et pour nous configuration ne renvoie pas à la structure du « thème », cette espèce de rendez-vous du ciel pour un instant T qui nous est toujours apparu comme totalement factice quand bien même serait-il mesurable, ce qui ne veut pas dire grand-chose quand on bâtit sur du sable.

Pour nous, l’astrologie est « pavlovienne », c’est-à-dire qu’elle fonctionne à partir d’un signal qui est plus ou moins « lisible » ou « flou ». Quand il est lisible assez nettement, on est en phase A et quand il est de plus en plus flou on est en phase B. Plus simple, tu meurs ! Le grand public doit pouvoir suivre et ce d’autant que s’il regarde le ciel de temps à autre et non à un instant T- puisque tel n’est pas le problème ici-il peut voir que les deux facteurs concernés sont plus ou moins proches l’un de l’autre.

On aura compris que selon ce principe de visibilité, de lisibilité et donc d’intelligibilité,  on ne peut retenir que des facteurs visibles l’un comme l’autre.  D’ailleurs, les travaux sur les cycles entrepris par certains astrologues (André Barbault, Lenoble) s’articulent sur deux astres visibles, si ce n’est que nous ne considérons comme visibles que ce qui l’est à l’œil nu puisque ce qui nous intéresse c’est le regard du public, un regard partagé qui n’a pas à être simultané, à la seconde près mais qui peut s’étaler sur plusieurs jours, plusieurs semaines voire plusieurs mois. On voit qu’il n’y a pas vraiment urgence, ce qui peut faire enrager ceux qui ont tout misé sur cette sacro-sainte précision qui intéresse peut être les astronomes mais beaucoup moins l’astrologie du XXIe siècle. Il importe que l’astrologie déclare son indépendance par rapport à l’emprise de l’astronomie et limite au minimum son interface.

Dans notre nouvelle « vision » de l’astrologie,  on a le temps de se retourner car de toute façon il faut donner du temps au temps. Si le ciel a été choisi comme référentiel, c’est uniquement parce qu’il permettait de s’y retrouver sur des bases simples : des corps célestes  visibles et se mouvant de sorte de former des messages obéissant à une cyclicité.  Il est donc hors de question de considérer comme une « configuration », ici,  une planéte en rapport avec autre chose qu’un autre corps céleste, planéte, astéroïde, étoile fixe. Exit, le point vernal (équinoxes, solstices), le passage d’un signe à un autre, les nœuds lunaires et tutti quanti.  C’est ce  que nous appelons le principe de « double visibilité » par opposition  à celui de « visibilité » d’un seul facteur ou de plus de deux. En astrologie du XXIe siècle, l’étalon est la double visibilité et on ne transige pas là-dessus.

Alors quand  Thébault nous ressert son antienne sur la précision astronomique, on peut dire qu’il se trompe de cible. Ce n’est pas de sa faute, il a été formé selon des valeurs qui ont fait leur temps et long feu. Ce qui n’est jamais très agréable à reconnaitre. On ne brade pas de bon cœur un savoir-faire laborieusement acquis. Mais c’est la rançon du progrès. Encore ne faut-il pas se tromper de « progrès » et ne pas miser sur le mauvais cheval.

Donc nous répétons une fois de plus que la précision qui nous intéresse ici est très relative, qu’elle correspond aux possibilités de l’Humanité d’il y a 5000 ans qui ne disposait ni de télescopes ni de mesures rigoureuses du temps. Ne soyons donc pas anachroniques et ne vilipendons pas nos prédécesseurs avec condescendance au sujet de leurs lacunes et de leurs erreurs ! Ne mettons pas la barre trop haute ! Comme on dit en anglais,  le fait de regarder le ciel de temps en temps, c’est bien suffisant : good enough. N’en rajoutons pas ! Surtout quand des exigences exorbitantes dissimulent-mal- une certaine inconsistance du modèle, à savoir le « thème »- qui est une sorte de fourre-tout innommable.

Même l’astrologie mondiale s’est récemment laissé envahir par ces fausses valeurs. On célébré le passage de telle planéte dans tel signe. Or, un signe est une abstraction, une convention invisible, même si l’astrologie a pu emprunter certaines images ici et là. On nous  présente complaisamment les thèmes de naissance de tel ou tel pays ! C’est dire !  Or, rien n’est figé, tout est cyclique, ce qui relativise énormément la minutie à laquelle un Thibault voudrait nous astreindre et nous stresser. Nous avons rencontré de ces astrologues qui passent du temps à « corriger », à vérifier l’heure de naissance, parfois avec les procédés les plus loufoques comme les degrés monomères tant ils sont angoissés à l’idée qu’une approximation pourrait hypothéquer la qualité de leur diagnostic et/ou de leur pronostic.  Mais cette précision initiale va se trouver très vite noyée dans un ensemble hétérogène de facteurs, dans un écheveau que l’astrologue praticien devra démêler et on sera alors à des lieux de la dite précision.  Mais comme dit Franck Nguyen, on est dans une « chronomancie », c’est-à-dire que l’on doit respecter la « recette » du « plat » astrologique que l’on sert au client et cela passe par  le respect d’une extréme précision parce que c’est la régle, le rituel, pour que la mancie fonctionne et que l’astrologue se sente légitime. No comment !.

JHB

05.08.13

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Pour une astrologie des configurations

Posté par nofim le 15 août 2013

La plupart des astrologues depuis quelques décennies semblent avoir opté pour une thèse suicidaire, celle d’une influence ou d’une correspondance  astrales s’effectuant à l’insu des hommes. Cela résout certes quelques problèmes mais cela en pose de bien plus graves, le remède étant pire que le mal.
L’avantage évident de cette posture est que cela permet d’intégrer les nouvelles planètes, ce qui montre les fâcheux effets  de cette addition/addiction sur la représentation que les astrologues donnent de l’Histoire de leur science. Ils ne craignent pas ainsi de désavouer des millénaires d’une astrologie ignorant ces précieuses informations dont ils ne peuvent plus se passer au point de se demander comment indiquer le changement sans se servir d’Uranus, découvert en 1781. L’autre avantage, prétendu, c’est que cela évite de dire que l’astrologie est une invention des hommes ou un simple produit culturel qui n’existe que du fait d’une transmission séculaire. Or, sociologiquement, il ressort que beaucoup de ceux qui « croient » en l’astrologie ne croient pas en l’Homme, en tant que créateur et réservent ce privilège à Dieu, aux dieux, voire aux extra-terrestres ou à quelque civilisation disparue. Autrement dit, si on va voir l’astrologue ou si l’on fait confiance à l’astrologie, c’est parce qu’elle vient d’ailleurs, d’un ailleurs décalé tant dans le temps que dans l’espace.
Les astrologues  sont en fait fascinés par les astronomes justement parce qu’ils incarnent cette faculté de dépasser l’espace-temps ordinaire.D’où un culte des oracles astronomiques. Sans l’astronomie moderne, l’Humanité serait à la  dérive. ; Elle est l’interface  entre les hommes et les dieux. Ce serait plutôt un cadeau empoisonné.
Pour des gens qui n’ont pas un rapport très évident avec la recherche  historique, l’astronomie supplée à tout puisqu’elle est intemporelle tant son, temps est long, quelques millénaires, en plus ou en moins importent peu. S’ajoute à cela l’argument selon lequel une science doit évoluer, se perfectionner, combler ses « lacunes. ». Cela nous fait penser à certains historiens du corpus Nostradamus qui déclarent que telle édition des centuries ne comporte pas tel ou tel quatrain en affirmant que ceux-ci devaient exister dès l’origine mais ont disparu alors que visiblement ils relèvent d’un apport tardif. Les nouvelles planètes ne viennent pas, selon nous, compléter une connaissance lacunaire de l’astrologie mais sont une excroissance dont l’astrologie peut fort bien se passer.
En fait, ces astrologues coupent la branche sur laquelle l’astrologie est perchée ; C’est précisément la durée d’un savoir qui peut conduire à penser que celui-ci a pu s’ancrer dans une sorte de mémoire collective de l’Humanité voire dans son ADN. En s’appuyant sur une astrologie non attestée ni atte stable dans l’Antiquité, nos modernes astrologues se fourvoient épistémologiquement.
Bien pis, croire que l’astrologie a quoi que ce soit à attendre des sciences « dures » est chimérique. Elle doit bien plutôt rechercher son salut du côté des sciences sociales, politiques, voire juridiques en tant que création du génie organisationnel de certaines sociétés.
En 1986, il y a donc  plus d’un quart de siècle, nous avons proposé à la communauté astrologique de ne plus affirmer que les astres agissent sur nous de par leur vertu propre intrinsèque mais parce que nous les avons instrumentalisés, avons conféré arbitrairement  à certaines configurations un certain statut de signal. Ce à quoi les sciences dures n’ont rien à redire, sont disqualifiées. Si telle religion accorde de l’importance à telle étoile, est-ce que ce sont les astronomes qui vont trancher ? La seule chose qu’ils puissent faire est de vérifier dans la mesure du possible si la dite étoile était visible et en tel endroit à telle époque. C’est ainsi que nous savons que les transsaturniennes étaient hors champ, off limits de l’Humanité ancienne et de sa conscience des cieux.
Mais qu’est-ce qui fait croire aux astrologues que l’astrologie a besoin d’un apport supplémentaire pour fonctionner ? Peut-être une certaine conscience qu’il manque quelque chose mais ne s’agirait-il pas plutôt des étoiles fixes avec lesquelles ces planètes lentes ne sont pas sans offrit certains points communs du fait précisément de leur fixité relative ? Mais il reste que l’accent a été mis excessivement sur la question des planètes et insuffisamment sur celle des configurations.  C’est la combinatoire qui importe plus que tout car un astre isolé ne fait pas sens au regard de l’encodage astrologique. Au Xe siècle, on proposa comme configuration Jupiter-Saturne (20 ans). André  Barrault s’est beaucoup polarisé sur le «cycle »  Saturne-Neptune (36 ans) et nous même sur celui de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales (7 ans).
Revenons un instant sur le cycle, donc la configuration Jupîter-Saturne. Elle se reproduit tous les 20 ans mais les astrologues proposèrent de les englober dans une série d’une dizaine ou d’une douzaine   de rencontres successives, pour constituer une période de 200 ans  puis de tout regrouper sur une période de 800 ans, c’est dire qu’ils n’avaient pas besoin des transsaturniennes pour couvrir de longues durées. En fait, ils se servaient des Quatre Eléments, ce qui n’est pas sans faire songer aux 4 Etoiles fixes Royales, d’autant que ces Eléments étaient articulés sur les 12 signes du Zodiaque.
Parler d’Uranus isolément ne fait donc pas sens. Ce n’est pas la planéte qui est porteuse de sens, mais la configuration qu’elle forme à un instant T avec son « double »  planétaire ou stellaire. Les stades par lesquels elle passera correspondront peu ou prou avec ceux représentés par les significations planétaires dans leur diversité. Autrement dit, une seule configuration suffit à l’Astrologie car elle épuise toutes les significations possibles tout comme au cours d’une vie nous passons par toutes sortes de stades que l’on peut qualifier au moyen des dieux planètes. C’est dire que le débat sur les trannsaturniennes n’est intéressant que du fait des significations qui leur sont associées et qui viennent en quelque sorte compléter la palette de la cyclicité de la configuration centrale. Mais on n’a que faire du cycle formé avec Uranus, Neptune ou Pluton au niveau astronomique. La priorité pour l’astrologie est la détermination de LA  configuration et celle de stades successifs qui balisent le cycle complet d’une conjonction à l’autre, de A à B. On nous dit qu’Uranus marque le changement. On peut tout au plus qualifier tel stade d’un cycle d’uranien  mais sans impliquer le mouvement réel de la planéte portant ce nom.  La mythologie peut servir à l’astrologie sans passer par l’astronomie et si effectivement telle planéte porte le nom de tel dieu, cela ne peut nous servir que pour nous rapppeler que l’astrologie traite du changement, non pas qu’elle a besoin d’une planéte restée inconnue des millénaires durant.  Le fait que Pluton ait été déclassé ne nous empêche pas de rechercher des valeurs plutoniennes mais sans nous  référer à cet astre.
La compréhension des fondements de l’astrologie exigera bien des progrès au niveau des sciences de l’Homme et fort peu du côté de l’astronomie. Nous n’avons aucune obligation de nous servir des mouvements de chaque astre du systéme solaire. Quant à la question de regarder le ciel non pas du point de vue de la Terre mais du point de vue du système solaire-en héliocentrique, ce qui affecte surtout Mercure et Vénus, c’est là l’aboutissement d’une logique  qui refuse de s’en tenir à ce que nos ancêtres ont perçu et qu’il ne nous revient pas de corriger tant que nous ne sommes pas en mesure de trafiquer notre ADN, ce qui  n’est probablement pas souhaitable en tout état de cause et qui ferait de nous des apprentis sorciers. Jusque là, nous naissons semblables aux hommes d’il y a des millénaires. L’astrologie est liée à cette humanité.  Si jamais une autre humanité est mise en place, cette astrologie là aura vécu.
JHB
03.08.13

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Le malentendu des emprunts de l’astrologie

Posté par nofim le 15 août 2013

L’astrologie a beaucoup emprunté mais ces emprunts n’ont pas été bien compris. On les considéré à tort au premier degré alors qu’il s’agit de transpositions.  Certains astrologues prennent ces emprunts à la lettre, ce qui est particulièrement flagrant dans le cas du Zodiaque.
Sous prétexte que l’astrologie a emprunté à l’imagerie zodiacale liée aux saisons, nos astrologues se sont imaginés que l’astrologie devait nécessairement  s’articuler sur le cycle  des saisons, ce qui, comme on sait, aura conduit à placer le zodiaque saisonnier au centre du savoir astrologique et par voie de conséquence le soleil et le système solaire, le soleil jouant un rôle clef dans le processus saisonnier.
.Or, selon nous,  l’Astrologie n’a rien à voir avec la réalité du cycle saisonnier, elle n’aura fait que récupérer son  contenu symbolique décrivant un processus évolutif dont elle avait besoin pour sous-tendre sa démarche cyclique. Elle aurait pu tout aussi bien adopter un autre référentiel comme elle l’a fait d’ailleurs  pour les maisons astrologiques ou pour quelque théorie évolutive  des Ages balisée par une symbolique mythologique des dieux.
C’est un piégé dans lequel tombent bien des historiens que  de prendre à la lettre certains emprunts, croyant bien  faire, persuadés d’avoir trouvé la clef de l’énigme.  Or, confondre le réel et le symbolique conduit à des contresens dans la compréhension des documents. Au lieu de se dire qu’il ne s’agissait là que de représentations d’un principe évolutif assez général, on a pris celles –ci comme constitutives même de l’édifice astrologique, alors qu’elles en étaient des données amovibles et interchangeables, remplaçables par d’autres illustrations renouvelables.
Il est clair, notamment que lorsque l’on dit que telle planéte est dans tel signe de printemps ou d’hiver, ce n’est là qu’une image sauf dans le cas du soleil.
Cette simple prise de conscience devrait anéantir l’idée même de zodiaque tropical. Celui-ci a certes fait l’objet d’un emprunt majeur de l’astrologie mais cela n’impliquait nullement que l’astrologie eut à s’encombrer concrètement du cycle saisonnier en temps réel.
On pourrait aborder la question des dieux-planètes selon la même méthodologie. L’on peut en effet penser que l’astrologie se soit intéressée, à un certain stade,  aux noms des planètes du système solaire qui n’était pas encore défini ainsi, dans un contexte géocentrique. Elle aura voulu intégrer les noms des planètes, ce qui aura abouti au dispositif des domiciles et des exaltations, qui d’ailleurs associe signes zodiacaux et « planètes » virtuelles. Et ce n’est que par la suite que des astrologues croyant bien faire se sont dit que l’on pouvait et devait  tenir compte de la position réelle des dites planètes, à tel instant dans le ciel tout comme l’on pouvait le faire pour le Zodiaque.
Naissait ainsi une nouvelle astrologie dont nous sommes actuellement les héritiers et qui à la fois perpétue une astrologie antérieure, avec  les domiciles et les exaltations, les signes zodiacaux sur un plan symbolique et à la fois  s’ancre réellement sur le cycle saisonnier et sur le mouvement réel des planètes. Le passage est tangible quand on compare l’Astronomicon de Manilius et la Tétrabible de Ptolémée (tous deux édités dans les années 70 dans la Bibliotheca Hermetica de René Alleau), censés être écrits à un siècle environ d’intervalle.
Que conclure ?  De la nécessité d’abandonner une approche « réaliste » des signes zodiacaux et des planètes et d’en revenir à une approche « nominaliste » et purement symbolique.  Cela signifie que l’on doit se délester  des « vraies » planètes en dehors de Saturne, les autres ne faisant que de la figuration  et des « vrais » signes  issus d’un découpage en 12 du cycle saisonnier pour ne garder en lieu de point vernal que la conjonction de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales. ;
Cet endettement de l’astrologie par rapport aux mois du calendrier soli-lunaire ( le 12 vient des 12 lunaisons)  et par rapport aux sept planétes (Septénaire) qui ont servi à nommer les 7 jours de la semaine, doit connnaitre un  coup  d’arrêt au niveau d’un lien matériel. La meilleure façon est encore  de changer de langage, de remplacer les noms des dieux et des mois par d’autres formulations, comme l’alternance A/ B que nous avons proposée tant sur le plan cyclique que typologique.
Nous avons beaucoup travaillé sur la question des emprunts et des sources hors du champ astrologique. Il ne faut jamais oublier que ces données récupérées à un certain stade  ne doivent jamais être prises au premier degré tout comme une sculpture n’est  pas réductible au bloc de marbre dont elle est issue. 
 
JHB
02.08.13

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Les astrologues et l’idée de changement

Posté par nofim le 15 août 2013

Quand on pense que les astrologues ne cessent de se plaindre des préjugés existant contre l’Astrologie, l’on a du mal à admettre que les dits astrologues se permettent de rejeter certaines formulations de l’astrologie au nom de tel ou tel principe. Or, c’est bien à un tel spectacle que nous assistons depuis quelque temps. Ce qui fait que les astrologues n’ont plus de leçons de tolérance à donner.
Certes, il leur est loisible de parler de légitime défense face à des propos réformateurs et contestataires mais une chose est de répondre à des attaques, une autre de rejeter de nouvelles propositions au nom de quelque postulat que l’on voudrait indéracinable. Il est vrai que la position des réformateurs fait problème aux tenants d’un certain consensus de la communauté astrologique, attachée à certaines pratiques. En effet, on ne saurait reprocher aux réformateurs de l’astrologie d’ignorer l’astrologie ou d’être « contre » l’Astrologie qu’ils entendent  restaurer. Force est donc de constater que nos astrologues ne défendent pas tant l’Astrologie que « leur » astrologie, qu’une certaine astrologie  dont ils affirment qu’elle correspond à la demande du public, de la clientèle tant des « patients » que des élèves, ces deux catégories se confondant à plus d’un titre. Il s’agirait donc d’un fonds de commerce bien codifié et auquel il ne faudrait surtout pas toucher. Ne crachons pas dans la soupe !
En fait, la tactique la plus courante consiste à ne pas se faire l’écho des travaux susceptibles de déstabiliser l’Astrologie avec un grand A. Il n’y a pas de place dans les réunions astrologiques pour une « opposition », pour une alternative, pour une alternance. On a affaire à une société que l’on pourrait qualifier de totalitaire, refusant un certain degré de pluralisme. Cela aboutit à une crise de la qualité  du recrutement. On n’y  supporte que les perroquets.
On ne peut donc s’empêcher de songer à  la façon dont les réformes sont plus ou moins bien accueillies dans différents milieux « scientifiques » et cela interpelle tout particulièrement  quand on pense que la notion de cyclicité  induit celle de réforme, de révolution, tout nouveau cycle pouvant être assimilé à une « révolution » dans tous les sens du terme. Comment donc l’Astrologie ne pourrait-elle se permettre de confisquer l’idée de réforme ? Mais on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Très franchement, on voit mal comment un astrologue ne devrait pas montrer l’exemple et s’il ne faudrait pas exercer un certain contrôle de la profession comme cela se pratique dans les milieux psy à commencer par la psychanalyse. Un astrologue qui vit mal la notion de changement, tant individuellement que collectivement,  à assumer et même à préparer peut-il prétendre être un bon conseiller en matière cyclique ? Nous ne le  pensons pas !
Mais là où cela dérape c’est quand on lit un texte comme celui de Christian Moysan sur le changement, que son propos lui soit propre ou l’émanation de l’approche de tout un  groupe :
« Si la Lune,  de par ses incessants  changements de forme, est par analogie logiquement susceptible d’en  déterminer  sur le monde terrestre, ce n’est certainement pas le cas de Saturne, dont la lenteur de marche évoque celle de la pesanteur, et de l’inertie, contraires au mouvement du changement. Saturne peut éventuellement intervenir dans un changement, associé à une planète y inclinant comme la Lune ou Uranus,  pour le freiner ou s’y opposer, certainement pas pour le provoquer ». 
On aura compris que, selon ces dires, il y a des planètes qui sont plus faites pour signifier le changement que d’autres. Or, il est clair que tout cycle, articulé sur n’importe quelle planéte, est porteur de changement.  Le changement ne saurait être attaché à un astre en particulier mais bien à une dynamique interne à tout cycle. Et le pire, c’est que lorsque de tels propos sont proférés, ils ne soient pas dénoncés.  
Comment peut-on sérieusement associer une planéte au changement ? Cela vient bien confirmer à quel point les astrologues ont un problème avec cette notion  de changement et cela vient hypothéquer tout leur travail, leur crédibilité.
Mais cela montre aussi à quel point les tentatives de conférer  à telle planéte telle signification débouche sur une impasse car le cycle d’une planéte généré par lui-même des tonalités, des   états mentaux successifs que l’on peut certes associer à tel  ou tel dieu de la mythologie mais non pas à une planéte qui est elle-même vecteur d’un cycle. .On ne va pas attendre un aspect d’Uranus pour annoncer un changement.  Une telle façon de faire anéantit  les travaux de l’école française d’astrologie visant à ponctuer un cycle formé par deux planètes en recourant à la succession des aspects.  Comment en est-on arrivé à attribuer aux planètes ce qui est le propre des aspects, qui, à l’instar des planètes sont classées en « harmoniques » et « dissonants », ce qui fait pendant aux planètes « fortunées » et « infortunées » ?  Bien pis, voilà que nos astrologues tendent à attribuer le changement à des planètes inconnues des Anciens, au-delà de Saturne, ce qui fait désordre ! Comme si les anciens astrologues n’avaient pas les outils pour annoncer des changements, notamment avec Jupiter et Saturne et les « grandes conjonctions » (depuis le Xe siècle), c’est bien là un aveu de méconnaissance de la tradition astrologique dans le domaine du « mondial ». La tradition astrologique ptoléméenne est ainsi frelatée par l’astrologie anglo-saxonne qui a introduit au XIXe siècle les transsaturniennes au sein des dispositifs astrologiques.
.Ainsi, selon un tel raisonnement,  le cycle de Jupiter et de Saturne aurait besoin, d’une intervention d’Uranus  pour marquer le changement ! Et celle-ci dépendra forcément  du mouvement de cet astre lequel interférera avec le cycle des autres planètes.  Autrement dit, au lieu de disposer d’une dynamique interne régulière propre au cycle, l’on fait appel à une dynamique externe qui va bousculer le déroulement normal du cycle.
Ainsi, ceux qui sont partie en campagne contre une astrologie centrée sur Saturne sont prêts à utiliser impunément des arguments qui ne respectent pas une logique cyclique du changement.  Quel astrologue du XIXe siècle a eu l’idée géniale d’associer  la nouvelle planète Uranus au changement ?  Probablement  -cf. La Vie astrologique il y a cent ans, Ed. Trédaniel-La Grande Conjonction, 1992- en raison des événements se déroulant à l’époque en  France, ce qui nous conduit à une aute aberration consistant à associer chaque planéte  nouvellement découverte avec un changement pour l’Humanité/ Cette fois, l’astrologie n’est plus seulement tributaire des nouveaux cycles planétaires mais même de la date de leur découverte !
Ce que nous avons voulu apporter à l’astrologie du  nouveau siècle- deux cents ans après les dérives précessionneles et trannssaturniennes- c’est une nouvelle théorie du cycle, articulée sur la planéte la plus lente du septénaire, avec une succession de périodes de sept ans, qui ne serait pas susceptible de se combiner avec un quelconque autre critère que la conjonction de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales. Le cycle de Saturne se suffit à lui-même, il comporte sur 7 ans quatre temps, à l’instar des solstices et des équinoxes.  On dira que le solstice d’hiver- ce n’est là qu’une analogie- correspond à la conjonction A,  l’équinoxe de printemps au passage de  A à B, le solstice d’Eté à B et l’équinoxe d’automne au passage de B vers A. Chaque fois il y a un changement au sein d’une phase de 7 ans mais bien entendu il y a changement quand une nouvelle conjonction se forme entre Saturne et une des quatre fixes.
Mais voilà nos astrologues  pinaillant sur le pourquoi du choix de telle planéte ou de telle étoile et pourquoi pas celle –ci plutôt que  celle-là et tout à l’avenant, en oubliant que l’on pourrait tout à fait leur demander pourquoi telle planéte, tel signe signifient  ceci et pas cela. Ces astrologues ont des préjugés, des principes qui n’ont rien à envier avec ceux des adversaires de l’astrologie car en fait  ils défendent une certaine routine supposée avoir été définitivement validée alors qu’elle n’est même pas dépositaire d’une théorie cohérente du changement.
JHB
02. 08. 13

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Le principe de double visibilité en astrologie

Posté par nofim le 15 août 2013

La visibilité est un garde-fou pour l’astrologie, un « étalon » comme on parlait de l’étalon or.  Il est vrai que l’application de ce principe met en  question une grande part du savoir astrologique actuel. On passe ici du subjectif à l’objectif. Il ne s’agit plus de projeter sur le monde ce que l’on sait ici et maintenant mais d’instrumentaliser le monde tel qu’il se présente à nous, donc dans sa visibilité objective s’imposant à tous, par-delà la subjectivité intérieure de chacun. Traduction : on ne peut  prendre comme base commune à tous que ce qui se voit, c’est-à-dire le « signifiant », ce qui est susceptible de signifier de par son caractère visible.  Ce que l’on associe avec ce signifiant est déjà une autre affaire qui est de l’ordre du signifié, de ce qu’on lui fait signifier mais il y a cette condition nécessaire à remplir, la visibilité.
Laissons la parole à  Taillade sur le plan astrologique :
« Pour moi le critère de visibilité est bien pertinent, mais il suffit de le prendre au sens simple de pouvoir être vu à un moment ou à un autre à l’œil nu et avec une régularité précise, pas de ne faire sens, pour un astre quelconque que lorsqu’il est visible.
Si on le prenait dans ce sens, on sait que dans la journée on ne voit vraiment que le soleil et mal la Lune de jour (mais cela même fait sens astrologiquement, c’est-à-dire symboliquement, car le Soleil est le luminaire conditionnel de jour et la Lune de nuit). Quant aux autres planètes, on sait en gros à quelle distance de l’horizon elles sont visibles avant que le Soleil ne se lève et après qu’il est couché (tout cela est significatif aussi dans la pratique astrologique).
Mais par ailleurs si cette visibilité est première dans la sélection des facteurs utilisés en astrologie quand on la pratique proche de l’esprit des anciens, elle n’est pas le seul critère sur lequel le choix se fait, car il y a en particulier aussi le rapport à certains facteurs célestes de référence, comme l’horizon, l’écliptique ou l’équateur et le fait même de se lever ou ne jamais se lever, c’est-à-dire passer l’horizon »
 Notre commentaire : Taillade veut « sauver » « certains facteurs célestes de référence » mais pour nous  ce qui est signifiant est de l’ordre de la rencontre entre deux facteurs visibles, un facteur isolé n’étant pas à nos yeux signifiant. Une planéte faisant cycle avec une étoile, c’est un phénomène doublement visible qui fait « symbole », au sens étymologique du terme, c’est-à-dire conjonction. Une étoile qui se lève à l’horizon, une planéte qui passe sur le point vernal, est-ce que cela entre dans nos définitions ? On a bien un facteur visible mais l’autre ne l’est pas. Une conjonction Saturne-point vernal, qu’est-ce que cela vaut ? Personne ne la voit, cela se « sait » mais notre œil ne la perçoit pas et l’on ne peut faire abstraction du corps qui reste le signifiant principal de l’Humanité, faute de quoi on a affaire à des fantômes…
Et cela vaut pour les signes du zodiaque.
En revanche, on distinguera entre le temps et l’espace.  On peut définir A et B spatialement et visuellement. Mais comment on ira de A à B relève du temps et cela échappe au visuel. On peut s’organiser comme on voudra pour joindre A et B/ L’espace,   ce sont les fins et le temps ce sont les moyens. Le Zodiaque est une structure qui n’est pertinente que comme mesure du temps et elle peut être remplacée par tout autre algorithme. En revanche, le cadre spatial de l’astrologie, celui qui est le théâtre de la relation  entre  deux astres doit être impérativement doublement visible.
Guy Taillade : Ier Aout 2013
« Vous dîtes encore : « les deux astrologues que nous mentionnons semblent tous deux convaincus que l’astrologie doit refléter la complexité du monde ».
En ce qui me concerne je fais seulement la différence entre simplicité et simplisme. Si j’appelle « signologie » l’habitude de l’astrologie populaire de la presse de discourir sur les signes, je ne peux réduire l’astrologie à ce seul rapport de Saturne à 4 étoiles, ce qui devient alors une « saturnologie ». Il n’y a là aucune tendance à vouloir rendre compte avec abus de la complexité du monde où alors cet abus est très très ancien. ».
Notre commentaire :
 Vous êtes sceptique sur la possibilité de ‘réduire » l’astrologie à une « saturnologie ». Vous parlez aussi de « simplisme ». quand il s’agit d’élaguer, de désencrasser la tradition astrologique si chère à M. Mosan qui se tient à mi-chemin entre astrologie première et astrologie contemporaine dont l’héliocentrisme est le dernier avatar, ce qui a l’inconvénient de véhiculer des notions dont on ignore l’origine et la raison d’être….
Le recentrage que nous proposons autour de Saturne ne doit pas être vécu comme un appauvrissement. Il faut se méfier de la « richesse » qui cache souvent un manque à la façon de ces viandes en sauce qui, à l’état « nature » sont insipides. La diversité est babélienne, elle est souvent synonyme  et symptôme de confusion, cause et effet de trouble et de manque. Nous dirons que l’astrologie n’a aucune obligation à donner du sens  à tout ce qui constitue le système solaire, contrairement aux affirmations d’un Moysan, reprenant la posture de Jean-Pierre Nicola (La condition solaire, parue  il y a une cinquantaine d’années). On peut certes admettre que l’astrologie doit y recourir en ce qui concerne la grande aiguille de l’horloge mais pas pour la petite aiguille qui correspond aux étoiles fixes. On a bien là deux aiguilles et donc deux astres. Ni plus ni moins si ce n’est que les étoiles sont au nombre de quatre mais qu’elles ne sont jamais conjointes entre elles. Le nombre de 4 n’est nullement arbitraire. Il vise à découper le cycle en 4 parts de  7 années et  dans ce cas la tradition des 4 Fixes Royales formant un quadrilatère naturel,  qui date d’il y a 3000 ans avant JC trouve tout son sens. Cela s’est imposé comme une évidence aux esprits de l’époque. Nous avons déjà dénoncé ce syndrome du retour aux sources qui conduit étrangement  Jacob, père des 12  tribus d’Israël,  à devoir épouser non seulement Rachel mais aussi Leah. Les gens ne comprennent pas que ce n’est pas parce que l’on choisit un élément d’un ensemble que l’on doive prendre la totalité du dit ensemble. Bref, il ne s’agit pas de réduire l’astrologie à Saturne mais de la limiter, de la circonscrire à Saturne en évitant toute dérive, toute extrapolation. Nous avons dit qu’une partie des maux dont souffre l’astrologie tient à son rapport ambivalent avec l’astronomie et cela ne date pas d’hier. Un autre problème qui est soulevé est bien évidemment l’usage que l’on entend ou que l’on croit devoir faire de l’astrologie. Là aussi, évitons les extrapolations, ce n’est pas parce que l’astrologie permet de prévoir certaines choses qu’elle doit être traitée comme une forme de mancie pouvant nous renseigner sur à peu près n’importe quoi. Il y a des changements qui dépendent de l’astrologie et d’autres qui n’en dépendent pas.  Il y a des  astres qui intéressent l’astrologie et d’autres qui ne l’intéressent pas. Il n’y a pas si longtemps, nous avions parlé de thématologie pour désigner une forme d’astrologie axée sur le « thème » par opposition à une astrocyclologie. On n’oubliera pas enfin qu’un cycle passe par des états successifs et donc produit une certaine variété de situation quand bien même serait-il  axé sur une seule planéte et une série de 4 étoiles fixes placées aux 4 coins de l’espace. Le thème ne fait que constituer cette variété non plus dans le temps mais dans l’espace. Le thème est certes pluriel et ouvert à tous les astres mais il ne les aborde que très ponctuellement. On n’y gagne donc rien au change et le thème pluriplanétaire  est tout aussi réducteur que le cycle monoplanétaire. C’est la disparition de la dimension cyclique de l’astrologie qui aura mis sur la touche les étoiles qui en étaient un élément constitutif.
JHB
02. 08 13

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L’astrologie et les débuts/fins de mois

Posté par nofim le 15 août 2013

Dans notre monde moderne, il ne viendrait à l’esprit de personne de penser que les choses doivent  se passer différemment d’une semaine à l’autre, d’un mois à l’autre voire d’une année sur l’autre. Chaque semaine, chaque mois, chaque année débute un nouveau cycle censé être en tout point conforme aux cycles précédents et aux cycles suivants. Un début de mois est un début de mois, une fin de mois est une fin de mois. Et ce en toute saison.  Une telle structure ne tient même pas compte du temps qu’il fait mais ne considéré que le temps qu’il est. (cf. l’anglais qui distingue entre Weather et  Time). Dans la Bible, un des dix Commandements concerne le respect du « Sabbat » et ne distingue pas un « Sabbat » d’un autre. Le calendrier se déroule imperturbablement qu’il fasse beau ou qu’il fasse mauvais. C’est une telle philosophie qui anime l’astrologie des origines. Les jours de la semaine portent les mêmes noms tout au long de l’année.
Cela dit, l’on peut découper ces « unités » de temps qui sont autant de cycles en un certain nombre de strates. Mais une fois le cycle achevé, on repart à zéro. Il semble que nos astrologues aient bien du mal à comprendre ce que tout cela signifie et implique car ils confondent deux plans ; celui du cadre récurrent et qui reprend un nouveau processus périodiquement et  celui du découpage « interne » de chaque cycle.
Revenons sur l’année qui est découpée en mois, le mois en semaines et la semaine en jours. Il n’est pas dit que les années diffèrent entre elles et ainsi de suite. Le problème, c’est que ces structures s’emboitent les unes dans les autres. Si la semaine se termine au bout de 7 jours, elle se retrouve au sein d’un mois  et le mois au sein d’une année et éventuellement l’année au sein d’un cycle de 7 ans.
Qu’est ce qui aura conduit les astrologues à  conférer à chaque mois une personnalité différente ?   Certes, l’on savait fort bien que les saisons différaient entre elles,  mais cela ne signifiait pas astrologiquement que les mois  ne reprenaient pas chacun un nouveau cycle, à nouveaux frais même si dans le cas de l’année, l’on pouvait en effet déterminer une progression entre le commencement et la fin, d’un solstice d’hiver à l’autre. Le mois lunaire constitue une unité de temps pouvant être subdivisée tout comme l’année en constitue une autre.
Donc si le mois lunaire reprenait à chaque Fn de mois, en revanche, en tant que partie de l’année solaire, il n’était plus qu’une subdivision susceptible de marquer un certain stade. Il y avait là une source d’erreur. Ce serait donc cette superposition des unités de temps qui aurait contribué à confondre la notion de cycle et celle de phase. Pour nous, le cycle mensuel se divise en 4 semaines tout comme le cycle annuel en 4 temps de  3 mois environ  et le cycle saturnien en 4 temps de 7 ans.
Il n’y a donc aucune raison de chercher à distinguer entre les 4 temps d’un même cycle, les modes de subdivision étant secondaires et ne devant pas conduire à des extrapolations. Un mois est un mois qu’il soit de printemps ou d’hiver et  tout autour de nous recommence au bout d’un mois ou d’une année, sans qu’il faille chercher en quoi tel mois diffère de tel mois, tel an de tel autre etc. De même nous pensons que chaque série de 7 ans est fondamentalement identique aux autres et se subdivise à l’instar des autres. Nous dirons donc que chaque cycle astrologique se divise en 4 périodes égales dotées des mêmes significations, structurées à l’identique.  Ce principe de régularité et d’égalité (approximative) des secteurs  ne peut  en réalité s’appliquer que dans le cadre du monoplanétarisme stellaire de l’astrocyclologie.
On ne saurait imposer aux divers cycles un seul et même zodiaque dont le point de départ ne correspondrait à aucun d’entre eux. Il est donc absurde de parler d’une conjonction de deux planètes qui se ferait une fois dans un signe, une autre fois dans un autre, puisque la conjonction doit être le début d’un nouveau cycle et si ce cycle se sert du symbolisme zodiacal pour se structurer, il devra commencer chaque fois de la même façon. Si par exemple l’on pense que le zodiaque commence en bélier, la conjonction devra commencer par le bélier  mais pas tantôt en gémeaux, tantôt en scorpion !
Selon nous, il fut un temps où le symbolisme saisonnier a pu servir d’algorithme pour découper un cycle, lui-même défini par la conjonction de deux astres. Et par la suite, tout se passe comme si  le Zodiaque avait changé de  statut et  qu’un certain cycle s’était imposé aux autres. On pense évidemment au cycle solaire puisque de nos jours les astrologues construisent le zodiaque  sur cette base, ce qui constitue un contresens dès lors que l’on s’intéresse à d’autres astres. Tout se passe donc comme si le cycle des planètes, quelle que soit la planéte,  devait se soumettre au cycle solaire.  On aura fini par remplacer le découpage zodiacal d’un cycle planétaire par un découpage par aspects. Cela se conçoit mais dans ce cas il faudrait renoncer  à tout découpage lié au zodiaque solaire, en s’en tenant aux aspects ou bien en articulant le symbolisme zodiacal sur la conjonction concernée.. Ce que nous condamnons actuellement c’est que l’on nous parle de telle planéte da ns tel signe sans se référer au cycle dont il s’agit, en la dissociant de son partenaire, ce qui est indispensable pour un cycle et en se servant du cycle zodiacal solaire qui n’est pertinent que dans un système soli-lunaire, lequel a préexisté  à la prise en compte des planètes proprement dites par l’astrologie.  Il est vrai que la pratique du thème natal a sensiblement perturbé la perception   cyclique et faute de mieux, l’on aura privilégié le critère solaire zodiacal ce qui montre à quel point l’astrologie actuelle est restée ou redevenue solaire alors que probablement,  le symbolisme saisonnier pouvait se transposer sur n’importe quel cycle…..il est absurde de faire commencer  le cycle de deux planètes par exemple en lion puis une autre fois en capricorne et ainsi de suite.  Dans le système de Saturne- quatre étoiles, on peut tout à fait subdiviser chaque période de  7 ans  en 12, mais à condition de démarrer toujours par le même signe et nous avons dit que nous préférons de très loin le solstice d’hiver à l’équinoxe de printemps et cela vaut aussi pour le cycle solaire que nous conseillons de démarrer au capricorne (point hivernal) et non pas au bélier (point vernal).
JHB
01.08. 13

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Le critère de visibilité en Astrocyclologie

Posté par nofim le 15 août 2013

On partira d’une déclaration pleine d’animosité  de Franck Nguyen :
« Halbronn considère que la « visibilité » est un élément déterminant pour la justification de la pertinence du système Saturne- 4 étoiles. Le cycle Soli-lunaire est évidemment prépondérant quant à la luminosité.  Du coup on « voit » mal pourquoi Saturne et les étoiles de magnitude plus faibles, seraient plus légitimes
que les luminaires ou même Vénus , Jupiter, Mars, etc.
Les arguments présentés par Moysan  mettent à bas l’argument « visibilité » pour justifier de Saturne-4 étoiles. « 

Notre commentaire : on passe étrangement de la visibilité à la luminosité. A aucun moment,nous n’avons considéré que l’importance d’un astre était en quelque sorte proportionnelle à sa luminosité/ C’est déjà mal parti ! Nous avons seulement signalé que la visibilité était une condition nécessaire mais certainement pas suffisante. 
Mais revenons-en au texte spécieux de Moysan qui semble avoir ravi le sieur Nguyen. Moysan  se construit ainsi  une astrologie  imaginaire à sa fantaisie qui n’a strictement rien à voir avec notre démarche: Saturne étant l’astre le moins visible parmi les visibles, il n’aurait aucun droit, à l’entendre, à occuper une place centrale. Or, la question n’est pas là. Si les hommes ont considéré que Saturne avait un profil plus intéressant du fait de ses analogies avec la Lune, on ne fait que reconstituer leur raisonnement. Ils avaient besoin d’une planéte et pas de plus. Il fallait bien qu’ils fassent un choix selon des critères qui n’avaient rien à voir avec la visibilité car comment auraient-ils pu éliminer des planétes dont ils ne connaissaient même pas l’existence.  On nage en plein anachronisme !!!!
Ecoutons-donc le réquisitoire de Maître Moysan :
« Si l’on ramène l’influence des facteurs célestes à leur visibilité, si la première est fonction de la seconde,  on devrait,  en bonne logique (sic), constater une certaine proportionnalité entre les deux, une grande visibilité devrait (sic)  peu ou prou déterminer une influence du même ordre. Pour les astronomes la visibilité des astres de la terre s’exprime par la magnitude. Si l’on s’y réfère, on relève que les Luminaires sont les plus visibles des astres, viennent ensuite les planètes et enfin les étoiles, seule la plus brillante, Sirius, l’emportant sur Saturne, la plus faiblement lumineuse des planètes. La magnitude confirme donc, grosso modo, la hiérarchie astrologique, la primauté des Luminaires, l’importance moyenne des planètes et celle,  secondaire sinon négligeable, des étoiles.
La balise Saturne cheminant autour des 4 étoiles royales vient donc clairement en queue de ce peloton, ce qui ne semble pas illustrer de façon convaincante la thèse d’une influence des corps célestes  fonction de  leur visibilité.

« Si maintenant on classe les planètes de la plus visible à la moins visible, on obtient l’ordre suivant : Vénus, Jupiter ou Mars, Mercure, Saturne. Même si une hiérarchie des forces, des influences  intrinsèques des planètes n’est guère pertinente,  considérée indépendamment de leurs positions célestes et terrestres, la logique astrologique a du mal à concevoir que la luminosité très supérieure de Vénus  aux autres planètes puisse légitimement lui conférer une influence exorbitante, ou  le faible éclat de Saturne le ravaler au rang d’une étoile de seconde grandeur. Il faut cependant noter que les astrologues babyloniens ont,  du fait de son  exceptionnel éclat, adjoint  Vénus  aux Luminaires pour former une Triade du divin et de la vie. Statut privilégié que l’étoile du berger a perdu lorsque a été établie sa nature commune aux autres planètes.

« Réduire l’influence d’un corps céleste à sa visibilité relève donc de la simple perception et non de la raison. Le terme même de visibilité renvoie à un concept sans épaisseur, sans consistance, sans nuances, en dehors d’une gradation quantitative au demeurant sans pertinence pour ce qui concerne les planètes proprement dit. Si l’on veut circonscrire, définir une influence astrale susceptible de se décliner dans une riche diversité, à l’image de celle du cosmos, il faut alors prendre en compte d’autres critères que la seule visibilité. La  grosseur, la couleur, la vitesse, la marche apparente des planètes, leur position par rapport au Soleil, sont des facteurs de différenciation susceptibles de rendre compte de la spécificité de leur influence au travers d’une symbolique ».

JHB
C’est vrai que ce critère de visibilité empoisonne l’’existence des astrologues qui pratiquent les planétes transsaturniennes. Il importait  donc de le neutraliser par tous les moyens ! Nous avons toujours dit que le choix de Saturne n’était pas lié à sa visibilité puisque d’autres planétes sont également visibles et même plus visibles que le dit Saturne. Encore une fois c’est une condition nécessaire mais nullement satisfaisante tout comme il faut un certain nombre de signatures pour être éligible à la présidence de la République Française. Les absents ont toujours tort donc à l’évidence on ne pouvait choisir des astres invisibles ce que reconnaissent d’ailleurs implicitement Nguyen et Moysan, entrainés probablement plus loin qu’ils ne voudraient. Nous voilà donc tous  d’accord pour éliminer les transsaturniennes. C’est déjà un progrès.  C’ est exactement sur ce terrain que nous voulions les engager. A savoir que l’astrologie dépend du choix de nos lointains prédécesseurs et  que son sort s’est joué il  y a bien longtemps.
Il ne reste donc plus qu’à comprendre pourquoi Saturne l’a emporté sur les autres «planétes » pour constituer le partenaire idéal des 4 étoiles fixes royales,  en tant qu’octave supérieur de la Lune du fait de l’importance du 7 dans les deux cas.
Pour ce qui est  de Mercure et de Vénus, il n’y a pas photo, leur révolution ne dépasse pas celle du soleil, soit un an. Restent donc Mars et Jupiter qui apportent une temporalité supérieure à celle du soleil.. En réalité, seul Jupiter semble avoir eu quelques chances face à Saturne mais sur le plan numérique, Saturne était insurpassable comme partenaire de la Lune, comme lui faisant pendant comme on peut le voir dans les dispositifs des domiciles et des exaltations. D’ailleurs Rudhyar ne s’y est pas trompé.
Mais Moysan apporte un argument qu’il croit décisif et sans appel  contre Saturne :
« Si la Lune,  de par ses incessants  changements de forme, est par analogie logiquement susceptible d’en  déterminer  sur le monde terrestre, ce n’est certainement pas le cas de Saturne, dont la lenteur de marche évoque celle de la pesanteur, et de l’inertie, contraires au mouvement du changement. Saturne peut éventuellement intervenir dans un changement, associé à une planète y inclinant comme la Lune ou Uranus,  pour le freiner ou s’y opposer, certainement pas pour le provoquer ». 

Notre commentaire :Saturne, à entendre  notre interlocuteur ne saurait incarner le changement. C’est se tromper de débat. Ce type de « raisonnement » ne vaut que si l’on cherche à différencier un astre d’un autre. Toute planéte qui se meut est bien évidemment  en mesure d’incarner le changement, du fait qu’elle permet de constituer un cycle  et notamment avec une étoile fixe! . Le monoplanétarisme exige  des repéres autres que planétaires : soit les équinoxes et les sosltices qui sont invisibles,-et donc exclus-  soit les étoiles fixes qui sont visibles  à l’œil nu.
Ecoutons à présent la façon très cavalière  dont Moysan parle des étoiles fixes, l’autre volet du débat :
« Si l’on se réfère au corpus théorique le plus complet de l’astrologie hellénistique, le Tetrabiblos (structure quaternaire totalisatrice convenant à un traité), on relève que Ptolémée n’évoque les étoiles fixes que dans le premier des quatre livres de son traité,  au chapitre 8 : « Il faut ensuite  que nous disions succinctement (sic) quelque chose des propres effets des étoiles fixes… »
« C’est dire si dans le corpus théorique de l’astrologie occidentale, la place des étoiles fixes est marginale. On remarque par ailleurs que,  fort logiquement,  Ptolémée s’efforce de rattacher les étoiles fixes à la symbolique zodiacale et planétaire, mais d’une façon pour le moins peu convaincante, ce qui démontre indirectement qu’elles ne peuvent s’intégrer de façon cohérente et logique à un système qui leur reste fondamentalement étranger. Les étoiles fixes appartiennent au zodiaque sidéral dont la logique « visuelle » est profondément différente de celle « spirituelle » du zodiaque tropical. On ne voit pas de quelle logique, de quel fondement cohérent procède la symbolique des étoiles fixes. Cela semble une raison suffisante pour ne les considérer que comme un élément périphérique et hétérogène du corpus astrologique classique ».

Notre commentaire :

Moysan énonce une doctrine qui refuse d’accorder aux fixes une place centrale. Elles ne seraient qu’un « élément périphèrique et hétérogéne du corpus astrologique classique » Ben  voyons ! Il assimile en outre abusivement  les étoiles fixes au zodiaque sidéral.  On nous parle d’un probléme de symbolique. Mais nous n’avons que faire d’une quelconque symbolique des fixes. Ce sont des points célestes visibles  qui permettent de découper le cycle de Saturne en 4 temps  de valeur identique, ni plus ni moins. .Dans un récent texte, nous avons comparé le rapport cyclique de Saturne aux 4 fixes à la notion de « symbole ». Le fait que 4 étoiles aient été priviligiées montre bien d’ailleurs que l’astrologie est une constructioin humaine et qu’elle ne saurait se déterminer- comme l’a cru un Jean-Pierre Nicola- au nom d’une logique interne au systéme solaire.
Laissons enfin la parole à Claude Thébault, tout aussi virulent :
« Bien entendu, les astrologues ne lèvent jamais les yeux au ciel, et sont sous équipés, intellectuellement, ainsi qu’en outils sur ce thème. Ils se contentent donc de recopier ce qui est dans les livres pour s’en servir comme argument. Imaginant que cela se passe ainsi. (…) La visibilité des planètes, des luminaires, et des étoiles se mesure avec d’autres outils que les indications de mémo des livres.
D’abord parce qu’il y a des paramètres, et que la visibilité change tous les jours, et que cela dépend encore du lieu d’observation. (…)
Tout cela pour dire que la visibilité change, et que les plus visibles se retrouvent en cours d’année les moins visibles. Il y a même des planètes visible qui deviennent invisibles »
 Notre commentaire :
Il est un fait qu’à force de travailler sur des supports, les astrologues finissent par mettre dans le même sac les planétes visibles et celles qui ne le sont pas. C’est le danger de l’abstraction. De même que dans un thème, en un instant T, on ne distingue même  pas les planétes quant à leur rapidité. Mais le probléme de Thébault, c’est son anachronisme. Il se moque totalement de  ce que les Anciens percevaient du ciel, il veut fabriquer une astrologie « moderne » en tenant compte de notre perception actuelle du Ciel.. Inversement,  Moysan, lui, se référe à la Tétrabible comme si c’était la Bible de l’Astrologie alors que c’est une compilation tardive, l’astrologie ayant déjà alors une longue histoire derrière elle. Ce qui le conduit à contester les conjonctions de Saturne avec les fixes au prétexte que Saturne n’est pas en orbite autour d’elles, ce qui le conduit aussi à refuser les  aspects entre planétes..  La modernité de l’astrologie, elle se joue dans l’utilisation d’une théorie intelligible du cycle définitivement débarrassée de toute la symbolique éculée du Zodiaque.
JHB
01 08. 13

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