jacques Halbronn Le Shabbat, le Shéma Israel au prisme de la Nouvelle Alliance.

Posté par nofim le 7 décembre 2021

jacques  Halbronn    Le Shabbat, le Shéma Israel  au prisme de la Nouvelle Alliance.

 

 

 

 

La thèse  que nous exposons ici vise à rechercher les traces de ce que Jérémie (XXXI, 31) appelle « Nouvelle Alliance », ce qui sera repris dans l’Epitre aux Hébreux (Nouveau Testament). Au chapitre II du Livre de la Genése, on trouve un appendice au récit de la Création du chapitre I. Il y est question d’un septiéme jour qui sera associé au Shabbat, septième jour de la semaine. Quant à l’Ecoute Israel, on  y retrouve l’idée de lois inscrites dans le coeur (Lev), comme dans le passage du livre du prophéte Jérémie.  Cela s’oppose aux tables de la Loi gravées dans la pierre, au Mont SinaÏ et délivrées par Moise (Livre de l’Exode).. 

 

Dans le  Ecoute Israel;

Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœur
Vehayou hadevarim ha’èlè
acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha
וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה,
אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ ּ

 

 

    Le texte de Jérémie  ci dessous concerne la « maison d’Israel »   

לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.  32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

           

 

 

Or,  selon nous,  le texte figurant chez Jérémie serait probablement une  reprise d’une occurrence bien plus ancienne., ce qui est courant dans la lifférature du prophétisme (cf  notre  Texte prophétique en France, formation et fortune, 1999). Le futur y est volontiers repoussé afin de maintenir, d’entretenir une certaine tension.  Pour nous, la Maison de Judée reléve de l’Ancienne Alliance tandis que celle d’Israel est tributaire de la Nouvelle Alliance. Mais il faut comprendre que la Nouvelle Alliance est présentée dans Jérémie XXXI  comme une sanction visant à punir la désobéissance de la dite Maison d’Israel. Or, les Chrétiens ont tendance à présenter la Nouvelle Alliance comme un « progrès » comme si le fait d’être emprisonné psychiquement était une récompense, présentant l’Ancienne Alliance comme « obsoléte ». 

 

Voyons, à présent, ce texte du Livre d’Ezéchiel. Ch. XXXVI. On  note qu’Ezéchiel tout comme Jérémie s’adresse à la « maison d’Israël » si bien que tant le Pentateuque que les Prophétes se référent constamment à la dite maison! Les versets 26 et 27  retiennent toute notre attention. On y trouve la référence au « coeur » (Lev) avec  une contrainte imparable à suivre les préceptes, non plus comme dans l’Ancienne alliance, en se fiant à votre « bonne volonté » mais en vous programmant en conséquence:

 

 

 

כב לָכֵן אֱמֹר לְבֵית-יִשְׂרָאֵל, כֹּה אָמַר אֲדֹנָי יְהוִה, לֹא לְמַעַנְכֶם אֲנִי עֹשֶׂה, בֵּית יִשְׂרָאֵל:  כִּי אִם-לְשֵׁם-קָדְשִׁי אֲשֶׁר חִלַּלְתֶּם, בַּגּוֹיִם אֲשֶׁר-בָּאתֶם שָׁם.  22 Aussi, dis à la maison d’Israël: Ainsi parle le Seigneur Dieu: Ce n’est pas à cause de vous que j’agis, maison d’Israël, mais bien pour mon saint nom, que vous avez déconsidéré parmi les nations où vous êtes venus.
כג וְקִדַּשְׁתִּי אֶת-שְׁמִי הַגָּדוֹל, הַמְחֻלָּל בַּגּוֹיִם, אֲשֶׁר חִלַּלְתֶּם, בְּתוֹכָם; וְיָדְעוּ הַגּוֹיִם כִּי-אֲנִי יְהוָה, נְאֻם אֲדֹנָי יְהוִה, בְּהִקָּדְשִׁי בָכֶם, לְעֵינֵיהֶם.  23 Je sanctifierai mon grand nom qui a été outragé parmi les nations, que vous-mêmes avez outragé parmi elles, et les nations sauront que je suis l’Eternel, dit le Seigneur Dieu, quand je me sanctifierai par vous à leurs yeux.
כד וְלָקַחְתִּי אֶתְכֶם מִן-הַגּוֹיִם, וְקִבַּצְתִּי אֶתְכֶם מִכָּל-הָאֲרָצוֹת; וְהֵבֵאתִי אֶתְכֶם, אֶל-אַדְמַתְכֶם.  24 Et je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays et vous ramènerai sur votre sol.
כה וְזָרַקְתִּי עֲלֵיכֶם מַיִם טְהוֹרִים, וּטְהַרְתֶּם:  מִכֹּל טֻמְאוֹתֵיכֶם וּמִכָּל-גִּלּוּלֵיכֶם, אֲטַהֵר אֶתְכֶם.  25 Et j’épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations, je vous purifierai.
כו וְנָתַתִּי לָכֶם לֵב חָדָשׁ, וְרוּחַ חֲדָשָׁה אֶתֵּן בְּקִרְבְּכֶם; וַהֲסִרֹתִי אֶת-לֵב הָאֶבֶן, מִבְּשַׂרְכֶם, וְנָתַתִּי לָכֶם, לֵב בָּשָׂר.  26 Je vous donnerai un coeur nouveau et je vous inspirerai un esprit nouveau; j’enlèverai le coeur de pierre de votre sein et je vous donnerai un coeur de chair.
כז וְאֶת-רוּחִי, אֶתֵּן בְּקִרְבְּכֶם; וְעָשִׂיתִי, אֵת אֲשֶׁר-בְּחֻקַּי תֵּלֵכוּ, וּמִשְׁפָּטַי תִּשְׁמְרוּ, וַעֲשִׂיתֶם.  27 Je mettrai en vous mon esprit et je ferai en sorte que vous suiviez mes statuts et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

 

 

 

 

 

On nous objectera que les passages en question liés aux deux premiers livres du Pentateuque constituent le corpus par excellence de la maison de Judah! Mais comment expliquer dans ce cas que le Livre de l’Exode soit centré sur les « fils d’Israel » (Beney Israel), la formule  y étant continuellement reprise  et ce, dès le premier verset du premier chapitre?

 

א וְאֵלֶּה, שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, הַבָּאִים, מִצְרָיְמָה:  אֵת יַעֲקֹב, אִישׁ וּבֵיתוֹ בָּאוּ.  1 Voici les noms des fils d’Israël, venus en Égypte; ils y accompagnèrent Jacob, chacun avec sa famille:

 

Dès lors, il nous faut suspecter tout ce qui figure dans le Pentateuque comme pouvant être un « apport » israélite, y compris le commandement du Shabbat lequel pourrait bien marquer le passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance. Il convient de bien traduire le texte  ci-dessous et de bien comprendre que le septiéme jour ne fait pas partie du processus de Création. Or, le régime de la Nouvelle Alliance ouvre une ère  où les hommes ne pourront plus désobéir, ce qui est reposant pour Dieu, où il y a comme une automatisation à l’oeuvre.

 

א וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, וְכָל-צְבָאָם.  1 Ainsi furent terminés les cieux et la terre, avec tout ce qu’ils renferment.
ב וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה.  2 Dieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par lui; et il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.
ג וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי, וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ:  כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת.  {פ} 3 Dieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu’en ce jour il se reposa de l’œuvre entière qu’il avait produite et organisée.

 

 Si les Chrétiens ont pu intégrer le Pentateuque dans leur Bible, aux côté du « Nouveau Testament », c’est que le dit Pentateuque était porteur d’une idéologie  qui avait été reprise dans les Evangiles, d’où l’importance qui y est accordée à l’idée de ‘Nouvelle Alliance ». On peut meme penser que le Livre de Jérémie est marqué par les tenants du Royaume d’Israel et notamment son chapitre XXXI. Rappelons que Jésus déclara être venu pour « les brebis perdues de la Maison d’Israel ».

 

 

 Cela renvoie à des contraintes subconscientes et non plus surconscientes.   Il y a là comme un marché de dupes car la liberté accordée en principe au niveau des contraintes externes  sera mise en échec par le manque de liberté  quant aux contraintes internes.  Quand Jésus annonce une Nouvelle Alliance, il annonce une soumission encore plus contrainte aux « Mitswoth » puisqu’il ne sera même plus possible de s’y soustraire; C’est probablement le rêve des politiques actuels que d’agir sur le subconscient des populations  en ce qui concerne les mesures sanitaires à renforcer.  L’astrologie  nous semble bien correspondre à la mise en place d’un nouveau  carcan, dont elle nous livre la  connaissance de la  clef, laquelle était probablement réservée à la caste des dirigeants.

 Il faut ajouter que le texte parle, dans le passage en question, des gens de la maison d’Israel et non de ceux de la maison de Judée lesquels restent sous le régime plus libre de l’Ancienne Alliance;

Comme Jésus est venu pour les « brebis perdues d’Israel », cette Nouvelle Alliance vaut pour cette population à laquelle le texte ici s’adresse. Comme on a dit, on les l ibère de certaines régles mais  ils passent de Charybde en Scylla, sous le régime de la Nouvelle Alliance . Il est donc très important de savoir qui s’adresse à qui, ce qui n’est pas toujours analyse correctement.  Le Ecoute Israel s’adresse comme son nom l’indique aux gens de la Maison d’IsraeL et  doit être lu au prisme de Jérémie XXXI 31.

Dans le Talmud, au traité Shabbat, il y a un débat (cf notre ouvrage Le Monde juif  et l’astrologie, Milan, 1985) pour savoir si Israel a  ou n’a pas de mazal mais l’on ne sait plus à l’époque ce que le nom d’Israel recouvrait, le terme « mazal » désignant l’influx astral (nozel, ce qui coule). Quelque part, la Loi propre à la Nouvelle Alliance est gravée dans le coeur, on ne peut y échapper, ce qui n’est pas sans faire songer à quelque  dystopie,  relevant d’une biotechnologie avancée que notre XXIe siècle est en mesure d’envisager à terme/ Ceux qui s’y opposent reléveraient alors de la Première Alliance, préférant obéir à un chef  du fait de son charisme plutôt que de n’être que des marionnettes  propres à la Nouvelle Alliance.  L’enjeu de la recherche astrologique actuelle  vise à faire le constat d’une telle programmation des esprits.

 

On nous objectera, peut être, qu’il semble assez invraisemblable que les gens de la maison de Judah aient accepté une telle situation à savoir une telle polarisation sur la maison d’Israel, au point de reprendre à leur compte comme injonction sacrée le « Ecoute Israel », issue des Livres des Prophétes, repris semaine après semaine,à la synagogue, lors du Shabbat ou encore l’on s’interrogera sur le nom d’Israel conféré au nouvel Etat hébreu.  Tout se passe comme si la maison d’Israel  se retrouvait de facto dans les synagogues et en Israel  et que la maison de Judah était surtout présente dans la diaspora et parmi les « juifs » dits laïcs.

 

 

 

JHB 07 12 21

Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, RELIGION, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Dialectique rassemblement dispersion. La question juive

Posté par nofim le 20 novembre 2021

Jacques  Halbronn   Dialectique  rassemblement dispersion. La question  juive    On connait ‘l’adage  Qui se ressemblent s’assemblent. Mais pour s’assembler , il faut bien s’être séparés et pour se revoir, il faut bien s’etre éloignés! A contrario, s’il n’y a pas eu séparation, le test des retrouvailles ne saurait être concluant. C’est bien là tout le principe de la cyclicité.

Si  l’on applique notre modéle à la question  juive, le phénoméne de la diaspora prend tout son sens. Si les Juifs n’étaient pas dispersés, leur rassemblement ne ferait guère sens. Ce qui pose le probléme du sionisme, dans tous les sens du terme « probléme ». Autrement dit, on ne peut faire apparaitre  un phénoméne que si on le décompose afin que de lui même il en vienne à se recomposer. L’aimant permet à la limaille de fer de converger, ce qui implique qu’elle ne soit pas unie d’entrée  de  jeu.

Autrement dit, les modéles dominants ne font sens que s’ils générent du mouvement  vers eux ou à partir d’eux,  c’est à dire en s’en éloignant. Tout processus exige un va  et vient, un aller retour mais d’aucuns voudraient que les choses aient une fin, que la « roue » s’arrête de tourner. C’est ce qui distingue selon nous le Masculin qui est mouvement, matière -lettre M- et le Féminin qui est Fin, Forme -lettre F.   

On aura compris qu’il faut sortir du cadre pour pouvoir y retourner.  Le mérite de connecter des objets, des idées ne peut venir que de leur séparation. Trouver un point commun n’importe que si ce point commun n’était pas évident à déceler. A  vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

 C’est toute la différence entre horizontalité et verticalité. Nous appelons horizontalité la diversité des groupes, chaque groupe étant peu ou prou homogéne et  verticaité,  des éléments dispersés au sein de tel ou tel  groupe mais remplissant la même fonction. C’est ainsi que même si les femmes d’un groupe ne sont pas réunies, elles n’en sont pas moins repérables. De même, des Juifs qui ne sont pas regroupés peuvent néanmoins se faire remarquer en ce qu’ils occupent des positions assez comparables. 

En ce sens, le fait juif sera paradoxalement plus aisé à mette en évidence dans la diaspora que dans tel lieu qui leur serait imparti. A contrario, en Israel, par exemple, le processus de connexion ne peut se manifester puisqu’il n’y aura aucun mérite à rapprocher ce qui partage le même espace. 

Au fond, c’est la fonction qui déterminera le Juif  au sein d’un groupe de non juifs bien plus que son maintien  avec d’autres  Juifs.

 

 

 

 

Publié dans judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

L »alphabet hébreu et les nombres dans le monde arabe par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 18 novembre 2021

La clef hébraique des chiffres dans le monde arabe. par  Jacques Halbronn

 

 

 

 Il est clair que les glyphes des chiffres sont issus d’un alphabet. C’est vrai pour les chiffres « romains », mais cela vaut aussi pour les chiffres dits arabes comme pour ceux en usage dans un certain nombre de pays arabes comme l’Egypte.  En 1983, dans nos Mathématiques Divinatoires », nous avons montré que la cursive hébraique serait la source de nos numérotation actuelle en Occident mais  cela vaut aussi pour les nombres utilisés dans certains pays  arabes présentent un certain rapport formel au delà de la coincidence avec celui des 9 premières lettres de l’alphabet utilisés dans le monde juif. On remarque le cas du 8 qui a la forme du Heith de l’alphabet hébraique. qui correspond également au 8, étant la huitième lettre du dit alphabet hébraique.. On pense aussi au Vav , en sixiéme position. (Chiffres arabes | Leurs origines et sens | Islam Oumma Chiffres arabes | Leurs origines et sens | Islam Oummaislam-oumma.fr I islam-oumma.fr Nombre Chiffre Arabe Romanisé .islam-oumma.fr)

 

 

 

 

 

1 ١ وَاحِد wahid 2 ٢ اِثْنَان ithnan 3 ٣ ثَلَاثَة thalathah 4 ٤ أَرْبَعَة arbaʿa 5 ٥ خَمْسَةhhamsa

 

6 ٦   سِتَّة sitta 

ו

VAV

7 ٧ سَبْعَةsabʿa

 

8 ٨ ثَمَانِيَة thamaniya ח Heith

 

 

9 ٩ تِسْعَة tisʿa

 

 

א taureau, maître 1 אֶלֶף ʾelep̄, אַלּוּף ʾallūp̄, ʾāleph הַחַד 1 ʾaḥad (ou 1000 אֶלֶף ʾelep̄) 2
Beth ב maison3 בַּיֽת bayiṯ, בֵּיֽת beyiṯ, (4) bēth 2 שְׁתַּיֽם šəṯṯayim
Gimel ג cou du chameau5 gâmâl gīmel 3 שָׁלֹשׁ šāloš
Daleth ד porte6. dèlèth dāleth 4 אַרְבַּע ʾarəbbaʿ
He ה voici (interjection7 hēʾ 5 חָמֵשׁ ḥāmēš
Waw ו clou, crochet8 wâw wāw 6 שֵׁשׁ šēš
Zayin ז arme, hache9 zayin zayin 7 שֶׁבַע šeḇaʿ
Heth ח terreur10 ḥēth ḥēth

 

Il  y a une leçon  à tirer de cette dialectique entre lettres et chiffres, à ne pas confondre avec l’usage des lettres pour la guématrie -Kabbale, ce qui ne se limite pas à 9 glyphes (cf le Livre de la Création). Nous pensons, en effet, qu’il convient d’extraire d’un ensemble la partie opérationnelle, comme le noyau pour un fruit. C’est ainsi, qu’en astrologie, nous accordons la place centrale à la planéte Saturne et à son cycle de 7 ans, en ne cherchant pas à faire fléche de tout bois. 

 

 

Publié dans judaîsme, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn A quoi servent les planétes, à quoi servent les races? Quelle valeur ajoutée à l’état de nature?

Posté par nofim le 12 novembre 2021

Jacques  Halbronn    A quoi servent les planétes, à quoi servent les races? Quelle valeur ajoutée à l’état de nature?

 

 

Pour appréhender la notion de Surnature, il importe de se  poser deux types de questions: quelle est la raison d’être de certaines données de notre environnement et en quoi certaines données ont pu être transformées? C’est ainsi qu’un des arguments en faveur de l’astrologie serait le suivant: les planétes pour quoi faire? Par rapport au Livre de la Genése, que peut bien signifier ainsi ce verset : ‘Dieu créa le ciel et la terre »? Est ce là de la simple décoration? Une autre question plus insidieuse consiste à se demander quelle est la raison d’être des différences de couleur au sein de l’espèce humaine?  A quoi est ce censé servir?

On a donc ici deux types d’observations, l’un qui serait plus de l’ordre du temps cyclique et l’autre de l’ordre de l’espace géographique, l’un au Ciel, l’autre sur Terre. 

Or, ce qui est remarquable, c’est que dans ces deux domaines, on se heurte assez vite à l’argument « scientiste »,  se référant à la « Nature » et l’on s’autorise ainsi à rejeter tout ce qui a trait à l’astrologie ou à la question des « races ». Circulez, il n’y a rien à voir. Cette attitude correspond à une démarche hostile à la Surnature laquelle, selon nous,  est le domaine correspondant à l’idée la plus authentique de Dieu,  à une guerre épistémologique contre les « signes » Selon nous, ce n’est pas en vain que de tels dispositifs auront été mis en place à un certain stade de l’évolution de notre Humanité..

Force est de constater qu’entre la Nature, représentée par la Science (dure) et la Société, la République, il y a  un   champ que nous qualifions de Surnature et qui n’est réductible ni à l’une ni à l’autre. Trois « religions » se feraient ainsi face et il s’agit bien d’une « guerre de religion ».  Il y a un véritable culte de la République qui entend effacer le régne de la Nature et rappelons que pour Spinoza, la Nature c’est Dieu. (Deus sive Natura) Selon les tenants de la République, tout peut et doit se régler par des « lois » lesquelles il importerait de respecter, lois qui émaneront du peuple. Vox populi Vox Dei.

En ce qui concerne l’idée de Nouvelle Alliance ( Livre de  Jérémie XXXI, 31), importe d’y voir clair: l’ancienne alliance est celle de la Loi des hommes et la nouvelle, celle de la loi des dieux. Mais ces deux lois ne fonctionnent pas pareillement, l’une est au niveau de la conscience et l’autre à celui de la Subconscience. 

 

 

ל הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְכָרַתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה–בְּרִית חֲדָשָׁה.  30 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,
לא לֹא כַבְּרִית, אֲשֶׁר כָּרַתִּי אֶת-אֲבוֹתָם, בְּיוֹם הֶחֱזִיקִי בְיָדָם, לְהוֹצִיאָם מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם:  אֲשֶׁר-הֵמָּה הֵפֵרוּ אֶת-בְּרִיתִי, וְאָנֹכִי בָּעַלְתִּי בָם–נְאֻם-יְהוָה.  31 qui ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères le jour où je les ai pris par la main pour les tirer du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont rompue, eux, alors que je les avais étroitement unis à moi, dit le Seigneur.
לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.  32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
לג וְלֹא יְלַמְּדוּ עוֹד, אִישׁ אֶת-רֵעֵהוּ וְאִישׁ אֶת-אָחִיו לֵאמֹר, דְּעוּ, אֶת-יְהוָה:  כִּי-כוּלָּם יֵדְעוּ אוֹתִי לְמִקְּטַנָּם וְעַד-גְּדוֹלָם, נְאֻם-יְהוָה–כִּי אֶסְלַח לַעֲוֺנָם, וּלְחַטָּאתָם לֹא אֶזְכָּר-עוֹד.  {ס} 33 Et ils n’auront plus besoin ni les uns ni les autres de s’instruire mutuellement en disant: « Reconnaissez l’Eternel! » Car tous, ils me connaîtront, du plus petit au plus grand, dit l’Eternel, quand j’aurai pardonné leurs fautes et effacé jusqu’au souvenir de leurs péchés.

 

 En ce sens, l’Ancienne Alliance  est celle de la Loi édictée, votée, comme dans le cas des Dix Commandements. L’astrologie correspond à la Nouvelle Alliance,à savoir que c’est une contrainte qui ne dépend pas des hommes mais des astres. La phase d ‘équinoxialité est celle de l’Ancienne Alliance et la phase de solsticialité celle de la Nouvelle Alliance.

 

En ce qui concerne la question des races, au prisme des couleurs, on est en droit de se demander si les hommes peuvent se permettre de ne pas en tenir compte car c’est quand même bien un marqueur chromatique  assez prégnant qui n’échappe à personne.  On se retrouve de nos jours avec une Humanité puissamment marquée par un culte de la République, censé dépasser le plan des astres, celui des races, voire celui des sexes: un culte qui peut être qualifié d’athée, au sens de rejet de toute  transcendance, de tout ordre préétabli.  Cela pose aussi la question du « peuple élu », dont la raison d’être  devrait interpeller, notamment au sein de la diaspora. Qui ne voit que certains individus Juifs ont été conduits à  guider l’Humanité par delà toute forme de pratique religieuse au sens de l’Ancienne Alliance? Mais les Juifs eux mêmes ont bien du mal à se positionner.Paradoxalement, la modernité actuelle depuis quelques siècles, leur aura permis de revenir à leur mission première. Malheureusement, les textes sur lesquels ils s’appuient sont souvent altérés, auront subi des additions qui les dénaturent. Il est temps notamment qu’ils comprennent que l’astrologie doit se retrouver au coeur de leur théologie, dans le sens de cette Nouvelle Alliance dont les Chrétiens ont voulu se doter. Le texte de l’Ecclésiaste comme celui du Songe de Pharaon  (cf notre ouvrage Le monde juif  et l »‘astrologie.Histoire d’un vieux couple, Milan, Ed Arché 1985) ne vont ils pas pleinement dans le sens de l’astrologie tout comme le premier verset du Livre de la Genése? Ce dieu des Juifs n’est celui de la Nature, ni celui de la République, il est dans la Surnature. Quant à la question de la femme, il convient de se référer au texte de la Genése:

 

יח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ.  18 L’Éternel-Dieu dit: « Il n’est pas bon que l’homme soit isolé; je lui ferai une aide digne de lui. »

 

 

Ici, il importe de repenser le rôle de la femme comme accoucheuse de l’homme,   ce qui va bien au delà  de ce que nous en dit la Nature puisque cela inverse carrément  les rôles par rapport à la procréation..

JHB 12 11 21

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, FEMMES, judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn La SN (Surnature) et les Lois de la République

Posté par nofim le 6 novembre 2021

La SN (Surnature) et les Lois de la République

 

par  Jacques Halbronn

 

Dans le débat actuel autour des Lois de la République face à une religion comme l’Islam, il importe de distinguer ce qui est fait par les hommes et ce qui est fait pour les hommes.  Dans un cas, on est dans l’immanence, dans l’autre, dans la transcendance.

Force  est de constater que les sujets  qui sont  censurés  ou rejetés dans nos sociétés relévent  bel et bien du champ de la SurNature: race, sexe, astrologie, Dieu, astrologie, Juifs, génie etc. Cela ne serait pas validé par la Science et ce ne serait pas  une création faite par l’Homme, non plus. Or, entre ces deux instances se place la Question de la Surnature laquelle ne saurait se réduire à aucune de celles-ci. 

En 1966-67, nous abordions à peu près simultanément – à Paris  et à Jérusalem – d’une part le Droit, les institutions, les constitutions et de l’autre, l’astrologie et le judaisme avec notamment l’apprentissage de l’hébreu et un assez long séjour en Israël, au lendemain de la Guerre dite des Six Jours. 

La Notion de Surnature nous conduit à faire le tri en ce qui est le fait de notre Humanité  et ce qui lui a été révélé et instauré.  On retrouve cette dialectique dans la prophétie de Jérémie (Chapitre XXXI, 31) autour de la question de la « Nouvelle Alliance » avec le passage d’une première alliance vers une seconde, cette dernière s’imposant à l’esprit des Juifs de façon infuse sans passer par un quelconque apprentissage externe.  Spinoza est en porte à faux par rapport à l’idée de Surnature quand il associe « Dieu » à la ‘Nature » (Deus sive Natura) et l’on conçoit qu’il ait pu être excommunié à Amsterdam par le monde juif local. En effet, le dieu des Juifs ne saurait être assimilé à la Nature car il est  ‘Surnature » pas plus qu’il ne saurait être assimilé à un humain, aussi génial serait-il, comme Jésus.

Pour mieux  comprendre ce que nous entendons par Surnature, on insistera tout d’abord sur le fait qu’il s’agit en quelque sorte d’une Nature reformatée, repensée, retravaillée, non réductible, donc, à ce qui se trouve dans la Nature, même s’il y a ressemblance et de là le risque de confusion. Dans le cas du systéme solaire, il est certes tentant  de l’intégrer dans le champ de la Nature et les astrologues eux mêmes le font volontiers. Mais pour nous, l’agencement des planétes, leur durée de révolution ne serait pas de l’ordre de la Nature et cela tient notamment à l’articulation numérique et analogique. Est il ‘ »naturel » que Jupiter ait une révolution de 12 années  terrestres (de 365 jours terrestres) et que la lune rencontre le Soleil 12 fois en une année terrestre( ou solaire selon le point de vue d’où l’on se place)?

Est-il « naturel » que Saturne soit la septiéme planéte  (on parle du septénaire) et que sa révolution soit 7 x 4, 4 étant le nombre des saisons terrestres? Que dire d’Uranus dont la révolution est de 84 années terrestres, soit 12×7?

Mais revenons à la question posée en exergue à propos des « lois de la République »? Que penser de ces « lois » que les sociétés se donnent à elles-mêmes  et qu’elles sont en mesure de changer à loisir? Nous avons montré, en divers travaux (notamment sur nos vidéos de notre chaine Téléprovidence Subconscience) que les calendriers électoraux, la ficxation de la durée des mandats ne saurait coincider, sinon de façon exceptionnelle , avec le cycle saturnien de périodes de 7 ans, ce qui ne pouvait que générer des dysfonctionne -

-ments, des crises. D’où la nécessité d’un alignement des « lois de la République » – et non l’inverse, à l’évidence- sur les lois établies par la Surnature, c’est à dire par « Dieu », non pas au sens de Spinoza mais à une entité s’étant donné pour mission de s’occuper du sort de notre monde/ (cf le film de science-fiction les Eternels) Il y a la Nature; il y a l’Homme et il y a « Dieu » qui correspond à la Surnature. Et selon nous, les Juifs ont vocation à témoigner de la présence de cette Surnature et ils trahissent leur mission, leur fonction, en assimilant, comme ils le font trop souvent, ce « Dieu » de la Surnature au « Dieu » de la Nature, au dieu de l’Univers, tout comme ils ont le devoir de ne pas qualifier de « divin » ce qui est le fait de notre Humanité.

 

JHB   10 11 21

 

 

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, Bible, FEMMES, judaîsme, Juifs, Lois, POLITIQUE, RELIGION, théologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Les Juifs sont ils du côté de la forme ou de la matière, de l’ordre ou du désordre, du féminin ou du masculin?

Posté par nofim le 31 octobre 2021

Les  Juifs sont ils du côté de la forme ou de la matière, de l’ordre ou du désordre, du féminin ou du masculin? Par  Jacques Halbronn

 

Livre de la Genése Premier Chapitre

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ.  4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.

 

Le présent texte vise à préciser des représentations  autour de cette question si confusément traitée du masculin et du féminin. (comme on l’a montré récemment à propos de Jean Charles Pichon dans la revue Aurores, en 1981): Il nous faut placer les Juifs du côté du féminin  en une sorte de synergie. Les Juifs sont une infime minorité masculine en comparaison avec la foule des femmes lesquelles ont vocation à les mettre en valeur,  à les identifier, ce qui constitue une polygamie.. En face, il y a la très grande majorité des hommes et des couples homme-femme qu’ils forment pour faire des enfants, sur la base d’une monogamie.  Les Juifs sont du côté de la forme, du Féminin alors que les non Juifs seraient du côté de la matière, du Masculin.

En phase équinoxiale de 7 années, on est dans le chaos, comme le dit le début de la Genése et c’est alors que les Juifs sont en danger, comme l’a montré le temps de la Shoah, marqué par un Saturne équinoxial. (cf nos étude sur ce thème). En revanche, en phase solsticiale, de même durée, c’est alors que les Juifs apparaissent comme « providentiels » et censés apporter la « lumière » Fiat Lux.. (Yehi Or, en hébreu וַיְהִי-אוֹר).  C’est dire que pour nous, l’astrologie- du moins  telle que nous l’avons restaurée et restituée- se révéle absolument  nécessaire à la compréhension du fait juif. Nous avons introduit la notion de « Surnature » pour désigner le champ englobant trois domaines  à la fois l’astrologie, les Juifs et la dialectique hommes- femmes. Par Surnature, entendons ce qui s’est ajouté à la Nature et qui n’est donc plus  de la Nature, tout en en dérivant. Cela renvoie à une théologie spécifique qui ne saurait être réduite ni à la Nature, ni à la création propre à notre Humanité. Ni les Juifs, ni l’astrologie, ni le genre humain ne sauraient être réductibles à la Nature pas plus qu’ils ne sont des inventions  dues à notre Humanité. On peut se demander si la phase équinoxiale ne raméne pas périodiquement, pour  7 ans, chaque fois, l’Humanité à un état antérieur à l’ère de la Surnature?

 

 

 

 

 

 

 

JHB  30 10 21

 

 

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, Bible, FEMMES, génie, judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Les Juifs et l’astrologie. La question de la Surnature

Posté par nofim le 29 octobre 2021

Jacques Halbronn   Les  Juifs  et l’astrologie. La question  de la Surnature

 

Nous avons souhaité revenir sur un ouvrage paru chez Gallimard il y a plus de 40 ans dans la collection Idées (réédité en 2002). Nous commencerons par une anecdote, à savoir que lorsque Trigano présenta son ouvrage, nous avions nous même un en lecture chez le même  éditeur.  Nous rencontrames un des responsables mais finalement notre texte ne  fut pas retenu (cf la lettre  de Robert  Gallimard du 9 juillet 1976.  Nous avons retrouvé le courrier de présentation que nous avions adressé, le 26 juin de cette même année  (pour la collection « Essais ») alors même que nous ne retrouvons pas dans l’immédiat le manuscrit. « L’ouvrage (…) vise à montrer   (…) dans quelle mesure le judaisme fuit son dialogue avec la Science, s’échappant dans des régions qui renient l’analyse. Mon texte (..) souligne la dégradation de la tradition juive et la tentative d’instituer des portes de sortie qui relévent de la psychanalyse » Nous rappelions qu’en cette année 1976 nous avions publié  chez Seghers, dans la colletion » Clefs ». En 1978, nous fondions le Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive (CERIJ).

Nous entendons à présent examiner plus largement  l’itinéraire  de Trigano – né en 1948, donc du même âge que nous,né fin 1947. L’un comme l’autre, nous avions vécu une expérience israélienne.  Lors de la réédition de La Nouvelle Question, Trigano déclare dans sa Postface son constat  d’un « décalage qu’il y avait entre l’attente messianique devant l’Israêl éternel  et la quéte normalité qui animait le sionisme politique » . Dans un autre ouvrage  » Le monothéisme est un humanisme » (Ed Odile Jacob 2000) il est indiqué  en 4e de couverture: « Toutes les religions issues de la Bible partagent (..) une vision du monde qui doit devenir notre viatique pour affronter la crise généralisée  que nous traversons ». Dans Politique du peuple  juif, Les juifs, Israel et le monde (ed François Bourrin, 2013, pp. 333 et seq)  Trigano en appelle  à une « science politique du peuple juif » en devenir. En ce qui nous concerne, nous avions, dès 1968, sur le campus de l’Université Hébraique de Jérusalem, déclaré l’importance que devrait revetir l’astrologie pour appréhender le « fait juif », le « fait  biblique.Un demi-siècle plus tard, nous avons fini par comprendre ce qu’il fallait entendre par là et notamment  la nécessité d’une révision de la théologie juive. Contrairement à Trigano,  nous pensons que la théologie juive ne saurait être assimilée à la théologie chrétienne ou à la théologie musulmane.  Par ailleurs, notre regard sur le phénoméne de la Shoah s’inscrit dans un paradigme  cyclique qui en relativise l’importance tout comme d’ailleurs le pole opposé de la création de l’Etat d’Israel,tous  deux marqués par un processus  de « concentration » antidiasporique. Pour nous, la question juive reléve du domaine de la « Surnature » tout comme l’astrologie  laquelle est la clef de la place du Juif dans le monde. Une « science du peuple  juif » ne saurait en effet se concevoir sans une approche dialectique au sens de la formule de l’Ecclésiaste : un temps pour chaque chose ou encore selon la leçon que Joseph tire du Songe de Pharaon sur les 7 vaches maigres dévorant les 7 vaches grasses. Ce qui nous distingue également de Trigano est notre approche critique des textes bibliques, ce qui tient à notre cursus, où nous décelons les marques d’un fort syncrétisme. Entendons par là que nous n’accordons qu’une importance très relative à ce que le judaisme est devenu et préférons rechercher la clef dans le passé que dans le présent.. Abordons à présent l’oeuvre  de Maurice Ruben Hayoun qui eut comme nous comme directeur de thèse George Vajda dans les années 70. Pour notre part, notre thèse -soutenue en 1979- portait sur « la problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age Espagnol ». (parue en 1985 sous le titre  « Le monde juif et l’astrologie, » Vajda rédigea en 1977 une préface à notre édition des traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra (ed Retz). Maurice Hayoun  est notamment l’auteur d’une dizaine de volumes de la collection « Que sais je? aux PUF) Dans  « Le  judaisme » (E DIE 2001) il s’interroge sur ce qui peut relier une série de Juifs ayant des rapports très divers avec le judaisme. Pour notre part, dans une approche cyclique, nous pensons qu’il y a un temps où l’homme juif doit être laissé à lui même, en évitant tout surdéterminisme et un autre où il doit se raccorder  à une dimension collective.  Nous mettons l’accent sur la dimension »surnaturelle » de la présence juive au monde, laquelle ne saurait se réduire à un universalisme  ou à un humanisme. Les Juifs doivent témoigner de l’existence d’un Dieu qui s’est consacré à notre humanité et qui a mis en place une lignée chargée de veiller sur elle, que sont les Juifs. Epistémologiquement, ni les juifs, ni l’astrologie ne peuvent être appréhendés au moyen de catégories de l’ordre de la Nature ou de l’ordre de l’humain. Il ne faudrait pas confondre la cause et la conséquences: les Juifs ne sont pas le produit mais bien l’agent de l’Histoire. (cf Hayoun La pratique religieuse juive 2020, Geuthner, Paris) Pour nous, Jésus  est le Juif par excellence, celui qui est porteur de changement. Mais précisément, les Juifs ne sauraient avoir le culte d’un Juif, ce qui doit être réservé aux non Juifs, ils doivent avoir le culte de la Surnature, c’est  à dire de ce qui a été ajouté à la Nature et qui n’est pas davantage l’oeuvre de notre Humanité. C’est cet état intermédiaire entre Nature et Culture qui est au coeur de la présence juive au monde mais. Force est de constater que parmi les plus grands génies des derniers siècles, il y  a une proportion remarquable, dans tous les sens du terme, d’homme d’origine juive, ce qui ne signifie aucunement qu’ils aient été  tous marqués par quelque forme de judaisme quel qu’il soit/ En ce sens, il importe de ne pas formater l’enfant juif et de le laisser manifester sa « judéité » en toute liberté jusqu’au moment où il prendra conscience de son appartenance, de son identité et cessera de ne se percevoir que comme « individu ».

 

JHB  29 10  21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Une mise au point théologique au regard du dialogue inter-religieux.

Posté par nofim le 24 octobre 2021

Jacques  Halbronn  Une mise au point théologique au regard du dialogue inter-religieux.

Doctorat et post doctorat  EPHE  VE section,  Sciences Religieuses

 

 

Nous  dirons qu’il existe trois niveaux théologiques qui coexistent et qu’il importe de ne pas confondre structurellement, ce que l’on fait allégrement  et syncrétiquement  y compris dans  les émissions dites religieuses du dimanche matin, à la radio (France Culture, Radio Notre Dame). Selon nous, il convient de ne pas se tromper de « dieu » c’est à dire de prendre un dieu à sa mesure. On prendra pour angle d’attaque, la question des « louanges » adressés à « Dieu » par les Musulmans, les Chrétiens et les Juifs. Quand et pourquoi « remercier » Dieu? Il nous semble que ceux parmi nous qui sont les plus doués, les mieux dotés par la ‘Nature » doivent remercier Dieu pour ce privilége. Mais eux mêmes ne sont ils pas ipso facto des « dieux » pour ceux qui, à leur tour, bénéficient des fruits de ces aptitudes exceptionnelles? Et inversement, il ne fait pas sens que ces « génies » aient le culte des génies, c’est à dire d’eux mêmes. On voit donc que tout le monde ne « joue pas dans la même cour ». Ces génies doivent remercier ceux qui les ont fait ce qu’ils sont, c’est à dire les dieux qui ont façonné et programmé notre Humanité. Et à leur tour ces dieux doivent remercier le dieu premier, primordial. Chacun doit louer ce qui lui est supérieur et ne saurait louer ses semblables. En ce sens, si l’on admet que Jésus était un « surhomme », il doit être adoré par ceux qui ne le sont pas mais non point par ceux qui le sont ou en tout cas qui pensent qu’ils le sont et ainsi de suite. Jésus n’est pas le créateur de notre monde et c’est pourquoi il invoque son « Père », c’est à dire le stade au-dessus. Mais Jésus est dans le Surnaturel avec ses miracles qui sont un pied de nez à la « Nature ».

Le  nom même de Juif, de Yéhoudi, viendrait du verbe signifiant « merci » , d’où le « Toda ». Les Juifs sont censés remercier « Dieu » pour ce qu’il leur a donné. Mais de quoi s’agit-il?Il ne peut s’agir que de quelque don. Non pas le « don de la Torah », qui est transmission matérielle d’un savoir, d’un  bréviaire mais d’une transmission génétique que l’on ne peut s’approprier. Un génie peut tout à fait remercier Dieu pour les talents qu’il a reçus à la naissance alors que le non génie ne peut raisonnablement remercier que tel ou tel génie dont l’oeuvre l’aura nourri, fécondé. Les uns et les autres ne sont pas du même côté de la barrière! 

C’est pourquoi, il est assez déplaisant d’entendre certains propos qui mettent tout le monde dans le meme sac, ce qui fausse les perspectives. Il est tout à fait normal que celui qui profite directement ou indirectement de l’apport de tel ou tel génie , quel que soit le décalage dans le temps et dans l’espace, éprouve un sentiment de reconnaissance  envers  cette personne, qu’il en fasse les louanges.  C’est ce que l’on peut ressentir à l’égard de Jésus si l’on est dans la situation de dépendre de l’énergie « géniale » mais cela ne ferait guère sens de la part d’un autre génie lequel, pour sa part, doit choisir un dieu qui corresponde à son niveau. Chacun voit midi à sa porte et les poules seront bien gardées.

Dans la relation entre Juifs et Chrétiens, il est urgent, nous semble-t-il, de mettre les choses au point à savoir que ce qui est bon pour les uns ne l’est pas nécessairement pour les autres parce que leur point de vue – littéralement- n’est pas le même et que ce qui vaut pour les uns n’est pas transposable pour les autres.  On voudrait, apparemment, tout niveler vers le bas en mettant comme le proposent les Musulmans, de se situer par rapport à un Dieu universel qui transcende et abolit tous les niveaux intermédiaires.  Plus besoin dès lors d’un Jésus, plus besoin de ces dieux du Livre de la Genése qui ont façonné le Ciel et la Terre, c’est à dire notre ciel et notre Terre! On voit donc se mettre en place trois stades de conscience théologique dont on ne saurait nier l’existence et donc la coexistence.

Mais l’on aura compris les résistances. Pourtant,  l’idée d’êtres supérieurs parmi les humains est par ailleurs assez bien admise, on parle alors de « génies » ou de « saints ». Certes, la notion de « peuple élu »  est connue mais on s’efforce de la contourner, de la limiter parce que les enfants -avons nous entendu- ne le comprendraient pas, trouveraient cela injuste et de fait, il  y a des choses à ne pas dire trop tôt, il y a un temps de latence à respecter mais il y a aussi, comme dit l’Ecclésiaste, un temps pour chaque chose et vient un moment où il faut admettre certaines inégalités car tout le monde ne peut être génie ou général. Il y a certainement un modus vivendi à établir qui reléve de quelque structure cyclique liée à la prise de conscience. Les Juifs peuvent tout à fait accepter Jésus mais comme un modéle à suivre pour les autres Juifs. Mais ce Jésus ne saurait se confondre avec le dieu qui a « créé » notre monde et par ailleurs, les Juifs sont censés louer ce dieu  et non pas jésus, car « nul n’est prophéte en son pays ». Il y a là en apparence, quelque paradoxe: en tant que Juif, je peux prendre exemple sur lui mais je ne le remercierai pas de m’avoir fait ce que je suis car cela n’aura pas dépendu de lui. En revanche, le non Juif peut tout à fait remercier Jésus pour ce qu’il lui a apporté. Cela ne passe pas par les mêmes canaux. Quant aux Musulmans, nous dirons que bien entendu il y a un dieu par dessus les autres dieux, c’est le sens  du « Allah Akbar », Allah est le plus grand des dieux (superlatif) mais ce n’est pas une raison suffisante pour télescoper la hiérarchie que nous venons de décrire, au prix d’une surenchère. Louer ce dieu supréme, c’est se prendre pour le Dieu créateur au sens de la Genése et ce n’est guère tenable! Par ailleurs, comme nous l’avons montré ailleurs, l’astrologie nous apparait comme une clef indispensable à la compréhension de l’Histoire des Juifs et notamment de la Shoah.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  24 10 21

 

 

Publié dans judaîsme, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn sur son séjour de volontariat (mitnadev) en Galilée Eté 1967 et son année 1968-69 à Jérusalem

Posté par nofim le 20 octobre 2021

Jacques  Halbronn   sur son séjour de  volontariat (mitnadev)  en Galilée Eté 1967

 

 

Noys retrouvons dans nos arcchives une lettre émanant de l’Union des Juifs  français et algériens en Israel,  signée Hanna Fleischer  adressée à  M. Elie  Moatti, Kfar Tabot,  Shadmoth Dvora: Doar Hagalil hatahton/ C’est là le premier document officiel de notre présence en Israel, au lendemain de la Guerre des Six Jours.

« Comme  suite à notre conversation téléphonique nous vous adressons le volontaire Mr Halbronn Jacques comme travailleur dans votre moshav. Nous pensons vous adresser encore deux jeunes gens d’ici un ou deux jours et nous vous  serions reconnaissants de bien vouloir nous faire savoir si vous disposez d’autres places disponibles dans votre Moshav pour jeunes gens et jeunes filles. En vous remerciant beaucoup de l’aide que vous nous apportez  au placement des jeunes volontaires, etc. » Nous fumes affectés à l’épluchage des amendes dans une famille germanophone – les Strauss- du dit moshav où nous fimes nos premiers pas en astrologie en allemand.(nous avons gardé les textes)

Après  un retour en France à la fin de l’Eté 1967, nous décidons en mars 68  de repartir en Israel, où nous passerons  une année universitaire, avec des études de sciences politiques (dir David Lazar) après un passage à Science Po Paris  à la rentrée 1965, de français. Nous avons conservé deux mémoires tapés à la machine, l’un sur le nouveau roman et michel  Butor, dans la classe de Poliatchek et l’autre annoté par notre professeur « Vous avez très bien compris »la différence  etc’, écrivait-il  dont nous avons oublié le nom -dont le titre était « Conceptions de la démocratie et de la liberté  chez  Bentham et  chez John Stuart Mill ». Nous avons retrouvé dans nos archives une carte de membre des Bnéi Brith de Jérusalem 1968-69 et des photos prises devant le Mur des Lamentations  ou dans un Foyer d’Etudiants (à Shmouel Hanavi)

 

 

JHB

 

Publié dans judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn La question des ajouts : du Livre de la Création et de son traitement de l’alphabet hébraïque aux Centuries nostradamiques/ Les alphabets grec, phénicien, arabe

Posté par nofim le 15 octobre 2021

Jacques  Halbronn La question des ajouts : du Livre de la Création et de son traitement de l’alphabet  hébraïque aux Centuries nostradamiques. Les alphabets grec, phénicien, arabe.

 

Dans le cas des Centuries, l’on sait que la centurie VIéme se terminait par un Avertissement de cloture/

 LEGIS CAUTIO CONTRA INEPTOS CRITICOSQui legent hos versus, mature censunto;Prophanum vulgus & inscium ne attrectato.Omnesque Astrologi, Blenni, Barbari procul sunto,Qui aliter faxit, is rite sacer esto dont on connait une variante Cantio au lieu de Cautio (cf P. Brind’amour,  Nostradamùs astrophile, Klincksieck; 1993). Mais cela n’empêcha pas d’ajouter des quatrains qui donneront une « septiéme centurie » d’ailleurs restée incompléte avec une quarantaine de quatrains seulement.Il exitse d’ailleurs  une série de 58 sixains  qui permettent de compléter les 42 quatrains de la VIIe centurie. Mais   une telle addition s’accompagnera (cf édition Saint Jaure, Anvers 1590) de la suppression du dit Avertissement latin, ce qui permettait de laisser entendre que dès le départ, il était bel et bien prévu 7 centuries pour le premier volet (cf les tentatives de Patrice Guinard dans ce sens). Or l’on trouve un précédent remarquable mais à notre connaissance non signalé en ce qui concerne la genése de l’alphabet hébraïque lequel comporte 22 lettres (sans compter les 5 lettre finales qui permettent de compléter la troisiéme colonne des  centaines..(cf  http://andre.gagnoud.free.fr/HEBREU/andre.gagnoud.free.fr_-_Alphabet_Carre_et_Cursif_-_Consonnes.pdf) de façon à arriver  à 27 (22+ 5). 

 

Ce qui joue le rôle de marqueur conclusif  que joue dans les Centuries le sceau latin  à la fin de la VIe centurie, est la lettre Tsadé qui se trouve en 18e position dans l’alphabet hébraique leque s’organise en deux colonnes de neuf lettres, une pour les unités de Aleph à teith et une pour les dizaines de Iod à Tsadé. Et au delà nous avons 4 lettres pour la colonne des centaines, ce qui est insuffisant d’où l’expédient signalé des 5 lettres finales, permettant de dédoubler 5 lettres déjà présentes parmi les 18 lettres des deux colonnes. On nous objectera que « rien » ne prouve que le tsadé ait jamais joué un tel rôle.

Notre argumentation  est la suivante:

 

 

1: dans l’alphabet « latin » à 26 lettres  que nous utilisons, la dernière lettre n’est-elle pas le  « z » dont le nom se dit « Zéde », ce qui est extrémement proche du » tsadé » on en conviendra surtout dans la prononciation allemande du « z » en ‘ »ts » (Zwei: deux, Zeit: temps etc) qui s’est perdue en français.

 

2 le Tsadé est la seul lettre composée de deux sons : T et S, soit le teith et le samekh, ce qui en fait la lettre « ultime ».

 

3 Nous avons montré il y  a déjà 45  ans (Clefs pour l’astrologie, Seghers 1976, pp. 188 et seq) que la première lettre de l’alphabet de l’hébreu était non pas le Aleph mais le Qoph, au vu du Sefer Yetsira ou Livre de la Création (Yetsira comportant d’ailleurs le tsadé). Ce qui donne Qoph (une des 12 lettres simples)au début et Tsadé à la fin. Or, ces deux lettres forment « Qets » qui signifie « bout », ‘extrémité. (Qatsé, Qitsoni)

 

On aurait donc ajouté 4 lettres aux 18 du systéme initial tout comme on ajoutera une quarantaine de quatrains aux 6 centuries regroupant, comme leur nom l’indique, 600 quatrains Mais le tsadé sera resté en 18e position (en tant que l’une des 12 lettres simples, liées aux 12 signes du zodiaque, selon le Sefer Yetsira. Les six autres lettres , pour arriver à 18  étant associées aux planétes (Bagadkaphat: beith guimel, daleth, Kaph, Pé, Thav). On les appelle doubles parce qu’elles ont une double prononciation C’est ainsi que la lettre Péh donne soit le son « pé » soit le son « ef », dualité que l’on retrouve avec le p suivi ou non d’un h,  tout comme le T suivi ou non du h (en anglais)/  Mais comment se fait il alors que le Thav se retrouve en 22e position, donc dans le groupe additionnel alors qu’il devrait figurer parmi le groupe des 18? Et pourquoi le Qoph, signalé par le Sefer Yetsira comme une des lettres simples, se trouverait lui aussi dans ce groupe additionnel de 4? On ajoutera que dans le SY, la lettre Resh  est comptée comme une septiéme lettre double, probablement parce qu’il y a 7 planétes alors que grammaticalement elle n’a pas ce statut en hébreu.(cf  https://boowiki.info/art/juifs-textes-sacres/sefer-yetzirah.html)

 

Il apparait assez clairement que le Tsadé ou le Zéde est censé marquer la fin de l’alphabet et que dans le cas de l’hébreu,  l’on n’aura pas su changer la place du Tsadé après l’addition de 4 lettres supplémentaires, désignées par le Sefer Yetsira comme « lettres mères » : Aleph, Mem, Shin mises en  rapport avec les 4 Eléments -feu, terre, air, eau) On observe que le Mem est en fait une des 12 lettres simples au sein des 2 colonnes de 9 et qu’elle aura été placée cependant  parmi les lettres mères!

 

/ On  a vu que le aleph à un certain stade aura été placé en tête de l’alphabet hébraique alors qu’il n’était qu’en tête du groupe des lettres mères. Autrement dit, le Aleph aura été perçu, à un certain stade, comme ouvrant l’alphabet. Ce qui obligeait à permuter avec le Qoph/ On a donc ici le probléme des deux marqueurs, le Aleph pour le début et le Tsadé pour la fin mais en réalité,  le Aleph aurait du rester en tête du groupe additionnel/ En effet, selon nous, le Sefer Yetsira nous fournit une description  symétrique en deux colonnes:

 

niveau 1   Qoph et Yod: deux lettres simples

niveaux 2, 3  et 4 : six lettres doubles

niveaux 5, 6, 7, 8 et 9  : dix lettres simples.

 

En quel honneur, ces déplacements du Qoph,lettre simple  permutée avec le Aleph , lettre mère, et du Mém,  lettre simple  permuté avec le Pé, lettre double et devenue lettre mère? La seule lettre mère qui n’aura pas bougé est le Shin. Mais là encore, pourquoi trois lettres mères pour un groupe de 4 dans la troisiéme colonne  incomplète? Parce que le Resh aura été ajouté au groupe des lettres  doubles pour arriver à 7 (planétes dont les luminaires, que l’on retrouve dans les jours de la semaine). Mais le Resh est en fait à sa place dans l’alphabet hébraique devant le Shin et est bien une des 4 et non des 3 lettres mères.

Quand on sait toute l’importance qu’a le classement des lettres de l’alphabet hébreu pour la pratique de la guématrie, laquelle permet de calculer la valeur numérique d’un mot et de rapprocher deux mots ayant même valeur numérique, on conçoit que notre recherche est susceptible de perturber quelque peu tout une sémantique.(J. P.Brach dans son Que Sais je sur la symbolique des nombres ne signale pas nos Mathématiques Divinatoires, Paris, 1983, parues dix ans plus tôt et qui posent notemment le rapport entre les chiffres et les lettres.

 

Référons nous à présent au tableau ci-dessous qui place en paralléle l’alphabet grec et le phénicien dont le nom des lettres est très proche de celui de l’hébreu/

 

 

 

 

 

 

Lettre
capitale
Lettre
minuscule
Nom Translittération Phonème principal Lettre
phénicienne
Grec
ancien
Grec
médiéval
(polytonique)
Grec
moderne
Français
(grec classique)
Français
(grec moderne)
Grec
ancien
Grec
moderne
1 Α α ἄλφα άλφα alpha alfa a [a] Aleph (ʾāleph)
2 Β β (var. ϐ) βῆτα βήτα bêta vita b (classique) ; v (moderne) [b] [v] Beth (bēth)
3 Γ γ γάμμα γάμμα
γάμα
gamma gama g [g] [ɣ], [ʝ] Gimel (gīmel)
4 Δ δ δέλτα δέλτα delta delta d ; parfois dh (moderne) [d] [ð] Daleth (dāleth)
5 Ε ε εἶ ἒ ψιλόν έψιλον epsilon epsilon e [e] [ɛ] He ()
6 Ζ ζ ζῆτα ζήτα zêta zita z [d͡z] [z] Zayin (zayin)
7 Η η ἦτα ήτα êta ita ê (classique) ; i (moderne) [ɛː] [i] Heth (ḥēth)
8 Θ θ θῆτα θήτα thêta thita th [] [θ] Teth (ṭēth)
9 Ι ι ἰῶτα ιώτα
γιώτα
iota iota i [i] Yodh (yōdh)
10 Κ κ κάππα κάππα
κάπα
kappa kapa k [k] Kaph (kaph)
11 Λ λ λάϐδα λάμϐδα λάμδα
λάμβδα
lambda lamda l [l] Lamedh (lāmedh)
12 Μ μ μῦ μι
μυ
mu mi m [m] Mem (mēm)
13 Ν ν νῦ νι
νυ
nu ni n [n] Nun (nun)
14 Ξ ξ ξεῖ ξῖ ξι ksi/xi xi ks, x [ks] Samekh (sāmekh)
15 Ο ο οὖ ὂ μικρόν όμικρον omicron omikron o [o] [ɔ] Ayin (ʿayin)
16 Π π πεῖ πῖ πι pi pi p [p] Pe ()
17 Ρ ρ ῥῶ ρω rhô ro r [r] [ɾ] Res (rēš)
18 Σ σ (var. ς) σῖγμα σίγμα sigma sigma s [s] Sin (šin)
19 Τ τ ταῦ ταυ tau taf t [t] Taw (tāw)
20 Υ υ ὒ ψιλόν ύψιλον upsilon ipsilon u (classique) ; y, v, f (moderne, selon contexte) [y] [i] Waw (wāw)
21 Φ φ/ϕ φεῖ φῖ φι phi fi ph (classique) ; f (moderne) [] [f] origine
discutée
22 Χ χ χεῖ χῖ χι khi/chi chi kh [] [x], [ç]
23 Ψ ψ ψεῖ ψῖ ψι psi psi ps [ps]
24 Ω ω ὦ μέγα ωμέγα oméga omega ô [ɔː] [ɔ] Ayin (ʿayin)

 

 

On y note l’absence du Vav avant le Zayin ou le Zéta grec, ce qui place le teith en huitiéme et non en neuvième position.  Quant au Tsadé de l’hébreu.Le  vav occupe une position dans ces alphabets correspondant à notre lettre « U » (upsilon) en 20e position. Ainsi, il ressort que le Vav de l’hébreu aura été placé  à cet endroit pour obtenir une série de 9 plaçant le Yod en tête de la seconde colonne, avec valeur 10 alors que sur le dit tableau, le iota est en neuviéme et non en dixiéme position.. Il y aura eu réaménagement. Quant au tsadé, il s’apparente à la lettre grec Psi (psyché) Or, dans l’alphabet phénicien tel ‘que il est présenté dans le dit tableau, on ne trouve rien qui ressemble de près ou de loin à Tsadé ou à Psi. On trouve également dans le dit alphaber grec le « Ksi » correspondant au Samekh de l’hébreu  puisque situé après le mem et le noun, le son du samekh renvoyant au « s » que l’on trouve dans le Psi comme dans le Ksi.. Nous en concluons que c’est bien l’alphabet hébreu qui aura impacté l’alphabet grec et non l’alphabet phénicien lequel n’aurait pu donner lieu à Psi ou à Ksi, ce qui correspond dans notre alphabet au X et au Z.

Examinons à présent l’alphabet arabe selon l’ordre de ses  « valeurs numériques. On note que c’est la lettre sad   qui correspond comme en hébreu à 90 mais plus généralement il y a un alignement parfait entre les deux séries alphabétiques et nous en concluons que l’alphabet hébreu aura servi de référence à l’agencement de l’alphabet arabe sous sa forme actuelle et non sous sa forme restituée que nous avons proposée. C’est ainsi que la série 100-200 300  400 est en tous points identique entre l’arabe et l’hébreu. Ce serait donc un emprunt relativement tardif.

 

Sād صـــــصـــــص

 

 

 

Isolée Nom Finale, médiane, initiale Valeur numérique DIN-31635 EI Phonème en arabe
ء (†) hamza أ, إ, ؤ, ئ - ʾ ʔ
ا Alif اـــــا (*) 1 ā / â (‡) ā / â (‡)  (‡)
ب بـــــبـــــب 2 b b b
ت تـــــتـــــت 400 t t t
ث Thā ثـــــثـــــث 500 th θ
ج Jīm جـــــجـــــج 3 ǧ dj d͡ʒ
ح Ḥā حـــــحـــــح 8 ħ
خ Khā خـــــخـــــخ 600 ḫ / ẖ kh x
د Dāl دـــــــد 4 d d d
ذ Dhāl ذـــــــذ 700 dh ð
ر رــــــر 200 r r r
ز Zāy زـــــــز 7 z z z
س Sīn ســـــســـــس 60 s s s
ش Shīn شـــــشـــــش 300 š sh ʃ
ص Sād صـــــصـــــص 90
ض Ḍād ضـــــضـــــض 800
ط Ṭā طـــــطـــــط 9
ظ Ẓā ظـــــظـــــظ 900 ðˁ
ع Ayn عـــــعـــــع 70 ʿ / ‘ ʿ / ‘ ʕ
غ Rhayn غـــــغـــــغ 1000 ġ gh ɣ
ف فـــــفـــــف 80 f f f
ق Qāf قـــــقـــــق 100 q q
ك Kāf كـــــكـــــك 20 k k k
ل Lâm لـــــلـــــل 30 l l l
م Mīm مـــــمـــــم 40 m m m
ن Nūn نـــــنـــــن 50 n n n
ه هـــــهـــــه 5 h h h
و Wāw وــــــو 6 w w w ou 
ي Yāʾ يـــــيـــــي 10 y y j ou 

Publié dans ASTROLOGIE, Bible, judaîsme, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

12345...13
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs