Jacques halbronn Les Juifs: distinguer les Israélites et les Davidides.

Posté par nofim le 20 mai 2024

Jacques halbronn Les Juifs: distinguer les Israélites et les Davidides. 

 

Il convient de ne pas mettre tous les Juifs dans le même sac car on a affaire à une sorte de binome, maitres/esclaves. Les maitres sont de fortes individualités tendant à vivre au milieu des nations, les esclaves ayant un esprit grégaire. L’expression « Nul n’est prophéte en son pays » doit être comprise à l’intention des « maitres » car aucune armée ne saurait être constituée uniquement de généraux.

A la mort de Salomon, la fiction unitaire ne tiendra plus et les rebelles ne voudront plus dépendre, selon leurs propres dires, de la maison  dynastique de David, revendiquant pour eux- mêmes la « maison d’Israel ». Si l’on lit attentivement les premiers chapitres du Livre de l’Exode, il y est question de l’Hébreu Moîse allant à la rencontre des « Beney Israel »,à la demande de leur dieu, Yahwé (Jéovah) Ce  serait  donc une grave erreur que de dire que Moîse a fait sortir « son » peuple d’Egypte alors qu’il a été chargé de guider le peuple de Yahwé (épisode du Buisson Ardent).  Jésus est dans la même situation, allant à la rencontre des populations du Nord, notamment de Galilée, lui qui descend de David ( sa généalogie in  Evangile de Luc cf https://www.prixm.org/articles/jesus-genealogie-heritier-roi-david-joseph-bible). Jésus est venu pour « les brebis perdues de la maison d’Israel ». La création de l’Etat d’Israel- le choix du nom est révélateur- aura surtout concerné  les Isréalites ou Israélides. Or, ce qui se passe en Israel risque d’affecter la condition des Davidides en Diaspora, du fait d’un amalgame et inversement, un certain suprématisme de l’élite juive aura conduit à la Shoah, c’est à dire à un holocauste affectant la masse israélite. En 1978, quand nous avons fondé le CERIJ, nous avions pris nos distances par rapport aux « modéles dominants » liés à Israel et à la synagogue, ce qui était une façon de marquer une différence majeure. Cela dit, il est claire qu’en Israel, la classe dirigeante est « davidide ».

 

 

 

. JHB 20 05 24

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jacques halbronn La question juive et ses « solutions » au prisme de l’astrologie EXOLS

Posté par nofim le 18 mai 2024

jacques  halbronn  La question  juive et ses « solutions » au prisme de l’astrologie EXOLS 

 

  La  Recherche  Astrologique exige d’approfondir les concepts utilisés. Quand un pronostic ou diagnostic fait probléme, cela exige de repenser les définnitions que l’on s’est données ou que l’on aura adoptées dans un premier temps car la  réalité du terrain n’est pas  si aisée à décrypter et cela ne passe pas exclusivement par l’astrologie. Le probléme c’est que la plupart des chercheurs dans ce domaine sont assez limités dans leurs capacités  d’analyse extra-astrologique, ce que Jean  Pierre Nicola appelle « conditionnement ».

C’est ainsi que dans le cadre de notre Astrologie EXOLS, nous avons pu buter sur certains paradoxes psychosociologiques, liés à l’instrumentalisation, c’est à dire à l’utilisation de personnes ou de « choses » (comme les astres). La question de savoir si une phase est favorable ou défavorable à telle ou telle catégorie de population peut nous rendre perplexe. En effet, on peut vouloir mettre fin à une situation soit parce qu’elle a donné pleine satisfaction. On lui donne un certificat de qualification. Mais on peut aussi « licencier » quelqu’un pôur insuffisance! On parle de licence poétique. Idem pour le verbe « libérer » qui peut tout aussi bien signifier que l’on entend se décharger, se libérer  d’un poids tout aussi bien de reconnaitre le besoin d’indépendance d’autrui. Comment savoir?

Si l’on aborde la question  juive, l’on sait que le sionisme peut aussi bien  consacrer le droit des Juifs à disposer d’un Etat que la volonté de s’en débarrasser en les éloignant  Le fait de nommer un Juif à un poste important peut se révéler un cadeau empoisonné pour celui-ci. On pense à Simone Veil,  sur l’avortement, à Pierre Mendés France pour la décolonisation en Indochine et en Tunisie èet qui se sera « remercié » en 1956- voire à Léon Blum (1936), à Fabius -1983) ou à Gabriel Attal (2023) On les choisit pour leurs qualités mais aussi peut être parce que le moment venu, ils pourront servir de bouc émissaire, de repoussoir. . 

En ce qui concerne les événements actuels tant à Gaza qu’en France, l’on observe une nette montée de l’antisémitisme depuis le « pogrom » du 7 octobre 2023  jusqu’aux manifestations dans les campus des  Universités (affaire de Science  Po etc) Le massacre du 7 octobre est en lui même l’expression d’une nouvelle poussée d’antisémitisme, ce qui s’explique astrologiquement par le début d’une phase équinoxiale de 7 ans. Le rejet des juifs, tant en Israel qu’en diaspora apparait comme la « solution » à certaines crises tout comme en 1940 avec Pétain échangeant « ses » Juifs contre certains avantages accordés par l’occupant nazi., d’où ses lois antijuives! Car la phase équinoxiale se prete à une politique de tri . Séparer le bon  grain de l’ivraie; La Gauche est porteuse d’un message  exigeant certaines renonciations, certains sacrifice et l’on pense à celui d’Isaac dans la Genése, comme « gage » de fidélité de la part d’Abraham envers son dieu..

 

 

 

 

 

 

JHB  28  05 24

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jacques halbronn Astrologie. Gauquelin et le parcours nocturne des planétes. Présence stellaire et Shabbat.

Posté par nofim le 13 mai 2024

jacques halbronn Astrologie Gauquelin et le parcours nocturne des planétes; Présence stellaire et Shabbat

 

Le shabbat débute et se termine avec l’apparition des trois premières étoiles dans le ciel » On comprend pourquoi le Shabbat débute le vendredi soir, à la tombée de la nuit et se termine dans les mêmes conditions, le lendemain. Cela nous rappelle que le Ciel étoilé dépend de la nuit, ce qui relativise quelque peu l’importance accordée au lever et à la culmination d’un astre si l’on admet la nécessité d’une interaction (instrumentalisation) délibérée entre les hommes et les astres.

Dès lors, nous sommes enclins à penser que si les sociétés de notre Humanité terrestre ont pu s’accorder avec le ciel, cela aura plutôt été la nuit que le jour. Si certains rituels ont pu s’organiser en rapport avec un certain totem planétaire, il y a fort à parier que cela eut lieu dans la période nocturne du mouvement diurne.

On peut dès lors penser que la position d’une planéte à son coucher (descendant) serait plus significative qu’à son lever (ascendant) Il ne semble pas que Michel Gauquelin ait abordé une telle problématique ( cf nos études in Les Personnalités planétaires, Ed Trédaniel, 1992) du jour et de la nuit. Il reste que la pratique shabbatique témoigne de cette prédominance de la nuit sur le jour comme marqueur du temps planétaire.. Cela dit, Gauquelin englobe dans ses statistiques des  » zones astronomiquement privilégiées (lever, culmination et points opposés) donc également le parcours nocturne, qui selon nous serait le plus significatif ».C’est dire que l’on ne saurait dissocier l’étude des planétes de la présence stellaire.

 

 

Archives

Wikipedia

‘La havdalah (en hébreu : הבדלה) est une prière juive dite le soir de shabbat par les Juifs et qui exprime la séparation du kodesh (saint) et du ‘hol (ordinaire), c’est-à-dire le passage du shabbat aux jours normaux de la semaine.

Cette prière se dit dès la « sortie » de shabath, c’est-à-dire à la fin du jour du shabbat, à l’apparition des trois premières étoiles dans le ciel ou 20 à 120 minutes (selon les traditions communautaires) après le coucher du soleil. La prière est suivie de chants et psaumes. Ces bénédictions ont pour mission de consoler du départ de la sainteté de la reine Shabbat. »

 

JHB 13 05 24

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jacques halbronn Elohim et Yahwé sont des entités distinctes.

Posté par nofim le 12 avril 2024

 jacques halbronn  Elohim  et Yahwé sont des entités distinctes.

 

 

Elohim est le dieu des Hébreux, Yahwé celui des Israélites L’Hébreu quitte un lieu familier, l’Israelité retourne vers ses origines supposées.  L’Hébreu est voué au départ vers un lieu inconnu, alors que l’Israélite le serait au retour vers un berceau. Les exemples abondent : C’est ainsi qu’Elohim enjoint Abraham de quitter Haran et que Moïse va devoir fuir, ce qui le conduira vers les Beney Israel  et sa rencontre avec leur  dieu, Yahwé:

Gensés XI

א וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-אַבְרָם, לֶךְ-לְךָ מֵאַרְצְךָ וּמִמּוֹלַדְתְּךָ וּמִבֵּית אָבִיךָ, אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר אַרְאֶךָּ.

Yahwé avait dit à Abram: « Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai.

 

Exode II La fuite de Moïse :

יד וַיֹּאמֶר מִי שָׂמְךָ לְאִישׁ שַׂר וְשֹׁפֵט, עָלֵינוּ–הַלְהָרְגֵנִי אַתָּה אֹמֵר, כַּאֲשֶׁר הָרַגְתָּ אֶת-הַמִּצְרִי; וַיִּירָא מֹשֶׁה וַיֹּאמַר, אָכֵן נוֹדַע הַדָּבָר.

14 L’autre répondit: « Qui t’a fait notre seigneur et notre juge? Voudrais-tu me tuer, comme tu as tué l’Égyptien? » Moïse prit peur et se dit: « En vérité, la chose est connue! »
טו וַיִּשְׁמַע פַּרְעֹה אֶת-הַדָּבָר הַזֶּה, וַיְבַקֵּשׁ לַהֲרֹג אֶת-מֹשֶׁה; וַיִּבְרַח מֹשֶׁה מִפְּנֵי פַרְעֹה, וַיֵּשֶׁב בְּאֶרֶץ-מִדְיָן וַיֵּשֶׁב עַל-הַבְּאֵר.

15 Pharaon fut instruit de ce fait et voulut faire mourir Moïse. Celui-ci s’enfuit de devant Pharaon et s’arrêta dans le pays de Madian, où il s’assit près d’un puits.
Mais cela vaut aussi pour Joseph, un des fils de Jacob, lequel ne donnera pas son nom à une tribu.

Genése XXXIX

א וְיוֹסֵף, הוּרַד מִצְרָיְמָה; וַיִּקְנֵהוּ פּוֹטִיפַר סְרִיס פַּרְעֹה שַׂר הַטַּבָּחִים, אִישׁ מִצְרִי, מִיַּד הַיִּשְׁמְעֵאלִים, אֲשֶׁר הוֹרִדֻהוּ שָׁמָּה.

1 Joseph fut donc emmené en Égypte. Putiphar, officier de Pharaon, chef des gardes, égyptien, l’acheta aux ismaélites qui l’avaient conduit dans ce pays.
Citons enfin le destin d’un Jésus  qui va se diriger vers la Galilée et les « brebis perdues de la maison d’Israel ».

« Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle », dit Jésus en Matthieu 19,29

Nous voyons qu’un tel schéma duel se retrouve lors de ces dernières décennies avec la dialectique Alya/ Diaspora, l’un convenant aux Israélites, l’autre aux descendants des Hébreux. A chaque Juif de déterminer à laquelle des deux voies il correspond. Yves Christian, dan LA Mutation du Monde DE nouveaux cieux, une nouvelle terre. Essai d’une nouvelle conscience historique, Ed Dery 1978) consacre un chapitre intitulé « Israel » (pp11) mais il semble bien qu’il n’en ait pus pleinement appréhendé toute la complexité voire les apparentes contradictions d’un tel phénoméne:  Christiaen  écrit (p.178)  » On pourrait dire  que l’Histoire d’Israel  est  double. »  Mais l’auteur n’aura pas compris que Moïse est étranger à ces « Enfants d’Israel »-Jacob et à leur « dieu », Yahwé. Il décrit Moïse comme celui qui « fera d’Israel » le peuple de Dieu »! Or, il ne s’agit pas du même Dieu, Yahwé n’est pas Elohim tout comme les Hébreux ne sont pas les Israélites et ne sont pas promis  au même destin, d’une certaine façon les Hébreux sont le pole masculin et les Israélites le pôle féminin. Il est possible que les Hébreux aient un rôle à jouer pour les Israélites mais ils ne sont pas assignés à demeure et c’est pour toute l’Humanité que leur présence compte et c’est là la tâche des Hébreux mais en aucun cas,  ceux-ci ne sauraient renoncer à leur mission comme les Chrétiens ont pu être tentés de le croire. Pour nous Elohim  est le  grand Architecte qui aura mise en place notre monde terrestre (cf Genése  I,1) alors que Yahwé est un dieu qui est la création des Israélites. Il importe de comprendre que Jésus est un Hébreu et non un Israélite et qu’il incarne bel et bien le role que les Hébreux auront à  jouer  tout au long de leur Histoire, non pas dans un espace mais dans une temporalité, une généalogie, comme il est rappelé à propos de Jésus (Evangiles de Mathieu et de Luc)

 

JHB 12 04 24

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jacques halbronn Les X Commandements sont une protection des Israélites contre les Hébreux

Posté par nofim le 11 avril 2024

jacques  Halbronn Les X Commandements sont  une protection des Israélites contre les Hébreux. 

 

 

En hébreu moderne, la grève se dit Shvita, dérivée de Shabbat. Cela met en évidence la dimension sociale du Shabbat. Autrement dit, le Shabbat est un commandements visant à protéger les serviteurs, les esclaves des trop dures contraintes du travail (Melakha). On retrouve cette idée au chapitre II de la Genése quand il est dit qu’Elohim se reposa après les Six Jours de la Création.

 

 

א וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, וְכָל-צְבָאָם.  1 Ainsi furent terminés les cieux et la terre,(Shamaym  ve haaretz) avec tout ce qu’ils renferment.
ב וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה.  2 Dieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par lui; et il se reposa (va Yishboth), le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.
ג וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי, וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ:  כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת.  {פ} 3 Dieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu’en ce jour il se reposa (Shabat)de l’œuvre (Melakhto) entière qu’il avait produite et organisée.
ד אֵלֶּה תוֹלְדוֹת הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, בְּהִבָּרְאָם:  בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים–אֶרֶץ וְשָׁמָיִם.  4 Telles sont les origines du ciel et de la terre, lorsqu’ils furent créés; à l’époque où l’Éternel-Dieu fit une terre et un ciel.

 La  comparaison  entre  GEnése II (1-4)  et Exode XX est manifeste:

 Exode XX  (série des Commandements)

ז זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת, לְקַדְּשׁוֹ.  7 (4) »Pense au jour du Sabbat pour le sanctifier.
ח שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ.  8 Durant six jours tu travailleras et t’occuperas de toutes tes affaires,
ט וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי–שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ:  לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ.  9 mais le septième jour est la trêve de l’Éternel ton Dieu: tu n’y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes murs.
י כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת–וַיְקַדְּשֵׁהוּ.  {ס} 10 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et il s’est reposé le septième jour; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Sabbat et l’a sanctifié

Pensons aux revendications sociales des Israélites à la mort de Salomon  visant à alléger le joug qu’ils avaient à subir de la part de la classe dominante « hébraïque ».. Quant aux Commandements condamnant la convoitise du bien d’autrui, il vise l’invasion de la Palestine par les hébreux, comme le rappelle le Deutéronome à ^propos des territoires conquis, occupés par d’autres peuples/

Exode (20, 12 et s.), puis Deutéronome (5, 16 et s.)

 

Tu ne convoiteras pas la maison ou la femme de ton prochain

 

Tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain

 

 

 Il convient de comparer  Genése IX  et Exode III; dans un cas Elohim s’adresse à Noé alors que dans l’autre, c’est un autre Dieu  Yahwé qui s’adresse à Moïse/ Elohim est le dieu des Hébreux, Yahwé celui des Beney Israel calqué sur celui des Hébreux (alliance noachide)

 

 Genése IX

ז וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, אֶל-נֹחַ:  זֹאת אוֹת-הַבְּרִית, אֲשֶׁר הֲקִמֹתִי, בֵּינִי, וּבֵין כָּל-בָּשָׂר אֲשֶׁר עַל-הָאָרֶץ.  {פ} 17 Dieu dit à Noé: « C’est là le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et toutes les créatures de la terre. »

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  13  04 24

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jacques halbronn La dialectique Etat Juif/héros juif

Posté par nofim le 25 mars 2024

jacques  halbronn  La dialectique  Etat Juif (Herzl)/héros  juif (Jésus), 

 

La présence juive au monde est double avec d’une part, une dimension collective et de l’autre une dimension « personnelle », ce qui sous tend la dialectique Etat/héros.

Nous avons consacré au monde juif différents travaux: en 1985 parut  « Le Monde  juif et l’astrologie, histoire d’un vieux couple » (Ed Arché, Milan, Bibliothèque de l’Unicorne) et en 2002, le Sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle (Ed Ramkat  Prophetica  Judaica (beith) où nous reproduisions l’intégralité de la première version  française du ‘Judenstaat’.de  Theodore Herzl. (1896) et avons fondé  et dirigé les Cahiers du CERIJ (Centre d’Etude et de  Recherche sur l’Identité juive, à partir de 1978 et donné des conférences de 1993 à 2009 au Congrès Mondial des Etudes juives, Jérusalem;

  Cette dualité est absolument essentielle à comprendre et cela vaut notamment pour le personnage de Jésus qui pour nous est emblématique du « héros juif », ce qui vaut également pour Herzl, à près  de  2000 ans de distance. Dans les deux cas, nous avons un homme qui s’adresse au départ  à une population marquée, impactée  par le judaisme, ce qui  convient aussi pour le personnage de Moïse, tel que campé, dessiné  dans le  Livre de l’Exode, encore 2000 ans environ  avant JC. Quand Herzl publie  son  Judenstaat , il entend proposer un asile, un refuge pour les populations  juives persécutées, entravées, ce qu’il qualifiera d’Etat Juif; aboutissant à la création (1947 (ONU)-48) de l’Etat d’Israel, au lendemain de l’holocauste perpétré par les Nazis, en passant par le temps du mandat britannique sur la Palestine, dans le cadre de la Société des Nations au début des années 20. Nous avons, dans d’autres textes, tenté de mettre en évidence  le fait que Jésus n’appartenait pas à la population à laquelle il s’adressait pas plus que Moïse, un Hébreu allant à la rencontre des Enfants d’Israel, missionné par leur dieu, Yahwé  (Exode III) Dans le cas de Herzl, c’est la population juive de l’Europe Orientale qui se mobilisera autour du « sionisme » alors que celle du monde occidental  restera en retrait, Herzl lui même relevant de cette Europe évoluée. Par la suite, c’est la population  juive du monde arabe; à commencer par celle du Maghreb, qui rejoindra après la Seconde Guerre mondiale, le dit Etat d’Israel. On voit ainsi le destin d’un homme  face à celui d’un « peuple ». Rappelons cette formule de Jésus  « je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel »(c’est à dire descendants de ceux qui s’étaient révoltés contre le pouvoir de la dynastie davidienne alors que Jésus, lui-même, était descendant du Royaume de Juda

Autrement dit. le « chef » , le « guide » a un autre profil que les populations qu’il  va entrainer. On pense à un  autre  héros   juif, Karl Marx, né d’une famille  juive convertie au protestantisme, qui sera au « marxisme » ce que Jésus « Christ » avait été au « christianisme ».  On ne saurait donc contester la judéité de ces héros juifs sous prétexte que leur message  ne visait pas le monde dont ils étaient issus  et au risque de choquer certains,  Jésus nous apparait bel et bien  comme le « héros  juif » par excellence voué à impacter largement le monde. En ce sens, Jésus serait exemplaire et l’on pense à cette « Imitation de Jésus » , attribuée à Thomas a kempis, dont  Pierre Corneille donnera une traduction au XVIIe siècle sur laquelle nous reviendrons dans une autre étude. Si l’on cerne assez bien ce que nous entendons par « héros  juif » et les exemples ne manquent pas: un Baruch Spinoza, un Emile Durkehim, un Sigmund Freud, un Henri Bergson, un Albert Einstein, un Léon Trotsky, un Marc Bloch, un Léon Blum,  un Pierre Mendés France, un  Claude Lévi Strauss, un Edgar Morin, et il n’est pas question d’exclure un Jésus dit de Nazareth (INRI) d’une telle liste, quid, en revanche, de l’Etat Juif? On pense aux réflexions assez désabusées d’un Georges Friedann (Fin du peuple  juif, Ed Gallimard, Collection Idées, 1964) à propos de la société israélienne de l’époque, il y a déjà 60 ans. Il est clair qu’il importe de dissocier ces deux face de l’identité  juive, l’une collective, l’autre représentée par une minorité de fortes personnalités, dispersées (Diaspora) de par le monde et au fil des siècles, que l’on peut qualifier de « lumières »..

Jésus  aura montré l’exemple  en allant au devant des non juifs. Il aurait végété  en restant   au milieu  de  ses semblables.  Mais c’est peut être ce que les antisémites favorables au sionisme  espèrent. Décidément, toute tentative de parquer les Juifs que ce soit à Auschwitz ou à Tel  Aviv ne conduirait-elle pas à une forme de dépérissement, par delà la différence évidente des procédés?L’antisémitisme  vise à décourager les Juifs de s’immerger  hors de leur  ghetto et Israel  correspond à cette image du ghetto. Il y a beaucoup d’ambiguité par rapport à cette idée d’Etat Juif, y compris chez les protestants américains qui attendent le retour des Juifs en Palestine comme signe de la fin des temps (/https://www.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines-2014-2-page-77.htm) On sait par ailleurs à quel point les tensions liées à l’Etat d’Israel peuvent affecter la condition juive en dehors et donc hypothéquer  une telle  présence juive, notamment en France qui abrite une forte minorité arabo-musulmane à la suite de la colonisation française du Maghreb.

En tout état de cause, nous pensons que sous le terme de « Juifs », l’on mélange allégrement les Hébreux et les Israélites alors que nous avons montré que le Livre de l’Exode, dès ses premiers chapitres, signale la différence entre Moise l’Hébreu et les Fils d’Israel qu’il ne rencontre qu’au chapitre III ainsi que leur dieu, Yahwé (Buisson Ardent) qui est le dieu de ces Israélites  On pense à Jésus allant au devant des Galiléens en affirmant « Nul n’est prophéte en son pays », ce qui signifie que le prophéte doit s’exiler. Tout se passe comme si  Herzl  par le biais du sionisme était parvenu à separer le bon grain (les Hébreux) de l’ivraie (les Israélites). Ce nom d’Israel ne fait d’ailleiurs que se référer au nom d’une certaine région.(Eretz Israel), ce qui vaut aussi pour celui de Palestine, adopté de nos jours par les Musulmans alors qu’il était d’usage courant chez les Juifs avant l’Indépendance, on parlait  alors  de l’Agence juive pour la Palestine

Sur le Web:

  »L’Agence juive (הסוכנות היהודית en hébreu) est une organisation sioniste créée en 1929 sous le nom d’Agence juive pour la Palestine pour être l’exécutif de l’Organisation sioniste mondiale en Palestine mandataire britannique. C’est Chaïm Weizmann qui en fut l’un des principaux initiateurs et dirigeant. »   

Selon nous, les populations du Nord qui se rebellèret au lendemain de la Mort de Salomon ne comportaient pas de Juifs contrairement aux représentations biblique autour  des ‘Fils de Jacob »; C’était là une fiction syncrétique et d’ailleurs  Jésus le reconnait, ce qui d’ailleurs donne précisément du sens à son action!

 

 

 

 

JHB 25 03 24

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jacques halbronn Réflexions critiques sur le texte de Reuven Sivan, « Eliezer Ben Yéhouda et son oeuvre de linguiste » -L’Harmattan, 2004 « La langue « parfaite »"

Posté par nofim le 4 mars 2024

jacques  halbronn   Réflexions  critiques  sur le texte de Reuven Sivan, « Eliezer Ben Yéhouda et son oeuvre de linguiste » -L’Harmattan, 2004 « La langue parfaite »    

Dans l’ouvrage intitulé  La Renaissance de l’Hébreu parlé » -L’Harmattan 2004, figure un texte consacré à l’oeuvre de linguiste d’Eliezer  Ben Yéhouda  que nous entendons commenter.(pp. 18  ét  seq). Sivan écrit « En un temps miraculeusement bref, (cette langue) a atteint le haut degré de perfection d’une langue vivante à tous égards, son vocabulaire ne cesse de s’enrichir etc »  Or, une telle vision pragmatique de la langue  ne nous parait pas saine et n’apparait pas notamment dans ce texte l’idée d’une réforme de l’hébreu, en le débarrassant de ses corruptions, de ses emprunts afin de restituer sa systémique originelle,  en réparant (Tikoun) cette langue soumise à tant de tribulations  sans  oublier le passage de l’écrit à l’oral si important pour les langues sémitiques. Cette notion d’enrichissement nous semble éminemment suspecte car elle vient légitimer toutes sortes de   dérives et d’ hybridations, non sans un certain cynisme. On nous parle ainsi  d’un »haut degré de perfection », de réussite; Mais qu’est ce donc que la « perfection » pour une langue?  Sivan  évoque la linguistique de l’époque de Ben Yéhouda (p. 50) qui « se préoccupait de questions  relatives à l’origine du langage, à la comparaison  des   langues  voisines et mais ce n »est   qu »avec  Ferdinand de Saussure, à la fin du siècle, qu’un  changement  décisif  se produisit dans les moyens de  comprendre et d’étudier le langage » On se demandera si Ben Yehouda a réussi  à mettre en évidence une systémique de l’hébreu et s’il était formé à mener une telle recherche fondamentale, à savoir  déterminer sa « colonne vertébrale », sa logique, sa symétrie à commencer par  un travail sur les marqueurs de genre et de nombre qui affectent la conjugaison. On a plutôt l’impression d’une fuite en avant, préférant le quantitatif au qualitatif! Est ce ainsi, vraiment, que l’on construit un temple, sans commencer par en sonder les fondements et les fondations, bref les structures? Voyons quel était, quelques années plus tôt, l’approche de  Gérard Haddad  dans le volume intitulé  « La renaissance de l’hébreu »  Desclée de Browuer, 1998, dans un texte intitulé « La psychose inversée ». Que faut-il donc entendre par « renaissance d’une langue »?  Et d’abord,  ne s’agit il pas là de constater une certaine pathologie affectant cette langue et dont il faudrait la guérir? Mais où est donc  fourni le diagnostic et le traitement? Qu’est ce qui se serait perdu en cours de route, que convient-il de réparer ou bien se contentera-t-on d’appliquer  «  une emplatre sur une jambe de bois » ? Est ce que l’on prend ici la peine, pour sous-tendre les jugements, de nous présenter un modéle idéal de langue, une théorie générale à laquelle on référerait le projet hébraique ou bien cette langue serait-elle un cas à part? La langue française pourrait-elle prise comme objet de comparaison, par exemple? La phonologie ne cherche -t-elle pas à faire apparaitre des processus communs à toutes les langues, par delà les questions lexicales, ce qui revient à relativiser la diversité babélienne des langues? Dès lors, que l’on s’intérroge sur le traitement des « marqueurs » de genre et de nombre, ce qui aurait permis de faire apparaitre certaines anomalies que nous avons eu tout le loisir de signaler dans d’autres travaux  comme  ce « Ata » qui est la marque de la deuxiéme personne du masculin singulier  et qui est plus long que le ‘At » de la deuxiéme personnes du féminin singulier! L’hébreu moderne ne respecte pas la logique dialectique du passage de l’écrit à l’oral, ce qui est le mal dont souffrent la plupart des langues « vivantes » actuelles. Cela peut paraitre quelque peu paradoxal vu que l’hébreu n’écrit que les consonnes  dans son alphabet à 22 lettres mais il y a tout un « jeu »  de marqueurs, consistant dans la prononciation ou la non -prononciation d’une consonne qui fait défaut à l’hébreu moderne ainsi d’ailleurs qu’aux reconstitutions « massorétiques » du texte biblique. Prenons le cas de l’adjectif  « guedola », grande au féminin, il devrait au masculin  se dire « gado(l) » avec occultation du Lamed final. Biens pis, nous sommes en face d’un cas de surmarqueur  car  en fait le féminin de cet adjectif n’est pas « guedola » mais  « gadol » avec prononciation du Lamed. Rappelons aussi que l’on doit passer du féminin au masculin, avec un processus d’abréviation et non du masculin au féminin, comme on l’enseigne généralement pour le français car la logique veut que l’on dégrossisse le féminin et non que l’on prolonge le masculin.

Que Ben Yehouda ait omis de s’intéresser à ces questions de base est une chose mais que ceux qui commentent son oeuvre, avec le recul, se révélent incapables d’en faire la critique en est une autre. Que l’on vienne nous parler de la « richesse » d’une langue sans se préoccuper des risques de son hybridation dont l’anglais est tellement atteint, du fait même de ses emprunts massifs et inconsidérés au français, nous sidère! Pour qu’une langue puisse intégrer des mots nouveaux, encore faut-il qu’elle ait la maitrise de son fonctionnement global!   Enfin, signalons que pour nous la langue est une composante majeure du « plan divin » du fait même de cette dualité qui est posée dès le premier chapitre de la Genése (Soleil Lune, masculin, féminin)

 

 

 

 

JHB 07 03 24

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jacques halbronn Réflexions sur l’oeuvre de Jean Sendy.

Posté par nofim le 1 mars 2024

Jacques  halbronn   Réflexions sur l’oeuvre de Jean Sendy.

Ils’agira ici de déterminer l’influence qu’a exercé sur nous la pensée de Sendy, (Saint-Pétersbourg, 16 novembre 1910 – Coulommiers, 24 avril 1978 ,) que nous avions rencontré juste avant sa mort, lors de la préparation du Colloque sur l’Ere du Verseau (cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau Ed Albatros, 1979) Nous étudierons successivement une série de ses ouvrages. 

I Les Cahiers de cours de Moïse. 

 

 L’auteur, marqué par la théorie des ères précessionelles,  s’y réfère à sa lecture de la Prophétie des Papes à laquelle nous consacrerons  en 2005 une étude Papes et prophéties Ed Axiome  ainsi qu’à Nostradamus auquel nous avons consacré beaucoup de temps/ En fait ces deux auteurs  connaitront un revival au même moment, à la fin du XVIe siècle et au delà. Sendy aborde le cas de Moïse, puisque c’est le titre de son livre  et ne distingue pas, bien à tort, ( l’Hébreu Moise des Enfants d’Israél. (pp. 124  et seq ‘Ed  J’au Lu 1963) Sendy  ne signale pas que  Jésus est un Hébreu comme Moise qui se charge de guider  un autre peuple que le sien et nous retiendrons qu’il s’agit là d’archétypes assumés. Nous rejoignons Sendy quand il affirme que les Elohim – il les appelle des théosites – étaient des extra-terrestres, dont l’oeuvre est décrite au premier chapitre du Livre de la Genése,   Nous ne partageons pas avec Sendy son intérêt pour la symbolique zodiacale et  si les symboles ont pu évoluer cela ne tient pas à une quelconque action céleste mais à une instrumentalisation de la dite symbolique par  certaines sociétés. 

 

II  La Lune clé de la Bible   

Nouq suiveons Sendy quand il envisage que les « cosmonautes » appelés  Elohim  ont pu  donner aux Humains ou du moins à certains d’entre eux, une certaine langue « sacrée » , plus perfectionnée que celle dont les dits Humains se servaient jusqu’alors.  Comme l’auteur,  existait  une humanité avant l’intervention « céleste »,. Sendy écrit à la veille de l’arrivée des hommes sur la Lune (Eté 1969). et il pense qu’on y trouvera trace de la présence de ces « dieux ». La Lune est certainement un élément important en ce qu’il pointe la centralité de  notre Terre dont c’est le satellité et cela est certainement l’oeuvre d’une technologie très avancée. Mais nous pensons que c’est sur Saturne, dont les données numériques sont en analogie- que devrait se trouver un jour les traces d’une sorte de tableau de bord servant à programmer notre Humanité. 

 

III Les dieux nous sont nés   

La thèse de Sendy qui nous aura le plus marqué est celle selon laquelle les dieux seraient intervenus dans l’Histoire de notre Humanité’(p. IX) Ces dieux que nous qualifions de « démiurge » ne sont donc nullement assimilables au « Deus sive Natura » d’un Spinoza mais arrivent bien plus tard; au sein d’une Création préexistante. Sendy est persuadé que les voyages dans l’espace envisagés par les humains coincident avec l’avénement de l’Ere du Verseau. De fait, nous comprenons mieux ce que nous narre le Livre de la Genése depuis que nous  avons maitrisé une certaine technologie spatiale.Sendy  n’accorde pas toute l’importance qu’elle mérite à l’astrologie à part sa fixation sur les ères. Il reste prisonnier du temps long  alors que le systéme établi par les dieux se situe à une toute autre échelle, de sept ans en sept ans (selon le songe de Pharaon interprété par l’Hébreu Joseph), en rapport avec le point vernal transité par la planéte Saurne, tous les 28 ans. Sendy se trompe donc  d’astrologie. Ce n’est point le rapport du point vernal avec les constellations zodiacales  qui importe mais celui de Saturne avec le point vernal!   

L’Ere du Verseau

Il ne semble pas que Sendy ait proposé un reformatage, un remodelage  de notre Humanité comme il l’exprime pour notre systéme solaire, lequel aura justement permis de la connecter avec le cycle  de Saturne. Il ne semble pas non plus qu’il accorde une mission particulière au monde juif, au peuple élu,  au sein du « plan divin » Que retenir  de  ses « Temps messianiques »? Il est clair, pour nous,  que dans la Bible, il est bien question d’une réalité et non pas de quelque mythe.Pour nous, « fils de Dieu », désigne  le peuple élu et Adam, fils de Dieu (cf Evangile de luc) est le premier Hébreu  et l’expression « fils de l’homme » est une fausse traduction car il faut lire dans le texte hébreu « fils d’Adam » et il y a donc bien une humanité « pré-adamite » qui cotoie encore de nos jours une nouvelle humanité, guisée par le systéme saturnien. Cette astrologie n’exige nullement une surveillance « divine », elle correspond à ce que  le prophéte Jérémie qualifie de « nouvelle alliance » (ch XXXI Ed Laffont 1970), cette nouvelle humanité étant quelque peu « robotisée », du fait même de sa dépendance des phases du cycle saturnien. D’où la tension existant entre l’humanité d’avant la « Création » et celle d’après, laquelle se limite aux Hébreux, ce qui aura conduit à la Shoah, tentative d’éliminer cette autre humanité.

 

Les temps messianiques

Sendy y aborde le dossier de l’astrologie (pp. 150 et seq Ed Laffont  1975)Il se référe aux statistiques de Michel Gauquelin dont il a pris connaissance avec attention. Cela le conduit à se polariser sur le thème natal qui pour lui est l’alpha et l’oméga de l’astrologie alors que la précession des équinoxes se situerait à une toute autre échelle. Sendy semble tout ignorer de l’Astrologie Mondiale,telle qu’illustrée à ‘l’époque par André Barbault (Les astres et l’Histoire. ed  Pauvert, 1967) Or, l’astrologie exhumée par Gauquelin  est selon nous « préadamique », et doit être distincte d’une astrologie « saturnienne (cf notre Astrologie selon Saturne 1994). Sendy ne semble pas avoir pris connaissance de nos « Clefs pour l’Astrologie » (Ed Seghers 1976) qui mettent en garde contre le thème natal, une astrologie de l’accouchement féminin par opposition à une astrologie masculine des cycles planétaires. En fait Sendy fait le grand écart entre les ères de 2160 ans  et le thème qui se joue dans les 24h du mouvement diurne, alors que la vérité de l’astrologie « biblique » se situe sur la base de périodes de 7 ans (cf le Livre de Daniel) Sendy n’a pas compris à quel point les Hébreux étaient la clef de tout le systéme mis en place par les Elohim. C’est là son point aveugle.  Il songe à une relation directe entre les Elohim et l’Humanité existante alors qu’il faut s’intéresser d’abord aux Adamites, aux Hébreux, dont notamment un Moise et un Jésus appartenant à une dynastie , vouée à guider l’Ancienne Humanité comme le montre le Livre de l’Exode où l’on voit Moise envoyé par Yahwé pour guider les Enfants d’Israel,  tout comme Jésus qui se missionne  pour les « brebis perdues de la maison d’Israel »qui sont les Chrétiens  à venir, descendants de ce Royaume sécessionniste (à lamort de Salomon) qui a beaucoup à se faire pardonner (d’où le thème du péché originel, du  Veau d’Or) qui s’est rebellé contre la dynastie davidienne de Judée.

 

 

 

 

JHB  01 03 24

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jacques halbronn Judaisme. Réflexions sur la Renaissance de la langue, de la religion et de l’Etat.

Posté par nofim le 28 février 2024

jacques  halbronn   Judaisme. Réflexions sur la Renaissance de la langue, de la religion  et de l’Etat.

 

A partir de la fin du XIXe siècle se pose la question d’une renaissance du monde  juif (cf notre ouvrage « Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle », 2002 ) Nous entendons aborder les « solutions » proposées notamment par Theodor Herzl dans son Etat Juif (1897) mais aussi par les tenants d’une réforme de la pratique religieuse juive ainsi que de la renaissance de l’hébreu, mise en oeuvre par Eliezer Ben Yehouda  Nous aborderons trois aspects: I  l’ »idée d’un Etat Juif, II  le  judaisme libéral, III l’hébreu moderne avec à l’arrière plan la Shoah en Europe, sous le joug  nazi et la création de l’Etat d’Israel faisant suite au mandat britannique sur la Palestine; Georges Friedmann  dans  « Fin du peuple juif? » (Ed Gallimard, 1965) s’interrogeait déjà sur l’évolution des mentalités juives en Israel en contraste avec l’esprit  juif de diaspora.

 

I Le  Retour en Palestine

  C’est le contexte de la première Guerre Mondiale qui va actualiser l’idée d’installer un Foyer Juif en Palestine, ce qui n’aurait certainement pas pris cette forme au sein de l’Empire Ottoma,. Il faut voit dans la proposition britannique un calcul géopolitique par rapport au monde arabe s’émancipant du  joug  turc à cette occasion. Mais l’on sait que sous la pression arabe, la Grande Bretagne ne sera pas en mesure d’accueillir tous les Juifs qui souhaiteraient quitter l’Europe en raison du piége nazi. En 1947, la GB se débarasse du dossier en le confiant à l’ONU. Une  autre guerre va changer la donne à savoir la Guerre des Six  Jours dont le succés va aiguiser les appétits israéliens, avec la tentation de garder indéfiniment les territoires « occupés » (terminologie employée pour la France « occupée ») tout comme les victoires allemandes pendant la Seconde Guerre Mondiale permettront au projet de Hitler un début de réalisation bien au delà de l’Allemagne, d’où le Shoah également liée à un contexte guerrier. Trois guerres auront donc façonné le nouvel Etat du fait d’opportunités non anticipées et probablement non réfléchies, non maitrisées.

 

 

II  La relecture de la Bible 

 Un autre défi dépasse le cadre palestinien, c’est celui du positionnement religieux et du poids de l’Histoire, sur plusieurs millénaires.Quelle relation repenser avec le Christianisme? Quel travail de relecture des Ecritures  opérer? Comment notamment gérer le clivage majeur séculaire entre Judéo-Hébreux et Israélito-Chrétiens? Quelle place assigner aux Juifs dans le monde au prisme d »une pensée théologique? Comment recadrer le dialogue judéo-chrétien? Quelle place accorder à la Diaspora ? Aucune approche critique de la Bible ne semble avoit été à l’oeuvre même au sein des courants « libéraux » où l’on ressert indifféremment  la même soupe liturgique. C’est ainsi que la lecture des péricopes du Pentateuque s’est maintenue dans les synagogues libérales (cf le Judaisme en mouvement) alors qu’il s’agit là d’un corpus fortement syncrétique largement impacté par le monde  « israélite » ayant fait sécession avec la dynastie davidienne. Il importe également que l’on apprenne à ne pas sur-réagir à des manifestations compréhensibles  d’hostilité  face au pouvoir que l’on exerce et donc être conscient de ce que l’on représente pour autrui.. On  ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre

 

 III  A la  recherche  de la  langue d’origine

On connait le projet d’un Eliezer  Ben Yehouda  de restituer son oralité  à l’hébreu(cf Maurice AdadÉliézer Ben-Yéhouda. Le rêve et sa réaalisation et autres textes. La renaissance de l’hébreu parlé. Introduction et notes de Réuven Sivan. Traduit de l’hébreu par Maurice Adad, Paris : L’Harmattan, 2004) . A-t-on effectué le travail de refondation de cette langue avec les moyens de la linguistique moderne? En quoi cette langue « sémitique »  se distingue-t-elle des autres membres de cette famille, à commencer par l’arabe?C’est d’ailleurs l’argument linguistique qui aura pu peser de tout son poids pour le retour des Juifs au sein du monde arabe. Selon nous, l’ hébreu mériterait un meilleur traitement, exigeant un retour à sa pureté d’origine, ce qui passe notamment par le rapport de l’écrit à l’oral que pose la lecture du « tétragramme »

En ce qui concerne l’hébreu moderne, il eut fallu corriger un certain nombre d’aberrations en ce qui concerne notamment les marqueurs de genre et les finales en « a’ qui tantôt  signalent le féminin, tantôt le masculin, ce qui n’est pas sans laisser perplexes les éléves. C’est ainsi que Ata signifie tu au masculin  et sert de suffixe pour former l’imparfait: « Assita », tu as fait ‘au masculin)  mais « elle  a fait » se dira « dibra »!  De même, on dit en hébreu moderne « Hashavti », j’ai pensé et Hashavta, tu as pensé (à un homme) alors que le pronom personnel  est ani à la première personne, ce qui devrait donner « hashavni » et non pas « hashavti », la forme en « t »  étant un marqueur de la deuxiéme et non de la première personne; En principe, le noun est le marqueur (préfixal ou suffixal)  de la première personne du singulier comme du pluriel, le thav de la deuxiéme personne et le youd de la troisiéme personne.

Il est regrettable que la science linguistique du XXe siècle n’ait pas suscité une école de critique linguistique en paralléle avec la critique biblique (née au XVIIe siècle) L’enseignement des langues exige de déterminer des régles même si celles-ci ne sont plus respectées car il est bon que l’on comprenne que les langues ne se sont pas élaborées n’importe comment même si elles ont pu se corrompre dans leur transmission. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Le conflit Israel -Hamas est interétatique et non génocidaire.

Posté par nofim le 26 février 2024

jacques  halbronn  Le conflit Israel -Hamas est interétatique et non génocidaire. 

Les événements liés au 7 octobre 2023 et à la réplique israélienne doivent absolument être placés et situés dans le cadre d’un conflit interétatique, par delà la question de l’existence ou de la reconnaissance de deux Etats car, en pratique, c’est bien d’une telle relation qu’il s’agit et le mot « génocide »  aura été utilisé, de part et d’autre, faute de vouloir utiliser le mot Etat lequel fait probléme dans les deux camps. 

Ce qui distingue notamment ce qui s’est passé depuis cette date du phénoméne « holocauste-Shoah » tient au fait que certaines autorités aient voulu et soient peu ou prou parvenus à isoler la population juive tant au sein des territoire occupés qu’au sein du territoire national allemand.

Dans l’affaire israélo palestinienne, il faut parler de pertes, de dommages subis par les populations civiles parallélement à ceux infligés aux membres des armées en présence et là encore, il conviendra de ne pas ergoter sur les définitions.  Les victimes du 7 octobre ont  été visées du fait de leur présence sur un certain sol tout comme celles qui ont suivi dans la Bande de Gaza, étant entendu que ce qui s’est passé à cette date équivaut, de toute façon,  à un acte de guerre, à un casus belli. De même, les victimes de la période qui suivra sont impactées par leur présence sur un certain territoire, celui d’un Etat ennemi, même si le mot Etat peut faire probléme accessoirement. 

Cela dit, que penser de la position de Mahmoud Abbas à propos de la présence de Juifs au sein d’un Etat palestinien ? 

 

Sur Internet

“…PAS DE JUIF NI D’ISRAÉLIEN PARMI NOUS …”(MAHMOUD ABBAS AU CAIRE SEPTEMBRE 2010) « Je suis disposé à accepter un tiers parti comme l’OTAN, pour contrôler l’exécution de l’accord, mais je n’accepterais pas des juifs parmi les forces de l’OTAN, ou que l’un d’entre eux vive parmi nous. Je ne veux d’aucun israélien sur le territoire palestinien ». WAFA.  

 Une telle façon d’isoler les Juifs  au sein d’un ensemble, quel qu’il soit,  justifie virtuellement  l’éventualité d’un   génocide puisque c’est là une volonté de déconstruire un Etat Nation, caractérisé par des frontières et non par des considérations raciales ou religieuses. Rappelons qu’en Israel existe une minorité arabe appréciable, ce qui devrait avoir son pendant au sein d’un Etat palestinien. La résolution  181  de l’ONU  de 1947 évoque bien l’existence d’une majorité cohabitant avec une minorité, au sein de chaque Etat issu de la Palestine mandataire – sans envisager de déplacement de population dans un sens ou dans l’autre, tout comme  la Déclaration Balfour de 1947 quant à l’établissement d’un Foyer Juif en Palestine. Mais de fait, le monde arabe rejettera ce plan de « partition »

 

JHB 26 02 24

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