jacques halbronn Astrologie septénale. L’alternance des phases d’alliance/déviance (22°5 cardinal), et de résistance/méfiance (7° mutable)

Posté par nofim le 20 juin 2026

 jacques  halbronn  Astrologie septénale. L’alternance des phases d’alliance/déviance (22°5 cardinal), et de résistance/méfiance (7° mutable)

 

 

Deux  référendums  se sont tenus  avec Saturne  à 22°30 des signes cardinaux du Capricorne et du bélier respectivement,  ce  qui correspond  à la fin des périodes « DIN » (7° signes mutable à 22° signes cardinaux) et donc au début d’une phase HESSED qui se termine à 7° d’un signe mutable (cf notre  théorie des orbes de Saturne)

sur le  web

Le 8 janvier 1961 est organisé le premier référendum de la Ve République. Il invite les Français à se prononcer sur les réorientations de la politique algérienne de la France, qu’avait amorcées le général de Gaulle dans son discours du 16 septembre 1959.

 » En janvier 1961, c’est à l’ensemble des Français que la question de l’autodétermination est posée et, avec elle, celle d’une nouvelle organisation des pouvoirs publics en Algérie. Citoyens français possédant un droit de vote totalement égal aux autres citoyens depuis la fin de 1958 seulement, les habitants d’Algérie sont également conviés aux urnes. Si leur participation est nettement plus faible (58,76 % des suffrages exprimés, contre 76,48 % en métropole), leur choix va dans le même sens : 69 % des votants en Algérie et 75 % en métropole approuvent le « projet de loi sur l’autodétermination des populations algériennes ». Par ce vote massif, les métropolitains expriment sans ambiguïté leur volonté d’en finir avec une guerre dont le sens s’est peu à peu dissous dans les années de guerre et d’errements. En Algérie, en revanche, ceux qui s’inquiètent de leur sort dans une Algérie séparée de la France ont voté très largement contre : c’est ainsi le cas de 72 % des votants à Alger. Les déchirements des deux dernières années de la guerre apparaissent nettement dans cette divergence. Néanmoins, conforté par les résultats globaux du référendum, le général de Gaulle poursuit la politique engagée : de nouvelles négociations s’ouvrent avec le gouvernement provisoire de la République Algérienne à l’été 1961, tandis que le putsch raté d’avril 1961 a définitivement marginalisé les tenants les plus radicaux du maintien de l’Algérie française.  »

sur le  web

29 mai 1968 : le général de Gaulle disparaît, ruse ou burn out ?

En pleine crise sociale, le général de Gaulle, alors président de la République Française, disparaît ! Où et avec qui était-il pendant ces six heures d’absence ? Que s’est-il passé ? Quelles ont été les conséquences de cette « fugue » ?

Un référendum sur « le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat » a lieu en France le 27 avril 1969 . Organisé conformément à l’article 11 de la Constitution, ce référendum se tient à l’initiative du président de la République, Charles de Gaulle, au pouvoir depuis 1959. »

Or, l’on constate des crises de pouvoir de 15 ans  en 15 ans en 1982 avec Mitterrand et 1997 avec chirac et Juppé sous Saturne à 22°des signes cardinaux équinoxiaux. Mais  nous proposons  actuellement une  autre  grille de lecture, celle d’une dialectique entre alliance ou déviance  d’une part  et résistance, et méfiance.  Il  y a là  un obstacle épistémologique (cf Bachelard)un biais cognitif chez les historiens  contemporains de culture  française qui ne veulent voir aucun lien entre la collaboration des années 40  et le  Traité de Rome de 1957, une quinzaine d’années plus  tard avec les mêmes partenaires, l’Allemagne  et l’Italie. Ce qui  faussera notamment le  travail des astrologues impactés par de telles  réferences. L’astrologie doit se situer au dessus de telles considérations patriotiques (cf le  film  sur De Gaulle, en salle  actuellement). Comment dès lors effectuer des prévisions astrologiques  valables à partir d’un tel schéma manichéen? Que dire notamment au sujet des années à  venir à commencer par les doubles élections présidentielles et législatives de 2027? Les prévisions  astrologiques doivent impérativement s’appuyer sur une analyse anthropologique pertinente  qui ne se réduise pas, comme  pour l’indice  cyclique, à une dialectique entre tension (plongée de la courbe) et  détente(montée de la courbe).  Par  ailleurs, le terme alliance בְּרִית.  en  hébreu, Brit nous semble survalorisé dans la Bible car il ne met pas en évidence la problématique de l’Aide,( Ezer עֵזֶר) laquelle apparait dès  Genése II à propos de la « création »  de la femme.

יח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ.  18 L’Éternel-Dieu dit: « Il n’est pas bon que l’homme soit isolé; je lui ferai une aide digne de lui. ».  

Nous  dirons, en astrologie  saturnienne,  que la phase 22°30 en signe cardinal  est marquée par le compromis (le préfixe com  signifiant  avec (latin  cum), la compromissions, la connivence, la complicité, la collaboration etc) alors que la phase 7°30 (total des deux  temps: 45° soit 90/2) en signe mutable annonce un recentrage, une autonomisation. Entendons par là que l’Adamique  perd confiance en lui  en phase 22°5, ce qui le conduit à  accepter l’alliance, le partenariat, avec d’autres adamiques qui sont, au  même moment,dans le même état  d’esprit. Rappelons la similitude existante entre l’occupant et l’occupé,  tous deux confrontés au syndrome de l’étranger, ce que l’on tend à oublier; En phase 7°, l’on remettra en question ce que l’on avait accepté de subir en phase 22°5, d’où la  tentation du reniement ou du déni. Nous  dirons que la phase 22°5 est celle  du dévoiement, de la  déviation, du  déraillement, des éléments extérieurs, allogénes,  viennent interférer. Faire une prévision sur une période débutant en 22°5 cardinal, c’est s’attendre à ce que l’étranger joue un  rôle de tentateur,  de perturbateur, d’où de l’imprévu alors qu’en période débutant en 7°5, cet étranger sera diabolisé, débusqué, détesté. Or,  actuellement,  où se trouve Saturne et où  se positionnera-t-il lors des élections de 2027? Il  sera à 22° à ce moment là, au printemps. Il  faut donc prévoir  l’éventualité de certaines interventions/intrusions qui péseront sur les élections, en raison de l’insuffisance des anticorps de part et  d’autre. Situation  absolument identique  à ce qui  se produisit en 1940, 87 ans plus  tôt. avec Saturne à 22°30 cardinal, de sinistre mémoire (Pétain, Vichy) Le probléme, c’est qu’en faisant une telle prévision, notre astrologie peut tout à  fait encourager une potentielle invasion, tant  de la part de la France  que de celle de ses « ennemis », en pratiquant une  astrologie des élections, élective.(cf notre étude sur Claude Dariot  et le « commencement des  choses » (1558, Pardés  1990). et  ce pour une période de 3 ans 1/2 (1280 jours/45°). La sortie du  film  sur De Gaulle nous remet en situation mais  ce cas de figure est de toute façon  mathématiquement recurrent, quand on fait abstraction des particularités  et des contingences.

 

 

 · JHB  24 06 26

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jacques halbronn Etudes nostradamologiques. L’interrelation entre Epitres en prose et quatrains centuriques.

Posté par nofim le 20 juin 2026

 

jacques  halbronn Etudes nostradamologiques.  L’interrelation  entre Epitres en prose  et quatrains  centuriques.

 

  Nous revenons sur une communication de Michel Chomarat « De quelques dates clairement exprimées par Michel Nostradamus dans ses Prohéties ‘-Colloque Prophétes et prophéties  Paris 1998 Actes pp 83  et seq. Il  eut été préférable de distinguer nettement les Epitres et les quatrains car c’est la comparaison entre ces deux corpus qui au coeur de la  critique nostradamique. C’est ainsi que la préface à César pastichée par Antoine Couillard dans ses « prophéties » (cf P. Guinard  Les Prophéties d’Antoine Couillard (1556) : Une parodie des Prophéties de Nostradamus)  ne signifie aucunement qu’elle précédait des centuries de quatrains. Olivier Pot associe ainsi d’emblée la Préface à César aux Centuries (in Prophétie et mélancolie; La querelle entre Ronsard et les protestants (1562-1565 Colloque Prophéties et prophéties au XVIe siècle, 1997, p. 217) alors que ce texte est paru probablement  en tete d’une Prédiction tout comme  la première Epitre à Henri II, en un temps où les Centuries n’existaient pas encore.  (cf   O. Millet  Feux croisés sur Nostradamus (Colloque Divination et controverse religieuse en France au XVIe sièclen Cahiers  Saulnier 1987, p. 105). Certes, le mot « prophéties » est-il  utilisé alors que dans les années 1580, les Centuries paraissent aussi sans une telle terminologie:cf « Les grandes et merveilleuses prédictions de M. Michel Nostradamus… »1590 , Anvers).à  coté  des  « Les propheties de M. Michel Nostradamus, dont il y en a trois cens qui n’ont encores este imprimees » Cela tient au titre de la Préface  en tete des  éditions antidatées 1555-1557 :« Préface de M. Michel NOSTRADAMUS a ses Prophéties, 1. Ad caesarem Nostradamum filium, vie & félicité » Dans ses almanachs et pronostication, le terme Prophétie n’est pas de mise. Nous pensons que l’usage du mot Prédictions  fait réference aux publications  annuélles de Nostradamus ainsi initulées « Prédictions » Or les quatrains sont dérivées des dites Prédictions(cf  notre post doctorat, 2007)http://nofim.unblog.fr/2023/07/09/jacques-halbronn-comment-nostradamus-lastrologue-est-devenu-prophete/

Bien plutôt, ce texte sera récupéré et  retouché dans les années 80 pour figurer en tête d’un premier lot  de centuries. Nous avons montré que ‘Epitre à Pie IV  avait servi dans les mêmes années 1590 à introduire un second  volet centurique,  en mettant en évidence le  fait que certains quatrains paraphrasaient des passages de la dite Epitre au pape; (V III 76-77) En revanche, le remplacement  de celle-ci par une nouvelle mouture de l’Epitre à Henri II, inspirée de celle figurant en tête des Présages Merveilleux pour 1557  (cf notre reprint, Ed Ramkat 2002) n’aura pas donné naissance à des quatrains correspondant à cette addition. Point de  tracae dans les centuries VIII-X de la mention de 1792 au coeur de cette Epitre se substituant à celle  adressée à  Pie IV. Or, tel était le sujet de la communication de Chomarat que de s’intéresser aux « dates » figurant dans les Prophéties. Mais Chomarat aura commis l’erreur méthodologique  de mettre dans le même sac Epitres et quatrains,

.
VIII.71:

Croitra le nombre si grand des astronomes,

Chasses, bannis & livres censurez,

L’an mil six cens & sept par sacre glomes

Que nul aux sacres ne seront asseurez.


VIII.77:
L’antechrist trois bien tost annichilez,

Vingt & sept ans durerasa guerre,

Les heretiques morts, captifs exilez,

Sang corps humain eau rogie gresler terre.


 Chomarat  s’étonne dans sa communication que l’on n’ait pas pris la peine de compléter la centurie VII lors de la publication des Centuries  VIII-X. Cela tient au fait, selon nous, que ce second  volet reléve d’un autre camp. Il est d’ailleurs probable que la première version du second volet ne se présentait pas sous cette forme et débutait avec une Centurie  I   avant que l’on se soit mis en tête de s’en tenir à un ensemble d’un seul tenant sans pour autant prendre la peine de « compléter » la dite Centurie VII. Ce sont de telles  bévues  commises par les  faussaires qui doivent orienter une approche sérieuse du corpus  centurique tout comme l’usage d’une vignette en tete de la pseudo édition Macé Bonhomme 1555 empruntée à un almanach pirate, les faussaires n’ayant pas pris conscience qu’ils avaient pu être précédés dans une telle entreprise collective de  falsification, malheureusement validée de nos  jours par des bibliographes de  fortune. La comparaison entre les deux épitres à Henri II (cf nos Documents  Inexploités sur le phénoméne Nostradamus    Ed Ramkat 2002), pp; 15  et  seq), l’épitre d’origine  figurant (fac similé) en sa page de  titre (Présages  Merveilleux   pour 1557) et au  début de l’*Epitre au Roi; dans le Testament de Nostradamus de Daniel Ruzo (Ed Rocher, 1982), ce que Chomarat n’avait pas du  remarquer! Dans ce même colloque de 1997, nous avions montré le  caractère antidaté de Macé Bonhomme 1555 sur la base du quatrain IV , 47 marqué par le contexte de la Ligue.   

 

Guinard  met en paralléle  le texte de Couillard et celui de la Préface à César

 

[1] TON TARD advenement CESAR NOSTRADAME mon filz, m’a faict mettre mon long temps par continuelles vigilations nocturnes reserer par escript, toy delaisser memoire, apres la corporelle extinction de ton progeniteur, au commun profit des humains, de ce que la Divine essence par Astronomiques revolutions m’ont donné congnoissance. « par ymaginatifves resolutions & vigilations nocturnes » (III, f.D4r)
« mes assertions & predictions congneues par revolutions continuelles vigilations nocturnes & revelations inspirées » (III, f.E2r)
« vigilations nocturnes » (III, f.E3r)
« j’ay toutesfois bonne affection laisser par estat avant la corporelle extinction, mes inscrutables secretz » (III, f.D4v)
« mes temps & labeurs ja passez pour le proffict commun des humains » (III, f.E1v)

En revanche, Guinard ne signale pas les connexions  avec le corpus des quatrains, ce qui est au coeur notre débat.   Le premier verset du premier  quatrain de la première centurie est le suivant  Estant assis de  nuit secret estude » fait écho aux « vigilations nocturnes » de la Préface. tout comme des Prophéties de Couillard.  En revanche, les  faussaires n’ont pas fait l’effort de se faire  l’écho de l’Epitre au Roi dans les quatrains alors que ceux-ci reprennent des élements de l’Epitre au  Pape, remplacée! On notera une coincidence entre les textes que nous datons des années 1590  et les dates figurant dans la  dite Epitre  pour  les  années 1790 : mile sept cens nonante deux. Nous  avons signalé  ce report  de 200 ans avec le passage de 1588 (lié Regiomontanus  à 1788.- , “Exégèse prophétique de la Révolution Française”, in Actes du Colloque Prophétisme et Politique, Paris, Politica Hermetica, l’Age d’Homme, 1994) S’agissait-il  de s’ajuster  sur les dates avancées par Roussat(au milieu des années 1550) pour 1789? D’une certaine façon, ce report peut avoir été le constat d’un échec .(cf  notre Texte prophétique en France, Presses Universitaires du Septentrion, 1999)

JHB 21 06 26

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Jacques halbronn Autour du thème de l’Antéchrist 1567-1594, 1789-92.

Posté par nofim le 19 juin 2026

Jacques halbronn  Autour du thème de l’Antéchrist 1567-1594.1789-92

Il y a 20 ans, nous avions été conviés, du fait de la mot du pape jean Paul II, à traiter de la Prophétie des papes, texte qui faisait partie du corpus de notre thèse d’Etat (1999)  Cela  avait  donné « Papes et prophéties. Décodages et influences » (Ed Axiome 2005). Nous y faisions remarquer à quel point les dernières années du XVI siècle avaient été fécondes au regard de la production néo-prophétique ( https://www.cultura.com/p-les-propheties-de-m-michel-nostradamus-ed-1595-1605-9782012579606.html) Nous préparions à l’époque un mémoire de post doctorat (EPHE VE section) que nous soutiendrons deux ans plus tard, consacré à la critique nostradamique et au Jésuite Giffré de Réchac alias Jean de Sainte Marie. auteur anonyme d’un Eclaircissement des véritables quatrains de Maistre Michel Nostradamus. (1656) Nous montrerions dans notre post doc que les quatrains centuriques étaient des versifications de divers textes en prose, épitres et prédictions annuelles et donc que Nostradamus n’en était pas l’auteur, stricto sensu d’autant que les centuries qui ne paraitraient pas avant la fin des années 1580, quoi qu’en disent la plupart des nostradamologues actuels, à commencer par les auteurs des publications liées au 500e anniversaire de la naissance de Nostradamus, en 2003. Ce que l’on retiendra, ici, est l’usage du prophétisme dans le cadre d’une élection pontificale et dans le couronnement du successeur du défunt roi Henri III Valois. Il est clair que la parution de la prophétie des papes visait à peser sur l’élection d’un nouveau pontife romain, comme nous le montrions dans notre ouvrage. Mais concernant la série des quatrains et non pas des devises pseudo malachiques, la chose est moins reconnue encore de nos jours. Qu’un même procédé et un même enjeu de succession, d’élection ait été mis en branle, quasiment au même moment, pose question, ce qui nous conduit à situer la production centurique une trentaine d’années après ce qu’il est généralement prétendu. Il  semble  bien que certains éléments de la prophétie des pape aient été repris dans la rédaction finale de l’Epître à  Henri II  au  sujet de la « persécution de l’Eglise » sous le dernier pape.

 

Prophétie des papes:

« In persecutione extrema Sanctae Romanae Ecclesiae sedebit Petrus Romanus, qui pascet oves in multis tribulationibus: quibus transactis, civitas septicollis diruetur, et Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis. »

« Dans la dernière persécution de la Sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. Fin ».

 

Epitre  à Henri  II

« et sera le commencement comprenant de ce que durera et débutera cette année sera faite plus grande persécution à l’Eglise chrétienne, que n’a été faite en Afrique et durera de cette date jusqu’en 1792 que l’on croira être une rénovation de siècle. »

 

En 1997, nous avions mis le projecteur sur le quatrain IV, 46, appartenant au premier volet centurique censé être paru en 1555 alors qu’il correspondait à l’actualité de 1588 et de la formation d’un centre anti ligue à Tours. Un peu plus tard, nous signalions la retouche d’un quatrain repris de la Guide des Chemins de France de Charles Estienne, emprunt signalé par Chantal Liaroutzos mais sans l’exploiter suffisamment! Cette retouche conduisait à changer Chastres et Chartres, ce qui militait en faveur du choix de la Cathédrale de Chartres début 1594 (au lendemain de la reconversion du futur Henri IV (« Paris vaut bien une messe ») et non pas de Reims pour le couronnement à venir. En effet, les faussaires à la solde du roi de Navarre avaient su exploiter une suite de villes de la banlieue parisienne, figurant dans la « Guide » faisant ainsi pendant à l’usage (cf supra) que les Ligueurs avaient entrepris à propos de la ville de Tours.

Or, c’est dans ces années 1594-96 qu’un véritable élan prophétique est manifeste avec notamment la publication du  » Janus Gallicus » par Jean Aimé de Chavigny dont le commentaire de quatrains issus de tout un corpus pseudo-nostradamique vise à consolider l’unité d’inspirations , masquant ainsi le fait ce ceux-ci sont le fait de camps opposés, catholiques et réformés dans un esprit de conciliation marqué par l’esprit du futur Edit de Nantes de 1598. Un tel syncrétisme n’est pas sans nous renvoyer à la critique biblique visant à démystifier la thèse d’une prétendue rédaction unique de l’Ancien Testament par Moïse (cf la critique d’un Spinoza) Par la suite, nous montrerons que certains quatrains du second volet des Centuries sont la versification d’un Epitre de Nostradamus au pape Pie IV laquelle aura disparu du dit corpus centurique remplacée par une fausse Epitre de Nostradamus au Roi Henri Second (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) Dans notre étude des dernières devises de la prophétie des papes (cf p.171), nous fournissions le texte biblique qui avait été utilisé pour constituer celles-ci, le probléme des faussaires étant d’être des plagiaires comme dans le cas des Protocoles des Sages de Sion (cf notre texte « le sionisme et ses avatars au tournant du !XXe siècle Ed Ramkat 2002). Décidément, la formation d’un historien doit passer par la question des contrefaçons antidatées:

La plupart des nostradamogues n’accordent pas un intérêt particulier à l’année 1567. Mais les bibliographies signalent une pronostiacation pour l’an 1567, adressée au duc d’Alençon, le plus jeune des fils de Catherine de Medicis, censé succéder éventuellement à son frère Henri III lequel sera assassiné en 1589. mais Alençon décédera prématurément, ce qui fera d’Henri de Navarre le premier prétendant.

 

Prognostication pour 1567

 

Title: PRONOSTICO DELL’ANNO M.D.LXIII Coposto & calculato per M.Michele Nostradamo, Dottore in Medicina di Salo di Craux in Prove(n)za il quale pronostica tutto q(ue)llo, ch’ha’ da ci erq(ue)sto psente Anno della Guerra, della pace, della carestia, della abo(n)da(n)tia e daltri segni, che si scopriranno nel Cielo. Nel quale si co(n)tiene la dechiaratione di tutti q(ue)sti Anni del 63. fino al 70. Dedicata al nostro Santissimo padre Papa Pio Quarto Con privilegi di papa pio Quarto, & dell’I tutti i s. Signor Duca di Fiorenza, & Siena. Author: NostradamusDescription: 12 pages,Published: Bologna, Alessandro BenaccioHeld by: UnknownReferences: CHOMARAT 58; Gregorio 1562-001; Download the pdf here!

Dans notre article paru dans la Revue française d’histoire du Livre (N°134 2013) « De l’agencement des recueils prophétiques. De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis parisien », un paragraphe (pp. 19 et seq)s’intitulait  » ‘ 4. Le terme de 1567. L’Epître de nostradamus à Pie IV se polarise sur 1567. https://www.persee.fr/doc/rhren_0181-6799_1991_num_33_1_1808 Nous y notions « La mention de l’année 1567 figure très tot dans les éditions françaises. La plus ancienne fut la Pronosticatio quaedam mirabilis parue à Lyon en 1515 chez Jean Cleyn, puis en 1550 chre Gérars Morrhy. Le terme de 1567 apparait également dans le mirabilis liber des années 1520 mais pas en son titre cette fois (p. 20)

Des éléments de l’Epitre à Pie IV se retrouvent dans la Centurie VIII et il y est question d’un intervalle de 27 ans; Or, si l’on ajoute 27 à 1567 on arrive à l’année du couronnement d’Henri IV! La rédaction des quatrains VIII 76 et 77 est certainement contemporaine de la préparation ou de la tenue du dit couronnement prévu.

En effet, dans son Epitre au Pape, Nostradamus voit naitre l’Antéchrist en 1567 à la Saint Marcelin/ Dans le quatrain 76, macelin ne se comprend qu’à la lecture de l’Epitre à Pie IV avec un jeu de mot sur la Saint Marcelin, quand on supprime le R.. Tout indique que ces quatrains visent les Protestants, qualifiés d’hérétiques.(VIII, 77) Cela nous invite à relire l’Epitre à Henri II en tete du second volet, étudiée notamment par Gilles Polizzi ( Colloque Marseille 1998). Rappelons notre étude sur Jean Du Moulin et le pape Antechrist ( Colloque Marseille 1998) Selon nous, donc l’Epitre au Pape a du etre le premier choix pour introduire le second volet mais elle sera remplacée par une nouvelle Epitre à Henri II et une toute nouvelle chronologie orientée sur la fin du XVIIIe siècle et non plus sur 1567, ne faisant plus cas des allusions de VIII 76 et 77.

8:76
Plus Macelin que roy en Angleterre,
Lieu obscure nay par force aura l’empire:
Lasche sans foy sans loy saignera terre,
Son temps s’approche si presque je soupire.

8:77
L’antechrist trois bien tost annichilez,
Vingt et sept ans sang durera sa guerre:
Les heretiques mortz, captifs, exilez,
Sang corps humain eau rogi gresler terre.

Tout indique que l’on aura voulu faire oublier le quatrain VIII 77 sans toutefois le supprimer, vu que l’allusion se sera perdue en cours de route et que ces 2 quatrains auront été démonétisés sur le plan prophétique. L’Epitre à Henri II remplaçant celle à Pie IV évoqué clairement l’Antéchrist:

 

« Puis le grand Empire de l’Antechrist commencera dans la Atila & Zerses descendre en nombre grand & innumerable, tellement que la venue du Sainct Esprit procedant du 48. degré, fera transmigrastion, dechassant à l’abomination de l’Antechrist, faisant guerre contre le royal qui sera le grand Vicaire de Iesus-Christ, & contre son Eglise, & son regne per tempus , et in occasione temporis , & precedera deuant vne eclypse solaire le plus obscur, & le plus tenebreux, qui soit esté depuis creation du monde iusques à la mort & passion de Iesus-Christ, & de la iusques icy »

Le repport des échéances antéchristiques avait déjà été signalé à propos de Pierre d’Ailly, annonçant dès 1414 une échéance pour 1789, ce qui recoupe la date de 1792 figurant dans la nouvelle épitre à Henri II, remplaçant 1567.

Revenons sur notre communication de 1992, à Compiégne  au Colloque Pierre d’Ailly.J. Halbronn (1993.8),(cf  “Pierre d’Ailly: des conjonctions planétaires à l’Antéchrist”, Colloque Pierre d’Ailly in Bulletin de la Société Historique de Compiègne) et la date troublante  de 1789  qui interpelle à la  fois l’historien  et le  chercheur en astrologie, non sans quelque ambiguité.  La période de 240  ans  est liée au  cycle des Grandes Conjonctions.  Antoine Couillard Du Pavillon  note une telle échéance sur la base des années 1550.(cf  p. 56 des Actes du Colloque) On note que la mort d’Henri II  en 1559 (censée avoir été annoncée dans un quatrain centurique antidaté) précéde de 240 ans l’année  1789 et donc quasiment l’année où le roi Louis XVI sera éxécuté (1793) sous la Révolution,  terme qui indique l’idée d’un retour. En  tout état de cause, dans l’epitre à Pie iv,  Nostradamus fait naitre Marcelin l’Antéhrist en 1567, ce qui exclue qu’il puisse avoir mis en avant 1792 dans « son » Epistré à Henri II » Mais, une  fois de plus,  force est de constater que cette Epitre au pape est le point aveugle fatal de la plupart des nostradamologues.

 

 

 

 

 

 

 

 

bibliographie

Jacques Halbronn sur l’édition de la Correspondance de Nostradamus par Jean Dupébe (1983)

jacques halbronn Etudes nostradamiques. Du recyclage des préface et des épitres

Jacques Halbronn Pierre Du Moulin et le thème du Pape Antéchrist – : Formes du millénarisme en Europe à laube des temps modernes ; Colloque Marseille 1998, Ed 2001

J. Halbronn (1993.8), “Pierre d’Ailly: des conjonctions planétaires à l’Antéchrist”, Colloque Pierre d’Ailly in Bulletin de la Société Historique de Compiègne/

Researches 141-150 (site  prophéties.it)

141 -J Halbronn  La troisiéme version de l’Epitre à Henri II et les quatrains centuriques.

Jacques Halbronn  L’Epître à Henri II et les commentaires et paraphrases
des Ecritures Saintes (site  ramkat)

 

 

 

JHB 24 06 26

 

 

 

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jacques halbronn Juifs et colonialisme: quelle « terre »?

Posté par nofim le 19 juin 2026

 

Jacques  halbronn  Juifs  et  colonialisme: quelle « terre »?

 
jacques  halbronn  Juifs  et  colonialisme: quelle
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 En hommage à  Marc  Bloch

 

Selon nous, la mission  colonialiste des Juifs  est d’une envergure universelle et ne saurait se cantonner à  une terre particulière ou à un peuple particulier.  Vouloir  limiter l’objectif  colonisateur des  Juifs à une  région donnée conduirait à les détourner de leur  destination

 sur le  web

Pourquoi parle-t-on des «délices de Capoue»? Retour sur l’origine antique d’une expression

Être retenu par les délices de Capoue, c’est se laisser distraire d’objectifs importants – ou mal s’y préparer – à cause d’une vie de confort et de plaisirs aisés. L’expression, souvent reprise dans un registre littéraire, trouve son origine au temps des guerres puniques, duels sans merci entre Rome et Carthage. Explications.

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Hannibal, représenté ici avec ses troupes, sur une fresque de Jacopo Ripanda, vers 1510. (© José Luiz Bernardes Ribeiro / CC BY-SA 4.0)

Par Pierre-Louis Lensel

Août -216. Rome est en danger. À Cannes, dans les Pouilles actuelles, l’armée de la République s’oppose à celle d’Hannibal, brillant général carthaginois. La confrontation est terrible et extrêmement meurtrière. Son verdict est sans appel : les troupes romaines sont écrasées.Dès lors, que doit faire Hannibal ? Certains assurent que la meilleure solution aurait été, pour donner à son triomphe une allure définitive, d’aller au plus vite attaquer et soumettre la ville de Rome. Mais le chemin n’est pas si court… Après avoir renoncé à s’emparer de Naples, le fier Carthaginois fait halte un peu plus au nord, dans l’opulente Capoue, qui se donne à lui. Là, un ennemi tapi en pleine lumière aurait attendu ses hommes : le plaisir des sens. »

Car, à en croire l’historien latin Tite-Live, cette ville de Campanie n’est pas connue pour encourager la tempérance: « Portée de tout temps à l’extrême mollesse, non seulement par la dépravation des esprits, mais encore par l’affluence de voluptés et l’action énervante des délices que lui offraient la terre et la mer, Capoue alors [...] s’abandonnait avec une telle fureur à tous les excès, qu’il n’y avait de bornes ni à ses caprices ni à ses dépenses. » Et c’est justement dans ce piège de contentements par trop accessibles que les troupes d’Hannibal se seraient laissé entraîner… Retenues par les « délices de Capoue », elles auraient perdu leur morgue, leur discipline de vie et laissé à Rome la possibilité de reconstituer des forces mieux parées au combat. Finalement, après bien des péripéties, la république parviendra à reprendre le dessus face aux Carthaginois, qui perdront cette deuxième guerre punique ».

 

Les  Juifs  auraient-ils  été  détournés de  leur mission? La Palestine est-elle comparable à Capoue? Notons que pour Herzl, le sionisme n’était pas le « retour » en Palestine. Dans « Du Judenstaat  au Discours  de Bâle de 1897 ( cf notre publication « Le sionisme  et  ses  avatars au  tournant  du XXe siècle », Ed Ramkat 200, pp 53  et  seq)  nous signalions  que « Herzl n’hésite  pas à déclarer (…) que pour lui le sionisme est le  fait de  renouer  avec le monde  juif(Heimkehr zum Judentum). Le  sionisme de Herzl n’est pas lié dans son  discours à la Palestine qu’il  désigne avec l’Argentine comme un lieu  d’expérimentation’(Colonisation versuchen). »"  De même que le terme  » Teshouva » (shouv, le  retour)  ne signifie pas retour à un quelconque lieu  mais  bien à une croyance, à une mission; En 1978, lors de notre  création du CERIJ (Cercle d’Etude et de recherche sur l’identité  juive), nous mettions en garde contre toute forme de localisaion (Etat d’Israel, synagogue).La judéo laïcité ne vise pas un pays quel qu’il soit si ce n’est que ponctuellement, cette mission peut être amenée à une certaine  focalisation dans le temps  et dans l’espace.   D’où la nécessité de réfléchir sur la  notion de  retour: aucune occupation n’est  définitive, ni aucune immigration d’ailleurs.

Certes, le  fait de  se fixer en un lieu donné, pour une durée indéfinie,  tend à estomper la  notion d’occupation en renvoyant le probléme  très en amont. Il  nous semble préférable d’assumer une occupation  récente et temporaire à une présence  de très longue durée, immémoriale, implantation si ancienne que l’on en a  oublié jusqu’à l’origine. D’ailleurs,  si l’occupation  fait  sens, pourquoi  ne pas en  faire profiter tout le monde, même si cela peut etre qualifié  d’impérialisme. En pratique, la colonisation  à  la   française se sera inscrite dans un certain temps tout comme la britannique.Il  importe que le colonisateur varie et  renouvelle ses objectifs, faute de quoi on finira par oublier son  rôle. Décoloniser  n’est ce pas reconnaire qu’il  y a eu colonisation, à  la  fois pour le colonisateur  et pour le colonisé?

Selon nous, la « terre » que les « Juifs » ont à conquérir, qui leur aura été promise, c’est bien la Planéte Terre, telle qu’elle est mentionnée au premier  chapitre du Livre de la Genése, et il revient à Adam , lui aussi  créé au même chapitre, d’accomplir  cette tâche universelle.  Encore  faut-il  que le ne confonde pas le colonisateur et le colonisé, ce qui  constitue une symbiose. Les Juifs ne sauraient être captifs des peuples  et  des  terres  qu’ils ont colonisés. Le passé ne saurait  boucher l’avenir. En ce sens, toute idée de retour à un statu quo anté nous apparait comme toxique.  Parler  des Juifs ne signifie pas les enfermer dans quelque  ghetto, dans quelque ‘camp »,mais se  rapporter à des individus  ayant  un profil  comparable. On pense à la notion de  « génie », à celle de  « grand  homme », comme il est  gravé sur le Panthéon, à Paris. AUX GRANDS  HOMMES LA PATRIE  RECONNAISSANTE. Telle  devrait être l’autre devise de la France en contrepoint de « Liberté, Egalité, Fraternité’Les Juifs  ont  vocation à rasembler de « grands  hommes » dans la Diaspora, à  savoir la qualité  et non la quantité. On aura compris qu’un  judaisme  vivant  doit assumer une certaine  verticalité  et ne pas  prendre pour modéle un modéle  national!

 

 

 

 

JHB  19 06 26

 

 

 

 

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jacques halbronn Les dates de changement de phase de Saturne.

Posté par nofim le 19 juin 2026

jacques  halbronn Les dates de changement de phase de Saturne

 

 

La  détermination des dates clefs est  une  affaire de toute première importance en astrologie prévisionnelle car les changements de phase marquent les esprits. Nous avons déjà signé les dates concernées à savoir  7° 30′ des signes mutables  et  22°30  des signes cardinaux. Dans le premier cas, il s’agit d’un début de phase et dans le second d’une fin de phase, à savoir le passage d’une phase 45 à une phase Zéro  et vice versa d’une phase Zéro à une phase 45. Nous avons appellé la phase Zéro « Din » et la phase 45 (à égale distance des  axes) »Hessed »(selon les Sefiroth  de la   Kabbale). La phase Din a  deux  facettes, l’une équinoxiale, l’autre solsticiale.  Ces deux phases Din et Hessed sont de durée strictement égale soit 3 ans et demi, la moitié de 7 ans (le quart de 28 ans)

 

 

 

 

 

 

JHB 19 06  26

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Jacques halbronn La production prophétique à la fin du XVIe siècle. Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique

Posté par nofim le 18 juin 2026

Jacques  halbronn   La production prophétique à la fin du XVIe siècle   . Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique

 

Arnold Wion — Wikipédia

Arnold Wion — Venise  1595
Jacques  halbronn   La production prophétique à la fin du XVIe siècle. Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique dans NOSTRADAMUS
Wikipédia
Prophétie de saint Malachie — Wikipédia

La premiere Face du Janus François, 1594 Iani Gallici Facies Prior, 1594

Il  y  a  20 ans, nous avions  été conviés, du  fait  de la mot du pape,  traiter de la Prophétie des papes, texte qui  faisait partie du corpus  de notre thèse d’Etat (1999) : Papes et prophéties. Décodages et influences  (Ed Axiome 2005). Nous  y  faisions  remarquer à quel point les dernières années du XVI siècle  avaient été fécondes au regard de la production néo-prophétique  ( https://www.cultura.com/p-les-propheties-de-m-michel-nostradamus-ed-1595-1605-9782012579606.html)  Nous préparions à l’époque un mémoire de post doctorat  (EPHE VE section) que nous soutiendrons  deux  ans plus tard, consacré à la  critique nostradamique et au Jésuite  Giffré de Réchac alias  Jean de Sainte Marie. auteur anonyme  d’un Eclaircissement des véritables quatrains de Maistre Michel Nostradamus. (1656)   Nous  montrerions  dans notre post doc que les quatrains centuriques étaient des  versifications de divers textes en prose, épitres et prédictions  annuelles et donc que Nostradamus n’en était pas l’auteur,  stricto sensu  d’autant que les centuries qui ne paraitraient pas avant la  fin des années  1580, quoi  qu’en disent la plupart des nostradamologues actuels, à commencer par les auteurs des publications liées au 500e anniversaire de la naissance de Nostradamus, en 2003.  Ce que  l’on retiendra, ici, est l’usage du prophétisme dans le cadre d’une élection pontificale et dans le couronnement  du successeur du défunt roi Henri III  Valois. Il est clair que la parution de la prophétie des papes  visait à peser sur l’élection d’un nouveau pontife romain, comme nous le montrions dans notre ouvrage. Mais concernant la série des quatrains  et non pas des devises  pseudo malachiques, la  chose est moins reconnue encore de nos  jours.  Qu’un même procédé et un même enjeu de succession, d’élection ait  été mis  en  branle, quasiment au même moment, pose question, ce qui nous  conduit à situer la production  centurique une trentaine d’années après ce qu’il est  généralement prétendu.

En 1997, nous avions mis le projecteur sur le  quatrain  IV, 46, appartenant au premier  volet  centurique censé être paru en 1555 alors qu’il correspondait à l’actualité  de 1588 et de la formation d’un centre anti ligue à  Tours. Un peu plus tard, nous signalions la retouche d’un quatrain repris  de la Guide  des Chemins de France de Charles Estienne, emprunt signalé par Chantal Liaroutzos mais sans l’exploiter suffisamment!  Cette  retouche  conduisait à changer  Chastres et Chartres, ce qui militait  en faveur du  choix de la Cathédrale de Chartres début 1594 (au lendemain de la  reconversion du futur  Henri IV  (« Paris  vaut bien une messe ») et non pas de Reims pour le couronnement à  venir. En effet, les  faussaires à la solde du  roi de Navarre avaient su exploiter une suite de villes de la banlieue parisienne,  figurant dans la « Guide » faisant ainsi pendant à l’usage (cf supra) que les Ligueurs avaient entrepris à propos de la ville de Tours.

Or,  c’est  dans ces années 1594-96 qu’un véritable élan prophétique est manifeste avec notamment la publication du  » Janus Gallicus » par  Jean Aimé de Chavigny  dont le commentaire de quatrains issus de  tout un corpus pseudo-nostradamique  vise à consolider l’unité d’inspirations , masquant ainsi le  fait ce ceux-ci sont le  fait de camps opposés, catholiques et  réformés dans un esprit de conciliation marqué par  l’esprit  du  futur Edit  de Nantes de 1598.  Un tel  syncrétisme  n’est pas sans nous  renvoyer à la  critique biblique visant à démystifier la thèse d’une prétendue   rédaction unique de l’Ancien Testament par  Moïse  (cf la  critique d’un Spinoza) Par la suite, nous montrerons que certains quatrains du second volet  des Centuries sont la versification d’un Epitre de Nostradamus au pape Pie IV laquelle aura disparu du dit corpus centurique remplacée par une fausse Epitre de Nostradamus au Roi Henri  Second (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) Dans notre  étude des dernières devises de la prophétie des papes (cf p.171), nous  fournissions  le texte  biblique qui avait été  utilisé pour constituer celles-ci,  le probléme des  faussaires étant d’être des plagiaires comme dans le cas des Protocoles des Sages de Sion  (cf notre texte « le sionisme  et  ses  avatars au  tournant du !XXe siècle  Ed Ramkat 2002). Décidément, la formation d’un historien doit passer par la question des contrefaçons antidatées:

 

La plupart des  nostradamologues n’accordent pas  un intérêt particulier à l’année 1567. Mais  les  bibliographies signalent une pronostication   pour l’an  1567, adressée  au  duc d’Alençon, le plus  jeune des  fils de Catherine de Medicis, censé succéder éventuellement à son  frère  Henri III lequel  sera assassiné en 1589. mais Alençon décédera prématurément, ce qui fera d’Henri  de Navarre le premier prétendant.

 

Prognostication pour 1567

 

  Title: PRONOSTICO DELL’ANNO M.D.LXIII Coposto & calculato per M.Michele Nostradamo, Dottore in Medicina di Salo di Craux in Prove(n)za il quale pronostica tutto q(ue)llo, ch’ha’ da ci erq(ue)sto psente Anno della Guerra, della pace, della carestia, della abo(n)da(n)tia e daltri segni, che si scopriranno nel Cielo. Nel quale si co(n)tiene la dechiaratione di tutti q(ue)sti Anni del 63. fino al 70. Dedicata al nostro Santissimo padre Papa Pio Quarto Con privilegi di papa pio Quarto, & dell’I tutti i s. Signor Duca di Fiorenza, & Siena. Author: NostradamusDescription: 12 pages,Published: Bologna, Alessandro BenaccioHeld by: UnknownReferences: CHOMARAT 58; Gregorio 1562-001;   Download the pdf here!

 

Dans  notre  article  paru dans la Revue française d’histoire du Livre (N°134 2013)  « De l’agencement des recueils prophétiques. De la Pronosticatio  de Lichtenberger au Mirabilis  parisien », un paragraphe (pp. 19 et seq)s’intitulait  » ‘ 4. Le  terme de 1567.   L’Epître de nostradamus à Pie  IV se polarise sur 1567.  https://www.persee.fr/doc/rhren_0181-6799_1991_num_33_1_1808 Nous y notions « La mention de l’année 1567 figure  très tot  dans les éditions françaises. La plus ancienne fut la Pronosticatio quaedam mirabilis parue à Lyon en 1515 chez Jean Cleyn, puis en 1550 chre  Gérard Morrhy. Le terme de 1567 apparait également dans le mirabilis liber des années 1520 mais pas en son titre cette  fois (p. 20) 

Des éléments de l’Epitre à Pie IV se retrouvent dans la Centurie VIII et il y est question d’un intervalle de 27 ans; Or, si l’on ajoute 27 à 1567 on arrive à l’année du couronnement d’Henri IV! La rédaction des  quatrains  VIII 76  et 77 est certainement contemporaine de la préparation ou de la tenue du dit couronnement prévu.

En  effet, dans son Epitre au Pape, Nostradamus  voit naitre l’Antéchrist en 1567 à la Saint Marcelin/ Dans le  quatrain 76, macelin ne se comprend qu’à la lecture de l’Epitre à Pie IV avec un jeu de mot sur la Saint Marcelin, quand on supprime le R.. Tout indique que ces quatrains visent les  Protestants, qualifiés d’hérétiques.(VIII, 77) Cela  nous  invite à relire l’Epitre à Henri II en tete du second volet, étudiée notamment par Gilles Polizzi ( Colloque Marseille 1998). Rappelons notre étude  sur Jean  Du Moulin  et le pape Antechrist ( Colloque   Marseille 1998) Selon nous, donc l’Epitre au Pape a du etre le premier  choix pour introduire le second volet mais elle sera remplacée par une nouvelle Epitre à Henri II et une toute nouvelle chronologie orientée sur la fin du XVIIIe siècle  et non plus sur 1567, ne  faisant plus  cas des allusions de VIII 76 et 77.

8:76
Plus Macelin que roy en Angleterre,
Lieu obscure nay par force aura l’empire:
Lasche sans foy sans loy saignera terre,
Son temps s’approche si presque je soupire.

8:77
L’antechrist trois bien tost annichilez,
Vingt et sept ans sang durera sa guerre:
Les heretiques mortz, captifs, exilez,
Sang corps humain eau rogi gresler terre. 

  Tout indique que l’on aura  voulu  faire oublier le quatrain VIII 77 sans toutefois le supprimer,  vu que l’allusion  se sera perdue en cours de route et que ces 2 quatrains auront été démonétisés  sur le plan prophétique. L’EPitre à Henri  II remplaçant celle à Pie IV évoqué clairement l’Antéchrist:

 

« Puis le grand Empire de l’Antechrist commencera dans la Atila & Zerses descendre en nombre grand & innumerable, tellement que la venue du Sainct Esprit procedant du 48. degré, fera transmigration, dechassant à l’abomination de l’Antechrist, faisant guerre contre le royal qui sera le grand Vicaire de Iesus-Christ, & contre son Eglise, & son regne per tempus , et in occasione temporis , & precedera deuant vne eclypse solaire le plus obscur, & le plus tenebreux, qui soit esté depuis creation du monde iusques à la mort & passion de Iesus-Christ, & de la iusques icy » 

Le repport des échéances antéchristiques  avait déjà été signalé à propos de Pierre d’Ailly, annonçant dès 1414 une échéance pour 1789, ce  qui recoupe la date de 1792 figurant  dans la  nouvelle épitre à Henri II,   remplaçant  1567.

 

bibliographie

Jacques  Halbronn  sur l’édition de la Correspondance de Nostradamus par Jean Dupébe (1983) 

jacques   halbronn   Etudes nostradamiques. Du recyclage des préface et des épitres   

Jacques  Halbronn Pierre Du Moulin et le thème du Pape Antéchrist - : Formes du millénarisme en Europe à laube des temps modernes ;   Colloque Marseille  1998, Ed 2001

JHB  19 06  26

 

 

 

 

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jacques halbronn Astrologie. Thème solaire versus thème natal et thème d’élection. Le cas Gauquelin

Posté par nofim le 17 juin 2026

jacques  halbronn Astrologie.  Thème  solaire  versus  thème natal  et thème d’élection. Le  cas  Gauquelin

 

Claude Dariot: 1558

L'introduction au jugement des astres ; avec un Traité des élections propres pour le commencement des choses / par Claude Dariot,... | Gallica

Gaurico, Luca - Omar de nativitatibus et interrogationibus nuper castigatus et inordinem redactus per Lucam Gauricuz 1525 | Books, Autographs & Prints | Finarte, casa d'aste
Luc  Gauric - 

Le  thème solaire n’ a pas bonne presse, c’est le   cas  de le dire, dans le milieu associatif  astrologique  persuadé que la précision de la date de naissance est une condition sine qua non tant de sa  validation que de son image. Les  travaux de Gauquelin  auraient consolidé le  crédit à accorder à la prise en compte des données de naissance, au même titre que la prise en compte des données astronomiques issues des éphémérides quotidiennes.

En vérité, comme nous l’avons expliqué, les statistiques  du Laboratoire Gauquelin  ne viennent pas valider la prise en compte des positions zodiacales, ne dépendent pas de la connaissance des cycles astronomiques, dans leur diversité. D’ailleurs, les maisons  astrologiques- qui sous tendent la  recherche  Gauquelin-  ne tiennent pas compte des révolutions planétaires mais se soucient uniquement  du lever et de la culmination dans le cadre du mouvement  diurne, circadien. En  fait, on a bien du mal à croire que l’astrologie ait pu se construire sur la base  de l’instant de la  naissance, d’abord parce que le processus de l’accouchement reste assez aléatoire du moins  jusqu ‘à récemment  avec la question des naissances provoquées médicalement. De même, l’archivage des dates de naissance et même la  notation de l’heure auront longtemps été aléatoires. C’est pourquoi  nous pensons qu’au départ, il  s’agissait  surtout pour une société donnée de déclencher certaines actions, lors du passage de la planéte défiée à la dite sociétés en tel point  du ciel, essentiellement le lever et la culmination de la planéte considérée. Que, dès lors, l’enfant à la naissance soit sensible à  tel passage de telle planéte en tel point du ciel  ne saurait  surprendre outre mesure. l’erreur de gauqueli  aura été de croire que cela  validait le moment de la naissance alors que ce moment n’était en fait qu’un épiphénoméne d’un processus en cours tout au long de l’existence du sujet; Autrement dit, l’astrologie selon Gauquelin serait  une  astrologie  élective  et non point horaire ou  natale.

Le  thème  solaire consiste à prendre le signe solaire comme ascendant, ce qui permet de faire intervenir les maisons  astrologiques  activées par le passage d’une planéte dans telle ou telle maison. Les gens né sous un même signe solaire se retrouvent ainsi dotés d’un même thème, ce qui se rapproche d’une forme  d’astrologie « mondiale ». Cette idée d’appartenance partagée nous semble moins toxique que celle du thème individuel que Barbault  associa à la psychanalyse (cf  De la psychanalyse à l’astrologie. Ed Seuil, 1961 qu’il publia dans sa quarantaine. Certes  Barbault  s’était-il  fait connaitre par la collection Zodiaque qu’il dirigea à la fin des années 50, déjà aux éditions du Seuil), ce qui le conduisait  fatalement à mettre tous les gens d’un même signe dans un même sac mais il y introduisait la prise en compte du thème natal de diverses personnalités.  Disons que, pour notre part, nous n’accordons aucun crédit ni au  thème solaire, ni au thème natal mais le premier nous parait sensiblement moins toxique que le second. La seule astrologie qui  trouve grâce à nos  yeux est celle que nous appelons « septénale » et qui impacte tout le monde de la même façon, si ce n’est – comme diraient les astrologues conditionalistes- qu’il faut tenir compte de  facteurs extra-astrologiques et astronomiques pour que cela « marche »! Venons en au thème d’élection qui  nous apparait  avoir été  validé par Michel et François  Gauquelin mais sans avoir relié le thème d’élection à leurs  travaux d’où leur référence constante au seul  thème  natal par manque de  culture dans la littérature astrologique. Les publications  de Gauquelin traitent d’un OVN (objet  volant non identifié), ce qui les aura rendu inclassables.

Il se trouve, ironiquement, qu’en 1990, dans l’année qui précédé son décés, était paru,  chez  Pardés, à ma recommandation, un ouvrage de Claude Dariot, paru à Lyon,  en 1558 intitulé  Introduction au  jugement des astres  suivi d’un Traité des élections propres pour le commencement des choses », ce  qui correspond à la notion  d’astrologie élective/ Nous même en 1992 dans notre étude des Personnalités planétaires du même auteur qui  venait de disparaitre, nous n’avions pas, il  y a plus  de 30 ans, signalé cette piste laquelle, désormais, nous semble la plus  viable.  Il est tout à  fait probable qu’avec les  travaux Gauquelin, l’on soit parvenu à  valider cette astrologie des élections laquelle détermine la datation du « commencement des  choses ». Or, la naissance est assimilable à une telle description si ce n’est que bien d’autres opportunités plus viables que celle de la naissance  se présentent au cours d’une existence. On peut donc  raisonnablement supposer que le foetus, déjà  en possession du bagage adéquat, tende à déclencher l’accouchement lorsque les conditions planétaires propres à son déterminisme génétique, sont remplies, ce qui se reproduira par la suite, ce que Gauquelin n’aura pas songé à vérifier, ne voulant pas  toucher à quelque forme que ce soit d’astrologie prédictive.  Cette astrologie élective a historiquement ses lettres de  noblesse dans la date de fondation d’une  ville ou dans celle du déclenchement d’une  bataille mais ne saurait, en aucune  façon à une astrologie des interrogations, laquelle reléve de la mancie.  Il  importe de ne pas confondre astrologie  horaire ou  des  interrogations  et  astrologie élective.

sur le  web:

Astrologie élective : choisir une date auspicieuse

L’astrologie élective est une branche spécifique de l’astrologie, et l’une des plus anciennes. Il s’agit de choisir (élire) un moment auspicieux, en prenant en compte divers facteurs. Cet article a pour but d’introduire à certains principes essentiels de l’astrologie élective. Le postulat de base de l’astrologie élective est que l’on peut déterminer des informations sur la qualité et le futur de tout évènement ou projet en étudiant l’alignement du cosmos au moment de son commencement. Le thème astral sélectionné comme auspicieux est appelé une élection. »

 

L’astrologie exhumée par  Gauquelin serait  ainsi le résultat d’une  distribution des planétes visibles à l’oeil  nu, passant à l’horizon ou au méridien au moment  de la naissance  selon l’organisation professionnelle  d’une société .On ne peut exclure une possibilité d’ »exploitation d’une telle auto-programmation (cf notre essai La Pensée Astrologique. in réédition Histoire de l’Astrologie  de Serge  Hutin, Ed artefact 1986  dont Gauquelin  avait pris connaissance et sur laquelle nous  avions échangé)Il faudrait pour cela  recourir à la batterie de tests qu’il  avait élaborée, reprise dans les Personnalités Planétaires, ouvrage paru après sa mort en 1992. Dans nos annexes aux Personnalités planétaires (pp; 346 et  seq), nous  écrivions » Il a  pu se constituer des  réflexes conditionnées, l’arrivée de la planéte  en  un point  particulier du ciel étant le signe du début  ou  de la fin d’une action » . Nous  ajoutions « Il  va  de soi que pour un tel phénoméne puisse se produire, il a  fallu d’abord que  cette corrélation aux astres ait lieu à un moment plus  tardif,  au  cours de l’existence, que celui de la naissance ». Nous  insistions sur le  fait que seule une forme d’astrologie liée à des paramétres  se représentant  fréquemment -donc pas en référence au zodiaque mais uniquement au mouvement diurne, ne pouvait sous tendre un tel  fonctionnement.  Six ans plus tôt, en 1986, nous  faisions lire à Gauquelin notre ouvrage  » Si l’homme est lié aux astres, c’est la « faute » à l’homme (sous ses différentes formes)  et  c’est  en  l’homme qu »il  faut  examiner s’il   a  été possible qu’il  se  (re) ainsi aux planétes. » D’où la  thèse de l’instrumentalisation  du  ciel  par une certaine  humanité (pp. 145  et seq)

 

 

 

JHB  18 06 26

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Jacques Halbronn Les points zéro et les points 45 constituent une division octuple. de secteurs de 45 degrés.

Posté par nofim le 17 juin 2026

 

 

Jacques Halbronn Les points zéro et les points 45 constituent une division octuple.

 

Il existe dans notre astrologie 8 points sensibles, répartis de 45 degrés en 45 degrés. 4 points « zéro » et 4 points  » 45′. Les points zéro correspondent à la conjonction de Saturne avec les axes « tropiques », équinoxiaux et solsticiaux, ils mettent fin à l’indécision des points 45, lesquels se situent à égale distances d’un axe équinoxial et d’un axe solsticial, ce qui n’est pas sans produire quelque indétermination.. Chacun de ces 8 points a une orbe de 45 degrés, avec 22°30 en amont et 22°30 en aval, ce qui est en amont correspond à une esquisse et ce qui est en aval à une confirmation; ce qui prépare à la zone suivante du fait d’une réaction à certains excés. C’est ainsi que la conjonction « zéro » de Saturne avec un des deux axes passera le relais à une phase « 45″ au bout de 22°30 et ainsi de suite. Quelque part, la phase zéro est masculine, diurne et la phase 45 féminine, nocturne. On peut penser que les phases zéro seront qualifiées d’extremes, au sens politique du terme et qu’en alternance les phases 45 correspondront à des sensibilités de « centre », de « marais » comme on disait sous la Convention. les étoiles fixes royales correspondent aux points 45 et se trouvent en signes fixes. Les points 45 correspondent à 15° de l’un des 4 signes fixes.

Chaque quadrant  de 90° se trouve divisé en 3  secteurs à savoir:

1 La fin d’une période(équinoxiale ou solsticiale) de 45° soit 22°30

2 une période centrale de 45° à mi distance des axes équinoxiaux et solsticiaux 

3 le début d’une période (équinoxiale ou solsticiale) de 45° soit 22°30

Total  90°

  On notera que  cette période centrale articulée sur les 4 signes fixes renvoie au tétramorphe et aux étoiles  fixes  royales appartenant aux constellations du taureau (Aldébaran), du lion (Régulus), du Scorpion (Antarés) et du Verseau (Fomalhaut)

 

 

 

 

JHB 18 06 26

 

 

 

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Jacques halbronn Saturne et les Quatre Elements. Contribution à l’Histoire de la question . Réplique à Alain Petit.

Posté par nofim le 17 juin 2026

Jacques  halbronn  Saturne et les Quatre Elements. Le point  aveugle de Saturne chez les  historiens de la question   

Jacques  halbronn  Saturne et les Quatre Elements. Contribution à l'Histoire de la question . Réplique à Alain Petit. dans anthropocosmologiz 500px-Ptolemaicsystem-small

En 2006, il  y  a 20 ans, Alain Petit, historien de la philosophie,  a publié dans le collectif  Philsopphie, ville  et architecture. La renaissance des quatre élément  Sous la direction de Thierry Paquot  et Chris Younès (Ed  de la Découverte) un texte intitulé  « Le cinquième élément  Pensée antique de la quintessence chez Platon et Aristote » Vingt  ans plus  tard, les lacunes de l’auteur en matière d’ Histoire de l’Astrologie hypothèquent singulièrement son louable  travail. Entre temps,  en effet, nous avons mis en évidence, notamment par l’étude critique  de la Tétrabible de Ptolémée;  la différenciation  entre Saturne  et les 4 planétes situées entre le Soleil et le  dit Saturne. (Mercure, Vénus, Mars et  Jupiter), celles -ci devant être distinguées des luminaires. Nous  signalions les perturbations  survenues dans l’exposé du Tétrabiblos  du fait de l’introduction de Saturne, ce qui conduisit à placer la Lune avec le Soleil (autour du solstice d’Eté) pour faire de la place à la  dite planéte, celle-ci perdant, ipso facto, son statut à part.. Il est probable qu’Alain Petit n’aurait pas  rédigé son texte comme il l’a fait en 2006, s’il avait été averti  de notre  genése de  la Tétrabible.  Pourtant  l’accent que nous avons mis sur Saturne remonte à 1993 (Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers) suivi d’un texte intitulé  L’Astrologie selon Saturne où  nous insistions  sur le  caractère  central de cet  astre au point de traiter, par la suite, d’un saturnocentrisme  de notre « systéme solaire, mais, cette fois, bien après la parution du texte d’Alain Petit. Sur un autre plan, le rapport du 4 au 5 était bien connu en Astrologie Chinoise dont Petit ne semble pas avoir tenu compte, cette école traitant d’un cinquième élement, associé à l’idée de quintessence  et ce point là;  en revanche, aurait pu  et dû interpeller ce  historiens depuis longtemps! En 1976, dans notre étude du Sefer Yetsira ( Livre de la Formation) nous avions signalé un glissement du sénaire vers le septénaire,  dû  au changement de statut  de Saturne. Ce  sénaire étant lui même constitué d’un quatuor de planétes et d’un axe des luminaires censé être activé par un cinquiéme  facteur  circulatoire, Saturne, à l’instar du pouce par rapport aux quatre « doigts » de la main. Rappelons  que le tétramorphe (exposé dans le Livre d’Ezékiel (Ancien Testament) comporte 4  facteurs: le taureau, le lion, l’aigle  et Adam que l’on retrouve avec les 4 signes fixes de l’astrologie  et les 4 étoiles fixes « royales, Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut) situées dans les constellations zodiacales.  Il apparait que le Soleil  aura  joué le  role dévolu  à Saturne d’où la tradition des naissances zodiacales, liées au passage du Soleil dans l’un des 12  signes zodiacaux  qui ne sont finalement que des représentations du quatuor planétaire et élémentaire avec le passage d’une division en 8  à une  division en 12 (6×2) de l’écliptique (incluant Soleil  et  lune)  avec, par la suite, l’ajout du cinquiéme  facteur, Saturne, ce qui conduirait au septénaire se substituant au sénaire, lui même se substituant à une structure à base 4, tétramorphique sans parler à l’époque moderne d’un duodénaire base sur l’hypothèse de 12 planétes dans le  systéme solaire, Uranus, Neptune, Pluton  plus deux transplutoniennes (cf nos Clefs pour l’astrologie. Ed 1976 et 1993 et nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983)

 

 

 dans astrologie septennale
Ouvrage

Philosophie, ville et architecture

Armillaire
2002

 

 

 On  peut lire  sur le web
 

 

 Tétrabible  (trad. Nicolas  Bourdin, 1640)
7 — Des planètes diurnes et nocturnes
Semblablement aussi, vu qu’il y a deux princi-
paux intervalles du temps, le jour et la nuit, le jour
s’accorde plus à la nature masculine, parce que pen-
dant le jour la chaleur est plus grande et les natures
plus vigoureuses et actives. Mais la nuit s’accorde à
la nature féminine, à cause de l’humidité et de l’or-
dinaire désir de repos. On dit donc que les planètes
nocturnes sont la Lune et Vénus ; les diurnes, le Soleil
et Jupiter ; et que Mercure participe de l’une et de
l’autre condition5, à savoir quand il est oriental il est
diurne, et quand il est occidental il est nocturne. Mais
on attribue à l’une et à l’autre condition l’une des pla-
nètes maléfiques, suivant en cela non la similitude,
mais l’opposition de la qualité ; car lorsque des pla-
nètes qui sont de bonne condition sont liées à celles
qui sont semblables, leur bonté augmente, mais si des
planètes dissemblables sont associées à des condi-
tions pernicieuses, la force de leur malignité est atté-
nuée. C’est pourquoi l’on associe à la chaleur diurne
Saturne qui est froid, et Mars qui est sec à l’humidité
de la nuit. Ainsi, l’un et l’autre rendus pondérés par
une contraire constitution seront conséquemment
dans une plus égale température.« 

 

La  lecture  du Livre de la Formation (Sefer Yetsira, quasi contemporain  de la Tétrabible), parle de 7 lettres doubles de l’alphabet hébraïque alors que le Resh ne comporte pas une telle dualité phonique à la différence des six autres (bagadkphat), ainsi la lettre Beith  se prononce  « Veith » quand elle ne comporte pas de dagesh (point central) Exemple  Bevakasha (SVP) avec les deux usages de la même  lettre.

 

Selon nous,le  découpage en 12 secteurs correspond à une astrologie à base 6, donc Saturne étant exclu comme significateur mais central  comme curseur. Ce serait donc une erreur que de se référer comme nous le faisions, à la suite de tant d ‘autres, aux 12 lunaisons pour expliquer la division en 12, à moins de supposer qu’il s’agisse là d’une clef  mise en place par les concepteurs ET  de notre systéme solaire.

 

Cette division  en 12  aura conduit  (cf nos Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976 à conclure qu’il devait existe 12 astres dans notre systémé solaire, en englobant 3 planétes transsaturniennes  et 2  transplutoniennes  (cf Lisa Morpurgo, Nouvelle Astrologie, Larousse, 1974, André Barbault, Traité pratique d’astrologie, Ed Seuil, 1961, sous l’influence de Jean Carteret).

 

En fait, notre systéme solaire  est  saturno-centrique sous l’angle d’une anthropocosmologie et n’a besoin que d’un  quatuor de planétes pour opérer, les luminaires constituant un ensemble doté d’un autre statut.  Cela correspond notamment aux quatre saisons, aux quatre Eléments etc/ Le rôle de Saturne est d’impulser une cyclicité à base 7, ce qui est évidemment source de confusion. La semaine de 7 jours  est selon nous shabbatocentrique (le nom hébraique de Saturne , dans le Sefer Yetsira, étant » Shabtay »), soit six Jours gravitant autour du jour du Shabbat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 20 03 26

 Jacques  halbronn  Saturne et les Quatre Elements. Contribution à l’Histoire de la quintessence

 

 

La physique d’Aristote est une description de la nature qu’a proposée Aristote (384-322 av. J.-C.) dans son ouvrage Physique. Au XXIe siècle, son approche est désuète, même si sa théorie des quatre éléments est évoquée à l’occasion.

Le philosophe grec a tenté d’établir des principes généraux pour les changements dont les corps naturels sont les sièges, qu’ils soient vivants, inanimés, célestes ou terrestres  – y compris les mouvements (changements par rapport à un lieu), les changements quantitatifs (changements par rapport à la taille ou au nombre), les changements qualitatifs et les changements substantiels (« devenir » [venir à l’existence, génération] ; « disparaître » [ne plus exister, « corruption »]). Sa physique couvre un champ de la connaissance aujourd’hui fragmenté en plusieurs domaines, dont la philosophie de l’esprit, l’expérience sensorielle, la mémoire, l’anatomie et la biologie. Sa physique constitue le fondement d’une partie de son œuvre.

Les concepts centraux de la physique d’Aristote sont la structuration du cosmos en sphères concentriques, avec la Terre au centre et les sphères célestes autour. La sphère terrestre est constituée des quatre éléments (terre, air, feu et eau, tous sujets à changer et à dégénérer). Les objets constitués de ces quatre éléments sont dotés de mouvements naturels : ceux composés de terre et d’eau tendant à tomber ; ceux d’air et de feu tendent à monter. La vitesse de leur déplacement dépend de leur masse et de la densité du médium. Aristote a avancé que le vide ne peut exister puisque les vitesses y seraient infinies. Ce qui l’a mené à proposer un cinquième élément : l’éther immuable, pour les sphères célestes.

Pour le philosophe grec, quatre causes expliquent les changements vus sur la Terre : la matérielle, la formelle, l’efficiente et la finale. La biologie d’Aristote (en) s’appuie sur l’observation des types naturels, à la fois basiques et de groupes auxquels ils appartiennent. Il n’a jamais conduit d’expériences dans le sens moderne du terme ; il s’est appuyé sur des données, des observations de procédures (telle la dissection) et a fait des hypothèses sur les relations entre les quantités mesurables (telles la taille des corps et les durées de vie).

Méthodes

250px-Aristotle_Physica_page_1 dans philosophgie
Une page de Physique par Aristote, édition de 1837 en grec. Ce livre aborde plusieurs sujets, dont la philosophie de la nature et des parties qui sont aujourd’hui regroupées sous le vocable de « Physique ».

Même s’ils sont cohérents avec l’expérience humaine courante, les principes d’Aristote ne s’appuient pas sur des expériences contrôlées et mesurables. Elles n’expliquent donc pas notre univers de façon précise et mesurée, une attente exigée par la science moderne. Les contemporains du philosophe grec, tel Aristarque de Samos, ont rejeté ces principes en faveur de l’héliocentrisme. Leurs idées n’ont toutefois pas été largement acceptées, car le rejet des principes était difficile en s’appuyant uniquement sur les observations quotidiennes. Les développements de la méthode scientifique ont permis de défier les conceptions d’Aristote, notamment grâce à des expériences et à des mesures de plus en plus précises (par exemple, avec la pompe à vide et le télescope).

« En revendiquant la nouveauté de leurs doctrines, les philosophes naturels qui ont développé la « nouvelle science » du XVIIe siècle ont souvent opposé la physique « aristotélicienne » à la leur. Selon eux, la physique aristotélicienne mettait l’accent sur le qualitatif au détriment du quantitatif, négligeait les mathématiques et leur rôle dans la physique (en particulier dans l’analyse du mouvement local) et s’appuyait sur des principes explicatifs suspects tels que les causes finales et les essences « occultes ». Pourtant, dans sa Physique, Aristote caractérise la physique ou la « science de la nature » comme se rapportant aux grandeurs (megethê), au mouvement (ou « processus » ou « changement graduel » – kinêsis) et au temps (chronon) (Phys, III.4 202b30–31). En effet, la Physique est largement concernée par une analyse du mouvement, en particulier du mouvement local, et des autres concepts qu’Aristote juge nécessaires à cette analyse[trad 1],[1]. »

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 le 5e Elément  saturnien  en Chine.
Olivier  Peyrebrune (Gazette de la FDAF; octobre 2025); la Terre,

 

 

 

 

 sur le  web Le  cinquième  Elément  chez les Grecs de l’Antiquité

 

« Le terme quintessence désigne la «quinte essence», littéralement le «cinquième élément» qui, avec la terre, l’air, l’eau et le feu, composaient l’Univers selon les Grecs. Substance éphémère, le cinquième élément servait à empêcher la Lune et les planètes de s’effondrer au centre de la sphère céleste.1 mars 2001

 

Le cinquième élément cosmique »

 

 

Les 5 éléments chinois : le wu xing

 

 

Il est impossible de réaliser une expertise Feng Shui sans comprendre comment les 5 éléments chinois interagissent les uns avec les autres. Ce concept est appelé Wu Xing ou, plus précisément, « wu zhong liu xing zhi qi » ce qui signifie « les cinq types de chi qui prédominent à différents moments ».
Selon la cosmologie chinoise, tout ce qui existe appartient à l’un de ces 5 éléments ou phases. Ils forment les composants de base de toutes les matières, et de tout ce qui se passe dans la nature et dans notre corps.
Comme ils caractérisent le Chi, je vais vous expliquer comment, en Feng Shui, on analyse si les relations entre ces éléments sont harmonieuses ou non (cf le glossaire Feng Shui pour plus de notions fondamentales).

 

 

Quels sont les caractéristiques des 5 éléments chinois ?

 

Le principe des 5 phases est né, comme les 8 trigrammes, comme le concept du Taiji, des observations réalisées par les anciens. A partir de la substance naturelle, on définit une propriété dynamique qui sert ensuite à catégoriser les objets, les phénomènes, les saisons, la météo, les goûts, les organes, les émotions…

L’élément Métal : il est associé aux zones Ouest (chiffre 7) et Nord-Ouest (chiffre 6). Sa saison représentative est la fin de l’Automne et le début de l’Hiver. Il est associé au temps sec, au goût piquant, au chagrin et au son ré. Les couleurs du Métal sont le blanc, le gris, le doré et l’argenté. Il est relié aux organes respiratoires tels les poumons, la bouche, le nez mais aussi la peau. C’est la phase des trigrammes Qian et Dui.

L’élément Bois : il est associé aux zones Est (chiffre 3) et Sud-Est (chiffre 4). Sa saison représentative est la fin du printemps et le début de l’été. Il est associé au vent, au goût aigre, à la colère et au son mi. Les couleurs du Bois sont le vert et le marron. Au niveau des organes, on trouve le foie et la vésicule biliaire. Il est également relié aux jambes, aux pieds et au bas du dos. C’est la phase des trigrammes Zhen et Xun.

L’élément Eau : elle est associée à une seule zone, le Nord (chiffre 1). Sa saison représentative est l’hiver. Elle est associée au froid, au goût salé, à la peur et au son la. Les couleurs de l’Eau sont le bleu et le noir. Au niveau des organes, on trouve le rein. Elle est également reliée aux oreilles, à la vessie, aux systèmes sanguin et urinaire. C’est la phase du trigramme Kan.

L’élément Feu : il est associé à une seule zone, le Sud (chiffre 9). Sa saison représentative est l’été. Il est associé à la chaleur, au goût amer, à la joie et au son sol. Les couleurs du Feu sont le rose, le rouge et le violet. Au niveau des organes, on trouve le cœur et l’intestin grêle. Il est également relié aux yeux et à la langue. C’est la phase du trigramme Li.

L’élément Terre : elle est associée au Nord-Est (chiffre 8) et au Sud-Est (chiffre 2). Dans le carré lo-shu, elle est aussi associée au centre (chiffre 5). Il n’y a pas vraiment de saison représentative car on la retrouve au début du printemps et aussi au début de l’automne. Elle est associée à l’humidité, au goût sucré, à la concentration et au son do. Les couleurs de la Terre sont le jaune et le orange. Au niveau des organes, on trouve l’estomac et la rate. Elle est également reliée à l’abdomen, aux mains et aux doigts. C’est la phase des trigrammes Gen et Kun.

Ainsi, on voit que chaque élément ou phase possède un chi qui lui est propre, porteur de caractéristiques vraiment différentes. Chaque phase interagit avec les autres éléments. Ces interactions ont été étudiées et on distingue 3 cycles : le cycle de production, de destruction et de contrôle. 

 

Le cinquième élément
Pensée antique de la quintessence
chez Platon et Aristote
par Alain Petit

Le « cinquième élément » n’est pas un clin d’oeil à Luc
Besson (qui n’est pas l’un de mes cinéastes préférés), c’est
l’une des doctrines fondamentales d’Aristote, et l’excuse pour
l’évoquer est que j’ai voulu traiter de la question de l’élément
au travers de ce qui, chez Aristote et peut-être déjà un peu
avant, semble en quelque sorte en contester la conception
fondamentale.
Ce qui est classique pour les Anciens, et peut-être ce que l’on
en a retenu — d’ailleurs, on le voit encore précisément chez
Bachelard—, c’est qu’il y ait quatre éléments. Ce qui contribue
à la notion fondamentale de l’élément, c’est que l’on soit
parvenu à un état que longtemps on a considéré comme indépassable,
à savoir que l’eau, la terre, le feu et l’air entretiennent
une sorte de jeu, qu’on peut appeler à certains égards un
jeu d’articulation, de circulation. On voit Aristote d’une
certaine façon intégrer ces quatre éléments à partir de leur
fondateur, Empédocle, et en même temps les subvertir par la
notion du cinquième élément. Il nous permet de comprendre
l’élément en le prenant à l’envers. C’est cette stratégie que j’ai
voulu utiliser pour comprendre l’élément : retournons ce qui est
en jeu dans les quatre éléments pour comprendre la genèse et la
nécessité de l’introduction philosophique du cinquième.
Donc je vais mettre en place les deux personnages principaux,
dramatis personae, comme disaient les Anciens, Empédocle
et Aristote—qui ont beaucoup en commun.
Empédocle est pour nous l’un des grands poètes-philosophes
de l’Antiquité, le grand précurseur de Lucrèce précisément sur
la question de l’élément. Empédocle est celui qui pense les
éléments selon le quadriparti (comme dira bien plus tard
Heidegger en référence directe à Empédocle). Le monde est
quadriparti ; il y a quatre éléments ni plus ni moins. Or ce
n’était pas chez les Anciens une position unanime, ce n’était
peut-être même pas une position évidente. Essayons de resituer
Empédocle par rapport à l’un de ses grands prédécesseurs,
Héraclite (certainement du même calibre philosophique que les
deux autres).
Héraclite considère, si je puis dire, qu’il vaut mieux penser
une monarchie de l’élément, qui est en l’espèce celle du feu. Il
n’y a pas quatre éléments, il ne peut pas y avoir quatre éléments,
il ne peut y en avoir qu’un. Si je pose la question : « Qu’y a-t-il
d’élémentaire dans le monde ? » je me pose la question, je
traduis directement le concept d’élément dans un autre. Quand
on se pose la question de l’élément, pour un Grec, un Grec
présocratique si vous voulez — mais ça restera le sens fondamental,
même pour Aristote —, on se pose la question de
l’origine de ce qui est dans le monde. Autrement dit, l’élémentaire,
c’est ce dont tout le reste provient. Ce n’est pas le rudimentaire,
c’est l’originaire. Il faut de fait polémiquer
philosophiquement contre l’idée que l’élément soit le matériau,
idée reçue à certains égards dans la pensée philosophique
depuis lors, et qu’Aristote lui-même ne ratifie pas. L’élémentaire,
ce n’est pas le matériau.
Cette confusion s’est opérée dans l’un des premiers réseaux
d’architecture et philosophie, j’ai nommé Vitruve, dans la tradition
romaine. Ça c’est le premier réseau. Vitruve, dans son
Traité d’architecture, fait précisément référence à la pensée
présocratique des éléments (il me semble que c’est en ouverture
au Livre III), quand il traite de la question du matériau de
l’architecte. C’est très remarquable, il fait un exorde philosophique
— il a une connaissance très réelle en la matière —
et, au moment de traiter de la question du matériau pour l’architecte,
il fait référence aux grands présocratiques, Thalès, les
Ioniens et Empédocle. Pour Vitruve, l’intérêt que l’architecte
peut prendre à la pensée de l’élément, et nous sommes précisément
dans notre élément d’aujourd’hui, c’est d’y voir en
quelque sorte le matériau primitif, ce qu’on pourrait appeler le
)
« constituant irréductible ». Or, tel n’est pas le point. Il me
semble qu’on commence à prendre le change à partir de là. On
peut déjà attester de cette confusion au moins chez Vitruve,
mais elle doit être plus ancienne, je présume.
Il s’agissait en fait pour Héraclite, qui est l’un de nos grands
témoins à cet égard, de penser une origine à partir de laquelle
ce qu’il convenait d’appeler élément pourrait être tenu pour
irréel. Il n’y a pas quatre éléments, il n’y en a qu’un, les autres
ne sont que des transformations du feu. Le feu se transforme
en autant de facettes qu’Empédocle précisément va appeler
éléments, c’est un tenant de la monarchie du feu. Comment
Empédocle, à partir d’une référence aussi écrasante, en vient-il
à penser sa tétrarchie des éléments, ce qui veut dire qu’il y a
une stricte égalité entre les quatre ? La doctrine classique des
éléments, celle dont nous avons hérité et qui vient en droite
ligne d’Empédocle, c’est celle de l’égalité entre l’air, le feu,
l’eau et l’air. « Ils se partagent, dit Empédocle, la souveraineté
dans le monde. »
On peut les considérer maintenant sous deux aspects. Tout
d’abord, l’univers tel qu’il est comporte une égale représentation
des quatre, donc l’univers est quadriparti au sens où
Heidegger le dira, et c’est exactement ce que veut dire Empédocle,
le monde n’est rien de plus que cette quadripartition.
L’un des enjeux serait de s’interroger sur le rapport entre les
éléments et le monde. De fait, ce sera décisif pour la pensée
d’Aristote. Est-ce que le monde est plus que les quatre
éléments, est-ce que le fait qu’il enveloppe les éléments signifie
qu’il est lui-même quelque chose de plus ? C’est ce qui est
décisif pour les Grecs. J’espère ne pas être trop hétérodoxe en
insistant sur le fait que la pensée des éléments, pour les Grecs,
loin justement de la réduction de Vitruve, est une pensée théologique.
C’est peut-être une physique. Il est convenu de dire
que c’est une physique et à certains égards c’est en effet la
grande physique des Grecs, mais cette physique c’est une théologie.
C’est un point dont il faut prendre acte. Les éléments sont
des dieux pour Empédocle, comme le feu l’était pour Héraclite.
Ce qu’il y a de plus véritablement divin, en dehors de l’amour
et de la haine, sur lesquelles je vais revenir, qui en quelque sorte
préside à leur assemblage ou à leur dissociation, les premiers
dieux ce sont les éléments. Ils portent d’ailleurs éventuellement
des noms de dieux (le feu c’est Zeus). Vous avez une équivalence
entre les noms des dieux et les noms que nous donnons
classiquement aux éléments. Il arrive à Empédocle de les
nommer par les noms de dieux plutôt que par leurs noms
d’éléments. Donc en ce sens-là ils sont vivants. Ils sont vivants
comme le sont des dieux, c’est-à-dire des vivants immortels.
Le monde est un dieu—c’est la grande pensée des Grecs—,
le monde est un dieu et contient en quelque sorte ces dieux, au
nombre de quatre, qui se partagent, comme dans le monde
d’Homère, la souveraineté. Simplement, d’Homère à Empédocle,
on est passé de la souveraineté de Zeus et de celle
d’Hadès à celle du feu ou celle de la terre. Entre ces dieux, pas
de prépondérance, pas de souveraineté de l’un sur l’autre, c’est
leur égalité fondamentale. D’autre part, chez Empédocle, il y a
un point qui va effectivement susciter une grande difficulté,
c’est que les éléments ne se transforment pas les uns dans les
autres. Il n’y a pas circulation, il y a en quelque sorte lutte, mais
on ne dit pas que le feu devient autre chose. Je pense que c’est
pour bloquer toute possibilité de penser à la manière d’Héraclite
qu’Empédocle refuse la transformation, qui nous paraît liée à la
doctrine classique des éléments, mais qui en fait a été introduite
et plutôt pérennisée par Aristote.
S’il y a transformation d’un élément dans un autre, c’est
précisément ce qui va permettre à Aristote de subordonner les
quatre éléments au cinquième. C’est un point décisif que si je
veux garder les quatre éléments dans leur souveraineté aristocratique,
de pair, il faut que je refuse qu’ils se transforment les
uns dans les autres. Si je concède qu’ils se transforment les uns
dans les autres, je vais arriver à une position comme celle
d’Aristote, qui consiste très exactement à dire que les quatre
éléments, dans leur jeu de circulation et de transformation
mutuelle, ne sont pas ce qu’il y a de plus haut. En quelque sorte,
c’est la raison du titre et de la doctrine du cinquième élément, le
cinquième élément d’Aristote c’est l’élément qui se subordonne
les quatre et qui, lui, ne se transforme en aucun autre, et qui ne
provient d’aucun autre. Il est en ce sens là l’élément absolu.
Vous avez un paradoxe, dans cette idée de cinquième
élément, sur lequel je voudrais insister. En quel sens, le
lui-même (je renvoie sur ce point au livre décisif qu’est son
Traité du ciel, en particulier au premier chapitre du premier
Livre), cinquième élément pourquoi ? Il semblerait bien
qu’avec Empédocle on ait en quelque sorte épuisé les éléments,
quatre ni plus ni moins. Pourquoi un cinquième ? À proprement
parler, il n’y a pas de raison qu’il y en ait un, puisqu’ils
se partagent l’univers exactement. Si un cinquième élément
intervient, et c’est tout l’intérêt me semble-t-il de cette notion,
c’est parce que Aristote va assumer ce qu’il y a de fondamental
dans l’élément en transposant dans un élément supérieur
ce qui pouvait valoir pour les quatre autres. Il opère ce que
la philosophie a appelé bien plus tard une sursomption de ce
qu’il y a d’élémentaire dans le cinquième élément (je renvoie
ici à Hegel).
Je commencerai par m’interroger sur le sens de la version
classique dans la théorie des éléments, qui est celle d’Empédocle.
Je vais revenir brièvement sur certains points. Je
voudrais resituer, puisque je parlais de théologie, la discussion
en partant d’un propos d’Aristote qu’on appelle doxographique,
c’est-à-dire un propos où Aristote renvoie à certains de
ses prédécesseurs et fait allusion à une doctrine à la fois relative
au monde et relative aux dieux, c’est-à-dire à la fois cosmologique
et théologique (vous la trouverez dans le Traité du ciel,
premier Livre, dixième chapitre). C’est à propos d’une question
fondamentale pour lui qui est celle de l’éternité du monde.
Il y a une pensée qui d’une certaine façon à la fois le fascine et
l’embarrasse, qui consiste à dire — et c’est une pensée présocratique
tout à fait cruciale — que le monde à proprement
parler est éternel, mais sur un mode très intéressant qui est typiquement
empédoclien, qu’il est rythmique.
Vous avez un rythme cosmique fondamental aussi bien chez
Héraclite que chez Empédocle. Ils sont d’ailleurs rassemblés
par Aristote dans la même citation : « D’autres disent que le
monde qui est soumis à un rythme alternatif [le terme grec est
enallax] se trouve tantôt dans un état tantôt dans un autre, et
que ce processus se poursuit sans cesse. » Autrement dit, le
monde ne naît pas, il ne périt pas, mais il ne reste jamais dans la
même situation, dans la même condition, dans le même état. Il
Le cinquième élément
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se transforme toujours et il ne périt jamais. Donc, vous avez une
éternité mais une éternité très embarrassante pour quelqu’un
comme Aristote qui, lui, veut une éternité où le monde soit
toujours le même et dure. Ce que j’appelle une éternité durative.
Alors que là vous avez ce que j’appellerais une éternité
rythmique.
Chez Héraclite, cela veut dire que l’on va de l’un au multiple
et du multiple à l’un. Et chez Empédocle c’est la même chose, à
la doctrine des éléments près. Chez Héraclite, le monde vient
du feu, et la nature du monde c’est d’être l’ensemble des transformations
du feu. Héraclite dit même littéralement « le feu, ce
monde-ci ». Pour Empédocle, la situation est nettement plus
complexe, c’est d’ailleurs un des points d’achoppement dans
l’interprétation de cet auteur : le monde où les quatre éléments
se trouvent différenciés, où effectivement l’eau, le feu, l’air et
la terre apparaissent dans leur souveraineté et dans leur région
respectives. Ce monde n’est pas toujours dans l’état où nous le
connaissons, sinon il n’y aurait pas ce rythme dont je parle. Les
éléments mènent une double vie : tantôt ils sont fondus les uns
dans les autres, c’est ce qu’Héraclite appelle le sphairos, et pour
lui c’est le dieu, le dieu lui-même. Le dieu suprême, ce sont les
quatre éléments qui ne font qu’un. Le sphairos qui mène une
vie joyeuse dans sa solitude…
Les quatre éléments vont apparaître lorsque ce sphairos,
sphère parfaite où il n’y a plus qu’une seule chose, va se
démembrer. Le monde naît du démembrement du dieu sphère,
comme Dionysos a pu être démembré. Le sphairos se
démembre et les quatre éléments vont apparaître. Ils étaient
déjà là. Aristote dira, d’un concept qui n’était pas celui des
présocratiques : ils étaient déjà là en puissance. En fait ils
étaient déjà là mais rassemblés complètement en ne faisant plus
qu’un. Ce n’est pas un monde, c’est plus qu’un monde. C’est
une sphère purement divine. Les quatre éléments sont des dieux
issus du démembrement du dieu sphère. Lorsqu’ils se sont
dissociés pour se former, apparaître phénoménalement comme
ces éléments que nous connaissons, le feu, l’air, l’eau, la terre,
les quatre éléments doivent se rassembler, ils ne sont pas
donnés comme cela d’emblée, il faut que j’arrive à les penser
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dans leur genèse. Et leur genèse, c’est ce qui est issu de l’unité
parfaite qu’ils forment dans un état divin.
Le problème qui apparaît avec Empédocle sera celui d’Aristote
mais il ne sera pas résolu de la même façon par les deux.
Avec Empédocle, les quatre éléments ont vocation de temps en
temps à ne plus faire qu’un, alors il ne s’agit plus d’élément,
on est dans le sur-élémentaire. On n’est même plus dans le
monde… Empédocle dit : le monde, les quatre éléments qui
forment le monde se souviennent de leur condition lorsqu’ils ne
faisaient plus qu’un dans le sphairos. En quelque sorte, ils aspirent
à une harmonie perdue. Lorsqu’ils se constituent en monde,
les quatre éléments sont le substitut d’une harmonie perdue. Ils
sont quatre mais ils voudraient ne faire qu’un. C’est pourquoi
ils recherchent l’harmonie. Les éléments tendent, nous disent
les Grecs, à quelque chose. Les éléments tendent à quelque
chose qui les surpasse. C’est ce qui est contenu dans la philosophie
d’Empédocle, qui n’est pas simplement une physique,
contrairement à l’idée qu’on s’en fait souvent. Il s’agirait plutôt
de ne pas réduire la nature des Grecs, physis, à ce qui pour nous
serait purement physique, à un matériau, la réduction de
l’élémentaire au matériau.
Dans la physis des Grecs, l’élément n’est pas un matériau. Il
est beaucoup plus, il peut être un dieu, il peut être une région
du monde, il se trouve être les deux. On peut lire l’élément
selon les deux registres, à la fois celui d’une région du monde,
éventuellement d’un constituant des corps, et celui d’un dieu.
La notion de matériau est beaucoup trop pauvre pour rendre
compte de ce que pense Empédocle en parlant d’élément.
Passons maintenant à la transformation profonde qu’Aristote
introduira dans cette doctrine, sur un mode d’ailleurs assez
ambigu. D’un côté, il est celui qui rend les quatre éléments
canoniques. D’une certaine façon, l’apport d’Empédocle, il
l’intègre. Avec Aristote, il est convenu qu’il y a quatre éléments
dans le monde, enveloppés dans le monde, qui se transforment
dorénavant les uns dans les autres, qui naissent les uns des
autres. C’est tout leur désavantage, ils ne sont plus des dieux.
Les quatre éléments perdent leur qualité de dieu, au profit d’un
cinquième. Pour qu’il y ait quatre éléments, il faut qu’il y en ait
un cinquième. C’est entièrement lié à la transformation, que je
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voudrais introduire maintenant comme condition de possibilité
de la doctrine du cinquième élément, et elle tient au refus par
Aristote de cette éternité rythmique, qu’il décrit lui-même à
propos d’Empédocle. Il n’est pas possible d’avoir un monde
éternel, par stop and go, par cyclicité, par passage d’un état à
un autre, comme si le monde se corrompait mais ne périssait
pas. Autrement dit, le monde doit être éternel au sens que nous
accordons encore maintenant à ce concept, le monde doit être
éternel, c’est-à-dire qu’il doit toujours être ce qu’il est maintenant.
Il a toujours dû être ce qu’il est maintenant, il ne s’est pas
transformé, c’est le point sur lequel Aristote insiste.
Quel est l’élément qui va permettre de penser cela, que le
monde soit toujours ce qu’il est maintenant ? Qu’il n’ait pas à
passer à l’état où il est maintenant, contrairement à ce que dit
Empédocle, qui a l’immense mérite—c’est d’ailleurs pourquoi
certains contemporains, dans la poétique de l’élément en particulier,
y attachent de l’importance —, d’introduire une histoire
dans l’éternité, un devenir. L’éternité comporte une histoire, on
n’est pas toujours dans la même position, on ne se contente pas
de prolonger une certaine condition, il faut changer pour rester
le même. Et les quatre éléments contribuent à ce changement
interne. C’est leur propre vie qui est l’éternité. Avec Aristote,
on a modifié le concept d’éternité, et tout s’ensuit. On a décidé
que l’éternité ce devait être, dorénavant, un monde qui a
toujours été ce qu’il est et qui sera toujours ce qu’il est. Le
« devenir » a été retiré de l’éternité. On n’a plus ce retour à
l’origine, ce démembrement, ce qui revient toujours pour
donner naissance au monde, une cosmogenèse multipliée,
comme diraient certains modernes… Il n’y a pas de cosmogenèse
du tout : il y a un monde qui est parfait et qui n’a pas
d’histoire. Il faut un élément pour cela, dit Aristote.
Pourquoi ? On ne peut pas dématérialiser complètement le
monde, mais il faut dématérialiser son cinquième élément,
suffisamment pour pouvoir penser son éternité physique. Le
cinquième élément est un concept qui tend vers la dématérialisation
mais qui n’y parvient pas complètement. C’est une quintessenciation,
c’est le cas de le dire, des quatre éléments, dont
parlait Empédocle, qui avaient un statut physique par ailleurs
reconnaissable. La quintessence, c’est en effet la forme que
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prendra plus tard la doctrine du cinquième élément, qui s’appellera
dans la tradition latine et médiévale quinta essentia,
cinquième essence ou cinquième élément.
Essayons de voir en quoi l’élément qui est le cinquième nous
permet de penser les autres par la sursomption, et en même
temps ce qu’il a d’exceptionnel, en quoi il est un élément
d’exception par rapport aux éléments dans leur version classique.
Aristote prolonge ce qu’Empédocle nous laissait déjà
entrevoir, mais il va apporter quelque chose de tout à fait essentiel,
c’est la notion de lieu. Ce qui aux yeux d’Aristote faisait
défaut à Empédocle, c’était le rapport entre l’élément et le lieu.
L’autre grande innovation d’Aristote, et elle sera en effet tout à
fait cruciale pour une bonne partie de l’histoire de la science et
pour la philosophie contemporaine, surtout en phénoménologie
puisque c’est là que la notion de lieu refait surface, va dire
qu’à un élément doit correspondre un lieu, qu’Aristote appelle
son lieu propre. Le feu tend vers son lieu comme la terre tend
vers son lieu, il se trouve qu’ils tendent vers des lieux opposés.
En d’autres termes, l’élément feu ou l’élément terre a une
tendance interne à une direction naturelle en tant qu’il est
soumis à son lieu.
Vous avez un texte très remarquable, qui est aux confins
exacts de la physique et de la métaphysique, très exactement là
où se situe à mon avis la pensée du cinquième élément. Ce texte
se trouve dans le Traité du ciel, au quatrième Livre, chapitre 3 :
« Lorsque l’air naît de l’eau » (puisque dorénavant les éléments
se transforment) « et le léger du lourd, il se porte vers le haut »
(ce sera son lieu propre), « c’est au même moment qu’il est
léger, qu’il cesse de venir et se trouve là-haut ». Que faut-il tirer
de cette phrase au demeurant sibylline ? C’est la très grande
proximité, voire la quasi-identité entre la tendance de l’élément,
ce qu’il veut être—ou ce qu’il doit être, c’est-à-dire la conformité
à son essence —, et le lieu. Pour que l’air soit l’air,
parvienne à être l’élément qu’il doit être, il faut qu’il atteigne
son lieu. C’est donc le lieu qui est pré-donné dans le monde,
qui n’est donc pas quelque chose d’arbitraire ni de relatif. Il y
a des lieux dans le monde, ce n’est pas nous qui instituons ces
lieux, ils ne sont pas relatifs à nos déplacements, ils ne sont pas
inscrits par nous dans le vide. Il n’y a pas de vide.
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D’ailleurs, la pensée de l’élément n’est pas compatible, elle
évacue un vide propre aux mathématiciens, un vide de la
physique mathématique, et on en a souvent fait grief à Aristote
du point de vue de l’histoire de la science, mais il faudrait peutêtre
se demander ce qui pour sa métaphysique est crucial. Le
lieu, c’est en quelque sorte une qualité intrinsèque du monde,
une direction déterminée, qui permet aux éléments de s’identifier
les uns par rapport aux autres. Tant que l’air n’a pas gagné
son lieu, il n’est pas ce qu’il a à être. Cela ne se trouve pas dans
la doctrine d’Empédocle. La doctrine la plus sophistiquée, la
plus complète des quatre éléments se trouve là : c’est l’association
de chaque élément fondamental, de chacun des quatre, à
son lieu dans le monde. Seulement, il y en a un qui fait exception,
c’est le cinquième, qui n’est donc pas un élément de plus
mais qui est un élément en dehors (cinquième, cela veut dire
excepté, cela ne veut pas dire quatre plus un). Il est en dehors
d’eux, il les enveloppe.
Alors, que lui arrive-t-il à lui ? Il est l’élément qui a un
mouvement purement circulaire. Quelle est la caractéristique
d’un mouvement circulaire ? Interrogez-vous sur son lieu. L’air
gagne son lieu, la terre gagne son lieu, qui se trouvent être
inverses, de direction opposée. Mais quel est le lieu de ce corps
qui va s’appeler éther, c’est-à-dire qui est toujours en train de
courir, selon l’étymologie fantaisiste que propose Aristote à la
suite de Platon (aithêr, ai-thêr) ? L’élément qui est toujours en
train de courir parce qu’il n’a pas de cessation de son mouvement,
ni d’origine, c’est un élément qui court toujours car il a
comme propriété de tendre, de tendre au même. Le lieu d’un
élément qui tourne en rond, c’est le même.
Un des beaux paradoxes d’Aristote est le suivant : l’élément
que nous avons ici, qui est un élément privilégié et même
excepté, le cinquième, c’est l’élément du tout. C’est en cela
qu’on a quitté la doctrine classique des quatre éléments, c’est
l’élément du tout, pas un des éléments. Vous avez le paradoxe,
presque un oxymore, d’avoir l’élément de la totalité, l’élément
de la sphéricité, c’est-à-dire de l’univers en tant qu’il est
complet. Quelle est l’élément de la complétude ? C’est le
cinquième élément.
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J’insisterai sur deux ou trois propriétés qui permettent de
vérifier ce caractère d’exception de notre cinquième élément
aristotélicien. Je voudrais voir en même temps en quoi, pour
nous, c’est un enjeu décisif. Le rapport au lieu est évidemment
crucial, et le cinquième élément déjoue ce rapport que nous
tenons, qu’Aristote lui-même tient pour classique, entre le lieu
et l’élément.
Je précise ce point. Aristote nous disait tout à l’heure : le feu
a besoin de devenir feu, de s’accomplir comme feu. Pour cela
il faut qu’il atteigne son lieu. En même temps qu’il atteint son
lieu, il devient ce qu’il est — c’est la doctrine de l’essence —,
et sa matière à ce moment-là est à peu près conforme à son
essence. Il est de sa matière et dominé par son essence. Même
ces éléments-là ne se réduisent pas au matériau. On distingue la
matière première et l’élément, chez Aristote. C’est précisément
cette distinction, au demeurant abstraite, qui nous permet
de comprendre que l’élément est plus qu’un matériau, puisqu’il
tend à son lieu. Il n’a peut-être pas une vie, mais il a en tout
cas une tendance fondamentale, il a une direction. Il n’est donc
pas disponible pour des artefacts ou des opérations de pure
manipulation.
Il y a une donnée naturelle de l’élément, qui lui prête des
qualités intrinsèques et même tendancielles. Il ne se prêtera
donc pas à toute opération. L’art devra donc compter avec cette
tendance propre à la nature, qui ici se caractérise par la tendance
vers le lieu. Il y a donc une norme propre à la nature des
éléments : leur essence, qui se confond avec le fait qu’ils atteignent
leur lieu. Ils ne sont pas d’abord rassemblés tant qu’ils
n’ont pas atteint leur lieu. L’élément, en tendant vers son lieu,
se totalise lui-même. Une exception, justement, le cinquième.
Du fait du mouvement qui lui est d’emblée prêté, qui est le
mouvement de pure circularité ou de pure circulation plus exactement,
cet élément n’a pas à devenir ce qu’il est, il est toujours
déjà. C’est pourquoi il est l’élément du monde, parce qu’il est
l’élément de l’éternité.
Curieux paradoxe d’ailleurs que de rechercher pour l’éternité
un élément. On n’est pas passé à la dématérialisation absolue.
Aristote ne raisonne pas comme si le monde, tout éternel qu’il
est, tout en étant éternel, ne devait pas avoir de corps. Ce qui
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l’intéresse, c’est une éternité physique. Il est donc en quête, de
façon parfaitement cohérente, de l’élément qui lui permettrait
de rendre compte de cette éternité physique du monde, le fait
qu’il soit déjà toujours ce qu’il est. D’où ce mouvement qui est
un mouvement sur lui-même, un mouvement dans lequel il n’y
a pas de transformation. L’élément est toujours déjà ce qu’il est
et il se contente de revenir toujours au même point. Le mouvement
du cinquième élément, c’est un mouvement qui s’annule.
Ce qui n’est pas le cas des autres, puisqu’ils ont un lieu propre.
Il est en quelque sorte, si je puis dire, subtilement délocalisé en
étant affecté d’un mouvement circulaire. C’est la première
négation qui affecte cet élément et en fait une exception par
rapport aux autres. Mais cela nous permet en même temps de
comprendre ce que sont les autres. Cela nous permet a
contrario de comprendre qu’elle est la nécessité du lieu pour un
élément de premier ordre, pour l’un des quatre, pour un élément
on pourrait presque dire proprement dit, c’est-à-dire à l’intérieur
du monde, intramondain.
Prenons d’autres caractères qui vont accentuer encore cette
transformation subtile du cinquième élément, qui n’est plus un
élément absolument parlant comme les autres. J’ai insisté sur
ce paradoxe du lieu, je crois qu’il faudrait insister aussi sur le
fait que cet élément ne provient pas d’une transformation
d’autres éléments. Cet élément est le seul à ne pas être le fruit
d’un autre qui serait transformé. Tous les autres se transforment
les uns dans les autres, sauf lui : il est donc excepté du cycle
élémental — ou élémentaire, mais élémental serait certainement
ici plus juste —, il est seul de son espèce. En quelque
sorte, il est hors de son espèce, on est en train de tendre à le faire
sortir de l’espèce.
Enfin, et surtout, il n’a pas besoin de se rassembler ni de se
disperser. L’éternité a besoin de cet élément qui est l’élément
parfaitement durable, inaltérable, ce qui se confond étonnamment
d’ailleurs avec l’idée que la cosmologie la plus abstraite
peut se faire de la matière. Je pense à Démocrite, qui se fait de
la matière une idée d’inaltérabilité. Pour Aristote, qui ne se fait
pas du tout de la matière cette idée-là, ce qui est inaltérable c’est
ce qui tend à se dématérialiser. C’est un élément qui tend vers le
divin, en quelque sorte, c’est un élément quintessentiel.
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Je m’interrogerai sur l’intérêt que présente ce cinquième
élément par rapport aux quatre autres. Il permet de voir, en tant
qu’il sort du jeu même des quatre éléments, ce qui est fondamental
pour eux. Aristote ne fait nullement disparaître la
doctrine classique des quatre éléments, on peut même dire que,
d’une certaine façon, avec les modifications qu’il lui apporte,
et avec l’introduction, tentée par Cicéron par exemple, de ce
cinquième élément, il permet de comprendre pourquoi les
quatre éléments ne font pas un monde mais sont dans un monde.
Cette différence est tout à fait cruciale. Pour Empédocle, le
monde, ce sont les quatre éléments ; le monde est épuisé par
leur tétrarchie. Avec Aristote, il faut pouvoir penser le fait que
les quatre éléments sont dans un monde, qu’ils ne suffisent pas
à faire un monde, il faut un élément du monde qui puisse envelopper
les quatre éléments. Qui pose quatre éléments en pose un
cinquième. Je crois qu’on pourrait presque formuler la structure
foncière de la pensée, plus que de l’argumentaire, d’Aristote
de cette façon : qui pose quatre éléments en pose
nécessairement un cinquième, pour pouvoir les envelopper,
pour pouvoir les penser à l’intérieur d’un kosmos, c’est-à-dire
d’un ordre et non pas d’une totalité spatiale. Aristote n’est pas
en quête d’un espace qui enveloppe les quatre éléments, il est
en quête d’une totalité organique qui permette d’envelopper ces
quatre éléments. S’ils se transforment les uns dans les autres, il
faut que j’aie déjà un monde pour pouvoir les inscrire. Ce n’est
pas d’un espace que j’ai besoin, ce n’est pas d’une matière que
j’ai besoin, ce n’est pas d’une forme que j’ai besoin. On pourrait
presque dire : c’est d’une vie du cinquième élément que j’ai
besoin, dans son caractère quasi divin.
Aristote a légué à la philosophie un étrange élément, un très
curieux élément, qui aura une fortune très réelle mais parfois
très étrange, sous la forme de la quintessence. Cette doctrine
que j’ai essayé d’analyser, je l’ai surtout puisée dans le Traité
du ciel. Il se trouve, et ce n’est pas un des moindres paradoxes
de cet auteur, qu’il se pourrait fort bien qu’il ait eu du
cinquième élément une idée encore plus forte, sur laquelle je
conclurai de façon un peu plus conjecturale : il se trouve qu’elle
appartenait aux oeuvres de jeunesse, pour nous perdues mais
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dont nous avons des traces chez des auteurs bien postérieurs,
comme Jamblique (vers 250).
Or, Aristote a écrit un ouvrage célèbre dans l’Antiquité qui
s’appelle le Protreptique, qui est l’invitation à la philosophie,
à l’époque même où il appartenait encore à l’Académie de
Platon. D’après les traces que nous avons pu reconstituer, il
semble qu’Aristote, très tôt, dans sa période académique même,
ait eu l’idée de ce cinquième élément, mais il ne l’aurait pas
placé là où, un peu plus tard, peut-être dans le Traité du ciel, il
l’a placé. Le cinquième élément, c’est l’élément du dieu et de
l’âme, dit la tradition qui nous a conservé cette idée qui vient
probablement du Protreptique, de l’invitation à la philosophie.
Le cinquième élément, c’était l’élément de la communication
au corps de cette fonction que l’on appelle la fonction organisatrice.
Que ce soit l’élément de l’âme, comme il l’a probablement
pensé d’abord, ou que ce soit l’élément du tout, du monde,
il a toujours gardé, quels que soient ses usages, la même acception
fondamentale, la même fonction qui est celle d’élément
organisateur d’une vie, une vie qui peut s’avérer alors pour le
monde être une vie éternelle

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jacques halbronn Subconscience/instinct versus Droit, Education.

Posté par nofim le 16 juin 2026

jacques  halbronn  Subconscience/instinct versus  Droit, Education. Astrologie Septénale.

 

  Il  y  a des périodes de  même durée, où la Subconscience s’impose et  d’autres où elle est  refoulée. C’est ainsi que les enfants parviennent à « faire la loi’ , à imposer leur mode de fonctionnement à leurs parents. Il  serait tout à  fait excessif de  tout mettre sur le compte de l’éducation, de la culture ambiante. Les  enfants ont leurs propres repéres et  valeurs que l’on peut  tout au plus tenter de moduler, de modérer.  Dans la vie de la Cité, il  existe  des périodes  subconscientes  que le Droit  s’efforcera assez vainement de déterminer en niant l’existence d’horloges  « internes ».  Nous sommes donc en présence d’un double déni,  visant une programmation innée en ne voulant croire  qu’aux  acquis. Cela dit, d’un point de vue  cyclologique et au prisme de l’astrologie septénale, il apparait qu’en phase  équinoxiale, il faille s’attendre à un refoulement des forces subconcientes, lesquelles  reviennent  en force  en phase  solsticiale.   On pense notamment à  un déni de la  race et du langage non  verbal, ce qui  va  justifier la colonisation et l’immigration, déni assumé à la  fois par le colonisateur et par l’immigré. De même les femmes, de nos jours, auront tendance à nier toute programmation sexuée de façon à étayer un certain idéal  d’égalité, sous tendu  par tout un  arsenal  juridique.. Mais, la  phase solsticiale (re)met les pendules à l’heure en dénonçant  certains excés et de même en sens inverse pour la phase équinoxiale  avec laquelle elle alterne. 

La période  actuelle, étant équinoxiale, de par l’entrée de Saturne sur l’axe  bélier -balance , est marquée par un déni des structures  fondamentales, une volonté d’en relativiser l’importance,  en   tout  cas, d’où  la  sacralisation par l’instrumentalisation du Droit,  de la Loi, notamment par son volet répressif,  du  processus d’immigration, présenté  abusivement  comme  irréversible,  En réalité, l’on ne peut qu’observer  la prédominance des  clivages subconscients – dans le temps  comme dans l’espace,  ceux-ci  échappant au contrôle du politique, d’où un apartheid  incarné par les populations visées  et non pas qui leur serait imposé. Car qui  se ressemble, s’assemble. L’on se rapprochera de ceux qui parlent la même langue, qui ont le même langage  non  verbal – on se comprend à demi- mot- en quelque sorte subconsciemment. La phase solsticiale est conduite à minimiser le poids de la Loi alors que la phase équinoxiale ne jure que par les textes juridiques, par le « papier ».

 

 

 

 

 

 

 

 

  JHB  16 06 26

Publié dans Culture, cyclologie, RELIGION, subconscience | Pas de Commentaire »

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