Les outils de l’astrocyclologie par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

Certains astrologues ne semblent pas encore avoir compris quels sont nos « outils ». En témoigne la requête suivante :
 « Jacques, ce serait plus intéressant (sic) de nous exposer avec quels OUTILS vous comptez travailler.
-          Positions
-          Fonds de ciels
-          Périodicités
-          Calculs
-          Comparatifs historiques
-          Systèmes de repérages et référentiels temporel et spatial »
Essayons d’y répondre d’autant que nous entendons que tout un chacun, astrologue ou pas, puisse appliquer notre méthode.
La première chose que nous souhaiterions souligner est que nous ne dressons aucun « thème », que l’idée de « thème » nous est totalement étrangère.
Ensuite, nous ne recherchons aucune précision qui pourrait nous être fournie par un acte de naissance. Nous pensons que les astres sont liés à nous en permanence mais surtout lors des quatre conjonctions qui se produisent durant le cycle sidéral de Saturne, avec les 4 étoiles fixes royales. Mais  le moment exact de la conjonction n’a pas grande importance, on est dans un processus, un continuum qui s’apparente au conditionnement pavlovien et implique donc une anticipation lors de la formation progressive du signal. On aura compris que la notion de transit au sens  traditionnel du terme nous est étrangère mais l’on peut parler d’un transit de Saturne sur l’une des 4 étoiles fixes royales.
On n’a pas vraiment besoin d’éphémérides du fait que les étoiles fixes sont «fixes » et que Saturne transite l’une des quatre environ tous les sept ans mais il peut être intéressant de tenir compte des rétrogradations de Saturne. C’est dire que le public peut s’initier aisément à notre méthode.
Nous pouvons comparer  les divers transits conjonctionnels de Saturne qui se produisent tous les 7 ans environ, étant entendu que nous ne faisons aucune différence « influentielle » entre les 4 étoiles fixes royales ‘(Aldébaran, Regulus, Antarès, Fomalhaut.) .Inutile ici, on peut espérer, de préciser où se situent ces étoiles qui ne bougent quasiment pas sur un siècle et de toute façon, nous ne sommes pas  à quelques minutes d’arc près.
Notre interprétation repose sur la notion d’épuisement progressif du signal. Plus Saturne s’éloigne de sa conjonction, moins la gravitation sociale sera forte. Nous nous référons volontiers à la Tour de Babel, à sa construction et à sa destruction. Nous aimons aussi distinguer un plan A de première qualité et un plan B, de seconde qualité, de substitution. Et là encore , le public doit pouvoir comprendre assez vite.  Nous ne subdivisons par pour autant chaque période de 7 ans en un certain nombre de secteurs mais procédonns par approximations successives.
Nous n’acceptons pas l’idée qu’il y ait une diversité de temporalités et nous pronons une temporalité unique si ce n’est qu’elle peut être réversible, le bonheur des uns pouvant faire le malheur des autres. Le fait d’être un homme ou une femme nous fera donc traverser les périodes diversement mais selon un même et unique calendrier
Cette astrocyclologie ne dépend donc aucunement de l’heure de naissance et ne prétend aucunement cerner  la spécificité d’une personnalité. Elle se veut décrire le fonctionnement de l’ Humanité dans son ensemble.
JHB
21.07.13

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Les étoiles fixes ne sont pas une option pour l’astrologie par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

Il est peut-être temps que certains « confrères » cessent une fois pour toutes d’ironiser sur notre étrange intérêt pour les étoiles fixes, comme s’il s’agissait d’une bizarre obsession et finissent par comprendre que pour l’astrologie, le recours n’est  pas une option mais bien une obligation.
Cela dit, c’est de bonne guerre que d’essayer de faire croire aux étudiants en astrologie que l’on peut tout à fait se passer des étoiles fixes puisque nous disons, de notre côté, que l’on peut tout à fait se passer du symbolisme zodiacal ou mythologique ou des planètes transsaturniennes (entre autres). Réponse du berger à la bergère. Evidemment, on peut être tenté de  dire que les « faits » montrent que tout est bien dans le meilleur des mondes astrologiques possibles et qu’il est préférable de s’en tenir au statu quo qui « a fait ses preuves ».
Pour tout historien et tout penseur honnête de l’astrologie, il est pourtant clair que les étoiles fixes sont une pièce structurellement  capitale  bien plus que ne le sont les divers algorithmes cycliques encore en vigueur en ce moment et dont les astrologues ne maitrisent même plus les significations premières. .
Une image nous vient à l’esprit, celui de la monarchie constitutionnelle qui comporte à la fois un suivi dynastique et des élections. De fait,  la France républicaine  a perdu la conscience de la nécessité d’une telle double dimension et cela vaut pour  nombre de pays de l’Union Européenne comme l’Allemagne ou l’Italie. Mais l’on n’y a pas renoncé, pour autant  à la famille, à la filiation, aux  héritages,  aux successions comme pendant à d’autres critères comme l’amitié, l’adoption, l’entreprise. Même la civilisation judéo-chrétienne comporte un tel double volet avec un Israël  héréditaire et une Eglise qui suppose en principe un engagement personnel, une « conversion ». Mais il lui est arrivé de vouloir abandonner un tel dualisme en imaginant pouvoir se passer des Juifs tout comme les astrologues modernes pensent pouvoir y faire sans les étoiles fixes.
C’est dire que le fantasme de libération par rapport  à la dualité hante la pensée moderne, en maintes dimensions.  Cela vaut pour l’abandon de l’étalon or.
Mais il y a un retour du refoulé et des substituts se constituent tôt ou tard. En 1958 (puis 1962), la Ve République réagit par rapport à la Ive République, par exemple en en renforçant le pouvoir présidentiel du moins jusqu’à l’abandon du septennat pour le quinquennat. On connait le passage des deux Napoléons d’un statut provisoire à un statut « à vie » voire « héréditaire »/. Mais c’est une cote mal taillée.
Faut-il rappeler le paradigme du masculin et du féminin qui aura été largement rejeté par certains, même si l’on parle de prise mâle et de prise femelle. Un aspirateur, par exemple, pourra être connecté, par sa prise mâle, à  une série de prises femelles, disposées tout au long d’une pièce, à intervalles réguliers.
On ne saurait donc traiter de l’affaire des étoiles fixes à la légère comme c’est encore trop souvent le cas, comme si cela n’était qu’une option parmi d’autres.
Ce n’est pas d’hier que les astrologues ont pu observer que certains  événements ne correspondaient à aucune configuration astronomico-astrologique, cela a donné notamment l’Ecole « uranienne » de Hambourg,  au début du siècle dernier. (cf. l’interview  de Gabriel Rouis sur teleprovidence). En fait, ce sentiment de ne pas disposer du bon canevas est récurrent. C’est ainsi, au XVIIe siècle, que Placide de  Titis a cru  bon  de modifier la « domification » pour améliorer les prévisions et notamment les directions sur les pointes de maisons.
Il y en a qui nous disent qu’ils vont  « vérifier » la valeur de notre modèle. Quand on entend cela, on imagine le pire comme l’intégration du dit modèle au milieu de leur  bric à bac à commencer par le thème natal ou horaire. Or, quand nous parlons de modèle, nous entendons son utilisation exclusive et de préférence selon le protocole et le mode d’emploi que nous avons prescrit. Il ne s’agit pas d’un ingrédient supplémentaire mais bien d’une autre façon de travailler. Cet outil, du  fait même de sa simplicité de présentation est à transmettre au client qui devra apprendre à s’en servir lui. Autrement dit, il s’agit  d’instaurer  un autre type de relation.  Nous voyons notre modèle comme une sorte de traitement, de régime qui implique un suivi régulier, sans rapport avec le cadre de la consultation habituelle. Il en est évidemment autrement avec l’astrologie mondiale mais là encore, l’astrologue ne peut que donner aux spécialistes de tel ou tel domaine, un outil à pratiquer. C’est la fin de l’astrologue praticien qui parle de ce qu’il ignore avec des outils qu’il ne  maîtrise pas et qu’il ne sait pas expliciter. Le nouveau modèle est celui de l’astrologue ingénieur qui améliore l’outil, et non plus celui de  l’astrologue dépanneur  qui fait du bricolage au coup par coup, avec les moyens du bord.
.Il y a un certain paradoxe à parler de progrès irréversible en astrologie. Les nouvelles planètes ne sont pas un acquis « irréversible », mais un gadget qui a fait long feu et dont on a pu observer les effets pervers en ce qu’elles ont en quelque sorte pris la place des étoiles fixes. Le pire est bien entendu le cas des cycles avec deux planètes transsaturniennes. (Uranus-Neptune, Uranus Pluton,  Neptune Pluton) car il va de soi que l’on ne peut les combiner alors que l’on pourrait à la rigueur admettre une configuration du septénaire avec une transsaturnienne.
De même, il est clair que l’astrologie ne peut pas fonctionner avec des algorithmes archaïques et qu’elle doit en trouver de nouveaux. Il serait bon que l’on s’en tienne à une dualité, à une binarité.  Le grand défaut du zodiaque, c’est de brouiller cette dualité et à partir de là les gens n’y comprennent plus rien et perdent leurs repérés ce dont les astrologues profitent outrageusement. Le modèle que nous proposons reste binaire, chacune des étoiles fixes n’est pas porteuse de significations différentes mais enclenche un nouveau     cycle identique au précédent, Que l’on y songe, est-ce que chaque mois de l’année n’est pas vécu administrativement de façon identique, va-t-on distinguer ce qui se passe en janvier de ce qui se passe en février ou en juin ? Est-ce que les loyers changent d’un trimestre à l’autre ? Il est donc temps de comprendre que des configurations successives ne déterminent pas de changements spécifiques.  La notion de retour d’une planéte à sa position de départ ne fait donc plus sens, ce qui est d’ailleurs le rôle des « modes » (cardinaux, fixes, mutables) que de relativiser le rôle de la symbolique zodiacale. Saturne en bélier équivaut à Saturne en cancer, en balance ou en capricorne (cf. l’école Ebertin), ce qui conduit à cesser de parler du « carré » ou de l’opposition comme  un aspect « dissonant » alors même que nos astrologues ne jurent que par ce processus des « bons » et des « mauvais » aspects, ce qui montre bien l’importance de la pensée dualiste qui est la seule qui fasse sens pour notre intelligence.
 En revenir, comme on l’observe depuis quelque temps, à une astrologie axée sur les différences entre les 12 signes,  est une des plus graves aberrations de l’astrologie actuelle. Les 4 étoiles fixes royales dont nous nous servons ne sauraient en aucune manière être dotées de « tonalités » différentes les unes des autres. Il y a une façon intelligente de se référer à l’astronomie et de procéder à une décantation de la matière astronomique brute. Le décrochage par rapport aux 12 types zodiacaux est une priorité. Le public doit abandonner ce référentiel pour adopter  un  modèle dynamique  plus dépouillé sur une base de 90° et non de 360°, ce qui permet de faire apparaitre des récurrences plus rapprochées et donc  favorise la recherche statistique à échelle humaine.. On en a assez de voir des astrologues comparer notre époque à ce qui se passait il  y a  plusieurs décennies voire plusieur siècles sans parler des délires précessionnels. On terminera en soulignant que l’astrologie ne saurait se substituer aux grands clivages comme celui des hommes et des femmss et que certains recours  à une terminologie alambiquée et hyper-sophistiquée  visent surtout – constituant une sorte de rideau de fumée-  à brouiller les pistes identitaires. Il faut savoir –( cf notre entretien du 18 juillet à Nice sur teleprovidence avec Valérie Lagrifoul et Colette Pétrisot) que l’attirance vers l’astrologie est souvent le signe d’un certain malaise identitaire,  un rejet d’appartenance à telle ou telle catégorie de population.
JHB
20. 07. 13

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L’astrocyclologie et le plan B par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

L’astrocyclologie fonctionne sur un algorithme simple : plan A  et plan B.  Le plan B vient pallier les défaillances et les insuffisances du plan A mais il n’est jamais qu’un pis aller, qu’une solution transitoire.
Il est évidemment important que l’étudiant en Astrologie apprenne à distinguer ce qui est de l’ordre du plan  A  et ce qui est de celui du plan B sans s’embarrasser la tête avec les algorithmes archaïques des signes  zodiacaux , des dieux mythologiques  qui n’ont plus qu’un intérêt  historique et que nous laissons aux astronomes.
Le plan B, consiste en un certain nombre de procédés, de subterfuges dans tous les domaines possibles et imaginables. Quand les produits de première qualité manquent, on les remplace, comme sous l’Occupation, par des « ersatz », des succédanés, que ce soit dans le domaine alimentaire, vestimentaire ou dans celui de l’organisation de la Cité. Dans ce cas, la formule collégiale est censée remplacer à celle du leader unique omnipotent et omniscient.  On espéré ainsi qu’à trente on fera aussi bien voire mieux qu’à un seul mais c’est un leurre qui ne tient qu’autant que le plan A ne peut être activé, pour des raisons liées à un épuisement de la gravitation conjonctionnelle. Tous les 7 ans, on a une nouvelle phase          A  et forcément avec un décalage, tous les 7 ans on a une nouvelle  « situation » B. On ne peut raisonnablement parler de phase A et de phase B, cependant car la « phase » B n’existe qu’en creux. Elle n’est pas programmée, elle est une absence, un manque tout comme la nuit par rapport au jour et l’on a tort d’associer la Lune à la nuit comme si la nuit avait une existence en soi…
Dans l’Histoire des civilisations, on dira que le christianisme est le  temps B du judaïsme, tout comme la démocratie est le plan B de la monarchie, ou l’humanité féminine le plan B de l’humanité masculine.  Tous ces plans B se caractérisent par le refus de la filiation génétique. Le pouvoir de l’Eglise ne se transmet pas génétiquement (le pape est élu), pas plus que le pouvoir républicain qui n’est pas héréditaire. Dans la société paritaire, la filiation n’a plus de raison d’être. Ces systèmes B font perdre beaucoup de temps car l’on manque de repères préalables. Un enfant qui nait n’est appelé à aucune tâche spécifique.
Il est possible d’ailleurs qu’une certaine pratique de l’astrologie puisse s’inscrire dans une stratégie « B ». En cherchant à remplacer la filiation par le thème natal, ce qui permettrait de savoir dès la naissance qui est qui mais  il s’agit là d’une pseudo-solution, factice ce qui est d’ailleurs propre au plan B.
Le plan B, on l’a dit dans de précédents textes, sous une autre forme, considéré qu’aucun produit ne se suffit à lui-même, aucune personne ne saurait  y parvenir.  Il y a là une dénégation de la phase A. Ce qui fait problème, car si l’on ne sait même pas ce que l’on attend,  à l’approche d’une nouvelle phase A, on peut perdre beaucoup de temps et le temps est compté.  On voit donc que l’astrocyclologie que nous avons fondée permet de mieux anticiper le cours des choses. Un homme averti en vaut deux. Une société qui ne recherche pas en son sein des personnages surdoués, qui ne les forme pas, est pénalisée et elle risque de le payer très cher. On peut certes dire que les gens font de l’astrocyclologie sans le savoir mais cela reste alors empirique et génére une forte déperdition d’énergie. A contrario, les sociétés qui sauront se doter de cet outil parviendront à dominer les autres au cours du siècle et ce n’est certainement pas l’astrologie ordinaire qui pourra pallier et compléter l’astrocyclologie sinon en tant que plan B, notamment en remplaçant les étoiles fixes par les planètes transstaurniennes, ce qui est une hérésie que l’on doit remettre à sa place…
JHB
14.07.13

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L’astrologie et la corporation des dépanneurs par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

Les comparaisons entre astrologie et médecine peuvent conduire à des contresens épistémologiques de première grandeur comme le montre cette récente  déclaration d’un médecin astrologue connu de la région lyonnaise :
« « Si l’on transpose sur le plan médical, cela équivaudrait à réduire la pratique médicale en restreignant les possibilités thérapeutiques aux « fondamentaux » que sont l’aspirine et les bandages…Tout cela dans le but de favoriser l’automédication. » Comparaison n’est pas raison.
A notre connaissance, la médecine ne se limite pas à soigner mais à décrire le fonctionnement  normal du corps et en cela nous pratiquons tous l’automédication, sans avoir besoin de médicaments ni de médecins.  Toute histoire de la médecine nous parle d’hommes qui ont fait avancer la connaissance du corps humain et pas seulement de ceux qui ont trouvé quelque remède.  Le SIDA par exemple est une pathologie du système immunitaire et donc de l’automédication au sens de notre faculté  « interne » de régulation. /  Nous avons donc un médecin qui a une vision totalement déformée du processus médical dans son ensemble et qui ne le perçoit que par  le biais de sa propre activité de terrain.  On connait la formule du charlatan Knock ; « tout bien portant est un malade qui s’ignore ». C’est là une déformation professionnelle qui ne contribue guère au débat autour de l’Astrologie. La première automédication ne passe ni par le médecin, ni par le pharmacien. Et les cas traités par le médecin dépanneur de quartier sont très minoritaires et c’est l’exception qui confirme la réglé.
Venons-en à l’astrologie et aux astrologues. On y trouve la même hiérarchie et la même dichotomie entre le haut et le bas de la profession.  Ce qu’on demande à l’astrologie, c’est qu’elle nous dise quel son objet d’étude et cet objet c’est l’être humain normal et non l’individu particulier avec ses éventuels dysfonctionnements  extra-astrologiques. De même en médecine, quand une personne est  blessée par balle, on a affaire à un facteur extérieur et on a besoin d’un chirurgien pour gérer le problème. Mais on ne saurait, en aucun cas confondre la dynamique interne du corps  avec les accidents qui peuvent l’affecter de façon extraordinaire. Il est clair que le médecin de quartier ne s’intéresse pas aux gens bien portants, sauf éventuellement dans une perspective préventive. Mieux vaut prévenir que guérir.
En astrologie, il semble que les astrologues aient malheureusement de plus en plus de mal à distinguer entre le normal et le pathologique, plus encore que les médecins car si l’on sait ce que c’est qu’un corps en bonne santé, sait-on en revanche ce qu’est la santé au  sens astrologique du terme. ? C’est bien là tout le problème ! Un médecin astrologue aura ainsi tendance à voir la médecine comme l’astrologie, c’est-à-dire en confondant le structurel et le conjoncturel  et cela semble affecter sa compréhension de la médecine, ce qui pose un problème de déontologie quant à la compatibilité des deux activités.
Il est donc nécessaire pour l’astrologie de dégager l’astrologie du normal de celle du pathologique, ce qui implique effectivement un certain délestage, dégrossissage.
Que l’on ne nous fasse pas croire, en effet, qu’une astrologie qui renvoie une image chaotique de l’être humain soit viable en tant qu’astrologie de la normalité, c’est-à-dire de la norme. Or, une astrologie fondée sur le mouvement des planètes est condamnée au désordre structurel. Or, un tel désordre ne peut que fasciner ceux qui s’intéressent plus à l’imprévisible qu’au prévisible au point que certains astrologues n’hésitent pas à définir l’astrologie comme la science de l’imprévisible Vaste programme !
 Et là l’astrologue de quartier rejoint le médecin de quartier qui  guette tous ceux qui sont perturbés et ne pratiquent pas l’automédication tant psychique que physique pour leur offrir leurs services.
L’astrologie planétaire est en procès et est un véritable  cancer qui « bouffe », mine l’astrologie de l’intérieur: Quand on nous dit, par exemple, qu’il faut un aspect d’Uranus pour qu’il y ait changement, on se moque du monde à moins que l’on ne confonde sciemment changement structurel et changement conjoncturel. Au niveau structurel, on a besoin de phases égales, brèves et  régulières, ce qui passe par un certain nombre d’algorithmes et non pas des croisements planétaires qui ne forment aucune structure cohérente sinon sur le très long terme, ce qui ne fait guère à l’échelle d’une vie d’homme. Cela n’est  possible que si l’on se sert d’une seule planéte dont le parcours est balisé également par le biais de certaines étoiles fixes (ignorées des astrologues des années soixante). Ces algorithmes correspondent à une forme d’automédication, c’est-à-dire d’autorégulation, ce qui signifie dans l’absolu que l’on n’a pas besoin d’astrologues sinon ceux qui sont capable d’améliorer la description de la norme pour l’homo astrologicus. Comme on l’a dit récemment, un astrologue, au sens le plus noble du mot, c’est quelqu’un qui est garant de la valeur du modèle astrologique, ce qui n’a rien à voir, ni de près ni de loin avec le dépannage astrologique des astrologues de base qui utilisent toute sortes de techniques qui viennent s’ajouter au modèle astrologique mais qui relèvent d’une astro-pathologie qui passe par des interventions.  Comme le disait André Barbault dans une  interview de 2012,  les astrologues sont encouragés  à être créatifs, à se constituer leur astrologie personnelle au lieu de véhiculer des symboliques biscornues. Si c’était le cas, on verrait mieux apparaitre le tronc commun de l’astrologie par opposition aux trouvailles individuelles de chaque astrologue praticien. Mais on ne sait plus aujourd’hui distinguer ces plans tant les techniques des astrologues praticiens se sont sclérosées et rigidifiées, ce qui fait qu’on les confond avec le « tronc » et les racines…
 Que la profession de dépanneur médical ou astrologique soit à la portée  d’un  grand nombre nous importe peu alors que la recherche comporte  beaucoup d’appelés et peu d’élus exigeraient probablement une meilleure prise en charge par l’Etat. D’où pas mal de compromis pécuniaires qui gâtent le métier et son image. 
Quand nous disons que dans le domaine de la normalité, on n’a pas besoin d’astrologues ni de médecins dépanneurs, cela signifie que les processus naturels avec les dynamiques qui leur sont propres doivent certes être décrites mais doivent avant tout être conscientisées pour ne pas être confondues avec les pathologies. Par exemple, la menstruation est structurelle, chronique, l’hémorragie, sous d’autres formes, est accidentelle. Pareillement,  en astrologie, il faut réapprendre à savoir distinguer entre les états successifs d’un algorithme et les accidents qui peuvent l’affecter et le perturber. D’où l’importance de notre apport et il est scandaleux que certains fassent ainsi barrage à nos travaux au nom d’un corporatisme mal inspiré et bien maladroit, au demeurant.
JHB
14.07.13

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Le XXIe siècle et l’éloge du silence par jacques Halbronn

Posté par nofim le 26 juillet 2013

Nous pensons que le silence va devenir une valeur discriminante.  Il  y aura ceux qui auront besoin de parler, de questionner et ceux qui  réfléchiront par eux-mêmes sans interpeller, interroger qui que ce soit. On assiste à un phénomène à l’opposé du passage du cinéma muet au parlant (cf. le film  The Artist) avec le passage  du parlant au muet. En  linguistique, on a appris à distinguer, il y a 100 ans entre le signifiant et le signifié, ce dernier étant un commentaire du premier. Nous allons vers une ergonomie du silence,  ce qui rejoint certaines valeurs religieuses (vœu de silence). Le silence sera un facteur de différenciation sociale. La parole  est le fait des non-voyants, de ceux qui ont des yeux et ne voient pas, pour paraphraser les Evangiles. Celui qui ne voit pas parle, « cause ».
Il y a des langues qui enseignent mieux le silence que d’autres. Par exemple l’anglais  encourage le bavardage (le « chat » prononcer tchat) alors que le français  est plus propice au silence. Nous parlons évidemment de l’apprentissage de la langue. Il est plus facile de se repérer en français qu’en anglais sans avoir à demander son chemin, un ‘ »renseignement ». Une langue comme l’anglais qui emploie le mot « million » mais ne connait pas « mille » et se sert de « thousand » ne saurait être un modèle de transparence.
Le silence et la solitude vont de pair si l’on associe à solitude la notion d’autonomie, d’avancer par ses propres moyens.
Celui qui réfléchit en silence ne craint pas les indiscrétions, échappe à toute forme d’espionnage, si l’on inclut l’écriture dans la parole. On dit qu’un croquis vaut mieux qu’un long discours. Le bon enseignant doit savoir dessiner voire jouer d’un instrument car le son d’un instrument convient au silence, il ne saurait être assimilé à la parole sauf sous des formes bâtardes comme le chant,  l’opéra wagnérien, par exemple, à l’opposé du ballet qui ne souffre aucune parole. Un enseignant « verbeux » ne maitrise pas son sujet, il ne communique pas correctement avec son auditoire. Il ne sait pas déléguer, « montrer ». Il sait que  ce qu’il a  à dire ne se suffit pas à lui-même et qu’il faut parler, parler pour combler, masquer les manques. On a là une mauvaise ergonomie, un piètre algorithme.
L’homme silencieux est celui qui ouvre les yeux, qui observe, qui devine, qui ne pose pas de questions à autrui mais à lui-même, qui s’interroge plutôt qu’il n’interroge. Cet homme du silence n’est pas un aveugle, atteint de cécité qui doit se fier à ce qu’on lui dit, lui explique, qui ne peut donc juger, avancer par lui-même. Le monde de la technique exige de plus en plus que le mode d’emploi de toute chose se « devine » promptement. Celui qui ne devine pas va voir le devin  qui lui parle, parle,  interprète les signes. Celui qui est dans le silence voit loin et au loin car le silence exacerbe la vision qui est notre principal rapport au monde. Celui qui  ne voit pas (ou mal) exacerbe le rôle de la parole ; il ne sait pas ni ne peut se taire. Il n’est pas dans le tacite, dans l’allant de soi, dans ce qui va sans dire.
Face à ce monde du  silence, il y a un autre monde qui est celui de ceux qui ont   besoin d’échanger, de communiquer et qui souvent gênent la réflexion silencieuse des membres de l’autre monde, pour qui la parole ne saurait être que lapidaire, minimale, se réduisant parfois à un geste, à une forme, à une danse, à une pantomime….
L’improvisation est un acte silencieux quant à sa préparation. Elle n’exige pas d’instructions. Elle n’est pas un commentaire de quelque chose qui est déjà là.
Nous avons dans de nombreux textes insisté sur l’opposition entre le monde du visible et de l’invisible, de l’extérieur et de l’intérieur. Paradoxalement, celui qui est dans l’invisible est dans le silence, il ne communique qu’avec lui-même, sans risque d’interférence tandis que celui qui est dans le visible est marqué par le monde extérieur. Mais cet invisible intérieur est en fait visible pour celui qui a su développer un regard intérieur, qui sait se retrouver  en lui-même Et d’ailleurs, quand nous apprenons à parler, nous sommes livrés à nous-mêmes, c’est à nous qu’il revient de nous repérer, d’identifier les points qu’il faut activer, comme lorsque l’on sait siffler un air. Le silence est écologique et la parole pollue l’espace vital. Ceux qui posent des questions à haute voix perturbent les autres et il sera de plus en plus nécessaire d’interdire de parler dans les lieux publics au même titre que de fumer ou de réserver des espaces pour ceux qui ont besoin de parler. .
Normalement, il doit être possible de deviner l’usage propre à un objet en l’observant, en l’examinant sous toutes ses coutures. On ne doit pas accepter un discours qui nous semblerait décalé par rapport à notre perception d’un objet. Mais cela vaut aussi pour les gens que nous rencontrons : c’est à nous d’apprécier, de juger et ce que la personne dit d’elle-même ne saurait nous influencer. On se méfiera de tout  commentaire, c’est-à-dire de ce qui nous dit « comment » il faut voir les choses ou les gens. Nous avons appliqué une telle méthodologie à différents objets de recherche en vue de restituer la destination première d’une chose, d’un outil.  On pense au cas de l’astrologie, dont l’usage a été considérablement dévoyé et détourné. On pense aux femmes sur lesquelles on a plaqué toutes sortes de représentations dont la plus grossière est probablement l’idée qu’elles n’ont rien de différent d’avec les hommes, ce qui est une insulte à notre intelligence et qui conduit à une civilisation où le signifié envahit le champ du signifiant, où ce qui compte n’est plus ce que l’on voit mais ce que l’on nous dit de voir.
Nous avons consacré des études au sens du goût. Nous pensons que c’est un sens qui favorise l’imposture, qui nous fait prendre une chose pour une autre, avec ses additions d’arome, qui  nous trompent sciemment sur la marchandise et nous manipulent.. Le goût, c’est la présence de l’absence. Quel génie de l’escroquerie inspire ce sens fallacieux. D’où l’importance de la vue pour ne pas prendre des vessies pour des lanternes :!
JHB
13. 07.13

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L’astrologie, comme objet d’étude de l’astrologue. A propos de l’Hommage à Uranie d’André Barbault par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 26 juillet 2013

Il y a un peu plus d’un an Barbaut publiait sur son site (relayé par d’autres) un « Hommage à Uranie » consacré à l’astrologie mondiale. Ce qui nous frappe, dans ce texte, c’est son extrême complication. A l’évidence, un tel texte n’est compréhensible que par un astrologue confirmé. On n’échappe donc pas à un certain hermétisme, ce qui va à l’encontre de notre « idée » de l’astrologie pour le XXIe siècle. L’homme de la rue ne peut suivre l’exposé de Barbault qui a tout l’air d’une usine à gaz et quoi réserve donc à l’astrologue la charge de  l’interprétation.
Or, selon nous, le véritable astrologue est celui qui « nettoie », désencrasse l’astrologie. L’astrologie est l’objet d’étude de l’astrologue et non son client car le « client » de l’astrologue doit lui-même pouvoir  se servir de l’astrologie et l’astrologue ne saurait se substituer à lui.
D’ailleurs Barbault lui-même semble bien avoir eu cette haute idée de l’astrologie en ce qu’il a retravaillé l’outil astrologique tout comme, à sa façon, un Jean-Pierre Nicola. Le problème, c’est qu’il n’est pas parvenu à ses fins, ce qui donne une cote mal taillée, à mi-chemin entre la théorie et la pratique avec cette double casquette de l’astrologue qui perpétue un certain état des choses quelque peu hybride. L’échec de Barbault dans son entreprise de restructuration  de l’astrologie se solde par une mauvaise ergonomie de l’outil astrologique c’est-à-dire avec la fabrication d’une voiture AVEC  chauffeur. Le cordon ombilical entre l’astrologue et l’astrologie n’a pas été coupé. Or, c’est bien  d’un tel enjeu qu’il s’agit : l’astrologue doit « élever » l’astrologie au point qu’elle n’ait plus besoin de lui tout comme des parents doivent élever leurs enfants de sorte qu’ils soient indépendants, autonomes. Or, visiblement, l’astrologie barbaultienne  ne s’est pas émancipée de son géniteur ! Elle ne communique avec le public, au bout du compte, que par le truchement de traductions tout comme dans la consultation astrologique personnelle. Or, ce qui est acceptable, à la rigueur, en astrologie individuelle ne saurait l’être en astrologie « mondiale » qui est une « chose publique », un savoir citoyen. On sait d’ailleurs que pour nous, une telle dichotomie n’est guère recevable et force  l’astrologie à pratiquer le  grand écart.
Même si l’on s’en tient au seul cycle Saturne-Neptune par lequel Barbault ouvre son « Hommage à Uranie », un écart de 36
Ans entre chaque conjonction ne nous semble pas intéressant. Il est vrai que Barbault n’a pas compris qu’il fallait impérativement  restaurer – comme on restaure une toile de maître- les étoiles fixes au cœur même du système astrologique. Comme on l’a dit la tâche principale de l’astrologue digne de ce nom est de veiller à l’intégrité de l’astrologie. Vaste programme,  il est vrai qui exige beaucoup de  travail pour parvenir à une extrême simplicité, ce qui vaut pour tout outil.  Valider le cycle des conjonctions Saturne- Neptune sur le XIXe et XXe siècle, c’est se limiter à une demi-douzaine de cas en 200 ans (6×36)! C’est bien peu comparé à ce que l’on peut faire avec le cycle Saturne-étoiles fixes royales, avec plus de deux douzaines de cas (24×7) ! Pout l’homme de la rue, un cycle de 36 ans, c’est abstrait. Il n’en est pas de même d’un cycle de 7ans ! D’ailleurs, la prévision que Barbault  avait faite en 1953/1955, il n’y reviendra plus guère avant la fin des années 80 ! Pas un mot dans les années soixante et soixante-dix sur l’échéance 1989. Barbault cherchait autre chose au rythme plus rapide. Qu’on en juge : les deux guerres mondiales (de 1914 à 1945) couvrent moins, réunies en une seule, de 36 ans ! Il est vrai aussi que ce fameux cycle de 36 ans n’avait pas permis à Barbault  de pointer 1962 et la crise de Cuba, un moment crucial d’affrontement entre l’URSS de Khrouchtchev et l’Amérique de JFK. Et comme le dit Barbaut (né en 1921), après 1989, il faut encore attendre 36 ans pour la prochaine échéance qu’il ne vivra probablement pas, dans une quinzaine d’années. Finalement l’entreprise de restauration  de l’astrologie aura accouché d’un monstre dont l’Hommage à Uranie nous  donne une représentation édifiante et  bien datée.  Beau numéro d’astrologue certes- avec quel brio !-  mais d’astrologue à l’ancienne, celui de l’âge de la sténodactylo et non du PC (personal Computer) et du mobile. Une ergonomie d’un autre temps !
A l’astrologue, disions-nous, d’assurer la bonne maintenance de l’astrologie, de la protéger de la rouille, de l’usure, des incrustations, des scories. Encore faut-il pour ce faire, disposer des bons détergents ! Certes, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain mais on ne peut pas non plus renoncer à laver le bébé ! C’est ainsi que Barbault n’a pas compris que l’astrologie du XXIe siècle  n’avait que faire des nouvelles planètes à commencer par  ce Neptune qui lui est si cher (découvert en 1846). Dans une vidéo italienne (2012),  on trouve un entretien avec Barbault dans lequel il s’en prend à ces jeunes astrologues qui usent et abusent des nouvelles planètes en oubliant de s’assurer des fondements de l’astrologie. Et il ajoute : il faut « valider », « vérifier ».  Mais il ne nous explique pas comment. Parle-t-il d’une « pratique » et de quelle façon la pratique peut-elle valider l’usage d’une planéte au sein d’un ensemble  aussi foisonnant ? Rappelons que l’indice de concentration planétaire est un « bouquet » de planètes (de Jupiter à Pluton)  dont on n’a même plus besoin de connaitre l’identité, ni d’ailleurs la position zodiacale. Barbault n’a pas compris que l’astrologie doit suivre un régime amaigrissant rigoureux et qu’elle doit apprendre à fonctionner avec une seule planéte et non pas avec des fils qui partent dans tous les sens. L’idée même d’ajouter une nouvelle planéte est déjà en soi une aberration et il n’y a donc rien à « vérifier » !  La complexification du modèle est déjà en soit rédhibitoire.
Les astrologues nous font penser aujourd’hui à des pays en voie de développement où il n’y a pas d’usines de montage de voitures mais une ribambelle de garagistes dépanneurs. Dans un système qui fonctionne, le SAV doit être l’exception et non la réglé et les ingénieurs ont pour mission de fabriquer des véhicules facile à conduire et qui  n’exigent pas de « dépannage ». Lorsqu’un outil dépend trop des praticiens, c’est qu’il est en crise. c’est qu’il n’y a pas d’ingénieurs à la hauteur capables d’améliorer le produit, ce qui ne signifie pas y ajouter quelque gadget ! La présence même d’astrologues de proximité est le signe d’un dysfonctionnement du modèle astrologique.
JHB
12. 07.13

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Enseignements épistémologiques de l’emprunt linguistique

Posté par nofim le 26 juillet 2013

Dans les années 1980, nous avons consacré de nombreux travaux à l’emprunt linguistique dont beaucoup sont restés inédits tant sur papier que sur le web :  
Linguistique de l’erreur et épistémologie populaire,1987. et  
Langue et culture. Essai de description critique  du système du français à la lumière des relations interlinguistiques (1989)
Quel était l’enjeu de ces recherches ? On pourrait resituer celles-ci dans le cadre d’une linguistique du signifiant qui a toujours été déterminante dans notre démarche par opposition à une linguistique du signifié.
nous avons consacré de nombreux travaux à l’emprunt linguistique dont beaucoup sont restés inédits tant sur papier que sur le web   
Nous avions, à l’époque voulu montrer que les emprunts –notamment de l’anglais au français-  étaient fonction des emprunts antérieurs, qu’il y avait une continuité, une structure sous-jacente.
On pouvait, en effet, classer les emprunts selon les suffixes ou les finales. Par exemple si certains mots  se terminant en –ment s’étaient incrustés dans l’anglais, l’on pouvait s’attendre à ce que d’autres mots se terminant pareillement soient empruntés par la suite. Nous avions ainsi isolé une vingtaines de « finales ».
On pouvait même dire que l’emprunt  faisait ressortir une certaine organisation de la langue « empruntée », « prêteuse ». qui n’étaient pas nécessairement décrits  dans l’étude de la dite langue. Autrement dit, l’emprunt était révélateur de la structure de la langue ainsi instrumentalisée bien plus que de celle de la langue emprunteuse.
Cela signifiait que si un mot « étranger » n’entrait pas dans une des catégories préexistantes, il avait peu de chances d’être emprunté par la langue concernée. Bien entendu, il y a un début à tout mais ensuite les choses sont sur des rails.
En ce sens, l’emprunt correspond à une expansion structurelle de la langue emprunteuse dès lors que les emprunts antérieurs ont fait souche. En ce sens,  les mots nouvellement empruntés ne seraient que des dérivations non plus suffixales mais préfixales de « racines » ancrées dans la langue emprunteuse. Cela signifie aussi qu’un lien structurel puissant s’’est instauré, institutionnalisé entre les deux langues, la langue prêteuse ayant un statut particulier par rapport à la langue emprunteuse.
Nous  avons en effet signalé à quel point – et cela vaut aussi pour l’allemand- le français apparait au sein de certaines langues comme un Etat dans l’Etat. Le cas des verbes « faibles » en anglais montre bien que les verbes d’origine française ont un mode de conjugaison qui leur est propre (participe et prétérit en « ed » correspondant à l’ancien français, le « ed » évoluant en français moderne vers le « é » (participe passé).  L’intégration des mots français ne doit guère  à l’anglais ancien mais bien à une certaine lecture des mots français qui ne correspond pas nécessairement à la structure de la langue prêteuse. On est là en face de représentations du modèle de la langue préteuse qui tantôt sont éclairantes quant à l’organisation d’une langue, tantôt en donnent une image distordue, souvent due à un emprunt oral et non pas  écrit.
En un certain sens, les langues empruntant au français s’inscrivent dans le cadre de la sphère francophone. Ce sont des langues « francisées » comme il y a eu des langues « latines ».
Cette linguistique du signifiant laisse à l’usager tout loisir de penser la langue à sa guise, en autodidacte et sans passer par l’usage conventionnel du signifié qui a pu se greffer par-dessus.  C’est pourquoi nous avons ensuite évolué  vers la morphosémantique, c’est-à-dire vers une sémantique du signifiant et non pas du signifié, une sémantique fondée sur ce que le locuteur capte d’une langue sans y  avoir été inité, sans  avoir été « aliéné » par le recours aux synonymes, qui est typiquement une approche par le biais du signifié. Il est clair que l’apprentissage  d’une langue maternelle est synthétique alors que celui d’une langue étrangère est analytique.  Nous avons souvent une appréhension plus structurée d’une langue étrangère, donc d’une langue « empruntée ».
JHB
12.07.13

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La révolution solaire, cache misère de la prévision astrologique

Posté par nofim le 12 juillet 2013

La pénurie  éveille souvent l’ingéniosité/ Quand le système prévisionnel astrologique devient ingérable, on élabore des procédés de substitution qui font appel à des données extra-astrologiques comme les âges de la vie ou l’année en cours qui ont le mérite d’être bien circonscrites et reconnues en dehors de l’Astrologie..
Dans le cas des âges, on a un découpage temporel tout trouvé qui ne doit rien à l’astrologie. Qui irait contester qu’il y a un temps de l’enfance, de la maturité, de la vieillesse ? C’est quand même plus concret que les cycles astrologiques !
Et puis le cadre de l’année, d’un anniversaire à l’autre limite les dégâts prévisionnels. C’est le procédé de la Révolution Solaire ( Solar Return). Tout ce qui est dans le thème de RS est censé couvrir les 12 mois d’un anniversaire à l’autre. C’est bien commode ! Cela évite bien des débordements ! Tout va s’inscrire dans l’année.
D’ailleurs, le thème natal est-il  d’une autre trempe ? Tout ce qui est dans le thème natal concerne une personne donnée qui va ainsi tout focaliser sur elle. On n’a pas à faire le tri. Tout  est censé faire  sens pour ladite personne, dont la réalité excédé le champ proprement astrologique.
Pour nous, ces trois procédés relèvent d’une astrologie de bas étage, constituent une échappatoire, un cache-misère.
La véritable astrologie ne saurait recourir à de tels expédients. Elle n’a pas à  chercher  un alibi, une caution qui fasse illusion. Mais elle n’a pas à prendre en vrac tout  ce qui se passe dans le ciel ni à se donner pour cadre des structures qui n’ont rien d’astrologique et qui viennent se plaquer sur elle.
Elle n’a pas à prétendre que tout ce qui aura lieu au cours de l’année relève de l’astrologie ou que tout ce qui concerne une personne au cours de sa vie est inscrit dans le thème natal. L’astrologie n’est pas dans le global mais dans le cyclique et elle doit circonscrire ses outils, ses objectifs. Selon nous, le cycle de 7 ans est mille fois plus important en astrologie que le cycle annuel et le suivi de ce cycle est bien plus signifiant que l’instant de la naissance. Quant aux âges de la vie, ils ne sont pas davantage compatibles avec une véritable astrologie. Ils privilégient le moment de naissance, comme le point de départ d’un cycle de vie, c’est-à-dire un moment qui n’a pas de légitimité au regard de la cyclicité universelle dont nous sommes tous tributaires, au sein d’un même espace-temps. Pour  la véritable astrologie, nous vivons plusieurs vies et non pas une seule, chaque vie correspond à une période de sept ans.
Que l’on ne nous dise pas que nous sommes contre l’astrologie. Nous dénonçons des formes  tardives et  dégénérées d’astrologie qui correspondent  à une période de décadence. Ce qui est surprenant, c’est que l’astrologie ne se soit pas  débarrassée plus tôt de cette pseudo-astrologie qui n’en est qu’un simulacre. Le thème natal est un fourre-tout au sein duquel le temps et l’espace astronomiques réels sont bafoués- où Pluton et Mercure ont le même statut au niveau des aspects, des signes, des maisons, des dignités- et le pire c’est que les praticiens de telles techniques aient le culot de dire qu’ils ont « validé » l’astrologie avec un tel outil inconsistant où tout se mélange. Ce faisant, par leurs déclarations outrées, ils empêchent la véritable recherche astrologique de faite son travail.
Quant à l’astrologie zodiacale, elle relève également du subterfuge en empruntant au cycle des saisons et à celui des lunaisons (12 en un an) qui est à la base du calendrier soli-lunaire,  des données et une symbolique extra-astrologiques. Un tel ensemble est d’ailleurs bancal : les 12 mois empruntent aux saisons mais ne coïncident nullement avec le point vernal. C’est une cote mal taillée.
Ce n’est pas parce que ces notions sont entrées dans la littérature astrologique qu’elles sont à sanctuariser. La tradition astrologique n’a pas à être acceptée ou rejetée en  bloc.  Le « manuel d’astrologie » ne saurait  masquer le caractère hétérogéne de son contenu.
JHB
12.07.13

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L’astrologie : le quantitatif et le qualitatif

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Selon nous, l’astrologie apparait tardivement dans l’histoire de l’humanité et donc de l’univers puisque pour nous l’astrologie est indissociable de l’humain à la différence de l’astronomie.
L’astrologie n’épuise pas l’humain, elle n’en rend compte que par un biais spécifique et cela relève bien plus du quantitatif que du qualitatif.
Ce qui nous intéresse, c’est que l’astrologie vaille pour  un très grand nombre de cas et pas seulement pour les personnes allant consulter un astrologue et qui ne sont qu’une minorité.
Pour nous, l’astrologie doit tenir le même discours pour toute l’humanité. Nous sommes dans le même bateau les uns et les autres même si nous n’y avons pas le même grade. Comme des gens qui sont embarqués dans le même navire ou le même avion, nous partageons le même sort collectif. L’astrologie, c’est l’avion qui nous transporte tous et l’on sait que l’on a beaucoup réfléchi sur la communauté de destin des passagers  victimes d’un même accident.
Mais il y a des astrologues qui pensent tout autrement et qui préfèrent l’image du  cheval  à celui du bateau. Ils ont ce que nous appelons une approche qualitative plutôt que quantitative. Pour eux, l’astrologie est comptable du sort individuel et est supposé nous dire beaucoup plus de choses sur une personne  donnée. On dira qu’il y a une astrologie du un pour tous et une autre du tous pour un.
Entendons par cette formule  que dans un cas, nous avons un même modèle censé nous dire quelque chose de chaque personne, à savoir un certain cycle partagé – un astre pour des millions de gens- et dans l’autre,  un modèle qui  rassemble un grand nombre de données astronomiques qui  ne valent que pour une personne, dans le cas du thème natal. Une myriade de combinaisons astrales  pour un seul et même homme, ce qui implique un certain degré de précision, une certaine forme d’exhaustivité. On aura compris que dans un cas le nombre est du côté des gens et dans l’autre du côté des astres.
Autrement dit,  dans un cas,  des populations considérables sont soumises à une seule et même configuration astrale  et dans l’autre, une pléiade d’astres est au service d’une seule et même personne, par le biais du thème natal. Quantitatif et qualitatif.
Deux philosophies antagonistes se disputent ainsi autour de l’Astrologie et ont développé leurs outils adéquats, respectifs, appropriés pour faire prédominer leur vision du monde. Cela a donné les deux branches principales de l’astrologie, la mondiale et la personnelle…
L’astrologie mondiale, malheureusement, n’a pas été restaurée comme il eut fallu. Or, c’est elle qui sert de socle à l’astrologie personnelle. On n’y  a pas maintenu les étoiles fixes royales. Et l’on note que l’on se sert de plus en plus de thèmes en astrologie mondiale (thèmes d’Etats, de leaders etc), ce qui nous semble être une hérésie.
En astrologie mondiale, on cherche à comprendre la société  alors qu’en astrologie individuelle  on cherche à comprendre la personnalité. D’où deux images contradictoires de l’Astrologie qui ne débouchent aucunement sur une même méthodologie, une même épistémologie. On est assez proche du divorce, d’une « guerre civile ». Il serait bon que ce clivage soit admis par les astrologues et il nous semble assez vain de tenter de les concilier.
JHB
11.07.13

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L’idéal de l’homme total

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Notre civilisation doit avoir des objectifs quant à l’avenir de l’Humanité et aux valeurs majeures à développer et à préserver. Nous pensons que le XXIe siècle doit  « cultiver » le principe de l’Homme total,  du Superman. Nos travaux sur les cycles nous montrent le rôle essentiel de certains hommes dans le processus cyclique. Sans eux, il n’y aurait pas de véritable cyclicité.
Il  convient de ne pas perdre de vue le maintien, la sauvegarde de ce  type d’humanité qui n’est pas assez protégé alors qu’il  joue un rôle absolument central,  ce que Jean Jacques Rousseau n’avait fait qu’entrevoir dans l’Emile (cf. aussi les écrits de  N. Chomsky  sur une « éducation humaniste »).
Nous devons veiller  à ce que certains « humains » soient autosuffisants et  ne dépendent en quelque sorte de rien ni de personne.  Cette autonomie doit  apparaitre comme une valeur essentielle. Le terme a été galvaudé : il ne suffit pas que quelqu’un « gagne sa vie » pour être autonome intellectuellement, mentalement, psychiquement. Un  coefficient d’autonomie doit être calculé.
Nos considérations vont à l’encontre d’un idéal d’intégration sociale. Le facteur qui est généralement négligé est d’ordre cyclique. L’état d’autonomie n’est pas permanent et n’a pas  à l’être mais il doit exister le moment venu.
A certains moments, la société doit pouvoir compter  sur la présence de certains personnages  « autonomes »   au plein sens du terme, c’est-à-dire qui ne dépendent pas de leur environnement humain, qui sont des mondes à eux tout seuls. D’où l’expression d’homme « total ». On reconnait assez facilement ce type de personne qui n’attend pas grand-chose d’autrui et qui attend beaucoup de lui-même et ce, dans tous les domaines, ce qui implique précocement  une créativité tous azimuts…Face à l’exemple donné par autrui,  ce personnage ne cherche pas tant à imiter, à emprunter qu’à produire par lui-même. Ici et maintenant. Hier ne fait que préparer le futur mais le futur ne saurait se calquer sur le passé.
Selon nous, la société n’est qu’un palliatif à la carence de l’homme total et de fait  le déclin des  facultés  de celui-ci  débouche  sur un certain relais. Le « collectif »  s’efforce de remplacer l’homme total, de se substituer à lui d’où le recours au singulier «le gouvernement » pour désigner en fait une équipe. Aucun recentrage ne peut s’envisager sans l’existence de l’homme total lequel est le garant, la condition de l’unicité,  dans tous les domaines. La complexité du corps social n’est que le corollaire de celle du cerveau humain individuel.  Le mythe de l’homme total   est manifeste dans le terme même galvaudé d’individu, c’est-à-dire de ce qui n’est pas divisible. L’homme total est l’archétype, le prototype de l’Humanité. Il est le fondement de l’idée de « chef » (tête), de maître, de président mais il donne lieu à toutes sortes de contrefaçons, dont une des expressions les plus remarquables est l’élection par le collectif, le peuple, de ses dirigeants, ce qui ne peut produire que des imposteurs quand ceux-ci ne tirent leur pouvoir, dans tous les sens du terme, que de l’onction populaire et n’ont pas fait leurs preuves par ailleurs….L’homme total doit préexister à toute validation extérieure.
En fait, potentiellement,  un seul être humain est capable de gérer mentalement toute une société quand il est au sommet de ses  facultés. Inversement, quand ce n’est pas le cas, il risque fort de décevoir. Toute la carrière de Napoléon Bonaparte illustre notre propos,  de  Brumaire à Waterloo, L’homme total, à certains moments, doit être omniprésent.
Rien de grand ne se fait sans la présence d’un homme total.
Il est clair, néanmoins, que l’homme total a besoin de féconder un grand nombre de personnes, d’être complété et prolongé mais cela se fait en quelque sorte sans leur accord, cela s’impose. (Imposition) en état d’hypnose en quelque sorte, sur un mode subconscient.
Comme nous le disions,  il convient de créer des conditions favorables à l’éclosion de tels profils, en se révélant particulièrement exigeant envers la jeunesse, en évitant de l’abrutir lors de l’acquisition du langage, dans les comportements alimentaires, artistiques. Cela exige l’éveil d’aptitudes à se nettoyer de l’intérieur le plus promptement possible, cela correspond à une toilette du psychisme et de l’intellect qui évite d’être marqué par les accidents, les aléas de la vie. Pas d’emprunt et pas d’empreinte. D’une façon générale, l’homme total  attend très peu de son entourage  si ce n’est en tant que récepteur de ce qu’il a à transmettre. Il est une force d’irrigation, un « Nil » avec ses crues cycliques, il est un principe phallique.
Tous les sept ans, selon nos travaux,  le monde a besoin de faire appel à un  homme total pour redémarrer, réenclencher un nouveau cycle dans de bonnes conditions. C’’est le moment de faire peau neuve, de se délester des anciennes habitudes qui n’auront pas été reconnues par l’homme total comme méritant de perdurer. En ce sens, l’homme total est le garant du système immunitaire de l’Humanité. .
Le risque est grand, de nos jours, que certaines sociétés n’aient plus concience du rôle vital de l’Homme total au nom d’une idéologie égalitaire, paritaire, qui conduirait à une décadence dans tous les domaines, tant scientifiques qu’artistiques.  Ces sociétés préférent vivre sur les acquis des siècles passés plutôt que de reconnaître la présence en leur sein de cette élite.
JHB 
10.07.13

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