jacques Halbronn La mention d’Israel dans les livres de prières hébraiques

Posté par nofim le 19 décembre 2021

jacques Halbronn  La  mention d’Israel  dans les livres de prières hébraiques 

 

 

Nous poursuivons notre enquete sur la présence du mot « Israel » dans le corpus biblique (Ancien et Nouveau Testaments réunis) par une étude de telles occurences dans les livres de prières hébraique, compte tenu du fait que ceux-ci notamment reprennent un certain nombre de psaumes. Nous nous servirons ci du « Siddour Yedid Nefesh » de l’AJTM (Association pour un judaisme traditionnel  et moderne)  « Prières pour le shabbat (2009) de mouvance « libérale ».

 

 

  Quelques observations  sur notre corpus : il est clair que le Juif  fidéle des services du Shabbat ne peut que s’identifier à la référence à Israel et notamment sur la base du Livre de l’Exode, à l’honneur, lors de la fête de Pessah (Pâques) Par ailleurs, le temps du Shabbat est très particulier car ce commandement concerne avant tous les serviteurs auquels il accorde un repos, revendication sociale qui se retrouvera sous le Front populaire de Léon Blum. Quelque part, le Shabbat est en effet fait pour les « Israélites », placés au service des Juifs lesquels ne sont pas exemptés du travail, ce qui renvoie aux Saturnales. Quand la bonne est de sortie, la patronne la remplace. Autrement dit, tout le service du Shabbat est conçu pour les Israelites, à commencer par le « Ecoute Israel » qui en est donné le moment central. On trouve en un seul endroit un passage qui met en vis à vis les deux « maisons » C’est la reprise du psaume 114 :

Psaume 114 « Quand Israel sortit d’Egypte, quand la maison de Jacob s ‘éloigna d’un peuple barbare, Juda devint son sanctuaire (Leqodsho), Israel fut son gouvernement (mimishlotav) ». Dans notre étude sur les psaumes, il est apparu que les Israelites avaient été placés sous la tutelle de la maison de Judah qui en devenait le pasteur, le gardien.

Nous  dirons que chaque fois que l’on a affaire à un texte, la question est de savoir à qui il s’adresse, pour qui il a été conçu. Cet ensemble, en grande partie, ne concerne pas les Juifs mais leur serviteurs auxquels le Shabbat est dédié pour mettre du  baume sur leur état subalterne.

 

 

 

 

Office du vendredi  soir

Barekhou et bénédictions  avant le Shema

« Tu aimes ton peuple Israel d’un amour éternel -(…) Ton amour envsers ton peuple Israel. 

En fait, l’hébreu du texte donne  Beyt Israel, la maison d’Israel dans le premier cas,  et « Amo Israel », son peuple Israel dans le second

 

Shema Israel Ecoute Israel,  l’Etren est notre Dieu, l’Eterne ( est Un  Ce texte est composé de passages du Pentateuque. Nombres 15  (A Moïse) : Parle aux enfants (fils) d’Israel

 

Emeth:  Et nous Israel sommes son Peuple (…)Celui qui a fait sortir son peuple Israel d’Egypte (référence au Livre de l’Exode)

Veshamrou:  Ce sera entre moi et les enfants d’Israel le signe d’une alliance éternelle.(Exode    31)

 

Amida    Accueille favorablement ton peuple Israel (.. qu’il t’agrée de bénir ton peuple Israel

 

Kaddish finale

Hâte la venue du Messie pour Israel (..) son peuple Israel

 Yom zé leYsisrael

Kiddoudh C’est Israel que tu as sanctifié  et à qui tu as donné avec amour  le jour saint du Shabbat

Prends en pitié, notre Dieu,  Israel ton peuple

 » Eternel  notre Dieu (…) le saint de Jacob, le guide d’Israel »

Office du samedi matin

Elohaï neshama   Sois loué  !eterne qui combles ton peuple Israel de grâce (…) Préserve  moi de l’agressivité (..) d’un plaideur difficile  que cette personne soit ou non un enfant d’Israel

Nous sommes le peuple de Jacob, ton fils, ton aîné (…) tu l’as nommé Israel et Yeshouroun

Ecoute Israel, l’Eterne est notre Dieu. Louez l’Eternel, le Dieu d’Israel

El Adone. « Seigneur (…)  qui as accordé à son peuple Israel le repos du jour sanctifié, le Shabbat

Shema Israel   Nombres:  15 A Moise « Parle aux enfants d’Israel »

 Emeth   Rocher de Jacob;  Rocher d’Israel

 Exode  XXXI  Les enfants d’Israel observeront le Shabbat (…) C’est à Isreel seul  que tu l’as donné (le Shabbat) C’est la descendance de Jacob que tu as choisie pour cela (…)Que tout Israel sanctifie ton nom en se reposant le Saint Shabbat

Accueille favorablement ton peuple Israel (…) maintiens ta présence sur Sion*

« Le souvenir de ton serviteur David (…) de ton peuple Israel

Shabbat de Hanouka:  La Grèce s’éleva contre ton peuple Israel

 Pendantt les dix jours de repentir  «   « Puissions nous et toute la maison d’Israel être inscrits dans le Livre de la Vie

 Psaume 114 quand Israel sortit d’Egypte, quand la maison de Jacob s ‘éloigna d’un peuple barbare, Juda devint son sanctuaire (Leqodsho), Israel fut son gouvernement (mimishlotav)

Psaume  115Israel, aies confiance en l’Eternel. (..) Maison d’Aaron, aies confiance (..) Le Seigneur bénit la maion d’Israel, la maison d’Aaron

Psaume  118  Sa mansuétude est éternelle. Qu’Israel le proclame!  Que la maison d’Aaron le proclame!

Kaddish Tiktabbal  Hate la venue du Messie, pour Israel (…) Que les prières de tout Israel soient excaucées (…) La paix sur nous , sur Israel

Sortie de la Torah  Loué soit celui qui a donné la Torah à Son peuple Israel

Présentation de la Torah  Voici la Torah que Moise  a placé devant les enfants d’Israell

Bénédiction pour les personnes appelées à la Torah.   Que l’Eternel le bénisse  (..) et tous ses frères d’Israel

Rentrée de la Torah  Il maintient la force de son peuple, l’honneur pour tous ses fidéles, pour les enfants d’Israel, peuple qui lui est cher »

Kaddish  final  Hate la venue du Messie, pour Israel

Kiddoush du samedi matin   Les enfants d’Israel observeront le Shabbat  (Exode XXXI) 

 

Publié dans HISTOIRE, judaîsme, Juifs, RELIGION, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Le mode de subdivision du cycle planétaire en astrologie

Posté par nofim le 18 décembre 2021

Jacques Halbronn  Le mode de subdivision du cycle planétaire en astrologie.  

 

 

Une question cruciale – c’est le cas de le dire – est bien celle de la division du cercle en astrologie.  On essaiera ici de passer en revue les diverses solutions en présence.   

 

I la division en 12 .   Il s’agit de considérer que toute planéte passe par  12 secteurs (signes, constellations, maisons) et cela donne chaque fois des variantes, des variations spécifiques. L’avantage, c’est que l’on n’a pas besoin de combiner avec une autre planéte (ou avec d’autres planétes comme dans l’indice cyclique avec ses 5 astres).

 

II La division selon les aspects. On prend deux planétes (ou une planéte et un point fixe (étoile par exemple) et l’on tient compte de la succession des aspects: 0°, 30°, 45°, 60°, 90°, 120°, 135°, 150°, 180° dans un sens et dans l’autre.  Chaque aspect a une interprétation  qui lui est propre, d’un autre ordre que celle du premier groupe étudié plus haut. L’inconvénient, c’ »est que cela ne donne pas des segments égaux: on a d’abord un intervalle de 30°, puis de 15°, puis de 15° encore, puis de 30°, et encore 30° et encore 30° et puis de 150 et encore 150 et enfin 30°  et cela repart dans l’autre sens, après l’opposition. 

 

III Le classement par triplicités et quadruplicités

C’est une variante du premier cas mais on ne tient pas compte de la symbolique des 12 signes  même si l’on continue à diviser en 12 signes égaux On s’en tient à un classement selon les Quatre Eléments.  Jean Pierre Nicola a proposé une qualification différente des 12 signes qui tient compte des Saisons 

 

IV  On peut aussi diviser le cercle en 8 comme le propose Patrice Guinard (Dominion, octotopos), ce qui  jouera sur l’interprétation cyclique.

 

 

V Le modéle  soli-lunaire et la division en deux. 

 

On a noté dans le cas n°2 que les aspects  au delà de 180° au lieu de croitre, décroissaient pour revenir vers 0°, ce qui crée un effet de symétrie que l’on retrouve avec le passage de la pleine lune (opposition des luminaires) vers la nouvelle lune suivante. On peut ainsi arriver à une structure à base 4 avec conjonction, carré, opposition, carré qui nous semble la mieux appropriée à l’étude d’un cycle à 2 planétes comme dans le cas de Saturne-Neptune ou dans celui de Soleil-Jupiter entre autres. 

 

VI La division en 4 temps pour une planéte seule.

 

Ici, il n’est pas question d’aspects entre deux planétes mais du passage d’une planéte donnée sur les axes équinoxiaux et solsticiaux. C’est le systéme proposé par Jacques Halbronn. Chacune des 4 périodes est de durée égale.  Mais comme dans le cas n°V, si l’on divise le cycle en 4, on n’a en fait que deux situations à étudier puisque les deux suivantes sont symétriques par rapport aux deux premières.

 

 

VII Le passage d’une planéte sur le seul point vernal.   

 

C’est un dispositif exposé par Jacques Halbronn dans l’Astrologie selon Saturne (1994) où l’on ne retient que le passage de la planéte aux alentours du °0° Bélier. L’inconvénient d’un tel dispositif est de ne pas envisager de dualité, de binarité au sein du cycle. Il n’y a qu’un rendez vous pour toute la durée de la révolution sidérale comme environ 30 ans pour Saturne.   

 

 

VIII Le cycle conjonctionnel et sa variante oppositionnelle. 

 

Cette approche ne tient compte que de la conjonction entre deux planétes. Dans le cas du cycle Saturne- Neptune, ce sera donc tous les 36 ans et l’on ne tiendra pas compte des aspects intermédiaires, pas même les carrés ou l’opposition comme dans le cas n° II. Une variante serait de s’en tenir à la conjonction et à l’opposition entre les deux planétes considérées. C’est ce qu’a proposé de faire André  Barbault en 1963, dans « 1964. la Crise mondiale de 1965″accordant une certaine importance à l’opposition qui se produirait en 1971, à mi parcours du cycle de 36 ans de Saturne-Neptune. Actuellement, il semble qu’Yves Lenoble ait opté pour l’approche exclusivement  conjonctionnelle, soit dans le cas du cycle Saturne Neptune un rendez vous prévisionnel tous les 36 ans sans alternative, lors du passage du carré ou de l’opposition. 

 

 

IX Le retour planétaire sur le thème de base .   

 

L’on peut   également préférer de ne suivre qu’une seule planéte avec ses aspects sur les divers points du thème natal (ou d’un thème astral quelconque). On parle de transit.

 

 

 

X L’indice de concentration planétaire/ indice cyclique. 

 

En 1967, Barbault a réactivé un dispositif envisagé par Gouchon consistant à tenir compte de la répartition dans le Zodiaque de 4 voire de 5 planétes, de Jupiter à Neptune ou à Pluton (‘découverte en 1930). Cette approche a l’inconvénient de ne pas permettre une division en périodes égales mais comporte une dualité, selon  que les conjonctions sont regroupées ou espacées.  L’avantage  est que cela donne un graphique assez parlant avec un haut et un bas.   

 

 

XI  L’approche sidéraliste

 

Le découpage s’opére selon des repèrs non saisonniers; Jacques Halbronn a proposé, à un certain moment, de tenir compte des rencontres d’une planéte avec les 4 étoiles fixes royales Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut.  L’on  peut aussi tenir compte de l’Ayanamsa (cf Patrice  Bouriche) ce qui implique de se servir d’une position stellaire figée une fois pour toutes, et ayant correspondu, à un certain stade, avec le point vernal, ne reposant pas sur la précession des équinoxes

 

 

 

 

On n’abordera pas ici la question de la validation prévisionnelle de ces diverses approches dont nous avons traité par ailleurs, pour certaines d’ »entre elles mais il nous apparait que le principe de la division en 4 s’impose ainsi que l’alternance de deux catégories, soit A-B-A-B

 

 

JHB  18 12 21 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn revient sur ses « Mathématiques Divinatoires », parues voilà près de 40 ans.

Posté par nofim le 18 décembre 2021

jacques  Halbronn  revient sur ses « Mathématiques Divinatoires », parues voilà près de 40 ans.   

Les Mathematiques Divinatoires.   de jacques halbronn  Format Broché

La préface de Jean Charles Pichon  décrit notre méthode de travail  qui consiste à refuser un fondement expérimental à une série de  savoirs. Lorsque l’on ne parvient plus à retrouver, à restituer les clés d’un dispositif, l’on est tenté de soutenir que l’on est parti d’observations, ce qui dispense de décrire les structures de celui-ci. Le probléme, c’est qu’une telle entreprise est susceptible de mettre en évidence la corruption d’un dispositif, ce qui vaut, plus généralement, pour la recherche des sources.(comme dans le cas du corpus Nostradamus) . Ce qu’il faut souligner, c’est que l’approche synchronique peut déboucher sur une avancée diachronique, c’est à dire à un état antérieur. C’est ainsi que le défaut de notre travail sur les « Dignités »-avec le recul du temps-  tient au fait que nous n’avions pas su signaler l’intrusion de Saturne, planéte qui sera rajoutée, quitte à supprimer deux positions assignées aux luminaires. En effet, Saturne a un rôle de curseur, il ne peut pas être au four et au moulin. Un tel rajout se retrouve dans le Livre de la Genése, avec un septiéme jour ajouté au IIe chapitre. L’idée d’associer 12 planétes aux 12 signes  ne nous parait plus tenir. Nous préferons celle d’un double sénaire. Signalons  en ce sens le dédoublement domiciles/exaltations. Nous avons montré qu’il convenait de les réunir en un seul et même ensemble/ En définitive, nous pensons que la seule planéte opérationnelle en astrologie est Saturne, à prendre comme curseur parcourant le Zodiaque en déterminant des phases. Autrement dit,  une seule planéte suffit quand elle passe par des états successifs. Tel est selon nous le vrai mode d’emploi qui s’était perdu en cours de route.  L’utilisation en astrologie contemporaine de planétes récemment découvertes, comme Neptune et Pluton nous apparait comme une déviance caractéristique liée à  un emprunt mal venu à l’astronomie, au nom du progrès.

Arrêtons -nous au chapitre intitulé « numérologie ». Nous y exposions la thèse selon laquelle les chiffres dont on se sert encore de nos jours seraient dérivés de la cursive hébraique  (pp. 158-159).  On sait que la forme attribuée aux nombres est prise des alphabets comme dans le cas des « chiffres romains ». Selon nous, la numérologie repose sur un ordre alphabétique altéré, ce qui met en question la « guématrie. La lettre « teith » a disparu de l’alphabet « latin » comme le montre la comparaison avec l’alphabet  hébraique. D’où le doublon  i/j. Subterfuge connu. 

En ce qui concerne le chapitre sur le Tarot (cf le tarot séphirotique, in revue L’Autre Monde), nous n’avions pas retrouvé l’origine des images des Arcanes supérieurs. Il fallait chercher du côté du Kalendrier et Compost des Bergiers. C’est ainsi que la Roue de fortune est celle des damnés dans le chapitre du Kalendrier voué à l’Enfer (cf notre étude in Revue Française  d’Histoire du Livre, sur les Livres d’heures. 

On aura compris que notre approche se veut archéologique, qu’elle entend exhumer des couches successives au coeur des « savoirs », ce qui permet d’en décrire la genése occultée. Il faut dire que nous avions à l’époque entrepris tout un travail en linguistique et nous avions appliqué notre méthode à la formation de l’anglais et du français. Cela aboutirait à deux mémoires en 1987 et 1989 (en ligne sur SCRIBD) dont le second s’intitule  Langue et Culture. Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques. Nous accordions une place importante à l’Erreur (cf notre Eloge (créativité) de l’erreur, Le Lierre et le Coudrier, 1990) liée notamment à la question de l’emprunt et de la transmission. L’erreur  tient notamment au fait que l’on est étranger à une certaine culture, d’où des malentendus. L’on en arrive à des syncrétismes, à des ensembles hybrides.   Il nous semble nécessaire d’éviter tout anachronisme en respectant le savoir accessible en un epoque donnée, dans un esprit anthropologique. Il nous semble  qu’il faille situer ces divers domaines dans le cadre d’une gouvernance, d’une organisation de la Société, ce qui exige une certaine transparence et cohèrence à la portée de tous. En ce sens, l’astrologie détone par rapport aux autres mancies en ce qu’elle n’a pas su en rester à son cadre traditionnel, se laissant happer, déborder par les avancées de l’astronomie, quitte à admettre une influence qui aurait échappé aux hommes depuis des millénaires, ce qui renverrait à  une téléologie, à une révélation (apocalypse) finale, ultime. 

 

 

 

JHB  18 12 21

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn La surenchère prévisionnelle de l’astrologie mondiale à la Barbault

Posté par nofim le 17 décembre 2021

Jacques Halbronn  La surenchère prévisionnelle de l’astrologie mondiale à la Barbault 

 

Quand nous lisons  sous la plume d’Yves Lenoble que la prochaine conjonction Saturne-Neptune sera d’une importance considérable vu que cette configuration n’a lieu que tous les 36 ans, il semble évident que l’on déraille complétement.  Il est clair que l’astrologie doit être un outil de gouvernement et que 36 ans, c’est du grand n’importe quoi. Alors, évidemment, l’on pourra  toujours affirmer que rien d’aussi « marquant » ne se sera produit entre 1989 et 2025 ou entre 1953 et 1989.  Coté statistique, c’est une démarche qui pose probléme en ce qu’elle raréfie les points de controle. Avec Saturne-Neptune revisité par Lenoble, on ne s’intéresse pas aux oppositions à mi-parcours, tous les 18 ans. Cela fait d’autant moins d’occasions de se tromper. IL fallait y penser. Avec le cycle de 36 ans, cela ne fait même pas trois controles par siècle: 

Il y a là un contre-sens majeur car l’unité cyclique de base est de 15 ans, soit un demi-cycle de Saturne, ce que l’on retrouve avec les 7 années grasses et les 7 années maigres de la Bible. Mais revenons sur ce que nous appelons une surenchère prévisionnelle sans parler de cette fi  au lieu de mettre en place une dialectique digne de ce nom avec deux cas de figure qui alternent.  xation sur un seul pays. Mais dans le cas Barbault, cela évite de préciser ce qui est attendu du moment que cela touche de près ou de loin à la Russie, que ce soit hyper favorable ou catastrophique, on ramasse la mise! Le grand défaut de cette approche est justement son manque de dualité. On est dans le marquant ou le pas marquant – ce qui reste une affaire d’appréciation au lieu de mettre en place une dialectique digne de ce nom avec deux cas de figure qui alternent.  JHB  17  12 21

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Génie et préscience, science infuse. Le rapport oral/écrit.

Posté par nofim le 17 décembre 2021

jacques  Halbronn  Génie et préscience, science infuse.

 

 

Ce que Descartes appelle le « bon sens » (Début  du Discours de la Méthode) est une notion assez mal définie.(cf ‘ L héritage cartésien : l’égalité épistémiq due’ par  Louise Marcil-Lacost). Nous faisons partie de ceux qui pensent que la formule est soit ironique, soit erronée, fondée sur une certaine illusion puisque nous associons le bon sens au génie.  Pour nous, le bon sens est lié à une forme de préscience, qui donnerait des antennes à certains, leur permettant de s’orienter dans le dédale des savoirs et des « sciences », tel un fil d’Ariane. Ceux qui seraient dépourvus de ce « bon sens » ne seraient pas en mesure de séparer le bon grain de l’ivraie, le vrai du faux, seraient comme des « égarés » (cf le Guide de Maimonides). Seuls quelques élus, au fond, auraient cette grâce que l’on appelle aussi science infuse, ce qui renvoie au subconscient ou à la Subconscience versus la Surconscience. (cf notre mémoire sur SCRIBD  Réforme et réenchantement, 2014)

Nous  choisirons l’image du lecteur de l’hébreu qui doit connaitre la langue avant d’avoir accés à l’écrit. Il ne déchiffrera que ce qu’il connait déjà, par avance. L’oral ici est la clé, l’antichambre de l’écrit.  Il est vrai que ce qui nous est transmis par l’écrit est susceptible d’avoir subi bien des altérations, des corruptions de toutes sortes, problématique qui en vérité aura été au coeur de nos recherches. Et le conseil des Evangiles quant au bon grain et à l’ivraie  ne nous dit pas comment procéder pour y parvenir, pas plus que ne le fait Descartes, d’ailleurs. Quelque part, la préscience implique un certain sentiment de « déjà vu », une familiarité avec le sujet abordé qui permet de s’y retrouver, de s’y repérer dans le temps et dans l’espace, dans la diachronie comme dans la synchronie. C’est tout un art de savoir reconstituer, réparer ( le Tikoun des Kabbalistes) et ce n’est pas donné à tout le monde même si personne ne se plaint de manquer d’un certain « flair ». (cf nos Mathématiques Divinatoires, préface de Jean Charles Pichon, 1983). Le structuralisme  implique  probablement de telles dispositions d’esprit. Celui qui n’est pas « doué » est condamné pathétiquement  à une certaine vanité de ses entreprises et tentatives. Pour nous la philosophie s’inscrit dans une certaine quéte maieutique  de « vérité » (sophia)  mais l’on sait que « les grands esprits se rencontrent. »Nos avons pu remarquer que nous sommes inégaux dans notre aptitude à connecter, à croiser les données dont nous disposons et cela tient notamment à une certaine rigidité du langage, de la pensée chez ceux qui  sont privés de génie, du fait d’un manque de fluidité. Ils ne font assez marcher leurs méniges, faire remuer leur « matière grise ».

Pour en revenir au langage (cher à Chomsky), nous dirons que la langue française parlée comme il faut -et non écrite est propice  à développer l’intelligence en raison même de son économie de moyens, de son abstraction. Nous pensons notamment à ce sens de l’enchainement des mots, des liaisons, des apostrophes, qui exige une écoute très pointue  de l’auditeur, une forte concentration et en ce sens, notamment à la radio. Cela contraint l’auditeur à faire appel à toutes ses ressources pour décoder ce qu’il entend, ce qui exige en fait qu’il sache déjà, par avance, ce qui est en train d’être dit; ce qui nous raméne à l’idée de prescience, ce dont le nouveau né doit certainement être pourvu, lui qui ne peut s’aider des béquilles de l’écrit. A contrario, celui qui a trop pris l’habitude de lire risque fort de tarir  une certaine forme d’inspiration et donc d’improvisation… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  17 12 21

 

 

 

 

Publié dans Conscience, génie, Juifs, leader, leaders | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Le printemps arabe et la période équinoxiale de Saturne. 2011

Posté par nofim le 17 décembre 2021

 

jacques  Halbronn   Le printemps arabe  et la période équinoxiale de Saturne. 2011

 

 

Notre propos, ici, vise à illustrer notre idée de ce que nous qualifions d’équinoxialité  en Astrologie EXOLS.

 

Wikipedia;

« Le « Printemps arabe » est un ensemble de contestations populaires, d’ampleur et d’intensité très variable, qui se produisent dans de nombreux pays du monde arabe à partir de décembre 2010. L’expression de « Printemps arabe » fait référence au « Printemps des peuples » de 1848 auquel il a été comparé, tout comme le Printemps de Prague.  »

Lorsque démarre ce phénoméne, Saturne est passé depuis peu sur l’axe équinoxial, à 0° balance, avec certaines rétrogradations habituelles.(cf dame de tréflle.ephémérides)  Cette vague va recouvrir le monde arabe de bout en bout, par delà les frontières étatiques. En 2026, quinze ans après, à toutes fins utiles, il va falloir s’attendre, peu ou prou, à une dynamique comparable qu’il convient de distinguer de celle qui aura présidé en 1989, en phase solsticiale, sur l’axe cancer-capricorne, étant entendu que cela peut se produire sous les latitudes les plus diverses comme il ressort d’une rétrospective historique. On pense à ce qui s’est passé pendant la Seconde Guerre mondiale, avec Saturne passant sur le dit axe bélier-balance, 70 ans plus tôt, soit dix cycles de Saturne, le multiplicateur pair (10)  indiquant une situation comparable et le multiplicateur impair une situation en sens inverse. Cela vaut aussi pour 1951 et la création de la Communauté européenne des Six, 60 ans avant 2011 ou encore pour 1981  et l’arrivée de Mitterrand au pouvoir, 30 ans auparavant. On pense à 1967  et à la Guerre des Six Jours, dans la région  43 ans avant 2010, début du dit printemps arabe (soit 6×7 =42)

Or, ce qui caractérise ces différents moments, entre 1941 et 2011, c’est la relative faiblesse  de la résistance, de la réaction au mouvement enclenché, ce qui ressort précisément quand on passe à la phase solsticiale subséquente, par contraste. Nous pensons à l’image d’ anti-corps, de défenses immunitaires qui laissent plus facilement passer l’intrusion,  laissent pénétrer le facteur étranger  en phase équinoxiale. On pourrait parler d’une phase passive. On pourrait parler de « soft power » pour définir l’équinoxialité. Inversement, dès que Saturne passe sur l’axe solsticial, le climat change radicalement  comme ce fut le cas en 1989.  La question n’est pas tant qu’il y a « révolte » car il importe de préciser le contexte en distinguant les révoltes qui rencontrent une résistance et celles qu’on laisse plus ou moins s’exprimer, se manifester, par une sorte de laxisme ou de défaitisme. Il y a toutes sortes de révoltes comme toutes sortes de guerres (civile, de libération, de conquéte etc). IL est clair que l’astrologie EXOLS peut se  révéler stratégiquement d’une grande utilité. C’est ainsi qu’en 2001, l’attaque des Twin Towers s’effectua en phase équinoxiale et l’on mit cela sur le compte d’une certaine incurie des services censés veiller à la sureté du territoire étatsunien. On pense aussi à la Seconde Guerre d’Irak, en 2003, qui vit la France se démarquer de l’entreprise, en phase solsticiale, rompant ainsi un certain consensus avec les USA.

 On touche là à l’épistémologie  de  la « science politique ». 

 

 JHB  17 12  21

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Portée de la référence à Israel dans les psaumes. Le psaume 81

Posté par nofim le 17 décembre 2021

Jacques  Halbronn   Portée  de la  référence à Israel  dans les psaumes. 

 

 

 

 

Nous avons souligné la présence étonnante de la mention du mot Israel dans le Pentateuque et notamment dans le Livre de l’Exode en mettant cela sur le compte d’un syncrétisme qui aura brouillé les pistes et les références dans l’esprit des Juifs, victimes d’une synonymie de mauvais aloi puisque de nos jours, on parlera indifféremment du « peuple juif  » et d’Israel, par delà la question du nom du nouvel Etat « hébreu », autre synonyme également problématique.

Cette référence se retrouve, sous une autre forme, dans les Livres des Prophétes comme ceux d’Ezékiel et de Jérémie. Mais cela ne s’arrête pas là  puisque lorsque nous avons voulu faire un sondage à propos des Psaumes, lesquels sont classés dans le troisiéme volet de l’Ancien Testament, les Hagiographes;nous n’avons pu que constater les effets de ce processus d’israélisation en maint passage.C’est ce qui constituera la substance de la présente étude en rappelant qu’à la mort de Salomon, un Royaume dit d’Israel s’était déclaré réunissant dix des douze tribus dans des conditions que nous avons décrites ailleurs, à savoir notamment que ces 10 tribus rassemblaient en réalité des populations d’une autre origine, asservies, vassalisées par la royauté davidienne. Dans les Psaumes, l’on trouvera l’expression  berger et troupeau pour désigner une situation respectivement de domination et de servitude, le berger étant Judah et le troupeau qui lui est soumis, dont il a la garde-l’image du pasteur est récurrente dans le Nouveau Testament- Israel-Ephraim, en raison de ses fautes.

 

Ces psaumes jouent un rôle important dans la liturgie hebdomadaire de la  vie  juive comme cela ressort de l’étude des livres de prières.  Nous aborderons, dans un premier temps,les psaumes dans l’ordre habituel. Nous avons mis entre crochets la présentation  proposée par la Bible de la Société biblique de Genéve. Rappelons que les formes Ephraim, Jacob et Joseph renvoient au Royaume d’Israel.  Il nous a semblé utile de souligner à quel point certains psaumes constituaient comme une sorte de commentaire du Livre de l’Exode, se référant notamment aux plaies d’Egypte. On retrouve la  formule « Ecoute Israel » au psaume 81.

On y trouve une référence marquée à la disgrâce d’Israel et à sa soumission subséquente à la maison de Judah. Cela vient confirmer notre thèse selon laquelle c’est tout l’Ancien Testament qui tourne autour de la maison d’Israel.(cf notre étude du Pentateuque et celle des Livres Prophétiques) et l’on ne sera pas surpris, dès lors, de voir un tel ensemble associé au Nouveau Testament, dès lors que ce dernier s’adresse avant tout, selon nous, à la dite maison d’Israel, aux « descendants de Jacob’(surnommé Israël) c’est le « Zérah Israel », la semence d’Israel (Psaume 22). Cette formule se retrouve dans une structurel appelée ainsi et qui précise que -Zera Israël est  » une catégorie légale dans la halakha ou la loi religieuse juive qui désigne les descendants de sang de Juifs qui, pour une raison ou une autre, ne sont pas légalement d’ethnie juive selon des critères religieux ».

. On peut même se demander s’il a jamais  existé un texte paralléle qui soit le fait de la maison de Judah. Rappelons cette formule attribuée à Jésus : « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel. En fait,  ces textes s’adressent aux « descendants de Jacob qui avaient gardé encore du temps de Jésus conscience de leurs origines. C’est ce Zérah Israel que ciblait Jésus.

Au psaume 22 , on retrouve en gros la formule mise dans la bouche de Jésus sur la croix

 

ב  אֵלִי אֵלִי, לָמָה עֲזַבְתָּנִי;    רָחוֹק מִישׁוּעָתִי, דִּבְרֵי שַׁאֲגָתִי. 2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné, loin de me porter secours, d’entendre mes paroles suppliantes?

 

 

Liste  des Psaumes qui comportent au moins une mention d’Israel:

 

 

 

Psaume 21 verset 24   » Vous qui craignez l’Eternel, louez-le. Vous tous, descendants de Jacob, honorez-le. Tremblez devant lui, vous tous descendants d’Israël/ En effet, il ne méprise pas, il ne repousse pas le malheureux »

 

Psaume 44  [Prière d'Israel opprimé]  Ordonne la délivrance de Jacob.

 

Psaume 69  v. 27:  Bénissez Dieu dans les assemblées, bénissez le seigneur, descendants d’Israel (…) Voilà Benjamin, le plus jeune, qui domine sur eux »

 

Psaume 78  [Fidélité de Dieu au cours  de l'histoire d'Israël ]

verset 5  et seq  : Il a établi un témoignage en Jacob, il a mis une loi en Israel  (…) Les hommes d’Ephraim armés de leur arc ont tourné le dos le jour du combat. Ils n’ont pas gardé l’alliance de Dieu, ils ont refusé de se conformer à sa Loi. (..) Dieu a durement rejeté Israel (..) il a rejeté la tente de Joseph, il n’a pas choisi la tribu d’Ephraim mais il a choisi la tribu de Judah (..) Il a choisi David son serviteur (…) pour faire de lui le berger de Jacob, son peuple d’Israël

 

Psaume 80  [Plaidoyer pour la restauration d'Israel"]

Prête l’oreille, berger d’Israel, toi qui conduis Joseph comme un troupeau. Devant Ephraim, Benjamin et Manassé(..) viens à notre secours

 

 

Psaume 81   

Ecoute mon peuple et je t’avertirai Israel si seulement tu m’écoutais (…) Si seulement mon peuple m’écoutait, si seulement Israel marchait dans mes voies (..) Le bonheur d’Israel durerait toujours »

 

Psaume 83 [ Prière contre les ennemis d'Israel]   Venez, disent-ils (…) qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israel

 

Psaume 89  Notre roi  appartient au Saint d’Israel 

 

Psaume 105.  [La fidélité de Dieu envers Israel]

 

Psaume 106 [L'infidélité d'Israel et la fidélité de Dieu]  

 Nos ancétres en Egypte n’ont pas compris tes miracles

 

 

Psaume 114  Quand Israel est sorti d’Egypte, quand la famille de Jacob s’est éloignée d’un peuple étranger, Juda est devenu le sanctuaire de Dieu, Israel a été son domaine. (…) Tremble donc, terre, devant le Seigneur,, devant le dieu de Jacob. 

 

Psaume 115  Israel confie toi en l’Eternel (…) L’Eternel se souviendra de nous, il bénira la communauté d’Israel.

 

Psaume 118 Louez l’Eternel car il est bon (..) Qu’Israel le dise. Il bénira la communauté d’Israel

 

Psaume 126  [Prière pour la restauration d'Israel]

 

Psaume 128   L’Eternel te bénira de Sion  et tu verras le bonheur de Jérusalem (…)Que la paix soit sur Israel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 ANNEXE

On  s’intéressera tout particulièrement aux psaumes 78  et 81 que nous aborderons en présence du texte hébreu:

 


 

 

 Psaume  81 Nous reproduisons ce psaume en entier:

 

 

 

א  לַמְנַצֵּחַ עַל-הַגִּתִּית לְאָסָף. 1 Au chef des chantres. Sur la Ghitit. D’Assaph.
ב  הַרְנִינוּ, לֵאלֹהִים עוּזֵּנוּ;    הָרִיעוּ, לֵאלֹהֵי יַעֲקֹב. 2 Célébrez Dieu, notre force, acclamez le Dieu de Jacob!
ג  שְׂאוּ-זִמְרָה, וּתְנוּ-תֹף;    כִּנּוֹר נָעִים עִם-נָבֶל. 3 Chantez des hymnes, faites retentir le tambourin, la harpe suave ainsi que le luth,
ד  תִּקְעוּ בַחֹדֶשׁ שׁוֹפָר;    בַּכֵּסֶה, לְיוֹם חַגֵּנוּ. 4 sonnez le Chofar à la nouvelle lune, au jour fixé pour notre solennité.
ה  כִּי חֹק לְיִשְׂרָאֵל הוּא;    מִשְׁפָּט, לֵאלֹהֵי יַעֲקֹב. 5 Car c’est une loi en Israël, une coutume en l’honneur du Dieu de Jacob;
ו  עֵדוּת, בִּיהוֹסֵף שָׂמוֹ–    בְּצֵאתוֹ, עַל-אֶרֶץ מִצְרָיִם;
שְׂפַת לֹא-יָדַעְתִּי    אֶשְׁמָע.
6 c’est un témoignage qu’il établit dans Joseph, quand il marcha contre l’Egypte. J’entendis alors des accents inconnus pour moi…
ז  הֲסִירוֹתִי מִסֵּבֶל שִׁכְמוֹ;    כַּפָּיו, מִדּוּד תַּעֲבֹרְנָה. 7 J’ai déchargé du fardeau son épaule, ses mains sont affranchies du lourd panier.
ח  בַּצָּרָה קָרָאתָ,    וָאֲחַלְּצֶךָּ:
אֶעֶנְךָ, בְּסֵתֶר רַעַם;    אֶבְחָנְךָ עַל-מֵי מְרִיבָה סֶלָה.
8 Dans la détresse tu as appelé, et je t’ai délivré, je t’ai exaucé du sein mystérieux de la foudre, je t’ai éprouvé auprès des eaux de Meriba. Sélah!
ט  שְׁמַע עַמִּי, וְאָעִידָה בָּךְ;    יִשְׂרָאֵל, אִם-תִּשְׁמַע-לִי. 9  »Ecoute, mon peuple, je veux t’adjurer; ô Israël, puisses-tu m’écouter!
י  לֹא-יִהְיֶה בְךָ, אֵל זָר;    וְלֹא תִשְׁתַּחֲוֶה, לְאֵל נֵכָר. 10 Qu’il n’y ait pas chez toi de divinité étrangère, ne te prosterne pas devant un dieu du dehors.
יא  אָנֹכִי, יְהוָה אֱלֹהֶיךָ–    הַמַּעַלְךָ, מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם;
הַרְחֶב-פִּיךָ,    וַאֲמַלְאֵהוּ.
11 Je suis, moi, l’Eternel, ton Dieu qui t’ai tiré du pays d’Egypte. Ouvre largement ta bouche et je la remplirai. »
יב  וְלֹא-שָׁמַע עַמִּי לְקוֹלִי;    וְיִשְׂרָאֵל, לֹא-אָבָה לִי. 12 Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix, Israël a refusé de m’obéir.
יג  וָאֲשַׁלְּחֵהוּ, בִּשְׁרִירוּת לִבָּם;    יֵלְכוּ, בְּמוֹעֲצוֹתֵיהֶם. 13 Je les ai donc abandonnés à l’entraînement de leur cœur, ils suivirent leurs propres inspirations.
יד  לוּ–עַמִּי, שֹׁמֵעַ לִי;    יִשְׂרָאֵל, בִּדְרָכַי יְהַלֵּכוּ. 14 Ah! si mon peuple voulait m’écouter, Israël marcher dans mes voies,
טו  כִּמְעַט, אוֹיְבֵיהֶם אַכְנִיעַ;    וְעַל צָרֵיהֶם, אָשִׁיב יָדִי. 15 bien vite, je dompterais leurs ennemis, je ferais peser ma main sur leurs adversaires.
טז  מְשַׂנְאֵי יְהוָה, יְכַחֲשׁוּ-לוֹ;    וִיהִי עִתָּם לְעוֹלָם. 16 Ceux qui haïssent l’Eternel ramperaient devant lui, mais leur bonheur, à eux, durerait toujours.
יז  וַיַּאֲכִילֵהוּ, מֵחֵלֶב חִטָּה;    וּמִצּוּר, דְּבַשׁ אַשְׂבִּיעֶךָ. 17 Il les nourrirait de la mœlle du froment, et les rassasierait avec le miel des rochers.

 

 

 On note que les commentateurs chrétiens font un amalgame  entre Israël et le peuple juif.  Il est vrai que le Livre de l’Exode est tout entier centré sur les « Benei Israel », et ce dès le premier verset. Ici, la synonymie joue à plein son role nocif chez ceux dont la langue – c’est le cas de l’anglais- habitue les esprits à une telle pratique. Pourtant dans certains psaumes, la maison de Judah est clairement distincte de celle d’Ephraim comme dans le psaume 78 qui précéde de peu qui nous produisons ci -dessous;

 

 Psaume  78

א  מַשְׂכִּיל, לְאָסָף:
הַאֲזִינָה עַמִּי, תּוֹרָתִי;    הַטּוּ אָזְנְכֶם, לְאִמְרֵי-פִי.
1 Maskîl d’Assaph. Ecoute, ô mon peuple, mon enseignement, prête l’oreille aux paroles de ma bouche.
ב  אֶפְתְּחָה בְמָשָׁל פִּי;    אַבִּיעָה חִידוֹת, מִנִּי-קֶדֶם. 2 J’ouvre les lèvres pour des sentences poétiques, j’énonce des aphorismes venant des temps anciens.
ג  אֲשֶׁר שָׁמַעְנוּ, וַנֵּדָעֵם;    וַאֲבוֹתֵינוּ, סִפְּרוּ-לָנוּ. 3 Ce que nous connaissons pour l’avoir entendu, ce que nos pères nous ont raconté,
ד  לֹא נְכַחֵד, מִבְּנֵיהֶם–    לְדוֹר אַחֲרוֹן, מְסַפְּרִים תְּהִלּוֹת יְהוָה;
וֶעֱזוּזוֹ וְנִפְלְאֹתָיו,    אֲשֶׁר עָשָׂה.
4 nous ne le laissons pas ignorer à leurs descendants; à la génération la plus reculée nous voulons raconter les œuvres glorieuses de l’Eternel, sa puissance et les merveilles qu’il a accomplies.
ה  וַיָּקֶם עֵדוּת, בְּיַעֲקֹב,    וְתוֹרָה, שָׂם בְּיִשְׂרָאֵל:
אֲשֶׁר צִוָּה, אֶת-אֲבוֹתֵינוּ–    לְהוֹדִיעָם, לִבְנֵיהֶם.
5 Il a établi un code dans Jacob, institué une loi en Israël; et il ordonna à nos pères de les enseigner à leurs enfants,
ו  לְמַעַן יֵדְעוּ, דּוֹר אַחֲרוֹן–בָּנִים יִוָּלֵדוּ;    יָקֻמוּ, וִיסַפְּרוּ לִבְנֵיהֶם. 6 pour que la génération future soit mise au courant, pour que les enfants qui viendraient à naître se lèvent [et à leur tour] en instruisent leurs fils.
ז  וְיָשִׂימוּ בֵאלֹהִים, כִּסְלָם:    וְלֹא יִשְׁכְּחוּ, מַעַלְלֵי-אֵל; וּמִצְוֺתָיו יִנְצֹרוּ. 7 Qu’ils mettent donc leur confiance en Dieu, se gardent d’oublier les hauts faits du Tout-Puissant, et observent ses prescriptions!
ח  וְלֹא יִהְיוּ, כַּאֲבוֹתָם–    דּוֹר, סוֹרֵר וּמֹרֶה:
דּוֹר, לֹא-הֵכִין לִבּוֹ;    וְלֹא-נֶאֶמְנָה אֶת-אֵל רוּחוֹ.
8 Et qu’ils ne soient pas, comme leurs ancêtres, une génération insoumise et rebelle, une génération au cœur inconstant et à l’esprit non sincèrement fidèle à Dieu.
ט  בְּנֵי-אֶפְרַיִם, נוֹשְׁקֵי רוֹמֵי-קָשֶׁת;    הָפְכוּ, בְּיוֹם קְרָב. 9 Les fils d’Ephraïm, armés de l’arc, habiles tireurs, ont tourné le dos au jour du combat!
י  לֹא שָׁמְרוּ, בְּרִית אֱלֹהִים;    וּבְתוֹרָתוֹ, מֵאֲנוּ לָלֶכֶת. 10 Ils ont répudié l’alliance de Dieu et refusé de suivre sa loi.
יא  וַיִּשְׁכְּחוּ עֲלִילוֹתָיו;    וְנִפְלְאוֹתָיו, אֲשֶׁר הֶרְאָם. 11 Ils ont oublié ses grandes œuvres et ses merveilles, dont il les avait rendus témoins.
יב  נֶגֶד אֲבוֹתָם, עָשָׂה פֶלֶא;    בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם שְׂדֵה-צֹעַן. 12 Sous les yeux de leurs pères il accomplit des prodiges, sur la terre d’Egypte, dans les champs de Çoân.
יג  בָּקַע יָם, וַיַּעֲבִירֵם;    וַיַּצֶּב-מַיִם כְּמוֹ-נֵד. 13 Il fendit la mer pour leur ouvrir un passage, fit se dresser les ondes comme une digue.
יד  וַיַּנְחֵם בֶּעָנָן יוֹמָם;    וְכָל-הַלַּיְלָה, בְּאוֹר אֵשׁ. 14 Le jour, il les dirigeait au moyen de la nuée, et toute la nuit, par l’éclat du feu.
טו  יְבַקַּע צֻרִים, בַּמִּדְבָּר;    וַיַּשְׁקְ, כִּתְהֹמוֹת רַבָּה. 15 Il entrouvrit des roches dans le désert, et offrit à leur soif des flots abondants.
טז  וַיּוֹצִא נוֹזְלִים מִסָּלַע;    וַיּוֹרֶד כַּנְּהָרוֹת מָיִם. 16 Il fit jaillir des torrents du granit et couler les eaux comme des fleuves.
יז  וַיּוֹסִיפוּ עוֹד, לַחֲטֹא-לוֹ–    לַמְרוֹת עֶלְיוֹן, בַּצִּיָּה. 17 Mais ils continuèrent à pécher contre lui, à s’insurger contre le Très-Haut dans ces régions arides.
יח  וַיְנַסּוּ-אֵל בִּלְבָבָם–    לִשְׁאָל-אֹכֶל לְנַפְשָׁם. 18 Au fond de leur cœur, ils mirent Dieu à l’épreuve, en demandant une nourriture selon leur goût.
יט  וַיְדַבְּרוּ, בֵּאלֹהִים:    אָמְרוּ, הֲיוּכַל אֵל–לַעֲרֹךְ שֻׁלְחָן, בַּמִּדְבָּר. 19 Ils tinrent des propos contre Dieu, disant:
כ  הֵן הִכָּה-צוּר, וַיָּזוּבוּ מַיִם–    וּנְחָלִים יִשְׁטֹפוּ:
הֲגַם-לֶחֶם, יוּכַל תֵּת;    אִם-יָכִין שְׁאֵר לְעַמּוֹ.
20  »Dieu pourra-t-il dresser une table dans le désert? Sans doute il a frappé un rocher, et les eaux ont jailli, des torrents se sont précipités: pourra-t-il aussi donner du pain? Sera-t-il capable d’apprêter de la viande à son peuple? »
כא  לָכֵן, שָׁמַע יְהוָה–    וַיִּתְעַבָּר:
וְאֵשׁ, נִשְּׂקָה בְיַעֲקֹב;    וְגַם-אַף, עָלָה בְיִשְׂרָאֵל.
21 C’est pourquoi l’Eternel, les ayant entendus, s’irrita; un feu s’alluma contre Jacob, et sa colère s’éleva contre Israël,
כב  כִּי לֹא הֶאֱמִינוּ, בֵּאלֹהִים;    וְלֹא בָטְחוּ, בִּישׁוּעָתוֹ. 22 parce qu’ils n’avaient pas eu foi en Dieu, ni témoigné de leur confiance en son secours.
כג  וַיְצַו שְׁחָקִים מִמָּעַל;    וְדַלְתֵי שָׁמַיִם פָּתָח. 23 Il commanda aux nuages d’en haut, et ouvrit les portes du ciel.
כד  וַיַּמְטֵר עֲלֵיהֶם מָן לֶאֱכֹל;    וּדְגַן-שָׁמַיִם, נָתַן לָמוֹ. 24 Il fit pleuvoir sur eux de la manne comme nourriture, et leur octroya du blé céleste.
כה  לֶחֶם אַבִּירִים, אָכַל אִישׁ;    צֵידָה שָׁלַח לָהֶם לָשֹׂבַע. 25 Tous eurent à manger de ce pain de délices: il leur avait envoyé des vivres à satiété.
כו  יַסַּע קָדִים, בַּשָּׁמָיִם;    וַיְנַהֵג בְּעֻזּוֹ תֵימָן. 26 [Puis] il abattit le vent d’Est sous les cieux, et sa puissance déchaîna le vent du Midi.
כז  וַיַּמְטֵר עֲלֵיהֶם כֶּעָפָר שְׁאֵר;    וּכְחוֹל יַמִּים, עוֹף כָּנָף. 27 Il fit pleuvoir sur eux de la viande dru comme la poussière, des oiseaux ailés [nombreux] comme le sable de la mer;
כח  וַיַּפֵּל, בְּקֶרֶב מַחֲנֵהוּ;    סָבִיב, לְמִשְׁכְּנֹתָיו. 28 il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs tentes.
כט  וַיֹּאכְלוּ וַיִּשְׂבְּעוּ מְאֹד;    וְתַאֲוָתָם, יָבִא לָהֶם. 29 Ils mangèrent et furent pleinement rassasiés: il leur accorda l’objet de leur convoitise.
ל  לֹא-זָרוּ מִתַּאֲוָתָם;    עוֹד, אָכְלָם בְּפִיהֶם. 30 Eux n’avaient pas encore assouvi leur désir, la nourriture était encore dans leur bouche,
לא  וְאַף אֱלֹהִים, עָלָה בָהֶם,    וַיַּהֲרֹג, בְּמִשְׁמַנֵּיהֶם;
וּבַחוּרֵי יִשְׂרָאֵל    הִכְרִיעַ.
31 que la colère de Dieu s’éleva contre eux; il en décima les plus vigoureux et coucha à terre les gens d’élite en Israël.
לב  בְּכָל-זֹאת חָטְאוּ-עוֹד;    וְלֹא-הֶאֱמִינוּ, בְּנִפְלְאוֹתָיו. 32 Malgré cela ils péchèrent encore, et n’ajoutèrent point foi à ses merveilles.
לג  וַיְכַל-בַּהֶבֶל יְמֵיהֶם;    וּשְׁנוֹתָם, בַּבֶּהָלָה. 33 Il mit donc fin à leurs jours par un souffle, à leurs années par des coups soudains.
לד  אִם-הֲרָגָם וּדְרָשׁוּהוּ;    וְשָׁבוּ, וְשִׁחֲרוּ-אֵל. 34 Quand il les faisait ainsi périr, ils le recherchaient; venant à résipiscence, ils se mettaient en quête de Dieu.
לה  וַיִּזְכְּרוּ, כִּי-אֱלֹהִים צוּרָם;    וְאֵל עֶלְיוֹן, גֹּאֲלָם. 35 Alors ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, le Dieu suprême leur libérateur.
לו  וַיְפַתּוּהוּ בְּפִיהֶם;    וּבִלְשׁוֹנָם, יְכַזְּבוּ-לוֹ. 36 Ils l’amadouaient avec leur bouche, en paroles ils lui offraient des hommages menteurs,
לז  וְלִבָּם, לֹא-נָכוֹן עִמּוֹ;    וְלֹא נֶאֶמְנוּ, בִּבְרִיתוֹ. 37 mais leur cœur n’était pas de bonne foi à son égard; ils n’étaient pas sincèrement attachés à son alliance.
לח  וְהוּא רַחוּם, יְכַפֵּר עָוֺן–    וְלֹא-יַשְׁחִית:
וְהִרְבָּה, לְהָשִׁיב אַפּוֹ;    וְלֹא-יָעִיר, כָּל-חֲמָתוֹ.
38 Mais lui, plein de miséricorde, pardonne les fautes, pour ne pas consommer des ruines; bien souvent il laisse sa colère s’apaiser, et n’a garde de déchaîner tout son courroux.
לט  וַיִּזְכֹּר, כִּי-בָשָׂר הֵמָּה;    רוּחַ הוֹלֵךְ, וְלֹא יָשׁוּב. 39 Il se souvint donc que c’étaient de faibles créatures, un souffle qui s’évanouit sans retour.
מ  כַּמָּה, יַמְרוּהוּ בַמִּדְבָּר;    יַעֲצִיבוּהוּ, בִּישִׁימוֹן. 40 Que de fois ils s’insurgèrent contre lui dans le désert et l’offensèrent dans ces lieux solitaires!
מא  וַיָּשׁוּבוּ וַיְנַסּוּ אֵל;    וּקְדוֹשׁ יִשְׂרָאֵל הִתְווּ. 41 Ils revenaient sans cesse à la charge, mettant à l’épreuve le Tout-Puissant, et défiant le Saint d’Israël.
מב  לֹא-זָכְרוּ אֶת-יָדוֹ;    יוֹם, אֲשֶׁר-פָּדָם מִנִּי-צָר. 42 Ils étaient oublieux de sa puissance, oublieux du jour où il les délivra de l’ennemi;
מג  אֲשֶׁר-שָׂם בְּמִצְרַיִם, אֹתוֹתָיו;    וּמוֹפְתָיו, בִּשְׂדֵה-צֹעַן. 43 car il fit éclater ses prodiges en Egypte, et ses miracles dans les champs de Çoân.
מד  וַיַּהֲפֹךְ לְדָם, יְאֹרֵיהֶם;    וְנֹזְלֵיהֶם, בַּל-יִשְׁתָּיוּן. 44 Il changea en sang leurs fleuves, et leurs cours d’eau ne furent plus potables.
מה  יְשַׁלַּח בָּהֶם עָרֹב, וַיֹּאכְלֵם;    וּצְפַרְדֵּעַ, וַתַּשְׁחִיתֵם. 45 Il lança contre eux des bêtes malfaisantes pour les dévorer, des grenouilles pour les ruiner.
מו  וַיִּתֵּן לֶחָסִיל יְבוּלָם;    וִיגִיעָם, לָאַרְבֶּה. 46 Il livra leurs plantations aux locustes, et le produit de leur travail aux sauterelles.
מז  יַהֲרֹג בַּבָּרָד גַּפְנָם;    וְשִׁקְמוֹתָם, בַּחֲנָמַל. 47 Par la grêle il fit périr leurs vignes, et leurs sycomores par les giboulées.
מח  וַיַּסְגֵּר לַבָּרָד בְּעִירָם;    וּמִקְנֵיהֶם, לָרְשָׁפִים. 48 Il abandonna leur bétail en proie à la grêle, et leurs troupeaux aux ravages de la foudre.
מט  יְשַׁלַּח-בָּם, חֲרוֹן אַפּוֹ–עֶבְרָה וָזַעַם וְצָרָה;    מִשְׁלַחַת, מַלְאֲכֵי רָעִים. 49 Il lâcha sur eux le feu de sa colère, courroux, malédiction et fléaux, tout un essaim d’anges malfaisants.
נ  יְפַלֵּס נָתִיב, לְאַפּוֹ:    לֹא-חָשַׂךְ מִמָּוֶת נַפְשָׁם; וְחַיָּתָם, לַדֶּבֶר הִסְגִּיר. 50 Il donna libre cours à sa colère, ne les préserva pas eux-mêmes de la mort, mais les fit succomber, victimes de la peste.
נא  וַיַּךְ כָּל-בְּכוֹר בְּמִצְרָיִם;    רֵאשִׁית אוֹנִים, בְּאָהֳלֵי-חָם. 51 Il frappa tout premier-né en Egypte, les prémices de leur vigueur dans les tentes de Cham.
נב  וַיַּסַּע כַּצֹּאן עַמּוֹ;    וַיְנַהֲגֵם כַּעֵדֶר, בַּמִּדְבָּר. 52 Il mit en marche son peuple comme des brebis, et les conduisit comme un troupeau dans le désert.
נג  וַיַּנְחֵם לָבֶטַח, וְלֹא פָחָדוּ;    וְאֶת-אוֹיְבֵיהֶם, כִּסָּה הַיָּם. 53 Il les fit avancer en sécurité, sans qu’ils eussent rien à craindre, alors que la mer s’était refermée sur leurs ennemis.
נד  וַיְבִיאֵם, אֶל-גְּבוּל קָדְשׁוֹ;    הַר-זֶה, קָנְתָה יְמִינוֹ. 54 Il les amena sur son saint territoire, sur cette montagne acquise par sa droite.
נה  וַיְגָרֶשׁ מִפְּנֵיהֶם, גּוֹיִם–    וַיַּפִּילֵם, בְּחֶבֶל נַחֲלָה;
וַיַּשְׁכֵּן בְּאָהֳלֵיהֶם,    שִׁבְטֵי יִשְׂרָאֵל.
55 Il chassa des peuplades devant eux, leur en distribua le pays par lots héréditaires, et établit dans leurs tentes les tribus d’Israël.
נו  וַיְנַסּוּ וַיַּמְרוּ, אֶת-אֱלֹהִים עֶלְיוֹן;    וְעֵדוֹתָיו, לֹא שָׁמָרוּ. 56 Mais, redevenus rebelles, ils tentèrent le Dieu suprême, et cessèrent d’observer ses statuts.
נז  וַיִּסֹּגוּ וַיִּבְגְּדוּ, כַּאֲבוֹתָם;    נֶהְפְּכוּ, כְּקֶשֶׁת רְמִיָּה. 57 Ils se dévoyèrent, devinrent infidèles comme leurs pères, se retournèrent comme un arc perfide.
נח  וַיַּכְעִיסוּהוּ בְּבָמוֹתָם;    וּבִפְסִילֵיהֶם, יַקְנִיאוּהוּ. 58 Ils irritèrent Dieu par leurs hauts lieux, et, par leurs images sculptées, allumèrent sa jalousie.
נט  שָׁמַע אֱלֹהִים, וַיִּתְעַבָּר;    וַיִּמְאַס מְאֹד, בְּיִשְׂרָאֵל. 59 Dieu entendit et s’emporta, eut un profond dégoût d’Israël.
ס  וַיִּטֹּשׁ, מִשְׁכַּן שִׁלוֹ;    אֹהֶל, שִׁכֵּן בָּאָדָם. 60 Il délaissa la résidence de Silo, le tabernacle qu’il avait établi parmi les hommes.
סא  וַיִּתֵּן לַשְּׁבִי עֻזּוֹ;    וְתִפְאַרְתּוֹ בְיַד-צָר. 61 Il laissa s’en aller en captivité sa puissance, et sa gloire tomber entre les mains de l’ennemi.
סב  וַיַּסְגֵּר לַחֶרֶב עַמּוֹ;    וּבְנַחֲלָתוֹ, הִתְעַבָּר. 62 Il livra son peuple au glaive, et s’emporta contre son héritage.
סג  בַּחוּרָיו אָכְלָה-אֵשׁ;    וּבְתוּלֹתָיו, לֹא הוּלָּלוּ. 63 Ses jeunes gens, le feu les dévora, ses jeunes filles ne connurent aucun chant d’hyménée.
סד  כֹּהֲנָיו, בַּחֶרֶב נָפָלוּ;    וְאַלְמְנֹתָיו, לֹא תִבְכֶּינָה. 64 Ses prêtres tombèrent par l’épée, et ses veuves ne pleurèrent point.
סה  וַיִּקַץ כְּיָשֵׁן אֲדֹנָי;    כְּגִבּוֹר, מִתְרוֹנֵן מִיָּיִן. 65 Alors le Seigneur se réveilla, tel un homme qui a dormi, tel un guerrier exalté par le vin.
סו  וַיַּךְ-צָרָיו אָחוֹר;    חֶרְפַּת עוֹלָם, נָתַן לָמוֹ. 66 Ses coups firent reculer ses adversaires: il leur infligea un opprobre éternel.
סז  וַיִּמְאַס, בְּאֹהֶל יוֹסֵף;    וּבְשֵׁבֶט אֶפְרַיִם, לֹא בָחָר. 67 Mais il rejeta le tabernacle de Joseph, et cessa de préférer la tribu d’Ephraïm.
סח  וַיִּבְחַר, אֶת-שֵׁבֶט יְהוּדָה;    אֶת-הַר צִיּוֹן, אֲשֶׁר אָהֵב. 68 Il porta son choix sur la tribu de Juda, sur le mont Sion, qu’il avait pris en affection;
סט  וַיִּבֶן כְּמוֹ-רָמִים, מִקְדָּשׁוֹ;    כְּאֶרֶץ, יְסָדָהּ לְעוֹלָם. 69 il bâtit son sanctuaire, [solide] comme les hauteurs célestes, comme la terre qu’il a fondée pour l’éternité.
ע  וַיִּבְחַר, בְּדָוִד עַבְדּוֹ;    וַיִּקָּחֵהוּ, מִמִּכְלְאֹת צֹאן. 70 Il élut David, son serviteur, et lui fit quitter les parcs des troupeaux.
עא  מֵאַחַר עָלוֹת, הֱבִיאוֹ:    לִרְעוֹת, בְּיַעֲקֹב עַמּוֹ; וּבְיִשְׂרָאֵל, נַחֲלָתוֹ. 71 Du milieu des brebis allaitant leurs petits, il l’amena pour être le pasteur de Jacob, son peuple, et d’Israël, son héritage.
עב  וַיִּרְעֵם, כְּתֹם לְבָבוֹ;    וּבִתְבוּנוֹת כַּפָּיו יַנְחֵם. 72 Et lui, [David], fut leur pasteur selon l’intégrité de son cœur, et les dirigea d’une main habile.

 

 Ce  psaume  récapitule  toute l’Histoire d’Israel en englobant le récit de la Sortie et des plaies d’Egypte et se termine par la disgrâce d’Êphraim-Israel et le choix en faveur de Judah et de David autour du mont Sion  (Jérusalem, au sud); ce qui plaçait les Israélites sous une forme de tutelle accordée à la maison de Judah sur celle d’Ephraim-Israel. Il est question de Silo, haut lieu du Royaume d’Israel, en Samarie,  et de la préférence désormais  pour Sion, en Judée. 

 

Wikipedia

 

« Silo ou Siloh (en hébreu : šīloh, שילה, de la racine š-’-l, signifiant, peut-être, « lieu où l’on demande des oracles ») est un des plus importants lieux de culte d’Israël pendant la période des Juges. Selon la Bible, il est situé au centre de la Samarie, au sud de Tirtza, l’ancienne capitale du royaume d’Israël. »

 

 

ט  שָׁמַע אֱלֹהִים, וַיִּתְעַבָּר;    וַיִּמְאַס מְאֹד, בְּיִשְׂרָאֵל. 59 Dieu entendit et s’emporta, eut un profond dégoût d’Israël.
ס  וַיִּטֹּשׁ, מִשְׁכַּן שִׁלוֹ;    אֹהֶל, שִׁכֵּן בָּאָדָם. 60 Il délaissa la résidence de Silo, le tabernacle qu’il avait établi parmi les hommes.

Ici, le mot  berger signifie le gardien, celui qui a autorité sur un troupeau privé de sa liberté comme le précise le psaume 80:

 

:

 

 

ב  רֹעֵה יִשְׂרָאֵל, הַאֲזִינָה–    נֹהֵג כַּצֹּאן יוֹסֵף;
יֹשֵׁב הַכְּרוּבִים    הוֹפִיעָה.
2 Pasteur d’Israël, prête l’oreille, toi qui mènes Joseph comme un troupeau! Révèle-toi dans ta splendeur, toi qui trônes sur les Chérubins!
ג  לִפְנֵי אֶפְרַיִם, וּבִנְיָמִן וּמְנַשֶּׁה–    עוֹרְרָה אֶת-גְּבוּרָתֶךָ;
וּלְכָה לִישֻׁעָתָה    לָּנוּ.
3 Aux regards d’Ephraïm, Benjamin et Manassé, déploie ta puissance, et marche à notre secours!
ד  אֱלֹהִים הֲשִׁיבֵנוּ;    וְהָאֵר פָּנֶיךָ, וְנִוָּשֵׁעָה.

Publié dans Bible, judaîsme, Juifs, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Astrologie 1989, un événement relevant de l’histoire de l’Autriche Hongrie et non de la Russie

Posté par nofim le 17 décembre 2021

Jacques Halbronn  Astrologie  1989, un événement relevant de l’histoire de l’Autriche Hongrie et non de la  Russie.

 

 

Comment  convient-il de situer les événements propres à l’année 1989 don André Barbault s’est  hâté, un peu vite, de les relier à sa thèse « russe » concernant la conjonction Saturne-Neptune.? On peut d’ailleurs se demander si Barbault a jamais faite le lien avec l’histoire de l’empire austro-hongrois.  Yves Lenoble  écrit à propos de 1989:

  »André Barbault persiste et signe en annonçant dès 1955 (34 ans à l’avance) dans Défense et Illustration de l’astrologie paru chez Grasset qu’à la prochaine conjonction Saturne-Neptune de 1989 « l’URSS sera à un tournant majeur ». Cette prévision s’avère une fois de plus exacte. La chute du mur de Berlin est une surprise pour tous. » Ce n’est en fait qu’en 1991  que l’URSS sera dissoute. Par ailleurs, comme nous l’avons indiqué ailleurs, Barbault avait abandonné  cette théorie entre 1967 et 1990 car il ne souhaitait pas aller vers un nouvel échec comme celui de sa prévision pour 1965 (cf La crise mondial de 1965, Ed. Albin Michel). Mais cette fois la prévision était juste jusqu’à un certain point mais Barbault avait retiré sa mise!   Le point que nous voulons aborder ici tient à l’absence de référence à l’Autriche Hongrie car ce qui se produisit en 1989 ne fait vraiment sens que dans cette perspective d’autant que le paralléle entre 1989 et 1919 est assez frappant, au prisme de l’astrologie EXOLS, à 70 ans d’intervalles, soit 10 cycles de Saturne, pour parler comme Pierre d’Ailly à propos des 30 cycles de Saturne entre 1489 et 1789 (cf Denis Labouré, Astrologie et Religion)/

Ce sont sept Etats Nations qui resurgiront en 1919-1920 (traités du Trianon  et de Saint Germain) des ruines de la » Double Monarchie » austro-hongroise, du fait de la défaite militaire des empires centraux (1918) ce qui est caractéristique d’une phase « solsticiale ». Et en 1989, ce sera grosso modo le même scénario auquel nous assisterons. Certes, l’URSS aura-t-elle contribué à reconstituer peu ou prou l’ancien empire austro-hongrois mais sans l’Autriche, après la Seconde Guerre Mondiale, au sein du Pacte de Varsovie avec notamment les épisodes de  Budapest -1956 et de Prague -1968. Mais il n’en reste pas moins que le précédent de 1989 est à rechercher 70 ans plus en amont et que cela ne concernait guère la Russie à ce moment là. Par ailleurs, à partir de 1989, l’on peut voir renaitre d’une certaine façon cet empire austro-hongrois lequel n’était pas sans préfigurer ce que sera à partir des années 50 la Communauté Européenne, laquelle d’ailleurs aura connu récemment le Brexit, lors d’une nouvelle phase solsticiale. il est donc abusif d’associer 1989 à l’URSS laquelle n’englobait pas les territoires en question, la dissolution de l’URSS en 1991 étant une autre affaire qui n’en est pas la conséquence mais qui reléve de la même solsticialité. Il est probable que le rapport entre la Russie et cette Europe centrale  n’ait été qu’une parenthèse.

Il ne faudrait, en effet, pas tout mélanger.  Que telle configuration ait des effets en divers endroits du globe ne signifie aucunement qu’il y ait interaction entre eux mais une même cause et ce notamment en phase de solsticialité. C’est moins vrai en phase d’équinoxialité qui favorise la contamination comme dans le cas des printemps arabes (2010-2011) L’approche astrologique est de remonter à la cause commune et non de trouver des interrelations entre  les divers effets, ce qui reléve d’une géopolitique  ordinaire et non astrologique. 

 

JHB   17 12 21

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn sur « Fin du peuple juif? » de Georges Friedmann, 1965

Posté par nofim le 16 décembre 2021

jacques  Halbronn     sur « Fin du peuple juif? » de Georges Friedmann, 1965 

 

Nous retrouvons  annoté dans notre bibliothèque un ouvrage que nous avions lu en première année de fac ( Assas Paris II) et qui avait inspiré un exposé que nous avions fait en sociologie politique.   On se contentera d’en commenter la quatriéme de couverture. »Sommes nous réduits au choix entre une conception mystique de la judaicité et une autre qui voit en elle un accident de l’Histoire? (…) Loin d’assister à sa résurrection, ne discernons-nous pas aujourd’hui la fin du « peuple juif » rongé par l’assimilation dans la Diaspora et par l’israelisation sur la Terre des Promesses?’ Friedmann cite  (p. 15)le nom de son assistante Doris  Donath (future Bensimon) -1924-2009- que nous avons connue aux Langues O, au début des années 70 puis dans le cadre de l’association juive laïque -Liberté du Judaisme. (LDJ) 20 ans plus tard et lors des Congrès Mondiaux des Etudes Juives,  à  Jérusalem, au Mont Scopus, tous les 4 ans jusqu’en 2009.

 Faut-il poser le probléme en ces termes en 2021?  Au moment de la première  lecture de l’ouvrage (Idées, Gallimard), nous ne parlions pas hébreu et n’avions pas vécu en Israel. En 1978, nous avons fondé le Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive (CERIJ) qui rejoignit à partir de 1989 la mouvance juive laïque. Nous nous y interrogions sur le poids des « modéles dominants » que sont la religion et le tropisme vers Israel. Voici comment nous voyons les choses aujourd’hui. Paradoxalement, il nous semble que l’on ne se sent jamais autant juif qu’au milieu de non Juifs, ce qui justifierait le phénoméne de Diaspora. Encore peut-on se demander si les Juifs d’Israel sont…. »juifs «  », ce qui renvoie à la question de Georges Friedmann « Fin du peuple juif? ». Il y a ceux qui se disent juifs et qui ne le sont pas et ceux qui ne se disent pas juifs et qui le seraient…  Nous pensons que qui se ressemble s’assemble mais pour cela il faut qu’il y ait dispersion car quel sens, quelle signification y a t il à s’assembler si l’on est ensemble, dès le départ? Il faut qu’il y ait mouvement, processus de convergence et non statu quo, conditionnement social.. Pour nous, le « vrai » Juif  a une forme de « génie » qui lui confère une place particulière au sein d’une société non point en tant que membre d’un peuple mais de par sa personnalité. Au fond, ce sont les antisémites qui font le rapprochement entre divers leaders juifs, chacun dans leur sphère. (cf Sartre, Réflexions sur la question  juive que nous lisions à la même époque que Fin du peuple juif?) On a en tête ces « grands génies juifs » de la modernité: un Marx, un Freud un Einstein, un Spinoza, par delà même une éventuelle conversion qui ne change rien à l’affaire.

 

Cela dit, la question  se pose aussi en Israel dès lors que l’on admet que tous les Israéliens  ne sont pas Juifs. Cela tiendrait au fait que le monde « juif » se serait en fait composé de deux populations -contrairement au récit de la Genése et des 12 fils de Jacob, ce qui aurait donne les 12  tribus. D’où deux  royaumes, à la mort de Salomon, au sud la maison de Judah, autour de Jérusalem et au nord la maison d’Israël, constituée d’une population asservie. Le nom même conféré à l’Etat hébreu « Israel » peut tout à fait nous interpeller. Autrement dit,  les descendants d e la maison d’Israel, seraient attirés par l’Etat d’Israel alors que ceux issus de la maison de Judah vivraient en diaspora. Ce qui ferait qu’ils se compléteraient en ce sens que les Juifs en Israel seraient minoritaires et formeraient l’élite tout comme en « Diaspora ».

En conclusion, la notion d’assimilation dont parle Friedman reposerait sur une vision dépassée de la question. On peut être juif sans souscrire  à un savoir transmis par les livres, ce qui renvoie à la notion de Nouvelle Alliance, telle que décrite dans le Livre du Prophéte Jérémie (chapitre XXXI).  Plus généralement, nous dirons que toute dispersion permet de vérifier l’existence de liens plus ou moins subconscients, par opposition à ceux qui seraient surconscients et donc surdéterminants. C’est pouquoi, nous sommes en faveur de protocoles d’expérience consistant à produire des mélanges, des mixités avec des effets paradoxaux. Plus il y a de mixité et plus les regroupements se révéleront signifiants, conduisant à une prise de conscience d’une même appartenance objective. Autrement dit, la mixité fait ressortir des clivages non avoués comme lorsque l’on observe que les personnes du même sexe ou de la même race ont tendance à se retrouver entre elles, ce qui laisse à supposer qu’elles partagent quelque part un même type de fonctionnement qu’il conviendrait d’explorer.

 

JHB 16 12 21

 

 

Publié dans judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn : Les rapports contrastés d’André Barbault envers sa prévision pour 1989

Posté par nofim le 16 décembre 2021

PUBLICATIONS  DE LA BURA  (Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

Jacques  Halbronn  :  Les rapports  contrastés d’André Barbault  envers sa prévision pour 1989. 

 

Notre étude se servira de cinq  ouvrages de Barbault parus entre 1973 et 2006, soit sur une trentaine d’années, avant et après l’année 1989 liée au cycle Saturne-Neptune- et nous analyserons quelle place fut accordé à la prévision pour 1989 telle que cela ressort, par ailleurs, notament en 1955  de sa Défense et Illustration de l’Astrologie  et de La Crise Mondiale de 1965 ou encore des Astres et l’Histoire de 1967 sans oublier le traitement qui en fut fait dans la revue l’Astrologue dirigée par le dit Barbault. Ce que nous entreprendrons de mettre en évidence est la question du traitement de prévisions anciennes quand on tend à les réactualiser, à les réactiver alors que l’on avait souhaité auparavant s’en démarquer.

 

Document  I   1973 Le pronostic expérimental en astrologie (Payot)

Document  II 1979 L’astrologie mondiale. Le  grand déséquilibre planétaires de 1982-1983 (Fayard) La prévision historique pour la connaissance des rythmes du cosmos.

Document III L’Avenir du monde selon l’astrologie (Editions du Félin)

Document IV  1998 Prévisions  astrologiques pour le nouveau millénaire. (Dangles)

Document V 2006 L’astrologie certifiée Connaissances, statistiques & prévisions.,(Seuil)

 

 

 

1989  dans le Document  I  de 1973:

 

« Les cycles Saturne-Neptune » (pp. 131 et seq)

1952-1953 Mort de Staline. Pas de mention  de 1989. On nous précise simplement  » Tous les 35 ans, quand le cycle Saturne-Neptune se renouvelle, nous assistons à une poussée collective, un mouvement de masse, un courant de révolte ou à une révolution ».  On note que Barbault ne distingue pas deux phases, deux temps  au sein du dit cycle. Toutefois, dans la Crise Mondiale de 1965, Barbault avait pointé 1971, à savoir l’opposition, à mi-parcours, entre Saturne et Neptune mais cela n’avait pas été bien concluant car il y avait vu le moment où l’URSS rejoindrait les USA en puissance économique et technologique. Entre temps, les Américain avaient débarqué sur le Lune en 1969.

Barbault  revient sur 1989 (p. 232): il semble qu’il s’efforce de faire la synthèse entre ses prévisions pour 1982 et la conjonction Saturne-Neptune: Etats  Unis et URSS  vont  « se fondre en un unique courant. Cette destination  commune et ultime de 1989, c’est l’échéance à laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une nouvelle société. De sorte que le grand rendez vous de notre histoire tend à se présenter après le grand bouleversement de 1982-1983 à ce triple croisement astral » Pour la petite histoire, on trouve dans « Du même auteur »  « Clefs pour l’Astrologie, Seghers, 1973, qui paraitra finalement au printemps 1976 sous la plume du jeune Jacques Halbronn, qui n’a pas encore 29 ans alors que Barbault avait du attendre d’avoir 35 ans pour publier sa Défense et Illustration chez Grasset. Barbault ne s’en consolera jamais d’autant qu ‘à la suite d’une critique de l’ouvrage dans l’Astrologue, il sera condamné en appel pour diffamation par voie de presse en 1978.   Page 148 et seq, Barbault  nous laisse avec des blancs:  Cycle Saturne-Neptune:  sextil (1959): Période d’essor économique sans précédent et de superiorité technique et scientifique (course à l’espace). (…) Carré (1963):  » l’automne 1962, avec la crise des Caraibes »: seule mention de la tension autour de Cuba. Le sesqui carré (1968) : « intervention  en Tchécoslovaquie » et puis une série d’aspects à venir aboutissant sans le moindre commentaire à la conjonction de 1989.  Même l’opposition de 1971-72 ne donne lieu à aucune remarque alors que l’ouvrage parait en 1973, ce qui prouve que le texte est supposé avoir  été  achevé avant la dite opposition Saturne Neptune dont Barbault attendait tant.(cf la Crise mondiale, 1963) En fait, Barbault se contente ici d’une approche rétrospective  alors que par ailleurs, il avait prédit ce qu’il fallait attendre de l’opposition Saturne-Neptune et de la prochaine conjonction, 18 ans plus tard.

 

 

1989   dans le Document II  de 1979   On se rapproche dramatiquement du début d’une décennie lourde astrologiquement. Page 282, Barbault expose le dispositif conjonctionnel ‘De 1946 à 1964, revient une période peu chargée avec  6 conjonctions non groupées  durant ces 19 annéés ». Barbault, à l’évidence, n’a pas d’autre choix que de minimiser les événements de 1961 et 1962  qui ne collent pas avec son systéme: Berlin et Cuba. Rien qu’une telle présentation  nous semble, avec le recul,  comme une sorte de déni de réalité  qui n’aura d’égal que le déni inverse pour les non -événements de 1981-83 auquel on ne tardera pas à assister une fois ce cap passé sans trop d’encombre, malheureusement pour Barbault. Face à l’indice cyclique et ses 5 planétes, la conjonction Saturne Neptune pour 1989  perd forcément de sa centralité , elle n’est plus qu’une pièce du puzzle. Barbault n’essaie même plus comme en 1973  de lui accorder un rôle de figuration.  L’indice cyclique éclipse désormais toute focalisation sur un cycle en particulier, du fait de la déception de 1971.

 

1989   dans le Document III de 1993 Dès la 4e de couverture, cela commence ainsi « En 1955, dans un ouvrage paru aux Ed. Grasset Défense et illustration de l’astrologie, André Barbault annonce 34 ans à l’avance une « échéance capitale » pour l’URSS en 1989″ Nous avons montré ailleurs que 1989  fait surtout sens dans le cadre de l’histoire de l’empire austro-hongrois. Mais l’on voit que cette échéance de 1989 que Barbault avait reléguée dans les oubliettes refait son apparition au lendemain et non à la veille des dits événements. Dans la revue L’Astrologue n°85, Ier trimestre 89 (cité p. 153 dans le Document III),il est certes question « d’Orages sur 1989-1990 mais nullement de la prévision datant de 1955! En fait, l’on voit Barbault revenir à une pratique de l’astrologie mondiale : il nous parle de divers aspects entre planétes(cf pp.  187-188 par exemple), parfois même de telle position en signe zodiacal., ce qui n’était pas de mise dans les documents I  et II.

 

 

1989  dans le  Document IV de 1998.  On a passé à la fois le cap du début des années 1980 et la Troisiéme Guerre Mondiale n’a pas éclaté comme prévu et même pas une crise comme celles de 1961-62 à se mettre sous la dent. En revanche, divine surprise, il y a eu 1989! Surprise en effet puisque dans les numéros de la revue L’Astrologue pour les trimestres qui précédent, Barbault ne revient pas sur cette échéance dont on a vu à propos du Document II  qu’elle avait plus ou moins disparu de ses radars. On a  beau scruté tout ce qui parait dans ce périodique, pas la moindre attente en ce sens. On a affaire à un Barbault désabusé. Mais le cauchemar va se dissiper avec ce qui se passe à l’Est de l’Europe qui se rappelle à son souvenir: non seulement 1989 d’ailleurs mais, par dessus le marché, 1991 et la dissolution de l’URSS. On est à présent en 1998. Que nous dit Barbault à l’aube de l’An 2000? A la différence des deux autres documents parus chez des éditeurs généralistes par le passé Grasset ou le Seuil),  les documents III et IV sont  ceux celui de  maisons d’édition « spécialisées », Le Félin et  Dangles. Par la suite, il paraitra aux Ed. du Rocher dans une collection ésotérique.. Barbault se trouve ainsi marginalisé. Seules les Editions du Seuil lui resteront ouvertes désormais, en raison du succés historique, depuis la fin des années Cinquante, de la collection Zodiaque.  La période glorieuse Payot- Fayard est révolue. Barbault n’aura pas apprécié en 1993-94  de la réédition, totalement remaniée des Clefs pour l’Astrologie et encore moins l’article Astrologie d’Halbronn  pour l’Encyclopaedia Universalis ou encore que le volume Astrologie du Que Sais je , aux PUF, soit dévolu à Suzel Fuzeau Braesch, en 1989 puis  en 2005 à Philippe Zarka mais cela tient à une rhétorique, à un style qui ne passent pas comme nous l’écrivait Luc de Caunes, directeur de la collection « Clefs »,dès 1974. il est vrai que l’autodidacte  Barbault n’avait pas fait ses classes à l’Université ni même au Collége. Mais revenons au traitement, au retour, de cette année inespérée 1989  dans notre document III.(pp. 44  et seq): ce que Barbault se gardera bien de souligner, c’est que si l’année en question marquera l’histoire de la Russie, cela ne se fit nullement dans le sens qu’il avait indiqué.  Qu’est ce que Barbault avait à l’esprit en 1954-55 à propos de cette échéance alors encore lointaine de 1989? Barbault reproduit un article paru dans l’Yonne Républicaine, journal dont le caractère partisan est absolument évident puisqu’il se fait, de bout en bout, l’écho d’enjeux liés au Parti Communiste. (comme nous l’avons montré ailleurs): 1989 « c »est l’annonce d’une nouvelle ‘grande première pour le dest in de l’Union Soviétique ou du communisme mondial ». Une fois de plus, on voit Barbault dans le déni comme lorsqu’il évitait de traiter des années 1961-62 parce que correspondant (cf supra) à un vide de conjonctions. Que l’on nous comprenne bien, Barbault en 1953-55 n’aurait jamais envisagé l’ »effondrement de l’URSS », pour reprendra la formule complaisante d’Yves Lenoble. Tout indique le contraire, y compris la Crise Mondiale de 1965. 1989-91, c’est une période catastrophique pour le communisme russe  que Barbault n’aura pas su annoncer puisqu’il annonçait le contraire. Mais le fait est que 1989 aura été une année marquante mais pas comme Barbault l’aurait voulu, à la fois comme astrologue et comme sympathisant de la cause communiste, ce dont il ne se cachait guère. 

 

1989  dans le Document V. Cette fois, Barbault  aborde la question des conjonctions Soleil-Jupiter, ce qui reléve d’un autre registre. NOus memes, dès 1976 (Astrologie Sensorielle, in Cosmopolitan, janvier 1977), nous avions accordé un certaine importance aux rencontre soleil-planéte (petite courbe)  parallélement aux rencontres planéte-axes saisonniers (grande courbe)Il n’est donc plus guère question ni de la conjonction Saturne Neptune ni de l’indice cyclique (qui porte si mal son nom puisqu’il ne comporte en lui même, aucune structure cyclique récurrente et régulière, trop de cycles tuant le cycle). On est là dans une astrologie à court terme et l’on reléve une sorte d’aveu, à la 4e de couverture: « L’astrologie deviendrait-elle enfin adulte? » Inutile de dire que pour nous, l’astrologie est avant tout centré sur une succession de phases de 7 ans qui ne dépendent aucunement du Soleil si ce n’est au prisme du cycle des saisons,  mais non pas le cycle basique annuel mais bien celui qui vient baliser celui de Saturne en 4 périodes égales. On note ainsi que Barbault n’avait toujours pas compris le véritable usage que l’astrologie devait faire des quatre saisons.

 

 

 

 

Conclusion: on aura vu réapparaitre la prévision pour 1989 qui avait cessé de figurer aux premières loges à partir de 1967 et de l’échec prévisionnel  autour de la « crise mondiale de 1965′,  ouvrage rédigé en pleine euphorie avec le succés du spoutnik et de Gagarine. (vol  du 12 avril  1961). ¨Pendant une vingtaine d’années de fin 60 à fin 80,  la dite prévision n’est plus de mise. On pense à la disparition de certains personnages dans l’histoire du communisme tombés en disgrâce. Pendant ces 20 années Barbault  a changé son fusil d’épaule et ne souhaite pas qu’on lui rappelle l’exaltation des années 1953-1965 dont il a fait le deuil. mais que l’on ne s’y trompe pas, pour Barbault, en son for intérieur, la prévision pour 1989  laisse un gout amer qui sait à quoi s’en tenir.

Barbault n’apprécie pas non plus qu’on lui rappelle ses prévisions pour le début des années 80 (sur la base de son indice cyclique, sa martingale à 5 planétes), avec ce flop  auquel 1989 apporte quelque baume pouvant  faire illusion. Il est décidément tiraillé, tel un martyr de l’astrologie entre des choses qui arrivent et qui n’arrivent pas comme prévu  et des choses qui n’arrivent pas du tout. 

 

Pour beaucoup d’astrologues, (on peut parler d’une génération Barbault) André Barbault est devenu, à sa mort en 2019, un personnage sacré, emblématique qui mérite une hagiographie, sinon un mausolée. En faire la critique, c’est commettre quelque crime de lése majesté comme il le déclarait lui meme dans sa revue.(cf  notre dossier sur la légende dorée  du prophétisme, de Nostradamus à  Barbault,  sur la plateforme SCRIBD)

 

 

JHB 16  12 21

 

 

1

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE | Pas de Commentaire »

123456...187
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs