• Accueil
  • > epistémologie
  • > jacques halbronn Linguistique de l’hébreu La question des affixes . Centralité du modéle français. Dialectique langue/grammaire

jacques halbronn Linguistique de l’hébreu La question des affixes . Centralité du modéle français. Dialectique langue/grammaire

Posté par nofim le 7 mai 2026

jacques  halbronn  Linguistique  de l’hébreu La question  des  affixes .  Dialectique langue/grammaire.

 

Nous avons largement traité du r^oles des affixes en français et dans les langues environantes en englobant sous ce  terme un grand nombre de formes comme la négation, les possessifs et les démonstratifs. Quid de l’hébreu et de son évolution?  On note un principe d’économie avec le  vav conversif  en  tant que préfixe permettant de se servir d’un m^eme  radical pour le passé et le  futur.  Les pronoms personnels y jouent un  r^ole  clef puisqu’ils servent tant à marquer le passé que le futur, selon qu’ils se placent en position suffixale ou préfixale. Ils sont fonction du masculin et du  féminin à la deuxiéme personne du singulier mais pas seulement. En hébreu, on ne s’adresse pas à un  homme comme à une femme, à la différence du corpus que nous pratiquons.  Certains changements sont intervenus au  cours des ^ages: le vav conversif préfixal  est tombé en désuétude mais bien représenté dans la Bible  hébra¨ique et cela  devrait avoir  intéressé la  critique biblique.  Prenons le cas du Chapitre V  du Livre de la Genése dont nous avons pu montrer toute l’importance en ce qu’il a du initialement  en ^etre le  tout  début, les précédents chapitres ayant été ajoutés, interpolés.

 

 Genése  V

 

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ.  1 Ceci est l’histoire des générations de l’humanité. Lorsque Dieu créa l’être humain, il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם.  2 Il les créa mâle et femelle, les bénit et les appela l’homme, le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת.  3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit (Vayevaled) un être à son image et selon sa forme, et lui donna (Vayikra) pour nom Seth.

 

 Or,  si les deux premiers  versets  ne recourent point  au  Vav conversif, en revanche, la suite du dit chapitre use des formes futures pour marquer le passé  Vayehi débute le  troisiéme  verset et on  trouve  Vaievaled, Vayikra.   le  futur  est donc ici transmuté en passé tout au long de ce chapitre V . Si l’on examine le  célébre chapitre III du Livre de l’Exode (Buisson Ardent), Dieu, au verset 9, par exemple,ne se sert plus d’un tel procédé   Dieu dit qu’il  a vu selon recourir au  vav conversif ni  au  futur  pour indiquer le passé!

Un cas remarquable est celui des (sur)noms propres commençant par Yod (jérémie, Ezekiel, Elie, Isa¨ie,  Israel etc). Selon nous, le vav conversif y  est  sous entendu et donc le  futur est en fait un passé, ce qui est propre à la pratique du surnom, rétrospective plut^ot que prospective, m^eme si dans Mathieu I, on déclare que le nom de Yeoshua (Jesus) fut donné dès la naissance.  En ce qui concerne le tétragramme, lequel commence par un Yod, et que l’on retrouve dans les noms de prophétes (Isa¨ie,  Jérémie,  Elie), on notera que le  tétragramme devait comporter initialement un Vav conversif changant le  futur en passé. Selon notre étude il comporterait Vav, Iod, Hé, Vav,  ce qui correspond à une valeur guématrique de 27 (6+10+5+6), proche du cycle de Saturne (en années) et de la Lune,(en jours)

 

 

 

ט וְעַתָּה, הִנֵּה צַעֲקַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל בָּאָה אֵלָי; וְגַם-רָאִיתִי, אֶת-הַלַּחַץ, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, לֹחֲצִים אֹתָם.  9 Oui, la plainte des enfants d’Israël est venue jusqu’à moi; oui, j’ai vu (Raiti) la tyrannie dont les Égyptiens les accablent

 

voir   Isaie 45   Jérémie  XXXI  etc

 

On  a  du mal à comprendre pourquoi la deuxiéme personne du masculin singulier se termine par  une  voyelle  (ATA) alors que la deuxiéme personne du féminin singulier se termine par une consonne (AT) alors que cela devrait ^etre l’inverse, comme dans le cas des adjectifs  et des participes (gadol (M), gdola (F)  et on ne comprend pas non plus pourquoi le prétérit de la première personne du singulier a un  suffixe  en « ti » alors que le pronom personnel  est « Ani », la forme « ti » étant celle de la deuxiéme personne du  singulier! On devrait donc dire  Hashavni et non Hashavti. Le psaume 22 comporte la forme  Azavtani « ב  אֵלִי אֵלִי, לָמָה עֲזַבְתָּנִי;    רָחוֹק מִישׁוּעָתִי, דִּבְרֵי שַׁאֲגָתִי. 2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » On voit que le pronom personnel de la première personne du singulier est bien utilisé.

Notons aussi l’usage du shewa pour connecter le radical et le suffixe, point commun avec le  français: par exemple lente-ment mais en ce qui concerne le shewa dans le cadre des préfixes, l’hébreu n’est absolument pas dans le coup: aucune commune mesure avec le français  avec  son  je, son ne, son que, son me, son le  etc ce qui permet au  shewa de prospérer en français dans sa combinatoire consonantique préfixale  faisant pendant à sa combinatoire vocalique suffixale.

 Sur le  web

Le šᵉwaʾ

šᵉwaʾ audible et šᵉwaʾ muet

En plus des voyelles, l’hébreu connaît encore un signe de vocalisation appelé šᵉwaʾ. Il en existe deux types : le šᵉwaʾ audible  et le šᵉwaʾmuet.Le šᵉwaʾ audible est une voyelle. Le šᵉwaʾ muet (ou quiescent) indique que la consonne n’a pas de voyelle. Il est équivalent au « e » muet que nous connaissons bien en français (écrire qu’on prononce « écrir » et clairement qu’on prononce « clairment ». Le šᵉwaʾ audible se transcrit  » ᵉ  » alors que le šᵉwaʾ muet ne se transcrit pas. »

La question que se pose à la linguistique du XXIe siècle est la suivante, est-ce la  grammaire qui doit s’articuler sur la langue ou la langue sur la grammaire. Révolution   copernicienne.  Pour notre part, nous sommes en  faveur d’une représentation matricielle, fondée  sur un certain nombre de principes à partir desquels les mots auraient été  façonnés. Des  langues  sur mesure. En effet, l’idée selon laquelle, les langues se seraient  conformées spontanément à une certaine géométrie sous  jacente voire subconsciente ne nous parait guère vraisemblable.  Bien au contraire, la formation du lexique aurait suivi  un plan, tel que celui que nous avons eu l’occasion de décrire avec une  dialectique des consonnes initiales et des voyelles finales. La langue  française a su préserver une telle matrice  alors que les autres langues  ne l’ont préservée que partiellement  comme dans le cas  de l’hébreu dont on a signalé plus  haut qu’il y  avait eu   une déperdition au  niveau préfixal, ce qui aura constitue un obstacle  épistémologique  majeur pour la pensée linguistique du siècle dernier.

 

 

JHB 11 05 26

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs