Jacques Halbronn . La littérature chrétienne antijuive et Vatican II

Posté par nofim le 12 mai 2022

Jacques  Halbronn . La littérature chrétienne antijuive  et Vatican II 

 

On nous signale d’un côté que l’on a évacué du discours chrétien des propos stigmatisants pour les Juifs  mais de l’autre, on ne se prive pas dans les églises de lire en chaire des textes comme celui de l’Epitre de Barnabé.(c Arthur Marmorstein   L’épitre de Barnabé et la polémique juive,  in REJ) : alliance abolie de Dieu avec les Juifs,   lois et coutumes  juives non voulues par Dieu,  mission de Jésus prédite par les Prophétes.

Il est bien difficile, en vérité, pour le christianisme de se dégager d’une posture antijuive et il faudrait commencer par interpréter correctement la déclaration attribuée à Jésus  « je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel »,  bien des lecteurs  et des commentateurs s’imaginant que cela vise les Juifs « perdus », ce qui constitue une contre sens caractérisé. 

Il importe de rappeler  que les paiens n’ont rien à voir au départ dans cette affaire. C’est l’épitre à Barnabé qui déploie cette thèse selon laquelle les paiens remplaceraient les Juifs alors qu’il est question de ceux qui sont condamnés, interpellés par les prophétes, à savoir la maison d’Israel.  En quoi consiste cette « maison »? En « citoyens » de second rang, issus du Royaume schismatique d’Israel.,  regroupant une population asservie par la maison de Juda, la théorie des 12 tribus et des 12 fils de Jacob visant à occulter cette réalité historique, laquelle théorie est exposée dans le Pentateuque dont nous avons montré qu’il était largement l’oeuvre du camp israélite. Cette population souffrait de cet ostracisme à son égard et Jésus s’est présenté à elle comme celui qui allait y mettre fin (cf Epitre aux Hébreux). Cette population ne souhaitait rien de plus cher que d’être « pardonnée » pour avoir développé  une certaine  hérésie;, d’où l’importance du pardon dans le discours chrétien, faussement mis en rapport avec un « péché originel »!   

 

JHB  10 04 22

 

 

Publié dans judaîsme, Juifs, prophétisme, RELIGION | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn L’Union Européenne comme solution au « grand remplacement » français.

Posté par nofim le 29 mars 2022

jacques  halbronn    L’Union Européenne  comme solution au  « grand remplacement »  français. 

 

 

Nous voudrions mettre en évidence  certains paradoxes  autour de la francophonie et de l’Europe, ce qui ressort notamment des discours de la Droite à l’occasion de la campagne présidentielle de 2022. C’est ainsi que l’exigence de connaitre le français  à l’égard des immigrés ne fait guère sens, en ce qui concerne les francophones africains dont l’affluence est précisément au coeur du débat. Le probléme de l’immigration africaine tient précisément à ce qu’elle ne passe pas par un apprentissage du français. Inversement,  les immigrés européens  ne sont pas francophones mais par ailleurs non stigmatisés du fait du biais africain.

Si l’on admet que la France serait victime d’un « grand remplacement », il serait selon nous assez logique qu’elle trouve une solution grâce à sa placé au sein de l’Union Européenne. Or, ce n’est pas vraiment la position des discours de droite en question lesquels insistent sur l’attachement à la France voir à sa sortie de l’UE.  Quelque part, si grand remplacement il y aurait, la solution ne serait elle pas dans une migration des Français vers le reste de l’UE, vers des régions moins « touchées »?

La France est marquée par deux formes d’influences qu’elle aura exercé, au cours des siècles. D’une part, la colonisation Outre Mer dont les effets se manifestent au travers du fait francophone lequel n’est nullement étranger au phénoméne du « grand remplacement » puisque les nouveaux venus sont eux mêmes francophones, ce qui facilite et sous tend  leur présence et d’autre part par son impact linguistique sur diverses langues européennes, comme l’anglais et l’allemand, en particulier – sans parler des connexions du français avec le monde latin (Italie, Espagne, Portugal, Roumanie) et de la présence du français dans le BENELUX  et en Suisse. Dans le second cas, il ne s’agit pas de copié-collé du français mais de pénétration lexicale puissante  du français au sein des langues germaniques mais aussi slaves.

La France se trouve donc confronté à deux phénoménes, tous deux résultant de son influence sur le continent européen comme sur le continent africain (sans parler du continent asiatique, ex Indochine). Lors du démantélement de l’Afrique (occidentale, équatoriale) française,  l’on aura adopté la voie  européenne mais sans  prendre pleinement la mesure  de l’impact linguistique véhiculé notamment par la fortune de l’anglais, lequel ne fait que témoigner de l’impact  de la France lequel est certes ancien mais ne s’en perpétue pas moins de nos jours. 

En ce qui concerne le cas de la communauté juive de France, l’on retrouve peu ou prou une même problématique avec le « grand remplacement » des Juifs de souche française (sur l’axe Rhin- Rhône) et européenne par  des Juifs issus du monde  méditerranéen arabo-musulman , lesquels jouent un rôle prédominant dans les instances  juives (consistoire etc).  Là encore,  pour ces Juifs anciennement ancrés dans le monde chrétien, se pose la question d’un certain    »grand remplacement » et l’éventualité d’une migration vers le Nord et l’Est de l’Europe, ce qui correspond grosso modo  au clivage Séfarades/Ashkénazes.  On voit ainsi se dessiner une France fortement marquée à un double titre  par l’Afrique et qui serait désertée – en un grand « déplacement » par les populations locales lesquelles se déporteraient vers le  reste de l’Europe, tout comme , à un autre échelle, certains quartiers, certaines villes de la métropole se videraient de leurs occupants antérieurs. Eric Zemmour, par ses origines juives du Sud, semble devoir incarner  cette France à venir. qui pourrait se détacher à terme de l’UE. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  29 03 22

Publié dans HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, prophétisme, psychosociologie, RELIGION, SOCIETE, sociologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Le probléme des grilles de lecture. Astrologie et Politique

Posté par nofim le 13 mars 2022

Jacques  Halbronn   Le probléme des grilles de lecture. Astrologie et  Politique.   

 

Nous avons eu droit à un débat à la télévision avec Heléne Carrère d’Encausse et Laurent Badie, entre autres, et on a  évoqué, à propos de la crise/. « guerre »  russo-ukrainienne, le passage au  Troisiéme Millénaire, excusez du peu et pourquoi pas à l’Ere du Verseau?    Dans une récente étude que nous avons consacré à Jean Sendy,  nous émotions des réserves quant au recours à des périodes très longues, liées à la précession des équinoxes et au passage du point vernal d’une constellation à une autre, tous les 2160 ans. N’en déplaise à  notre défunt ami  Jean Charles Pichon.  Inversement, nous signalions notre perplexité par rapport aux résultats statistiques de feu Michel Gauquelin (décédé en 1991)juste avant la sortie de l’ouvrage qui allait sortir chez Trédaniel.  Cette fois, il nous a semblé que le temps était trop court, avec un processus qui évoluait d’heure en heure et qui dépendait d’un enfant sortant de l’état  foetal et d’une mère en plein travail d’accouchement.   

Dans les deux cas, il y avait un probléme d’ergonomie, d’un phénoméne qui n’était pas approprié à l’activité de la Cité.  Mais ces réserves valent aussi pour l’utilisation des « nouvelles » planétes, transsaturniennes, en astrologie avec un Neptune  mettant 165 ans pour faire le tour du Zodiaque, par exemple, alors que Saturne ne met qu’à peine 30 ans, soit cinq fois moins de temps. 

Nous avons pu observer, au cours des dernières décennies à quel point les observateurs étaient prisonniers, « piégés » par leur(s) grille (s) de lecture, que ce soit en exagèrant ou que ce soit en minimisant la portée de certains événements qui ne correspondaient pas à  leur grille. 

Pour notre part, nous sommes en faveur d’un juste milieu et Saturne nous semble tout indiqué d’autant plus que son cycle astronomique de 30 ans peut être réduit astrologiquement à 4 périodes de 7 ans, sur la base de son passage sur les axes des équinoxes et des solstices, alternativement. Le cycle saturnien tel que nous le concevons comporte des périodes semblables de 15 ans en 15 ans et des périodes opposées de 7 ans en 7 ans.C’est facile à calculer et à utiliser, par un simple calcul mental, sans avoir à consulter en permanence des éphémérides et un ordinateur. 

Pour en revenir aux débats politiques auxquels nous assistons,  les explications fournies par les « experts » politologues  nous apparaissent des plus médiocres et cachent mal une certaine carence générale  dans le domaine cyclologique. On se plaint actuellement d’une certaine imprévoyance de la part des gouvernants mais la pire imprévoyance aura bien été de négliger d’investir dans le dit domaine. C’est comme un médecin qui ignorerait tout de l’anatomie et prendrait soigner un malade. La cyclologie, c’est, bel et bien, l’anatomie du corps social. 

Le probléme du temps long, sur plusieurs décennies voire plusieurs siècles, c’est qu’il n’est pas vraiment cyclique à l’échelle d’une vie alors que tout l’intérêt du cycle, c’est de rythmer la vie de la Cité, comme le font d’ailleurs, à leur façon, les élections  pour des durées allant de 4 à 7 ans, selon les pays et selon les instances.  A contrario, la consultation astrologique à partir du thème natal est souvent ponctuelle, donc s’inscrit dans un temps trop bref.

Pour effectuer des statistiques, dans le domaine prévisionnel, il importe d’avoir une certaine quantité de matériau chronologique. Si l’on prend le cas du cycle Saturne-Neptune, lancé par le défunt  André Barbault (décédé  fin 2019 à près de 100 ans), depuis les années cinquante du siècle dernier, force est de constater que cela ne fait pas l’affaire. La conjonction n’a lieu que tous les 36 ans. Les tentatives pour structurer  le cycle ont fait long feu et ses partisans actuels ne se référent même pas à l’opposition Saturne Neptune et encore moins  au quadrant saisonnier où se produit la dite conjonction si bien que toutes les conjonctions, à entendre un Yves Lenoble, sont censées produire, grosso modo, les mêmes effets tant et si bien que celui-ci nous annonce un remake de 1989 pour 2026 alors que dans un cas Saturne entrait en phase solsticiale et dans l’autre, en phase équinoxiale, en bélier. Ce n’est pas sérieux!  Ainsi, pour étudier le cycle Saturne Neptune, on ne dispose sur plus d’ un siècle que de 1917, 1953, 1989 et 2025.  C’est bien peu pour couvrir les temps majeurs du XXe siècle, même si l’on s’en tient à ce qui a impliqué la Russie d’autant que 1953 et la mort de Staline, c’est un peu léger.  C’est ainsi qu’avec ce cycle, on aura manqué 1961/62 , 1977excusez du peu et actuellement 2022. L’avantage, évidemment, d’avoir peu d’échéances; c’est qu’on limite les risques d’échec. Mais ne pas prévoir un événement majeur est aussi un échec et on l’aura assez reproché à Léon Lasson prévoyant en 1937 « quinze ans de paix pour l’Europe ». 

Sur le plan théologique, on observe aussi la nécessité d »un juste milieu entre un dieu trop lointain, maitre de l’univers et un dieu trop proche, que l’on est invité à prier. L’astrologie bien comprise sous tend une théologie du juste milieu en ce qu’elle nous fournit une boussole à la bonne mesure.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  13 03 22

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE, prophétisme | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Sur sa dette et sa différence au regard de l’oeuvre de Jean Sendy (décédé en 1978)

Posté par nofim le 12 mars 2022

jacques  Halbronn     Sur sa dette et sa différence  au regard de l’oeuvre de Jean Sendy (décédé en 1978) 

 

 

Nous avons voulu faire le point quant à l’influence des écrits de Jean Sendy, hébraisant, sur nos propres thèses actuelles, notamment dans le champ théologique. Nous l’avions rencontré à notre siége en 1977 à la veille du Congrès sur l’ère du Verseau. auquel il avait consacré un ouvrage en 1970, au lendemain de l’arrivée sur la Lune. Il devait décéder peu après et s’il contribua par un texte à Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, il ne put y être présent.(cf notre Aquarus ou la Nouvele ete du Verseau, Ed Albatros, 1979)

 

 

Dans ‘Les dieux nous sont nés » on peut lire sur la quatriéme de couverture: » Des cosmonautes devenus dieux dans la mémoire des hommes ont ils pu ‘venir du ciel » pour civiliser les hommes du Paléolithique? » Sendy parlz d’un « Deus Faber Creator » Selon nous, ce sont ces « dieux » qui mirent en place les connexions entre le ciel et la terre, ce qui correspond à l’astrologie (cf SEndy : Ces dieux qui firent le ciel et la Terre [Texte imprimé] : le roman de la Bible ) Nous ne nous hasarderons toutefois pas , pour notre part, à fixer de dates, à ce propos.

 

Jean Sendy, par ailleurs, n’oubliait pas le schisme du à la sécession des hommes du Nord (cf La Lune, clé de la Bible,p. 66): « Il ne reste rien du Royaume d’Israel, les Hébreux qui en faisaient partie se sont perdus (..) Les Judéens minoritaires, nous les retrouvons à l’aube de l’ère chrétienne avec leur texte biblique (..) sur lequel le Judéen Jésus, aidé de sa petite bande de Judéens, a fondé le christianisme » Nous ne suivrons pas Sendy dans cette présentation des choses et rappellerons la formule attribuée à Jésus « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel. Pour nous le christianisme est marqué par les descendants du Royaume d’Israel mais,étrangement, la Bible est puissamment marqué par les « fils d’Israel », en raison d’un certain syncrétisme compilant des textes dont on avait perdu la véritable portée. Les tables de la Loi ne visent pas les Judéens mais les Israélites, d’où la formule « Ecoute Israel » et en ce sens Moise qui les délivre ( Sendy: « les Cahiers de Cours de Moise ») est un personnage inventé par les Israélites JHB

 
En ce qui concerne les ères précessionnelles auxquelles Sendy consacra un grand nombre de pages,la notion de point vernal renvoie à notre théorie de l’équinoxialité et donc à la précession des équinoxes. Le point vernal marque un basculement d’une phase solsticiale vers une phase équinoxiale (pour les deux hémisphères)
Ce que reléve Sendy à propos de la Lune va dans le sens d’une astrononomie non naturelle! (cf les temps messianques p. 83): »La Lune nous présente toujours la même face (…) Jusqu’à ces dernières années , on pensait qu’ une telle synchronisation était banale » En ce qui concerne les travaux de Gauquelin (cf Les temps messianiques, p. 163), nous pensons qu’un tel dispositif était extrémement fragile, en raison de la briévéte du temps imparti et il est possible que celui-ci ait fini par être abandonné car il n’était pas fiable. L’autre systéme sur la base du cycle saturnien est bien plus ergonomique que le mouvement diurne de 24 h. Quant au cycle hyperlong de près de 26000 ans que Sendy rapproche de l’année platonicienne, il nous apparait, à une échelle beaucoup trop large. (cf les dieux nous sont nés, p; 187) Pour note part, nous nz chzrcherons pas à baliser l’Histoite au mpyen de quelque cyclicité surdomensionnée et nous en tenons humblement au cycle de Saturne de 7/15/30 ans car rien de nouveau sous le Soleil (Ecclésiast) Mais nous suivrons Sendy quand il souligne l’existence de savoirs bien en avance sur les progrès de l’Humanité (cf La Lune clé de la Bible, p. 63 et son Ere du Verseau, p. 237-241) Nous ne pensons pas que le changement de constellation pour le point vernal indique un changement d’ère mais simplement la nécessité de déterminer la nouvelle étoile vernale qui structurera le cycle de Saturne, jusqu’à nouvel ordre. Les dieux selon Sendy ne sont ni réductibles à un être omniscient ni à une humanité livrée à elle-même, ce sont littéralement, selon nous, des « fils de Dieux », une sorte une théologie du juste milieu.

 

 

Dans ‘Les  dieux nous sont nés » on peut lire sur la quatriéme de couverture: » Des cosmonautes devenus dieux dans la mémoire des hommes ont ils pu ‘venir du ciel » pour civiliser les hommes du Paléolithique? » Sendy  parlz d’un « Deus  Faber Creator »  Selon nous, ce sont ces « dieux » qui mirent en place les connexions entre le ciel et la terre, ce qui correspond à l’astrologie (cf SEndy : Ces dieux qui firent le ciel et la Terre [Texte imprimé] : le roman de la Bible ) Nous ne nous hasarderons toutefois  pas , pour notre part, à fixer de dates, à ce propos.   

 Jean Sendy, par ailleurs, n’oubliait pas le schisme du à la sécession des hommes du Nord (cf La Lune, clé de la Bible,p. 66): « Il ne reste rien du Royaume d’Israel, les Hébreux qui  en faisaient partie se sont perdus (..) Les Judéens minoritaires, nous les retrouvons à l’aube  de l’ère chrétienne avec leur texte  biblique (..) sur lequel le Judéen Jésus, aidé de sa petite bande de Judéens, a fondé le  christianisme »  Nous ne suivrons pas Sendy dans cette présentation des choses et  rappellerons la formule attribuée à Jésus « Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel. Pour nous le christianisme est marqué par  les descendants du Royaume d’Israel mais,étrangement, la Bible est puissamment marqué par les « fils d’Israel », en raison d’un certain syncrétisme compilant des textes dont on avait perdu la véritable portée.  Les tables de la Loi  ne visent pas les Judéens mais les Israélites, d’où la formule « Ecoute Israel » et en ce sens  Moise  qui les délivre ( Sendy: « les  Cahiers de Cours de Moise »)  est un personnage  inventé par les Israélites

Bibliographie  ésotérique de Jean Sendy

Les çahiers de Cours de Moise. Dans la nuit des temps. Julliard, 1963

 

Les dieux nous sont nés. Grasset 1966

 

La Lune clé de la Bible Julliard 1968

 

Ces dieux qui firent le ciel et la terre (1969) EdJ’ai Lu

 

L’Ere du Verseau. Fin de l’illusion humaniste. Ed Robert Laffont, 1970

 

Les temps messianique, Ed Robert Laffont, 1975

 

 

 

JHB  12 03 22

 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  12 03 22

Publié dans ASTROLOGIE, Bible, prophétisme, théologie | Pas de Commentaire »

jacques halbronn Syncrétisme. Décalage diachronique et délire synchronique.

Posté par nofim le 3 mars 2022

jacques  halbronn  Syncrétisme.  Décalage diachronique et délire synchronique. 

 

 Face à des incohérences au sein de tel ou tel corpus, faut-il mettre cela sur le compte d’interpolations délibérées ou du fait  d’une incompétence de « éditeurs », au sens anglo-saxon du terme? Finalement, dans bien des cas,  c’est bien l’ignorance qui en est la cause: plus bêtes que méchants.

Si l’on prend le cas de ce qu’on appelle l’Ancien Testament, nous avons pu penser, dans un premier temps, que les Israélites avaient voulu « glisser » dans le corpus proprement judaique ou judéen des éléments correspondant à leur propre tradition mais il semblait improbable que les Judéens ne s’en soient pas aperçus sur le moment. 

 L’autre thèse fondée sur nos travaux concernant le corpus Nostradamus  mettait plutôt en évidence les erreurs d’identification des auteurs des textes, face à un  « vrac pris comme étant à prendre comme d’un seul tenant. Confusion notamment entre les éditions authentiques et les productions piratées et baclées.   

C’est ainsi que selon nous  le corpus biblique qui nous est parvenu n’aura été constitué et composé qu’à une époque où un certain nombre de clivages  n’était plus identifié comme tel, d’où notamment  l’émergence d’une synonymie anachronique entre le terme Israel et le terme « Juif » alors même que les Livres des Prophétes (volet médian de l’Ancien Testament: Neviim) montre à quel point les Israélites étaient interpellés par les judéens, d’où le fameux « Ecoute Israel » qui aura fini par être adopté par les Judéens comme s’adressant à eux mêmes! D’ailleurs, dans le Talmud, la confusion est évidente autour notamment de l’adage « Ein Mazal le Israel », Israel n’a pas d’étoile (cf notre ouvrage Le Monde juif  et l’astrologie Histoire d’un vieux couple, Ed Arché 1985).

Or, une telle confusion n’existait pas encore du temps de Jésus et notamment dans  l’Evangile selon Mathieu puisque Jésus souligne qu’il est venu pour les  « brebis perdues de la maison d’Israel ». C’est dire que de son temps, le clivage était bien connu et reconnu. C’est donc plus tard que cette confusion aura pu avoir lieu, en des temps d’ignorance de l’Histoire, tant en ce qui concerne Salomon que Cyrus, l’empereur de Perse puisqu’on trouve dans le corpus biblique, selon les livres, des versions contradictoire de ce qui a conduit au retour de Babylone.

Cela dit, il est clair que le narratif biblique est largement marqué par le point de vue israélite -celui du  Royaume du Nord- mais cela semble avoir fini par échapper  avec le temps à la conscience « juive ».  DE nos jours, les interprétes des Ecritures semblent également ignorer de tels clivages et concoctent un discours apologétique et non critique qui est dans le déni du dit clivage, ce qui est également le fait des Chrétiens.

Il importe selon nous, de mettre fin à un tel décalage diachronique et à un tel délire synchronique en ce que cela fausse le dialogue  judéo chrétien dans la mesure où selon nous les Chrétiens seraient les héritiers spirituels et peut être génétiques de la « maison d’Israel »;

 

 

 

JHB 03 03 22

Publié dans ASTROLOGIE, Bible, NOSTRADAMUS, prophétisme, théologie | Pas de Commentaire »

jacques halbronn la question de la nécessité

Posté par nofim le 25 janvier 2022

Jacques  halbronn la   question  de la   nécessité

 

,                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                bvv

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, prophétisme | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Retour sur son ouvrage Papes et prophéties. Décodages et influence, Ed Axiome, 2005

Posté par nofim le 27 décembre 2021

jacques  Halbronn  Retour sur son ouvrage  Papes et prophéties. Décodages et influence,  Ed Axiome, 2005  A la mort de Jean Paul II, la prophétie des papes revint sur le tapis et nous eumes l’occasion d’extraire de notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France  nos développements sur « Saint Malachie ». ouvrage dédié à Louis Chatelier (chaire d’Histoire du Catholicisme) qui dirigeait notre post doctorat lequel sera soutenu en 2007 à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes Ve section, consacré au Dominicain du XVIIe siècle Jean de Réchac. interpréte des Centuries de Nostradamus ( Eclaircissment des véritables quatrains, 1656) A cette occasion, nous étions d’ailleurs revenus sur le cas Nostradamus. Ce qui était intéressant était notamment la question des sources de la dite « prophétie des papes », laquelle n’apparut qu’à la fin du XVIe siècle et en fait fut contemporaine de la fabrication des Centuries, dans ces mêmes années des plus fécondes pour la constitution du corpus nostradamico- malachien, voué à une remarquable fortune jusqu’en ce début de XXIe siècle.  Dans les deux cas, l’exégése aura consisté à valider d’un côté des quatrains, de l’autre des « devises ». »

On doit évidemment distinguer entre la dimension rétrospective et la dimension prospective de ce double corpus. Pour le passé, les « faussaires, dans le cas de la prophétie des papes, se seront contenté de compiler des Histoires de la Papauté et   pour les devises à venir, à partir donc du XVIIe siècle,  nous avons montré qu’ils s’étaient servis d’un passage du Livre de l’Ecclésiastique.(cf « la clef des dernières devises,  pp. 171  et seq). Il est intéressant pour l’historien des textes de retrouver une origine commune à un ensemble de formules plutôt que de proposer une diversité de sources. C’est ce à quoi nous parviendrons dix ans plus tard, en 2015 avec notre étude consacrée notamment à la genése du Tarot (cf « Histoire des Livres d’Heures. La fortune du « Kalendrier et Compost des Bergers » en Angleterre et en Italie autour de 1500, in Revue française d’Histoire du Livre). En 1993, quand nous publiames nos  : « Recherches sur l’histoire de l’astrologie et du tarot »   avec L’astrologie du Livre de Thot (1785). A (Trédaniel, 1993), nous b’avions pas encore trouvé cette « clef ». Dans le cas de Nostradamus, nous avons publié en 2011 dans la même Revue   »une nouvelle approche de la bibliographie centurique ». Nous avons affaire ici à un processus de remplissage, consistant à produire une certaine quantité de quatrains, chaque cenrurie en comprenant en principe, comme leur nom l’indique, une centaine, ce qui allait aboutir à une « miliade ».  Comme le montrait déjà en 1987, Chantal Liaroutzos, certains quatrains du « second volet » des Centuries ont été inspirés de la Guide des Chemins de France de Charles Estienne (vers 1550) et l’on aurait du déjà à l’époque se demander si Michel de Nostredame aurait pu recourir à un tel expédient lequel correspond, bien plus vraisemblablement, à un laborieux travail de « remplissage. D’ailleurs, les quatrains attribués à Nostradamus ne sont, selon nous, point de son fait, même s’ils dérivent, pour certains, de ses textes en prose, parus d’abord dans ses almanachs annuels.. JHB 27 12 21

 

Publié dans ASTROLOGIE, NOSTRADAMUS, prophétisme | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Méthodologie Chronéme/Choréme. Savoir à qui un texte s’adresse et de qui il émane. Bible et Nostradamus

Posté par nofim le 11 décembre 2021

jacques  Halbronn  Méthodologie Chronéme/Choréme. Savoir à qui un texte s’adresse et de qui il émane 

 

 

Il est essentiel de déterminer la destination d’un texte.. C’est notamment le cas des Dix Commandements et du « Ecoute Israel ». Force est de constater que les Juifs ont cru que certains commandements leur étaient destinés alors meme que cela visait une autre population qui leur était soumise, à savoir les « Israélites », les gens du Septentrion.

Que nous dit notamment le commandement du Shabbat? Qu’il s’agit d’un jour de repos. Mais qui doit se reposer, se protéger de la charge de travail qui lui est assignée  sinon l’esclave? On retrouve cette préoccupation sous le Front Populaire (1936)avec les « congés (vacances) payés », avec la semaine de ’40 heures.

Dès lors, le respect du Shabbat ne saurait faire sens pour les employeurs qui ne partagent pas les mêmes préoccupations. 

Il  en est de même pour la récitation du « Ecoute Israel » (Shema Israel) lequel, comme son nom l’indique, s’adresse à la communauté d’Israel qui n’est pas celle de Judée. Il suffit de lire les Livres des Prophétes pour noter que ceux ci s’adressent le plus souvent à la communauté du Nord, celle de la Maison d’Israel (Samarie, Galilée).  Ces commandements – Mistwoth- renvoient d’ailleurs à la Nouvelle Alliance (Jérémie XXXI) laquelle vise les mauvais serviteurs, qui désobéissent à leur maitre.

 Autrement dit, il y aurait là une perte de conscience de dualité: savoir distinguer entre l’autre et soi même et ne pas tout confondre car cela fait désordre, cela sonne faux.

C’est donc  tout le rituel actuel en vigueur dans les synagogues qui serait à réaménager, y compris d’ailleurs en ce qui concerne la lecture annuelle du Pentateuque (Torah) qui comporte, notamment dans le Livre de l’Exode , un texte centré sur les « enfants d’Israel » ‘et ce, dès le premier verset. On peut se demander s’il n’y pas eu, à un certain stade, confusion (on pense au dernier film d’Almodovar, Madres paralelas) au sein d’une bibliothèque de textes, à une époque où l’hébreu s’était assez largement perdu. On aura confondu la littérature propre à la maison de Judah avec celle propre à la maison d’Israel. (cf notre mémoire sur la plateforme SCRIBD).  Une telle confusion nous est par ailleurs familière avec le corpus Nostradamus au sein duquel auront fini par cohabiter textes authentiques et imitations, piratages.  Par ailleurs, en ce qui concerne l’ensemble centurique, le premier volet fut réalisé au service de la Ligue et le second -et cela vaut pour l’Epitre à Henri II, imitation d’une première épitre (cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus. ed  Ramkat, 2002) que l’on ne peut comprendre que comme annonçant  le retour du protestantisme, pour la fin du xVIIIe siècle.

Par choréme et chronéme, nous entendons les critères et les arguments à mettre en avant pour situer texte dans l’espace social (choréme) et au sein d’une certaine période (chronéme (cf notre introduction au Texte prophétique en France, 1999). C’est ainsi que le thème du pardon  dans le christianisme ne se comprend que de la part de ceux qui sont accusés de déviance, de trahison, ce qui correspond au schisme qui suivit la mort du roi Salomon, sans qu’il soit besoin de remonter à un « péché originel » commis par Adam…comme voudrait nous la faire accroire une certaine exégèse/

 

Publié dans Bible, NOSTRADAMUS, prophétisme, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn La GRANDE CONVERGENCE 2025-26

Posté par nofim le 10 décembre 2021

Jacques  Halbronn  La GRANDE CONVERGENCE  2025-26

 

 

Yves Lenoble déclarait dans une récente interview avec Laura Winckler dans la revue Acropolis à propos d’André Barbault:.

 

« S’il avait annoncé bien longtemps à l’avance que 2020 serait la pire année du XXIe siècle, il a annoné que la plus belle période du XXIe siècle est 2025-2026. Espérons qu’il voit aussi juste de ce côté-là »" Lenoble fait probablement ici référence à la pandémie, thème abordé en 2011 par Barbault. Il nous semble qu’il accorde une importance totalement disproportionnée à ce phénoméne  au prisme de l’Histoire de l’Humanité et quant au XXIe siècle, il est à peine commencé. Mais c’est là le travers de ces astrologues qui se  croient capables, pour les besoins de la cause,  à n’importe quel prix,  d’accorder de l’importance à tout ce qui viendrait confirmer une prévision qui entre dans leurs vues. Tout est question d’interprétation, n’est ce pas… Quant à déclarer que « la plus belle période du XXIe siècle » couvre les années 2025-2026, c’est vraiment beaucoup s’avancer, cette terminologie « la pire » ou ‘la plus belle » nous paraissant, en tout état de cause, pour le moins inadéquate voire puérile.   Cela dit,  nous sommes tout à fait d’accord, pour pointer les années 2025-2026, qui correspondent au passage de Saturne sur l’axe équinoxial, en bélier  mais aussi, pour les tenants du cycle Saturne-Neptune à  une conjonction dans ce même signe, forcément. 

On se dispensera de ces jugements à l’emporte pièce car l’astrologie se situe en amont et non en aval (comme la voyance avec sa boule de cristal) et l’usage que les hommes feront de telle ou telle configuration si l’on peut en annoncer les moyens, ne nous permet pas d’en déterminer les résultats, au final. Question de déontologie. Quand nous parlons de « grande convergence », nous n’entendons pas, comme le font la plupart des astrologues actuels, quelque conjonction ou concentration de planétes. Car nous ne souscrivons pas à une telle représentation des choses décalée par rapport à la matrice saisonnière, au niveau analogique. Le pari de Barbault aura été de détacher, de délester totalement l’astrologie du référentiel zodiacal, bref de n’en tenir aucun compte, préférant connecter les planétes entre elles que de les situer  zodiacalement (signe/constellation) C’est probablement ce que Lenoble appelle dans le même interview, de « modernisation » de l’astrologie. Cela a donné chez Barbault aussi bien l’étude du cycle Saturne-Neptune que la mise en place d’un indice « cyclique » à partir de cinq planétes au delà de Mars dont trois inconnues durant des millénaires même si l’on a pu -les astronomes en l’occurence- leur conférer des noms de dieux appartenant au meme ensemble mythologique que les planétes dites du Septénaire, ce qui aura apparemment suffi à leur intégration! D’ailleurs, si l’on remonte à Albumasar,  les conjonctions Jupiter- Saturne s’articulaient bel  et bien selon la classification des signes selon les 4 Eléments, avec une succession de « triplicités ».  Pour notre part, nous n’avons pas d’inclinaison à dramatiser la prévision astrologique outre mesure et nous pensons que tous les 7 ans et donc tous les 15 ans, des tournants significatifs se présentent. 

Toutefois, nous accordons la plus grande importance au prochain rendez-vous de 2025-2026 non point au regard de l’Histoire de l’Humanité mais à celui de l’Histoire, plus humblement, de l’Astrologie.  C’est bien là un rendez vous majeur à ne pas manquer car l’avenir de l’astrologie est en jeu. Ce sera le moment où jamais pour l’astrologie de marquer des points. André Barbault avait cru que ce serait le cas quand il pointait il y a 40 ans, les années 1981-82, sur la base de son ‘indice cyclique » Mais cela avait fait pschitt! Il est vrai que cet indice était assez bancal et constituait une étrange synthèse de cinq cycles en un seul et même graphique sans périodes  de même durée. A ce propos, il nous semble qu’Yves Lenoble mélange  délibérément deux paramétres : celui de l’indice cyclique et celui du cycle Saturne Neptune, passant allégrement de l’un à l’autre, à l’avenant. Car la désignation de l’échéance 2025-2026 reléve de Saturne Neptune alors que la question de, 2020, chez Barbault,  dépend de l’indice cyclque, la dite conjonction ayant, selon Barbault, vocation, du moins au départ, à couvrir l’aire géopolitique russe, d’où l’écho à l’échéance de 1989 qui là encore faisait coincider le cycle Saturne-Neptune et le passage de Saturne sur l’axe solsticial. Autrement dit, nous avons ici affaire à pas moins  de  trois paramétres, excusez du peu.

 

Donc, pour en revenir au rendez -vous de 2025-2026, nous commencerons par renvoyer à 2011, 14-15 ans plus tôt, à savoir au « printemps arabe » qui fit tâche d’huile en un rien de temps. L’on peut certes parler ici d’épidémie en astrologie quand un phénoméne s’étend au niveau socio-politique et c’est autrement plus sérieux que la « pandémie » que nous traversons actuellement et qui ne concerne aucunement le plan propre à  l’astrologie quoi qu’en pense Yves Lenoble. En tout cas, c’est ce type de contamination qui nous intéresse et non celui de quelque virus. L’astrologie est tombée bien bas! 

Ce que nous entendons ici par « grande convergence » est lié à la notion d’équinoxialité ( cf l’Astrologie EQSOLS), une telle phase se représentant tous les 15 ans environ. On retrouve une telle phase en 1940  lorsque l’Europe continentale fut placée sous la férule nazie sans rencontrer du moins avant le passage en phase solsticiale, car tout  a  une fin , de résistance vraiment substantielle. 15 ans plus tard, ce sera la mise en place de la Communauté Européenne, également caractéristique d’une remarquable voire improbable convergence et  Barbault, embarqué dans son trip « russe » n’a pas compris que le passage de Saturne sur l’axe équinoxial, n’avait pas grand chose à voir avec la mort de Staline: Décidément, Barbault aurait tendance à tout voir sous l’angle médical!  Quand nous déclarons que l’astrologie ne doit pas pas manquer un tel rendez vous, cela signifie qu’il va y jouer plus que jamais son crédit pour l’avenir  et il importe donc qu’avant cette date, les astrologues parviennent à « converger » à ce propos encore que nous soyons encore en phase solsticiale.

C’est l’occasion de préciser le rôle de Jupiter face à Saturne. Si Saturne traite des mouvements sociaux comme nous l’avions fort bien déterminé en 1994 dans ‘L’astrologie selon Saturne » dont la réussite prévisionnelle ne bénéficia pas d’un succés mérité, faisant ainsi perdre 30 ans à la communauté astrologique,  en revanche, Jupiter, la planéte de l’élite n’obéit pas, n’est pas soumise au cadre EQSOLS, ce qui lui permet de prendre de la hauteur, c’est ce qui permettra à De Gaulle, en 1940 d’échapper au climat équinoxial alors en vigueur.

Il reste que nous nous présentons  avec dans notre bagage cette belle réussite pour 1995 et ce n’était pas là une étude rétrospective mais prospective  alors que tout l’indice cyclique de Barbault reposait exclusivement sur une  approche a posteriori,  fondée sur l’étude de deux événements bien connus, à savoir les Deux Guerres Mondiales, d’où sa projection, son extrapolation vers une Troisiéme. En outre, cette prévision attestée pour 1995 reste valable trente ans après puisque lorsque’ l’on aborde la question des grands mouvements sociaux, on  traite dans la foulée 1968 et 1995. Car il est un peu  facile de commenter l’actualité à chaud! cf  « 1968, 1995, jeu d’échelles inversées »  de  Michelle Zancarini-Fournel/ Espace Temps Année 1997 64-65 pp. 42-53. in: Construire un événement. Mouvement social, sciences social). Cette année 1995 a acquis une dimension historique dans la mémoire collective, ce dont Barbault ne saurait se tarquer  avec ses prédictions mondiales pour le début des années 80 du siècle dernier qui avaient entrainé toute une génération d’astrologues dans le mur. 

En conclusion, quelques rémarques méthodologique:  quand André Barbault traite de la pandémie au prisme de son indice cyclique,  il «  »oublie » la Seconde Guerre Mondiale laquelle n’est pas marquée par un tél phénoméne alors que c’était le point de départ de l’élaboration par Gouchon de son « indice de concentration planétaire ». 

 

 

 

 

JHB  10 12 21

 

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, POLITIQUE, prophétisme | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Le dossier Pie IV au complet , la pièce manquante du puzzle nostradamique

Posté par nofim le 9 décembre 2021

jacques  Halbronn    Le dossier  Pie IV  au complet, la pièce manquante du puzzle  nostradamique 

 

 

En 2005, nous avons publié, à l’occasion de la mort de Jean Paul II, un ouvrage intitulé ‘Papes et prophéties. Ed Axiome, consacré à la prophétie dite des papes, attribuée à Malachie. Dès  1991, dans la revue RHR, nous avions abordé la question des rapports entre Nostradamus et le pape Pie IX (une attaque réformée oubliée etc). Mais nous n’avions pas encore pris connaissance d’un ouvrage paru en  1906,  intitulé  Reproduction très fidéle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame, dédié à S.S. le Pape Pie IV ( conservé à Lyon, à la réserve de la Bibliothèque La Part Dieu Cote  8252).  Si  la relation de Nostradamus  à Pie IV n’est signalée à aucun endroit dans les éditions des Centuries, épitres comprises,  nous pensons que cela tient  à l’échec prévisionnel  subi par Nostradamus, au lendemain de  sa mort, lui qui pointait explicitement cette période comme devant se révéler de la plus insigne importance. Mais en Italie,  le texte en question va se répandre, comme en témoigne d’ailleurs la collection constituée par la Bibliothèque Royale (plus tard Nationale) A la place de la dite épitre au pape, l’on nous sert une épitre à Henri II, datée de 1558, et qui met en avant notamment  l’an mille sept cens nonante deux,ce qui correspond à une échéance sensiblement plus lointaine. Une telle procrastination  a pu être signalée à propos de la prophétie de Pierre d’Ailly pour 1789 alors même qu’au moment où celui-ci écrit, régnait une certaine agitation prophétique qu’il s’agissait de calmer.  1414:  Concordantia astronomiœ cum historica narratione  (cf notre Texte prophétique en France, Presses Universitaires du Septentrion, 1999) On voit que dans les deux cas, on se sera projeté vers la fin du XVIIIe siècle.

 

Revenons sur le développement que nous avions consacré, en 2007, à Pie IV dans notre mémoire post-doctoral « Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique  au XVIIe siècle, (pp; 477   et seq)  dans le cadre des « épitres extracenturiques » : ‘Constitution de l’Epitre à Pie IV. » nous  écrivions « Tout invite à penser  que la dite Epitre constitue  l’exposé le plus substantiel du véritable testament astro-prophétique de Michel de Nostredame »/ Mais il semble bien que nous n’avions pu encore alors prendre connaissance de la « Reproduction » de 1906″laquelle ne nous fut accessible qu’ultérieurement. En 2014, quand Patrice Guinard, traite  de cette question, il n’est toujours pas mieux loti.(cf son étude sur Francesco  Barozzi qu’il soupçonne de produire des développements de son cru, tout en reconnaissant n’avoir pas eu accés à l’original  français)  Guinard fournira une copie de la page de titre de la « Reproduction »  mais sans plus. En 2012 -il y a donc  9 ans- nous publiâmes sur le site prophéties.it l »étude suivante:

 

 
 
124 – La dérive scripturaire de Nostradamus et ses conséquences « J’ai accordé les saintes écritures à l’astrologie judiciaire »(Almanach pour 1563, Avignon)
Par Jacques HalbronnIl est essentiel de constituer une chronologie aussi exacte que possible de la bibliographie de la production de Michel de Nostredame si l’on entend cerner son évolution vers un certain mysticisme. Or, l’on sait à quel point cette question est délicate. On peut ainsi regretter que le travail, mené depuis plus de 20 ans[1], par Denis Crouzet, qui a le mérite de souligner une facette assez mal connue des nostradamologues- à savoir la dimension eschatologique de sa pensée- soit entachée par une bibliographie qui n’est pas à jour, ce qui le conduit à affirmer que Nostradamus n’a pas changé d’attitude depuis 1555, au vu de la préface à César et des quatrains centuriques ainsi que de l’épitre à Henri II 1558. En réalité, c’est à partir de 1559 que l’astrologue Michel de Nostredame va basculer dans une sorte d’astrologie scripturaire – affirmant avoir « accordé » l’astrologie aux Ecritures, dans son almanach pour 1563 paru à Avignon, dans les Etats du Pape, et alerter ce dernier sur ce qui attend le monde dans les années 1566-1570. Dans son almanach pour 1560 (cf sur propheties.it), dédié à Claude de Savoie, Nostradamus, en date du 10 mars 1559, signalait une éclipse à venir, « celle tant formidable de l’an 1567 par quelqu’un tout nouveau qui apparoistra estr non guieres dissemblable a flagello Dei. ». Ce « fléau de Dieu » ce n’est jamais qu’une autre façon de décrire l’Antéchrist. On peut y voir l’influence du Livre Merveilleux.
Ajoutons que cet almanach pour 1560, rédigé au début de 1559, sera traduit en allemand, si bien que l’Allemagne aura précédé l’Italie dans la réceptionn du discours antéchristique de Nostradamus.
A la différence de l’édition française, c’est en son titre même que figure l’échéance de 1567 :
Prognosticon Michaelis Nostradamis ad Annum 1560
Dis ist ein kurze Practica welche anzeigt con dm LX Jar bis in das LXVII Was sich in der Zeyt verlaufen und zutragen soll .
De même le passage sur le Flagellum Dei est-il placé en tête de la Practica, nom sous lequel on désigne les almanachs en allemand. :
« Nachdem das gegenwartige Jar under vil vergangnen auch zukufftigen bis in das 1567 wol as aller gefahrlichste ist, so werden vil seltzame newe (…) factiones durch ein newuen gewaltigen der dem Flagello Deo (….) nicht ungleich entstehen »”
Benazra écrit à propos de ce texte allemand[2]: « On peut signaler ce collage d’extraits nostradamiens, constitué de remarques astrologiques entrecoupées de phrases latines et intitulé » Il est vrai qu’on ne connaissait pas, il y a 20 ans, l’Almanach de Nostradamus pour 1560 dont c’est la traduction.
Dans l’almanach pour 1565, dédié à Charles IX, Nostradamus écrit pour le mois de mai :
« L’oracle qui est en apres présage de merveilleux par la mort de plusieurs par la inenarrable cruauté d’un qui sera cause d’une grande boucherie ». L’Antéchrist est qualifié par Nostradamus de « boucher », de « macelin ». Mais dans le même almanach il prend la peine de laisser se profiler une échéance plus lointaine désignant : « le proche definement du monde l’an 1585 & cent fois pire l’an 1588 ». Dans le développement qu’il consacre au mois de novembre 1565 il précise « En l’an 1584, à la sacrée sainte eglise Romaine catholique viendra un des plus grands trebuchemens que advint iamais depuis le siege de sainct Pierre »
Pour le mois d’août, Nostradamus fait allusion à une nouvelle épitre qu’il aurait récemment envoyée au pape ( Pio IIII Pont. Max.) : ‘”j’ay adressé ce mois à nostre sainct père le Pape afin que sa sainctété envoye par les Chrestiens la paix universelle »
Denis Crouzet décrit[3] fort bien cette évolution chez Nostradamus : « L’eschatologie conquiert dans les almanachs l’écriture de l’astrologue ». Ce point aura été largement négligé par la plupart des chercheurs depuis 20 ans. Or la déconfiture qui en résulte aura conduit à ne plus accorder d’importance à la datation des événements, ce qui correspond au processus centurique tel qu’il sera défendu par un Jean Aimé de Chavigny, dans les années 1590.
Pendant les années 1550, Nostradamus se contentait de travailler année après année, en dressant près d’une cinquantaine de thèmes, un pour chaque semaine de l’année, dans ses almanachs. En revanche, la Pronostication prenait beaucoup moins de temps puisqu’elle reposait sur quatre cartes du ciel seulement, une par saison. Autrement dit, l’on pouvait, pour un travail comparable, traiter de douze années au lieu de traiter de douze mois et l’astrologie n’avait-elle pas à gagner à prendre un peu de hauteur et annoncer des choses à venir sur un plus long terme que l’année ? C’est ainsi que Nostradamus va s’atteler, vers 1560, à rédiger une étude allant jusqu’à 1570 et qu’il dédiera au Pape Pie IV, tant l’affaire est grave : il faut que le monde sache ce qui l’attend, c’est ainsi qu’il s’en explique dans son épitre au pontife. Mais Nostradamus déclare aussi avoir transmis un mémoire, daté du début de 1561, qu’il joint à son almanach pour 1562, qu’il désigne comme une « Préface »- il faut comprendre ici une esquisse brossée à grands traits- remise et soumise à la Reine mère, l’Italienne Catherine de Médicis, devenue depuis la fin 1560, régente du royaume, du fait de la mort de son fils François II et de la mort en 1559, en tournoi, de son époux Henri II…. .
Dans cette Préface dont on ne connait d’impression d’époque qu’en italien, mais dont il nous reste le manuscrit, Nostradamus annonce rien moins que l’avènement de l’Antéchrist qu’il désigne, par quelque jeu de mots, par le nom de Marcellinus. Il propose de supprimer la lettre R de son nom, ce qui donne Macellinus. Or, en latin, le macellum est une sorte d’abattoir, de marché de la viande. Nostradamus emploie ailleurs pour désigner ce qui va se passer, dans le cours des années 1560, le mot « boucherie ».
On trouve la trace de ce passage de la Préface dans les Centuries, sous la forme francisée assez barbare de « macelin » à deux reprises dans la huitiéme centurie : en . VIII 76
Plus macelin que roy en Angleterre » et en VIII 54 « D’espaignolz fait second banc macelin’ qui rime avec « Fait magnanime par grand Chyren selin’La tradition exégétique nous incite à comprendre « boucher ». Nous avons montré que Crespin avait extrait de la Préface, dont il a du avoir connaissance, et en avait fait ce mot « macelin ». Par la suite, le « travail » de Crespin servira à constituer une part importante des quatrains centuriques, comme nous l’avons montré dans notre thèse d’Etat et à la suite, en 2002, dans nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus..Et c’est ainsi que le mot « macelin » connaitra une certaine fortune et sera appliqué à Cromwell et à Napoléon, entre autres, sans qu’il soit replacé dans le contexte d’origine de la dite Préface, laquelle ne néglige aucunement, quant à elle, les données chronologiques. Mais dans les Centuries, le mot n’est plus associé à la moindre date, comme si l’on avait voulu relativiser, gommer l’échec de la datation de Nostradamus. Il y a là toute une apologétique à l’œuvre, bien connue des historiens du prophétisme ancien comme moderne. On pense au passage d’une prophétie (attribuée à Regiomontanus) pour 1588 à propos de la fin du XVIIIe siècle, sous la forme 1788..
Signalons que le nom de Marcelinus figure sur la page de titre de la Prognostication nouvelle & prediction portenteuse composée par maistre Michel Nostradamus de Salon de Craux en Provence,nommée par Ammianus Marcelinus Saluvium. La Prognostication est dédiée à « Mgr le reverend Prélat Mgr Ioseph des Panisses, prevost de Cavaillon, Primat du Conte & premier gentilhomme Davignon ». Nous aborderons dans un autre texte la question de la datation de la dite Pronostication pour 1555
P. Guinard nous donne, dans son étude sur ce texte, sans le vouloir la clef de ce choix de Nostradamus pour ce prénom pour désigner l’Antéchrist : Ammien Marcellin, mentionné au titre, fut le chroniqueur des exploits militaires et adepte prudent de la politique anti-chrétienne du dernier empereur païen Julien l’Apostat, lequel répudie le christianisme et rétablit les cultes et religions à mystères en l’an 361 » . L’Antéchrist serait associé à ce Julien l’Apostat.
On ne saurait sous-estimer l’impact et de l’annonce de Nostradamus et de son échec – mais peut-on parler véritablement d’échec dès lors que Nostradamus conseillait de prier Dieu pour éviter l’engrenage cosmique ? – qui équivaut à une mort symbolique de l’astrologue prophéte, qui coïncide, non sans quelque ironie de l’Histoire d’ailleurs avec son propre décès en 1566, année annoncée comme terrible, comme le souligne le commentaire de Francesco Barozzi en cette même année sur la Préface rendue en italien.
Précisément, on connait mal le sort qui fut celui de la dite Préface en France. Il nous reste un almanach pour 1562 comportant l’Epitre à Pie IV avec des références à la « Préface » mais sans celle-ci. Cet almanach semble vouloir brouiller les pistes en parlant de la « présente » préface alors que le manuscrit annonce une « préface suivante ». On ignore si cette contrefaçon est due à la censure de l’époque ou si elle fait partie d’une production plus tardive visant à évacuer, après coup, l’échec de Nostradamus. On sait en revanche que sous la Ligue fut composée une fausse Pronostication de Nostradamus pour 1562.(prétendument parue chez Brotot), du fait de la reproduction par Barbe Regnault[4], une libraire parisienne, de l’épitre d’origine non interpolée, dans un imprimé portant le même titre de Pronostication pour 1562.
On peut ici parler d’un rêve icarien de Nostradamus, petit astrologue besogneux voulant prendre une autre envergure. On comprend mieux tout le débat autour du mot « prophète » et « prophéties » attaché à son œuvre. Il est probable que l’aventure prophétique de Nostradamus en ait échaudé plus d’un.
A la fin de sa vie, Nostradamus semble d’ailleurs avoir voulu s’accorder un délai supplémentaire en « bottant » vers les années 1580, c’est-à-dire vers la conjonction Jupiter-Saturne suivante. Encore faut-il préciser que si ces deux astres se rencontrent tous les 20 ans, ce qui compte c’est un cycle d’une quarantaine de conjonctions, avec une échéance quasiment millénaire.
A partir de là, il faut comprendre à quel point est improbable le texte de l’Epitre à Henri II, daté de 1558 et qui ne traite absolument pas des années 1560 mais bien de 1585 (et de 1606). On est là placé au-delà de l’échéance de 1570 avec le néonostradamisme d’un Antoine Crespin Nostradamus qui, écrivant au début des années 1570, ne fait aucunement allusion à l’échec prophétique de Michel de Nostredame, comme si de rien n’était. Quant à Nostradamus le Jeune, il se contente, dès 1568, de récupérer, sans le préciser, les Prédictions pour 20 ans de l’italien Pamphilus Riccius, déjà parues en français en Hollande en 1565 – dont le contenu astronomique est des plus frustres comparé au travail de Nostradamus – une planète étant associée à une année selon une cyclicité fictive- en les complétant, en 1571, dans les Présages pour 13 ans, par des considérations sur les années 1580..
On peut suivre au cours des épitres successives des almanachs et des pronostications l’effervescence prophétique de Nostradamus. Mais Il semble par ailleurs que Nostradamus ait conclu un accord avec un astrologue qui signera « Mi. de Nostradamus » pour produire des textes, comme ce dernier s’en explique, à la mort de Michel de Nostredame, dans la Pronostication pour 1567, dont il ne faut pas négliger l’avis conclusif qui vient compléter les propos introductifs, déjà abordés en 1983 par Jean Dupébe (Nostradamus. Lettres Inédites, Droz). Ce Mi. de Nostradamus travaillait depuis quatre –cinq ans avec le médecin de Salon de Craux et sans aucun doute avec son accord et il est donc inapproprié de le traiter d’imposteur..
On peut penser que le terme « Préface » utilisée pour désigner l’épitre à César[5] de Nostredame, datée de 1555 (et dont on est allé jusqu’à produire de fausses éditions datées des années 1550-1560) n’est pas étranger à cette fameuse préface prophétique quelque peu fantomatique, encore que cette Préface soit suivie de quatrains dont certains sont justement issus de la « vraie » Préface mais sous une forme déconstruite, comme si le châtiment de l’échec prophétique avait conduit à un tel retraitement sous forme de quatrains, à une forme de castration, de neutralisation du texte, avec ce mot « macelin » qui n’est plus que la trace d’une aventure avortée…
Mais même dans les Prédictions pour 1562 de l’almanach –lesquelles ne figurent pas non plus dans l’imprimé- il y a des accents empruntés à la littérature prophétique. Pour le mois d’octobre, on peut y lire au passage « Ve, ve, ve habitantibus » (p. 185), Malheur ! sans apparent rapport avec le contexte de la page. Il s’agit d’un extrait du Livre de l’Apocalypse, ch XXII qui se poursuit par « in terra » ». Un recueil prophétique est très à la mode dans les années 1560, c’est le Livre Merveilleux, dont Benoist Rigaud réalisera une des éditions et qui est centré sur la question de l’Antéchrist car c’est bien de lui qu’il est question et de ces trois ans et demi que durera son règne, d’où cette période cruciale dont traite Nostradamus pour les années 1566-1570.
Nostradamus s’est donc rapproché des Ecritures et pas seulement du Nouveau Testament et de l’Apocalypse. Il fait ainsi montre d’une certaine connaissance de l’hébreu dans son almanach pour 1563 (p. 72[6]), signalant le nom des planétes telle qu’on les désigne chez les Juifs de l’époque : Zedek pour Jupiter, Mandin (en réalité Maadim) pour Mars.
Cetté évolution de Nostradamus nous invite à revenir sur le cas de Mi, de Nostradamus. En effet, celui-ci est sur la même longueur d’onde que son « maitre » dans sa Prophétie Merveilleuse jusqu’à l’an de grande mortalité que l’on dira 1568, Paris, Guillaume de Nyverd [1566] (Bib . Arsenal 8°H 12864) (reparue en 1567 sous le nom de Prophétie ou Révolution Merveilleuse, Lyon Michel Jove, 1567), alors que Denis Crouzet semble ignorer un tel distinguo pourtant souligné chez les nostradamologues tout comme il n’a pas connaissance de l’impact des écrits de Nostradamus en Italie concernant l’échéance de 1570. Celui qui se présente en tant que Mi. de Nostradamus (p. 14), reconnait, en 1567, devoir « conclure des susdites années des aflictions dont il est fait mention au livre des Révelations de Sainct Iean ex son Apocalypse 16 dont le terme s’approche fort & par conséquent l’advenement du fils de Dieu ». On peut se demander éventuellement quelle influence ce « disciple » exerça sur le «maître » dans cette évolution vers un syncrétisme astrologico-prophétique- « jugement de l’’astrologie judiciaire avecques la consonance des sacrées écritures »(Almanach pour 1563)- que Nostradamus ne revendique pas dans ses écrits antérieurs et que ses adversaires des années 1558 ne lui reprochèrent d’ailleurs point. Nostradamus en 1562 déclare, s’adressant parfois directement au pape « O père saint » (p. 66) « .‘J’ai accordé les saintes écritures à l’astrologie judiciaire je n’ose le centiéme de ce que serait grandement nécessaire. Aussi à fin de qu’il ne me soit donné à vice de surpasser les bornes de l’Astrologie, comme faussement tous m’objecter, je m’en passeray le plus légérement qu’il me sera possible ». Son propos prophétique, déclare-t-il (pp. 52-53), est validé par le « parfait & infaillible jugement des astres » Nostradamus insiste sainsi sur le fait que tant de planétes « se sont assemblés au lieu de cette l’éclipse »de 1567. L’éclipse occupe, au demeurant, une place très particulière au sein de l’astrologie savante et reléve plutôt d’une astrologie populaire, à l’instar des cométes. On n’est plus dans le cadre régulier des conjonctions Jupiter-Saturne[7]. On pourrait nous objecter le cas des Significations de l’Eclipse qui sera le 16. setembre 1559 mais il s’agit d’une contrefaçon. D’une part, seul le début du texte figure dans le Recueil des Présages Prosaïques (cf Chevignard, Présages, pp. 376-381), d’autre part, la mention d’une « interprétation à la seconde centurie » est totalement anchronique du vivant de Nostradamus. Chavigny note en marge (c 1589) « Cette interprétation ne fut jamais vue’ », ce qui vient entériner sa thèse selon laquelle de nombreux textes sont encore en attente. C’est une interpolation des années 1580, avec cette mention typique de l’an 1605 qui recoupe l’an 1606 de l’Epître à Henri II. Encore que Nostradamus traite de l’an 1607 dans son almanach pour 1561. Ces deux épitres ne correspondent pas à l’état du discours de Nostradamus à ce moment là. On le voit notamment du fait de la présence de références dans les deux cas au début du xVIIe siècle, l’épitre à Henri II ayant d’abord été axée sur l’an 1585 puis retouchée pour viser 1606. Dans l’Epitre au roi(version 1558), Nostradamus est présenté comme situant le temps des persécutions de l’Eglise entre 1606 et 1792 alors qu’il semblait avoir limité ce temps à trois ans et demi jusqu’en 1570. Il semble qu’il s’agisse d’un emprunt au Livre de l’Estat & Mutation des temps de Richard Roussat.(1550), qui recoupe Pierre d’Ailly, ne correspondant pas aux calculs de Nostradamus..JHB
05. 10. 12——————————————————————————–[1] Nostradamus, Ed Payot, 2011
[2] « Les pronostications et almanachs de Michel Nostradamus »
[3] (Les guerriers de Dieu La violence au temps des troubles de religion (vers 1525-vers 1610) Préface de Pierre Chaunu Avant-propos de Denis Richet Champvallon, 1990 p. 129)
[4] Sur cette libraire, Cf Ruzo, Testament, pp ; 259 et seq
[5] Sur le choix du nom de César, cf Ruzo, Testament, p. 84
[6] Voir réimpression, Marienbourg, 1905.

 On lira également les deux  études sur propheties.it  de Mario  Gregorio  125  Evolution  du contenu de la production  nostradamique  et  126 – Les traductions des almanachs et pronostications nostradamiques 1550-1570″

 Ce  « Marcellin » – pourtant repris en italien  Marcellino – est absent des travaux des nostradamologues alors qu’il semble bien avoir constitué le moint culminant (cf  notre étude  sur NOFIM

« Patrice Guinard et son fiasco de 2014 dans l’affaire Marcelin/Macelin au coeur du prophétisme de Nostradamus à la fin de sa vie.« )

du prophétisme de Nostradamus, à la fin de sa vie, ce qui conduit à tronquer le fil de sa démarche.  La disparition de l’imprimé  correspondant au manuscrit  est également significative. Il reste que ce texte fut bel et bien utilisé par les « faussaires », chargés de produire « du quatrain » à partir notamment de textes en prose de Nostradamus. En effet, le terme « macelin » y figure (cf la thèse d’  Anna Carslstedt La poésie oraculaire de Nostradamus , 2005) : — Plus Macelin que Roy en Angleterre,. Lieu obscur nay par force aura l’empire  » Voilà qui atteste que le dit texte figurait dans la bibliothèque qui servit à composer les Centuries, bien après la mort de Nostradamus.

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, NOSTRADAMUS, prophétisme | Pas de Commentaire »

12345...10
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs