jacques Halbronn Le Livre de l’Exode commence à Genése chapitre XI

Posté par nofim le 2 février 2017

Le  Livre de l’Exode commence à Genése Chapitre XI . Les deux fils de Dieu le Père,  Yahvé et Jésus

par  Jacques  Halbronn

 

Après les 10 premiers chapitres de la Genése,  à  partir du Chapitre XI de la Genése, commence  l’alliance avec Abram (plus tard Abraham) d’un certain Yahvé dont il n’avait pas été question jusque là si l’on excepte son apparition au chapitre IV lors du meurtre d’Abel par Caïn. On trouve aussi aux chapitres II et III  une forme hybride attestée nulle part ailleurs, Yahvé Elohim.  qui semble avoir été une mauvaise lecture du Yahvé Elohénou ou Elohekha ou Eloé Abraham dans le Livre de l’Exode., ce qui donne cet étrange Yahvé Elohim. Or, le fait de préciser que ce Yahvé est le dieu d’un certain peuple n’est nullement indifférent: Yahvé notre dieu, Yahvé ton dieu, Yahvé, le dieu d’Abraham et pas simplement un Yahvé Elohim qui ne veut rien dire tel quel.

Les dix  premiers chapitres de la Genése sont une série de « toldoth », c’est à dire de généalogiques, littéralement d’enfantements (Léda) et cela commence par le sefer toldoth Adam, le livre des enfantements d’Adam, suivi par d’autres listes. La dernière généalogie   fait la jonction avec le chapitre XII, en annonçant Abram et Saraï.

Mais le changement s’opère dès le chapitrre XI, quand Yahvé intervient en remplacement d’Elohim, à propos de la Tour de Babel car il refuse l’unité de l’Humanité face à Elohim qui ne pense qu’en termes d’unité, de totalité (d’où le pluriel Elohim) et au chapitrre XII,  Yahvé chosit Abraham, le père du peuple hébreu..

C’est pourquoi nous pensons qu’à partir du chapitre XI du Livre de la Genése, nous avons affaire au premier volet du Livre de l’Exode (terme qui est emprunté à la Septante et qui désigne un départ d’une part vers le pays de Canaan et de l’autre vers l’Egypte puis un retour vers Canaan))

Deux volets donc pour le Livre de l’Exode, dont le premier aurait été intégré dans le Livre de la Genése.  Le premier volet traite des trois patriarches, Abraham, Isaac et Jacob mais aussi des 12 fils de ce dernier.

Le second volet (qui correspond au début de ce que l’on appelle généralement l’Exode, commence avec Yahvé se référant à ces patriarches dont il se déclare à Moïse  être le dieu..Rappelons que c’est déjà ce Yahvé qui figure à partir du chapitre XII et jamais Elohim, également absent de l’Exode si ce n’est sous la forme possessive que nous avons signalée, à savoir que Yahvé est le dieu de ces hommes puis de ce peuple des Bnéi Israel, des  « fils d’Israel », c’est à dire de Jacob.

Mais selon nous on ne peut séparer les premiers chapitres de la Genése de l’Evangile selon Mathieu, la preuve en étant que ce texte commence par une généalogie à l’instar des dits chapitres (jusqu’au XIe)

La thèse que nous soutenons, c’est qu’il y a rivalité entre  deux fils de Dieu, du Père et que Jésus se veut être ( ou que l’on veut qu’il soit- le frère cadet de Yahvé, lequel souhaite lui aussi faire alliance avec un peuple. En effet, si le Père fait alliance avec toute l’Humanité,  ses fils en revanche se concentrent sur une certaine portion de la dite Humanité.

Autrement dit,  l’Evangile selon Mathieu tend à se substituer au Livre de l’Exode qui traite de ce frère ainé de Jésus, auprès du Père. Si Yahvé a choisi Abram et le peuple qui en découle, Jésus aurait choisi Pierre, pour qu’il soit le départ, le fondement, d’une Eglise qui est en fait l’émergence d’un « peuple ». Sur cette pierre, je bâtirai mon église, déclare-t-il à Simon qu’il surnomme Céphas, en grec pierre.. On parlera alors d’un nouvel Israêl.

Mais force est de constater que dans le premier volet de l’Exode, tel que nous l’avons précisé, il est question de rivalité entre  frères, ce qui montre bien que la question de la rivalité entre les fils du Père est déjà mise en scène, notamment entre Jacob et Esaü mais aussi  entre les fils de  Jacob, autour notamment de Joseph sans parler de celle entre Ismaël et Isaac, les deux fils d’Abraham, de mères différentes, comme d’ailleurs les fils de Jacob.

Il  importe de bien comprendre qu’il est rare qu’un père n’ait qu’un fils, cela n’est jamais attesté  dans la Bible, à commencer par les trois fils d’Adam ou les trois fils de Noé. On ne saurait donc dire que Jésus est « le » fils du  Père, il ne saurait être que l’un de ses fils tout comme les  Hébreux sont désignés comme les Bnei Israel, les fils d’Israel (ben, fils, correspondant à l’arabe Ibn). Il y a donc déjà dans le discours chrétien  en vigueur un abus de langage: il n’y a qu’un Père mais il y a plusieurs fils et tout le Livre de la Genése dans son acception habituelle en témoigne.

On ne saurait donc supprimer les possessifs, les génitifs:  fils de qui? Quel fils?  Répondre « Le fils » au sens de fils unique n’est guère acceptable! Un Père mais des fils. Et le Père peut préférer un de ses fils à un autre, ce qui relativise la perte de l’un d’entre eux.

Tout se passe donc comme si le Livre de l’Exode que nous faisons commencer au chapitre XII de la Genése avait été, à un certain stade, carrément, mis de côté et remplacé par l’Evangile de Mathieu (voire par d’autres Evangiles) On ne reviendra pas ici sur l’ambivalence de ce Jésus qui est présenté dans les Evangiles comme Messie, c’est à dire roi  d’une part et comme Fils de Dieu de l’autre. Le chapitre I de l’Evangile de Mathieu est marqué par une telle dualité avec d’une part une généalogie royale qui va jusqu’à Joseph et de l’autre la naissance de Jésus sans l’aide du dit Joseph!

En tout état de cause, il ressort que si Juifs et Chrétiens reconnaissent le mème Dieu en tant que Père, ils suivent des « fils » différents,  respectivement Yahvé et Jésus. Malheureusement, les théologiens juifs ne semblent pas disposés à qualifier Yahve de ‘fils de Dieu », ils veulent qu’il soit le Père alors qu’il n’est que l’un des fils.  On voit donc que des deux côtés, il y a des dérives. On peut penser que le dialogue judéo-chrétien serait clarifié et assaini si les Juifs reconnaissaient en Yahvé l’un des flls de Dieu et que les Chrétiens cessaient d’affirmer que Jésus est le seul fils de Dieu, ce qui va à l’encontre de toute la problématique des fratries récurrente tout au long du Live de la Genése, dans l’acception classique du terme!

 

 

 

 

 

 

JHB

15. 02 17

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jacques Halbronn Le Livre de l’Exode,émanation du Royaume d’Israel contre celui de Judah

Posté par nofim le 13 décembre 2016

Le Livre de l’Exode  émanation du Royaume d’Israël contre celui de Judah?

par  Jacques  Halbronn

 

Au Livre de l’Exode quand l’Eternel -qu’on le nomme comme on voudra importe peu ici- s’adresse à Moïse, il se présente comme le dieu d’Abraham,  d’Isaac et de Jacob, oubliant en quelque sorte la génération suivante, à savoir celle des fils de Jacob, qui constituent -excusez du peu- le fondement des douze tribus d’Israël. A quoi tient une telle omission dont apparemment les Juifs, de nos jours, ne semblent guère s’offusquer?

L’histoire de Tamar est assez complexe et c’est par la ruse qu’elle obtiendra de Judah qu’il lui « fasse » un enfant (en fait ce seront des jumeaux comme dans le cas des enfants d’Isaac) . En effet Judah était son beau père, dont elle avait épousé précedemment deux fils.  On sait que Rébecca avait été complice de la ruse qui permit à Jacob d’obtenir la bénédiction d’Isaac. On notera que Judah avait eu deux fils avant  de concevoir avec Tamar mais que ce sont les enfants de Tamar qui seront pris en compte dans la généalogie « royale » de l’Evangile de Mathieu.

Nous signalerons aussi le paralléle entre la naissance d’Isaac et celle de Jésus, avec dans les deux cas un sacrifice. (Ismael, fils d »‘Agar, s’étant substituée à Sarah auprès d’Abraham,  étant préféré dans la tradition coranique à) Isaac). On connait aussi les ruses qui firent de Léa  la première femme de Jacob qui entendait épouser Rachel.

Pourtant le personnage de Juda est bel  et bien central, il a donné son nom à la Judée et donc aux Juifs (en hébreu Yehoudi) et  Jérusalem fut la capitale de cette région liée  à la tribu de Juda.

Etrangement,  lorsque Dieu répond qu’il est « celui qui est », (quelle que soit ici la traduction), cela donne un « tétragramme » Ioud Hé Vav Hé où l’on retrouve en partie les lettres qui composent le nom de Juda, si ce n’est qu’il y manque le Daleth. Or, le tétragramme tel qu’on le connait est  bancal puisqu’il comporte deux fois la lettre Hé et donc seulement trois lettres différentes et non quatre.

On notera que le tétramorphe (cf Le Livre d’Ezéchiel) comporte bien 4 « personnages  » distincts et pas de doublon l’homme, le  boeuf, le lion et l’aigle. On note aussi toute l’importance du 4 dans le découpage du mois, lequel comporte grosso modo, 4 semaines.(en rapport avec les phases de la Lune), et le découpage en 4 est aussi celui de l’année et des 4 saisons. Nous avons montré dans une précédente étude que le Daleth faisait partie intégrante du tétragramme, ce que l’on retrouve dans le Deus latin, à l’origine de notre « Dieu ». Cela correspond à une racine qui signifie  remercier, louer (d’où le « toda » , merci en hébreu moderne).

Genése: XXIX   Léa: « Cette  fois  je vais  chanter la louange du Seigneur. C’est pourquoi elle donne à son fils le nom de Juda. Ensuite, elle cesse d »avoir des enfants’

Le cas de Rachel est intéressant en ce qu’il semble calqué sur l’histoire de Sarah. D’abord, elle ne peut donner de fils à Jacob  qu’en recourant à une servante et ensuite elle pourra enfanter directement (Genése XXX 22) :  Alors Dieu se souvint de Rachel. Il entend  sa prière et la rend capable d’enfanter (…)Elle done à son fils le nom de Joseph en disant:  Que le seigneur me donne un autre fils »   En effet, le nom de Joseph témoigne de l’attente d’un autre fils,  puisque la racine du nom signifie  ajout. Nous avons affaire à d’étranges naissances: tantot,  l’enfant nait d’un père qui se substitue au vrai père (naissance de Jésus)  et tantôt l’enfant nait d’une mère qui se subestitue à la vraie mère (quand une esclave prend la place de la mère stérile).

 

Revenons donc à cette question: pourquoi Dieu  ne se référe-t-il qu’à 3 patriarches et non à 4?. La tradition véhiculée par les Evangiles  met en évidence une telle carence.

Mathieu I, 1-17

Abraham  est le père d’Isaac, Isaac est le père  de Jacob,  Jacob est le père de Juda, Juda est le père de  Pérés et de Zéra, leur mère est Tamar etc. » et cette liste se termine ainsi : »  Jacob est le père de Joseph , Joseph a pris Marie  pour femme et Marie est le père  de Jésus qu’on appelle Christ ».  Un certain mystère régne sur l’identité du père de Jésus comme d’ailleurs sur celle du père d’Isaac dont certains commentateurs laissent entendre que ce dernier pourrait avoir eu pur père Abimelekh, à l’époque ou Abraham avait préféré présenter Sarah non comme son épouse mais comme sa soeur, lors de son séjour en Egypte.

En ce qui concerne Juda, Genése ch 49  nous dit : »

Jacob bénit ses fils :  » Juda, tes frères  chanteront ta louange (..) tes frères  se mettront à  genoux  devant toi, Juda mon fils (…) Le pouvoir  royal  restera  dans la famille  de Juda. Le bâton  des  chefs restera  dans la main  de ceux qui naitront de lui.  »

Ce passa  ge n’est pas sans faire penser au songe de Joseph ‘cf  Genèse  XXXVII) , versets  7 et seq) où l’on voit ses frères se prosterner devant lui.(les gerbes, et les étoiles). Il y a là comme une dissonance entre deux versions. On notera qu’il n’y aura pas de tribu de Joseph mais les demi- tribus de ses fils, Ephraim et Manassé.

..Comment donc  expliquer cet « omission » de Judah dans le Livre de l’Exode et ce tétragramme lui même quelque peu malmené (Genése  ch. III,   16  et  VI, 2)?

Nous remarquons que dans le Livre de l’Exode, c’est le nom d’Israël qui est récurrent:  « Va rassembler les anciens  d’Israël et dis leur  L’Eternel Dieu de vos pères, Dieu  d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. le nom de  ( Jacob, on le sait sera changé en Israel.(Genése  XXXII 29) : « Jacob ne sera plus désormais  ton nom mais bien Israël »

On sait qu’il exista deux royaumes à la suite de la mort de Salomon, on parle d »‘un schisme  : celui d’Israel au nord et de Judah au sud et bien des éléments conduisent à penser que la rédaction du Livre de l’Exode est marquée par la rivalité entre les deux royaumes, et que la version retenue est à l’évidence plus favorable au royaume du Nord, avec cette affirmation selon laquelle Jacob aurait pris le nom d’Israël. La disparition du nom de Judah dans le livre  de  l’Exode tranche avec le contenu du Livre de la Genése. On aura donc arrêté la série à Jacob en oblitérant notamment la bénédiction de Jacob en faveur de Judah.

Ironie du sort, le nouvel  Etat hébreu prendra en mai 1948 le nom d’Israël au lieu de celui de Judée (Judah). On notera que ‘idée de deux frères rivaux n’est probablement pas sans rapport avec le schisme qui instaure deux royaumes, dont celui du Nord  disparaitra en premier au VIIIe siècle avant notre  ère (cela alimentera le mythe des Dix Tribus perdues)

Un tel phénoméne nous est connu de par nos travaux concernant l’impact des guerres de religion sur les Centuries de Nostradamus, le premier volet semblant plutôt favorable à la Ligue et le second aux parisans du réformé Henri de Navarre (cf nos travaux à ce sujet, notamment sur propheties.it  et dans la Revue Française d’Histoire du Libre 2011)

 

 

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JHB

14 12 16

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Jacques Halbronn La notion de peuple élu comme dynamique impériale

Posté par nofim le 11 juillet 2016

La notion de peuple élu comme dynamique impériale

par Jacques Halbronn

 

Il importe d’approcher les textes avec un minimum de sens critique et cela n’est pas sans exiger une certaine rigueur, et un sens certain de la vraisemblance et donc de l’invraisemblance qui permet de se rendre compte que telle formule ne fasse sens que dans un certain contexte. En menant des travaux dans des domaines apparemment distincts, l’on parvient ainsi à aborder tel ou tel texte avec un œil nouveau?

Chez les juifs,  on trouve un tel énoncé chez le  prophète Amos (Livre d’Amos 3:2): « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes. »

Nous voulons parler ici de la notion d’empire qui implique effectivement qu’un certain peuple puisse occuper une place centrale au milieu d’autre peuple. Les exemples abondent dans l’Histoire de la prise de pouvoir d’un peuple sur d’autres peuples et c’est selon nous une bonne définition de la notion d’empire avec notamment l’idée de capitale d’empire  que ce soit pour Istamboul (Empire Ottoman) ou Vienne (Empire austro-hongrois). On peut aussi parler de « métropole » dans le cas d’un empire colonial.

En ce qui concerne l’usage de l’expression « peuple élu », on la trouve au XXe siècle utilisée , par exemple, par la secte Moon.(Eglise de l’Unification) qui voit dans la Corée le « peuple élu » .

Au fond, tout projet impérial ne passe-t-il point par l’idée d’un « peuple élu » ayant vocation à « englober »" diverses nations et à en constituer le centre?

Mais que penser dès lors de l’usage qui en est fait dans le cadre hébraïque? On peut certes être tenté – mais ce serait bien anachronique sinon « prophétique »- de soutenir que le judaïsme aura essaimé, et se sera diffusé par le biais du christianisme voire de l’Islam mais une telle « leçon » nous semble bien tirée par les cheveux et nous pensons plus sage de nous en tenir à une problématique impériale « classique » comme L’historiographie est en mesure de l’illustrer, à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours,  témoignant de fortunes bien diverses, au demeurant. Rappelons que cette notion implique un élargissement de l’espace-temps: un empire débordant les frontières et  exerçant des effets durables, même après sa période la plus intense, à l’image de certaines étoiles qui éclairent encore alors qu’elles ont disparu. L’Historien aura pour tâche-épistémologiquement,  de rassembler les traces de telles entreprises tant dans le domaine politique qu’intellectuel, artistique ou religieux. Est ce que les empires ne seraient pas-tous domaines confondus- l’entreprise la plus remarquable et la plus mémorable pour l’Humanité?

Que dire par conséquent de l’usage qui figure dans le monde juif? Revenons un instant sur l’Etat Juif de Herzl. Est-ce que cette formule (parfois contestée dans sa « traduction » français de « Judenstaat)  ne pourrait être interprétée comme signifiant précisément un tel projet impérial, faisant des Juifs un « peuple élu » exerçant son pouvoir sur un certain nombre de « nations »  (goyim).? La promesse de Dieu à Abraham de faire de sa descendance un « grand peuple » (Genése) n’est-elle pas liée à une telle idée impériale puisque « grand peuple » est en quelque sorte synonyme de « peuple élu »? Mais l’on voit bien que tout cela sonne faux au prisme de la réalité historique propre au peuple hébreu/juif  à telle enseigne que nous avons, opté au contraire pour l’idée d’un Etat Hébreu au sein d’un empire et non comme centre d’un empire, soit un cas de figure radicalement  inverse? On pense à Herzl demandant au sultan de lui accorder une place au sein de l’empire ottoman ou obtenant juste avant sa mort l’Ouganda au sein de l’empire britannique. (1905)

Tout semble au contraire indiqué que cet usage de « peuple élu,  de « grand peuple »  ne fasse sens que pour  les origines d’un empire. Autrement dit, on conçoit aisément qu’un empire se dote d’un certain mythe des origines. Or,  la formule tombe à plat dans le cas hébreu même si les antisémites ont pu déclarer au XIXe siècle,  que les Juifs contrôlaient le monde. (cf  notamment  notre ouvrage  Le sionisme et ses avatars, Ed Ramkat 2002)

Notre thèse est la suivante : une telle formulation a du appartenir à un « véritable » empire, elle lui aura été empruntée comme bien d’autres éléments du Pentateuque.  Rappelons que le phénoméne de l’emprunt se situe au cœur de nos travaux, notamment en linguistique.

En conclusion, il nous semble que cette expression est décalée par rapport au judaïsme, qu’elle n’y a pas sa place. Bien au contraire, ce peuple a besoin de s’inscrire au sein d’un empire, d’un ensemble supranational,  bien plus qu’il ne serait en mesure d’en constituer l’axe central, ce qui nous semble sensiblement mieux convenir à la France. Paradoxalement, la France de nos jours a une destinée impériale qu’elle ne parvient plus à assumer du fait d’une crise identitaire alors que les Juifs sont porteurs d’un modèle qui ne correspond pas à leur destin.

La plus grande source de conflits tient au déclin de la conscience impériale, ce qui conduit les Etats à ne plus savoir assumer leur héritage. La notion d’empire est créative, elle s’attelle à des combinatoires, à des coexistences  inédites, inouïes. L’Etat ne trouve selon nous sa légitimité qu’en tant que régulateur, harmonisateur  des différences au sein de l’ensemble dont il a la charge. On sait à quel point la crise de l’Etat conduit à  la dislocation, au démantélement et ce n’est qu’après coup, que l’on en prend vraiment conscience, quand l’ensemble existant ne tient plus. Le nationalisme  retrouve une dynamique quand l’Empire échoue, quand aucun peuple n’est  » élu » pour assumer une certaine centralité.  Toute nation posséde son bâton de maréchal et peut en principe briguer l’Empire mais il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

12 07 16

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La promiscuité judéo-arabe en France.

Posté par nofim le 16 juillet 2015

L’identité  des  Juifs et des Arabes en France  face  au phénoméne de diaspora

par  Jacques  Halbronn

 

 

I Le déni des Juifs de France quant à leurs origines  migratoires

 

 

On lit souvent que la présence juive en France est très ancienne et qu’elle l’est bien davantage que celle des Arabes. Mais les Juifs qui vivent aujourd’hui  en France sont-ils pour autant culturellement  les descendants de ces Juifs de « souche »  française  auxquels ils  affirment   se rattacher? On est un peu dans le gag de Nos ancêtres les Gaulois.

Tout le monde sait que la communauté juive de France est très largement constituées d’immigrés issus de l’Est de l’Europe et d’Afrique du Nord, c’est à dire d’ environnements culturels, linguistiques, politiques  très différents de ceux  qui concerne la France métropolitaine et la politique de conquête, de colonisation ne transforme pas en Juifs français  des juifs maghrébins même si en effet ces immigrés juifs trouvent en France un noyau juif très anciennement à demeure,  s’exprimant dans la même langue qu’eux le français. .Mais la pratique d’une même langue ne signifie pas le partage d’une même culture, d’une même mentalité. L’apprentissage d’une langue ne suffit pas à garantir  l’intégration pas plus d’ailleurs que l’obtention d’un même statut  juridique ou le fait  de cohabiter dans une même ville dont on sait par ailleurs qu’elle comporte des facteurs de différenciation sociale..

Dans ce même ordre d’idée l’on pourrait  dire que les Juifs qui viennent à présent s’installer en Allemagne ne font que perpétuer une présence juive  séculaire dans ce pays alors que les Juifs de souche allemande ont quasiment disparu de la dite Allemagne, pour les raisons que l’on sait.   Force est donc de parler d’une diaspora judéo-maghrébine en France à l’instar d’une diaspora islamo- maghrébine. De même, on pourrait parler de la diaspora judéo-polonaise en France mais aussi en Israël, ce qui vaut d’ailleurs également pour la diaspora judéo-maghrébine en Israël. On noter qu’en Israël, le poids des origines  diasporiques est considérable.

Il serait donc heureux que l’on commençât – mieux vaut tard que jamais ! -  à reconnaitre la centralité, la prééminence  des Juifs de souche française en France, lesquels constitue un noyau dur, correspondant à une réalité objective, à une filiation et non à un choix personnel, subjectif, celui de l’immigrant. Le juif arrivé en  France, récemment, se situerait dans un processus de conversion et d’appropriation qui ne correspondrait pas vraiment à une image clair de l’être juif.

Nous trouvons pathétique qu’un leader censé représenter la communauté juive de France évoque  des ascendants étrangers. Si encore, ces Juifs de souche française (les « Israélites ») avaient disparu, on pourrait à a rigueur admettre un tel tour de passe-passe. Mais ce n’est pas le cas et le fait que ces Juifs soient ne minorité n’y change strictement rien à moins que l’on prenne le mot « représenter » pour indiquer à l’image de la communauté juive  actuelle. Mais est-ce là une approche bien raisonnable quand on revendique une ancienneté de plusieurs siècles pour les Juifs de France? Il serait plus sage de traiter cette « minorité » des Juifs de souche française (alsacienne, comtadine notamment) comme une aristocratie. Nous pensons qu’un certain accent mis sur le sionisme  tend à  évacuer la question de ces israélites français, d’en miner la légitimité  à gouverner la communauté juive de France. Il y a là une conflictualité non avoué. Il est vrai que les Juifs étrangers sont  venus en France au nom d’une certaine idée de la France bien plus que pour venir rejoindre leurs coreligionnaires déjà installés.

On ajoutera que l’antisémitisme est en partie lié à une présence juive perçue  comme étrangère qui vient remettre en question –ce qu’avait bien compris  Théodor Herzl- un certain modus vivendi  de la coexistence des Juifs et des Non Juifs en un lieu donné. Ce que les gens appellent « juif » est en fait une certaine façon de vivre en un lieu donné et qui n’est pas nécessairement exportable. En ce sens,  la judéophobie se confond avec la xénophobie et il est peu souhaitable de compliquer les choses, tout comme la judéité est  inévitablement marquée par la culture familiale d’origine. Les Juifs  assument-ils vraiment l’idée d’un peuple qui n’a pas besoin d’une terre  mais qui dispose d’un dieu alors que certains peuples ont une terre mais point de dieu qui leur soit propre ? On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ?

 

II  La question du parallèle entre communautés  juives et musulmanes

 

Le terme de diaspora serait donc  assez illusoire dans le cas juif et il est en fait anachronique et ne faisait véritablement  sens que dans l’Antiquité mais il a été  réactivé anachroniquement dans une perspective sioniste.  Il est donc bien plus aisé pour les Juifs de ne  pas  se référer à une origine commune et c’est bien la France qui est leur véritable dénominateur commun par-delà leurs différences/  En revanche, pour les Musulmans – et notamment les personnes issues de l’immigration maghrébine, sur deux ou trois générations- la notion de diaspora et de langue d’origine est bien plus prégnante.  Certes, il s’est créé artificiellement un parallèle  avec la référence à l’Etat d’Israël qui parfois tend à devenir un nouveau ciment pour les Juifs de France. Le parallèle est certes renforcé par l’existence d’une « loi du retour » permettant à chaque juif  de demander la nationalité israélienne. Le problème de la langue est révélateur d’un certain artifice car pour la plupart des juifs de France, l’hébreu n’est pas une langue qui se pratique, qui se parle,  au quotidien mais qui relève d’une référence que l’on pourrait qualifier de liturgique, d’artistique, de liturgique. L’hébreu des Juifs de France en reste au stade d’un signifiant quasiment vide (vidé)  de tout signifié et qui se perpétue intangible ment, sans changer un iota.  Le prix à payer pour vivre sous le régime de laïcité sera donc bien plus faible pour les Juifs que pour les Musulmans, ce dont les Musulmans n’ont pas forcément conscience.

Les événements de l’Eté 2014  lors de l’intervention israélienne à  Gaza ont établi un faux parallèle entre les manifestations  juives et arabes dans Paris qui explique ce qui s’est passé  au début de 2015. On peut en effet se demander si les Juifs de France n’ont pas du fait de leur attachement affiché pour Israël déclenché un processus parallèle  de la part des Maghrébins de France,

Et en même temps,  le comportement des Juifs par rapport à Israël aurait pu être influencé par celui des Maghrébins en voulant donner un sens au mot diaspora. Il suffit cependant d’aller sur les radios liées à ces deux « communautés » pour que la différence saute aux yeux. L’idéologie sioniste conduit à  une telle représentation  anachronique de la diaspora juive. De nos jours, il y a des  diasporas juives issues de toutes sortes de lieux, parfois d’Israël (les « Yordim », par opposition aux Olim, ceux qui sont montés (Alya) et non descendus (Yerida), parfois de France ou d’ailleurs .

Sur la  « fréquence juive », l’hébreu joue un rôle quasiment décoratif – des chants comme d’ailleurs à la synagogue  sauf que ce ne sont pas les mêmes-  alors que sur « Radio Orient », les auditeurs s’expriment de préférence en arabe (dialectal ou pas) et sont tous peu ou prou bilingues.

Actuellement, il serait bon que ceux qui parlent au nom de la communauté juive de France réévaluent leur ordre de priorité et modèrent des propos qui ne peuvent que faire empirer les relations judéo-arabes en France tant en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien qu’en ce qui concerne les exigences de la laïcité.

Le rapport des juifs à la question du Foyer (Home) Juif qui prendra en 1948 le nom d’Israël et qui précédemment était désigné par les Juifs sous celui de Palestine doit être resitué historiquement, à savoir avant ou après cette création . Le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Israélites  de France) fut fondé en 1943-44  soit quatre ans avant la création proprement dite de l’Etat d’Israël.  Il était bien normal à l’époque de placer cette question en bonne place dans les objectifs à atteindre.  Il en est de même de l’hymne israélien (Hatikva, l’espérance) bien antérieur  (1878) à la création de l’Etat ou même à l’instauration d’un Foyer Juif sous mandat britannique. Mais une fois cet Etat fondé, les priorités auraient dû évoluer. Or 70 ans plus tard, cette question occupe encore l’horizon du CRIF alors même qu’il n’encourage pas pour autant l’émigration (Alya) vers Israël mais qu’il prend tout de même  des positions susceptibles de provoquer des tensions avec la communauté arabo-musulmane. Là encore,  force est de constater comme sur le plan religieux des positionnements assez peu cohérents.

On a l’impression que le judaïsme contemporain à la française est constitué  de divers ingrédients, à la façon d’une salade niçoise. Un peu d’Israël, ; un peu de Kashrouth,  un peu d’hébreu (que l’on sait tout juste lire avec les voyelles ajoutées),  un peu de prières et de bénédictions,  un peu  d’histoire de France,  un peu de laïcité et de diaspora, au nom d’une tradition fourre-tout , fourbis,  un patchwork- jugée indivisible, à prendre ou à laisser. Cela fait un peu désordre.

Il a manqué au judaïsme une contre-réforme face au christianisme et c’est précisément ce que nous tentons ici d’établir et cela passe par  une réflexion sur  le distinguo entre le contextuel et le structurel, et c’est ce qui manque cruellement à ceux qui prétendent aujourd’hui en être les porte-paroles.

 

 

III La différence identitaire  entre Juifs et Arabes.

 

Il ne faut pas  se voiler la face, l’identité  juive est  quand même plus complexe que l’identité arabo-musulmane et paradoxalement  cela explique la faveur dont jouit le régime assez ambigu  de la laïcité  auprès  des  Juifs  de France.

Les arabo-musulmans n’ont certes  pas en effet à endosser  le lourd passé de persécutions qui est le lot de tant de Juifs, et n’ont pas connu le marranisme lequel n’est   d’ailleurs sans s’apparenter au laïcisme à la française. Leur rapport à la France est sensiblement différent : pour les maghrébins (arabes et kabyles), la France a été  l’ennemie, le colonisateur alors que pour les Juifs, elle apparait comme un havre, un refuge, en concurrence avec Israël d’ailleurs. Cette France qui a fait des juifs  d’Algérie  des citoyens français à part entière dès 1870

On comprend l’incompréhension des  immigrés maghrébins,  quelle que soit leur génération, pour une certaine forme de dissimulation qui passe aussi par une stratégie d’assimilation.  On parlait autrefois de « Juifs assimilés »  et l’on se disait  pudiquement  Français « d’origine juive ». . En ce sens, nous pensons que la laïcité pourrait être qualifiée de déni identitaire. Nous ne voyons pas pourquoi n’existerait pas un certain communautarisme plutôt que de fausses ressemblances, notamment autour de la question de « Dieu ».  Ce n’est pas tant aux musulmans de se mettre en retrait qu’aux Juifs de se mettre plus en avant en prenant, selon nous, leurs distances, par ailleurs, avec  les enjeux du Proche Orient., en  cessant de se présenter comme une Diaspora au même titre que celle des Maghrébins, ce qui est une pure fiction parfaitement anachronique qui nie l’histoire réelle de la communauté juive de France laquelle, pour la plus grande part,  ne concerne ni la France ni la Palestine en rappelant que les Juifs français ne parlent pas l’hébreu moderne mais  balbutient dans un hébreu archaïque et intemporel, ce qui n’incline pas vraiment à analyser les textes en profondeur.

 

 

 

 

IV Les arabes et le spectacle  de  la réussite  juive

 

La judéophobie arabo-musulmane  se plait – se complait- à dresser  la liste des Juifs  qui ont accès à des postes de pouvoir. Il y a en effet deux modes d’intégration, l’une quantitative, l’autre qualitative   ()  Les arabo-maghrébins ont  été plus effectifs  au prisme de la première que de la seconde et sont  cinq ou six fois plus nombreux que les juifs issus de l’immigration, leur communauté est bien plus homogène. culturellement et ses repères sont plus  réels.  En revanche, ils ne sont pas montés aussi haut que les Juifs dans la hiérarchie sociale. On parlera d’intégration féminine et masculine, l’une visant à se conformer aux normes, l’autre à  les déborder par le haut et non par le bas. Rappelons par ailleurs que notre société  est plus  opérationnelle pour veiller aux minima sociaux qu’aux maxima, les uns étant normatifs alors que les autres impliquent un certain dépassement. Force est de constater que les franco-arabes profitent davantage des minima que des maxima.

Il ne  faudrait pas réduire  l’ascension sociale à l’obtention de postes et confondre la cause et l’effet.  Il ne s’agit pas de s’assurer d’un certain quota de postes à tel ou tel niveau, comme le soutiennent  notamment des féministes. La véritable hiérarchie ne fonctionne pas sur la base de postes et les postes ne font que sanctionner une certaine qualité. Un tel procès de la part des arabes à l’encontre des Juif, en France,  doit cesser ! Mais cela passe par la reconnaissance d’une certaine exception juive qui n’est pas ici  une question  de pratique communautaire  mais  tient à de  fortes  personnalités, dans les domaines les plus divers,  qui constituent un atout majeur pour la France du XXIe siècle, qui dispose de la plus forte présence juive en Europe (Russie comprise), une Europe qui  a bien failli faire ou laisser disparaitre tous ses Juifs, il  y a un peu plus d’un demi-siècle, ce qui fait des Juifs  qui y vivent de nos jours  des survivants, des rescapés, y compris pour ceux qui sont nés après la Shoah. Signalons en passant que les Juifs sont aussi encombrants  aux yeux des féministes. Alors qu’ils ne représentent qu’une toute petite portion  de la société, le nombre de fortes individualités  issues de leur  rang, connues  depuis le XIXe siècle dépasse très largement  celui des femmes lesquelles constituent une bonne moitié de l’Humanité !

Il nous apparait que les arguments mis en avant au nom de l’égalité – c’est le Démos – alimentent  un certain antisémitisme. On passe en effet  aisément des protestations quant à la suprématie   jugée inadmissible des  hommes (par opposition aux femmes), en termes de postes, de promotions à celle des Juifs.  On l’observe notamment sur Internet sur le  thème « les juifs à la télévision » avec des documents qui sont l’occasion d’une judéophobie débridée. Au nom de la lutte contre le ‘racialisme » (sic), l’on voudrait établir un numerus clausus dans les média. Etrangement, ces musulmans qui revendiquent le droit d’afficher  leur appartenance religieuse  instrumentalisent la laïcité comme un moyen de se protéger du pouvoir juif.

On s’interrogera par ailleurs sur la possibilité pour un Musulman de vivre dans un milieu qui ne le serait pas.  On peut se faire plusieurs idées de la tolérance : une chose est d’accepter que l’autre ne suive pas la même religion que nous, une autre d’accepter qu’il n’ait pas les mêmes pratiques que nous, comme de manger du porc ou de boire du vin. Faut-il, comme semblent le souhaiter certains musulmans, que l’on s’abstienne de boire du vin en leur présence, par exemple, alors qu’ils se trouvent dans un lieu public ? Si certains pratiquants ont une sensibilité exacerbée, ils risquent de se sentir agressés par le seul fait d’un non respect de tel ou tel interdit. La notion de blasphéme ne vaut selon nous qu’à l’encontre du membre de telle ou telle communauté religieuse. Un  non juif qui ne respecte pas le Shabbat ne risque pas l’excommunication et un non Musulman n’a aucun devoir au regard du ramadan. Traiter un non musulman de blasphémateur, c’est le traiter comme s’il s’agissait d’un Musulman renégat.

 

V

Les Hébreux  et le déni de l’engagement  sioniste

 

Dans le débat sur l’insécurité des  Hébreux  en France, on évite complétement de se demander si ceux-ci devraient se dispenser de certaines provocations, d’une part en ce qui concerne Israël, de l’autre la laïcité.

Dans le premier cas,  l’attachement affiché de diverses structures juives à l’Etat d’Israël ne peut que jeter de l’huile sur le feu. Et après les Juifs viennent  se plaindre d’un amalgame entre antijudaïsme et antisionisme! Mais ne prêtent-ils pas le flanc à la critique, ne donnent-ils pas de verges pour se faire fouetter? Dans les années Cinquante, la question des musulmans restait assez secondaire et on était avant la Guerre des Six Jours qui allait créer le problème palestinien du fait des ‘ »territoires occupés » et ranimer la blessure des réfugiés de 1948 lors du partage de la Palestine.  Cette « partition »  fut déterminée selon des critères d’occupation. Là où il y avait une majorité de Juifs, on aurait l’Etat juif  et là où il y aurait une majorité d’arabes (chrétiens ou musulmans), on aurait l’Etat Arabe. Or, les « colons » juifs avaient négligé d’occuper les lieux bibliques comme Jéricho ou Hébron, lesquels furent attribué au secteur « arabe », d’où par la suite le probléme des colons religieux désireux de se fixer dans une terre « biblique ». Cette partition avait d’ailleurs le tort de fixer un certain statu quo alors qu’il s’agissait d »accueillir de nouveaux immigrants juifs. C’était déjà en soi un contre-sens au regard de la logique du projet visant à trouver une « bonne » solution à la question juive.

Notons que les effets de cette guerre seront également déterminants aux  USA et perturberont durablement les relations – jusque-là  heureuses- entre Juifs et noirs, à partir des années soixante-dix.

En effet, les processus ne sont pas linéaires mais cycliques et certains acquis peuvent être remis en question par la suite.  Or, force est de constater que la situation a évolué et que ce qui était possible hier ne l’est plus cinquante ans plus tard du fait de la montée en puissance de la communauté musulmane et de la focalisation du monde arabe sur la Palestine. Autrement dit, on ne peut plus parler chez les Juifs de leur rapport à Israël comme cela pouvait se faire autrefois, avant la Guerre des Six Jours.

Dans le second cas,  celui de la laïcité,  les Juifs restent attachés à une certaine idée de la laïcité qui ne semble plus possible et cela aussi est devenu une pomme de discorde entre Juifs et musulmans qui exacerbe et exaspéré les esprits.  Rappelons tout de même que l’instauration de la laïcité  ne prévoyait pas un afflux d’étrangers mais la cohabitation entre des populations déjà présentes sur le sol français et donc déjà largement intégrées. En ce sens, la laïcité n’était pas conçue pour accueillir des étrangers.

On ne peut comparer en tout état de cause le rapport des Juifs de France  à Israël et celui des arabes en  France au monde arabe. Le lien au religieux, à la langue n’est pas du même ordre/ Chez les Juifs, il reste plus virtuel, plus discret.  La laïcité n’a donc pas le même impact pour les deux communautés.  Que les Juifs réussissent mieux socialement soient mieux intégrés que les Arabes est déjà en soi une satisfaction  et que les attaches des Arabes à leur culture d’origine les stigmatise est le prix qu’ils acceptent de payer.  De toute façon,  tout se paie, ce n’est pas la peine d’en rajouter par des procès en laïcité. Les arabes se condamnent ainsi à une certaine marginalité et selon nous, une société n’a pas à être homogène car elle n’est pas égalitaire, ne serait-ce que du fait de l’âge qui ne joue pas le même rôle chez les hommes et les femmes, que ce soit dans la prime enfance ou au « troisième âge ». Autrement dit, celui qui assume sa marginalité n’a pas à être stigmatisé puisqu’il assume déjà existentiellement sa condition. On peut vivre en étranger dans la cité et dans une certaine transparence. Entendons par là que dans une société, chacun est libre d’agir à sa guise- tant que cela ne porte pas atteinte à l’intégrité  physique d’autrui.  Mais qu’il ne vienne pas  ensuite se plaindre d’être victime d’ostracisme ! On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. L’ascension sociale exige d’adopter un certain profil et il y a là des lois comparables à celles du marché.

 

 

 

 

 

 

JHB

15 07 15

 

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Jacques Halbronn Altérités. Trois essais

Posté par nofim le 26 avril 2015

Altérités

  publié  en 1999 sur le site hommes-et-faits.com

 

Trois essais sur le langage, l’écologie et la temporalité

 

Jacques Halbronn

Les trois essais sont à télécharger au formatJacques  Halbronn   Altérités. Trois essais dans ASTROLOGIE arrow-10x10 RTF – 630ko

Résumé Jacques Halbronn s’interroge sur la manière dont l’homme fait passer le monde au niveau du sens, de la puissance – comme virtualité – à l’acte. Partant de la notion d’altérité, de l’homme à son environnement, puis à lui-même, il introduit la nécessité d’établir des ponts, un tropisme entre des objets qui n’ont pas a priori de rapport entre eux.
Dans Virtualité et Langage, l’auteur met en question ces artefacts que sont la langue, le texte à propos de l’emprunt, de la traduction et de la contrefaçon.
Dans Tropismes et Écologie, Jacques Halbronn montre comment l’Homme s’approprie son environnement – animal, minéral, végétal – après l’avoir reconnu.
Avec Topos et Temporalité, l’auteur relie les mouvements qui entraînent les hommes à bouger, à changer d’espace, selon des cycles du Temps. Jacques Halbronn, docteur ès lettres, a publié nombre d’études tant historiques qu’anthropologiques, notamment sur l’astrologie, le prophétisme et sur le judaïsme.

Resume

Dr Jacques Halbronn develops an idea about the way of man does the world pass on the level of the direction, of the power – as virtuality – to the act. On the basis of the concept of otherness, of the man to his environment, then with itself, he introduces the need of setting bridges, a tropism between objects which never have relationship.
In « Virtualité et Langage » (Virtuality and Language), the author questions these artifacts like the language, the text in connection with the loan, the translation and the counterfeit.
In « Tropismes et Écologie » (Tropisms and Ecology), Jacques Halbronn shows how Man adapts to his animal, mineral and vegetal environment after recognized it.
With « Topos et Temporalité » (Topos and Temporality), the author connects the movements which conduct Man to move and change his space, with the existence of a cyclic temporality.
Jacques Halbronn, PhD in Human Sciences and Oriental Languages, has published many historical and anthropological studies, specially about astrology, prophecy and Judaism.

Télécharger Virtualité et langageTropismes et ÉcologieTopos et temporalité – RTF, 304ko, 180ko, 150ko

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Le phénoméne Café-philo: les dérives

Posté par nofim le 7 avril 2015

Notre enquête sur les Cafés philo à Paris

par  Jacques Halbronn

 

Que se passe-t-il dans les café philo, à quoi joue-t-on?

Quel est le profil des animateurs, à quoi servent-ils?

Il nous est apparu que certaines dérives entrainaient

les café-philo dans des directions  quelque peu décalées et

hybrides..

En l »espace d’une  huitaine de jours, nous avons suivi quatre

rencontres de ce type, dans des cadres différents. Les

animateurs sont les suivants:  Jean-François Paquelier,

Rafael Prudentio,  Bruno Magret,  Jean-Luc Berlet, Maxime Fellion,  mais

d’autres personnages souvent co-animent et nous les

mentionnerons en temps utile.

En fait, on peut se demander si l’on peut trouver

actuellement à Paris  de « vrais » café philo où il y a de

vrais débats. Notre diagnostic, c’est que les gens n’ont

plus le goût et le sens du débat et c’est pour cette raison

qu’il y a ces dérives qui visent à occulter  une certaine

carence de la démarche dialectique et maieutique.

 

I La dérive littéraire

Un des traits les plus étranges que l’on peut observer

actuellement  concerne les intitulés des sujets. On notera

d’abord qu’ils sont généralement votés une fois qu’une

demi-douzaine de propositions ont été  exprimées. Mais

sur quoi va-t-on voter?  Sur des phrases, des  slogans, des

maximes,des formules sibyllines, hermétiques et que l’on ne prend pas la peine de préciser

avant le vote.  En fait, on pourrait parler d’un processus

oraculaire.

On va donc se réunir autour de ces quelques mots souvent

articulés sous une forme interrogative.  De deux choses

l’une, ou bien on éléve le débat et l’on cherche quelle

est la question philosophique sous-jacente  ou bien

l’on décortique minutieusement la formule lancée et

c’est alors que l’on bascule dans la fibre littéraire, poétique,

comme le fait Maxime Fellion, partenaire de Jean-Luc Berlet.

et l’on se met à cogiter, on se  demande alors pourquoi tel mot a été utilisé et

pas tel autre. On est dans l’analyse de texte qui se voudra

rigoureuse quant à son respect de l’intitulé , comme s’il

émanait de quelque grand penseur. On cogite sur une

formule sans aucune connaissance du contexte, ce qui

est contraire à l’idée de commentaire sérieux..

En réalité, nous avons affaire à des pratiques d’autodidacte

qui se sont maintenues alors que l’intéressé- est parvenu à accéder à un

savoir consistant tout en perpétuant des modes de

fonctionnement de vaches maigres.  C’est le système D :

on  fait de nécessité vertu et on triture inlassablement

une formule dérisoire  lancée un peu par jeu comme

thème de débat à l’instar de ces danseurs qui se

trémoussent devant vous, à la demande,  quand vous

leur suggérez de représenter tel état d’âme.

 

 

II  La dérive psychologique

On change de stratégie avec Bruno Magret qui considére

désormais que la raison d’être de son café-philo est

de susciter des témoignages  liés aux drames que vivent

les participants. On est dans le ressenti, dans le partage

des expériences, des vécus. La philosophie se met  ici

au service de la  psychologie, ce qui est censé la rendre

plus vivante. On n’est plus dans le débat mais dans le

témoignage. La montagne philosophique accouche d’une

souris.

 

III  La dérive pédagogique et livresque

L’animateur  introduit le sujet au prisme de l’Histoire de

la Philosophie. C’est le cas d’un Jean-Luc Berlet et d’un

Rafael Prudentio qui  développent assez longuement

leur exposé en rapport avec le sujet  voté ou choisi.

On peut se demander si les personnes ayant un bon

bagage en fait de lectures philosophiques – on pense

aussi à Sabine Miniconi, proche de Jean-Luc Berlet-

sont réellement doués pour le débat philosophique.

Rafael Prudentio  a un art consommé pour resituer

chaque prise de parole dans le cadre des grandes

questions philosophiques .

On se demandera toutefois  si les professeurs de philo

sont de bons philosophes ou s’ils ne peuvent philosopher

que par procuration, comme des musiciens qui ne font

de la musique qu’en jouant celle des autres.

 

 

IV  La dérive  écologico-politique

D’autres  café-philo  sont l’occasion pour leurs animateurs

de faire passer certains messages qui s’éloignent souvent

très nettement du théme initialement proposé. On pense

au café philo de Jean-François Paquelier, secondé

par l’écologiste Romain. On nous y parle des échéances

urgentes auxquelles nous sommes confrontés  à propos

de l’avenir  de la  planéte.

 

VI La dérive  ésotérico-traditionnelle

Nous avons aussi droit à des café-tao avec Jean-Luc

Berlet  et à des café-destin (sic) avec Yves Massey

qui fonctionnent sur le mode du « débat »  mais avec

un référentiel censé être assez bien circonscrit. (Karma,

Divination etc). Dans le même genre, nous placerons

les « leçons de philosophie » de Maxime Fellion, articulées

autour du Livre de la Genése. Dans ce cas de figure,

la philosophie prend appui sur des traditions.

 

VII  La dérive  disciplinaire  et éducatrice

Enfin, nous avons des réunions qui mettent en avant

le respect de la prise de parole. On ne doit pas

interrompre celui qui parle, on doit parler à son tour,

c’est à dire sur la base d’une liste qui se constitue au

fur et à mesure en levant le doigt. Le rôle du modérateur

est de prendre bonne note de ces demandes de prises

de parole.

On doit impérativement éviter les « joutes » verbales, les

échanges un peu musclés. On ne se répond les uns aux

autres que selon un protocole plutôt pesant. A un désordre

sur le fond du débat  vient faire pendant un ordre sur

le déroulé de celui-ci.  Et bien entendu, celui qui enfreint

ces régles se voit rappeler à l’ordre.

On apprend à bien se tenir.  Un des instigateurs ce  ce

genre est un éducateur.

Dans ce cas de figure, on ne s’écoute pas les uns les

autres. Les prises de parole sont discontinues. Le seul

repére est la phrase de départ mais non ce qui se dit.

 

 

VIII La dérive psycho-divinatoire

On peut enfin s’interroger sur le protocole de nombre de ces cafés philo. Il semble

que la régle du jeu non écrite consiste à associer deux  mots, de procéder par binome.

On pourrait carrément mettre des mots dans une corbeille et en tirer deux au hasard.

Une autre piste  voudrait que la formule choisie par tel ou tel participant fasse l’objet

d’un traitement psychanalytique ou encore divinatoire. Pourquoi  le dit participant a-t-il

choisi d’associer, de relier ces deux mots, qu’est ce que cela nous dit sur sa problématique

personnelle? Une fois le sujet choisi, tout le groupe se focaliserait sur  son interprétation et

la personne concernée  réagirait d’une façon ou d’une autre.

 

 

 

Conclusion

Pour notre part, il serait nécessaire   au bout d’une heure de

café philo,  de voter cette fois sur  la problématique

qui mérite d’être au centre de la seconde  heure et d’élire

ceux qui semblent les mieux placés pour exposer les

positions antagonistes, après que durant la première

heure- puisque le temps de deux heures est devenu

la norme-  tous les participants et tous les avis ont

pu s’exprimer.

Il convient notamment d’éviter une instrumentalisation

des cafés philo par des personnes qui n’ont pas de

dispositions pour être animateurs mais qui ont des

motivations  qui les conduisent vers ce type d’activité.

qui en font des moyens et non des fins.

On regrettera que ces animateurs n’aient pas une bonne

écoute de ce que joue dans ces réunions, prisonniers

qu’ils sont d’un savoir souvent obsoléte auquel ils

veulent absolument  rapporter ce qui se dit alors que le café

philo est un lieu  qui devrait être ouvert à de nouvelles

réflexions, inédites.

L’animateur ne doit pas être confondu avec  ceux qui

s’imposent dans le débat par la qualité de leurs propos

et  de leurs commentaires. Et c’est là que le bât blesse.

Comme dans la vie politique, il y a un président qui

est le garant des institutions et le chef de gouvernement

qui est l’homme de la situation, comme c’est le cas en

Allemagne ou en Italie. En France, la « cohabitation »

fait également apparaitre une telle dualité tout comme

le changement périodique de Premier Ministre ou tel

remaniement..

 

JHB

07 03

Publié dans Culture, divination, ECONOMIE, judaîsme, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

le tétragramme et Jupiter

Posté par nofim le 2 avril 2015

Jéhovah

Informations générales

Jéhovah est un autre nom donné à Dieu ou Yahvé.

Beaucoup de savants religieux pensent que le mot Jéhovah a été créé à l’origine dans les temps anciens à partir d’une combinaison de YHWH (le nom original de Dieu) et les voyelles d’Adonaï (une variante de référence ancienne à Dieu comme « le père »). Cette « Yahowahi » serait apparemment prononcé comme le nom moderne de Jéhovah. S’il vous plaît voir notre entrée sur le noms de Dieu .

 

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Jéhovah

Advanced Information

Jéhovah est le nom spécial et significatif (pas seulement un titre appellatif comme Lord), par lequel Dieu s’est révélé à l’ancien Hébreux (Exode 6:2, 3). Ce nom, le Tétragramme des Grecs, a eu lieu plus tard par les Juifs d’être si sacré qu’il n’a jamais été prononcé, sauf par le grand prêtre sur le grand Jour de l’Expiation, quand il entra dans le lieu très saint. Chaque fois que ce nom a eu lieu dans les livres sacrés ils prononcés, comme ils le font, « Adonaï » (c.-à-Seigneur), utilisant ainsi un mot à sa place. Le Massorets lui donnèrent la voyelle-points appropriés à ce mot. Cette pratique juive a été fondée sur une interprétation erronée de Lev. 24:16. Le sens du mot apparaît de l’Ex. 03h14 à « l’immuable, éternel, existant en soi de Dieu», le «je suis celui qui suis», une convenant de maintien de Dieu. (Comp. Mal 3:6; Os 12:. 5; Rev 1:4, 8..)

Le nom hébreu «Jéhovah» est généralement traduit dans la version autorisée (et la version révisée n’a pas dérogé à cette règle) par le mot Éternel imprimés en petites capitales, pour la distinguer de la prestation de l’hébreu et l’Adonai Kurios grec, qui sont également rendus Seigneur, mais imprimé dans le type habituel. Le mot hébreu est traduit par «Jéhovah» seulement dans Ex. 6:3; Ps. 83:18; Isa. 12:2; 26:4, et les noms des composés mentionnés ci-dessous. Il est digne de remarque que ce nom n’est jamais utilisé dans la LXX., Le Pentateuque Samaritain, les apocryphes, ou dans le Nouveau Testament. Il se trouve, cependant, sur la «pierre Moabite » (qv), et par conséquent il doit avoir été à l’époque de Mesba si souvent prononcée par les Hébreux à se familiariser à leurs voisins païens.

(Easton Illustrated Dictionary)


Eternel (Yahvé)

Information catholique

Le nom propre de Dieu dans l’Ancien Testament, d’où les Juifs ont appelé le nom par excellence, le grand nom, le seul nom, le nom glorieux et terrible, le nom mystérieux et caché, le nom de la substance, le nom propre, et le plus souvent hammephorash shem, c’est à dire l’explicite ou le nom séparés, bien que le sens précis de cette dernière expression est un sujet de discussion (cf. Buxtorf, « Lexique », Bâle, 1639, col. 2432 sqq.).

Jéhovah se produit plus souvent que tout autre nom divin. («.. Vet Test Concordantiae », Leipzig, 1840) («.. Vet Test Concordantiae », Leipzig, 1896) Les Concordances de Furst et Mandelkern ne correspondent pas exactement d’accord sur le nombre de ses occurrences, mais en chiffres ronds, il est trouve dans l’Ancien Testament 6000 fois, soit seul ou en conjonction avec un autre nom divin. La Septante et la Vulgate rendre le nom généralement par «Seigneur» (Kyrios, Dominus), une traduction d’Adonaï – le plus souvent remplacé par Jéhovah dans la lecture.

PRONONCIATION I. DE JEHOVAH

Les Pères et les écrivains rabbinique d’accord dans la représentation de Jéhovah comme un nom ineffable. En ce qui concerne les Pères, nous avons seulement besoin attirer l’attention sur les expressions suivantes: Arreton onoma, aphraston, alekton, aphthegkton, anekphoneton, aporreton kai hrethenai dynamenon moi, mystikon. Leusden ne pouvait induire un certain Juif, en dépit de sa pauvreté, de prononcer le vrai nom de Dieu, mais il a tenu les promesses les plus séduisantes. le respect du Juif avec les souhaits Leusden ne serait pas en effet avoir été d’aucun avantage réel à ce dernier, car les juifs modernes sont aussi incertaines de la prononciation réelle du nom sacré comme leurs contemporains chrétiens. Selon une tradition rabbinique la véritable prononciation de l’Éternel a cessé d’être utilisé à l’époque de Siméon le Juste, qui était, selon Maimonide, un contemporain d’Alexandre le Grand. En tout cas, il semble que le nom ne fut plus prononcé après la destruction du Temple. La Mishna se rapporte à notre question plus d’une fois: Berachoth, ix, 5, permet l’utilisation du nom divin par voie de salut; dans Sanhédrin, x, 1, Abba Shaul refuse toute action dans le monde futur à ceux qui le prononcent comme il est écrit; selon Thamid, VII, 2, les prêtres dans le Temple (ou peut-être à Jérusalem) pourrait employer le vrai nom divin, tandis que les prêtres dans le pays (en dehors de Jérusalem) a dû se contenter du nom Adonaï; selon Maïmonide (« Plus Neb », i, 61, et «Yad Chasaka », xiv, 10) le vrai nom divin a été utilisé uniquement par les prêtres dans le sanctuaire qui donna la bénédiction, et par le grand-prêtre lors de la Journée de l’expiation. Phil ["De mut. Nom.", N. 2 (ed. Marg, i, 580.); ". Mos Vita", iii, 25 (ii, 166)] semble soutenir que même sur ces occasions, les prêtres devaient parler à voix basse. Jusqu’à présent nous avons suivi la tradition post-judéo-chrétien sur l’attitude des Juifs avant Siméon le Juste.

Quant à la tradition antérieure, Josèphe (Antiq., II, xii, 4) déclare qu’il n’est pas permis de traiter du nom divin; dans un autre endroit (Antiq., XII, v, 5) dit que les Samaritains érigé sur Mt. Garizim une ieron anonymon. Cette extrême vénération pour le nom divin doit avoir généralement prévalu au moment où la version des Septante a été faite, pour les traducteurs toujours se substituer Kyrios (Seigneur) de Jéhovah. Ecclésiastique 23:10, semble interdire seulement l’utilisation délibérée du nom divin, mais il ne peut pas être nié que l’Éternel n’est pas employé aussi souvent dans les livres les plus récents canoniques de l’Ancien Testament comme dans les livres anciens.

Il serait difficile de déterminer à quel moment cette vénération pour le nom divin est né chez les Hébreux. auteurs rabbiniques tirer l’interdiction de prononcer le Tétragramme, que le nom de Jéhovah est appelé, à partir de Lévitique 24:16: « Et celui qui blasphème le nom du Seigneur, en mourant laisser mourir ». L’hébreu noqedh Participe, rendu ici par « blasphème », est traduit honomazon dans la Septante, et semble avoir le sens de « déterminer », « pour désigner » (par le biais de ses voyelles proprement dit) dans la Genèse 30:28; Numéros 1: 17; 62:2 Esaïe. Pourtant, le contexte de Lévitique 24:16 (cf. versets 11 et 15), favorise le sens de « blasphème ». exégètes rabbiniques tirent également l’interdiction de l’Exode 3:15; mais cet argument ne peut pas résister à l’épreuve des lois de l’herméneutique sobre (cf. Drusius, «Tétragramme», 8-10, dans « Critici Sacri », Amsterdam, 1698, I, p. II, col 339-42;. « De nomine divino», ibid, 512-16;. Drach, « Harmonic Entre l’Eglise et la Synagogue», I, Paris, 1844, p. 350-53, et la note 30, p. 512-16).

Qu’est-ce qui a été dit, explique le mouvement perpétuel que l’on appelle qeri, selon lequel les consonnes de Jéhovah sont toujours accompagnés dans le texte hébreu par les voyelles d’Adonaï, sauf dans les cas dans lesquels Adonai stands en apposition à l’Éternel: dans ces cas, les voyelles de Elohim sont substitués. L’utilisation d’un shewa simple dans la première syllabe de l’Éternel, au lieu de la shewa composé dans la syllabe correspondante d’Adonaï et Elohim, est requis par les règles de la grammaire hébraïque régissant l’utilisation du Choa. D’où la question: Quels sont les voyelles vrai du mot Jéhovah?

Il a été mis à jour par certains chercheurs récente que la parole de Jéhovah ne date que de l’année 1520 (cf. Hastings, « Dictionnaire de la Bible», II, 1899, p. 199:. Gesenius-Buhl, « Handwörterbuch », 13e éd, 1899, p. 311). Drusius (loc. cit., 344) représente Peter Galatinus comme l’inventeur du mot Jéhovah, et Fagius comme propagateur dans le monde des chercheurs et des commentateurs. Mais les auteurs du XVIe siècle, catholiques et protestants (par exemple, Cajetan et Théodore de Bèze), sont parfaitement familiarisés avec le mot. Galatinus lui-même (« Areana Cathol. Veritatis », I, Bari, 1516, a, p. 77) représente la forme comme on le sait et a reçu en son temps. Par ailleurs, Drusius (loc. cit., 351) a découvert en Porchetus, un théologien du XIVe siècle. Enfin, le mot est trouvé, même dans le « Pugio fidei» de Raymond Martin, un travail écrit sur 1270 (éd. Paris, 1651, pt. III, dist. Ii, cap. III, p. 448, et la note, p. 745). Probablement l’introduction du nom de Jéhovah est antérieure même R. Martin.

Pas étonnant alors que cette forme a été considérée comme la véritable prononciation du nom divin par des érudits comme Michaelis (« ad Supplementa lexiques hebraica », I, 1792, p. 524), Drach (loc. cit, I, 469. – 98), Stier (Hebr der Lehrgebäude. Sprache, 327), et d’autres.

Jéhovah est composé de la forme abrégée de l’imparfait, le participe, et le parfait du verbe hébreu « être » (= vous Yehi; ho howeh =; wa = Hawah). Selon cette explication, le sens de l’Éternel serait «celui qui sera, est, et a été ». Mais un tel mot-formation n’a aucune analogie dans la langue hébraïque.

La forme abrégée Josaphat suppose la forme complète de Jéhovah. Mais l’Éternel formulaire ne peut pas tenir compte de la Jahu abréviations et Jah, tandis que le Jeho abréviation peuvent être dérivés d’un autre mot.

Le nom divin est dit être paraphrasé dans Apocalypse 1:4 et 4:8, par l’expression ho ho sur kai kai erchomenos en ho, ho erchomenos dans lequel est considérer comme équivalent à éromène ho, « celui qui sera » , mais il signifie en fait «l’entrée une », de sorte qu’après la venue du Seigneur, Apocalypse 11:17, ne retient que ho ho sur kai en.

la comparaison de l’Éternel avec le Jupiter latin, Jovis. Mais il néglige totalement les formes plus complète des noms latins Diespiter, Diovis. Toute connexion de l’Éternel avec le nom égyptien Divine composé des sept voyelles grecques a été rejetée par Hengstenberg (ins zur Beitrage Einleiung Alte Testament, II, 204 sqq.) Et Tholuck (Vermischte Schriften, I, 349 sqq.).

Pour relever les écrivains de l’antiquité:

Diodore de Sicile écrit Jao (I, 94); Irénée (« . Adv Haer. », II, xxxv, 3, PG, VII, col 840.), Jaoth; les hérétiques Valentinien (Irénée, Adv Haer.. « , I, IV, 1, PG, VII, col 481), Jao;. Clément d’Alexandrie (« Strom »., V, 6, PG, IX, col 60), Jaou;. Origène («. dans Joh » , II, 1, PG, XIV, col 105), Jao;. « . Praep evang » Porphyre (Eusèbe, I, ix, dans PG, XXI, col 72), Jeuo;. Epiphane (Adv Haer.. », I, iii, 40, PG, XLI, col 685), ou Ja Jabe;. Pseudo-Jérôme ( » Breviarium dans PSS « , dans PL, XXVI, 828), Jaho; les Samaritains (Théodoret, dans ». Ex quaest « , xv, PG, LXXX, col 244), Jabe;. Jacques d’Edesse (cf. Lamy, ».. La science catholique », 1891, p. 196), Jehjeh; Jerome ( » ad Ep xxv. Marcell. « , en PL, XXII, col. 429) parle de certains ignorants écrivains grecs qui ont transcrit l’hébreu nom divin II I II I.

Le lecteur judicieux verrez que la prononciation Samaritain Jabe approches probablement le vrai son du nom divin le plus proche; les autres écrivains début de transmettre uniquement des abréviations ou des corruptions du nom sacré. Insertion des voyelles de Jabe dans le texte hébreu original consonne, on obtient la forme Jahveh (Yahvé), qui a été généralement acceptée par les savants modernes comme la véritable prononciation du nom divin. Ce n’est pas seulement un lien étroit avec la prononciation de l’ancienne synagogue au moyen de la tradition samaritaine, mais il permet également le calcul légitimes de toutes les abréviations du nom sacré de l’Ancien Testament.

II. SENS DU NOM DIVIN

Jahveh (Yahvé) est l’un des noms hébreux archaïques, comme Jacob, Joseph, Israël, etc (cf. Ewald, « Hebr Lehrbuch der. Sprache », 7e éd., 1863, p. 664), provenant de la troisième personne imparfaite de telle manière à attribuer à une personne ou une chose de l’action de la qualité exprimée par le verbe à la manière d’un adjectif verbal ou un participe. Furst a recueilli la plupart de ces noms, et invite la forme forma participialis imperfectiva. Comme le nom divin est une forme imparfaite du verbe hébreu archaïque « être », lahveh signifie « Celui qui est», dont la note caractéristique est d’être, ou l’être tout simplement. Ici, nous sommes confrontés à la question de savoir si lahveh est le hiphil l’imparfait ou le qal imparfait. Calmet et Le Clere pensons que le nom divin est une forme hiphil, d’où il signifie, selon Schrader (. Die Alte und das Keilinschriften Testament, 2 e éd, p. 25), celui qui apporte à l’existence, le Créateur, et, selon Lagarde (Psalterium Hieronymi, 153), celui qui provoque l’atteindre, qui réalise ses promesses, le Dieu de la Providence. Mais cette opinion n’est pas conforme à Exode 3:14, et il n’y a aucune trace en hébreu d’une forme hiphil du sens verbe «être», d’ailleurs, ce formulaire est fourni hiphil dans les langues apparentées par la forme pi’el , sauf en syriaque où le hiphil est rare et d’apparition tardive.

D’autre part, Jehveh peut être un qal imparfait d’un point de vue grammatical, et l’exégèse traditionnelle de l’Exode 3:6-16, semble nécessiter la forme Jahveh. Moïse demande à Dieu: « Si ils devraient me dire:? Quel est son nom [de Dieu] Que dirai-je pour eux» En réponse, Dieu revient à trois reprises pour la détermination de son nom.

Tout d’abord, il utilise la première personne imparfait du verbe hébreu « être », ici la Vulgate, la Septante, Aquila, Théodotion, et la version arabe supposer que Dieu utilise l’imparfait qal, seuls les Targums de Jonathan et de Jérusalem signifie l’ hiphil imparfaite. C’est pourquoi nous avons des rendus: «Je suis celui qui suis » (Vulgate), «Je suis celui qui est» (Septante), « je serai [qui] doit être » (Aquila, Théodotion), « l’Eternel qui ne cesse pas » (Ar.); que ci-dessus mentionnés Targums voir toute référence à la création du monde.

La deuxième fois, Dieu utilise à nouveau la première personne imparfait du verbe hébreu « être », ici le syriaque, le samaritain, les versions Persique, et les Targums d’Onkelos et Jérusalem conserver l’hébreu, de sorte qu’on ne peut pas dire si ils considèrent l’imparfait comme qal ou une forme hiphil; la version arabe omet toute la disposition, mais la Septante, la Vulgate, et le Targum de Jonathan suppose ici l’imparfait qal: « Celui qui est, m’a envoyé vers vous » au lieu de  » Je suis, m’a envoyé pour vous: (Vulgate); « ho sur m’a envoyé vers vous» (Septante): «Je suis celui qui suis, et qui est, m’a envoyé vers vous » (Targ. Jon.).

Enfin, la troisième fois, Dieu utilise la troisième personne de l’imparfait, ou la forme du nom sacré lui-même, ici la version samaritaine et le Targoum Onkelos conserver la forme hébraïque, la Septante, la Vulgate, et les rendre version syriaque  » … Seigneur », si, selon l’analogie des deux premiers passages, ils devraient avoir traduit:« Il est, le Dieu de vos pères, m’a envoyé vers vous « , les substituts version arabe » Dieu « . l’exégèse classique, donc, en ce qui concerne lahveh que le qal imparfait du verbe hébreu « être ». Voici une autre question se pose: Est-ce l’être attribué à Dieu en Son nom, le rien désignant être métaphysique, mais l’existence même, ou est-ce un être historique, une manifestation de passage de Dieu dans le temps?

La plupart des écrivains protestants qui concerne l’être impliqué dans le nom de Jahveh comme une raison historique, même si certains ne sont pas entièrement exclure ces idées métaphysiques que l’indépendance de Dieu, la constance absolue, et la fidélité à ses promesses, et l’immutabilité de ses plans (cf. Driver « , en hébreu Temps « , 1892, p. 17). Ce qui suit sont les raisons alléguées pour la signification historique de la « être » implicite dans le nom divin:

Le sens métaphysique de l’être était trop abscons un concept pour l’époque primitive. Pourtant, certaines des spéculations égyptienne des premiers temps sont presque aussi abscons, d’ailleurs, il n’était pas nécessaire que les Juifs du temps de Moïse doit bien comprendre le sens implicite au nom de Dieu. Le développement scientifique de son sens peut être laissée à l’futurs théologiens chrétiens. Le verbe hébreu hayah signifie plutôt « pour devenir » que « d’être » en permanence. Mais les autorités bonne nier que le verbe hébreu désigne l’être en mouvement plutôt que d’être dans un état permanent. Il est vrai que le participe aurait exprimé un état permanent plus clairement, mais alors, le participe du verbe hayah ne se trouve que dans l’Exode 9:3, et quelques noms propres en hébreu sont dérivés du participe.

L’imparfait exprime essentiellement l’action de celui qui pénètre à nouveau sur la scène. Mais ce n’est pas toujours le cas; l’hébreu imparfait est un aoriste vrai, faire abstraction des temps et, par conséquent, mieux adapté aux principes généraux (Driver, p. 38).

«Je suis celui qui suis» semble faire référence à: «Je serai avec toi» du verset 12, les deux textes semble être fait allusion dans Osée 1:9, « je ne veux pas être le vôtre ». Mais si cela est vrai, «Je suis celui qui suis» doit être considéré comme une ellipse: «Je suis celui qui suis avec vous», ou «Je suis celui qui suis fidèle à mes promesses ». Ceci est assez sévère, mais il devient tout à fait inadmissible dans la clause, «Je suis celui qui suis, m’a envoyé ».

Depuis lors, l’imparfait hébreu n’est certes pas être considéré comme un avenir, et puisque la nature de la langue ne nous force pas à voir en elle l’expression de transition ou de devenir, et que, par ailleurs, la tradition au début est tout à fait fixe et le caractère absolu de la hayah verbe a induit même les clients les plus ardents de son sens historique à admettre dans les textes une description de la nature de Dieu, les règles de l’herméneutique nous engager à prendre les expressions dans Exode 3:13-15, pour ce qu’ils sont valeur. Lahveh est celui qui est, à savoir, sa nature est mieux caractérisée par l’Etre, si tant est qu’elle doit être désigné par un nom de personne distincte de bon le terme de Dieu (Revue biblique, 1893, p. 338). Les théories scolaires quant à la profondeur du sens latent dans Yahveh (Yahvé) reste donc sur des bases solides. êtres finis sont définis par leur essence: Dieu ne peut être défini que par l’être, pure et simple, rien de moins et rien de plus, ne doit pas être abstrait, commun à tout, et caractéristique de rien en particulier, mais par être concret, être absolu, le océan de tous les indépendants l’être substantiel, de toute autre cause, incapable de changer, ce qui dépasse toute la durée, parce qu’il est infini:… « Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, qui est, et qui était, et qui est à venir , le Tout-Puissant « (Apocalypse 1:8). Cf. St. Thomas, I, qu. xiii, a. 14; Franzelin, « De Deo Uno » (3e édition, 1883, thèse XXIII, p. 279-86..

III. ORIGINE DU NOM Jahveh (Yahvé)

L’avis que le nom de Jahveh a été adopté par les Juifs de la Chananéens, a été défendue par von Bohlen (Genèse, 1835, p. civ), Von der Alm (Theol. Briefe, I, 1862, p. 524-27), Colenso (Le Pentateuque, V, 1865, p. 269-84), Goldziher (Der Mythus bei den Hebräern, 1867, p. 327), mais a été rejeté par Kuenen (« De Godsdienst van Israël», I, Haarlem, 1869 , p. 379-401) et Baudissin (Studien, I, p. 213-18). Il est improbable que antecedently lahveh, l’ennemi irréconciliable des Chananéens, devrait être à l’origine un dieu Cananéens. Il a été dit par Vatke (Die Religion des Alten Test., 1835, p. 672) et JG Müller (Die Semiten dans ihrem Verhältniss Chamiten zu und Japhetiten, 1872, p. 163) que le nom de Yahveh est d’origine indo-européenne . Mais la transition de la racine sanscrite, div-latino-Jupiter Jovis (Diovis), du grec Zeus-Dios, le Dyaus indo-européenne dans le formulaire hébreu Jahveh n’a jamais été expliqué de façon satisfaisante. affirmation de Hitzig (Vorlesungen über bibl. Theol., p. 38) que les Indo-Européens meublés au moins l’idée contenue dans le nom de Jahveh, même si elles ne proviennent pas le nom lui-même, est sans aucune valeur.

La théorie selon laquelle Jahveh est d’origine égyptienne peut avoir une certaine quantité de probabilité a priori, comme Moïse a fait ses études en Egypte. Pourtant, les preuves ne sont pas convaincants:

Roth (Die Aegypt. Und die Zoroastr. Glaubenslehre, 1846, p. 175) tire le nom hébreu de l’ancien Ih dieu-lune ou Ioh. Mais il n’y a aucun lien entre l’hébreu Jahveh et la lune (cf. Pierret, « Vocabul. Hiérogl. », 1875, p. 44).

Plutarque (De Iside, 9) nous dit que la statue d’Athéna (Neith) à Saïs portait l’inscription: «Je suis tout ce qui a été, est et sera ». Mais Tholuck (op. cit., 1867, p. 189-205) montre que la signification de cette inscription est totalement différente de celle du nom de Yahveh.

Les patrons de l’origine égyptienne de l’appel nom sacré de la formule commune égyptienne, nuk pu Nuk, mais si sa signification littérale est: «Je suis-je», son véritable sens est: «C’est moi qui» (cf. Le Page Renouf,  » Hibbert Lectures pour 1879 », p. 244).

Quant à la théorie selon laquelle Jahveh a un Chaldéen ou une origine accadien, sa fondation n’est pas très solide:

Lahveh est dit être une forme purement artificiels introduits pour mettre sens dans le nom du dieu national (Delitzsch, « Wo lag das Paradies », 1881, p. 158-64), le nom commun et populaire de Dieu, dit-on été Yahu ou Yah, la lettre I étant l’élément essentiel Divine dans le nom. L’argument, s’il est vrai, ne prouve pas l’origine chaldéenne ou accadien du nom hébreu Divine, outre le formulaire de Yah est rare et exclusivement poétique; Yahu n’apparaît jamais dans la Bible, alors que la forme ordinaire complète du nom divin se trouve même dans l’inscription de Mesa (ligne 18) datant du neuvième siècle avant JC Yahu et Yah étaient connus en dehors d’Israël, les formes entrent dans la composition des noms propres étrangers, et d’ailleurs, la variation du nom d’une montre certaines roi de Hamath que Ilu est équivalent à Yau, et que Yau est le nom d’un dieu (Schrader,, II, p. 42, 56 « Bibl Bl.. »; Sargon, « Cylindre », xxv; Keil, « Fastes », I. 33). Mais noms propres étrangers contenant Yah ou Yahu sont extrêmement rares et douteuses, et peut être expliqué sans admettre dieux dans des pays étrangers, portant le nom sacré. Encore une fois, le panthéon babylonien est assez bien connue à l’heure actuelle, mais le dieu Yau ne semble pas en elle.

Parmi les Babyloniens pré-sémitiques, I est un synonyme de Ilu, le dieu suprême; maintenant je avec la fin assyrienne nominatives ajouté devient Yau (cf. Delitzsch, « Lesestücke », 3e édition, 1885, p. 42, Syllab A.. , col. I, 13-16). Hommel (Altisrael. Ueberlieferung, 1897, p. 144, 225) se sent sûr qu’il a découvert ce dieu chaldéen Yau. Il est le dieu qui est représenté idéographiquement (UCI) Aa, mais habituellement prononcée Malik, si l’expression doit être lu Ai ou Ia (Ya). La famille patriarcale employé ce nom, et Moïse emprunté et transformé. Mais les points de Lagrange que les Juifs ne croient pas qu’ils ont offert à leurs enfants à lahveh, quand ils en ont sacrifié à Malik (sémitique Religion, 1905, p. 100 sqq.). Jérémie 32:35, et Sophonie 1:5, la distinction entre Malik et le Dieu des Hébreux.

Cheyne (. Traditions et les croyances de l’ancien Israël, 1907, p. 63 sqq) relie l’origine de lahveh avec sa théorie Yerahméel, mais même les critiques les plus avancées ce qui concerne la théorie de Cheyne comme un discrédit de la critique moderne. D’autres opinions singulières quant à l’origine du nom sacré peuvent être omises en toute sécurité. L’opinion selon laquelle Jahveh est d’origine hébraïque est la plus satisfaisante. Arguant de l’Exode 6:2-8, des commentateurs tels que Nicolas de Lyra, Tostatus, Cajetan, Bonfrere, etc, soutiennent que le nom a été révélé pour la première fois à Moïse sur le mont Horeb. Dieu déclare dans cette vision qu’il « est apparu à Abraham sous le nom de Dieu Tout-Puissant;… Et mon nom Adonai [Jahveh] Je n’ai pas les montrer ». Mais l’expression «à comparaître par un nom » n’implique pas nécessairement la première révélation de ce nom, il signifie plutôt l’explication du nom, ou une manière d’agir conforme à la signification du nom (cf. Robion dans « la Science Cathol. « , 1888, p. 618-24; Delattre, ibid, 1892, p. 673-87;. van Kasteren, ibid, 1894, p. 296-315;. Robert dans la » Revue « biblique, 1894, p. 161-81). Sur le Mont. Horeb, Dieu dit à Moïse qu’il n’avait pas agi avec les patriarches comme le Dieu du Dieu Pacte, Jahveh, mais comme tout-puissant.

Peut-être qu’il est préférable de dire que le nom sacré, quoique peut-être dans une forme légèrement modifiée, a été en usage dans la famille patriarcale, avant l’époque de Moïse. Sur le Mont. Horeb Dieu révélé et expliqué la forme exacte de son nom, Yahveh.

Le nom sacré se produit dans la Genèse environ 156 fois; mais la fréquence ne peut guère être une prolepse simple. 04:26 Genesis, déclare que Enos « a commencé à invoquer le nom du Seigneur [Jahveh]», ou que le texte hébreu suggère, « a commencé à se faire appeler après le nom de Yahveh ».

Jochabed, la mère de Moïse, a en son nom une forme abrégée, Jo (Yo) de lahveh. L’existence de pré-mosaïque du nom divin chez les Hébreux les comptes de ce fait plus facilement que la supposition que l’élément divin a été introduite après la révélation du nom.

Parmi les 163 noms propres qui portent un élément du nom sacré dans leur composition, 48 ont yeho ou yo au début, et 115 ont yahu ou yah et la fin, tandis que la forme Jahveh ne se produit jamais dans toute cette composition. Peut-être, on pourrait supposer que ces formes abrégées yeho, yo, yahu, yah, représentent le nom divin, tel qu’il existait parmi les Israélites avant le nom complet Jahveh a été révélé sur le mont. Horeb. D’autre part, Pilote (Studia Biblica, I, 5) a montré que ces formes courtes sont les abréviations régulières du nom complet. En tout cas, même s’il n’est pas certain que Dieu a révélé son nom sacré à Moïse pour la première fois, il a sûrement révélé sur le mont. Horeb que lahveh Son nom est incommunicable, et a expliqué sa signification.

Publication des informations écrites par AJ Maas. Transcrit par Thomas M. Barrett. Dédié à Mary Barrett Kathryn français L’Encyclopédie Catholique, Volume VIII. Publié 1910. New York: Société Appleton Robert. Nihil obstat, Octobre 1, 1910. Lafort Remy, STD, Censeur. Imprimatur. John Farley + Cardinal, Archevêque de New York

Bibliographie

Outre les ouvrages mentionnés dans le texte, le lecteur peut consulter: RLANDE, Deeds Excreitationum (Utrecht, 1707); SCHRADER dans Schenkel Bibel Lexicon, sv Jahvé; PHAT, Dict. de la Bible, Jéhovah sv; SMITH ROBERTSON en Brit. et Evan étrangères. Review (Janvier 1876), donne un résumé des débats récents sur le sujet; OEHLER, Real-Encyclopädie, SV Jéhovah.

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la religion est-elle personnelle?

Posté par nofim le 30 mars 2015

La religion est-elle vraiment quelque chose de personnel …

www.youtube.com/watch?v=sPYCNm9gKLI

30 sept. 2011 – La Bible est inspirée de Dieu et son contenu est d’origine … «La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur» … tu seras sauvé… car quiconque invoquera le nom du *Seigneur sera sauvé» (Romains 10:8-9, 13) …

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Le nom imprononçable de Dieu

Posté par nofim le 30 mars 2015

PDF]Le nom imprononçable de Dieu – Akadem

www.akadem.org/medias/documents/–nom-Dieu-Doc3.pdf

Les Juifs s’imposent une interdiction de prononcer le Tétragramme, basée sur le troisième commandement : « tu n’invoqueras pas le Nom de ton Dieu en vain ».

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Shmouel Trigano sur le post-sionisme

Posté par nofim le 25 mars 2015

Le peuple juif à l’heure du post-sionisme – Akadem

www.akadem.org/…/le-peuple-juif-a-l-heure-du-pos…

Réponse à Shlomo Sand (1/4). Le peuple juif à l’heure du post-sionisme (70 min). Shmuel Trigano

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